SOI
plusieurs des genres Carybdée, Phnrcynie. Eulimènc, Équoréc, Fovéolée, Pégasie, Caltirhoé, Mélitée, Êva- j gore, Océanie, Pélagie, Aglaure, Mélicerle, Euryale, Éphyre, Obélie, Ocyrbé, Cassiopée, Aurellie, Céphée, Rhizoslome. Cyanée, Chrysaore.
Lamarck forme également deux divisions dans les Médusaires; la première renferme les Médullaires à bouche unique, la seconde ceux qui en présentent plusieurs. Il restreint à plus de la moitié les genres établis par Pérou; ses subdivisions sont fondées ù peu près sur les mêmes caractères, c’est à-dire d’après l’ab- 1 sence ou la présence du pédoncule, des bras et de» tentacules. On trouve dans la première division les genres Eudore, Phorcynde, Carybdée, Êquorée, Caltirhoé, Orythie, bianée; et dans la seconde les genres Éphyre, Obélie, Cassiopée, Aurellie, Céphée. Cuvier établit trois genres dans cette famille qui fait partie de ses Acalèphes libres : 1° les Méduses propres, qui ont une vraie bouche sous le milieu de la surface inférieure, soit simplement ouverte à la surface, soit prolongée en pédicule; 2“ les Cyanécs. toutes les Méduses à bouche centrale et à quatre cavités latérales; 5" les Uhizoslomes, qui ont qmUre ovaires dans des cavités ouvertes comme les Cyaflfes et au milieu un pédicule plus ou moins ramifie suivant les espèces. Cuvier admet comme sous-genres une partie des genres de Péron , soit avec les caractères indiqués par Péron lui-même, soit avec les modifications admises par Lamarck, soit enfui en les considérant sous une aulre acception.
MF.OL'SE. Mcilum. acal. Linné créa sous ce nom un genre qui réunissalffles animaux rayonnés à corps libre et gélatineux ; plusieurs auteurs ont adopté ce genre tel qu’il avait été institué. Péron. qui a établi aux dépens des Méduses un grand nombre de genres, conserve la dénomination linnéenne seulement comme nom de famille et y comprend encore les Béroés, les Porpites et les Physalies. Cuvier se sert également du nom de Méduse comme nom de famille ou de section; il y rattache de plus les Béroés. les Ccsles et les Diphies. Lamarck réunit sous le nom de Kadiaires molasses, tous les animaux qui pouvaient se rapporter au genre Méduse de Liuné, et il les divise en Radiaires anomales et Radiaires Médusaires ou simplement Médusaires. Cette dernière section comprend les Méduses proprement dites, c’est-à-dire les animaux réguliers, orbiculaires, gélatineux, transparents, lisses, plus ou moins convexes en dessus, aplatis ou concaves en dessous avec ou sans appendice en saillie; munis d’une bouche inférieure, simple ou multiple. Il semble que l'on doit préférer, comme nom de famille, la dénomination employée par Lamarck; celle de Méduse entraînant quelque indécision par l’usage plus ou moins étendu que les auteurs en ont fait, y. M tins aires.
MÉUtSLA. bot. C’est l’un des genres établis par llaworlh aux dépens des Euphorbes. Il a pour type l’ Euphotbiu Capul Medusœ, dont le port est assez particulier; mais dont les différences ont trop peu d’importance pour que le genre mérite d’être adopté, y. Ecfuorbe.
MÉDl'SINK. Med usina. bot. Genre de Champignons créé par Chevalier, aux dépens des llyducs de Fries,
avec les caractères suivants : pédicule comme celui des Clavaires, simple ouraïueux et d'une consistance charnue; membrane fructifère divisée en cylindres subulés, forts longs, les uns dressés, les autres pendants; sporules blancs. Les espèces de ce genre s’éloignent nonseulement des Ilydnes par leur consistance charnue, mais encore parce qu'elles n’ont point de chapeau proprement dit et qu’elles émcl^pl de leur partie supérieure des fibrilles cylindriques, allongées, qui ont primitivement une direction verticale, et qui se recourbent ensuite cl pendent en forme de chevelure. Elles sont tantôt simples ou tantôt divisées à la manière des Clavaires; dans leur jeunesse elles n’offrent qu’un tronçon charnu.
MtorsiftE Etalée. Medusina patula , Chcv.; Hydnum capuf tnedusœ, Frics. Cette espèce est simple; elle a cinq pouces environ de diamètre ; elle consiste eu un tronçon épais et charnu, qui se termine en une multitude de fibrilles cylindriques, simples, ayant un pouce et demi de longueur; elles se recourbent en différents sens, de manière à former des faisceaux bouclés. Ce beau Champignon parait à la fin de l’été sur les vieilles souches et sur les bois de charpente.
MtDisixECoBAi.LoiDE.J/ef/us/fia coralloides, Cliev.; Hydnum coralloides , Fries; llydnum rarnosum , Bull. Celle autre espèce est rameuse : sa base charnue se divise en un nombre prodigieux de rameaux diversement entrelacés et recourbés vers leur sommet; ces rameaux sont garnis dans toute leur longueur de fibrilles pendantes, cylindriques et pointues, dont les plus allongées terminent les dernières divisions en formant des sortes de pinceaux qui produisent un bd effet ; leur couleur est d’abord blanchâtre, puis tirant sur le jaune; leur chair est tendre et bonne à manger. Elle croit comme la précédente.
