MED
avec la trompe et le» pieds ferrugineux ; le corselet est Irês-ponclué : la partie antérieure, les eûtes et une ligne dorsale sont chargés d'écailles d’un jaune cendré; élvlres grandes. avec des stries ponctuées et de» écailles d'un jaune cendré; pieds hruns. De Java.
MÉDAILLE, bot. Synonyme vulgaire de Lunaire. V . ce mot.
MÉDATA. bot. (Apulée.) Synonyme de Ballolc.
MÉDÉF.. Medea. acvl. Genre de la famille des Béroïdes, établi par Esclisehollz qui lui donne pour caractères : corps ovale, allongé, diversiforme ; cils disposés en séries doubles et latérales sur un canal commun, et interrompus vers le milieu du corps; une assez large ' ouverture transversale à une extrémité.
MÉoét ètraxgi êe. Metlea ro ntt ricin, Echs.; Beroe conslricta , Chain. Corps étranglé vers la grande ouverture. comme tronqué et échancré à un pôle, arrondi à l'autre; cils irisés; abdomen assez dense, coloré en fauve; bouche bilahiée; vaisseaux blancs. Taille, six lignes. Des mers des Indes.
Mèoèe rougeâtre. Medea rufescenn, Ecbs. Corps oblong cl rougeâtre. De la mer du Sud.
Mèü&r arctique. Medea arctica, Eschs. Corps ovoïdal, étranglé près de l'ouverture transversale qui est comprimée; huit rangs de cils irisés. Sa couleur est hyaline avec des vaisseaux roses. Cette espèce est trèsirritable; on la trouve dans la iner Verte.
MÉDÉOLE. Metleota. bot. Genre de la famille des Asparaginées et de niexamlrie Monogynie, L., ayant pour caractères : un calice coloré, pélaloïde, à six divisions profondes, régulières et étalées; six étamines; un ovaire globuleux, marqué de trois sillons, et terminé par trois styles et trois stigmates. Le fruit est une haie globuleuse, déprimée, accompagnée à sa base par le calice, à trois loges monospermes, dont une ou deux avortent quelquefois; la graine est suspendue, son tégument est noirâtre, recouvrant un endosperme charnu, qui contient un embryon cylindrique, ayant sa radicule opposée au hile.
Ce genre, quoique composé seulement de trois espèces, présente cependant assez d'obscurité. Ces trois espèces sont : Medeola Virgin ica , aspa rngoides et angustifolia. La première est originaire de l'Amérique septentrionale, les deux autres du cap de Bonne-Espérance. Willdenow, dans le Magasin des curieux de la nature de Berlin pour 1818, a fait un genre Myrtiphyllum pour les Metleota asparagoitfet et Medeola angustifolia qui en effet diffèrent du Medeola Virginiai par leurs trois styles et leur fruit à trois loges monospermes. Ces différences avaient déjà été signalées par le professeur Richard, dans la Flore de l’Amérique septentrionale de Michaux, où il dit que le Medeola asparagoides appartient à un autre genre que le Medeola Virginica; d'un autre côté le professeur Nuttall ( Gen.of north dîner. Plant*) a fait un genre particulier sou» le nom de Gyromia pour le Medeola Virginica; d'où il résulterait que, dan* ce moment ci. il n’y aurait plus de genre Medeola, puisque des trois espèces | qui le composaient antérieurement, deux forment le genre MyrsipbyUuin de Willdenow. et la troisième le genre Gyromia de ISullalI. Mais il faut remarquer que î
les caractères assignés par Linné au genre Medeola, et qui sont ceux que l'on a exposés au commencement de cet article, se retrouvent dans les Medeola du Cap, taudis que le Medeola de la Virginie s'en éloi- 1 gne par ses trois stigmates sessiles et par son fruit dont ' les loges contiennent plusieurs graines. Il suit de là évi- [ dominent qu'il faut conserver le genre Medeola pour les Medeola asparagoides v t Medeola angustifolia ; rejeter par conséquent le genre Myrsiphyllum de Willdenow. et adopter également le genre Gyromia de IViitlall. Les deux espèces de Medeola sont des plantes herbacées, vivaces, ayant leur tige dressée ou sarmenteuse, leurs feuilles alternes, sessiles. et leurs fleurs pédonculées et placées à l'aisselle des feuilles.
