‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 38 sur 148 · M AT MA T · texte numérisé non relu

M AT MA T

vail plongé ne lardait pas à s'en pénétrer au point d>n i rudimentaires ce qui a lieu dans l'eau mémo, et de là prendre la teinte; car les animaux Microscopiques, cette organisation qui résulte dans certains Encaélides, comme on le verra tout à l’heure, la peuvent absorber ! Cratérines, Raphanelles, Plagiolriques, Slentorines, non moins que toute modification organique par la- I Vorticeltaires, Navicules. Liinulines, etc., de la confuquelle la création s'élève de la Matière verte élémen- sion des molécules hyalines élastiques, propres à l'étal taire à la végétation la plus arrêtée. vésiculaire et de molécules de Matière agissante répan-

Partout où la Matière muqueuse se développe, elle dues dans une teinte d'un vert plus ou moins foncé,

est bientôt suivie par la quatrième modification dont Les Zoocarpes surtout, propagules vivants, qui sont

elle se salure pour former l'un dps plus simples végé- verts, offrent une composition de ce genre, oil l'on re-

laux. celui par lequel Ilory a proposé de commencer connaît conséquemment déjà le concours des quatre

le catalogue des plantes sous le nom de Chaos pritnor- I premières modifications visibles de la Matière. üialis, première complication végétale opérée parla | Les êtres microscopiques dont il vient d'être question.

Matière verte, introduite dans la Matière muqueuse, ces ébauches invisibles de l'animalité, ne sont pas les

simple nuance étendue sur les corps humides, essai de j seuls animaux qui se pénètrent de Matière colorante la nature qu'on a pris mal à propos pour des sédiments végétative; de plus compliqués s'en teignent aussi, soit

d'CIvacées dissoutes, quand des Ulvacées ne pouvaient qu'ils l'absorbent, soit qu'elle se forme encore dans leur

exister avant que la Matière vésiculaire se fût intro- translucide masse. Ainsi Bory a produit surces Hydres

duite dans la réunion de la muqueuse et de la végéta- que l'on appelle Polypes d'eau douce, ce qui arrive tous

live pour en former des mailles. Du mélange de ces les jours aux Huîtres que l'on fait parquer. Fri élevant

quatre modifications primitives, ne tardent guère à ré- de ces animaux dans des vases où la Matière verte s'élait

sullcr de ces corpuscules faciles à distinguer au gros- développée abondamment, ils sont devenus du plus beau

sissement d'une demi- ligne de foyer, que l’on peut fa- vert, ce qui porte à soupçonner que YUydra r iridié

cileinent confondre avec la Matière végétative, et qui. des helmitilhologues pourrait n’étre pas une espèce,

variant de forme et de nuance, fournissent les carac- mais simplement une modification des espèces voisines

têres des cinq ou six espèces jusqu'ici reconnues dans que le hasard plaça dans des circonstances pareilles A

ce genre Chaos, que Bory inscrit en lélede sa méthode celles où Bory en a mis pour les colorer,

naturelle. L'humidité venant à disparaître, quand la La PirùliH des Huîtres n'a d'autre cause que l’ab- Malière muqueuse s’évanouit, la végétation persiste, sorption de la Matière verte partes Conchifères. L'èpo-

et, comme une poussière de la plus belle couleur, ne que où cette viridiléa lieu, est celle où l'eau, introduite

cesse de teindre les corps sur lesquels on la vit se dé- , dans les bassins, se trouve dans les conditions nécesvelopper. Dans cet étal de dessèchement, les corpus- saires pour que la Matière verte s'y développe en suffl-

cules spécifiques demeurant plus sensibles, les holanis- santé quantité. Tout ce qui existe alors dans les mêmes

tes décrivent diverses espèces du genre Chaos, comme lieux s'en pénètre; la vase, les plantes, les Enlomos-

des Bysst s pulvérulents, de la plupart desquels on vit tracés et autres animalcules, les Coquilles s'en trouvent

les lichénographes faire leur genre Lepra , et que colorés également. On a rapporté, ainsi qu’il a été dit

l'alguologue Agardli. sans trop tenir compte de ce plus haut, ce phénomène à la décomposition des l’Ives

qu'observèrent ses prédécesseurs, parait avoir appelé ou autrex llydrophytes. et c'est précisément le contraire

indifféremment Proloroccus et Palmella , quand le qui a lieu; c'est au développement du principe primitif

premier de ces noms était inutile et que le second était | de ces mêmes Cives qu'est dû ce que l’on croyait lin effet consacré par Lyngbye. dont il eût été convenable de , de leur dépérissement et de leur dissolution, noter au moins qu'on l'avait emprunté. j Gaillon, qui le premier acquit par le microscope des

On a dit tout à l'heure que des animaux Microsco- idées justes sur un si important phénomène, fut cepen-

piques absorbaient la Matière végétative; peut-être s’en , danl induit en erreur sur un point, ce qui ne prouve pas nourrissent-ils. Ils seraient alors, par l'effet des com- que cet excellent observateur ait mal vu; mais scule-

binaisons les plus simples qu'on puisse imaginer, les i meut que dans les choses délicates, il est difficile de premiers des Herbivores précédant ainsi tout Carnivore I voir complètement juste du premier regard. Il observa possible dans la nature; fait très-digne d'étre consigné, dans l'eau verdie des parcs, dans les Huîtres colorées,

puisqu’il est évident que, dans l'ordre de la création, cl dans les couches de Matière verte étendue sur le test

les plantes durent, à la face de la terre, précéder les de celles-ci. un animal dont il a dit d’excellentes choses

animaux qui sVn nourrissent, et que les bêles féroces ( Annales générales des Sciences physiques, t. vu. p. 93),

ne pouvaient y apparaître qu' après celles qui leur ser- et qu'il compara au Pibrio tripunctatus de Muller; il

vent de proie; ainsi les merveilles de la nature micro- n’y vil guère de différence que dans la couleur. Cet

scopique sont, en toutes choses, les essais de ce qui animal que tiaillon proposait de nommer Pibrio os-

frappe les regards dans l’eusemble admirable des mer- trearius, n’est cependant lui-méme qu'un être coloré veilles plus apparentes? accidentellement comme l’Huilre : fort transparent, il

Peut-être même de la Matière verte se peut-elle aussi absorbe ou sert au développement des corpuscules de la développer dans le corps humide des animaux Micro- Matière végétative; et, dans cet étal, pénétrant dans

scopiques, pénétrahlcs à la lumière, déjà gonHés de i la Matière muqueuse des parties de l'Hultre où sa forme l’azote contenu par la molécule agissante et des gai aigue et naviculaire lui donne la faculté de s'introduire,

dont la distension détermine la Matière vésiculaire. Il il ne colore que parce que lui même fut coloré précé-

arriverait alors dans la transparence de ces animaux demment, et il est fort commun de trouver des Huîtres

colorée* «ans la participation des .Vbvicules de Guitlon, ainsi que Tétaient les Hydres colorées dans les expé- ! rknees citées plus haut, sans aucun indice de pareils animaux.

Priestley remarqua le premier la Matière végétative qu'il appela Verte (t. iv, seel. 53, p.335); il la trouva souvent confondue avec la muqueuse dont elle est indépendante et distincte, mais qu'elle pénètre communément. Il s'occupa beaucoup plus des propriétés de l'air qu'il supposait s'en dégager, que de sa nature; cependant il affirma qu'elle n'était ni un animal, ni un végétal; et, n'y découvrant aucune organisation au microscope, il la regarda comme une substance particulière, » sut generit, véritable sédiment muqueux et coloré de l'eau. »

Sénebier (Journal de physique, 1781, t. xxvii, p. 909 et suiv.), s'étant proposé de réitérer les expériences de Priestley sur la Matière verte, la méconnut totalement :

• Cette Matière, dit-il, est une plante aquatique du genre » des Conferve* gélatineuses. • Il est facile de voir par tout ce qu'ajoute ce savant à cette première erreur, que. n’ayant pas tenu compte des teintes formées par les molécules de la véritable Matière verte, il a pris pourcellcci la Trémelle d'Adansoo (espèce du genre Oscillaire), qui ne tarde pas effectivement à se développer et à croître dans les vases où Ton met en expérience de l’eau pure exposée à la lumière et à l’air; ces vases offrant au développement de celle Arllirodiée les mêmes facilités que lui présentent les baquets où on laisse séjourner l'eau dans les cours ou dans les jardins.

Baker ( Employ. for the Microsc., pari, u, p. 235, plat. 10, fig. 1-0 j avait déjà observé la même Oscillaire développée dans des vases de verre remplis d’eau, et l'avait considérée comme un être vivant, et non comme une Conferve gélatineuse.

De Candolle (Flor. Fr., t. u, p. 05) a été entraîné dans Terreur par son compatriote, au sujet de la Matière verte de Priestley; et de là cette création du Fnuchcria infusiunuuiy plante qui n'existerait pas dans la nature, si l'expérience n'avait appris qu'il était question sous ce nom, de VOacillaria Adunsonii , B., imparfaitement observée avec une lentille trop faible, pour qu'on y eût découvert les articulations caractéristiques. Celte Oscillaire, ou la prétendue Vaucberie des infusions, n'a nul rapport avec les êtres auxquels le savant Genevois Ota, sans motifs suffisants, l'excellent nom d’Eclospertne que leur avait donné Vauclier. y . CoXFtRVÉes et Ectusfernr.

Ingeii-llousz (Journ. Phys., 1781. t. xxtv, p. 350 et suiv.) avait, après Sénebier, examiné la Matière verte de Priestley; mais en observant des faits très-intéressants dont il n'apprécia pas toute l'importance, il prononça que la Matière verte était composée de petits animaux qu'il appelait improprement insectes.

$ V. Matière cristallisable.