MÉDUSl'LE. Medusula. bot. Loureiro ( Flor . C’ochinchin., 9, p. 405) a établi ce genre sous le nom de Médusa dont Persoon a légèrement changé la terminaison pour que la même dénomination ne fût pas appliquée à des êtres qui appartiennent à des règnes différents, et en cela il est tombé dans un autre inconvénient qu’il n’a probablement pas saisi d'abord, c’est que déjà un genre de ce même nom existait dans la botanique cryptogamique. Voici du reste les caractères essentiels du genre Medusula qui a été placé dans la Monadelphie l'enlandrie, L. : calice persistant, à cinq folioles; cinq pétales; cinq étamines dont les filets sont réunis au tube par la base, et dont les anthères sont pendantes; ovaire supérieur, surmonté d’un style et d’un stigmate simples; capsule hérissée, uniloculaire, à trois valves et renfermant six graines. Le Medusula anguifera est un arbre de la Cochinchine, d’une grandeur médiocre, dont les rameaux sont dressés, garnis de feuilles alternes, ovales, acuminées, glabres et dentées en scie. Les fleurs sont rouges et disposées en grappe.
MÉDl'SULE. Medusula. bot. Genre de Lichens créé par Eschweiler dans son Syst. Lichen p. IC, f. 22, et qui fait partie de sa cohorte des Trypéthéliacées. 11 est établi sur les caractères suivants : thalle crustacé, attaché, uniforme; verrues déprimées, pulvérulentes, blanches; apolhécies linéaires, allongées, immergées,
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noires, voilées de blanc clans la jeunesse; périlliécic latérale plane. Le genreMvitt/s ne parait point devoir figurer dans le genre Trypelhetium, niais bien dans les Graphidées dont il a le port et la structure intérieure. Ses fructifications sont linéaires, à disque i dilaté, pourvues d'un nucléiim charnu, en tout setn- J blable à celui des Graphis. IVrsoon avait décrit la plante qui a servi de base à ce genre sous le nom A'O- ■ pegrapha Med usa la (.tel. Soc. Wéierav.). Acbarius : regardait comme douteux que ce fût une Opégraphe. On examinera au mot SAacocRAPUEla validité du genre Met lus ul ti ; on se bornera maintenant à annoncer que Tode aussi a un genre Medutnila {F. Fung. Mec kl., Sel., 1, p. 17, I. 5, f. 28) qui est adopté; et l'on doit ; ajouter que Persoon avait également un genre Me du ■ tula , fondé sur une plante phanérogame; que c'est ce dernier nom qui a prévalu; en sorte qu'il deviendra nécessaire, afin d'éviter la confusion nominale, de changer le nom donné par Escliwcilcr, si son genre venait à être adopté.
M KKRBl RGI A. bot. Le genre institué sous ce nom, par MoenCh, est le même que celui formé précédemment par Solander, cl qu'il a appollé Pollithia. F. ce mot.
MEËREDYCK. bot. L’un des noms vulgaires du Cochtcaria A rmoracia, L. F. Cochi.ëaria.
NËERSCIIAII.M. xm. F. Écume de meb al Macrésite.
MEESIA. bot. F. Waleera.
MEESIA. but. Ce genre de Mousses, établi par lied wig, ne diffère de* llrys, qu'en ce que les dénis de son péristome externe sont très obtuses et beaucoup plus courtes que celles du péristome interne. Ce genre a été depuis réuni par plusieurs botanistes aux llrys; mais il forme néanmoins dans ce genre un groupe assez naturel par son port. Il renfermait les quatre espèces suivantes : Bryum hic/todcs, lionk., ou Meesia uliginosa, Hedw.; Bryum hcsaslichum, Biyum trique trutn , Ifook., ou Meesia long! sein, Hedw.; Bryum deatbatmn, Smith, ou Meesia dealhalo , Iledxv. f'. Bey.
MÉGABASIDE. Megabatit. ixs. Coléoptères lélrainères; genre de la famille des Longicurncs, tribu des Lainiaircs, institué par Audinet-Serville qui lui donne pour caractères : antennes sétacées, distantes à leur base, velues en dessous, composées de onze articles, dont le premier très-long, et le plus long de tous, faisant à lui seul, le quart de la longueur totale de l'antenne, le deuxième assez grand, mais peu visible, se confondant avec la base du troisième, les suivants cylindriques, allongés, le onzième le plus petit; yeux entiers, assez petits, ne s'avançant pas sur le front au delà des antennes; mandibules peu saillantes extérieurement; palpes assez courtes, l'article terminal des maxillaires est pointu et plus grand que le second ; face antérieure de la tête allongée; front aplati et vertical; corselet un peu plus large que long, muni latéralement d'une forte épine, avec son disque tubercule; corps assez court, convexe en dessus; écusson court, carré, creusé au milieu, avec scs bords latéraux saillants; élylres rebordées extérieurement, allant en se rétrécissant vers le bout qui est tronqué et biépineux; pattes assez longues; tarses nus.
