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semblaient dans les couches qu'elles y déposaient, les produits de tous les régnes et de tous climats. Par le développement exagéré d’un phénomène de la nature actuelle, Dolomieu cherchait à expliquer les faits que l'observation lui avait fait connaître, sans avoir besoin de supposer des retraites, des séjours et des retours de la Mer plusieurs fois répétés sur le inéme point du globe, comme on ne se fait pas scrupule de l'admettre aujourd'hui daus des ouvrages célèbres. Mais est -il plus facile de concilier l'opinion de Dolomieu, que cette dernière supposition, avec les connaissances astronomiques, qui nous ont dévoilé l'ordre établi dans l'univers et les lois immuables qui les régissent? Par quelles causes les Marées de huit cents toises auraient-elles été produites, h moins de supposer que la masse des eaux, les rapports de la terre avec le soleil et la lune, ses mouvements mêmes, étaient différents de ce qu'ils sont aujourd'hui A une époque où cependant végétaient et vivaient déjà sur celte même terre, des plantes et des animaux analogues sous le rapport de leur organisation avec les êtres de la terre actuelle?
MARÉKAMTE. *ix. Nom d'une variété glohuliforme d'Ohsidienne. y. ce mot.
MARGL. ois. (Sepp.) Synonyme de Barge à queue noire. y. Barge.
MARÈNE. pois. Espèce du genre Corégone. V. ce mot.
MARENGA. bot. Le genre que Salisbury a proposé sous ce nom, dans la famille des Scylaminécs, n’a point paru différer suffisamment du genre shnomum pour en être distrait; en conséquence, il n‘a pas été adopté.
MARENGE. ois. Synonyme vulgaire de Charbonnière. y. Mêsaxge.
MARKNTEIIIA. bot. Ce genre établi d'après Nnronha, par Du Pelil-Thouars (A’oo. Gen. Madagasc., p. 18, n» GO), a été réuni par Dunal (Monographie des Anonacées, p. 43) aux Unona, et l'espèce unique dont il était composé a été nommée par De Candolle Unona Marenteria. Celui-ci a employé le mol Marenteria pour désigner une sous-section des Unona. y. Unons.
MARENULE. pois. Espèce du genre Corégone. y. ce mot.
MARETON. ois. Synonyme vulgaire de Millouin. y. Caxard.
M t R FOU U Ê. bot. L’un des noms vulgaires de I’/ lelleborus f'œtidus , L.
MARGADON. *otL. Nom vulgaire de la Seiche commune, Sepia offlcinalis, L.
MARGAGNON. pois. Nom vulgaire de l'Anguille mâle, dans certains cantons de la France.
MARGAL etMARGAN. bot. L'Ivraie est ainsi nommée par le vulgaire.
MARGARATES. chis. Combinaisons de l’acide Margarique avec les bases salifiables.
MARGAKIDE. Margaris. bot. Genre de la famille des Ruhiacées, établi par De Candolle {Prodrom. , 4, p. 483) qui lui assigne pour caractères : tube du calice globuleux, son limbe subturbiné, semi quiuquéfide, à dents aiguës et persistantes ; -corolle infiindibulifonne, avec son tube obeonique, garni au sommet de cinq dents obtuses ou de cinq lobes très-courts; étamines insérées
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au milieu du tube, avec leurs filaments un peu plus courts que la corolle, et leurs anthères ovales; stigmate capité, indivis ou subhilobé. Le fruit consiste en une baie globuleuse, couronnée par le calice persistant, à deux loges renfermant une graine chacune; ces grai- ! nés sont demi-ovales, ordinairement actiminées. Les Margarides sont des arbrisseaux à rameaux grêles, garnis de feuilles opposées, ovales, glabres, accompagnées de petites stipules quelquefois solitaires; les pédicellcs sont axillaires, opposés, courts et unifiores. Ce genre a quelques rapports avec le Chiococca.
Margaride bariiigEre. Morgan' s barbigera , DC. Ses feuilles sont aiguës cl ses corolles barbues intérieurement ; ses fleurs sont blanches; ses fruits, de la grosseur d’un pois ordinaire, sont blancs. On trouve celte espèce au Mexique.
Margaride a pleurs sues. Margaris nudiflora , De Cand. Ses feuilles sont mucronécs et ses corolles i nues ou glabres intérieurement. Avec la précédente.
MARGARINE, zool. C'est le nom que l'on donne souvent à l'Acide margarique.
MARGARIQl'E. zool. On a désigné sous ce nom un Acide particulier, qui se trouve tout formé dans le gras ! des cadavres; cet Acide est d’une consistance assez ! ferme; il jouit de l'aspect de la Nacre de perles, se fond , à 00°, et cristallise par le refroidissement, en aiguilles entrelacées; il est insoluble dans l'eau, très -soluble daus l'alcool et l'éther; il rougit les couleurs bleues végétales et s'unit aux hases salifiables, d'où résultent des Margarates.
MARGARITA, bot. Ce genre de la famille des Synan- I Ihérées, tribu des Astérécs. qui a été créé par Gaudin dans sa Fl. Helvét., 5, p. 335, est le même que le genre licllidiusirum de Nichaux, qui a été adopté par Cassini.
MARGARITA, mx. F. Nacrite.
M A RGARITACÈS. Margaritaceœ. coxch. Famille de Mollusques proposée par Blainville pour remplacer celle des Malléacées de Lamarck. Ce sont à peu près les mêmes genres qui ont servi aux deux zoologistes pour la formation de ce groupe; seulement les Margaritacés contiennent plus de genres que les Malléacées. parce 1 que depuis la publication de l'ouvrage de Lamarck ils : ont été établis et adoptés, et sont venus naturellement se ranger dans leurs rapports naturels avec les anciens.
1 lin changement heureux que Blainville a fait, c'est de rapprocher les Vulselles des Marteaux dont elles sont fort voisines bien plus que des Huîtres où Lamarck les avait laissées. La famille des Margaritacés est composée des genres Vulsellc, Marteau, Berne, Crénalule, Inocérarae, Calille, Pulvinile, Gervilie et Avicute.
MARGARITAlRE. Margarita ria. bot. Dan» le sup- 1 plétncnt donné par Linné fils, aux genres de son père, on en trouve un ainsi nommé cl caractérisé de la ma- ' nière suivante : fleurs dioïques; calice à quatre dents; quatre pétales attachés au calice: dans les mâles, huit étamines insérées au réceptacle, à filets longs et séla- I cés, à anthères arrondies et petites; un rudiment d'ovaire surmonté d’un style unique: dans les femelles, quatre ou cinq styles filiformes, des stigmates simples; J un fruit globuleux, renfermant sous une enveloppe lé-
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jurement charnue, quatre ou cinq coques luisantes, qui s’ouvrent en deux valves. Une seule espèce originaire de Surinam se rapporte à ce genre, jusqu’ici très-obscur, et qui peut-être n’existe pas dans la nature, comme l'auteur lui-même parait le soupçonner. Il est possible en effet que les rameaux mâles, qui offrent des feuilles opposées et semblables à celles du Fusain, de nombreuses fleurs disposées en panicules rappelant celles du Spirxea Aruncut, n’appartiennent pas à la même plante que les rameaux à feuilles alternes et à Heurs solitaires axillaires, d’après lesquels les femelles ont été décrites. On rencontre assez fréquemment dans les herbiers, sous le nom de Margarita ria, une espèce d’Euphorbiacée dont il a déjà été parlé sous le nom de Cicca Antittana, et dont les fruits offrent quelque analogie avec ceux que Linné fils a décrits, mais les fleurs mâles sont tout à fait différentes de celles qu’il attribue au genre Margarilaire.
