‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 130 sur 148 · N K II · texte numérisé non relu

N K II

•ibillté cl l;i contractilité sp localiser pour ainsi «lire de plus en plus cl devenir l'apanage de cerlains organes ou appareils plus ou moins compliqués. I.ps muscles deviennent les instruments mécanii|ucs des mouvements. cl les Nerfs acquiérent à eux seuls la propriété de faire exécuter les contractions; ils deviennent le siège de la sensibilité, ainsi que des facultés instinctives et intellectuelles.

Dans son état de plus grande simplicité, le système nerveux ne parait consister qu’en un filament blanchâtre, étendu d'un bout du corps à l'autre, immédiatement au-dessous de l'enveloppe dermn-musciilairc de l'animal : on n’y observe ni renflement ni ramifications. C’est sous celle forme qu’il se présente dans le Spinoncle et dans la Bonellie. animal que Rolando a cru devoir placer dans la classe des Écbinodermes non pédicellés, à côté du précédent.

A mesure qu’on s’élève dans l’échelle des êtres, on voit le système nerveux se compliquer davantage; mais les modifications successives qu'il présente dans les animaux sans vertèbres, ne pourraient être que difficilement rapportées à une seule et môme série. En effet, pour aller des Zoopbyles les plus simples vers les animaux vertébrés, la nature semble avoir suivi deux routes différentes, et les variations que l'on rencontre dans ces organes chez les Annélidcs, les Insectes, les Arachnides et les Crustacés, constituent une série qui n'offre que peu de lacunes; tandis que dans les divers groupes qui forment les animaux rayonnes et les Mollusques , ces mêmes parties , en se compliquant de plus en plus, présentent des gradations d'un autre ordre. Aussi doit-on examiner successivement le système nerveux dans ces deux séries.

Dans cerlains Annélidcs, le système nerveux ne diffère que bien peu de celui des Écbinodermes non pédicellés dont il a déjà été parlé. Dans le A aïs proboscit/ea, Mltll-, par exemple, la seule différence apparente consiste en ce que le cordon médullaire longitudinal fournil deux filaments transversaux, près de l'extrémité antérieure du corps (Humboldl). Dans le genre Arénicole, ce cordon nerveux présente un degré de développement de plus; car, bien qu'il ne paraisse encore donner naissance à aucune branche latérale distincte, il présente autant de petits renflements qu’il y a d’anneaux au corps. Cette tendance à former des ganglions est encore plus marquée dans le Lombric terrestre. Chez cet animal , le cordon médullaire longitudinal fournit, au niveau de chaque anneau, des branches transversales qui sc rendent aux muscles et aux téguments; enfin à la partie antérieure du corps, il se bifurque pour entourer l'œsophage, et se termine en avant de cet organe par deux petits ganglions accolés l'un à l'autre. Dans la Sangsue, le système nerveux se développe un peu plus. On y remarque une série de vingt-trois ganglions, dont le second, situé en arrière de l'œsophage, est plus gros que les autres et parait bilohé. Enfin, dans l’Aphrodite, on rencontre une nouvelle modification qu'il importe de noter. Au dessus de la bouche il existe un gros ganglion bilohé, qui fournit des rameaux aux tentacules, etc., et donne naissance

à deux Nerfs exigus qui, en sc réunissant derrière l'œsophage, forment un second ganglion bilohé; mais avant de se rencontrer ils fournissent l’un et l'autre une branche qui se porte en avant, longe la partie latérale de l'estomac, et se termine près de l’intestin, en formant un ganglion d‘où partent des filaments nombreux. Le ganglion nerveux situé derrière l’œsophage ne présente rien de remarquable ; il en est de même du second. Les douze suivants fournissent chacun aux muscles voisins six Nerfs. Enfin, dans le tiers postérieur du corps, le cordon nerveux donne encore naissance à des rameaux latéraux, mais ne présente plus de renflements sensibles.

Les Analifes. les Balanes, etc., que I.atreille a rapprochés avec raison des animaux articulés, présentent au-dessus de l'œsophage une petite masse médullaire formée de deux paires de ganglions; viennent ensuite deux cordons de communication, qui se réunissent derrière l'œsophage, et forment le long du ventre une série de doubles ganglions d’où naissent les nerfs des appendices. Celte grande analogie entre le système nerveux des Analifes et celui des animaux articulés a été signalée par Cuvier; mais ce savant n’a pas jugé nécessaire la modification adoptée par Lalreille. Ici on voit un cordon médullaire semblable à celui des animaux qui viennent d’être passés en revue, mais il y a un degré de développement de plus; car les ganglions, ail lieu d'étre uniques, sont doubles dans toute la longueur du corps.

Le système nerveux des Insectes est analogue à celui des Annélidcs, mais il acquiert un développement plus considérable et devient moins uniforme dans les différents segments du corps. Il sérail trop long d’exposer ici toutes les modifications curieuses que cet appareil présente dans les divers ordres et familles de celte grande classe d’animaux, ainsi que dans les mêmes individus, à différentes époques de leur existence; on se bornera donc à dire que dans les Insectes, de même que dans les Annélidcs, le système nerveux est toujours formé par une série linéaire de ganglions situés à la face inférieure du corps, le long de la ligne médiane. En génèr^ces ganglions sont pairs, et réunis par deux filets de communication. Quelquefois on trouve quatre ou même un plus grand nombre de ces petits centres nerveux dans l’extrémité céphalique de l'animal, au-devant de l'œsophage. Enfin il existe souvent deux Nerfs qui naissent de la partie inférieure des ganglions sus-œsophagiens, se recourbent en arrière cl en haut, remontent au-dessus de l'œsophage, se réunissent pour former un ou plusieurs ganglions situés près de la face supérieure de l'animal, et se terminent, soit dans les parois de l'estomac, soit dans les parties voisines. Dans la chenille du Cossus, Lyonnel a même constaté l'existence d'une série de cinq ganglions qu’il nomme frontaux; ils occupent la face supérieure de l’extrémité céphalique, et se terminent postérieurement par un gros nerf qui passe dans le vaisseau dorsal, puis longe la face supérieure du canal alimentaire. Une dis position analogue a été observée dans la larve du .Vcotabœus Naaicornis, du Lu eau us Cercut, dans 17/ydrophilu» piceut, etc.; et c’est probablement l'ana-

loguc de ce Nerf récurrent qu’ Audouin a rencontré au-dessus du canal intestinal, dans la Cantharide. Du reste, celte partie très- intéressante de l'anatomie des insectes réclame impérieusement de nouvelles recherches.