Il ne sera point ici question des Cristaux dans le sens qu’on attache communément à ce mot, ni des lois en vertu desquelles les molécules de ces Cristaux se disposent selon telles ou telles lois pour devenir visibles sous des formes déterminées; on n'examinera pas si, pour concevoir le mode d'existence qui résulte de cer-

7 DICT. ORS ACtlXCES HAT.

laines dispositions moléculaires, il ue faudrait pas d’abord remonter au système des Atomes, corps insécables, en tout semblables, dans leur petitesse infinie, aux figures imposées à chaque espèce de cristallisation. Ce n'est pas la nature de la Matière que Ton a promis d'examiner, mais seulement les dispositions primitives qu’elle affecte dès que certaines circonstances viennent déterminer l’organisation, en vertu des règles invariables auxquelles toute organisation doit obéir.

En continuant, sur des infusions queJconques. les expériences qui ont donné successivement la Matière muqueuse, la Matière vésiculeuse, la Matière agissante et la Matière végétative, on ne lardera pas à remarquer, vers l'époque où l'évaporation rapproche les substances tenues en suspension dans l'eau, des particules éminemment translucides, consistantes, immobiles et aplaties en lames que terminent au pourtour divers angles; dès que la forme de ces particules devient perceptible, elles prennent une apparence laminaire et se recherchent, non par un mouvement d'ascension comme dans la Matière vésiculeuse. non par un mouvement volontaire, comme dans la Matière agissante, mais par une sorte d'attraction qu'on peut comparer à ce que Ton voit s'opérer entre ces gouttes contiguës de certains fluides, qui semblent se jeter l'une sur Taulre, pour n’en former plus qu'une. A mesure que les infusions ont vieilli, les particules deviennent plus nombreuses, cl lorsqu'on abandonne enfin ces infusions au repos, elles s'y juxtaposent selon des élections particulières, pour former une multitude de petits Cristaux de plus en plus distincts, lesquels, pour échapper à la vue, n'en ont pas moins des formes constantes, et que divers observateurs se sont appliqués à faire connaître par de bonnes figures. Baker et Gleichen surtout ont fait graver une multitude de tels corps trouvés dans toutes sortes d'infusions.

Il n'a pas été possible de saisir la combinaison directe de la Matière cristallisable avec la Matière agissante ou avec la végétative ; mais cette Matière cristallisable s'étant développée, non-seulement dans toutes les infusions animales ou végétales, mais encore dans l'eau pure, mise en expérience pour en obtenir de la Matière végétative ou de la Matière agissante, on a dû conclure que les éléments en étaient partout aussi bien que ceux des précédentes modifications primitives. Cependant la combinaison de la Matière muqueuse et de la Matière cristallisable est fréquente, et se manifeste à chaque instant ; elle devient intime, et de ce mélange résulte une multitude de formes solides, d'autant plus compliquées qu'un nombre plus considérable de molécules cristallisables s’est confondu dans l'épaisseur de la Matière muqueuse. Ce fait est rendu très-sensible par le dessèchement. La Matière muqueuse paraissant douée de la propriété d’étendre l'autre, d'en défigurer les molécules, et de les combiner même au point de paraître en arrondir les angles, il en résulte celte multitude d'arborisations, de dispositions extraordinaires et de figures dendritiques, qui se dessinent sur le porte-objet du microscope, où on laisse se dessécher de la Matière muqueuse. pénétrée par la Matière cristallisable. Borjr a vu que la Matière agissante et la Matière végétative

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pénétrant les première* avec la vésiciileusedansla Matière muqueuse, l'épaississent en la colorant, et lui impriment déjà des rudiments d'organisation et de souplesse; fuand la Matière crislallisable s'y mêle ensuite, l'organisation se complique davantage; on peut en juger par les figures qu'a données Gleichen de divers spermes desséchés. Dans le sperme où la Matière muqueuse est remplie d'animalcules encore très-simples, et dans lequel se manifeste aussi beaucoup de Matière agissante dès le premier degré de décomposition, de l'Urée, des ^phosphates, ou autres subslaucescristallisahles.se groupent fréquemment sous les figures les plus bizarres; et comme tout corps muqueux compliqué d'autres substances élémentaires, produit de semblables figures et des arrangements de parcelles, qui rappellent souvent ïp disposition des Horons arborisés que l’on voit en hiver contre les vitres, on serait tenté de croire que la Halière muqueuse, si évidemment tenue en suspension dans l'eau, contribue aux dispositions élégamment variées qu'affectent les congélations sur des surfaces planes ou dans la formation de la neige; et de l'influence de cette Matière muqueuse sur la cristallisation de l’eau, résulte peut-être, dans presque toutes les circonstances, ^irrégularité de cette cristallisation, dont on n'a pas encore déterminé les formes d'une manière parfaitement Satisfaisante.

$ VI. Matière terreuse.

Ce nom pourra paraître impropre, et rappeler celui de l'un des quatre prétendus éléments qu'adopta l'antienne philosophie; mais l'auteur n'eu pouvait guère employer d'autre pour désigner des corpuscules inertes, opaques, sans organisation apparente, et qui, dans les observations microscopiques, finissent par remplir toutes les substances mises en infusion, pour peu que les expériences se prolongent.

Dans ces molécules irrégulières se cachent sans doute - beaucoup de principes élémentaires; mais l'opacité ne permet pas de les y distinguer : on dirait une impalpable poussière s'introduisant dans tous 1rs interstices laissés par les formes précédentes; et c'est peut-être elle qui, réduite au dernier étal de ténuité qu'il soit permis d’apprécier, donne à la Matière muqueuse, encore pure en apparence, la teinte ferrugineuse qui s’y développe sensiblement par la dessiccation. Cette teinte ferrugineuse, résultant des corpuscules opaques, les plus petits qu'on puisse concevoir, s'observe particulièrement sur un grand nombre d'animalcules, dont la substance et la couleur ont tant d'analogie avec cerlaii nés parties des Polypiers flexibles, qu'on serait tenté de les croire l'état rudpnenlaire de ces Psycbodiaires. Ces îles sont ils absorbés par l'animalcule microsou se développent-ils en lui? On reste à cet dans la même ignorance que sur la cause de de la Matière végétative dans les anicolorés en vert.

La forme de la Matière terreuse, opaque et peut-être essentiellement calcaire, se développant dans toutes les infusions; c'est elle qui finit par donner une consistance véritablement terreuse, dans l'acception vulgaire du mot. aux couches qui se forment au fond des vases où, pendant très-longtemps, on a tenu des liquides en

expérience, tjuaiid les modifications précédentes de la Matière se sont successivement développées dans ces liquides, la terreuse constitue, par la confusion de ses molécules, un magma onctueux. noirâtreou grisâtre, pénétré de bulles d'air appartenant à la forme vésiculaire, véritable Limon dont on conçoit difficilement l'étonnant volume, quoique sa formation s’effectue fréquemment dans des vases disposés de façon à ce que l’air et la lumière seuls y pénétrassent, sans que la poussière atmosphérique s'y pùl introduire. Ce Limon devient un sol sur lequel ne lardent pas à croître des végétaux aquatiques, et sa présence se manifeste abondamment au fond des mares et des eaux stagnantes; les bulles gazeuses qui s'y développent, en y demeurant incorporées, rendent quelquefois ses masses si légères, que celles-ci viennent flotter à la surface des eaux; les Oscillaires alors s'y fixent en rayonnant tout autour, et de là vient qu'au centre des rosettes nageantes, composées par ces Artlirodiées. est tin noyau limoneux et gras au toucher, ainas de Matière terreuse confondue avec les modifications précédentes dans la Matière muqueuse primordiale.

En se desséchant le Limon onctueux devient friable et brunâtre; des glomérules opaques, amorphes, en composent la masse légère; celte masse n'est déjà plus la Matière terreuse (elle que le microscope l’offrait sans mélange dans l'état d’individualité de ses molécules, c’est-à-dire pénétrant, en particules colorantes infiniment petites, dans le résultat des infusions où ces molécules semblent ne se développer qu’après les autres, comme pour les teindre et les durcir. Telle est cependant la ténuité du résultat terreux et privé de toute humidité qu'on obtient des infusions où les six modifications primitives de la Matière sc sont successivement développées et confondues, que le moindre souffle en peut dissiper les parcelles dans les iirs. où celles-ci ne semblent pas même avoir le poids de la poussière qu'on voit tourbillonner dans les ippartements obscurs quand l'introduction de quelqie rayon lumineux y rend visible ce qu'on nomme communément Poussière volante ou atmosphérique.

Cette Matière terreuse dont on conçoit le p us difficilement l'apparition dans l>au exposée à la lumière ainsi qu'au contact de l'air, s'f trouve ccpcnt sut suspendue ù l'étal de molécules si ténues, que ce* molécules peuvent même n’en pas troubler la transpa ence, et qu'elles n'ont point encore le degré de pesai leur nécessaire pour tomber en sédiment. Il faut, poi r que le dépôt en puisse avoir lieu, que la Matière mu< ueuse se soit d'abord dégagée du liquide pour former le enduits glaireux destinés à servir de milieu à toute « rganisation subséquente. Cet élément distrait de la i assc, et dont la substance s’est agglomérée en vertu ( «s affinités qui appellent les unes vers les autres tou •* particules homogènes, les gaz s'étant échappés soin la forme vésiculaire, la Matière agissante cessant d’élr enchaînée. ayant pris son volontaire essor, le poids e la Matière crislallisable et des molécules de la Mi ière terreuse, qui ne sont plus contraintes à flotter é ns l’état de suspension où les tenait l'épaisseur du lélaoge. doivent nécessairement tomber. Le liquide rendu à

ton plut grand état de simplicité par la soustraction des principes qui s'y trouvaient confondus, ne saurait plus tenir aucune molécule à l'état flottant, et des effets d’àllraclion, que rien ne saurait désormais entraver, agissent alors directement sur les parties inertes en leur imposant la nécessité de s’agglomérer, selon les affinités respectives de leurs particules élémentaires, pour se précipiter en vertu de leur pesanteur devenue suffisante.

MATIN, sas. Nom vulgaire d’une race de Chien.