Mêgaoaside porte-miroir. Mcgitbasis speculifer,
And.; Acatilhocinu s speculifer, DeJ. Son corps est brunâtre, couvert d'un court duvet cendré; son corselet est muni de (rois tubercules placés en triangle; ses ély très ont une forte épine humérale, une autre à la UhM et des points élevés, il y a vers le milieu une plaque tisse. luisante et d'un brun ferrugineux; antennes et pattes brunes. Taille, neuf lignes. Du Brésil.
MÉGACARPÉE. Megacarpœa. bot. Ce genre, établi par De Candolle (Syst. unie. Fcget 2, p. 417). appartient à la famille des Crucifères, et à la Télradynamie siliculeuse. L. Il est ainsi caractérisé : calice sans gibbosités à la base; pétales entiers; blets des étamines libres et sans dents; silictile sessile, à deux écus ou disques, écliancréc aux deux extrémités, à loges trèscomprimées. ceintes d'un rebord ailé, aduées à l'axe par tout leur côté interne; style nul; stigmate en forme de disque, presque à deux lobes; graines solitaires dans chaque loge, orhiculées, comprimées; embryon dont la radicule est ascendante, et les cotylédons accombants. Ce genre ne sc distingue du Bisculella que par son stigmate sessile, sa siliculc munie d'un large bord et surtout par son embryon qui, au lieu d'étre inverse comme dans (es autres genres de la famille, se compose d'une radicule et de cotylédons ascendants. Les deux espèces qui le constituent, Megacarpœa ltr~ cinicda et Megacarpœa angulata. DG., croissent en Sibérie. Ce sont des plantes herbacées, vivaces, à feuilles inullifides, à Heurs paniculées, très petites. H à fruits d'une grandeur très-considérable, pour des fruits de Crucifères, ce qui a déterminé la création du nom générique.
MÊGACÉPilALE. ois. Espèce du genre Engoulevent. F. ce mot.
MÊGACÊPUALE. Megacc/diala . ms. Genre de l'ordre des Coléoptères . section des Pentamères, famille des Carnassiers terrestres, tribu des Cicindelètes, établi par Lnlmlle, et avant pour caractères : deux palpes à chaque mâchoire dont les extérieures sont notablement plus courtes que celles de la lèvre; mandibules très-fortes; les trois premiers articles des tarses antérieurs des mâles dilatés, presque en forme de triangle renversé, placés bout à bout ; corps épais, simplement übloüg. avec le corselet plus large que long ou à diamètres presque égaux, légèrement plus élevé dans son milieu; abdomen ovalaire, comme coupé transversalement à sa base. Ce genre se distingue des Cicindèlcs, avec lesquelles il a le plus de rapports, par les palpes maxillaires qui, dans celles-ci, sont plus longues que les labiales; les pattes des Cicindèlcs sont aussi plus grêles et plus allongées. Les lUauticores en font éloignés par des caractères tirés de la forme générale du corps ; enfin les Thérates en sont séparées parce que leurs palpes maxillaires internes sont remplacées par une petite épine. La tête des Mégacéphales est grosse, avec le front large et plan ou légèrement convexe. Les yeux sont grands et assez peu saillants; la lèvre supérieure est courte, transversale ou arrondie et peu avancée; elle laisse les mandibules bien à découvert. Cellesci sont larges, fortement dentées et peu saillaules. Le dernier article des palpes maxillaires est légèrement sécuri forme; les labiales ont leur premier article al-
Ion fié et dépassant l'extrémité supérieure de Féchancrure du uieiiton, le deuxième est très-court, le troisième très-long, cylindrique et fiarni de poils roides et assez longs; le dernier est sécuriforme. t.e corselet est presque aussi large que la télé à sa partie antérieure : it se rétrécit un peu postérieurement ; le milieu de son bord postérieur est un jmmj prolonfié, et il recouvre l'écusson dont la pointe n'atteint pas la base des élylres. Celles-ci sont à peu près de la largeur de la tête, plus ou moins allongées; l'a va ni -dernier anneau de l'abdomen des mâles est très- fortement écltancré. Les pattes sont longues, assez fortes; les tarses sont aussi assez forts et moins al longés que ceux des Cicindèles. Ces insectes paraissent, jusqu'à présent, plus répandus dans le nouveau inonde que dans l’ancien, où l'on n'en a encore trouvé que deux espèces aptères. Toutes celtes de l'Amérique sont ailées.
MEC ACÉPHALE DE LA CAIOLIAE MdjaCep/iaUl Carolina, Latr., Dej.; Cicintlcla Carolina, Fabr., Oliv. (Coléopl., 2, 33, p. 25), n° 31. t. 2, fig. 22), Sch. ( S>*«. Ins. y i. p. 238, n° 8). Elle est longue de cinq à sept lignes, d'un beau vert métallique, à reflets ronges; les yeux, les antennes, les organes de la manducation, l'anus et les pattes sont jaunes; les élytres ont ù leur extrémité postérieure une tache jaune, oldongue et n'atteignant pas la suture. Elle se trouve également dans les Antilles et au Chili.