Dans les Arachnides, le Faucheur des murailles (Phatangium OpUto) par exemple, le système nerveux présente moins d'uniformité que dans les Insectes. On trouve une paire de ganglions situés au-devant de l'œsophage, et en arrière de ce conduit une masse médullaire considérable et formée évidemment par l'union de trois rangées de ganglions. Sa partie antérieure reçoit les filets de communication venant des tubercules pré- œsophagiens; six nerfs naissent de chacun de ces côtés; enfin elle fournit en arrière trois branches: l’une occupe la ligne médiane et se divise bientôt en deux rameaux qui présentent chacun un ganglion ovoïde; les deux latérales se bifurquent de même; leur rameau interne se comporte comme ceux du Nerf médian, les externes présentent chacun deux ganglions. Quant au système nerveux supérieur des Insectes, on n'en a point jusqu'ici indiqué l'existence dans les Arachnides.

Dans la plupart des Crustacés, le système nerveux n’est guère plus développé que dans les Insectes; mais dans d'autres il se centralise beaucoup plus, en même temps que sa masse relative augmente. Dans les Décapodes Brachiures, il existe au-devant de l'œsophage quatre ganglions soudés ensemble, et donnant naissance à tous les Nerfs destinés aux parties céphaliques de l'animal, ainsi qu'à deux cordons qui se portent en arrière sur les côtés de l'œsophage, et se terminent vers le milieu du thorax ; là on trouve une seconde masse médullaire d'un volume considérable et déformé annulaire, qui donne naissance aux nerfs des pattes et de l'abdomen. Jusqu’ici aucun anatomiste n'a parlé d'un cordon nerveux situé au-dessus de l'intestin, comme cela se trouve dans certains insectes; mais peut-être ne l'a-t-on pas cherché.

Telles sont les gradations que l'on remarque dans le développement du système nerveux, considéré successivement dans certains Échinodermes non pédiculés, dans les Annélides, dans les Insectes, dans les Arachnides, et dans les Crustacés. On l’a vu d'abord uniforme dans toutes ses parties, puis formé de ganglions cl de filets de communication semblables dans toutes les parties du corps. Bientôt ces ganglions ont fourni des rameaux latéraux; un ou plusieurs d'entre eux ont acquis un degré de développement supérieur aux autres; Edwards a trouvé des centres nerveux destinés plus particulièrement à tel ou tel appareil. Enfin, en même temps que le nombre et le volume des diverses parties qui constituent le système nerveux augmentent, elles deviennent moins semblables entre elles, fait qui, ainsi qu'on le verra bientôt, se rattache à une des lois les plus générales de l'organisation. Mais d'abord il faut revenir du point d'où l'on est parti, et examiner la série de modifications que ce système présente dans les autres animaux invertébrés, et principalement dans les Échinodermes pédicellés et les Mollusques.

La présence d'un système nerveux n'a point été constatée dans les Acalèphes libres et dans la plupart des Vers intestinaux; il est même probable qu'ils en sont complètement dépourvus. (F. Psychodiairk. ) Mais chez quelques-uns des animaux de celte dernière classe, l'existence d'un organe nerveux rudimentaire ne parait point douteuse, et sa disposition diffère beaucoup de ce qu'on l'a vu jusqu'ici; car au lieu de ne consislerqu'en un filament longitudinal unique, comme dans les Bonellies, les Naides. etc., etc., on trouve ici deux cordons nerveux situés sur les côtés opposés du corps. Ainsi, dans la Douve à long cou ( Fasciota Lu c/i), deux petits cordons blancs, situés au dedans des deux longs cæcums intestinaux, paraissent constituer l'appareil nerveux; ils naissent à l’extrémité antérieure de l'animal, se portent en arrière en se ramifiant et cessent d'élre visibles vers le niveau du suçoir postérieur. Dans l'Ascaride lomhricoïdc, on a trouvé également deux cordons longitudinaux qui paraissent de nature nerveuse; ils sont étendus d'un bout du corps à l'autre, sur les ligues médianes du ventre et du dos, et forment autour de la bouche un cercle anastomotique. Dans la moitié antérieure du corps, on n’y remarque que des points granuleux, mais au delà de ce point ces cordons commencent à présenter de petits renflements ganglionnaires. Dans les Holothuries, on n'a trouvé d'autres vestiges du système nerveux, que des filaments blanchâtres , situés autour du commencement du tube intestinal et sur les muscles longitudinaux. Ils ne présentent ni renflement ni ganglion. Dans les Actinies, celte tendance du système nerveux à former un anneau de la périphérie duquel parlent tous les Nerfs du corps, est bien plus évidente. En effet, vers la base de ces animaux l'on trouve un cercle blanchâtre formé par des nodules réunis par plusieurs filets cylindriques; mais ces organes sont si minimes qu'ils échappent à l'œil, lorsqu'on n'a point recours à l'usage d'une forte loupe. Le système nerveux des Astéries présente une disposition analogue, mais à un degré de développement bien supérieur. Autour de l'œsophage on observe chez ces animaux un cercle médullaire. Deux nodules grisâtres correspondent à chaque rayon; ils sont réunis par des filelsde communication, et donnent naissance chacun à des rameaux qui se distribuent à l'estomac, aux lobes hépatiques, à la bouche, etc., et à une grosse branche qui se porte jusqu'à l'extrémité du rayon correspondant et fournit un rainuscule à chaque tentacule.