MÉDÉTKRE. Medeterus. ms. Diptères; genre proposé par Wiedeinann, dans ses Diptera exotica, 2. pag.229, pour une espèce que Fnhriciu* a décrite dans son Systema dntlintorum , p. 20.1, sous le nom de Scathophaga cinerca. Les différences génériques sur lesquelles repose le nouveau groupe sont si peu saillantes, et l'unique insecte qui en est l'objet est si rare dans les collections. qu’il est fort douteux que le genre proposé par Wiedeinann soit généralement adopté. Du reste voici ces caractères tels qu'il» ont été reconnus par Meigen, d'après les indications de Wiedeinann : tête triangulaire; corps comprimé sur les côtés; abdomen courbé en dessous; ailes couchées; dernier article des antennes formant une palette ovalaire; des appendices li li formes aux organes copulateurs des mâles.
Mèdetère cexdré. Medetetu s cinereus. Cette petite Mouche a été trouvée â .Magabor. Ses antennes sont noires, avec la soie qui les termine blanche; la tête est cendrée, velue; le corselet et l'abdomen sont de la même couleur et sans ladies; les ailes sont blanches, avec la côte légèrement teslacée. Le genre Médétèrc doit faire partie de la famille des Tanystomes.
•ME DI ASTI N. zooi. bot. Un nomme ainsi, en anatomie. une cloison membraneuse, résultant de l'adossement des deux plèvres, qui dans l'Homme s'étend de la face postérieure du sternum â la partie antérieure du rachis, et qui divise la cavité du thorax en deux parties, l’une droite et l'autre gauche. V. Plèvre. On donne le même nom en botanique à une cloison transversale, fort mince, qui, dans les Crucifères, sépare* la silique ou la silicule en deux parties, et sur les deux faces de laquelle demeurent alternativement attachées les semences quand les deux valves se sont ouvertes.
MEDICA. bot. Synonyme ancien de Medicago. V. Llzirre.
MEDICAGO. bot. V. Llzf.rxe.
MEDICKE. rot. L'un des premiers noms qu'on donna au Nicotiana Tabacum , lors de son introduction ci» Europe.
MËDICIMER. Jatrophn. rot. Genre de la famille des Eiiphorliiacées, et de la Monmcie Décandrie. I..; ses fleurs monoïques offrent un calice à cinq divisions plus ou inoius profondes; une corolle quinquéparlile. qui manque dans plusieurs espèces; au dedans cinq glandes ou écailles tantôt distinctes, tantôt minies en un anneau ou en un disque simié, quelquefois milles. On trouve dan» les fleurs mâles huit ou dix étamines dont
1c» filets sont soudés ensemble plus ou moins liant, et dont les trois ou cinq plus centrales sont aussi plus longues que les autres; «tans les femelles, trois styles tantôt simplement bitobés ou hitidrs, tantôt divisés plusieurs fois par dichotomie, cl un ovaire à trois loge* uniovulées, qui devient une capsule à trois coqms. Les espèces de ce genre sont des arbres, des arbrisseaux, ou plus rarement des herbes, remplis d’un suc lactescent. Leurs feuilles alternes, quelquefois munies vers leur base de deux glandes, sont simples ou plus souvent lobées ou palmées, glabres ou hérissées de poils glanduleux; leurs fleurs, disposées en corymbes axillaires ou terminaux, offrent en général des couleurs assez brillantes. On en compte environ vingt espèces dont cinq originaires d'Asie, les autres d’Amérique : on peut les diviser en deux sections que quelques botanistes considèrent même comine des genres distincts. L’une (qu’Housloun nomme Jussien'a) renferme les espèces dépourvues de corolle; l'autre, celles qui en sont munies; et il est à remarquer qu'en outre le style est plusieurs fois rameux dans ces dernières, et simplement bilohé dans les premières qui formeraient le genre Curcas d'Adanson, le bromfvldia de Necker et le Castiy/ionia de Ruiz et Pavon. Dans celui ci les auteurs ont décrit les fleurs comme hermaphrodites, et il arrive en effet quelquefois que, dans des fleurs d'un sexe, on rencontre les organes de l’autre, à l’état rudi-
lieu, comme les feuilles dites en violon, et accompagnées à leur base de stipules très-petites et subulées. Les fleurs sont de deux sortes, les unes mâles, et les autres femelles. Les premières sont disposées en cime au sommet d’un long pédoncule opposé aux feuilles. Chacune d’elles en particulier est composée d’un calice I monopbylle, court, à cinq dents; d’une corolle de cinq : pétales ovales, beaucoup plus grands que le calice, velus à leur base interne; de dix étamines monaddphes. dont cinq extérieures plus courtes, entourées à leur base par cinq glandes arrondies. Les fleurs femelles sont mêlées en petit nombre parmi les mâles, cl placées dans les bifurcations de la cime; leur calice est partagé , jusqu'à la base en cinq folioles lancéolées; leur ovaire est supérieur, ovale-arrondi, à trois sillons, surmonté ! d’un style (rïflile , à divisions bifurquées et terminées ! par des stigmates simples. Le fruit est une capsule ar- 1 rontlie, à trois coques, terminée par les styles persis- . lanls, et contenant trois graines.