RJÉGACÈKE. Meyacerus. ws. Coléoptères tétramèrrs; genre de l'ordre des Ithyiichophores, famille des firachides, institué par FahJcunan, pour un insecte du Brésil, Meyacerus pescaprœ, que Schoonherr a reconnu depuis lie point différer de ses Bruches.
A1ÉGACÈKE. Meyacera. ixs. Coléoptères tel t anières; genre de la famille des Longicorues. Irihu des Lnmiaircs, institué par Audinel-Serville, pour un insecte du Brésil, que Dejean avait placé parmi ses Saperdes. Caractères : antennes sélacées, très-grélcs, rapprochées à leur hase, velues en dessous, composées de onze articles. dont le premier très-allongé, un pou en massue, le deuxième petit et cyathiforme. les suivants cylindriques et très-allongés dans les mâles; mandibules courtes et aigues; palpes maxillaires plus longues que les labiales, avec le dernier article allongé, presque fusiforme; tète assez courte, un peu globuleuse, seulement verticale; front légèrement bombé; yeux très grands; corselet inutique latéralement, cylindrique, presque carré, avec deux sillons transversaux près des bords; écusson court, demi circulaire, arrondi au bout ; corps convexe en dessus, très-allongé, linéaire, ailé et ptibescenl ; élylres Iris longues, linéaires, déprimées, rebordées extérieurement et à la suture, tronquées obliquement à leur extrémité; pattes assez courtes.
MEgacLke a u odes. Meyacera dilata, Audio.; Saperüa tnacrocera , Dej. Son corps est brun ; son corselet a six bandes longitudinales, roussâtres, deux en dessus, deux latérales et deux en dessous : de semblables lignes se voient sur les élylres ; antennes et pâlies brunâtres. Taille, sept lignes.
MEüACIÜLE. Meyadtilc. ixs. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section dos Porte-Aiguillons, famille dos Mellitères, tribu des Apiaircs, établi par Lalreilie
et nommé Anlhophoia par Fabridus qui réunissait à ce genre plusieurs espèces appartenant à des genres bien différents. Les IWégachiles appartiennent à la division des Dasygaslres de Latreitle (Fam. naturelles), et les caractères qu'il assigne à ce genre sont : palpes dissemblables, les labiales en forme de soies écailleuses, allongées et comprimées; leurs deux premiers articles presque de la même longueur; dessous de l'abdomen des femelles garni d’une brosse soyeuse, servant à récolter le pollen des fleurs; labre en forme de carré long el perpendiculaire; mandibules fortes, en pince; palpes maxillaires très-petites, de deux articles, dont le second plus long ou de la longueur du premier, presque cylindrique; abdomen triangulaire, déprimé. La figure en parallélogramme de la lèvre supérieure des Mégachiles avait été remarquée par Kéaumur. et il avait observé que cette partie garantissait leur trompe et leur servait eu quelque sorte de table lorsqu'elles coupaient des feuillages pour construire leurs nids. H avait donc distingué les Abeilles solitaires cl les avait désignées sous le nom de Coupeuses de feuilles. Cuvier (Tableau élém., etc.) fit de ces insectes une division particulière. Latreille, immédiatement après, dans son Mémoire sur l’ordre naturel des insectes composant ie genre Apis de Linné, sépara ces espèces et en forma avec quelques autres le genre Mégactillc ; il le partagea eu six sections, Kirby, dans sa ; Monographie des Abeilles, avait établi, en mèiue temps ; que Lalreilie. la inéme division en faisant une coupe
Idu genre Apis. Enfin Latreille a encore travaillé ces coupes (Gen. Crust , etc., et Fam. nat., etc.), et il a conservé son genre Mégacbile tel qu’il est caractérisé plus haut . Les Mégacl» îles ont en général un peu ; du ressemblance par leur port avec les Xylocopes, el même les Bombus. Leur tétc est épaisse; leurs antennes sont filiformes , courtes et peu brisées; leurs yeux sont ovales et assez grands. Le corselet de ces Hyménoptères est court, rond, tronqué et très obtus ■ postérieurement; leur abdomen est triangulaire, troni qué à la hase, avec le dessous plan , soyeux dans les ! femelles. L'anus, dans les mâles, est souvent courbé, j échancré ou dentelé. Leur corps en général n'est pas 1 si velu que celui des Bourdons; souvent une bonne i partie de la surface est nue. Leurs pattes n'ont pas la longueur de celtes des autres Apiaircs et servent trèspeu au transport du pollen, leurs jambes postérieures n'ayant point de palettes, et le premier article de leurs tarses n'étant point dilaté ni en forme de brosse. Les Mégachiles se distinguent des Céralines, Cbélostomes, Hériades et Stélides, par la forme de leur corps qui n'est point étroit el allongé comme dans ces genres; elles s’éloignent des Cielioxydes. Ammobales et Finie* rèrnes, par des caraclères tirés de la foi me du labre qui est longitudinal ou triangulaire dans ceux-ci; enfin les Anthidies, Osmies et Lilhtirgcs, en sont distinguées par des caraclères tirés de la forme de l'abdomen, du corselet et des antennes. Ces Abeilles ont encore un caractère qui leur a été reconnu par Jurine, et qui a forcé ce naturaliste de les réunir avec des Apiaircs trèsdifférentes par l'organisation de leur bouche el par leurs habitudes. Le caractère est d'avoir une cellule