Sous le rapport de la disposition et du degré de développement du système nerveux, les Mollusques diffèrent beaucoup entre eux. Dans tes Acéphales lestacés, au lieu d'élre placé à la partie inférieure de l'animal comme dans l'Actinie, ou autour de l'œsophage, comme dans l'Astérie, le cercle nerveux entoure la masse des viscères, et occupe la hase de l’abdomen qui constitue le pied de ces animaux. Le nombre de renflements ganglionnaires que cet anneau médullaire présente est en général de quatre; tantôt ces nodules sont accolés de manière à former deux paires; tantôt ils sont plus ou moins écartés l’un de l'autre. Dans les Maclres, par exemple, il existe au-dessus de la bouche, derrière le

muscle antérieur des valves et au -dessus des tentacules, deux petits ganglions accolés l'un à l'autre et donnant naissance chacun à un long cordon nerveux, qui passe sur les parties latérales de l'estomac et de l'intestin, traverse toute la base du pied, et va se réunir à son congénère, au-devant du muscle postérieur, où ils se rendent pour former une seconde paire de petits panifiions. Dans le Solen, le cercle nerveux occupe la même partie de l'animal, mais sa disposition est différente. En avant il est formé par un cordon transversal qui se termine de. chaque côlé à un ganglion quadrilatère, assez gros, d’où naît un autre cordon nerveux qui se porte en arrière, et présente, en s'unissant à celui du côté opposé, un rendement dans lequel ou distingue quatre ganglions. Les Nerfs qui se distribuent au manteau, aux tentacules, aux muscles et aux autres organes, proviennent, soit des ganglions antérieurs et postérieurs, soit du cordon qui les unit. Dans d'autres Mollusques bivalves, le système nerveux parait présenter une disposition un peu différente de celle qui vient d’èlre indiquée, en ce qu'il existerait, outre l'anneau médullaire et les renflements déjà mentionnés, une paire de ganglions situés au-dessus du muscle rétracteur antérieur du pied, et au-dessous du foie. Du reste cette partie de l'anatomie est encore peu connue, et les organes décrits par le célèbre Poli, sous le nom de vaisseaux cl de réservoirs lymphatiques, ne sont évidemment autre chose que les Nerfs et le ganglion médullaire des Mollusques bivalves.

Dans les Mollusques gastéropodes, tous les Nerfs du corps naissent encore d'un anneau médullaire formé de ganglions et de filets de communication; mais ces nodules sont moins éloignés les uns des autres que dans les bivalves, et peu à peu leur volume devient beaucoup plus grand relativement à la grosseur de leurs filets de communication. Ainsi, on trouve encore ici qu'à mesure que l’animal sc complique davantage, le système nerveux devient de moinsen moins uniforme dans ses différentes parties.

Dans les Colimaçons, l'anneau nerveux entoure la bouche et l'œsophage; il est formé d’un ganglion antérieur (qui parait résulter delà réunion de deux ganglions), de deux cordons latéraux et d’un ganglion très- volumineux . postérieur à l'œsophage; enfin le ganglion antérieur, que la plupart des auteurs nomment cerveau, fournil deux branches qui s'unissent pour former un petit ganglion dont les rameaux suivent la direction de l'œsophage. Outre la disposition qui vient d'être signalée, il importe de noter ici que les Nerfs provenant du ganglion antérieur sc rendent aux yeux, à la bouche, etc., tandis que ceux du ganglion postérieur sont destinés presque exclusivement aux organes de la locomotion. Dans les Bivalves, ail contraire, la distribution, ainsi que les fonctions des rameaux de chacune des paires de nodules médullaires, diffèrent à peine.

Enfin, dans les Mollusques céphalopodes, le système nerveux acquiert un développement bien plus considérable; mais il forme toujours une sorte de collier autour de l'œsophage. Le ganglion antérieur est arrondi et divisé en deux lobes plus ou moins distincts;

le ganglion postérieur, large et aplati, occupe tout le côté de l’anneau cartilagineux, qui loge cet appareil nerveux. Le ganglion antérieur communique avec une autre masse médullaire, destinée uniquement à l'organe de la vision. Il donne également naissance à des rameaux destinés au pourtour de la bouche. Le ganglion postérieur et les prolongements <yui le joignent à l’antérieur, donnent naissance : 1» à un rameau qui l'unit à un ganglion étoilé, situé à la base du pilier supérieur de la bourse; 2® aux Nerfs des pieds, qui, au nombre de huit de chaque côté, pénètrent dans les appendices, et s'envoient réciproquement des branches anastomotiques, d'où résulte un second anneau médullaire, dont les renflemenls sont assez sensibles; S° enfin, à un grand Nerf viscéral, qui présente également sur son trajet un renflement ganglionnaire, et à d'autres rameaux qu’il serait trop long d’énumérer. ( Mot- LG8QUKS.)