MEbtcmr.R Lpinecx. Jatrojihu spinosa , Vahl. Sa 1 lige est frutiqueuse, garnie d’épines; ses feuilles sont : triparlites et ses fleurs en corymbc. Arabie.
MÉDICUSIE. Mcdicusia. eot. Genre de la famille , des Synanthérées, et de la Syngénésie égale, L., établi par Mœncli (Mclh. Plant., p. 537), et adopté par Cas- ! sini qui l’a placé dans la tribu des Lactucées. Scs carac- I tèressont : iuvoiucrc ovoïde, formé de folioles sur un
menlaire. La plante queSwartz a fait connaître sous le nom de Jatroj>ha dicaricala , et qui présente trois styles courts et simples, avec line capsule à deux ou trois loges dispermes, ne parait pas congénère des vrais Médiciniers : on en a aussi éloigné plusieurs espèces pour en former le genre Janipha. /'. ce mol.
Ce nom de Médicinier parait dû aux propriétés purgatives des graines; elles sont assez énergiques même pour qu’on les considère comme du domaine de la toxicologie plutôt que de la matière médicale. Les graiuvs les plus remarquables sous ce rapport sont celles du Jatropha Curcas , connues sous les noms vulgaires de Pignon d’Inde et de Noix des Barbades, ainsi que celles du Jutropha multifida, appelées aux Antilles Noisettes purgatives. Dans les espèces herbacées la piqûre des poils roides dont la plante est hérissée, cause une démangeaison brûlante, qui persiste longtemps.
MEDICINIER EN VIOLON. Jatropha /XI mlura'futia .
Willd.; Jalropha acuminata , Larn. Il est originaire de Pile de Cuba et de Saint-Domingue; on le cultive dans les jardins pour la beauté de * es fleurs, qui sont d’un rouge écarlate brillant. On le tient dans la serre chaude, où il fleurit pendant une grande partie de l’année; il demande une terre un peu substantielle, peu d’arrosements, et se multiplie ordinairement par le moyen des boutures et des marcottes. Sa lige est ligneuse, haute de cinq à six pieds ou davantage, divisée en rameaux peu nombreux, légèrement puhescents dans leur partie supérieure, garnis de feuilles alternes, péliolées, oblongues, entières, glabres des deux côtés, plus larges supérieurement, acuminéesà leur sommet, rétrécies à leur base, et chargées de chaque côté d’un ou deux angles saillants, ou seulement de dents aigués. rétrécies quelquefois de chaque côté et dans leur mi-
seul rang, égales, appliquées, lancéolées, linéaires, tondeuses et carénées, inuni à la base d’écailles inégales. linéaires, infléchies au sommet; réceptacle nu; calalbide composée de fleurs en languettes, nombreuses et hermaphrodites; akènes arqués en dedans, sillonnés lougitudinalemenlct transversalement . stirmonlésd’une aigrette plumeuse. Ce genre a été réuni par De Candolle (Flore Franç., vol. 3, p. 38) au Zacintha, malgré le caractère de l'aigrette plumeuse, qui lui est attribué par Mœncli; mais ce caractère est douteux, puisque le véritable Crépis rhagadiolodes, L., sur lequel le Medi- 1 cwia a été établi, n’a pas l'aigrette ainsi conformée, s'il faut s'en rapporter sur ee point à Jacquin et à Willdenow. Cassini pense qu'on pourra le réunir au Picris; ce qui d’ailleurs a déjà été opéré par Persoon. Le Medicusia aspera , Mœnch, unique espèce du genre, est une plante herbacée, hérissée sur toutes scs parties de petits aiguillons fourchus. Sa tige est rameuse, haute environ d'uu mètre, garnie inférieurement de feuilles oblongues, sinueuses, dentées, et supérieurement de feiiillcR sessiles, lancéolées. Ses fleurs sont jaunes, rougeâtres extérieurement. Elle croit près de Malaga, en Espagne.
