‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 127 sur 148 · NÉO · texte numérisé non relu

NÉO

Nénuphar Lotos. Nymphœa Lotus, L., Sp.; Delile, Flor . Ægypt., t. 00, f. 1. Cette belle espèce, qui croit dans les eaux du Nil, au Sénégal et dans le royaume d’Oware en Afrique, se distingue par sa souche horizontale, charnue, très-longue. Les feuilles dont les pétioles. pour atteindre la surface de l’eau, sont quelquefois extrêmement longs, sont arrondies, cordiformes , peltées, marquées de dents très-aigues et écartées, glabres à leur face supérieure, pubescentes inférieurement . Les fleurs sont très-grandes et blanches. Celle plante est le Lotos de l’antique Égypte, consacré à (sis. On la trouve sculptée sur unefoulede médailles et de monuments égyptiens. F. I-otos.

ttt Castalia.

Anthères sans appendice; fleurs blanches; feuilles cordiformes, non peltées, glabres, très-entières.

Nénuphar blanc. Nymphœa alba, L., Rich. La racine est une souche charnue, jaunâtre, rameuse, delà grosseur du bras, recouverte d’écailles écartées, et donnant naissance, par sa face inférieure, à un grand nombre de fibres radicales. Les feuilles, très-longuement péliolées, sont nageantes à la surface de l’eau, cordiformes, obtuses, très-entières et très glabres. Les fleurs sont blanches, solitaires, très-grandes, s'épanouissant à la surface des eaux. Les fruits sont globuleux, un peu déprimés, terminés au sommet par le disque sligmalique et ayant ainsi quelque ressemblance extérieure avec la capsule de Pavot. Le Nénuphar blanc est trèscommun en Europe, sur les étangs, les lacs et les rivières dont le cours est peu rapide. Il fleurit pendant la plus grande partie de l’été. La souche charnue du Nénuphar blanc, que l'on désigne communément sous le nom de racine, bien qu’elle soit la véritable tige, est presque entièrement composée de fécule amylacée, à laquelle se joint un principe un peu âcre et narcotique.

NEOCARY A. bot. Nom de la seconde section établie dans le genre Put inarmm par De Candoile, laquelle comprend deux espèces indigènes d'Afrique, dont l'une est le Néou d’Adanson. V. Parinarium.

NËOCÉIDE. Ncoceis. dot. Le genre de la famille des Synanthérées, et de la Syngénésie superflue, L.. que U. Cassini a publié snus ce nom. dans le Bulletin de la Société Philomatique du mois de juin 1820, ayant primitivement été établi par Raftinesque {Fl. Ludow., 1817. p. 05) sous celui de Erechtites, on en trouvera les caractères au mol Ëbechtite.

NÉOCOMIEN, o koi, . Nom que l’on donne â une sorte de terrain jura-crélacé qui forme un intermédiaire, sous le rapport paléontoiogique, entre le terrain jurassique et le terrain crétacé. Du reste celle dénomination nouvelle paraît d’autant moins heureuse que le terrain dit Nécomien ne se présente pas avec la série complète de ses assises à Neufchàtel, d'où le nom lire son étymologie.

NËOCTÈSE. min. Nom donné par Beudant à une mine de Fer arsénialé. F. Fer.

NKOGAYA. bot. Genre de la famille des Ombellifères, créé par Meissuer aux dépens du genre Lasse ipiliuu t de Linné. Caractères : limbe du calice peu apparent; pétales ohovales, échancrés, avec une petite découpure recourbée; fruit ovale, un peu comprimé; méricarpes à

cinq côtes élevées en forme d'ailes, ton tiques à leur base, presque à égale distance entre elles, obtuses; celles des côtés sont marginantes; vallécules peu prononcés et à une bande; commissure à quatre bandes; carpophore bipartite; semence presque demi-cylindrique. Le professeur De Candollc a donné ce genre sons le nom de ( iaya , mais ce même uom est déjà employé dans la famille des Malvacées.

Nkogaya simple. Meogaya simplex, Neissn.; Goya simplex. De Cand.; Lusvrpilium simplex, Lin. C csl une plante vivace, que Pou trouve dans les vallées des Alpes; ses retiilles sont ailées et découpées; ses tiges sont nues cl simples; les folioles de son involucre sont au nombre de sept à dix et presque triades; ses Heurs sont blanches.

ÎS EOLACIS. bot. Le genre formé sous ce nom par Chamisso (in Linnea, ix. 503), doit être considéré comme une section du genre Mourera d'Aublel. 1/ espèce qui le constitue est la même que celle dont Martin* a fait son genre Lacis.