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radiale, allongée , et deux cellules cubitales presque égales, dont la secoude reçoit, prés de chacune de ses extrémités, une nervure récurrente. Ces Hyménoptères n'offrent que deux sortes d'individus, des mâles et des femelles : ils vivent solitairement. Les mâles sont distingués des femelles par leurs antennes de treize articles, quelquefois plus grosses vers le bout; par leurs mandibules plus étroites, leurs pattes antérieures aussi longues ou plus longues que les suivantes, arquées, avec les tarses frangés de poils le long de leur côté Inférieur, quelquefois même dilatés et comprimés. Les jambes des autres pattes sont souvent épaisses cl presque en massue. L'extrémité postérieure de l'abdomen est courbée, arrondie ou très-obtuse, et offre souvent , line échancrure ou des dentelures au bord postérieur de l’anneau sous lequel les organes sexuels sont situés. Les organes générateurs sont très-forts, comparativement à la grosse® de l'insecte; ils sont composés de différentes pièces écailleuses, dont quelques-unes sont en pince. Les femelles sont chargées seules de la conservation de leur postérité ; les travaux qu’elles exécutent à ce sujet montrent qu’elles sont douées d’un instinct admirable. Lalrcille divise ce genre en deux coupes très naturelles dont voici les principaux caractères :
■f Mécacbiles Pbyliocope*.
Cette division comprend les espèces qui ont les mandibules dentelées cl dont les dentelures sont au nombre de quatre; ces espèces ont reçu de Réaiimur le nom de Coupeuscs de feuilles ; elles emploient dans la construction de leurs nids des feuilles qu'elles entaillent en portions parfaitement ovales ou circulaires, au moyen de leurs mandibules, avec autant de promptitude que de dextérité. Elles les emportent dans des trous droits et cylindriques qu'elles ont creusés dans la terre et quelquefois dans les murs ou le tronc pourri des vieux arbres; elles tapissent avec ces portions de feuilles le fond de la cavité, en formant une cellule qui a la forme d'un dé à coudre, y mettent la provision mielleuse dont la larve doit se nourrir, y pondent un œuf et la ferment avec un couvercle plat ou un peu concave, pareillement formé de portions de feuilles. Elles font une nouvelle cellule de la même manière en dessus de la première, puis une troisième, une quatrième et ainsi de suite, de manière à ce qu'elles aient rempli leur trou.
MEgachile bd Rosier. MegachUe centuncularis , Latr. ; Apis centuncularis , L. ; Anlhophora centuncnlaria, Fabr., Réaum. (lus., vi, x). Longue d'environ six lignes, noire avec un duvet d'un gris fauve, de petites taches blanches et transverses sur les côtés supérieurs de l'abdomen : le dessous est garni de poils fauves. Le mâle est décrit par Linné, comme uuc autre espèce, sous le nom de Lagopotla.
*î*f Mecacdilcs x tco xx es.
Les mandibules de» espèces de cette division n'ont qu'une petite échancrure sous leur extrémité; leur corps est seulement plus velu et ressemble un peu à celui îles bourdons ou des Xylocope»; leurs antennes paraissent être proportionnellement plus longues. Les femelles construisent leurs nids avec de la terre très-
fine, dont clics forment un mortier; elles rappliquent sur les murs exposés au soleil, contre des pierres, ou bien elles en forment des boules qu'elles attachent h des branches de végétaux. Ce nid devient très-solide et ressemble à une molle de terre; il contient dix à douze cellules dans chacune desquelles est déposé un œuf, avec de la pâtée mielleuse pour la nourriture de la larve qui se file une coque pour se changer en nymphe, et devient insecte parfait au commencement du printemps : il s'ouvre un passage à travers les parois de sa prison à l'aide de sc9 mandibules. Ces Mégacbilcs ont des ennemis dans les larves d’une espèce de Clairon [Apiarius),e tdans celles du Lcucospis dorsigera . Ces deux insectes ont soin de déposer un œuf dans le nid, un peu avant la Mégachile, et il en sort une larve qui dévore bientôt celle de la propriétaire et se développe dans son habitation. A celle division appartient l’espèce suivante :
Mégacbile CicmtnivB. MegachUe Sicula, Latr.; Apis Sicula, Rossi {Faun. Etrus. mantis., 2, tab. 4, fig. d, d, e). Noire, velue, avec le front, le dessus du corselet et les pieds d’un fauve vif; les ailes sont d’un violet tirant sur le noir foncé. Cette espèce construit un nid de plus d'un pouce de diamètre, sphérique et très-dur; elle l'attache aux branches des arbrisseaux, j tels que la bruyère. On la trouve en Egypte, en Sicile,
| et Payratideau , qui a voyagé en Corse, pour y faire ; des observations de zoologie, en a rapporté plusieurs individus de l'espèce dont il est question dans cet article, ainsi que des nids. Le MegachUe mura ria, figuré par lléaumur (t. 0, pl. 7 et 8) et par Schæffer, fait partie de cette division.