MEbIMLLK. Med in ilia. eot. Genre de la famille des Alélasloinacées, établi par Gaudichaud pour une | plante qu’il a observée dans les Iles Marianne*, et qui • lui a offert pour caractères distinctifs : tube du calice } ohovale et sans eûtes; son limbe en continuité du tube, j cylindrique, exactement tronqué et persistant; quatre pétales ovales, obtus et presque coriaces; huit étamines égales, avec leurs anthères allongées, aigues, à un pore et ohlusémenl bi-auriculées à leur base; ovaire tronqué { supérieurement; style filiforme; stigmate formant un i point pruineux. Le fruit est une capsule ou baie en
kt
soo
forme de bouteille, ordinairement très-renflée, couronnée par le tube du calice, et quadriloculaire; semences ovoïdes et lisses.
Mêdikii.le rosée. Mal in il la rosea, Garni. C’est un arbrisseau glabre, à rameaux obtusémenl lélragones; ses feuilles sont verticillées par trois ou quatre, pélio- Iées, ovales, mucronées, à trois nervures et très-entières; les (leurs réuni# au nombre de (rnis ou de cinq forment une cime axillaire; elles sont d'un blanc rosé, portées sur un pédoncule dont la longueur ne surpasse point celle des pétioles.
Dans son grand ouvrage qu’il public sous le titre de Rumphia, le docteur Diurne a donné (vol. 1, p. 1 1-17) la description de cinq autres espèces du genre Medinilta , ce sont :
Medinilla crispât a, Bl.; Afelasloma crispatum , Lin., Willd., De Cand. Celle espèce se trouve aux Moluques et aux Célèbes.
Medinilla plerocaula, Bl., Runtph., pl. 1. De Bantbam.
Medinilla macrocarpa, Bl., ib., pl. 9. Des Moluques.
Medinilla c ras si nervi a , Bl. Des Moluques.
Medinilla radicans, Bl.. ibid., pl. 3. De Java.
Mt'DIOLlFORME. Mediolifonnis. bot. C’est-à-dire en forme de roue.
MÉÜ10N. bot. La plante ainsi désignée dans Dioscoride, est le Catnpanula Medium, L. F. Campaxule.
MÊDON. iss. Coléoptères pentamères. Ce genre, institué par Stephens (lllust. of Brittish entomology, vol. 5, p. 273) pour une espèce qu’il a nommée Mcdon Ruddii, t. 127, fig. 2, ne diffère point du genre Lilbocbaride de Dejean.
MÉDULLAIRE. Mcdulloris. bot. Organe qui tient de la nature de la moelle ou qui est formé par elle. Le canal Médullaire est la cavité cylindrique, que l’on observe au centre delà lige des plantes dicotylédones, et qui renferme la moelle; l’étui Médullaire est la rangée de fibres, qui entoure immédiatement celle moelle.
MÊDI LLE. bot. Quelques auteurs ont substitué ce nom à celui de Moelle, /'.ce mot.
MËÜILLINE. bot. i\oin donné par John à la Moelle ou tissu cellulaire des végétaux, sorte de Lignite bianc, insipide, insoluble, inflammable, qui fournil à la distillation beaucoup d’Ammoniaquc et un Charbon métalloïde.
MEDUSA, acal. F. Méduse.