MATISIE. Matisia. bot. lliimholdlel Bonpland (Plantes équinoxiales, vol. 1, p. 10, t. 2 et 5) ont donné ce nom à un genre de la Motiadelphie Polyandrie, L.. qui a été placé par Kunlh dans sa nouvelle famille des Bonibacées. Voici ses caractères : calice urcéolé, campanule, persistant, dont le limbe offre de deux h cinq découpures; cinq pétales illégaux; étamines nombreuses, dont les filets sont réunis en un lubc qui se divise supérieurement en cinq faisceaux : les extérieures anlhérifères; anthères au nombre de douze environ dans chaque faisceau, sessiles, à peu près réniforincs. uniloculaires; ovaire supère. sessile, à cinq loges qui contiennent chacune deux ovules fixés à un axe central; un seul style surmonté d'un stigmate marqué de cinq sillons; drupe ové, à cinq loges monospermes; graines convexes d’un côté, anguleuses de l'autre, ayant des cotylédons chiffonnés. Bonpland assigne en outre à ces graines un endosperme farineux; mais ce caractère est douteux, et Kunlh présume que peut-être Bonpland aura pris pour l'endosperme la lame du tégument interne, qui probablement est farineuse dans ce genre comme dans le Ceiba de Gœrlner.

Matisie a feuilles ex coeur. Matisia cordata , U il mli. et Bonpl., toc. rit., unique espèce du genre. Elle croit dans les parties chaudes de la Nouvelle-Grenade et du Pérou, où les iKibilants donnent quelques soins à sa culture. C'est un arbre de cinq à six mètres de haut, dont le tronc est divisé au sommet en un grand nombre de rameaux étalés horizontalement, garnis de feuilles alternes, péliolées, cordiformes, entières et à sept nervures saillantes. Les fleurs, d’une couleur blanche légèrement rosée, sont soyeuses extérieurement, pédonculées, réunies en trois ou six faisceaux, et naissent sur les branches. Les fruits ont une saveur analogue à celle des Abricots.

M.ATONIA. bot. F. Mattonie.

MATOOK. ois. Espèce du genre Héron. ce mol.

MATOL’REE oc MATOURI. Matourea. bot. Auhlet nomme ainsi un genre de la famille des Scrophulariées cl de la Didynamie Angiospermie, L., que Yahl a réuni au genre Fandellia, mais qui néanmoins parait en être distinct. Son calice est ù quatre divisions profondes, un peu inégales et persistantes; sa corolle est tubuleuse, bilahiée; le tube est long et arqué; la lèvre supérieure est bifide et l'inférieure à (rois lobes inégaux. Les quatre étamines sont didynames; le style, de la même longueur que les étamines, est terminé par un stigmate bilamellé. Le fruit est une capsule presque conique, à deux loges contenant un grand nombre de graines attachées à un trophosperme axile.

Matui'hée de la Guiark. Matourea Guianettsix ,

Auklct, Gui#n., 2, p. f>42, t. 259. C’est une plante herbacée, vulgairement connue à la Guiane sous le nom de Basilic sauvage. Ses liges, tétragones, rameuses et pubescenles. s’élèvent à une hauteur d'environ deux pieds; ses feuilles sont petites, opposées, ovales, aigués. dentées vers leur sommet, rétrécies à leur base en un pétiole court. Les fleurs sont axillaires et presque sessiles. Celte plante croit dans les broussailles, aux environs de Cayenne.

MaTRELLA. bot. Ce nom a été employé par Persoon pour désigner le genre plus connu souslenom de Zoysia qui lui a été imposé par Willdenow. F. ce mol.

MATRÈME. Matrema. polyp. Nom donné par Raffinesque à un Polypier dont le corps est pierreux, composé de tubes articulés, libres ou réunis : articulations imbriquées; ouverture terminale, campanulée, ayant un centre manielliforme. Haffiuesque cite les ; Matr ema striata, crenulata et rugosa.

M.ATRICAIRE. Matricaria. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, Corymhifères de Jussieu, et de la Syngéliésie superflue, L., ainsi caractérisé : involucre hémisphérique, composé d'écailles imbriquées; réceptacle conique, dépourvu de paillettes; calai bide dont les fleurs du centre sont hermaphrodites, nombreuses, régulières. fertiles; celles de la circonférence en languettes oblongues et femelles; akènes oblongs et sans aigrettes. Ce genre a beaucoup d’affinité avec le Chrysanthemum et V Anthémis. II ne diffère essentiellement du premier que par la forme de son réceptacle ainsi que par les folioles de son Involucre, plus foliacées et moins scarieuses sur les bords; il se rapproche encore davantage dis Anthémis, puisque ce dernier genre s’en distingue uniquement parle réceptacle muni de paillettes. Ces légères différences n’ayant pas toujours été appréciées par les auteurs, quelques espèces ont fait successivement partie des genres que l’on vient de citer. Gartner a même créé un genre Pjrre- //t /-mm, adopté parSmilli, Willdenow. De Candolle, etc., dans lequel on a placé une des principales espèces rapportées par Linné à son genre Matricaria. En effet, la structure des Heurs du Matricaria Pnrthenium . L., surtout en ce qui concerne l'involucrc et le fruit, diffère trop des caractères assignés au genre qui fait le sujet de cet article, pour laisser celle plante parmi les Matricaircs, quoique le noui générique lui ait été primitivement appliqué en raison des propriétés médicales qu’on lui attribuait. F. Pyrètiire. Par l’exclusion de celte espèce cl de celles qu'on a dû placer parmi les Chrysanthèmes et les Aulhémides, le nombre des Matricaires est restreint à un très-petit nombre, qui croissent en Europe.

Matricaire Camomille. Matricaria Chamomilla, L. Cette plante, vulgairement nommée Camomille ordinaire. croit dans les champs et au milieu des moissons. Sa tige dressée, glabre, rameuse et comme paniculéc dès sa base, porte des feuilles sessiles, épaisses, profondément pinnatifides. à segments linéaires. Ses fleurs sont assez petites, solitaires à l’extrémité des rameaux ; les fleurons du centre sont jaunes et les rayons blancs et réfléchis. Celte plante jouit des mêmes propriétés, mais û un moindre degré, que la Camomille

TR t

romaine, Anthémis nohilis , !.. Son arôme est moins suave, et son amertume moins intense; c’est ce qui fait qu’on l'emploie beaucoup moins aujourd'hui, et qu'elle ne peut Être qu’un succédané de {'Anthémis.

MATKICAROIDKS. bot. Le genre créé sous ce nom par Leasing, dans la famille des Synanthérées, n’a pas étéadopté; mais De Candolle, dans sou Prottromus , en a fait une section de son genre Tanacr.tum.

MATRICE. Utérus, iool. U. Organisation.

MATRICES, sis. V. Cangie.

MATKüNl’LE. Matronuta. ins. Lépidoptères; genre île In famille des Nocturnes, tribu des Tordeuses, institué par Lepelletier et Serville aux dépens des Pyrales de Fabricius. Caractères : palpes cylindriques, beaucoup plus courtes que la tète, composées d'articles peu distincts et tous également velus et épais; hanches antérieures très-comprimées, au moins aussi longues que le* cuisses; ailes supérieures très-élargies à la base de leur bord extérieur. Le reste des caractères se rapporte entièrement à ceux de* Pyrales. Le type de ce genre est la Malrunule de Godard. Matronula ( iodardi .

MATTUBWSIE. Matthetcsia. bot. Genre de la famille des Crucifères, institué par Uooker et Arnott qui lui donnent pour caractères calice égal, fermé; pétales lancéolés, terminés par un onglet qui dépasse un peu le calice; étamines dépourvues de dents; style nul; stigmate capité; silicule sessile, elliptique ou lancéolée, h valves planes et réticulées . marquées d une nervure médiane; plusieurs semences non bordées; radicule dorsale presque oblique. Ce genre est voisin du Dralta, mais il en diffère entièrement par le port, par la position de sa radicule et par d'autres caractères encore, mais d’uoe moindre importance. Il est aussi très-rapproché du genre Stenopetalum de R. Brown , près duquel il doit prendre place dans la méthode.

Matthewsie rcuiLiftt. Matthewsia foliota, M. C’est un sous-arbrisseau rameux . garni de feuilles presque fasciculées, liuéari-lancéolées, pinnalifides. finement piihesccntcs, plus pâles en dessous; les rameaux sont fort longs; les tlcurs sont jaunes; Ies9ilicules grandes et planes. De Valparniso.

MATTHIOLA. bot. Le genre formé sous ce nom par Plumier et adopté par Linné, a été réuni depuis au genre Guettanla de Venlcnat. On écrit aussi quelquefois Matthiola pour Mathiolk. V. ce mot.

MATTHISSOMK. Matthissonia. bot. Ce genre appartient à la Monadelphie létrandrie, L.; il a été institué par Raddi pour line plante assez récemment observée au Brésil. Ce genre a pour caractères î calice h cinq divisions; corolle hypocratériforme. quinquéfide. chacune des parties du limbe est accompagnée extérieurement d’une petite écaille qui couvre sa base; étamine* insérées à l'orifice de la corolle. Le fruit consiste en une capsule polyspcrme; les semences sont anguleuses et réticulées.

M att m «no nie paniccléK- Matthissonia panicula ta, Raddi. C'est une plante herbacée, rameuse, velue, à feuilles alternes, cordées, acuminées. très-entières et pubescentes; les fleurs sont d'un jaune verdâtre, réunies en panicule.

MATTIK. Mattin. bot. Genre de la famille des Bor-

raginée*. formé par Schultes aux dépens du genre Cynuglosse, avec les caractères suivants ; calice à cinq divisions; corolle hypngyne, infundibuliforme, à tube pentagone dont l'orifice est en voûte échancrée; sbn limbe est divisé en cinq parties linéaires; cinq étamines insérées en dessous de l’orifice de la corolle et presque exsertes; ovaire à quatre lobes; style simple; stigmate émarginé; quatre noix distinctes, comprimées, environnées ou Imrdées d’une membrane en forme d’ailes et dont l'angle dorsal est ad né A la base pyramidée du style.

