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Manteau Ducal (Conch.), une espèce du genre Peigne.
Manteau ou Tromtette oc Christ (Bol.), le Datura fastuosa, L.
Manteau de Dame (Bot.), Y Alchimilta argentea.
Manteau-Gris ou Gris-Manteau (Ois.l, la Corneille manlelée.
Manteau de Gueux (Bot.), la Pulmonaire dont la rouille est tachée, ou de grands lliimex aquatiques dont les feuilles se trouent et se déchirent assez naturellement.
Manteau-Noir ou Noir-Manteau (Ois.), une espèce de Mouette ou Goéland.
Manteau -Pourpre (Moll.), une grande espèce du genre Peigne.
Manteau-Boval (In», et Bot.), une Chenille et l'Ancolie.
Manteau de Saint- Jases (Moll.), une Coquille du genre Harpe.
Manteau de Sainte-M arie (Rot.), la Colocase, etc.
MANTKLÉE. ois. Espèce du genre Corbeau. Corbeau. C'est aussi le nom d’une Buse du Brésil, Faucon, et d’une Colombe des Indes. V . Pigeon.
MaNTELKT. holl. Adanson (Voy. au Sénég.), trompé par quelques différences que présentent les animaux et les coquilles des Porcelaines jeunes avec les vieilles, avait formé lin genre pour les premières, auquel il avait donné ce nom ; quelques auteurs, sans l’avoir examiné assez attentivement, l’ont adopté à tort. y . Porcelaine.
M \ NIELLE, ots. L’un des noms vulgaires de la Corneille manlelée. y . Corbeau.
MANTELLIE. Mantetlia. bot. ross. Genre de la famille des Cicadées, reconnu par Brongniard, parmi des pétrifications calcaires de Porlland , dans des troncs cylindriques ou subsphéroïdés, qui ne laissaient plus que des indices incertains d'axe; les cicatrices des frondes sont rhomboïdes, larges, courtes et saillantes.
MANTICOUE. Manticora. ins. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Carnassiers terrestres, tribu des Cicindelèles, établi par Fabricius, et adopté par tous les entomologistes; ses caractères sont : tous les tarses semblables, à articles cylindriques dans les deux sexes; dos du corselet formant une sorte de lobe demi -circulaire, horizontal, prolongé jusqu’au dessus du bord postérieur, et tombant brusquement dans son pourtour, avec les bords presque aigus et sinués; abdomen pédicule, presque en forme de cœur, plus large que la partie antérieure du corps , presque entièrement enveloppé par les élylres qui sont carénées latéralement. Fabricius n'ayant vu que quatre aiilennules aux Manticores, et trompé d’ailleurs par la forme des élylres, crut que ce genre avait beaucoup de rapports avec celui des Pimélies. Mais l’ensemble de tous ses caractères le rapproche tellement desCicindèles. que Clairville pense même qu'il n’en est pas distinct. Outre les caractères tirés de la forme des élylres et de l'abdomen, qui éloignent ces insectes des Cicindèles, ils en sont encore séparés, ainsi que des insectes de la même tribu, par la longueur du pénultième article de leurs palpes inaxillaires extérieures, qui surpasse celle du dernier article des mêmes palpes. La tète des Manticores est très grande, aplatie sur le front,
; presque cylindrique postérieurement. Les mandibules sont très-grandes, arquées et armées intérieurement de : quatre dents, dont la troisième est beaucoup plus petite , que les autres; la lèvre supérieure est plus avancée, presque transversale; elle a six dentelures à sa partie antérieure. Les palpes sont grandes, et leur dernier article est un peu sécuriforme. Les antennes sont minces et filiformes, leur troisième article est allongé et anguleux. Les yeux sont arrondis, petits et peu saillants; le corselet est presque de la longueur de la tète; il parait divisé en deux parties par un sillon transversal, peu éloigné du bord antérieur, parallèle à celui-ci. et prolongé sur les côtés et en dessous, jusqu'à l’origine des pattes antérieures. Il n'y a pas d'écusson visible; l’abi domen parait pédicule, et il est presque entièrement ! enveloppé par les élylres qui sont soudées, larges, plane* en dessus, presque en forme de cœur, fortement chagrinées, surtout postérieurement. Les bords latéraux sont en carène et légèrement dentelés, et la partie qui enveloppe l’abdomen est presque lisse, à l’exception de quelques points élevés vers l'extrémité; les pattes sont grandes et couvertes de poils roides et assez serrés.
! Les Manticores ont la démarche vive des Carabes; ils ' courent sur les sables de la partie la plus méridionale . de l'Afrique, et se cachent souvent sous tes pierres. Ils j se nourrissent d’insectes.