Ici, en même temps que la masse du système nerveux s’est considérablement accrue, on voit les diverses parties qui le composent, devenir moins semblables entre elles; et cela, non-seulement sous le rapport de leurs dispositions anatomiques, mais aussi relativement aux fonctions qu'elles sont appelées à exercer. L'exposé des modifications successives du système nerveux dans les animaux articulés, avait déjà fait apercevoir celle tendance, et si l’on pouvait poursuivre cet examen dans la série des animaux vertébrés (dont le système nerveux a déjà été décrit à l'article CcxtBKo- SpiiSM.), on verrait que plus l'animal est élevé dans l’échelle des êtres, plus les parties qui le composent deviennent dissemblables, et plus ses diverses fonctions se localisent. En effet, sous ce rapport, on voit que d'abord toutes les parties du corps des animaux ont une struclure homogène et jouissent de la sensibilité ainsi que du pouvoir de se contacter, et que la perle des unes n'enlralne pas l'anéantissement de ce* facultés dans d'autres. Bientôt après, on voit la sensibilité et le pouvoir de déterminer les mouvements, se localiser «t devenir l’apanage des Nerfs. Lorsque ce système ne consiste qu'en un cordon étendu d'un bout du corps à l’autre, et uniforme dans chacune de ses parties, les fonctions qu’il est appelé à exercer n’ont pas leur siège dans une de ses portions plutôt que dans une autre; aussi, lorsqu'on le divise en deux, voit-on alors chaque fragment agir à la manière du tout. A un degré plus avancé, une portion quelconque de cet organe acquiert un développement plus considérable que le reste, et son existence devient nécessaire à l'intégrité des fonctions auxquelles l'appareil en entier préside. Chez des animaux plus parfaits encore, la sensibilité, générale est modifiée dans certains organes, et une portion de l'appareil nerveux est destinée spécialement à percevoir l'impression de telles ou telles natures. On voit ensuite les diverses fonctions du système nerveux se localiser encore davantage; la sensibilité générale siège plus particulièrement dans un ordre de fibres médullaires; le pouvoir de produire les contractions musculaires dans d'aulres; la faculté d'exciter l’action de ces diverses parties appartient exclusivement à certaines parties de l'appareil nerveux, celle de coor-

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donner ces mouvements à d’autres; en tin, toutes les parties concourent d’une manière différente à la production des phénomènes dont ! 'ensemble était d’altord produit dans chacune d’elles. Ce que l’on vient de voir pour le système nerveux, a également lieu dans toutes les autres parties de l’économie animale. C’est d’ahord le même organe qui sent, qui se meut, qui respire, qui absorbe du dehors les substances alimentaires, et qui assure la conservation de l’espèce; mais peu à peu ces diverses fonctions ont chacune des instruments qui leur sont propres, et les divers actes dont elles se composent, s’exécutent dans un organe distinct. La nature, toujours économe dans les moyens qu’elle emploie pour arriver à un but quelconque, a donc suivi dans le perfectionnement des êtres le principe si bien développé par les économistes modernes, et c’est dans ses œuvres aussi bien que dans les productions de l’art, que l’on voit les avantages immenses qui résultent de la division du travail.

(Pour l’exposé anatomique du système nerveux des animaux vertébrés, V. Cérébro-Spinal ; pour la structure des Nerfs, t'. Tisses.)

NËKIE. A erius. iss. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Alliéricères, tribu des Muscides, institué par Fahricius avec les caractères suivants : antennes insérées sur un tubercule frontal très glabre, composées de trois articles dont le premier très -court, le deuxième du double plus long, avec une dent apicale externe, le troisième allongé, ovale, comprimé, avec une soie apicale et simple; tête allongée, exscrle, déprimée; palpes linéaires; trois ocelles; corps linéaire; pieds très-longs; toutes les cuisses épineuses en dessous; ailes couchées. Ce genre se rapproche des Télanocères et surtout des Calobales. Toutes les espèces connues jusqu’à ce jour, dont le nombre, selon Wiedemanu, se monte à huit, sont exotiques.

NErie pilipèrk. Menus pilifer, Fab. Elle est d’un brun noirâtre, avec une large bande couleur de plomb sur le corselet; un trait blanc Bur le front; yeux grands, globuleux, testâtes et bordés. Taille, trois lignes et demie. De l'archipel des Indes.

NÉKIETTE. bot. Synonyme vulgaire d'Épilobe. t'. ce mot.

NÉRINE. Mer i ne. bot. Genre de la famille des Amaryllidécs, llexandrie Monogj nie. Lin., dû au démembrement qu’a fait Uerbert du genre Amaryllis. Les motifs de la séparation reposent principalement sur la modification particulière que présentent les filaments slaminaux à leur base, où ils sont soudés entre eux, et forment conséquemment une sorte de nectaire. Ce caractère n'est point d'une très-grande portée, mais les Amaryllidées menacent d'une série si étendue et d’espèces et de variétés, que l’on se rattache à tous les moyens d'en rendre l'élude moinsdiftictillueusc. Comme la plupart des plantes de cette grande et belle famille, les Nérines ont pour patrie la pointe australe de l'Afrique, et les six espèces admises jusqu'à ce jour dans les serres tempérées, y sont soumises au mode de culture qui parait convenir le mieux aux Amaryllis en général. Lorsqu'on veut en bâter la floraison, on plunge les pots qui contienuent les bulbes, plantés en

terreau de bruyère, dans la couche de tannée, et l'oti jouit alors, à des époques graduées, des jolies fleurs des Nérines. Ces plantes se multiplient soit par les cayeux que donnent les vieux hullves. suit par les graines que l’on peut récolter en parfaite maturité. Les Nérines, en général, sc font remarquer d’entre les autres Amaryllidées, par un port élégant et par l’ondulation de leurs pétales.