NEOMËR1DE. IS'eomeris. poltp. Genre de l’ordre des Tiibulariées, dans la division des Polypiers flexibles, ayant pour caractères : polypier simple ou non rameux; encroûtement celluleux dans la partie supérieure, bulbeux dans la partie moyenne, écailleux dans l'inférieure. Chaque tige a dans son centre un petit tube qui l»arait membraneux, recouvert d'une couche épaisse de matière crétacée, blanche et três-fragilê; le quart supérieur de cette sorte d'écorce est criblé de petites cellules peu profondes, très-rapprochées les unes des autres, nombreuses et disposées régulièrement ; le tiers moyen a une structure toute différente; il est hérissé dans ce point de petits globules presque réguliers, très-nombreux, paraissant portés sur un court pédoncule; le reste de la longueur de l'écorce est couvert de petites écailles très-rapprochées. perpendiculaires à l’axe; ces écailles paraissent formées de tubes accolés latéralement et dont on aperçoit l'ouverture sur la base qui est tournée en dehors. On voit au sommet de la lige du Néoméride une portion de l'axe desséché; mais est-ce l'animal, comme l'a cru Latnouroux? Il reste bien des choses à connaître sur ce singulier corps; on ne pourra savoir à quoi s’en lenir sur ses rapports avec les autres êtres, que lorsqu’on aura pu l’étudier sur un grand nombre d'échantillons et surtout dans l’état de vie. L’espèce unique de ce genre a été nommée par Lamouroiix, JVeomer/s dumelosa, et figurée pl. 7, fig. H, a , b. dans l'Histoire des Polypiers, pl. 08. fig. 10, 11, de l’Exposition des genres de Polypiers du même auteur. Elle vient de l’océan des Antilles.

NËOMORPHE. A eomorpha. ois. Gould a proposé la formation de ce genre pour deux Oiseaux qu’il a reçus de la Nouvelle-Zélande, cl qui lui ont offert pour caractères distinctifs : bec dépassant la longueur de la tête, comprimé sur les côtés, arqué, corné, solide, aigu, avec une dent vers l’extrémité; narines basales, ouvertes, dans un sillon; carène de la mandibule supérieure, élevée et arrondie; langue dure, grêle et soyeuse à l’extrémité; une caroncule charnue, pendant de chaque côté de la commissure des mandibules; queue aussi longue que le corps. Il est assez difficile.

d’après une définition aussi incomplète des caractères du genre, de lui assigner line place dans la méthode de classification ; néanmoins on ne peut se dissimuler qu'il soit voisin des Pbilédons.

Nftoaoam a bec pointu. A eomorpha aculirostris, Gould. Bec grêle, allongé, arqué, de couleur de corne, qui passe à celle du plomb vers la base; caroncules d’une belle couleur orangée; corps entièrement noir; queue blanche à l'extrémité. Taille, seize polices : le hec en a trois et la queue sept.

■N eomorphf, a bec ÈPAis. Neomorpha crassiroslris, Gould. Bec suharqtié, fort, aigu, corné et de couleur de plomb à la base; corps noir, queue blanche à l’extrémité. Taille, dix-sept pouces, dont deux et demi pour le bec et sept et demi pour la queue.

NËOPÈTRE. mis. De Saussure a distingué les minéraux à cassure écailleuse, qui ont l'aspect du Silex, et qui se reucontreiil dans les Roches, en Pulaiopèhes et A êopèlres, selon la différence de nature et d'ancienneté de ces Roches. Ils constituent eu effet deux espèces minérales bien distinctes. Le Palaiopètre est un Pétrosilex ou Feldspath compacte, et le Néopètre est un Silex corné, ou le Hornsteiu infusible des Allemands.

NÊOPHRON. oi». Sous-genre de Vautours établi par Savigny, dans son Système des Oiseaux d’Egypte et de Syrie, pour le Gatharle alimoche. P. ce mot.

NÉOPLASE. min. On trouve dans un traité élémentaire de Minéralogie, ce nom appliqué à deux minéraux bien différents et par leur nature et por leur aspect; ce sont le Fer sulfuré rouge et le Nickel oxide noir.

NE0TTID1UM. bot. Le genre d’Orchidées établi sous ce nom par Link, a été reconnu ne pas différer du A ’eotiia de Linné et lui a été définitivement réuni.

NEOPS. OIS. y . SlTTINK.

NËOTT1E. A eoUia. bot. Gordus a le premier employé ce nom pour désigner VOrchis abortiva de Gaspar Bauhin, ou Nitlus Avis de Dodoens, que Linné a placé dans le genre Opluys, et Swarlz dans son genre Epipuclis. Jacquin rétablit plus tard un genre Aeoftia dans la même famille des Orchidées, lequel fut adopté par Swartz et par presque tous les botanistes modernes. Il forma ce genre de différentes piaules placées par Linné dans le genre Ophrys; mais il commit la faute de n’y pas comprendre la plante qui la première avait porté ce nom, c'est-à-dire Vüphrys Mitlus Avis de Linné. Le professeur Richard , dans son important travail sur les Orchidées d'Europe, a pris pour type du genre A 'eoUia, la plante à laquelle Cordns avait d'abord appliqué ce nom, et cela avec d'autant plus de raison, que les espèces réunies par Jacquin, Swartz et Willdenow sous ce nom, forment évidemment plusieurs genres distincts. Ainsi les A eottia œstiralis et autumnalis constituent le genre Spiranl/ics de Richard ; les A eoUia spcciosa, lanceolatm. orcluoules et culcarata , le genre Stenorynchus du même auteur; le Neoliia ailnata, le genre Pelexia, etc. L’opinion du professeur Richard parait donc devoir prévaloir, et déjà elle a été adoptée par J. Lindlcy dans ses différents travaux sur les Orchidées. Les caractères

«lu genre .\uottia de Richard consistent dam l'ovaire qui est péd icelle ; le calice a ses divisions loules réunies en casque; son lahelle esl sans éperon, ordinairement pendant et bifide. Le gyuoslème est court; le stigmate transversal; l'anthère terminale, cordiforme , à deux loges contenant chacune une masse pollioique, granuleuse, allongée, sans rétinacle. Dans ce genre, le professeur Richard place entre autres espèces : le Meottia s\idus À ci* ; le Meottia tait folia ou Epipaclis ocata, Sw.; \t Meottiu cordata ou Epipacti* cordata, Sw.; le A colt ta concaliarioidc s ou Epipaclit concaliarioidc s, Willd.