Mattie laineuse. Mut lia lanata , Sch.; Cynotjlossum tanatum, Lam.; l'rnoylossum orientale. Totirn. Sa tige est haute d’un pied, un peu rameuse, striée et pubcscente; tes feuilles radicales sont étroiles-lancéolées, pétiolées , pubescentes, avec une côte médiane blanche; les feuilles caulinaires sont petites, ovalespoinlues et ainplexicaules. Les fleurs sont réunies en grnp|>es terminales, courtes, ramassées, laineuses et ordinairement inclinées. Turquie.

MATTOLINA. ois. L’un des noms vulgaires du Cujelier. y. alouette.

NATTOMË. Matlonia. bot. Genre de Fougères, de la famille des Polypodiacèes, institué par Rob. Brown qui lui assigne pour caractères : sporanges ou capsules insérés sur une partie saillante de la fronde et enveloppés d'un tégument sphérique, qui prend naissance à In hase du réceptacle qui les supporte ; ils sont disposés sur un seul rang et forment parleur agglomération des sores subglobuleuses, recouvertes d'indusiesdépriniées. sphériques, clauses, faiblement membraneuses à leur base. Ce genre a été formé d'après une espèce trouvée aux environs de Nalacca, sur le mont Ophir. C'est une plante liante de dix-huit pouces environ, à fronde pinnée dont les divisions elles-mêmes sont pinnalifides et linéaires.

Un autre genre Mattonia a été proposé par Smith {in Ree* cyclop.) pour YElcttaria de Rbeede, mais il n'a pas été adopté.

MATTLSCHKEA. bot. Srhreber ayant cru devoir changer tous les noms génériques imposés par Auhlet, sous prétexte qu’ils étaient trop barbares, a substitué le nom de Matluschkea à celui de Peramu, et quelque* auteurs d'une grande autorité ont sanctionné cette inutile innovation. Sans doute le nom d’Aublet doit être préféré. y. 1’eribf..

MATTUSCHKIA. bot. Le genre formé sous ce nom par Gmelin [Syst. Uegel., p. 5HD) n’est, selon Michaux , qu'un double emploi du Saururus. V. ce mot.

MATUITI. ois. Espèce du genre Ibis. V. ce mot.

MaTURAQUE. rois. (Marcgraaff.) Synonyme de Syno<tus palus! ris , Schn.. espèce brésilienne du genre Érylhrin. y. ce mot.

MATURATION, bot. l/a/ m ratio. On nomme Fructification le passage de l’ovaire â l'état de fruit parfait, et Maturation, les changements chimiques qui s'opèrent dans les organes, depuis la fécondation jusqu'à la dispersion des graines. On sait que l'ovaire contient dans son intérieur les ovules; mais ceux-ci ne sont point encore visibles avant l'épanouissement de la fleur. L'ovaire» h celte époque, est entièrement rempli d'un tissu cellulaire délicat, homogène, et imbibé d'une liqueur claire

MAT

et limpide. Après l'anlhè&c, les ovules commenceiil à se montrer et à s’isoler, en partie, des parois de l’ovaire : ils ne tiennent plus, en effet, à ce dernier ou .14 placentaire . que par un point de leur étendue ou par l'intermédiaire du fuuicule , et ils reçoivent par l'ombilic l'extrémité «les vaisseaux conducteurs et nourriciers. Un tissu cellulaire continu, lâche et humide au centre, ferme et serré au dehors , constitue alors la substance des ovules; il augmente de volume jusqu'au temps de la fécondation : mais dés que le pollen a été mlsen contact avec le stigmate, que le liquide reproducteur a été porté par les cordons pislillaire» jusqu'aux ovules, et les a animés d'une vie toute nouvelle, des changements importants se manifestent dans l'intérieur de ee tissu, de* linéaments vasculaires se forment et s’entrelacent, le tissu environnant se remplit d'une substance opaque, blanche ou verdâtre; le tout s’accroît, occupe bientôt l'intérieur de chaque ovule, et forme le germe d'un nouvel être; en un mol, c'est l’embryon. Celui-ci absorbe peu â peu la substance blanchâtre ou émulsive déposée dans le tissu environnant; les divers organes dont il doit être pourvu se développent; la matière nutritive qui ne sert pas â l’accroisse meut de l'embryon, se change successivement en substance amilacée, et constitue le périsperme; les parois externes de l'ovule deviennent les tuniques séminales; toutes ces parties continuent de croilre par l'arrivée des sucs fournis par le végétal, et la graine est formée. L’ovaire de son côté grossit, scs parois extérieures s'épaississent par l'absorption de nouveaux ma fériaux, et le fruit marche vers la maturité. La culture favorise singulièrement le développement des ovaires, comme on peut s'en assurer en comparant les fruits des arbres cultivés à ceux des sauvageons. Les premiers l'emportent sur les seconds, par leur quantité et leur qualité. L'odeur et la saveur ne sont pas créées par la culture; elles dépendent du hasard; nuis la culture les conserve et les propage. Il parait que ces propriétés, de même que la grosseur d«;s fruits , sont singulièrement modifiée*, et même souvent tout à fait changées par le croisement des races : Kuigh en cite des exemples. Peut être est-ce â celle cause qu'il faut attribuer la saveur peu agréable que prennent les Melons, quand ils croissent près des Courges, etc. Les causes qui influent d'une manière plus marquée sur le développement des ovaires, et par suite des fruits, sont au nombre de deux, savoir : le peu de perle qu’ils éprouvent par la transpiration (quoiqu'elle ail lieu d'une inonière très-sensible, d'après Haies, tiu PetU- Tliouars , etc. ). relativement à la grande quantité de sève qu'ils ab»orbcul , et la difficulté qu'éprouve cette dernière à redescendre par l'écorce, à cause des articulations que présentent presque toujours les pédoncules. La pratique confirme celte assertion : en effet, lesjardiniers placent les fruitsdoiil ils veulent augmenter la grosseur ou accélérer la maturité, à l'abri du vent, en espalier, ou dans des sac», ou bien ils enlèvent un anneau d'écorce, ou font des ligature» au-dessous d'eux. De la première manière, ils diminuent la transpiration; de la seconde, ils arrèlent les sucs nourri t iers, et les obligent à demeurer dans les fruits.

D’après le beau travail de Bérard, sur la Maturation des fruits, inséré dans le t. xvi des Annale s de Chimie et de Physique , les fruits verts n'agissent pas, comme les feuilles, sur l'air atmosphérique, comme on l’avait cru jtisqu'ici. Loin de décomposer l'acide carbonique en carbone et en oxigène, ils transforment, au contraire, quand ils sont frappés des rayons solaires, ainsi «gie sous l'influence de l'obscurité, l'oxigène de l'air atmosphérique qui tes entoure en acide carboui que. L'acide carbonique qui existe dans l'air altnosphë rique ne change rien aux produits; dans un air contenant plus d'acide carbonique, les résultats sont les mêmes. Cette absorption d’oxigène est un peu augmentée par l’action de la lumière : aussi, dans un temps donné, les fruits exposés à la lumière décomposent 1111 peu plus «le ce gaz. Dans l'obscurité-, le volume de l'oxigène qui disparait est plus grand que celui de l'acide carbonique produit, taudis qu'au soleil, le volume de l’acide carbonique dégagé surpasse celui de l'oxigène. Celte observation tend à faire croire «|ue, pendant la nuit, une portion de gaz carbonique produit est retenue dans le parenchyme, et que le soleil en détermine le dégagement; de sorte qu'après l’effet successif de la lumière et de l’obscurité, il n'y a aucun changement produit dans le volume d’air. Quelquefois 011 n'observe pas cet effet tel qu’il vient d’èlre décrit; d'autres fois 011 en observe un tout contraire, mais rarement, à la vérité. Au reste, la différence entre l’oxigène qui a disparu et l'acide carbonique qui le remplace, est toujours fort petite; elle n’excède jamais le cinquième du volume du fruit. Les fruits a Une liés à l'arbre se comportent de la même manière que les fruits détachés; ils jouissent de ces propriétés dans tout le terme de leur accroissement- Ces fruit», outre celle perle, cil font une d'eau, qui est plus grande pendant le jour que pendant la nuit, et qui doit être proportionnelle à la succion. Les graines ont sur l'air une action semblable à celle des fruits; cependant, l’air contenu dans les gousses est de l’air atmosphérique; cela tient à ce que le |»éricarpc, perméable à l’air, permet qu’il y ail communication entre l'intérieur et l'extérieur. Ainsi, le gaz acide carbonique qui se dégage de» graines, ne reste jamais dans les gousses; il est toujours remplacé par uii volume égal d'air. Cela paraîtra facile à concevoir, si on se rappelle que les expériences de Dallon et Bcrlhollel ont prouvé que les différents gaz se inéleut avec facilité, même dans les circonstances les plus défavorables à uii mélange. La transformation de l’oxigènede Pair en acide carbonique, par l’action du fruit, est une fonction indispensable, pour que sa maturité s'oj>ère. Quand on la supprime par un moyen quelcon que, le fruit se dessèche et meurt. Si l'on place des fruits dans de l'azote ou de l'acide carbonique pur, en fin. dans des milieux dépourvus d’oxigène, ils ne mû rissent pas; mais celte faculté n'est que suspendue, et on peut la rétablir en remettant le fruit dans une atmosphère capable de lui enlever du carbone. Cependant , si on les lient trop longtemps enfermés dans des bocaux , quoiqu'ils présentent toutes les apparences de conservation, leur parfum est perdu, on ne leur trouve plus de saveur sucrée; elle est remplacée par une su-

ISO

MAT

vêtir particulière désagréable . qui est la même dans tous le* fruits; Us deviennent acides, et cette acidité est due à l’acide inalique. » serait-on pas tenté de croire, d'après cela , que les fruits qui mûrissent par eux mêmes lorsqu’ils sont séparés de l’arbre, le font en vertu d’une certaine force végétative qu’ils conservent encore; de sorte que si on place un fruit dans une circonstance telle que la Maturation ne puisse pas s’opérer; si on le met, par exemple, dans un milieu dépourvu d’oxigène. alors il est possible que cette force végétative puisse être quelque temps suspendue, et se conserver dans le fruit, de manière qu'elle reprenne son empire, et détermine la Maturation, quand les circonstances redeviennent favorables; mais si elle a été suspendue trop longtemps, elle s’éteint tout à fait cl la Maturation ne peut plus s’opérer. Si le fruit est mûr, il cède encore une partie de son carbone à l'oxigène, mais il laisse dégager, en outre, une grande quantité d'acide carbonique, dont lui seul a fourni les éléments. Ce dégagement n’a lieu qu’après la transformation de l’oxigène de l’air en acide carbonique, car il ne se fait que sur la fin de l’expérience; de sorte que tous les fruits mûrs, que l’on expose à l’air, commencent par transformer une portion de l’oxigène qui les entoure en acide carbonique, et produisent ensuite d’eux-inémcs une grande quantité de pareil acide.