Nerine brillante. M'eriue corusca, Sweet; Amaryllis humilis, CurtM Bot. Mag.. 108!). Sou bulbe est de la grosseur d’uu œuf, recouvert de tuniques d’un brun foucé; il s’en élève une hampe cylindrique, haute d’un pied environ, épaisse d'une à deux lignes, entourée à sa base de quatre à cinq feuilles linéaires, glabres et d’un vert agréable. La hampe se termine patune ombelle composée d'une douzaine de fleurs d'un rouge-orangé très-vif, portées chacune sur un pédicelle cylindrique , aussi long que la corolle cl garni d’une bractée très étroite et aciculnire; cette ombelle est munie à sa base, d’une spalhe dtpbylle, membraneuse, rougeâtre, qui enveloppait l'ombelle avant son épanouissement. Les six divisions du péri a nt lie, formant la corolle, sont longues de près de deux pouces, larges de quatre lignes, pointues, roulées eu dehors et largement ondulées sur leurs bords. Les étamines, ail nombre de six, ont leurs filaments redressés, un peu plus longs que la corolle, de la même couleur qu'elle, insérés à lu base et devant chaque division; elles portent des anthères ovales, vacillanles et d’un jaune verdâtre. L'ovaire est inférieur, arrondi, un peu triangulaire. surmonté d’un style cylindrique, plus long que les étamines, de la même couleur, terminé par un stigmate à trois lobes élargis et jaunâtres. Le fruit est une capsule à (rois loges et à Irais valves, qui renferme plusieurs graines.

Nerine gracieuse, Nerine venu ata, Herb. La hampe a huit pouces; elle est cylindrique, creuse, terminée par une spalhe bifide, membraneuse, rosâtre, rayée de rouge ponceau, enveloppant quatre à cinq belles fleurs pédicellées, d’un rouge écarlate; les divisions du périairtbe sont un peu plus courtes et plus larges que dans les espèces précédentes, mais toujours profondément découpées, roulées en dehors cl ondulées latéralement.

NErine GrEnEsienne. Nerine Samicnsis , Ucrb.; Amaryllis Samicnsis , Lin., Willd.; Lilium Sa rrtiense, Dugl., Mou., t. 1, 2; Marvin* us Japçnicus, rutilo flore, Corn., Cunuil. 157, t. 158. Il y a près de deux siècles que cette plante est cultivée en Europe; elle arriva primitivement du Japon, puis fut apportée du Cap. Un événement assez singulier lui valut son nom spécifique : il y a environ cent cinquante ans qu'un vaisseau revenant du Japon, avec une certaine quantité de bulbes de cette plante, fut jeté sur les rives de l’ile de Gucrnesey, et y échoua; les oignons lancés par les vagues , furent bientôt recouverts de sable et commencèrent à pousser; les fleurs survinrent, puis la plante sc propagea de manière â devenir pour les habitants, une branche de commerce qu'ils étendirent par une culture artificielle. De toute part on s'approvisionna des bulbes croissant

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en plein air à Guernesey, el le nom leur en csl resté, ('.es bulbes sont rie médiocre grosseur, recouverts d’une tunique membraneuse et brune; chacun d’eux produit une hampe un peu comprimée, de dix à douze pouces de hauteur, terminée par une ombelle de fleurs élégantes, portées sur de longs pédicelles pourvus d’une bractée linéaire, membraneuse cl d’un fauve pourpré; la spalhequi enveloppe l’ombelle, csl de même consistance que les bractées. Le périanthe est d’un rose foncé, éclatant, profondément partagé en six découpures allongées, longues de dix-huit lignes, larges de quatre, roulées en dehors et faiblement ondulées. Après la floraison naissent deux ou trois feuilles linéaires, glabres, d'un vert gai, presque obtuses, longues de cinq à six pouces, larges de six à sept lignes.

NtmriE oxdllée. Nerine umlulnta , Uerh-; Amaryllis undulata , Lin., L’hérit. Son bulbe est gros comme une noix; il donne naissance à une touffe de quatre à cinq feuilles étroites, linéaires, canaliculées, presque obtuses, d’un vert peu brillant, longues de dix à douze pouces et larges de six lignes; à côté des feuilles s’élève la hampe qui est cylindrique et un peu plus longue qu’elles ; l’ombelle qui la termine se compose de douze à quinze fleurs sortant d’une spalhe rose et bifide; les pédicelles sont assez longs, munis de bradées filiformes, aplaties cl ondulées; ils portent chacun une fleur dont le périanthe est profondément divisé en six srgmeiits ou lobes étroits, longs de dix lignes, grêles, élégants, réfléchis vers le sommet qui se termine en pointe, fortement ondulés sur les bords et d’un rose violâtre, plus pâle à la face postérieure qu’à la supérieure.

NÉR1NÉE. Nerinea. aou. Des Coquilles pétrifiées, turriculées, élancées, probablement canaliculérs à la base, présentant de très-grands plis sur la columelle et sur les différentes faces internes des tours de spire, ont servi à Defrance pour rétablissement du genre Nérinée. Le Calcaire ootilique blanc des environs de Lizieux, de Bailly près d’Auxerre, el des environs de Nevera, a d’abord présenté les Coquilles singulières dont il est question. Depuis on en a découvert de plus grandes espèces dans le même terrain, aux environs de Saint Miliiel , et aux environs de Nancy. Si l’on vient à scier en deux de ces Coquilles, on les trouve perforées dans l’axe, et on aperçoit avec facilité la disposition particulière des plis, qui en s’étendant, en se contournant quelquefois dans la cavité intérieure de la spire, ont laissé peu de place pour la partie postérieure de l’animal ; aussi, d’après celte disposition, les moules intérieurs des Nérinécs ressemblent en quelque sorte à des rubans gauffrés dans leur longueur, l.cs caractères de ce genre, qui doit prendre place près des Cérilbes, peuvent être exprimés ainsi : coquilles turriculées, allongées, à tours nombreux; axe perforé; columelle fort grosse, présentant trois plis dont le premier et le dernier sont les plus grauds, celui du milieu n’existant pas toujours; un ou deux sur le côté droit de chaque tour. Il existe donc dans la coquille au moins trois plis, et pas plus de cinq dans les espèces où ils se voient tous. Ils sont souvent diversement contournés, quelquefois très-flexueux; ils pré-

sentent une, deux, et quelquefois trois gouttières séparées par des carènes aiguës; d’autres fois ils sont simples, seulement plus ou moins inclinés sur le plan où ils reposent; chaque espèce présente au reste dans ces parties des caraclères exirèmement tranchés, qui ne permettent dans aucun cas de les confondre; ainsi la forme ou les accidents extérieurs venant à manquer pour la détermination de l’espèce, on pourra avoir une entière confiance dans la forme des plis.