NÉOTTIÉES. bot. Dans ses différents travaux sur les Orchidées, le botaniste auglais John Lindiey appelle ainsi une section de la famille des Orchidées, qui correspond exactement à la troisième du professeur Richard, et qui renferme tous les genres de cette famille qui nul leurs masses polliniques formées de grains lâchement cohérents entre eux. Celle section est partagée en deux tribus, les Néolliées proprement dites cl les Arélbusées.

NioTTiKRS : anthère dressée, parallèle au stigmate: Pelexia , Poil.; Goodyera , R. Br.; Phy surus, Rich.; Humana, Liiull.; Thely milia, Forsl.; Diuris, Smilb ; Epiblema, R. Br.; Cryplostylis, id.; Orthoceras , id.; Prasophyllum, id.; Cranichys, Sw.; Chlorœa, Lind.; Ponthieca, R. Br.; Genoplesium, id.; A eottia, Rich.; Spiranlhcs , id. ; Zeusina, Liiull.; Stenorynchus , Rich.; Calochilus , K. Br.; Synassa, Lindl.

AretbusEes : anthère terminale et operculiforme : Arelhusa, Sw.; Limodorum, Tournef.; Calopogon, K. Br.; Pogonia, Juss.; Eriochilus, R. Br.; Pleroslyli s, id.; Glossodia, id.; Lypcra uthus, id.; Caladenia, id.; Chiloglottis, id.; Cyrtostyli* , id. ; Cory sa h thés, id. ; Caleana , id.; Microtis, id.; Epipaclis, Swarlz; Corallorhiza, Haller.

NÉOTTOCRYPTES. iss. (Duméril.) Y. Abditolarves.

NÉ01I. bot. Adanson a décrit sous ce nom vulgaire au Sénégal, un arbre qui se rapporte au Parinarium Senegulense de De Candolle. Y. Parirari.

NEPA. irs. Y. Nfcrx.

NÉPAL, bot. (C. Bauhin.) Pour Nopal. Y. Cacte.

NÈPE. Nepa. ms. Genre de l’ordre des Hémiptères, section des Héléroplêres , famille des llydrocorises, tribu des Népides, établi par Linné qui le composait, non-seulement des Nèpes de Latreille, mais de presque tous les genres qui forment à présent sa tribu des Népides. Tel qu'il est restreint actuellement , il a pour caractères : bec courbé en dessous; les deux tarses antérieurs formant un grand onglet ; labre étroit et allongé, reçu dans la gaine du suçoir ; les quatre tarses postérieurs n'ayant qu'un seul article bien distinct; antennes paraissant fourchues. Corps ovale; hanches courtes; abdomen terminé par deux longues soies. Ces insectes se distinguent des Ranalres, parce que ces derniers ont leur bec dirigé en avant et que leur corps est de forme linéaire. Les Galgules en sont bien distincts par leurs tarses antérieurs qui sont terminés par deux crochets. Les Naucores s’en distinguent par leur labre qui est grand, cl par l'abdomen qui n'a pas de longs filets à son extrémité. Enfin les Bélostomea

t sont plus larges, leurs filets sont plus courts, et leurs antennes ont quatre articles distincts dont les troia derniers se prolongent extérieurement en dents de peigne. Le corps des Nèpes est elliptique, très-déprimé; leur tète est petite, logée en partie dans une échancrure «lu ! corselet, avec les yeux assez saillants, sans petits yeux lisses : leurs antennes n'ont que trois articles bien distincts, et le dernier seul offre une dilatation latérale en forme de dent. Leur abdomen est terminé par deux filets sétacés, presque aussi longs que le corps et qui leur servent, suivant quelques auteurs, pour respirer dans les lieux aquatiques et vaseux où elles vivent. Les quatre tarses postérieurs sont propres à la ualalion ; les cuisses antérieures sont ovales, grandes, avec uu ! sillon en dessous pour recevoir les jambes et les tarses.

Les Nèpes. sous leurs (rois étals, habitent les eaux donnantes des fossés, des canaux, des marais et des lacs; elles nagent lentement, et le plus souvent elles marchent sur la vase en cherchant à saisir avec leurs pattes

• antérieures les petits animaux dont elles font leur

• nourriture. La femelle pond des œufs qui, vus au mij croscope, ressemblent à une graine couronnée de sept

petits filets dont les extrémités sont rongées; elle les enfonce dans la tige des plantes aquatiques. Swammerdain a fait l'anatomie des Nèpes, et il donne des détails fort curieux sur l'arrangement de ces œufs dans les ovaires : ils sont disposés de (elle manière, que les filets de celui qui est le plus voisin de l'orifice, embrassent l'œuf qui vient après et ainsi de suite. Les organes ! générateurs mâles sont très-compliqués et très-remar- ! quahlcs. Les larves sortent des œufs vers le milieu de l'été; elles ne diffèrent de l'insecte parfait, que parce ! qu'elles n'ont ni ailes, ni filets au bout de l'abdomen. La nymphe n'a de plus que la larve, que les fourreaux contenant les ailes; ils sont placés sur les côtés du corps. L'insecte parfait quitte les eaux à Centrée de la nuit et vole avec assez d’agilité.