D'autres Hyménoptères, appartenant à des genres différents, ont été décrits sous le nom de JVlégacbile. Ainsi on a appelé :
MEcacuill coxiqi'»:, un Cælioxidc.
AUgaciiile très-poxctlée, M. aux ailes boires, des Stélidèt,
Mi.gacqile craxdes DEXTS, M. de» Cavpahui.es, M. des i robes. des Uiéloslumcs et des Hériadcs.
Megachile bicobbe, M. ni. Pavot, des Ostnies.
MEgacuile cihq crochets, une Anlhidie.
MÉGACLINIER. Megaclinium. bot. Genre de la famille des Orchidées, établi par le professeur Lindley qui lui assigne pour caractères : folioles extérieures du périgonc ou sépales dressées, inégales, les latérales plus petites et soudées au gynostème ; les intérieures ou pétales très petites; labellc petit, très-entier, élastique, articulé avec la base du gynostème; celui-ci penché vers l’ovaire, petit, marginé, à peine prolonge ù sa hase; anthère à deux loges peu prononcées; quatre niasses polliniqucs égales, attachées par paires, i Les .Mégaclinicrs sont des plantes herbacées, épiphyles, t propres aux régions tropicales de l'Afrique; leur rhi- 7omc se propage et s'étend en pseudo-bulbes; leurs ' feuilles sont coriaces; leurs fleurs, réunies en grappe, sont portées sur un axe dilaté et comprimé.
Mégaclixie* a hampe e* faux. Magaciinium falca- | tum , Lindl. Les feuilles s'élèvent au nombre de deux.
d’un pseudo- bulbe de la forme et de la grosseur d’une 1 amande ordinaire; elles sont ovales-allongées, plissées,
Gock
échancrécs au sommet; la hampe (rachis) est en forme de faux, comprimée et crénelée; les fleurs sont petites, elles ont la division supérieure du périanthe rougeâtre extérieurement, jaune ù l'intérieur et sur les bords, avec une glande calleuse jaune, ponctuée de rouge, prés de chaque côté de la base; les divisions inférieures sont très-petites, verdâtres, bordées de jauue. De Sierra- Leone.
MEgaclixier très - graxd. Megacliniutn maximum, Lindl., Bol. regist., 1939. Cette espèce a beaucoup de ressemblance avec la précédente, dont elle diffère néanmoins par ses feuilles qui sont plus grandes, moins profondément incisées vers la pointe, et plus contournées aux bords; par son rachis grand et en forme de sabre, et par la couleur des différentes parties de la fleur qui sont verdâtres, finement pointillées de pourpre. Du reste, elle est originaire des mêmes lieux.
MÊGADÈRE. Me g aile rua. ixs. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Longicornes, tribu des Cérambycins, établi par Dejcan et Latreille,avec les caractères suivants : tète assez forte, écbancrée derrière les yeux; antennes composées de onze articles, de la longueur du corps chez les mâles et beaucoup plus courtes chez les femelles; presternum très-large, arrondi entre les cuisses antérieures, fixé demi-circulaireincnl au mésoslerne qui est très-large et proéminent ; corselet plus étroit antérieurement, arrondi sur les côtés qui sont un peu épineux, échancré aux angles huméraux; écusson Irés-graml et triangulaire; élytres planes, mutiques, un peu plus étroites à l’extrémité; pieds longs et très -g ré les, les intermédiaires un peu plus courts; tarses longs et dilatés. Ce genre ne renferme encore que deux espèces dont l’une, anciennement connue, a été promenée successivement dans plusieurs genres.
MêgadEre stigma. Magaderus stigma, Dcj.; Cerambyx stigma , Lin.; Cailidium stigma , Fab. Cet insecte varie pour la couleur entre le brun et le noir; son corselet est rugueux; l’écusson est finement pointillé; les élytres ont une tache assez large et d’un jaune fauve, qui se réduit quelquefois à un simple trait, de la pointe de l’écusson au milieu du bord externe. Taille, huit à quinze lignes. De Cayenne.
MÉGADEBME. Mcgaderma. mai. Genre de Carnassiers de la tribu des Vespertiliouides, établi par Geoffroy qui lui donne pour caractères : oreilles très -développées et soudées en avant de la tète ; orcillou intérieur large; trois crêtes nasales, une verticale, une horizontale, et une en fer à cheval ou inférieure; queue nulle; membrane inter -fémorale coupée carrément. Formule dentaire ; incisives, pas en haut, quatre en bas; canines, deux en haut, deux en bas; molaires, huit en haut, dix en bas.
M&gaiierxk Triple. Mcgaderma Trifolium , Geoff. Celle Chauve-Souris, nommée Loto è Java, a la feuille ovale, une follicule assez grande et égale au cinquième de la longueur des oreilles ; les oreillons sont en trèfle. Elle habile Pile de Java.