On sait que les sucs des fruits sucrés exposés à l'air, s'y comportent de la même manière; et il est probable que la présence d’une très -petite quantité d’oxigène est indispensable pour déterminer le blessissement des fruits, comme elle est nécessaire pour déterminer la fermentation des sucs sucrés. Il faut bien peu d’oxigène pour opérer ce blessissement; et c’est encore lin nou> eau point de ressemblance que celte altération présente avec la fermentation deces sucs. Quand un fruit ne peut mûrir que sur l'arbre, alors sa Maturation ne s'opère pas par un changement chimique des substances qu'il contenait pendant qu’il était vert . mais bien par des substances qui lui sont fournies par l’arbre; et s'il parait avoir perdu la saveur acide qu’il avait avant la maturité, c'est que la grande quantité de sucre qui lui est arrivée, quand il est mûr, masque sa saveur primitive. C'est principalement dans les dernières époques de la maturité , que celte augmentation dans la proportion du sucre a lieu. La matière colorante verte est la seule qui disparaisse. Elle sc trouve remplacée par une matière colorante jaune.

Analyse d’abricots à trois époques différentes de leur maturité.

Abrie. bien

Abric. plu»

AbricnU

vert».

avancé*.

mûr*.

Matière animale. . . 0.76

— colorante verte. 0,04

jaune 0.10

Ligneux 3.61

Gomme 4,10

Sucre des traces.

Acide malique. . . . 9,70

(baux très-petite quant ilédans les trois.

Eau 88,79

Dans les fruits où la Maturation s'opère hors de l’arbre. on voit aussi la proportion du sucre augmenter beaucoup, et il faut bien ici que ce sucre se forme aux dépens des substances qui existaient déjà dans le fruit. La gomme et le ligneux sont les seuls dont la proportion diminue dans le même temps; il est donc naturel de penser que ce sont les portions de ces deux substances qui ont disparu qui se sont changées en sucre, et comme, de ces deux substances, le ligneux est celle qui contient le plus de carbone, il est aussi plus naturel de croire que c’est au ligneux que l’oxigène de l’air prend le carbone pour se transformer en acide carbonique. fonction indispensable pour la maturité. Couvercbel prétend que l'augmentation des sucres, dans les fruits qui mûrissent, est faite aux dépens de tout l'acide cl de la matière gommeuse que contiennent ces fruits. Cependant presque tous les fruits rouges augmentent en acidité à mesure que leur Maturation *’approche. Il est probable que, dans les fruits qui ne peuvent mûrir que sur l’arbie. il se passe aussi, surtout aux dernières époques de la Maturation, des transformations pareilles, en même temps que ces fruits reçoivent de l'arbre une certaine quantité de sucre; mais, sans doute, la quantité de sucre qui sc formerait aux dépens du ligneux et de la gomme, ne serait pas suffisante. et c’est pour cette raison que ces fruits ont besoin nécessairement du secours de l’arbre pour que leur Maturation soit parfaite. Enfin, l'altération que le ligneux a éprouvée pendant la Maturation, continue encore après-, quand le fruit devient blet, il se colore en brun. Sa décomposition donne lieu au dégagement considérable d’acide carbonique qu'on observe dans les fruits qui blessissenl. Le sucre est encore une des substances qui se décomposent pendant le blessissement , et c'est à sa disparition partielle qu'il faut attribuer le goût plus fade que prennent les fruits blets. Ce sucre, en se dénaturant, contribue sans doute aussi au dégagement du gaz acide carbonique. Les changements chimiques qui s'opèrent dans les graines au moment de leur Maturation, sont très-différents de ceux qui viennent d'élrc signalés dans les fruits. Elles sont d’abord inucilagmeuses, souvent légèrement sucrées ; leur maturité n'est parfaite que lorsque la matière sucrée ou mucilagitieusc est totalement convertie en fécule, bans cet étal, elles ne contiennent plus d'eau, mais renferment, au contraire, beaucoup de carbone. L’absence d’humidité sert à leur conservation, cl à rendre leur densité plus considérable. Parla germination, les graines reprennent l'eau qu'elles avaient perdue; leur fécule passe, par la soustraction de son carbone surabondant, à l'étal de sucre ou de mucilage, nourriture nécessaire à l'embryon; en un mol, les altérations chimiques qu'elles éprouvent alors, suivent un ordre inverse de celles qui se passent pendant leur Maturation. Il n’est donc pas étrange que des graines cueillies avant leur parfaite maturité, germent plus vile, mais ne puissent conserver longtemps cette faculté.

MATURKA. dot. f". Matoiiui.

MATURITÉ. Maturitus. bot. On nomme communément ainsi l’état où arrivent les fruits et les graines, quand ils ont atteint leur développement complet. A

celte é[>oque, les vaisseaux du pédoncule des fruits n'ayant plus rien à transporter, s'oblitèrent, et les fruits ne lardent pas à s'en délacher ou bien à se dessécher. On reconnaît la Maturité des graines en ce qu’alors elles ne renferment plus d'eau liquide, et qu'elles sont plus lourdes que ce liquide, F. Matibatiox.

MATUTE. Matuta. cbtot. Genre de l’ordre des Décapodes, famille des Brachyures, tribu des Orbiculaires, établi par Fabricius et ayant pour caractères : troisième article des pieds-mâchoires extérieurs en forme de triangle long, étroit cl souvent pointu; tous les pieds aplatis en nageoire, excepté les serres. Ce genre diffère de celui d’Orihyepar les pieds, dont la dernière paire seulement est en nageoire dans ce dernier; il est distingué des Corestes, l.eticosies, Ilépales et Mursies, parce que ceux-ci n’ont aucun de leurs pieds terminé en nageoires. Le test des Matutes est déprimé, presque en forint* de cœur tronqué en devant, avec les côtés arrondis antérieurement, dilatés eu forme d'épine forte, saillants vers leur milieu, resserrés et convergents ensuite ou vers leur extrémité postérieure. Les yeux sont portés sur des pédicules assez longs et logés dans des fossettes transverses; les antennes extérieures ou latérales sont beaucoup plus petites que les intermédiaires, et insérées près de leur base extérieure; le deuxième article des pieds-mâchoires extérieurs est triangulaire, allongé, pointu, prolongé jusqu'aux antennes ou jusque sur le chaperon; les derniers articles des mêmes pieds-mâchoires sont entièrement cachés par leurs articles précédents. La cavité buccale est terminée en pointe. Les pinces des serres sont épaisses, tuberrulées, dentelées et presque en crête; l’espace pectoral compris entre les pattes est ovale; la queue des mâles est composée de cinq tablettes dont celle du milieu plus longue; celle de la femelle en a sept. Ce genre se compose de quatre ou cinq espèces; elles sont toutes propres aux mers des Indes-Orientales cl de la Nouvelle- Hollande.

Matbte vairqceib. Matuta r ictor, Fabr., Dose, Uerhst (Cane., lah. 0. fig. 44). Long de près d'un pouce et demi; milieu du chaperon hidenté; corps blanchâtre, parsemé vaguement d’un très-grand nombre de points rouges; pinces des serres ayant une épine très furie sur le côté extérieur el près de la base; second segment de la queue terminé par un bord aigu très-dentelé. Il se trouve dans la mer bouge el aux Indes- Orientales.

Matité PLAnirtu. Matuta plant pet, Fab. Il ressemble au précédent; mais ses points rouges sont disposés en une multitude de petiles lignes ondulées. De l’Ile-de-France.

MATLTI. ois. Espèce du genre Martin-Pêcheur, F. ce mot.

MAUBÈCUE. ois. Espèce du genre Bécasseau, dont Cuvier a fait le type d'un sous-genre distinct.

On a aussi appelé MsueteuK grise, le jeune Sanderling variable (F. Saxdebling); el MaubEchc tachetez. le jeune Bécasseau Canut, (F. Bécasseau. )

MAUCE. ois. L'un des noms vulgaires des Mouettes. F. ce mol.

MAUCU ARTI A . bot. Le genre institué sous ce nom par

Necker, dans scs Eleutenta, n® 28fl. n'a pas été adopté par De Candolle qui, dans son Prottromu », vol. 4, p. 104, fait du Mauchartia de Necker, le type de la première section de son genre Iielotciadiuvi.

MAUDUI. bot. Synonyme \u\gaïre de Paparcr ftheaddo». F. Pavot.

MAUDUYTIA. bot. Commerson, dans ses manuscrits et dans son Uerbicr, donnait ce nom à un genre qui appartient à la famille desSitnaroubées de De Candolle, el qui a reçu plusieurs autres dénominations, telles que Sanuulera , tf'îtmannia el Xinta. Cette dernière imposée par Lainarck a prévalu. F. N iota.

MAUGIIANIA. bot. Pour Moghania. F. ce mot.

MAUULIA. bot. Dabi et Thunberg ont publié sous ce nom un genre déjà constitué par Adanson qui l’appelait A b um on. Le Crinutn Afncanum, L., différent des autres Crinum par son ovaire libre, en était le type. Ce genre a encore été reproduit par l'Héritier cl Willdenow sous la nouvelle dénomination d'Agapanthus qui a prévalu. F. Agavakthb.