MAHGAItlTE. Margarita, coxcn. Leacli avait proposé ce genre pour une partie des Aviruics de Bruguière; Lamarck lui a donné depuis le nom de Pinladine; Megerle l’avait aussi formé, dès 18 11, sous le nom de Margaritiphore, et Klein enfin l’avait, bien avant tout cela, assez exactement indiqué sous le nom de Mater perlai uni. F. Pixtadixe.
MARGAH1TK. mix. Perlgtiinmer. Substance minérale nacrée, en petits prismes à huit pans, agglomérés, d’un gris de perle ou rougeâtre, qui se trouve dans le Tyrol, ordinairement mélangée avec la Chlnrite, parmi les filons ou amas de celte substance. Elle est composée, suivant le chimiste IMiménil. de Silice 50; Alumine 43.5; Chaux 10; Soude 1.5; oxide de Fer 5; Eau 1.
MARGARITIPHORE. CORCfl. r. Ma le a rite.
MARGAKIT1TES. MOLL. ross. Les anciens ont donné ce nom à des corps arrondis, pétrifiés, qu’ils ont cru être des perles; mais on n’a aucune certitude à cet égard. 11 n'en est pas de même d’une perle véritable que Dcshaves a trouvée en vidant une Avicule fossile de Bordeaux, Aricula /dialenacea, Bast., dont les deux valves étaient encore réunies. Ce corps parfaitement rond, d’une ligne de diamètre environ, avait conservé une partie de l’éclat de la Nacre.
MAKGAKOSPERMl'M. bot. Ce genre de la famille des Aspérifoliacées, créé par Reichenbacli. a été réuni au genre Lilhosperinum. P . ce mol.
MARGAY. mam. Espèce du genre Chat. V. ce mol.
MARGE, bot. On donne le nom de Marge, Margo, à cette bordure qui entoure le disque des Lichens; elle n’est jamais formée par le thallus, quelquefois elle est concolorc, c’est à dire de la même couleur que l’apo- Ihécion, comine cela a lieu dans le tecidea, ou formée d'une substance propre, comme on peut l’observer dans les Lecunora; dans le premier cas elle se dit propre, et dans le second elle est accessoire. Ou nomme Marge vraie celle qui fait partie de l’apolliérion, et fausse le bourrelet formé par le thallus qui ceint quelquefois l’apothécion très -étroitement . mais sans faire pourtant corps avec lui. On lire de cette partie des organes carjiomorphes d’excellents caractères spécifiques.
MAKG1NAIKE. Margiuaria. but. Genre de Fougères proposé par Bory-SMincent et qui doit entrer dans la
famille des Polypodiacêes proprement dites, c’est à dire parmi les vraies Fougères où les soressont dépourvus d'induse. La position de paquets arrondis et distincts de fructification, sur le bord des frondes, dit Rory, caractérise les Marginaires qui sont aux Polypodes ce que les Vittaires sont aux Piérides; ce genre est sans doute un peu artificiel, mais ne l'est pas plus que tant d'autres dont les différences ne sont empruntées que de la situation des organes fructificateurs; les positions des sores dans les sinus, sur la page, aux marges, le long de telle ou telle nervure, sont des caractères vagues. il en faut convenir, et propres Août au plus pour l'établissement de sous -genres ailleurs que chez les Fougères; mais dans la multitude des espèces dont plusieurs genres sont composés, on s'est vu réduit, pour éviter la confusion, à emprunter des caractères de cette sorte, pour pouvoir isoler quelques espèces du reste des masses. Les Marginaires offrent d’ailleurs quelques autres traits de connexion; indépendamment de la position de leurs paquets de capsules, leur consistance est épaisse, leur surface est plus ou moins écailleuse. On n’en connaît que de simples ou tout au plus de pinnalifides, et leur racine traçante serpente sur l'humus végétal des arbres pourris, dans les forêts; Bory en possède six espèces toutes des pays chauds, entre lesquelles sont : 1° la Margixaire scolopf.xdrixe, Polypotlium marginatum , B., in faillit. Sp., t. ix, p. MO, que Bory a découverte dans les bois de Mascareigne; 2*» la Margixaire cEtEracixe, Poly podium ccteracinum, Mich.. Amer., t. 2, p. 971; Pofypodium incanum, Willd., Sp.t t. ix, p. 174; Acroatichum Polypod io ides, L.. Sp., 1525. qui se trouve dans les parties chaudes des États-Unis d’Amérique, dans la Floride. à la Jamaïque, à la Martinique, à Cutnana et jusque dans les Guianes; 5° la Margixaire nixime, Margiuaria mi ni ma, B., semblable par ses formes et son aspect à la précédente, mais trois ou quatre fois plus petite et plus roussâtre : confondue dans les herbiers avec elle; on la trouve dans les parties tempérées du Brésil; 4" la Margixaire akcextEe. Polypodium argyratum, Willd.. assez semblable au n° 2. mais plus longue et plus étroite dans toutes ses parties, à pm miles plus aiguës, et toute revêtue d’une poussière blanche, argentée, qui fait ressortir la teinte blonde des sores qui sont gros, et forment comme des globules sur les bords de la fronde. Cette espèce se trouve dans les hautes montagnes de Mascareigne.
MARGINÉ. Marginatua. bot. zool. Se dit d’un organe muni d’un bord qui souvent diffère, par sa nature, de la partie moyenne.