Manticore maxillaire. Manticora maxillosa , Fahr., Oliv., Lalr., Dej.; Carabe à tubercules. Degéer; Cicimlcta gigantca , Thunb., Hcrhst, etc. Cet insecte est long de plus d'un pouce et demi, il est entièrement d’une couleur noire, peu luisante, et l’on aperçoit sur tout le corps des poils assez longs, roides et peu rapprochés les uns des autres. Du cap de Bonne Espérance.
MANT1DES. Mantilles, ins. Famille de l'ordre des Orthoptères, section des Coureurs, établie par Latreille, et renfermant une portion du grand genre Manlis de ) Linné. Les caractères de celle famille sont : corps allongé et étroit; tôle découverte; palpes courtes, filiformes, finissant en pointe; languette quadrifide; an- { tenues simples dans les deux sexes, ou pectinécs dans tes mâles; corselet grand, étroit, quelquefois dilaté sur les côtés; ailes simplement pliées dans leur longueur;
I les deux pieds antérieurs beaucoup plus grands que les autres, avec les hanches longues, les cuisses fortes, comprimées et épineuses, et les jambes terminées par * un fort crochet, susceptible de se replier sous ces cuis- | s«-s, afin de pouvoir saisir leur proie; les autres pieds | sont grêles, peu garnis d'épines, et ont souvent au bout des cuisses un appendice foliacé plus ou moins développé. L'abdomen est un peu plus large que le llio- 1 rax et festonné sur le* bords dans plusieurs.
Ces insectes se trouvent dans les pays tempérés cl | méridionaux; ils se tiennent sur les arbres et 6ur les plantes, ressemblent même quelquefois à des feuilles par la forme et la couleur de leur corps et de leurs ailes. Ils recherchent la lumière du jour, vivent d'autres insectes qu'ils saisissent avec leurs pieds antérieurs, qu’ils relèvent ou portent en avant, et dont ils replient avec promptitude la jambe contre le dessous de la cuisse. Leurs œufs, très -nombreux, sont renfermés dans autant de petites cellules composées d'une ma-
tière gommeuse, se durcissant fl l’air el disposés par séries régulières et réunies en une masse ovoïde; la femelle les colle sur des plantes ou sur d'autres corps élevés à la surface de la terre. Le jabot de ces insectes est longitudinal; leur gésier a. en dedans, de fortes dents crochues; on leur compte huit à dix ccecums autour du pylore. Ces animaux ont été désignés par Stoll sous les noms de Fecilles ambulaxtes; celte famille forme deux genres. P. Excise el .Maxte.
MaNTIS. ixs. Synonyme de Mante. V. ce mot.
MANTISALQL1E. Manlisalca. üot. Cassini (Bulletin de la Société Philomatique, septembre 1818) a formé sous ce nom. mi genre aux dépens du Centaurea de Linné. Entre autres caractères, il lui attribue les suivants : involucrc ovoïde, formé d’écailles régulièrement imbriquées, appliquées, ovales -oblongucs, coriaces, surmontées d'un appendice tubuleux, spiniforme et réfléchi; réceptacle plan, épais, garni de paillettes; calathide dont les fleurs centrales sont nombreuses et hermaphrodites . celles de la circonférence sur un seul rang, neutres et à corolles agrandies; ovaires des fleurs centrales munis de eûtes longitudinales et de stries transversales, surmontés d’une double aigrette : l’extérieure semblable à celle des autres Centaurées; l'intérieure irrégulière, unilatérale, composée de trois ou quatre paillettes soudées entre elles, et formant une large lame membraneuse. Ce genre lie présente qu’une seule espèce, Centaurea Sahnunlica , qui se trouve dans l'Europe méridionale.
MAINTISB1E. Mantisbia. ix». Coléoptères télramères; genre de la famille des Longicornes, établi aux dépens du genre Pi tonus , de Fabricius. avec ces caractères: antennes filiformes, de onze articles cylindriques, dont le troisième aussi long que les trois suivants réunis; mandibules courtes, pointues et dentées; palpes courtes; corselet carré, rétréci en devant et armé latéralement de fines épines; écusson presque triangulaire; élytres longues, presque linéaires, arrondies au bout, ayant une petite épine droite à leur angle suturai ; dernier segment de l'abdomen échancré au milieu, dans les inàles; anus velu; pattes grandes; cuisses comprimées, épineuses en dessous. Ce genre a été créé par Audinel-Servillc sous le mun de Macroloma qui n'a pas dû être conservé puisque ce même nom avait été appliqué antérieurement à un autre genre d'insectes. Les Prionus serripes , paltnatus et Luzonuin, de Fabricius, eu font partie. Tous trois ainsi que le Castaneusy d'Olivier, sont dq l'Afrique.
MANTISIK. Mantisia. bot. Genre de la famille des Amomées el de la Monandrie Monogynie, L., établi par Sims [bot. Magazine, p. et t. 15i0) qui l’a ainsi caractérisé : calice coloré trifide; corolle monopétale à trois lobes; étamine libre; filament linéaire, très- long, bilobé au sommet, muni d'un appendice A chaque côté de sa base; anthère double; style subtile. Ce genre, comme on le voit, est très -rapproché du Gtobba ; son nom lui vient de celui de l'inseclc appelé Mantis, qui offre en quelque sorte l’aspect d’une demoiselle parée.