MALLIN. m am. Molina (dans son Histoire naturelle du Chili) décrit ainsi ce Itongeur nommé aussi par lui grande Souris des bois : son poil ressemble à celui de la Marmotte; mais il a les oreilles plus pointues, le museau plus allongé; cinq doigts à chaque patte, et la queue plus longue el mieux fournie de poils; il a les dents semblables, pour le nombre et la disposition, à celtes de la Souris, cl il est du double plus gros que la Marmotte. Cette description incomplète ne suffit pas pour qu’on puisse déterminer à quel genre le Moulin appartient réellement; quelques auteurs ont cru pouvoir cependant le placer parmi les Marmottes : tel est particulièrement Shaw qui lui a donné le nom d 'Arctomy» MauUna.

MAUNE1A. bot. Ce genre établi par Du Petit-Tbouars {Mot. Gen. Madag p. G, n° 19) appartient â Plcosandrie Monogynic, L.; (naisses rapports naturels ne sont pas déterminés, quoiqu’on ail dit qu'il offre quelque affinité avec le genre Flacourtia. Les Heurs sont solitaires et axillaires ; leur calice est plan, divisé dans sa partie supérieure en cinq lobes; la corolle manque; les étamines sont en nombre indéfini, insérées sur le calice; l’ovaire est supère, surmonté d’un style plus long que les étamines el terminé par trois stigmates. Le fruit consiste en une baie ovale, acuminée par le style persistant, contenant trois graines dont quelquefois deux avortent, ombiliquées â leur base, inunies d’un endosperrne charnu, d'un embryon plan, verdâtre, renversé, ayant la radicule épaisse el courte. L'espèce qui forme le type de ce genre lia pas été décrite : c’est un arbrisseau indigène de Madagascar.

MAUH YNDIE. Muurundia. bot. Genre de la famille des Scrophularinéeset de la Didynamie Angiospermie, L., offrant pour caractère essentiel : calice à cinq divisions profondes, presque égales; corolle ringente, dont le tube est renflé et agrandi à sa partie supérieure; te limbe a deux lèvres : la supérieure droite cl à deux lobes, l’inférieure beaucoup plus grande, à trois lobes presque égaux; quatre étamines didynamrs non saillantes, ayant leurs filets calleux à la base, et leurs anthères à deux loges écartées; ovaire supérieur sur-

MAU

monté d un style et d'un stigmate en massue; capsule ovale, biloculaire. s'ouvrant à son sommet en dix dents. Ce genre a reçu d'autres dénominations : Cavanilles [Icon. rar.. 3, tal>. 110) l’a nommé Utlcria , et Roth ( Catalcct . Bot., 3, p. GA) Beichardia ; niais la plupart des auteurs ont adopté le nom de Maurandia proposé par Jacquin.

Maeraxdie grimpante. Maurandia aemperftorcn», Jacq.; Untcria scamlcns . Caran., loc. eit. C’est une plante dont les liges, presque ligneuses, sont grimpantes. glabres, cylindriques, divisées en rameaux trèsétalés, les inferieurs opposés, les supérieurs alternes, garnis de feuilles hastées, glabres, d'un vert clair, â pétioles filiformes et s'accrochant aux plantes qui les avoisinent. Les Heurs sont axillaires, pendantes, solitaires, d’un pourpre violet, et portées sur des pédoncules Hexueux. Celle plante est originaire du Mexique; elle Heuril en Europe, dans les serres tempérées, pendant la plus grande partie de l’été.

Une seconde espèce très- voisine de la précédente a été d'abord décrite et figurée par Willdenow { ilort. Berol., 2, p. 8, t. 85) et ensuite par Kunth (Nov. Gen. et Sp. Plant, coquin., 2, p. 5(12) sous le nom de Mautan d in antinhinifloia. Elle croît au Mexique, dans la vallée de Saint-Jacques.

MAURE, bai. Espèce du genre Guenon. P. ce mol.

MAURE, user. Espèce du genre Couleuvre. P. ce mol.

MAUHELLE. bot. Nom vulgaire du Crolon tincto riutn, L.

MAURES, ms. Les amateurs donnent ce nom aux Papillons du geure Satyre, qui ont les couleurs obscures et même noires. Ils habitent en général les lieux agrestes. P. Satyre.

MAURESQUE, moll. Nom vulgaire et marchand de YOtiea Afaura , L. P. Olive.

MAURET ou MAURETTE. bot. Le fruit du Pacd uium Myrtillu*. P, Airelle.

MAURIE. Mauria. bot. Genre de la famille des Téréliinthacées, établi par Kunth qui le caractérise ainsi: des fleurs hermaphrodites ou quelquefois peut-être polygames, présentant un calice petit, urcéolé. divisé en quatre ou cinq lobes et au dessus d’eux, tapissés eu dedans par un disque orhiculaire, quatre ou cinq pétales insérés au calice sur te contour du disque, élargis à la base, égaux entre eux; des étamines eu nombre double, insérées de même et beaucoup plus courtes que les pétales; un ovaire libre, sessilc. uniloculaire, contenant un seul ovule (tendu un peu latéralement vers le sommet de la loge; un stigmate sessile, épais, à trois ou cinq angles saillants. Le fruit, comprimé et accompagné à la base du calice persistant, a la forme d’un ovoïde légèrement oblique; son péricarpe se com|Ktse d’une chair peu épaisse et d’un endocarpe mince : la graine, oblongue et comprimée, offre sous une tunique simple et membraneuse, un embryon dépourvu de périsperine, dont les cotylédons sont plans et dont la radicule, recourbée, se dirige un peu de haut en bas vers le point d’attache. Le genre renferme deux espèces ; ce sont des arbres du Pérou, à feuilles éparses, simples ou composées d’une ou deux paires de fo-

lioles terminées par une impaire, coriaces, dépourvues de points glanduleux, ainsi que de stipules. Les fleurs, d'une couleur blanche rosée, sont disposées, vers le sommet des rameaux, en panicules axillaires ou terminales et accompagnées de bractées (P. Humb. et Bonpl., Kunth, Non. Gen. etSp., vol. vu, pi. 11, lah. 603 005).

MAURITIE. Mauritia. bot. Genre de la famille des Palmiers et de la Diœcie Hexandrie. L., établi par Linné fils (Supplem., 454), et ainsi caractérisé : fleurs dioïques formant un régime rameux et couvert d'écailles; Ie6 fleurs mâles pourvues d’un double calice, l’extérieur à (rois dents, l’intérieur à (rois divisions profondes; six étamines : les Heurs femelles ayant un ovaire à trois loges, qui devient un drupe raonosperme. couvert d’écailles imbriquées. Le Mauritia flexuosa. L. fils, toc. cil., croit sur le continent de l’Amérique méridionale. à la Guiane, aux bouches de l'Orénoque et dans les provinces de Lumana et de Caracas. Il a été cité sous le nom de Palmier Bâche par Barrère, ainsi que par Aublet. Dans ses Tableaux de la nature. Humboldt a donné la description et l'histoire de ses qualités bienfaisantes. Le tronc de ce bel arbre s’élève jusqu’à environ huit mètres de hauteur, et il est garni au sommet de frondes en éventail; il forme dans les lieux humides de superbes groupes d'un vert frais et brillant; et son ombre conserve aux autres arbres un sol humide, ce qui fait dire aux Indiens que ce végétal attire cl retient l’eau autour de ses racines. L'existence d’une peuplade entière est pour ainsi dire fondée sur celle de ce Palmier. Aux bouches de l’Orénoque, dans la saison où ce fleuve inonde le pays, les Guaranis tendent du tronc d’uti arbre à l'autre des nattes (issues avec les nervures fibreuse* des feuilles de Mauritia, sur lesquelles ils construisent leurs habitations. La moelle du tronc de l'individu mâle renferme à une certaine époque de la fécule analogue à celle du Sagou ; la sève de cet arbre fournil par la fermentation une liqueur douce et enivrante; enfin ses fruits encore frais, recouverts d’écailles comme les cônes de Pin, fournissent une nourriture variée, selon qu’on en fait usage après l’entier développement de leur principe sucré ou lorsqu’ils ne contiennent encore qu’une pulpe aliondanle.

Une seconde espèce de ce genre a été mentionnée par iliimboldl sous le nom de Mauritiu acu/eala; elle se distingue de la précédente par son slipe épineux, et elle croit sur les rives du fleuve Atahapo.

MaUKOCEMA. bot. Le nom générique a été d’abord imposé par Linné, dans Vltortu» Oi/fbrtianu», à une plante d'Ethiopie qu’il a depuis réunie au genre- Caa- Mine. P. ce mot.

MALROMARSON. bot. Synonyme ancien de Batlota nigra. P. Ballute.

MAUSSANE. bot. L'un des noms vulgaires du Piburnum Opulu s, dans certains cantons de la France.

MAUVE, ois. Nom vulgaire de plusieurs espèces du genre Mouette. P. ce mot.