MARGINELLE. Marginella. moll. Genre de la famille des Colntnellaires de Lamarck. qui se place dans les Pectinihranches biicciuobles de Cuvier. C'est à Adansou que l’on doit sa création ; il le nomma Porcelaine en conservant le nom vulgaire de Pucelage aux coquilles qui portent aujourd'hui celui de Porcelaine ; il y confondit les Olives, ce qui prouve que les animaux qu'il avait vus sont bien voisins. Malgré l'établissement de ce genre, Linné n'en rangea pas moins les Marginales au nombre de ses Volutes, ce que Bruguière imita. Lamarck, en démembrant le genre Volute de
Linné, et par suite le genre Porcelaine d’Adanson, donna à celui-ci le nom de Marginelle qui lui est resté : depuis lors ce genre a été adopté par la plupart des zoologistes, quoique ces animaux ne diffèrent de ceux des Porcelaines que par un peu moins d'ainpleur dans les lobes du manteau. Les coquilles offrent assez de différences pour être distinguées facilement; elles servent même de point intermédiaire entre les \ ulules et les Enroulés auxquels elles touchent par les espèces dont la spire n'est pas saillante; elles s’en rapprochent par le bourrelet marginal du bord droit, et souvent par les plis colmnellaires , qui accompagnent tout le bord gauche. Voici les caractères de ce genre : coquille ovale, oblonguc. lisse, à spire courte et à bord droit garni d’un bourrelet en dehors; base de l'ouverture à peine échancrée ; des plis à la columello presque égaux. Les Marginelles sont des coquilles lisses, de taille médiocre, agréablement colorées, qui viennent toutes des mers équatoriales des deux mondes; elles peuvent se diviser en deux groupes.
f Spire saillante.
Margmelle xeigecse. Marginella glabella, Lam., Anim. sans vert., t.vii, p. 355, n° 1; Foluta glabella. Lin., Gmel., p. 3-145, n° 32; la Porcelaine , Adanson, Voy. au Sénég., pl. 4, fig. 1; Encyclop., pl. 377, tig. fi, a, b. Coquille ovale, oblonguc, rougeâtre, marquée de deux zones transversales, d’un rouge plus foncé, toute parsemée de taches blanches, irrégulièrement disposées; spire courte, obtuse, conique; sutures peu profondes, marquées par une zone rouge, plus marquée, interrompue par des taches blanches plus grandes; bord droit épais, formant une légère échancrure à sa réunion avec le bord gauche; quatre plis saillants à la columello.
Margixelle bleuâtre. Marginella cœru/esccns , Lamk-, loc. cit., nu 4; Voluta prunum, Lin., Gmel., pag. 544G, n^TSS; YEgouen, Adanson, Voy. au Sénég., pl. 4, fig. 3; Encyclopédie, pl. 370, fig. 8, a. b.
Margixellk éburxëb. Marginella eburnea, Lamk., Annales du Mus., t. il, p. G1, n® 1, et l. vi, pl. 44, fig. 9, a, b; ibid., Anim. sans vert., loc. cil., n° 15. Petite espèce fossile des environs de Paris, fort commune à Grignon, cl qui a beaucoup de rapport avec le Marginella muncaria, Lamk.. loc. cit., n° 13, qui vient de la Nouvelle-Hollande.
f-f Spire non saillante.
Margixellr rayée. Marginella lineata , Lamk., Anim. sans vert., loc. cit., n° 23; t’oluta persicula (Var. b.). Lin., Gmel., p. 5444, nn 29; le Bobi, Adans., Voy. au Sénég., pl. 4, fig. 4; Martini, Concli.. t. il, lab. 42, fig. 419 et 490; Encyclopédie, pl. 377, fig. 4. a, h. Elle est assez commune dans les mers du Sénégal.
M ARGINUL1NE. -Var^inn/mo. moî.l. Dessalines d’Orbigny a proposé, sous ce nom, la formation d’un genre nouveau de Mollusques Céphalopodes, pour quelques coquilles que Linné avait placées dans son genre Kautfluê et que Lamarck a disséminées parmi ses Orlhocères. Ces coquilles se distinguent par une ouverture arrondie, située au bout d’un prolongement du sommet de la dernière loge, à son angle antérieur; par un test en forme de gaine arquée, à sommet déprimé, ayant à son origine l'empreinte volutaire; par scs loges
superposées, légèrement obliques. Ces coquilles dont le type serait le Xautilua raphanua, L., Orthocerua raphanua, Lam.. sont les premières de la classe O fl l’on aperçoit une tendance à la spirale, les loges se retournant postérieurement en crosse.
MARGOT, ois. Nom vulgaire de la Pic. F. Corbeau.
MARGOCSIER. bot. Nom vulgaire du Mctia Azatlerach.
MARGRAVE. Margraria. but. F. Marcgravie.
MARGUERITE, bot. Nom vulgaire de la Pâquerette,
' Dcllia perennis, étendu à d’autres Synanthérées. Ainsi : l'on a appelé :
Grande Marguerite ou Marguerite des ciiaxcs, le Chrysanthème Leucanlhème.
Marguerite jadrb Oü dorée, le Chry'aanthemutn coronarium, L.
Reine-Marguerite, l’^sfer Chinenai».
Marguerite de Sairt-Miciiel. l’Astère annuelle, etc.
MARGYRICARPE. Margyricarpua. bot. Genre de la famille des Rosacées et de la Diandrie Digvnie, L., établi par Ruiz et Pavon {Fl. Peruc. Prodr., 7, t. 33), et adopté par Kunth (iVor. Gener. et Spec. Plant.
| æquin., G, p. 229) qui en a ainsi déterminé les caractères : calice persistant, dont le tube est comprimé, tétragone, la gorge resserrée, le limbe à quatre ou cinq divisions profondes, munies chacune extérieurement et ù la base d’une petite épine denliforine; corolle nulle; deux étamines insérées sur l’orifice du tube calicinal.à anthères biloculaires, didymes; ovaire étroitement renfermé dans le calice, surmonté d’un style terminal court, terminé par un stigmate plumeux et multifide; akène adhérent au tube du calice converti en une sorte de baie à quatre épines, Couronné par le limbe calicinal; graine pendante, ayant son point d’attache près du sommet. Ce genre a été placé par De j Candolle (Prodr. Syst. Feg., 2, p. 591 ) dans la tribu I des Sanguisorbéet; il ne renferme qu’une seule espèce :
J Murgyricarpua aelosua de Ruiz et Pavon (Flor. Parue., 1, p. 28. t. 8. f. d). Cette plante a été décrite par Lamarck sous le nom à'Empetrum pinnatum dans le Dictionnaire Encyclopédique, puis réunie aux Ancis- | trum, dans les Illustrations des genres. C’est un arbris- [ seau très-rameux, h feuilles alternes, imparipinnées,
! composées de folioles très-étroites, subuiées. à fleurs axillaires, solitaires et sessiles : ses baies globuleuses,
| blanchâtres, ont une saveur agréable; l’infusion de 1 cette plante sert ù arrêter les hémorrhagies. Elle croit ; sur les collines arides de l’Amérique méridionale, au 1 Pérou, au Chili, au Brésil, à Santa-Fé de Bogota, Popayan, Quito, etc.