Mlgadlrme Spasme. Mcgaderma üpasma, Geoff.; le G dis vola us ternatcus deSéba; Fespertilio Spasma,
L. La feuille est cordiforme; Tortillon en demi eu ur, et la follicule de même forme et de même dimension que la feuille. Elle habite File deTernate, une desMoluqucs.
Megsderme Lyre. Mcgaderma Iyrra, Geoff. fnc feuille rectangulaire, et une follicule de moitié plus petite. Du continent de l'Inde.
MtGADtRHE Feuille. Megaderma Fions, Geoff.; la Feuille, Daub. l'ne membrane ovale sur le nez. ayant la moitié de la longueur des oreilles; le pelage en d’une couleur cendré agréable, avec quelques teintes jaunâtres. Elle habile le Sénégal.
MÊCAGÉME. Megagenius. ixs. Coléoptères hétéromères; genre de la famille des Mélasomes, tribu Collaptérides, institué par Sollier, aux dépens du genre Pimelia de Fabricitis. Caractères : antennes grossissant un peu vers l’extrémité; articles épais, coniques et très-légèrement comprimés: le deuxième assez long, le troisième le plus long, et le dernier très- court; mandibules courtes, hidenlées â l’extrémité; labre très-petit, rétréci antérieurement, sublriangulairc et caché sous Tépistome ; menton à échancrure antérieure assez profonde et anguleuse; yeux petits, étroits et transversaux; télé trilobée antérieurement; prothorax légèrement arqué sur les côtés, avec le* angles antérieurs saillants; élytres courtes cl ovales; pattes assez longues; tarses épais, filiformes : le premier article des quatre antérieurs à peine plus long que le deuxième, le premier article des postérieurs égal au dernier.
NEgagCxie de Friol. Megagenius Frioli , Soll. Il est d’un noir obscur et faiblement ponctué. Taille, six lignes. De Barbarie.
MÉGAGftATlIE. Megagnathus. ms. Genre de Coléoptères, établi par Dejean, et que Latreille nomme Prosto mis. ce mot.
MÉGALANG1ER. Mcgalangium. BOT.Genrcde Mousses, de la famille des Bryacccs, institué par Bridel qui lui assigne pour caractères : coiffe cuculliforme; sporange terminal, avec une apophyse linéaire â sa base; opercule convexe, mamelle; pénsloine double ; l’extérieur bordé par seize dents obtuses, inucrouées et fléchies en dedans, l'intérieur formé par une membrane carénée, réticulée, prolongée en seize découpures entre 1 chacune desquelles est implantée une soie. Ces Mousses habitent les contrées chaudes de l'Amérique du sud.
MEGALOCARPÆA. bot. Pour Megacarpœa. F. ce mot.
MÉGALOCUÉLYDE. Megaloche/ys. ript. foss. Genre nouveau de Reptiles fossiles, proposé par Falkoner et Caulley, pour un énorme ühcloiiicn , dont les restes ont été trouvés dans les montagnes Siwalik, et qui rappelle, par ses formes gigaulesques, les grands Reptiles du la période secondaire. (Journal of tbe Asialic. Soc. of Bengal, vol. vi, p. 334.)
MÉGALODON. Megalodon. ixs. Orthoptères; genre de la famille des Locusliens, établi par Brullé pour un insecte de l’Inde, qui diffère de tous les genres connus, par la situation des antennes â la partie supérieure de la télé et sur la même ligne que les yeux ; mandibules énormes, semblables à un bec de Perroquet; chaque côté du sternum armé de deux épines lon-
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gués cl grêles. excepté le mêla sternum qui n'offre que les angles saillants d'un feuillet relevé; élylrcs en carié long. avec les angles arrondis; ailes ne dépassant pas les élytrcs.
Mcgalodo.x a sabre. Mcgalotlon ensîfcr Brullé. Cel insecte curieux el bizarre est d’un roux assez clair, à l’exception de la lèvre supérieure et des mandibules qui sont d’un noir luisant. Toute la surface de la léte est finement chagrinée; le front présente, entre les antenues. une foi le épine droite et conique; et le chaperon est surmonté d'un tubercule ridé et brun ; on remarque deux petites impressions lisses el noires, placées en travers, sur le milieu de la face; le corselet qui s’avance sur les élytrcs. est surmonté «le rhaqtie côté de d m\ saillies épineuses, el le prolongement postérieur o. lie aussi «les epiiies ai;; ues; les bords latéraux du corselet sont pâles, et surtout en arrière où l’on voit comme une bande oblique; les élylics sont nuancées de petites taches pâles, et la femelle a sa tarière agréablement marbrée de roux. Celte tarière est plus longue que le corps, élargie dans toute sa longueur, excepté aux deux extrémités; elle n'a pas de dentelures sensibles; les cuisses sont années d’épines plus nombreuses que celles des jambes, et qui semblent disposées ! sans ordre; clia«|iie cuisse est terminée par deux épines ' courtes et aigues. Taille, deux polices et demi.