MAUVE. Matra, bot. Ce genre qui a donné son nom à In famille des Mulvacées. et qui appartient à la Mouadelphie Polyandrie, L., offre les caractères suivants ; calice double, dont l’extérieur ou iiivolucre à trois et

rarement à cinq ou six folioles étroites; l'intérieur à cinq divisions soudées par la base; cinq pétales échancrés au sommet et subcordiformes; étamines nombreuses monadclphes; carpelles capsulaires, nombreux, indéhiscents. réunis circulairementà la base du style. Le nombre des espèces de ce genre est fort considérable. Elles ont été distribuées par De Candolle {Prodrom. Syst . regel. j i, p. 430) en quatre sections, ainsi qu'il suit :

Sect. 1. M al v astre s. Carpelles uniloculaires, monospermes. Cette section se compose d’un si grand nombre d'espèces, que pour arriver facilement à leur diagnostic, le professeur De Candolle l'a subdivisée en sept petits groupes, savoir: 1" Chrysanthm; fleurs jaunes, presque sessiles dans les aisselles supérieures, et quelquefois formant une sorte d'épi par la chute des feuilles; celles-ci sont indivises. Les espèces de ce groupe habitent les contrées équinoxiales, principalement celles de l’Amérique. 2° Cymbatariœ; fleurs roses ou blanches, soutenues par des péd icelles axillaires; calice externe, à trois folioles; feuilles presque rondes; tiges herbacées. Deux espèces croissent dans l’ile de Crète et en Orient, une autre dans l’ile de Cuba. 3» Bibmc tcolaiœ; ce groupe dont les six espèces croissent dans la péninsule Ibérique, ne diffère essentiellement du précédent que par son calice extérieur à deux folioles. 4» Bisma/rœ; fleurs roses ou blanches; pédicelles solitaires, axillaires et uniHores; involticre à trois folioles; feuilles profondément divisées en plusieurs lobes; lige herbacée. Les cinq espèces de celte petite section croissent dans l'Europe méridionale. Deux ( 1 taira Alcea et moschnla , L.)se retrouvent assez loin dans le Nord. 5" Fasciculata ; fleurs roses ou blanches; pédicelles uniflorcs et nombreux dans les aisselles des feuilles; involticre à trois folioles; feuilles cordiformes, à cinq nervures; lige herbacée. Ce groupe renferme quinze espèces qui croissent dans les contrées tempérées des deux continents. 0° Cape met; fleurs roses ou blanches; pédicelles solitaires, uniflorcs, rarement géminés ou ternes et à deux ou trois fleurs; calice extérieur à trois folioles; feuilles anguleuses et lobées; tige ligneuse. Toutes les espèces qui constituent ce groupe croissent au cap de Donne Espérance. Elles sont au nombre de quinze; mais il est probable que plusieurs d'entre elles sont des hybrides ou des variétés produites par la culture. 7<» Mulhflorœ; fleurs roses ou blanches; pédoncules axillaires, multiflor es; involucreà trois folioles; feuilles anguleuses. Le* sept espèces de ce groupe croissent au Pérou et au Mexique.

Sect. 2. Mu.it.hu. Involucelle à cinq ou six folioles linéaires; cinq carpelles monospermes, distincts et indéhiscents. Ou n'y compte que deux espèces ( Malra hibiscoides et Malra Boryana) qui croissent à Mascareigne.

Sect. 3. Sfheroma. Carpelles uniloculaires, à deux ou plusieurs graines et formant par leur réunion uii fruit globuleux; pédoncules axillaires, le plus souvent mulliflores. Cette section, susceptible d’étre érigée en un genre distinct, se compose de cinq espèces, dont trois indigènes de l'Amérique, et une du cap de Bonne-

Espérance.

Sect. 4. Modiola. Carpelles bivalves à deux graines, les valves surmontées de deux barbes rentrant intérieurement et partageant, pour ainsi dire, les carpelles en deux demi-loges; pédicelles axillaires, uniflorcs; tige herbacée, couchée ou diffuse. Celte section, formée de cinq espèces américaines, avait été considérée par Mœnch comme un genre distinct. Toutes les Mauves possèdent au plus haut degré les qualités mucilagincuscs et adoucissantes de la grande famille dont ce genre est le type.

Mauve sauvage. Malra sy 1res! ris, L. Sa racine est pivotante; il s’en élève des liges dressées, rameuses, hispides, hautes de trois décimètres et plus; scs feuilles sont alternes, très-longuement péliolées, réniformes. à cinq ou sept lobes peu profonds, très-obtus et crénelés. Les fleurs sont purpurines, au nombre de trois à cinq dans les aisselles des feuilles, portées chacune sur un pédoncule long et grêle. Celte espèce, que l’on nomme vulgairement grande Mauve, se trouve le long des haies et dans les boisoù elle fleurit aux mois de juin cl juillet.

Mauve a fecili.es boudes. Matra rolundi folia, L.Sa lige est un peu pubescenle, divisée en rameaux étalés, ascendants et longs de deux à trois décimètres. Les feuilles sont alternes, arrondies, presque rénlforroea, à cinq ou sept lobes obtus et dentés, pubescenles, inunies à leur base de deux stipules velues, aigues, entières ou denliculées. Les fleurs sont petites, blanchâtres ou purpurines, portées sur des pédoncules au nombre de trois ou quatre, situées à l'aisselle de* feuilles. Celte plante est Ires-commune sur le bord des chemins et dans les champs; elle fleurit pendant presque tout l'été.

Le* fleurs de ces deux espèces sont fréquemment employées eu infusion ihéiforme , comme adoucissantes, dans les inflammations des bronches, de la trachéeartère, etc. Leur* feuilles et leurs tiges jouissent des mêmes propriétés, mais on en fait principalement usage pour les fomentations, les lotions et autres topiques externes.

MAUVE EN ARDUE, bot. Synonyme vulgaire de I7/ibiacus syriacus. P. Ketmie.

MAUVE DES JUIFS, bot. Nom vulgaire de la Corèle potagère. F. ce mot.

MAUVE ROSE. Synonyme vulgaire de Althea roaœa. F. Guimauve.

MAUVETTE oc MAliVIN. bot. Noms vulgaires de divers Géraniers, particulièrement les Gérantes» malacoides et rotundifolium , dans le midi de la France.

MAUVETTE BRULANTE, bot. Synonyme vulgaire de Orchis uslulala, L. /'. Orchide-

MAUVIARD. ois. Synonyme vulgaire de Mauvis. V. Merle.

MAUVIETTE, ois. Nom vulgaire de la Grive et de l'AlourlIe des champs. V. Merle cl alouette.

MAUVIS. ois. Espèce du genre Merle. F. cl* mot.

MAUVISOUE. bot. Pour Malraritcus. F. ce mol.

MAVACURÊ. bot. Liane indéterminée que iluiiiboldl et Ronpland soupçonnent être une Rubiacée. et Jussieu appartenir au genre Coriaria; elle a le jkjH d'un Phyllunthus, croit dans les montagnes de Uiiaiiaya , aux sources de l'un des bras de l'Orénoquc, et fournil l'un

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des plus violents poisons végétaux dont les lodiens se servent pour rendre les piqûres faite» par les flèches à coup sûr mortelles. Ceux-ci distinguent dans ce poison, aussi appelé Curaré, deux sortes, celle qui s'extrait de la tige, et celle qu'on obtient des racines. L'une et l'autre, conservées dans des fruits de Crescendo, se paient, dans les missions de Saint-François, la valeur de huit à dix jours de travail. Des milliers d'indiens en consomment tous les jours |w>ur l'attaque ou la défense, sans savoir quel végétal produit le Curaré, dont quelques vieillards, au fait de sa préparation. ont le monopole. Ce Curaré n'est dangereux que dans les blessures, et on l'emploie à la Guiane comme un remède stomachique. y. Ccrarë.

MAXI.MILIANE. Maximiliana. bot. Nouveau genre de la famille des Palmiers et de la Monoecic llcxaudrie, établi par Martius {lien, cl Spec. Plant. Brasil., t 01- 03) qui l'a ainsi caractérisé : Palmier monoïque; spathe simple; fleurs sessiles. Les fleurs mâles offrent un calice â trois folioles, une corolle à trois pétales, six étamines et un rudiment de pistil : les fleurs femelles sont composées d'un calice aussi â trois folioles, d'une corolle à trois pétales, d'un ovaire (riloculaire, surmonté d'un style court et de trois stigmates réfléchis. Le fruit est un drupe inonosperme, dont le noyau a trois porc» à sa base; l'embryon est placé dans un des pores à la base de la graine qui est munie d’un albumen homogène. Ce genre se compose de Palmiers élégants, indigènes du Brésil, dont les stipes sont lisses, annelés, et les frondes pinnées; les fleurs sont jaunes, formant des régimes très-raineux.

MAXILLAIRE. Maxilluria. bot. Genre de la famille des Orchidées, dont l’institution est due à Ruiz et Pavon qui en ont observé les premières espèces dans les vastes forêts du Pérou. Ce genre fut d'abord contesté par Swartz qui n'en trouva pas les caractères assez distincts de ceux du genre Dendrobium , pour ne point comprendre dans celui-ci les Maxillaires décrites par les auteurs delà Flore du Pérou. Mais par ces additions qui ont été suivies d'une foule d’autres encore, le genre Dendrobium a pris un accroissement si considérable que son étude offrait les plus grandes difficultés; la division devint indispensable et dès lors fut admis le genre proposé par Ruiz et Pavon ; il le fut avec d'autant plus d'empressement que de nouvelles espèces adressées au docteur Lindlcy, lui ont permis de développer j avec une précision extrême, les caractères du genre nouveau cl de lui assigner décidément un rang dans la méthode. Tel qu'il est caractérisé aujourd'hui, le genre Maxillaire, dont le nom est tiré de la ressemblance qu’offre avec la mâchoire des Mammifères le point de jonction du labelle avec le gynoslèine, se distingue suffisamment des autres Orchidées qui ont leurs masses polliniques terminées à leur base, par unecandicule diaphane ou par une glande, en ce que les cinq divisions du périanlhe sont presque égales en conformation et en longueur et courbées comme une faucille; que le labelle, articulé par sa base au prolongement du gynoslème, est dilaté et trilobé; et qu'enfln l'appendice maxillariforme du gynoslème est recourbé et médiocrement éperooné.

Il faut aux Maxillaires comme à la plupart des Or- ! chidées exotiques, la température de la serre chaude, un composte formé de terreau de bruyère cl de détritus des vieux troncs cariés, des arrosements peu copieux, mais assez fréquents; du reste, on garantit les racines d'un excès d'humidité qui leur serait funeste, au moyen d’un lit de graviers dont on garnit le fond des pots où elles végètent. La culture en panier ou sur des éclats de chêne carié leur est très favorable. La multiplication s’opère par la séparation des pseudo bulbes qui sont régulièrement le produit de la période an- | nuelle de végétation.