NÊHixftE de la Meuse. Serina Mo*œ, Desh. Elle est pyramidale, plus large à la base que toutes les autres espèces. Les tours de spire, au nombre de dix ou onze, sont creusés en gouttière transversalement; la suture est placée sur l’endroit le plus saillant de chaque tour; des stries grossières, obliques, indiquent les accroissements. Dans quelques individus, les tours de spire audessous de la suture sont couronnés de tubercules Irréguliers et obsolètes; il y a cinq plis â l’intérieur, trois sur la columelle, deux sur le côté droit ; des trois de la columelle, c’est le médian qui est le plus petit; le premier du côté droit est petit, il est opposé au premier, columelfaire; le second est beaucoup plus grand; il est vis à-vis le pli moyen de la columelle, qui est le plus petit de ce côté.

NÉRION. Nerium. bot. Ce genre, de la ramille des Apocynéeset de la Penlandric Monogynie. L., fut établi par Tourneforl sur un arbrisseau qui fait depuis un temps immémorial l’ornement des jardins, où il est connu sous le nom vulgaire de Laurier Rose. Ce genre fut adopté par Linné el par tous les botanistes modernes, qui l'augmentèrent de plusieurs espèces, mais dont il fallut le débarrasser lorsqu'on étudia avec plus de soin les plantes qui composent la famille des Apocynées. Ainsi le Nerium raudalum de Loraarclc, que Linné plaçait parmi les Echites, fui transféré par De Candolle (Ann. du Muséum d’Ilist. nal., I, p. 411) dans son nouveau genre Slrophnntus. C’est aussi â ce dernier genre que Rrerncr el Schultes ont rapporté le Nerium scandene de Loureiro. R. Brown ( Prodrom . Noc. -Holland. , p. 407) établit un genre It'riyhtia sur les Nerium anlidyttenlericum et Zeylanicum de Linné, auxquelles espèces il en adjoignit une autre de la Nouvelle-Hollande, ainsi que le Nerium tinclor ium de certains auteurs. Ce genre H'righlia comprend ainsi une partie des espèces linnéennesde Nerium, et correspond au genre Nerium tout entier de Gærtner. Le Nerium coronarium de Jacquin. espèce identique avec le Nerium dicaricatum de Linné, a été transporté par R. Brown parmi les J'nbernœmontana. Les caraclères essentiels du genre réformé sont : calice petit, persistant, divisé profondément en cinq segments aigus; de petites dents situées à la base du calice el en dehors de la corolle qui est hypocralériforme ; son orifice est orné d’une couronne de folioles lacéréesmultifides, el son limbe est à cinq divisions larges, obliques el obtuses; étamines au nombre de cinq, dont les filets sont insérés sur le tube, el dont les anthères sont sagillées, terminées par de longs appendices qui adhèrent entre eux au-dessus du stigmate; style filiforme, dilaté au sommet, terminé par un stigmate obtus; follicules au nombre de deux, longs, cylindri-

que*, aciiuiHtr*, univalves. uniloculaire*, s'ouvrant longitudinalement d’un côté. et contenant plusieurs graines imbriquées cl couronnées d'une aigrette. Les espèces sont peu nombreuses, et se ressemblent tellement, qu'on serait tenté de les réunir en une seule et de les regarder comme des variétés plus ou moins tranchées d’un type qui serait le Aérium Oleander de Linné; elles croissent dans les climats chauds de l’ancien continent.

Mebiox connu*. Aérium Oleander , L., vulgairement La ii rose ou Laurier-Rose. Tout le monde connaît ce charmant arbrisseau dont la culture est maintenant répandue dans l’Europe entière. Il croit naturellement sur toutes les côtes de la Méditerranée, et il s'étend jusque dans l'Inde orientale. Il est toujours vert, trèsrameux. et s'élève â la hauteur de deux à trois mètres. Ses Feuilles sont linéaires-lancéolées, aigues, entières, glabres, coriaces, lernées, d’un vert foncé, avec une nervure blanche et proéminente en dessous. De belles fleurs roses ou purpurines, quelquefois blanches, sont disposées au sommet des rameaux en cimes ombellées. Elles s’épanouissent, sous le climat de Paris, dans les mois de juillet et d’août.

NEriox ouoraxt. Aérium odorat mn , Lamk., Encycl. Mélhod. Celte espèce se distingue de la précédente, avec laquelle Linné la confondait sous le litre de variété, par ses fleurs légèrement odorantes, pourvues d’appendices coronifonnes , filamenteux et non pas simplement lacérés; par ses anthères surmontées de filets très- barbus et comme plumeux. Ou en cultive dans les jardins une variété très-élégante. Elle donne pendant tout l'été de gros bouquets de fleurs doubles d’une couleur vive et quelquefois panachée, qui exlialeul une odeur suave. Ces fleurs doubles présentent deux limbes à la corolle, partagés l’un et l’autre en cinq découpures élargies et obtuses à leur sommet. En cet étal, le Laurier-Rose odorant est une des plus belles plantes d'ornement. Les rameaux sont tellement chargés de fleurs, qu'ils plient sous le poids et se penchent avec grâce de tous les côtés. Cet arbuste croit spontanément sur les rives des fleuves et sur les bords de la mer, dans les Indes orientales.