NIcfk cerdrAk. A cpa cinerea , Linné; Scorpio palustris, Mouffcl. Longue d’environ huit lignes, cendrée, avec le dessus de l'abdomen rouge et la queue un peu plus courte que le corps. Elle pique fortement avec son hec. On trouve communément celle espèce dans les mares, en Europe.

NÉPENTHK. Nepenthes. bot. Ce genre singulier dont on a longtemps ignoré les rapports naturels, a élé rapproché par Roh. Brown de la famille des Arisj tolochiées, où il forme avec les genres Cylinu* et Haffleaia une section particulière, sous le nom de Cytinées, section sur laquelle Adolphe Brongniarl a publié un Mémoire (Ann. des Sc. nat., vol. I, p. 20), qui a déterminé ensuite l'érection de celle section en famille distincte {Y. CytirAes). Le genre Nepenthe* peut être caractérisé ainsi qu’il suit : Heurs unuexuécs dioiques; calice libre, inférieur, étalé et à quatre divisions profondes. Dans les fleurs mâles, on trouve un androphore cylindrique, nu inférieurement et portant â sa 1 partie supérieure environ seize anthères réunies en uu ’ capitule arrondi. Ces anthères sont sessiles, biloculai- , res, s'ouvrant par une fente longitudinale. Les fleurs femelles offrent un ovaire presque télragone, à quatre loges, surmonté par un stigmate s es» i le et quadrilobé.

>gle

Le fruit est une capsule quadriloculaire, à quatre valves, offrant quatre tropbospermes pariétaux, attachés au milieu des valves; les graines sont nombreuses, très allongées, linéaires, attachées aux bords des cloison», et offrant deux téguments superposés: l'un extérieur. qui forme un réseau celluleux; l'autre intérieur, qui définit la forme de l'amande, qui est contenue au milieu de ce réseau et qui est ovoïde, fille se compose d'un endosperme charnu, blanc, contenant un embryon cylindrique, axile, dressé, à deux cotylédons linéaires et obtus.

l.es Népenthes dont on connaît aujourd’hui quatre à cinq espèces, sont des piaules herbacées et vivaces, ayant des feuilles alternes, péliolées, coriaces; des Heurs disposées en panicule. Les feuilles des diverses espèces de ce genre présentent un appendice d'uue forme et d’une structure bien singulières; elles se terminent à leur sommet par un long filament qui porte nue sorte d’urne creuse, d'une forme variable dans les diverses espèces; elles sont recouvertes à leur sommet par un opercule qui s'ouvre et se ferme naturellement. Les urnes ont toujours causé l'admiration des voyageurs par le phénomène singulier qu'elles présentent. En effet, on les trouve presque constamment remplies d’une eau claire et limpide très-bonne à boire. Peu* dant longtemps on a cru que cette eau provenait de la rosée qui s'y accumulait. Nais comme leur ouverture est assez étroite et qu'elle est souvent fermée par l’opercule, on a reconnu qu'elle avait sa source dans une véritable exhalation ou transpiration dont la surface interne est le siège. En effet, celle surface interne présente dans une étendue plus ou moins considérable, des corps glanduleux, qui paraissent servirâ cette fonction. C'est ordinairement pendant la nuit que l'urne se remplit, et, dans cet état, l'opercule est généralement fermé. Pendant le jour, l'opercule s'ouvre, et l'eau diminue de moitié, soit qu'elle s'évapore, soit qu'elle soit résorbée. Dans l'Inde et à Madagascar, patrie des Népenthes, les habitants des montagnes y attachent des idées superstitieuses; ils pensent que si l'on coupe les urnes et qu’on renverse l’eau qu'elles renferment. il pleuvra infailliblement dans la journée.

Rêfentiie des Indes, Aepenlhes Indien, Lamk.; Ne penthea dislillaloria, Lin. Elle croit à Ccylan et dans d'autres parties de l'Inde. Ses feuilles sont lancéolées, rétrécies à leur base, sessiles; les urnes sont glabres, cylindriques, et les Heurs disposées en panicule.

iNêfeiuhe de Madagascar. Aepenlhes Madagascariensit, Poiret. Celle espèce, qui croit à Madagascar où elle est connue sous les noms de Ponga et û'A mramatu o, se distingue de la précédente par ses feuilles oblongues, rétrécies à leur base, semi -amplexicaules; par ses urnes glabres et infundibuliformes. Elle a ses Heurs également disposées en panicule.

NtPENÎHE A FEUILLES EN BOUTEILLE. Aepenlhes Phyl-

lamphoro , Willd., Sp., 4, p. 874. C'est le Phyllamphora mirabilis de Loureiro, ou Canlharifcra de Rumplt. Elle croit à la Cochinchine, et offre des feuilles péliolées. lancéolées; des urnes renflées, glabres, et des Heurs disposées en grappe.

Népenthe e> crête, Aepenlhes crislala , Adolphe

Brongniarl , loc. cit. Cette espèce nouvelle croit à Madagascar. On ne connaît encore que ses feuilles; elles sont oblougues, lancéolées, semi-amplexicaules; ses urnes sont renflées à leur base et présentent à leur partie antérieure deux crêtes longitudinales crénelées.

Enfin il faut ajouter à ces quatre es|>èces, une cinquième décrite par le professeur Nées d Esenbeck de Bonn (Ann. Sc. nal., 3, p. 505), sous le nom de Nepenihea gym nam phora. Elle a été observée à Batavia par le professeur Kcinwardl.