Maxillaire peinte. Maxillaria picla, Hook., Bot.

| .l/a#., 5154. Le volume de son pseudo bulbe varie entre I ceux d'un œuf de Pigeon et d'un œuf de Poule; il est | nhlnng, ovale, sillonné ou cannelé, d'un vert assez ub- ( scur, enveloppé à sa base d'écaillcs membraneuses, d’un | brun verdâtre, irrégulièrement découpées et frangées { en leurs bords; il s'échappe de la partie supérieure et rétrécie de ce bulbe une ou deux feuilles linéaires lani céolées, en forme de courroie, faiblement nervurées, coriaces, aiguës, d'un vert agréable, longues de neuf à dix pouces et larges de six â sept lignes. La hampe liait j de la base latérale du pseudo-bulbe; elle est uniflore,

I cylindrique, verte, longue de quatre pouces, assez grêle, j munie inférieurement de deux écailles hracléiforme»,

| brunâtres et engainantes vers le milieu de leur lon- • gueur, et d’une troisième d’un vert très-pâle â l’origine de l’ovaire. La fleur est grande ; les cinq divisions j du périanthe sont presque égales, très -élégamment ! développées et se recourbant vers le centre; elles ont près d’un pouce et demi de longueur, sur quatre lignes de large; leur surface extérieure est d'un blanc verdâtre, irrégulièrement pointillé» de pourpre; l’intérieure est jaune, avec des points également pourprés, mais beaucoup plus nets. Le labelle est trilobé, à bords latéraux un peu roulés, l'intermédiaire terminé brusquement par un prolongement rétus; sa couleur est le blanc jaunâtre avec quctques traits graphiques, pourprés et jaunes. Legynoslèmeesl demi cylindrique, entièrement d'un pourpre violet, à l'exception des loges de l'anlhère qui sont blanches. L'anthère est hémisphérique, avec les quatre masses polliniques jaunes, presque ovales et connées à leur base. La glande est linéaire, étendue transversalement, avec les deux extrémités aigues et recourbées annulairemenl. Des forêts montagneuses du Brésil.

Maxillaire a ti.ecrb serrees. Maxillaria squalens, Bot. 9955; Dendrobium nqualens, Bot.

Jtegist., 807; Xylobiuut squalens, Sweel, Hort. Brit. ed. ait., 480. Les pseudo-bulbes sont ovales, oblongs, d'un vert obscur, presque enlièremenl recouverts d’écailles membraneuses, engainantes, divisées longitudinalement mais sans être totalement séparées, d'un gris brunâtre et tachetées de noir; du sommet de chacun de ces pseudo bulbes parlent deux feuilles lancéolées, plissées, acuminées, rétrécies en manière de pétiole à leur base, d'un vert un peu obscur en dessus, tirant sur le glauque en dessous, longues de huit à douze pouces, larges de dix-huit lignes. La hampe s'élève de la base latérale du pseudo-bulbe, elle est longue de quatre à

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cinq pouces, arrondie, un peu comprimée, d’un vert jaunâtre, garnie à sa base d 'écailles concaves, embrassantes et brunes. Les fleurs réunies en grand nombre au sommet, y forment une grappe serrée; chacune d'elles est composée de trois sépales oblongs, obtus, d’un rouge de chair très pâte, lavé d'une faible nuance de brun jaunâtre ; de trois pétales un peu plus courts, également colorés et marqués de cinq stries purpurines qui atteignent à peu près à la moitié de la longueur de la division ; te labclle est motus long que les organes précédents, un peu roulé, rayé de pourpre, â trois lobes dont l'intermédiaire plus élancé, faiblement réfléchi et teinté de pourpre assez obscur. Le gynosième forme un demi-cylindre rougeâtre, veiné et pointillé de pourpre. L’anthère est â deux loges, renfermant quatre masses poUiniques, jaunâtres, unies par le dos; la glande est terminée par deux éperons, disposés en croissant. L’ovaire est allongé en massue, enveloppé d’une bractée lancéolée, verdâtre. Elle est parasite sur les vieux troncs des forêts brésiliennes.

Maxillaire a axtbEbk plate. Maxiüaria placan t liera, Bot. Magaz., n° 5175. Cette espèce est également parasite au Brésil; elle a son pseudo bulbe ovale, comprimé, uni, d'un vert intense et vif, donnant naissance à quatre ou cinq feuilles oblongues- lancéolées, striées, ondulées en leur* bords, aiguës au sommet, engainantes à la base, d'un vert intense et luisant en dessus, pâle et glauque en dessous, longues de six pouces environ, et larges de dix lignes. La hampe sort du centre d’une spatbe foliacée et membraneuse, d'un brun verdâtre, qui enveloppe la base du pseudo bulbe ; elle n’a guère plus d'un pouce de longueur et se termine par une seule fleur large de plus de deux pouces, composée des cinq divisions du périanthe, qui sont ovatesohlongues. d’un vert jaunâtre, ornées de six ou sept rangées longitudinales de points d'un brun pourpré. Le labelle est rétréci et contracté à sa base qui s'articule au gynostêine en s'y appliquant en partie; les deux lobes latéraux sont verts, rayés de brun, un peu roulés en forme d'ailes, l'intermédiaire est brusquement dilaté transversalement et aplati au sommet, prenant ainsi la forme d’un manteau, il a les extrémités verdâtres, le centre d'un blanc pourpré et la base bleuâtre. Le gynoslême est d’un blanc rosé, demi-cylindrique, triangulé vers la base, avec les loges de l'anthère assez profondes; celle-ci est aplatie, bldenlée, d'un blanc jaunâtre; les masses polllniquei sont de la même nuance, portant â leur base l'extrémité de la glande qui est courbée en forme d’éperon conique ou de cornet.

Maxillaire de II ar m son, Maxiüa ha ffarisonii, Liiidl., Bol. Régi si., 807, Bût. Ma gaz., 2037; Dendrobium Uarrisonii, llook., Flor. exot., 120; Calas Harrisonii , Spreng., tyst. teg., 5,727. Pseudo-bulbe allongé, arrondi vers la base, qui est entourée d’une spatbe membraneuse, réticulée, atténué â l’extrémité supérieure d’où sort une seule feuille lancéolée, acuminée, striée et d’un vert assez terne; la hampe s'élève directement de la raciue: elle est cylindrique, annelée à distance* de quatre écailles embrassantes, lancéolées et d’un jaune brunâtre; la fleur est terminale, large de près de trois pouces; les cinq divisions du périanthe

i sont presque égales, ovales, avec les deux latérales inférieures réunies et prolongées près de leur base eu une sorte d'appendice en éperon; leur couleur est le jaune ocreux, avec une tache plus foncée vers la pointe. Le labelle est â trois tohes : les latéraux repliés intérieurement, l'intermédiaire écbancré, tous trois avec leurs bords festonnés; sa couleur est le jaune pâle â la base intérieure, avec le limbe d’un pourpre de rose, veiné longitudinalement de pourpre obscur. Le gynosième est d'un gris jaunâtre. L’anihère est operculiforme, à deux loges, renfermant quatre masses poUiniques, arrondies et jaunes. Du Brésil.

Maxillaire tétbagoxe. Maxiüaria tetragona, Lindl., Bot. Regi$i.t n° 1428. Les pseudo-bulbes sont ovales, tétragones, à surface rugueuse, d'un vert sombre, avec l’extrémité noire; chacun d'eux produit une feuille oblongueel striée; la hampe prend son origine de celle des racines, à l’extrémité inférieure du pseudobulbe; elle est extrêmement courte, entourée de bractées portant trois ou quatre fleurs qui s'épanouissent successivement en répandant une odeur de violette, et qui dépassent rarement la moitié de la longueur du pseudo-bulbe. Les sépales sont verdâtres, légèrement lavés de pourpre, surtout vers la base qui est adhérente au prolongement du gynosième ; les pétales sont presque semblables aux sépales, mais beaucoup plus aigus; le labelle est moins long, renflé, charnu, bilabié, trilobé, à lobes latéraux plus courts, aigus, â lobe intermédiaire ovale et mucroné; il est en dehors d'un jaune verdâtre, bordé de brun pourpré, et de celle dernière nuance intérieurement avec quelques taches ou traits verdâtres. Du Brésil.

Maxillaire a pi.ecrs pales. Maxiüaria pallidiftora, Bot. Magaz., n° 2800. Les pseudo bulbes sont très allongés et pour ainsi dire cylindriques, d’un vert lisse et luisant, rougeâtres aux deux extrémités; ils sont terminés par une feuille unique, lancéolée, plissée, d’un vert intense en dessus, un peu blanchâtre et glauque en dessous; la hampe est courte et grêle, radicale, terminée par une grappe lâche, formée de trois Heurs, d’un jaune de soufre très-pâle.

Maxillaire dr Dxrre. Maxiüaria Deppii , Lodd., Botan. cabin., 1612. Celte espèce a été recueillie auprès de Xalapa, Nouvelle - Espagne , dans le courant de 185!. Elle a le pseudo bullte ovale ou arrondi, comprimé, cannelé, de la grosseur d'un œuf d'Oie et d'un vert assez obscur; il s'échappe de sa partie supérieure trois feuilles lancéolées, striées, ondulées, acuminées , longues d'un pied environ, larges de deux pouces, d'un vert pur en dessus, d'un vert blanchâtre en dessous, où les stries et nervures sont fort saillantes. La hampe s'élève â côté du pseudo-bulbe en partant de sa base inférieure, elle est assez grêle, cylindrique, uniflore et d’un jaune verdâtre, peu prononcé; elle est haute de quatre pouces, et garnie à distance, de quatre ou cinq écailles membraneuses, embrassantes, lancéolées, aiguès et d’un jaune brunâtre. La fleur est grande de trois pouces ; les trois divisions extérieures du périanthe ou les sépales sont d’un vert jaunâtre nuancé de pourpre bleuâtre, parsemés de grandes taches plus prononcées de celte dernière nuance. Les

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