MARlALVA. bot. Ce genre, établi par Vandelli («i» fiœmcr Script. Brasil ., p. 118), est le même que le Beattharnoiaia de Ruiz et Pavon. Choisy (Mémoires de la Soc. d’Hisl. nalur., t. 1, p. 223) adoptant le nom de Marialra comme générique, sans égard à l'antériorité, l’a placé parmi les Garciniées, seconde section de la famille des Gultifères, et lui a définitivement réuni le Tocomiia d’Aublet; il l’a composé de trois espèces,
[ savoir: \n Mariait a Guianenaia,Choity,ou 7’opomi/a Guianenaia, Aublel, plante indigène de la Guianc; i 2° Marial va fructipendula, Cboisy, ou Beau ha moi-
lûi)
sia fruclipendula de Ruiz et Patron; et 3° Marial ra nniflora , Clioisy, espèce nouvelle très-voisine de la deuxième, et qui habile la Guiane.
M A R I A N A . Mariana. moll. Ce genre d'animaux agrégés a été institué par Quoy et Gaymard, dans la Zoologie du voyage de l'Uranie, et placé après les Acéphales sans coquille, dans l'incertitude que les êtres qui te composent fissent partie des Ascitliens; ils y ont seulement été décidés par l'analogie de forme que présente ce genre avec VAplidium de Savigny. Les membranes suhgélalineuses cl résistantes. dont legenrc Mariana est formé, consistent en plusieurs feuillets concentriques. plissés en forme de rose, très-minces, susceptibles de prendre plusieurs développements comme une étoffe élastique; leur surface est parsemée de petits points ronds, à peine perceptibles, qui sont les ouvertures par lesquelles les animaux communiquent avec l’extérieur.
MARiAriA rouge. Mariana rubrum , Q. et G. Il est entièrement rouge et a été trouvé dans l'ile de Guam, l'une des iies Marianes d'où vient le nom du genre.
MARI ANTiiEMLM. bot. Ce genre de la famille des Campanulacéos, institué par Schranck, n’a pas paru assez distinct du genre Campanula, dans lequel ses espèces ont continué à être comprises.
MARIARMO. bot. Synonyme vulgaire d'Hysope officinale, en Provence.
MAR1CA. bot. y. Ci pi re. où par le saut d’une lettre. Ma rie a est fautivement écrit Maria.
MAIUCOCA. ois. Synonyme vulgaire de Traîne-Buisson. y. Sylvie.
MARIE, ois. Synonyme de Canard de Bahama. y. Caraid.
MARIETTE, bot. L'un des noms vulgaires du Campanula Medium, L. Campaxule.
MAKIGNAN. bot. L'uii des noms vulgaires du Solanurn esc a lent il m. y. Morellb.
MARIGME. Marignia. bot. Commerson avait établi, dans ses manuscrits et dans son herbier, ce genre que Lainarck et Jussieu ont réuni depuis au Hur.sera. Dans sa Révision de la famille des Térébinthacées, p. 10, Kunlh l'a rétabli et en a ainsi iixé les caractères : calice persistant, divisé en cinq segments peu profonds, ovales, aigus, et dont la préflruraison est volvaire; cinq pétales larges à la base, du double plus longs que les divisions calicinales, ovales, aigus, ouverts et réfléchis, à préfleuraisou valvaire; dix étamines hypogvncs cl libres, à anthères ovées-oblongues, écliancrées à la base, biloculaires et déhiscentes longitudinalement; ovaire supère, sessile, presque globuleux, à cinq loges contenant chacune deux ovules Axés h l'axe et collatéraux; disque annulaire, entier, n’einbrassant pas étroitement l’ovaire; stigmate sessile, orbiculé, à cinq lobes peu distincts; fruit drupacé, ombiliqué par le style persistant, recouvert d’une écorce épaisse et coriace, renfermantd'un à cinq noyaux monospermes, entourés, selon Lamarck, d'une pulpe gélatineuse; graines ovoïdes, dépourvues d'albumen, contenant un embryon droit et renversé, à radicule supérieure et à cotylédons plaus, d'après Kunth, qui les a observés sur une graine non mûre, chiffonnés et ridés, d'après Gærtner. Le genre a
été placé par Kunth dans la nouvelle famille pour laquelle il a proposé le nom de Burséracées. Il est le même que le Dam mura de Gærtner, genre qu'il ne faut point confondre avec un autre du même nom, adopté par Richard, y. Bambara. L'espèce que l'on doit considérer comme type du genre Marignia a été décrite dans l'Encyclopédie, sous le nom de Burxera obtu sifolia. C'est un arbre halsainifère, indigène de l'Ile-de- France où ou le nomme vulgairement Colophane bâtard. Ses feuilles sont alternes, imparipinnées, à folioles opposées, coriaces, très -entières, sans stipules. Les fleurs sont blanchâtres et disposées en panicules axillaires au sommet des rameaux, et accompagnées de ; bractées. C'est surtout dans tes fruits que réside le suc résineux balsamique. De Cnndolle ( Prodrotn . Syst. ycg., 2, p. 79) a fait du Dammura nigra de Rumph ( Uerb . Jmboin., 2, p. ICO, 52), une espèce nouvelle, sous le nom de Marignia acutifolia. Cette plante croit dans les Moluques.
MAIWKANITE. mx. y. MahUaxite.
MAltlKINA. xax. Espèce du genre Ouistiti, y. ce mot.
MAR1LE. Marila. bot. Ce genre, de la Polyandrie Monogyuie, L., établi par Swartz ( Prodrom p. 84), est ainsi caractérisé : calice à quatre sépales disposés en croix, les deux extérieurs enveloppant la fleur; corolle à quatre pétales; éiainincs très-nombreuses, légèrement soudées par la base, à anthères adnées; un style surmonté d’un stigmate capité; fruit couronné parle calice persistant, à trois ou quatre loges et à autant de valves qui. par leur introflexion, viennent se fixer à un placenta central, cl après la déhiscence s'enroulent par leurs bords membraneux; graines très- nombreuses, ceintes d'une membrane jaune et frangée. Jussieu avait marqué la place de ce genre entre les Hypéricinées et les Gultifères; il a du rapport avec la première de ces familles par la structure du fruit et par ses graines, mais il se rapproche davantage de la seconde par son inflorescence semblable à celle des Calophylum, par son style et son stigmate simples, et par ses aulhères. Ces considérations ont décidé Clioisy (Mém. de la Société d’Hist. nal. de Paris, t. i, p. 221) à le ranger parmi les Clusiées, première section de la famille des Gultifères. On n’en connaît qu’une seule espèce : Marila racemosa , Swartz, arbre indigène des Antilles.
MARINGOHN. ois. Espèce du genre Bécasseau, y. ce mot.
MAKINGOCINS. ms. On donne ce nom aux Cousins qui sont très-nombreux dans les payscbauds.etoù leurs piqûres sont très-douloureuses.
Al Alt ION -LARECCIIE. ois. Synonyme vulgaire de Rouge-Gorge. F. Sylvie.
MAKIPE. Maripa. bot. Genre delà famille des Convolvulacées. et de la Peutandrie Digyuie, L., établi par Autilel (Plantes de la Guiane. p. 230, t. 01 ) qui l‘a ainsi caractérisé : calice à cinq divisions obtuses, qui se recouvrent mutuellement, corolle tubuleuse, dilatée à sa base, et dont le limbe est divisé en cinq lobes; cinq étamines inséiécs à la base du tube (opposées aux lobes, d’après la figure donnée par Aublet); anthères longues, sagiltées; stigmate pelté; fruit biloculairc et disperme.