REPETA et NÉPETELLA. rot. f". Chataire.

NEPHËLAPHYLLE. AephelaphyUum. dot. Genre do la famille des Orchidées, établi par le docteur Blurne, pour quelques espèces qu'il a observées dans l'ile de Java. Caractères : périanllie divisé en cinq parties étroites, presque égales et étalées; Libelle libre, prolongé â sa base en un court éperon scrobiculaire. portant au milieu une ligne élevée; son limbe est dressé, dilaté; gyuostème large, dressé, demi-cylindrique et consistant; anthère terminale, piano -convexe, subtriangulaire, à deux loges et petite ; quaire masses polliniques dans chaque loge, presque rondes, un peu comprimées, pulposo-farineuses, réunies par leur base.

RepbElapbtlle a belles fleurs. AephelaphyUum pulchrum. Son pseudobulbe est ovale et comprimé; sa lige ou hampe est droite ou penchée, terminée par une grappe de fleurs nombreuses et pédicellées; les feuilles sont ovales, péliolées, fortement nervurées et rougeâtres en dessous.

ISÉPUÊL1DE. Aephelis. annêl. Genre de l'ordre des Hirudinécs, famille des Sangsues, établi par Savigny (Sysl. des Annélides, p. 107 et 117) qui lui donne pour caractères distinctifs : ventouse orale peu concave, â lèvre supérieure avancée en demi ellipse; mâchoires réduites à trois plis saillants; huit yeux, les quatre aulerieurs disposés en lunule; les quatre postérieurs rangés de chaque côté, sur une ligne Iransverte; ventouse anale obliquement terminale. Les Népbélides appartiennent à la troisième section de la famille des Sangsues et se rapprochent par conséquent des Bdeties, des Sangsues proprement dites, des llœmopis et des Clepsines; elles diffèrent essentiellement des trois derniers genres par le nombre des yeux : sous ce rapport, elles ressemblent aux bdeiles; mais on trouve une distinclion assez tranchée dans la disposition de ces organes et dans le moins grand développement des mâchoires.

Le genre Néphélide, qui correspond en partie au genre Helluo d’Oken . ou Erpohdelle de Blainville ( V. ces mots), est caractérisé encore par quelques traits assez tranchés et qu'il est facile d'observér. Le corps est obtus en arrière, rétréci graduellement en avant, déprimé dans son état habituel, allongé et composé de segments quinés, c’est-à-dire ordonnés cinq par cinq, courts, nombreux, égaux, très-peu distincts. Le trente troisième segment (non le trente-cinquième) et le trente-huitième portent les organes de la génération. La bouche parait très-grande relativement à la ventouse orale; les yeux sont placés sur deux ligues : l’antérieure est supportée par le premier segmeut et la

postérieure sur le* côté» du troisième. La ventouse orale qui résulte de l’assemblage de plusieurs segments n’est point séparée du corps; on voit qu’elle se compose de deux lèvres : une supérieure avancée en demi-ellipse, formée par le* trois premiers segments dont le terminal est plus grand et obtus; une inférieure rétuse. On ne voit aucune trace de branchies. Les Néphélidcs sont communes dans les ruisseaux et les mares; on les voit souvent fixées par leur ventouse anale, et se balançant dans l'eau; elles périssent promptement au contact de l’air. Les auteurs ont confondu les espèces sous un même nom; Savigny en distingue quatre, savoir :

ÎStrHfcLiüE cexiirék. Nephelia cinerea. Elle se tient fixée aux plantes aquatiques. Son corps e«t long de quinze à seize ligues, composé de quatre-vingt-dix-neuf â cent segments, cl assez déprimé. Ventouse orale l»ellucide, à yeux noirs; ventouse anale assez grande et simple; couleur, cendré-clair.

NEpméuoe marquetée. Nephelia tesaellala , ou tlirudo vulgarfs de Muller, que Lainarck nomme Erpobdelta vulgarit. Celte espèce peut être considérée comme le type du genre. Son corps est long de vingt à vingt quatre lignes, très-déprimé dans sou état le plus habituel et composé de cent el deux segments environ ; les dix segment» auxquels correspondent les organes de la génération paraissent souvent renflés en forme de collier. La lèvre supérieure de la ventouse orale est presque triangulaire el pellucide. La ventouse anale est assez petite el très-siinple ; elle est de couleur noirâtre, olivâtre ou rous*âlre en dessus, avec une rangée transversale de points fauves, souvent coalescenls sur chaque segment; en dessous la couleur est cendrée ou livide.

N£m£l!de rousse. Nephelia rutila. Cette espèce, qu'on trouve dans les ruisseaux, a le corps long de douze à quinze lignes, très-déprimé el formé d’environ cent segments; les yeux sont noirs et les ventouses très-simples. Sa couleur est rousse avec quatre rangées dorsales de points bruns.

NEphelibb testai: f.K. Nephelia teatacea. Son corps est long de dix à douze lignes, presque cylindrique et formé d'environ cent segments, avec les yeux noirs. Les ventouses sont très-simples et la couleur est teslacée, sans taches. En Europe.