MEDUSA, bot. (I.oureiro.) y. Midcscle.
MÉDUSAIRES. acal. Famille d’animaux invertébrés, de la classe des Radiaires, établie par Lamarck et désignée par la plupart des auteurs sous le nom de Méduses (y. ce mol). Les Médusaires sont tous des animaux marins, entièrement gélatineux ou plutôt semblables à de la gelée, transparents; ils ont des formes très-régulières, élégante?; des couleurs variées, brillantes et tendres à la fois; leur corps, que l’on nomme Ombrelle, est circulaire, plus ou moins convexe en dessus, plat ou concave en dessous; la bouche, toujours placée à la surface inférieure, est simple ou multiple, quelquefois sessile ou portée sur un appendice central, nommé pédoncule. Celui-ci, plus ou moins long,
plus ou moins volumineux, offrant des formes excessivement variées, est tantôt simple, tantôt divisé plus ou moins profondément, et ces divisions, dont le nombre varie, ont reçu le nom de bras; enfin le pourtour du corps des .Médit sa ires, ou la circonférence de l’ombrelle, est tantôt entier, tantôt divisé en tilels plus ou moins longs que l’on a nommés tentacules. On trouve les Médusaires dans toutes les mers, sous tous les climats ; ils habitent en général les liantes mers, cependant ils ne sont pas rares près des côtes. Leurs espèces sont très-variées, très-nombreuses, et la plupart semblent confinées dans certains parages dont elles ne s’écartenl que fort peu; dans les climats chauds, on les rencontre en toute saison; dans les climats froids ou tempérés, elles ne paraissent que vers la fin du printemps et pendant l’été. Il est des Médusaires que l’on ne peut bien distinguer qu’à l’aide du microscope, et d’autres qui parviennent à plusieurs pieds de diamètre et pèsent cinquante ù soixante livres. L’anatomie des Médusaires est presque bornée à la connaissance de leurs formes extérieures. A peine sortis de l’eau, ces animaux ne tardent pas à se fondre, pour ainsi dire, en un liquide transparent, analogue à de l’eau de mer; ils ne paraissent constitués que par une enveloppe membraneuse et un tissu celluleux rempli d’eau, et, d’après les observations microscopiques de Bory de Saint-Vincent [F. Matière), de corpuscules hyalins. Dans quelques espèces pourtant, on a distingué un ou plusieurs estomacs, des vaisseaux ramifiés, des cavités contenant de l’air et des ovaires, l.es Médusaires exécutent des mouvements assez rapides et longtemps soutenus; ils nagent avec grâce en contractant et relâchant alternativement la circonférence de leur ombrelle. La plupart répandent une lueur phosphorescente dans l’obscurité; plusieurs produisent sur la main qui les touche une douleur brûlante occasionnée sans doute par une sécrétion particulière. On ignore leur mode de respiration et de génération. Les Médusaires se nourrissent de toutes sortes d'auiinaux marins et même de Poissons; ceux qui sont munis de bras s'en servent pour attraper leur proie; leur digestion est très-rapide, et leur reproduction prodigieuse. Les variétés de formes des Médusaires, le grand nombre d’espèces qui s’y rapportent, ont nécessité plusieurs divisions et l'établissement de plusieurs genres dans cette famille intéressante d'animaux. Péron et Lesurur, auxquels on doit, sur les Méduses, un excellent travail inséré dans le 14* volume des Annales du Muséum d’Uistoirc naturelle, prenant pour base de leurs coupes principales l'absence ou la présence de l'estomac, ont établi deux grandes divisions : les Méduses agastriques et les Méduses gastriques. Les .Méduses agastriques sont subdivisées d'après l'absence ou la présence d'un pédoncule, l’absence ou la présence de tentacules; les genres Eudore, Bérénice, Orythie, Favonie, Lyutnorée et Géryonie, sont compris dans celte division et se rattachent aux subdivisions d’après leurs caractères. Les Méduses gastriques sont subdivisées d'après la présence d'une ou de plusieurs bouches, l'absence ou la présence d'un pédoncule, l'absence ou la présence de bras, l'absence ou la préseucc de tentacules; à chaque subdivision se rattache un ou