MÉGALO DO N TE. Megalodontes. iss. Genre de l’ordre des Hyménoptères, section des Térébrans, famille des Porté -Scies , tribu des Tenlhrédines . établi par Lalreille, el nommé Tarpa par Fabricius. Ccphateia par Jurine, et Diaprion par Schrank. Les caractères de ce genre sont . tète arrondie et grande; mandibules allongées, étroites, fortement bide niées à leur extrémité; fausse trompe allongée; antennes sélaeées. composées d’un grand nombre d’articles en scie, ou presque peeti nées.
Ces Hyménoptères ont beaucoup de rapports avec ceux du genre Cephaleia de Jurine; ils ont, comme eux, deux cellules radiales cl quatre cellules cubitales; ils on( aussi la (été grande, les mandibules allongées, l'abdomen aplati et les quatre jambes postérieures inunies de deux épines dans leur milieu, outre les deux de l’extrémité; mais ils s’en distinguent pourtant bien par les antennes qui sont pectinécs, tandis qu'elles sont simples dans les Cephaleia ou Pamphilies de Lalreille ( Lyda , Fab.). Les l.opbyres s’en éloignent par leurs antennes en panache; les Céphus ont les antennes plus grosses vers le bout; enfin les Tenihrèdes, Ilylotomes, etc., s'en éloignent, parce que ces genres n’ont pas plus de onze articles aux antennes, tandis que les Mégalodontesen ont douze el au delà. Les larves de ee genre n’out point de pattes membraneuses, et l’extrémité postérieure de leur corps se termine par deux cornes; elles vivent de feuilles qu’elles plient souvent pour s’y tenir cachées. Kltlg, dans sa Monographie de la famille des Tenlhrédines, mentionne deux espèces de ce genre.
Mégalodoxte etm ilote. Megalodontes cephalotcs, Latr. ; Tarpa cephalotcs, Fabr., KlUg. De six à sept lignes de long; corps très-noir et luisant; tète grande, avec trois points entre les yeux, et deux petites taches
i postérieures en croissant el de couleur jaune; antennes I roussâlres; corselet ayant une ligne verdâtre en de* i vanl; abdomen portant cinq raies transversales en ; forme d’anneaux, dont l’extérieure plus grande, jaunes; pattes roussâlres. Cette espèce est rare en France. La seconde espèce est d’Allemagne; Kltlg la nomme Piagiocephalus : c’est le Tenthredo cephalotcs de Fabricius.
MÉGALONIX. mah. ross. Jefferson a le premier donné ce nom à l'animal auquel avaient appartenu quelques ossements trouvés en 171)7 dans une caverne des montagnes calcaires du comté de Greenbriar en Virginie : l'inspection d’ongles très-longs, recourbés el acérés, avait porté à croire «pie ces fragments pouvaient être ceux d’un Carnassier, voisin des Chats nu des Ours, de la taille environ d'un Bœuf Cuvier pense, au contraire, que le Mégalonix se rapprochait plutôt des Paresseux ou lirndypes el des Fourmiliers, présomption fondée non-seulement sur les formes et les rapports de position de divers os des membres, mais encore sur la nature d’une dent qui lui a présenté une sorte de cylindre d'émail rempli par une substance osseuse, mais dont la couronne était creuse dans son milieu. Le Mégalonix aurait été un Herbivore analogue principalement aux Ilradypes, par la lenteur de ses mouvements, mais dont la grande taille s'opposait probablement à ce que , comme les espèces actuelles de ce genre, il pût fréquemment monter aux arbres. Cuvier regarde le Mégalonix comme une espèce de son genre Mégathérium. Cependant le docteur Lund (Coup d’œil sur le» espèces éteintes de Mammifères du Brésil) pense qu'il faut même maintenir le genre qui, selon lui. doit avoir été assez riche en espèces; elles étaient pourvues d’une queue excessivement forte «*l probablement prenante, ce qui. joint à line contorsion particulière du plan des pieds de derrière, contorsion que l’on retrouve chez le liradypus Iridactylus, et à l’énorme longueur de leurs ongles, doit faire croire que malgré le poids excessif de leur corps, les Mégalonix étaient destinés à grimper aux arbres, comme leurs analogues dans la création actuelle. Le docteur Lund, avant qu’on eût pu constater d'une manière aussi certaine que possible, le nombre des dents chez les vrai* Mégalonix, avait rangé; dans ce genre plusieurs espèces qui ont dans la mâchoire supérieure cinq dents molaires, et dans l'inférieure quatre seulement. Aujourd’hui que l’on a constaté que l’espèce type du genre Mégalonix , Mégalonix Jeffcrsonil , de l’Amérique septentrionale. n'en porte que quatre, il a dù séparer de en genre les espèces qu’il y avait placées et en former le genre P la ty onyx, dont l’un des caractères les plus saillants est d’avoir les ongles des membres antérieurs un peu aplatis, tandis qu'ils sont dans les vrais Mégalonix très-comprimés.
MÉGALONIX. Mégalonix. ois. Genre de l’ordre des Grades. institué par Lesson. avec les caractères suivants; liée droit, conique et robuste, dont l’arêie.drotte à sa base, entame les plumes du front, se dilate vers l« milieu où elle s<* renfle légèrement pour se courber ; commissure fendue jusque sous l'œil, dont le tour est dénudé; paupières bordées par des cils allongé* el