NÉPHÉLINË. mx. Sommité , Karst. Espèce minérale de la famille des Silicates alumineux, ayant pour forme primitive un prisme hexaèdre régulier; pesanteur spécifique 3,97; dureté supérieure à celle du verre. Celle substance, ordinairement de couleur blanche, est fusible au chalumeau, et se résout en gelée dans les Acides. Elle est composée, d’après l'analyse d'Arfwedson. de trois atomes de silicate ri'Alumine et d’un atome de silicate de Soude. On la trouve disséminée dans les Roches d’origine ignée, en cristaux hexaèdres, quelquefois modifiés sur les arêtes des hases. On la rencontre aussi sôiis la forme de grains lamelleux. et d’aiguilles brillâmes. Le principal gile des cristaux de Népliéline existe au mont Somma, dans les laves rejetées par le Vésuve et dans les Roches qui servent de gangue à la Sodalileel à la Méionile- On la

rencontre aussi dans les laves anciennes de la campagne de Rome ; cl c'est à Capo-di-Bove que l’on trouve la variété aciculaire. ù laquelle Fleuriau de Bellevue avait donné le nom de Paeudo-Sommite. Enfin Léonliard a retrouvé la inéine substance disséminée dans les Roches basaltiques du Kazzenbukkcl, en Wurtemberg.

NEPHELIUM. bot. y. Euphorie.

NEPIIRaNDRA. bot. Ce genre, établi par Willdenow el Gmelin sur le yitex umbroaa de Swarlz, n’a pas élé adopté. E. Vitex.

NKPIIRËL1TE. min. (De Lamétherie.) Synonyme de Serpentine noble.

NËPHR1DIE. Nephridia. ms. Hyménoptères; genre de la famille des Fouisseurs, tribu des Mellinites, Institué par Brullé qui lui assigne pour caractères : antennes composées de douze articles, dont le première» nique, le deuxième court el subglobuleux, les suivants cylindriques, le dernier un peu alterne el obtus à l'extrémité; mandibules allongées, faiblement arquées, avec une petite dent simple el obtuse vers le milieu; palpes labiales courtes, à arlicles conico -subcylindriques, le dernier atténué. à l'extrémité; chaperon avancé, largement arrondi el inerme; yeux réniformes. s'étendant sur les côtés du front; ocelles disposés en triangle équilatéral; ailes antérieures pourvues d'une seule cellule marginale et de trois cellules submarginales : la première très-longue, la deuxième trèspetite, triangulaire el longuement pédicellée. la troisième presque triangulaire, sept fois plus grande que la précédente; corps un peu allongé et épais; tarse» antérieurs ciliés; toutes le* jambes iiiermes : les antérieures et les intermédiaires munies d'un éperon et les postérieures de deux.

Nkvrridie Xaxthopb. Mephridia Xanthopus, Br. Tout l'insecte est noir, avec le devant de la tôle, excepté le vertex, revêtu de poils d’un roux doré; les mandibules sont rousses et les palpes jaunâtre»; corselet parsemé de points enfoncé», petits el serrés; ailes transparentes, avec le* nervures brunes et l'extrémité enfumée; les trois premiers segments de l'abdomen sont revêtus de poils argentés sur les côtés et le long du bord postérieur; les côtés du quatrième, le cinquième en entier et l’anus sont d’un roux obscur. Taille, quatre lignes. De la côte de Guinée.

NÉPHRITE. »ix. Ou Pierre Néphrétique. Nom donné à une variété du Jade oriental, y. Jade.

NÉPHROD1Ë. Nephrodium. bot. ( Fougère». ) Ce genre décrit par Richard père [in Michaux Flor. Boreali-d mer., 2, p. 266), est un démembrement du grand genre Polypodium de Linné. Ses caractères sont les mêmes que ceux de YAthyrium précédemment établi par Roth. Il se compose d’espèces américaines el européennes dont quelques-unes, comme le Polypodium Filix fœmina, L., sont placées par les divers auteurs dans l'un el l’autre genre. Richard faisait, en outre, entrer dans son Nephrodium le Polypodium dty Opte ris qui s'en éloigne par quelques caractères. Eu égard au droit d'antériorité, il était juste d’admettre te nom proposé par Roth. F. Atuyrii h.

N K V NKP MH 7

K. Brown ( Prodrovi . Flor. i\ov.-liotl., p. 148) a propose! un genre Nephtodium qui ne se rapporte qu’à une partie des espèces de Richard, et il l'a ainsi caractérisé : soie» arrondis, dorsaux; involucre réuiforme, fixé par ses sinus, et libre par ses bords. Ce genre se compose des véritables Nephtodium de l'Amérique septentrionale, en outre de sept espèces qui croissent dans la Nouvelle-Hollande et qui ont été décrites par R. Brown. Voici l'énumération de ces dernières : Nephtodium oblitcratum , R. Brown; Nephtodium txullalum ou Atpidium exalta tum, Swartz; Nephrodiutn unitum ou Atpidium pteroides, Swartz; Pteri s interrnpla, Willd.; Nephrodiutn propiuquum ou Aspidium uni tum, Swartz, non L. ; Nephtodium moi/c ou Aspidium molle , Swartz; Nephrodium decomposi! um ; N ephrodiuut te ne tum.

NEI’HROIA. bot. Ce genre établi par Lourciro (Flor. Cochinch.y 3, p G92) a été réuni au Cocculus par De Conduite, qui a nommé Cocculus Nephroio l'espèce unique dont il était composé, et que l'on trouve dans les forêt» de la Cociiinchine.