MÉRIPTÈKE. A ’eripteron. «oll. Genre proposé par Lesson, dans la Zoologie du Voyage de la Coquille, p. 585, pour certaines Nérilines que l’on ne peut laisser réunies, et dont les distinctions néanmoins ne peuvent être rendues parfaitement sensibles par des phrases. Lesson décrit deux espèces de Mériplères dont l’une, celle de Maurice, Aeripleron Mauriciæ, est irrégulièrement ovalaire: sa surface dorsale est convexe, l'inférieure est plane; sa spire, à peine marquée, fait un petit crochet postérieur. Son lest est lisse, vert, couvert de petites guillodiures noires, très-fines, très-serrées, imitant des stries circulaires; la bouche est petite, débordée par la lèvre externe, qui est simple, nbovale, dépassant la columelle, et se dilatant en aile mince sur son bord postérieur. La columelle est oblique, enfoncée, lisse, munie â son bord, qui est coupant, de deux dents garnies dans leur intervalle de fines dentelures. Le dedans de la bouche, le rebord et la columelle sont d'un blanc bleuâtre. Taille, sept lignes de diamètre

Transversal sur deux et demie de hauteur. Elle vit dans les rivières de l'ilc Maurice. La seconde espèce a été nommée Nérlptère d’O-Tafli ; Aeripleron Tailenti», Lesson.

NÉR1TACÉES. Aerilaceæ. «oïl. Famille instituée par l.amarck, et qu’il a composée des genres Notice, Nérite, Néritine et Navicclle. Parmi ces genres, celui des Nérilines seul doit être supprimé, et rentrer parmi les Mérites.

NÉRITE.. Nerita. «oll. Genre de la famille des Mérita cées, caractérisé de la manière suivante . animal globuleux; pied circulaire, épais, sans sillon en avant, ni lobe pour l’opercule en arrière, avec un muscle colutnellaire. bipartite; tentacules coniques; yeux suhpédonculés à leur côté externe; bouche sans dent labiale, mais avec une langue denticulée. prolongée dans la cavité viscérale; une seule et unique grande branchie pecliniforme; l'organe excitateur mâle est auri forme au côté droit, en avant du tentacule de ce côté. Coquille épaisse, semi- globuleuse, à spire peu ou point saillante, non ombiliquée; ouverture semi lunaire; le bord droit est souvent denté à l'intérieur; le gauche est tranchant, oblique, septiforme, denté ou non denté. Impression musculaire double, en fer â cheval incomplet. Opercule calcaire, subspiral; le sommet est tout à fait marginal â son extrémité gauche; il y a une ou deux apophyses d’adhérence musculaire à son bord postérieur.

Les espèces de Nérites, soit marines, soit lacustres, sont nombreuses; on en rencontre dans les eaux douces de presque tous les pays; mais les plus grosses espèces, et celles qui sont ornée* des plus vives couleurs, appartiennent aux régions chaudes du globe : dans le Mord ou dans la zone tempérée on les trouve avec les Planorbcs. les Limnées et les Muleltes, surtout dans les eaux courantes; au Midi, c’est avec les Mélanopsides, les Mélanics ou les Navicelles qu'elles peuplent en abondance les rivières et les ruisseaux.

f Coquilles marines; des dents au bord droit et au bord gauche (genre Nérite).

a. Callosité columellaire lisse.

N£rite polie. Aerila polila, Lin. Coquille des plus communes et des plus variables dans ses couleurs; elle vient des mers de l’Inde; elle est épaisse, solide, polie, ayant le pli sur le bord gauche, et deux petites dents; on voit sur le bord droit des stries peu saillantes; la callosité columellaire est entièrement lisse et convexe; l'opercule est lisse dans le centre; son bord droit est élégamment strié.

b. Callosité columellaire chagrinée ou plissée.

Mérité Gbivi. Aerila esucia, Lin. Parmi les espèces de ce genre, c’est celle qui prend le plus grand volume; elle est épaisse, blanche, marbrée détachés noires; la surface extérieure est couverte de côtes transversales : une petite alternant avec une grosse; ces côtes sont remarquables en ce qu’elles sont aiguës au sommet et non arrondies comme dans d’autres espèces; elles sont coupées longitudinalement par des stries assez régulières, quoiqu’un peu grossières; le bord gauche ou columellaire n'a que deux dents assez petites; la callosité columellaire est concave, tachetée d'un Jaune aurore dans la partie gauche; elle est par-

semée d’un grand nombre de granulations inégales qui la rendent chagrinée.

ft Coquilles duviatiles; point de dent au bord droit (genre Nériline, Lamk.).

a. Espèces lisses.

Mérité pi m igére. Kerita pulligera, Lin., EncycJ., pl. 458, Bg. 1, a. b, fig. 2, a. b. Cette Coquille «e trouve dans les rivières de l'Inde et des Moluques; c'est une des plus grandes espèces du genre; elle est ovale, légèrement striée; sa couleur est d’un fauve noirâtre en dehors; elle est souvent couverte de pustules saillantes, qui sont des œufs desséchés. La lèvre est dilatée, mince, tranchante en son bord, près de ce bord elle est teinte en fauve; mais â l'intérieur toute sa coquille est blanche ; le bord gauche est dentelé; l’opercule est lisse, très- mince, tranchant et subcorné au bord externe. d’un blanc fauve, avec des rayons violets, plus ou moins nombreux; la face interne a deux apophyses d’insertion musculaire : l’une courlc faisant saillie au sommel, l’autre plus longue et plus grêle, dépassant notablement le bord inleruc.

b. Espèces épineuses.