Le Maripa scandent, Aublel et Lamarck. Illustr., 1. 110, est un arbrisseau grimpant, dont les branches, très longues, retombent vers la terre cl sont garnies de feuilles pétiolées. alternes, ovales, aigués. entières, très-grandes, vertes et lisses. Les fleurs, de couleur blanche, forment des panicutes terminales ou axillaires; elles sont soutenues par des pédoncules accompagnés de bractées. Celte plante croit sur les bords de la rivière de Sinamary, dans la Guiane.
Le nom de Maripa est encore donné par Auhlel (Observations sur les Palmiers, p. 100) h un Palmier de la Guiane, dont il n'a pas fait connaître avec assez de détails les caractères de la fleur pour qu'on puisse déterminer à quel genre il appartient. Barrère a aussi parlé de ce Maripa qu'il nomme Chou -Maripa, parce qu'on mange le* jeunes pousses qui occupent le centre de la touffe de ses feuilles.
MAR1POSA. ois. Espèce du genre Gros-Bec. f\ce mol.
MARIQUE. bot. Synonyme de Marica. K. Ciplre.
MAKISQFE. Mariscus. bot. Quelques auteurs ont formé sous ce nom, employé par Linné pour une espèce de Schœnus, des genres très-différents, dans la famille des Cypéracées. Ainsi le Mariscus de Haller et de Mœnch se compose des Scirpus acicularis et aefoeewsqui rentrent dans Ylsolepis de Brown. Celui de Gærtner a pour type le Schœnus Mariscus, L., auquel sont réunis le Scirpus rctrofractus, et le Killintjia panirea de Rottboll. Enfin Vahl {Enumérât. Plant., 2, p.372) a mieux défini ce genre Mariscus, qui a été adopté par Rob. Brown et Kunlli. Voici ses caractère* essentiels : épillels formés d'un petit nombre de fleurs (deux h trots selon R. Brown); écailles imbriquées et distiques : les inférieures vides; trois étamines ou quelquefois deux seulement; style trifide; point de soies hypngynes; akène triquèlre, reçu dans l'excavation du rachis. Les espèces qui se rapportent à ce genre ont été confondues avec les Killintjia par les auteurs. R. Brown en a publié quatre nouvelles, indigènes de la Nouvelle- Hollande; et Kunth (A'or. Gêner, et Spec. Plant œquiuoct ., 1, p. 312) en a décrit neuf qui croissent dans l'Amérique méridionale. Ce sont des plantes herbacées, à chaumes garnis de feuilles, seulement à la base. Leurs épis sont composés d'épillets nombreux, involucrés, terminaux, rarement solitaires, disposés en ombelles ou agglomérés en capitules. Selon R, Brown, le genre Mariscus a le port des Cyperus, et n’en diffère que par le petit nombre des épillels.
MARJOLAINE, bot. K. Majora**.
MARKKA. bot. Pour Marckea. K. ce mot.
NARL. bot. L'un des synonymes vulgaires d'gros//* Spicacenti. K. Agrostide.
MARLÉE. Mûrira, bot. Genre de la famille des Ilamamélidées de Rob. Brown, institué par le docteur Roxbourg,pour une plante de la Cochinchine, que Loureiro avait considérée comme appartenant au genre Stylidium. Ses caractères sont : tube du calice adné à l'ovaire ; son liinhe court et partagé en six ou huit dents obtuses; six ou huit pétales linéaires, alternant avec les dents du calice; huit étamines adnées à un disque épigyne, insérées au sommet du calice; anthères longues et linéaires; ovaire à deux loges, A deux ovules; style
court; stigmate à quatre dents. Le fruit est un drupe ovale, uri peu charnu, ombiliqué par les dents du calice. renfermant un osselet biloculaire; la semence est comprimée; l'albumen est charnu; l'embryon a sa radicule supère; les cotylédons sont plans.
Mari. Ce a feu il. es de bêuoxe. Mnrlcu betjonifolia. C'est un aibu&cule à feuilles alternes, exslipulées, pétiolées. inégalement cordées, acuminées, entières, glabres à l'exception des nervures de la face inférieure; les fleurs, portées par un pédicelle axillaire faisant partie d'une sorte «le corymhe, sont blanchâtres. De l'Inde et du N'épaul.
MARL1TK. GtOL. Nom proposé par Kirwan, pour réunir plusieurs roches calcaires mélangées d’Argile et de Sable, et qui par leur dureté et la rtsistancc qu’elles opposent à l'action de l'air atmosphérique, diffèrent des Marnes proprement diles. Les Molasses de Genève et Lausanne, le Schiste raarno-bilumineux â empreintes de Poissons du Man6feld, seraient de* Marliles pour Kirwan; mais ces distinctions nombreuses établies sur quelques caractères particuliers entre les mélanges variables presque à l'infini que présentent les substances minérales, et surtout la création de nouveaux noms pour désigner de pareilles variétés, sont peut-être plus nuisibles qu'utiles pour l'avancement de l’histoire naturelle de la terre.
MARMAROPK. Marmaropus. ixs. Coléoptères télramère* ; genre de l’ordre des Rhyncliophores, famille des Curculionides. institué par Sclioonberr qui lui donne pour caractères : antennes courtes et grêles, atteignant à peine la longueur du corselet, insérées vers le milieu du rostre, coudées, composées de douze articles, dont le premier en massue, les deux suivants assez longs, les quatre derniers formant une massue ovale et pointue; rostre court, fort, cylindrique et un peu arqué; yeux latéraux et ronds; corps oblong. subovalaire, convexe, écailleux; corselet oblong, subquadrangulaire, un peu tronqué aux deux extrémités, subitement rétréci antérieurement et lobé près des yeux; élytres oblongues. sublinéaire*. un peu convexes en dessus, impressionnées vers l'écusson, chacune d’elles arrondie vers l'extrétnilé, obtuse à l'épaule; pattes médiocres, presque d'égale longueur, avec les cuisses un peu en massue, mulique* à l'extrémité.
Marnarope oe Bessfr. Marmaropus Besseri, Sch. H est noir, entièrement recouvert en dessous d'écailles blanches; le corselet est granulé; écusson petit et noir; élytres noires, écailleuses; pieds noirs et forts. De Pologne.
MARMATITE. ai*. Nom donné par Boussingault, à ! une combinaison naturelle de sulfure de Zinc et de protosiilfure de Fer, dans les proportions de huit à deux environ, qui se trouve dans les mines de Marmalo. Celle substance est noire, cl sa structure est lamellaire.
MARMKI.OS. bot. F. F. g le.
MARMITE DE SINGE, bot. V . Ama*de n’ A s dos et
LtCYTBIS.