NÉPHROLÉIMDE. Ncphrolepis. bot. Ce genre de la famille dc&Pülypodiacérs,aé!é institué par Scholl pour quelques Fougères tropicales, que divers botanistes avaient placées soit dans le genre Atpidiutn T soit dans celui desNéplirodiers. Il assigne les caractères suivants au genre nouveau : capsules groupées sur les veines protubérantes du sommet du rameau supérieur, formant un sore presque globuleux, recouvert par une membrane réniforme. qui liait immédiatement du sinus. L 'Atpidiutn exaltai tint deScbkuhr est le type du genre Néphrnlépide. Ses feuilles sont lancéolées, taillées en faux, allongées, dentées en scie, un peu cordées à leur base, auriculées en haut et légèrement velues en dessous. On la trouve à la Nouvelle Grenade, dans l'Amérique du Sud, et à la Nouvelle-Hollande.

N CPH ROM A. bot. Genre établi par Acliarius (Lichenographin nnirersalis , p. 101, (ah. xi) sur plusieurs Lichens placés auparavant par cet auteur lui-même parmi les Peltidea. Ces deux genres se ressemblent entièrement par la forme des apolhécioos. Ils ne se distinguent que par de légères différences dans la position et la forme de la lame proligère et des bords du thallus. Celle lame proligère est réniforme, ce qui a valu au genre le nom de Nephroma. Acliarius en a décrit plusieurs espèces qui croissent sur la terre, parmi les Mousses, sur les troncs d'arbres et sur les rochers, dans les montagnes de l'Europe.

NEPHROPS. Nephropt. cbgst. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Macroures, tribu des Astacines, établi par Leach (Mulacott. podoph. Britannica , fuse. 7) et ayant pour caractères, suivant ce zoologiste : filet supérieur des antennes intermédiaires plus gro6 que l’inférieur. Premier article du pédoncule des antennes extérieures pourvu d’une écaille qui s'étend jusqu'à l'extrémité de ce pédoncule. Second article des pieds-mâchoires extérieurs denté en dessus et crénelé en dessous; pieds de la première paire très-grands, inégaux, à mains allongées, prismatiques et dont les angles sont épineux ; côlés des segments de l'abdomen anguleux; yeux très-gros, réniforme*. portés sur de

. courts pédoncules beaucoup moins épais qu’eux. Ce genre démembré de celui des Écrevisses ( Atlaci ), Fab.. en diffère par les yeux eu formo de reins, ce qui n'a pas lieu chez les Écrevisses; leur pédoncule est plus petit qu'eux, tandis qu'il est aussi épais dans ces derniers;

| enfin l'écaille de la hase des antennes latérales s'avance beaucoup et au delà de l’extrémité de ce pédon cule.

N f. pii ko es dkNob w cge. Ncplt t ops Norwegicus , Leach , Mol. Put., lab. 56, Destn. ; Écrevisse de Norwège, Lalr.; Cancer Norwegicus , Lin.; Atlante Nortoegicus , Pennanl; Homard lettré. Ascan.. Herbsl, tah. 2G, f. 5. Rostre très-aigu, Iridenlé latéralement. , avec trois épines à sa hase aussi de chaque côté; milieu de la carapace presque caréné. Intermédiaire pour la grandeur au Homard et à l'Écrevisse. Il se trouve dans les mers de Norwège.

NÉPHROSTE. Nephrosta. bot. Necker (Corollar. ad philos, bot., p. 13, tah. 53) s’est servi de ce mot pour exprimer une capsule réniforme, sessile et cachée sous les aisselles des feuilles, uniloculaire, bivalve, «'ouvrant latéralement et remplie d'une poussière inflammable. Celle capsule est la fructification de certaines espèces de Lycnpodes.

NÉPHROTOME. Nephroloma. ibb. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Némocères, tribu des Tipulaires, établi par Meigen aux dépens du grand genre Tipula de Linné et ayant pour caractères : antennes plus longues que la télé, filiformes et simples; lèvres de la trompe arrondies ; dernier article des palpes long et flexible; point d'yeux lisses. Ces Diptères ont (oui à fait le port des Tipuies ; leur tète est à peu près globuleuse, prolongée par un bec cylindrique terminé en pointe supérieurement ; les lobes terminaux de la trompe sont arrondis; les palpes sont composées de quatre articles dont les trois premiers d’égale longueur, velus, renflés vers l'extrémité, et le quatrième long et flexible. Le» antenne» sont »ub»êtacéei, allongées, de dix- neuf articles dans les mâles : le premier et le troisième cylindriques, le deuxième cyatbiforme, et les autres échaneré* et réniformes; de quinze article* dan* les femelles : le premier et le troisième cylindriques, le deuxième cyatbiforme, cl les autres à peu près cylindriques; les yeux sont saillants, légèrement ovales; les pattes sont très-longues et grêles; les ailes sont lancéolées, écartées, avec la deuxième eellule postérieure sessile, la quatrième plus longue que les deux précédentes et de la longueur de la première.

Nephbotome borsal. Nephrotoma dot salis, Meig.; Tipula dorsalis, Fabr. Long de six lignes et demie, jaune; tète d'un jaune roussâlre pâle; front marqué d’une bande noire, qui se termine antérieurement en pointe. Antennes noires, avec les deux premiers articles jaunâtres. Yeux noirs. Thorax d’un jaune soufre; dos marqué de trois bandes noires; (rois taches noires de chaque côté en dessous. Abdomeo d'un jaune roussâi Ire pâle, marqué supérieurement d'une bande longitudinale noirâtre ; côlés inférieurs marqués d’une ligne noirâtre et interrompue, les segments intermédiaires sont légèrement bordés de jaune; extrémité de l'abdomen noirâtre. Pieds obscurs, avec le» cuisses fauves.