Maxtisie ex sai toir. Mantisia sattatoria, S. Ses racines sont fibreuses, simples, épaisses, charnues, allongées; les tiges sont inférieurement garnies de spa-
| lhes vaginales; les feuilles sont alternes, subpéliolées, • lancéolées, arrondies à leur hase, entières, rétrécies et prolongées à leur sommet en une languette très-aigue; les bractées sont grandes, ovales, presque en cœur, colorées en violet foncé; les Heurs sont pédicellées, terminales, souvent rapprochées plusieurs ensemble : chacune d'elles a une enveloppe spalluforme, trifide. ù divisions ou folioles inégales, connivenles el violettes; la , corolle est distante du calice, jaune, tnonopélalc, irrégulière, à trois lobes inégaux; étamine violette. Cette | plante est originaire des Indes, et se cultive en serre ; chaude où elle fleurit, dans nos climats, vers le mois de juin.
MANTISPE. Mnntispa. 1X5. Genre de l’ordre des Névroptèrcs, famille des Planipcnncs, tribu des Raphi- | dines (Lalr., Fam. nat. du Bègue Anim.), établi par Illiger cl ayant pour caractères : antennes sélacées; ! prolliorax en forme de corselet, allongé, cylindracé; ailes en toit; pattes antérieures ravisseuses. Les espèces qui forment ce genre ont été longtemps placées parmi les Orthoptères, et confondues avec les Mantes; la forme de leurs pattes antérieures cl leurs mœurs pouvaient, en effet, autoriser cette réunion; cependant Poda. et après lui Linné el Scopoli, n'avaient point commis cette I faute, et non-seulement ils plaçaient la Mantispe alors | connue, Mantispa pagana , parmi les Névroplères, ! mais ils en faisaient même une espèce du genre Itaphi- (lia. Les autres caractères fixent définitivement la place i des Mantispes auprès des Raphidics, el Lepelletier de ! Saint-Fargeau el Serville ont reconnu que la disposij tion des nervures des ailes est ici d’accord avec la méthode. Ce genre se distingue de tous ceux de sa famille ' par un caractère bien tranché, par la forme des pattes ! antérieures qui sont propres, ainsi que celles des Mantilles, à saisir les petits insectes dont ces animaux se 1 nourrissent.
Ces insectes ont le corps long; leur corselet a son segment antérieur fort allongé, évasé à la partie antérieure; le second segment est court el transversal; la tétc est triangulaire, verticale; les yeux sont grands, saillants : on voit entre eux trois petits yeux lisses peu apparents ; les antennes sont sétacées, seulement un peu plus longues que la tétc, composées d'articles nombreux, moniliformes; les deux de la base presque égaux entre eux. Le labre est avancé, presque carré, attaché au chaperon, arrondi et entier à sa partie antérieure; les mandibules sont fortes el cornées; tes palpes sont au nombre de quatre, filiformes, presque égales en longueur, le dernier article des maxillaires étant ovale et fort allongé. Les ailes sonl de grandeur égale, un peu réticulées, élevées en toit dans le repos. La plupart des nervures qui se dirigent vers les bords postérieur et intérieur se bifurquent en manière d'Y. L’abdomen est en forme de massue , rétréci vers sa base. Les pattes antérieures ont leurs hanches très-longues; leurs cuisses sont dilatées, carénées en dessous; cette carène est garnie de dents. Les jambes sont arquées, comprimées el tranchantes en dessous, cl s'appliquent sur la cuisse entre la série des dentelures el une épine qui est placée près de la carène; les tarses ne paraissent consister I qu'en un fort onglet. Les quatre autres pattes sonl pe-
tite»; leurs tarses sont composés de cinq articles et terminés par deux crochets, s'élargissant un peu vers leur extrémité qui est tridenlée, et par une pelote grosse et bilobée.
Ce genre se compose de cinq ou six espèces dont une seule est propre à l’Europe.
Mantisfe patente. Mnntispa pogana , lllig., I.atr.; Raphidia Mnntispa, Scop., L.; Ma n lis per sa, Pal!., Spicil. (Zool., fasc. 9, pl. 14. tab. 1, fig. 8); Mnntis pogana, Fabr. Elle est petite, d’une couleur ferrugineuse. avec les yeux noirs. Ses ailes sont transparentes et réticulées, et ont à la côte une tache ferrugineuse. Elle se trouve dans le midi de la France.
M tNTCODE. ois. Espèce du genre Paradis dont Vieillot a fait le type de son genre Cicinnurus. F. Paradis.
MANUCODE A DOUZE FILETS, ois. F. Proxerops a