MARMOLIER. bot. Syn. de Duroia. V. Gesipayer.
MARMOL1TE. ai*. (Nultall.) Substance opaque, d'un vert pâle, avec un éclat légèrement perlé, facile à entamer avec le couteau ; pesant spécif. 2,5, et se présen-
MAU
MAR
Innt en masses clivables dans deux directions obliques l'une A l’autre. Elle est composée, d'après une analyse faite par Nullall, de Magnésie 40; Silice 30; Eau 15; Chaux 2; oxide de Fer et de Chrome 1. On la regarde comme étant une variété cristallisée de Serpentine. On la trouve dans ce dernier minéral A llobokcn, près de Itallimore aux États-Unis.
MARMON. ois. Synonyme de Macareux. A', ce mot.
MARMONTA1N et MAU MONTAI NE. MAI. Vieux noms français de la Marmotte.
MARMOK1T1DE. Marmoritis. noT. Genre de la famille des Labiatées, institué par Renlham {/look. Do tan. Mise cil. t m. 377) pour une plante herbacée, récemment observée dans les monts Hymalaya. Caractères: calice tubuloso-campanulé, à treize ou quinze nervures et profondément découpé en cinq dents égales et aigues; corolle plus courte que le calice, avec la lèvre supérieure bifide, l'inférieure à trois lobes dont l’intermédiaire large, crénelé, étalé, et les latéraux dressés; quatre étamines ascendantes : les inférieures plus courtes; filaments nus; anthères A deux loges parallèles; style court. A deux lobes presque égaux et subulés; stigmate terminal; akènes secs, lisses et nus.
Marxoritiue fusille. Mormorilit pusilla, Benlh., Lab.f 189. Ses tiges sont couchées, tomentoso- velues, avec le sommet garni de feuilles serrées, pétiolées, réniformes, crénelées, rugueuses, revêtues sur leurs deux faces, d'un duvet épais et lâche; les verticilles floraux sont peu garnis.
MARMOSK. mah. Espèce du genre Didelphe. F. ce mol.
MARMOT, pois. L'un des synonymes vulgaires du S/iarus i lentes . F. Dextê.
MARMOTTE, jirctomys. aux. Genre de Rougeurs clavicules, que l'on considère ordinairement comme appartenant A la famille des Rats, mais qui a aussi des rapports très-intimes avec celle des Écureuils. Les dents sont en même nombre que chez ces derniers, c'esl-Adire que la mâchoire supérieure a cinq molaires de chaque côté, et l’inférieure quatre seulement. Parmi les supérieures, la première, beaucoup plus petite que les autres, ne présente qu'un seul tubercule, et n’a qu’une seule racine; les quatre dernières, qui sont toutes à peu près de même forme, ont au contraire trois racines dont deux externes, cl l’autre interne, sont divisées transversalement en trois collines par deux sil Ions profonds, dont le premier traverse entièrement la dent, taudis que les deux collines postérieures se réunissent par leur extrémité interne, et forment ainsi un petit talon. Les quatre molaires inférieures ont toutes la même grandeur et la même forme générale; elles sont éc ha ne réel sur leur côté externe, et présentent, en dedans de l'échancrure, un enfoncement dont la largeur est presque égale A celle de la dent tout entière. Les incisives sont, comme chez presque tous les Rongeurs. au nombre de deux à l’une et A l'autre mâchoires; elles sont très-fortes, très-longues, et taillées en biseau A leur face interne. Le système de dentition des Marmottes est, donc très-peu différent de celui des Écureuils; et ces deux genres forment véritablement, sous ce rapport, une seule et même famille, comme on l’a
remarqué; mais les premières ont aussi plusieurs caractères qui leur sont exclusivement propres, et qui permettent de les distinguer, même au premier coup d’œil, de tous les autres Rongeurs. Les quatre membres, et surtout les postérieurs, sont très-courts, et ils le paraissent même dans l'état naturel plus encore qu'ils ne le sont réellement, parce que l'animal les tient habituellement un peu fléchis : aussi les Marmottes sontelles dans le cas de toutes les espèces qui présentent les mêmes modifications des organes de la locomotion : leur démarche est lourde et embarrassée, surtout lorsqu'elles veulent courir. Elles ont au contraire beaucoup de facilité pour fouir, A cause de la forme et de la force de leurs ongles, et aussi A cause de la disposition de leurs membres de devant, qui se trouvent un peu tournés en dedans. Les doigts, réunis jusqu'à la seconde phalange par une membrane, sont au nombre de cinq A l'extrémité postérieure, et de quatre seulement A l’antérieure, le pouce ne consistant (du moins chez toutes les espèces bien connues) que dans un petit tubercule placé vers le haut du métacarpe, et fort peu apparent. La queue, très-courte, ne présente rien de remarquable. Le col est court; le corps est gros et trapu, et ses formes sont généralement lourdes. Il est d'ailleurs couvert en entier d'une épaisse fourrure composée de poils laineux et de poils soyeux, généralement longs et très-abondants. Les yeux sont latéraux, et la pupille est ronde. Le muHe, peu étendu, est compris entre les deux narines; et la lèvre supérieure est fendue en partie, divisée, comme chez beaucoup de Rongeurs. par un sillon longitudinal. Les oreilles sont simples, très -courtes, et se trouvent même presque entièrement cachées dans le poil. Il y a de chaque côté (du moins chez la Marmotte des Alpes) cinq mamelles, dont trois sont ventrales et deux pectorales.
Les Marmottes sont au nombre des Rongeurs omnivores de quelques naturalistes. Elles mangent en effet A peu près tout ce qu'on leur donne , des fruits, des feuilles, des racines, du pain, de la viande et même des insectes; néanmoins c’est de matières végétales qu’elles se nourrissent de préférence. Elles se creusent de profondes et spacieuses retraites, qui consistent ordinairement en deux galeries aboutissant A une sorte de cutde sac ; c’est IA qu'elles sc renferment dans la saison froide pour se livrer A leur léthargie hibernale , qui commence dès que la température n’est plus que de 8 ou 9°. Elles sont alors très-grasses, et leur épiploon est chargé d’une grande abondance de feuillets adipeux ; elles sont au contraire assez maigres A l'époque de leur réveil, et leur poids total est même alors sensiblement diminué. « Cette différence de poids prouve évidemment, dit Mangill (Mémoire sur la léthargie des Marmottes. Ann. Mus., t. ix), que la graisse dont elles sont pourvues leur est infiniment utile; non-seulement il s'en consomme une partie pendant le sommeil léthargiquç; mais elles en sont encore nourries pendant les intervalles de veille auxquels elles peuvent être exposées par l’élévation ou rabaissement de la température. * On sait en effet que les Marmottes, de même que tous les autres animaux hibernants, se réveillent dès que le froid vient 5 augmenter, qu’elles souffrent alors
MAR
beaucoup, et que s'il est prolongé, elles ne tardent pas à périr. C'est au reste à quoi elles ne sont que trèsrarement exposées, parce que l’extrême profondeur de leurs terriers, et le soin qu'elles ont de fermer les galeries qui y conduisent, font que la température s'y maintient presque constamment, même pendant les plus grands froids, à plusieurs degrés au dessus de 0.