Aile* hyalines marquées d'une lâche stigmalique noirâtre. Europe.

NEPHTHYS. Nephthys. annél. Genre de l'ordre des Néréidées, famille des Néréide», section des Néréides l.ycoriennes, fondé par Savigny (Sysl. des Annélides, p. 12 et 54), et ayant pour caractères distinctifs : trompe garnie de tentacules à son orifice; antennes extérieures et mitoyennes égales; point de cirres tentaculaires. Tous les cirres courts, presque nuis; des branchies distinctes. Les Nephthys se distinguent de tous les genres de la nombreuse famille des Néréides par la présence des mâchoires ; celles-ci existent également dans les Lycoris; mais les Nephthys s’en distinguent par les tentacules qui garnissent la trompe et par l'absence des cirres tentaculaires. Les Nephthys ont un corps linéaire, à segments très-nombreux; le premier des segments apparents est plus court que celui qui suit ce caractère, et la plupart de ceux qui vont être mentionnés en détail, servent à distinguer ce genre de celui des Lycoris qui en est très-voisin. La tête est peu convexe, rétuse et libre; la bouche est pourvue de mâchoires petites, cornées, courbées, trèspointues, et renfermées dans une (rompe amincie à sa base et partagée en deux anneaux ; le premier de ces anneaux est Irês-Iong, claviforme, hérissé vers le sommet de plusieurs rangs de petits tentacules pointus ; le second est très-court, avec l'orifice longitudinal, et garni d'un double rang de tentacules ; les yeux sont peu distincts, mais il existe des antennes incomplètes; l’impaire manque ; les mitoyennes sont écartées, extrêmement petites, de deux articles inégaux; le second est très-court; les antennes extérieures égalent presque en longueur les mitoyennes; elles consistent de même en deux articles dont le second est très-court et pointu, mais elles sont situées plus bas; les pieds sont presque semblables entre eux les premiers et les deuxièmes sont ambulatoires comme les suivants et se trouvent portés de même sur des segments distincts, les derniers sont slylaires; les pieds ambulatoires proprement dits ont deux rames séparées, pourvues chacune d’uu seul rang de soies; la rame ventrale de la première paire est transformée en un petit cirre porté par un article globuleux ; les soies sont très-simples et écartées; les cirres supérieurs ne sont point saillants et les inférieurs sont en mamelons très-obtus; enfin les pieds stylaires sont réunis en un seul filet terminal; les branchies, nulle* aux trois premières paires de pieds, consistent pour les autres eu une seule languette charnue, recourbée en faucille, attachée par sa hase au sommet de la rame dorsale, inclinée et reçue entre les deux rames. Les Nephthys ont l’intestin moins composé que celui des Uésiones et des Lycoris; elles manquent des deux poches qu'on remarque à leur œsophage. Cuvier (Règne Anim., t. iv, p. 175) adopte le genre Nephthys. et lui rapporte plusieurs espèces que Savigny ne mentionne pas. Celui-ci n'admet qu'une espèce bien tranchée.

Nbmtmys de Hoibebo. Nephthys Hombergii. Corps de deux pouces et demi à trois pouces, tétraèdre, formé de cent vingt -cinq à cent trente et un segments sillonnés des deux côtés en dessus; le dernier

• segment globuleux, portant le filet stylaire. Mâchoii res noires, sans dentelures; tète presque hexagonale .

1 ayant ses quatre antennes à peu près coniques; rame» écartées : la dorsale plus large, bordée d’un feuillet | membraneux; la ventrale terminée par un grand fêiiil- I let également membraneux et de forme ovale. Soies | jaunes, longues et Anes; acicules noirs; filet de l’anus subulé et délié; couleur fauve, avec de beaux reflets sur le dos et une bandelette fort brillante sous le ventre, qui s'étend jusqu'à l'anus. Sur les bords de l'Océan.

NÉPIDES. Nepides. ns. Tribu de l'ordre des Hémiptères, section des llétéroptères, famille des Hydrocorises, établie par Lalreille, renfermant une grande partie du genre Nèpe de Linné, et ayant pour caractères : antennes insérées sous les yeux, cachées et de la longueur au plus de la tête; tarses n'ayant au plus que deux articles; pieds antérieurs ravisseurs, ayant les cuisses grosses et un sillon en dessous pour recevoir le l>ord inférieur de la jambe ; le tarse court se confondant presque à son origine avec la jambe, et { formant avec elle un grand crochet; corps ovale, très- | déprimé ou linéaire. Ces insectes vivent tous dans l'eau sous leurs différents étals. Ils sont carnassiers, et saisissent d'autres insectes avec leurs pieds antérieurs qui font l'office de pinces; leur bouche est en forme de trompe ou de bec fort court, courbé, divisé en (rois articles; il sert de gaine à un suçoir de trois soies déliées et de consistance cornée; leurs élylres sont coriaces en grande partie, et n'ont de membraneux que la partie qui doit être croisée ; leur abdomen est. le plus souvent, terminé par deux soies plus ou moins longues. Lalreille divise celte tribu ainsi qu’il suit :

Page 1