Mérité LoxGLE-fcriRE. Nerita Corona, Linné. Celle Coquille est fort remarquable par les longues épines qui la couronnent; elle est globuleuse, oblongue, striée, fort noire, surtout lorsqu'elle est adulte; le dernier tour es! couronné postérieurement d’un rang de longues épines complètement tubuleuses; souvent le sommel est rongé; l’ouverture est entièrement blanche; son bord droit est très-mince et tranchant; le bord gauche ou columellaire est légèrement dentelé.

MÉRITELLE. moll. Espèce du genre Uélicine. A\ ce mot.

MÊRITIM’E. Ncrilina. mou.. Ce genre a été proposé par Lamarck pour séparer les Mérites marines des Huviatiles; la ressemblance entière qui existe entre les animaux de ces deux genres a porté la plupart des conchyliologues à les réunir et à en faire seulement une sous-division des Mérites. V , ce mot.

NÉIUTITES. moll. On a quelquefois donné ce nom aux Mérites fossiles.

NERITOSTOMA. moll. Ce genre de Klein, établi (tour la Limnée auriculaire (Mon. Met h. Ostrac., p. 55), n’a pu être adopté puisqu'il sépare, d’après la forme seulement, une espèce de Limitée de ses congénères.

NERIUM. bot. y. Nériom. Un a quelquefois appelé Meriuin des Alpes, le Rhododendrum hirsutum, L. y. Rosage.

NËHO. rois. y. Auros.

M’ÉHOCII.K. Nerocila. crl'st. Genre de l’ordre des Isopodes, établi par Leacli, et que Lalreille n’adopte pas. Suivant le premier auteur, ses caractères sont : extrémité du dernier segment de l'abdomen pointue ou arrondie; lames des appendices ventraux foliacées, inégales, les extérieures étant les plus grandes; côtés des segments du corps et de l’abdomen terminés en pointe; ceux du dernier graduellement dilatés depuis sa base jusqu’à son milieu, arrondis ensuite. Ce genre ne renferme qu’une espèce :

MErocii.e de Blaixville. e roc Ha HtainviUiana, Leacli; Cymothoa / alcala , Fahr., Eut. Syst., Il, 504.

La lame extérieure des appendices du ventre est pointue.

NÉROLI. bot. On donne, dans In parfumerie, ce nom à l'huile essentielle de l’écorce d’orange.

NÊROPHIS. pois. Raffîuesque, dans son Indice d’Ichth. Sic. , forme , sous ce nom et aux dépens des Syngnathes, un genre pour les espèces qui n onl d’autre nageoire que la dorsale. Il n'y comprend que 1*0phidion r L., qu'il appelle Mcrophi » dilata , et une autre espèce qu’il appelle maculata. Les Slignathus paraci/UM et fascial us de Itisso pourraient aussi être placés parmi les Mérophis.

MERPUUN. Illuminas, bot. Genre qui a donné son nom à la famille des llliamnées et qui appartient à la Pentandrie Digynie, L. H se compose d’un très-grand nombre d’espèces indigènes et exotiques. Ce sont des arbrisseaux épineux ou dépourvus d’épines, à feuilles opposées, quelquefois persistantes, entières ou dentées, inunies de deux stipules à leur base. Les Heurs hermaphrodites ou unisexuées sont axillaires, disposées en épi ou en fascicule, rarement solitaires. Leur calice est tubuleux ou turbiné; leur limbe à quatre ou cinq lobes aigus. La corolle, qui manque dans quelques espèces, se compose de quatre à cinq pétales, souveut très petits, entiers ou bilobés. Les élaulines, en même nombre que les pétales, leur sont opposées. Elles s’insèrent au bord libre d’un disque périgyne, qui tapisse toute la face interne du luhe calicinal et se resserre quelquefois à son bord libre, qui est saillant et lobé. Les filets sont généralement très-courts; les anthères ovoïdes, introrses, à deux loges s'ouvrant par au sillon longitudinal. L’ovaire est libre, globuleux, à trois ou quatre loges contenant chacune un seul ovule dressé. Les styles sont au nombre de (rois à quatre, le plus généralement soudés entre eux dans presque toute leur longueur, et terminés chacun â leur sommet par un stigmate simple. Le fruit est pisiforme, charnu, quelquefois accompagné à sa base par le calice persistant; il conlienl de deux à quatre nuculcs cartilagineuses , planes du côté interne où elles offrent en général un sillon longitudinal, qui va se terminer à un petit enfoncement circulaire. La graine renfermée dans ce nucule est plane ou roulée, composée, outre son stigmate propre, d'un endospertue charnu, contenant un embryon dressé, ayant la radicule très-courte et conique, les cotylédons très-larges, très-obtus, tantôt plans, tantôt convolulés.

Ce genre ainsi caractérisé renferme les trois sections formées par Tourneforl, sous les noms de Rhatnnu* , d 'Alalernus et de Frangula. On doit aussi y réunir le genre proposé par Adolphe Rrouguiarl (Mém. sur la fam. des Rhamnées), sous le nom de Sageretia. En effet ce genre, d’après le caractère donné par l'auteur, ne diffère des vrais Nerpruns, aux dépens desquels il avait été établi, que par la forme du disque qui, dans le Sageretia, est plus développé dans sa partie supérieure où il presse l'ovaire; mais ce caractère parait trop peu important pour légitimer la séparation de ce genre.

t Rameaux munis d’épines.

Nerfec* cathartique. Rhamnus calharlicus , L.

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