Ce genre, composé dans l’étal présent de la science d'un grand nombre d’espèces, si l'on admet toutes celles qui se trouvent indiquées dans les auteurs, mais qui est encore très- imparfaitement connu, babile également l’Amérique et l'ancien monde. Ce fut Gmelin qui, dans la treizième édition du System a Naturœ, sépara pour la première fois les Marmottes des Rats, avec lesquels Linné les avait confondues.
Marmotte des Altes. Arclomys Marmotta , Gm.; Mus Arclomys, Pall. Elle a plus d’un pied du bout du museau à l’origine de la queue; elle est généralement d’un gris foncé, avec le bout de la queue noir, les pieds blanchâtres, le tour du museau blanc-grisâtre, cl les parties inférieures du corps d'un roux clair. Celte espèce, qui habite les montagnes alpines de l’F.urope, est connue de tout le monde; et personne n’ignore que, malgré son apparence stupide, elle est un des animaux les plussuscepliblesd'éducation. Elle est d'ailleurs assez intelligente, et ses mœurs, dans l'état de nature, sont tout à fait dignes d'attention. Elle creuse ordinairement sa retraite sur le penchant de la montagne, en sorte que les deux galeries ne se trouvent, pas dirigées horizontalement; c'est dans l'inférieure qu'elle va faire ses excrémeuls; c’est par la supérieure qu'elle entre dans son domicile et qu'elle en sort. La partie centrale, celle où elle se tient habituellement, est de niveau; on y trouve toujours une grande quantité de foin et de mousse, qu’elle prend le soin d’y transporter pendant l’été. Chaque terrier est l'ouvrage et la propriété d'un assez grand nombre d'individus qui forment ce qu'on pourrait nommer une société. C’est ce qu'on a particulièrement l'occasion d'observer, lorsque l’époque est venue de récolter le foin qui doit former, pendant l'hiver, le lit de toute la troupe : tous ceux qui font partie de la même société, travaillent ensemble; et lorsqu'ils ont préparé ce qui leur est nécessaire, l'un d’eux se couche sur le dos, et les autres, le tirant par la queue, s'en servent comine d’un chariot pour transporter leurs provisions au domicile commun. On dit encore que quand la troupe vient à sortir pour brouter, ou pour jouer sur le gazon, comme il arrive souvent dans les beaux jours de l'été, une sentinelle est toujours placée sur le sommet d’un rocher, pour veiller à la sûreté générale. Enfin (et ce fait, non moins remarquable que les précédents, est beaucoup plus certain ) quand l’époque de la léthargie hibernale est venue, l'animal se compose, avec les provisions qu'il a faites pendant la belle saison, un petit las de fourrage, de forme ordinairement sphérique, et au centre duquel il va se placer, il y entre toujours â reculons, lenaut dans sa bouche une poignée de foin qu’il emploie à boucher l'ouverture par laquelle son corps a pénétré. La Marmotte des Alpes ne parait pas être à beaucoup près aussi féconde que la plupart des Rongeurs; elle n'a, dit- on, dans
l'année, qu’une seule portée de cinq petits environ.
Marmotte d'Allemagne. C’est le Hamster commun. F. ce mot.
Marmotte Bobak, Buff., I. xut, pl. 18; Arclomys Üobuc, Gm. La Marmotte de Pologne, de quelques auteurs. habile également l'Europe, mais plus particulièrement sa partie la plus septentrionale, et elle se trouve également dans le nord de l’Asie. Elle est généralementd'un gris jaunâtre, mélo de brun noirâtre, avec les parties inférieures du corps d’un fauve roussâlre clair, la queue et la gorge roussâtres, le tour des yeux brun, et le bout du museau gris argenté. Elle vit dans des contrées plus froides que la Marmotte des Alpes ; mais elle n'hahitc pas. comme elle, sur les hautes montagnes. et préfère les collines peu élevées et dont l’exposition est au midi.
Marmotte bâtarde o'Afrk>ue. F. Dama*.
Marmotte du Canada. F. Marmotte Moxax.
Marmotte du Cap. F. Damai*.
Marmotte de Circassie. F. Marmotte des Alpes.
Marmotte de Pologne. F. Marmotte Borax.
Marmotte de Strasbourg. F. Hamster commun.
Marmotte de Quebeg, Penn.. Quad.. p. 270; Arctotnys empetra, Gm.; Mus empêtra , Pall. C’est la Marmotte du Canada, de l'Encyclopédie méthodique; mais non pas celle de Buffon ; elle parait également différer de la Marmotte de Québec de Forster, espèce qui sera décrite, d’après tlarlan, sous le nom de Marmotte de Parry. Elle est généralement d'un brun noirâtre, varié de blanc, avec le sommet delà tête d'un brun uniforme, passant au brun rougeâtre sur l'occiput; les joues et le menton sont d'un blancgrisâtrcsale,etla poitrine et les pattes de devant d'un roux vif; la queue, assez courte, est couverte de poils noirs assez abondants. La Marmotte de Québec babile particulièrement le Canada et les environs de la baie d'Hudson ; elle est plus anciennement et beaucoup mieux connue que toutes les autres Marmottes de F Amérique. Celles-ci, considérées par divers auteurs, les unes comme de simples variétés de F Arclomys empetra, et par d'autres, comme devant au contraire former des genres nouveaux, paraissent être assez nombreuses. Ainsi l'auteur de la Faune Américaine, Richard Harlan, établit qu'il en existe dans l'Amérique du nord, jusqu'à onze espèces distinctes, et il les décrit toutes en détail et avec !>eaucoiJp de soin.
Marmotte Monax, Edwards, Av. il; Buff., Suppl, ni; Arclomys Monax , Gin., llarl., Esp. i, p. 138; Cuniculus bahnmensis, Catesby. Elle a les oreilles arrondies, les ongles longs et aigus, le pelage d'un brun ferrugineux, un peu moins foncé sur les Haucs et les parties inférieures du corps que sur le dos, avec le museau grisblcuàtrc et la queue noirâtre. Celle espèce, que liarlau a observée vivante, babile particulièrement la partie centrale des États-Unis.
Marmotte nu Missouri. Arclomys Missouriensis , Wardei»; Arclomys Lutlociciani , Ord, Geog. de Gu- (lirie: llarl., Esp. m, p. 1G0. Elle est généralement d'un rouge brun. Elle a la télé large et déprimée eu dessus, les yeuxgrauds, l'iris brun obscur, les oreilles courtes et comme tronquée*, les moustaches de moyenne longueur et de couleur noire; en outre, de longues soies
MAR
naissent au-dessus de l'œil et sur la joue. Tous les pieds sont pcntadaclylcs, couverts de poils très -courts, et armés d'ongles noirs, assez longs. La queue est courte; elle présente vers son extrémité une bande brune. Cet intéressant Rongeur, dont le Muséum de Philadelphie possède un très-bel individu, a reçu, dit Ilarlan, le nom impropre de Chien de prairie, à cause d'une ressemblance qu’on a cru trouver entre son cri et l'aboiement du Chien. On imite assez bien ce cri, ajoute le même auteur, par la syllabe tcheh, lorsqu’on la prononce avec une sorte de sifflement. Celte espèce est surtout abondante dans la province du Missouri, où l'on connaît sous le nom de Villages des Chiens de prairie, certains lieux où se trouvent réunis en grande quantité les terriers de ces animaux. Quelques-uns de ces villages des Chiens de prairie n'ont qu'une petite étendue, mais d’autres ont jusqu'à plusieurs milles de circonférence.
L'espèce que Harlan nomme Arctomys trüleccmlincata, est le Rongeur décrit par Mitchill sous le nom de Sciurus tridecemlineatus, ou l'Écureuil de la Fédération. de plusieurs ouvrages, et particulièrement de ce Dictionnaire. Mais (suivant Harlan) c'est à tort qu’il a été placé parmi les Écureuils, dont il s’éloigne S beaucoup d'égartis; la forme générale du corps, de la (été et des oreilles, la longueur, la direction et la forme de la queue, enfin la forme et la proportion des jambes et des ongles, le rapprochent* en effet des Marmottes dont il a aussi les mœurs. Au reste Desraaresl avait déjà, en France, soupçonné les véritables rapports de cette espèce qu'ou pourra nommer Marmotte de la Fédération, si elle doit réellement être placée dans le genre Arctomys. Quoi qu'il en soit. Harlan dit qu'elle se creuse des terriers, et ne monte pas volontiers dans les arbres. Elle est répandue dans une grande partie de l'Amérique du nord, et se trouve depuis les lacs les plus septentrionaux jusqu'à la rivière d’Arkansa, et très probablement jusque dans le Mexique. (/'. pour sa description l'article Écc- RIUIL.)
Marmotte de Franklin. Arctomys Franklinii, Sabine, Trans. Lin., t. xm; Harl., Esp. v. p. 167; connue aussi sousle nom de Marmotte grise d'Amérique. Elle a la gorge d’un blanc sale; les poils du dessus du corps sont courts et annelés de noirâtre, de blanc sale, de noir, de blanc-jaunâtre et de noirâtre (en sorte que le pelage est d'un gris-jaunâtre varié); ceux du ventre sont noirâtres à leur origine, d'un blanc sale à leur extrémité; enfin la queue est couverte de poils annelés de blanc et de noir, et parait elle-même, dans son ensemble. annelée des mêmes couleurs. Les iucisives supérieures sont rougeâtres, les inférieures plus pâles. On remarque en outre des moustaches (qui sont de couleur noire) de longs poils qui naissent au-dessus et au dessous de l’œil.
Mariotte de Richardson. Arctomys Hichardsonii, Sabine, toc. cil.; Harl.. Esp. vi. p. 108. Elle est aussi connue sous le nom de Tawny American Marmot (Marmotte d'Amérique, couleur de tan). Elle a le sommet de la tête couvert de poils courts, noirâtres à la base, plus clairs au sommet; le museau couvert de poils brunâtres. qui se joignent à ceux du sommet de la tête;
les joues de même couleur; la gorge d'un blanc sale; la partie supérieure du corps couverte de poils courts et doux au loucher; ils sont noirâtres à leur base, fauves à leur extrémité; le dos à peu près de même couleur que le sommet de la télé: les flancs d’un gris brunâtre; les parties inférieures d'un brun roussàlre; enfin la queue couverte de poils annelés, longs, mais peu abondants. Les oreilles sont ovales et courtes; les ongles, de couleur cornée, sont arqués et aigus; seulement le doigt interne des pieds de devant, très petit et très reculé eu arrière, est terminé par un petit ongle obtus. Harlan n'indique pas d'une manière précise la patrie de celte espèce, non plus que celle de la précédente; il ne donne non plus aucuns détails sur leurs mœurs et leurs habitudes.
Marmotte poi orée A rctomys prui nosa , Gin., Harl., Esp. vu, p. 159. Elle est de la (aille d’uu Lapin; elle a le bout du nez noir, les oreilles courtes et ovales, les joues blanchâtres. Le pelage, formé de poils cendrés à leur racine, noirs dans leur milieu, blanchâtres à leur extrémité, est dans son ensemble d'un gris blanchâtre. La queue est noire, mélangée de roux; les jambes sont noires. La description de Harlan a été faite d'après un individu que l'on croyait venir du nord de l'Amérique septentrionale.
Marmotte de Pabrt. Arctomys Par ryii, Richardson, exp. Franklin; Harl.. Esp. vu, p. 170; l'Écureuil de terre, Hearnc, Journ. Elle a les mains antérieures pcntadaclyles; le museau très-obtus; le» oreilles très-petites; la queue allongée, noire à l'extrémité; le corps marbré de noir et de blanc en dessus, d'un roux ferrugineux en dessous. Cette espèce a des abajoues; elle habite, comme la précédente, le nord de l'Amérique septentrionale.
Marmotte brachycre. Arctomys brachyura, Harl., Esp. i, Supp., p. 304 ; Anisonyx brachyura , Raffin.; Burrowing Squirrel (l'Écureuil fouisseur), Lewis et Clarke, exp. Miss. Elle avait servi de type à l'établissement du genre Anisonyx de Kaflinesque; genre qui ne doit pas être conservé, suivant Harlan, les espèces qui le composaient n'étant que de véritables Marmottes. La Marmotte brachyure est généralement d'un brun tirant sur le gris roussàlre, avec le dessous du corps rougeâtre. La queue, formant le septième de la longueur totale. est d'un brun rougeâtre en dessus, et d'un gris de fer en dessous, blanche sur les bords. Celte espèce, qui vil en société à la manière de V Arctomys Ludovicianf, habite les plaines de la Colombie.
Marmotte roisse. Arctomys rufa , Harl., Esp. m, Suppl., p. 308; Anisonyx rufa, Itaffin. Elle est généralement d’un brun rougeâtre; les oreilles, courtes et minces, sont couvertes de poils court8,d‘uu rouge-brun uniforme. Elle habile les plaines boisées de la Colombie, où elle ne parait pas être très -commune; car Harlan affirme que le capitaine Lewis a offert des sommes considérables aux Indiens, sans pouvoir se procurer un seul individu vivant.
Enfin la dernière espèce admise par Harlan, est celle qu'il nomme Arctomyslatrans , Esp. u,Supp.,p. 300; c'est le Bai ring Squirrel (Écureuil aboyant) de Lewis et de Clarke (toc. cit.)\ elle est généralement d'un rouge
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