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lui-même ; » remarque qui explique pourquoi quelques naturalistes français n’ont vu clans l'animal anonyme , qu’une espèce üc ce genre de Quadrumanes. Leuckart propose de nommer le Zcrdo, Canis Zerdo, Canis pygmæns , Canis Saha remis , ou Canis Megalotis ; mais Desmarest ayant décrit sous ce dernier nom. dans les suppléments de sa Mammalogic. une nouvelle espèce de Renard apportée d'Afrique par de Lalande (c’est le Renard de Lalande de ce Dictionnaire), on s’exposerait, eu l'adoptant pour un autre animal, à jeter de la confusion dans la synonymie.
MÉGÏLURE, Megalurtts, ois. Vjgnrs et llorsfield ont établi sous ce nom, dans l'ordre des Insectivores, un genre qui se compose du Gracula camlata , Cuv., cl des Matants galactwtes t marginatis , cruratise l palaslris. Les caractères donnés à ce genre par Vignes, sont : bec médiocre, droit, robuste, un peu comprimé. graduellement atténué, avec l'arête arrondie; pieds robustes; tarse allongé; ongles comprimés, aigus; ailes courtes • deuxième, troisième et quatrième rémiges égales; queue allongée, cunéiforme. /'. Mar- | Tix et Mhua*.
MÉGAMÈRE. Mrgamerus. ix». Ce genre a été formé j par Mac - l.eay, dans l’appendice du voyage du cap. King ; il est fort remarquable en ce qu’il semble appartenir tout à la fois à la famille des Prionites et à celle des Clirysomélincs. Oii u’en connaît jusqu’ici qu’une seule espèce que l'auteur a nommée MEgaxëre du Kixg, Megamerus Kingii , Wac-Lcay. C'est un très-bel insecte, de onze lignes de long sur cinq de large, d’un brun marron, plus clair sur les élylrcs; sa télé est pe- ! lite. rugueuse, avec les yeux saillants, arrondis, nulle- , ment êcliaucrés; les antennes sont un peu plus courtes que le corps, composées de onze articles, dont le second est beaucoup plus court que les autres qui sont ù peu près égaux; les mandibules sont saillantes, pointues et tranchantes; les palpes sont grandes et d'un brun marron; le labre est recouvert d'un duvet fauve, abondant; le corselet est lisse, convexe, un peu rétréci en arrière, presque cylindrique, un peu plus large que la télé, mais plus de moitié plus étroit que les élylres; l'écusson est assez prononcé et velu; les élylres sont presque carrées antérieurement, avec l'angle huméral saillant, un peu arrondi; leur surface est luisante, couverte de points et de petites rides qui se confondent. Le dessous du corps et les pattes sont bruns et soyeux; les cuisses postérieures sont très - renflées , avec une dent vers le milieu; les tarses sont spongieux et garnis de poils fauves. De la Nouvelle Hollande.
.MEGAN ËKÉlbÊES. Axxfc».. Nom donné par Rlainvillc à une division des Néréides qui renferme les plus grandes espèces.
MÉGANOTE. Meganotus. ixs. Genre de l'ordre des Hémiptères, famille des Ifydrocorises, tribu des Lygéites de Delaporte, et institué par lui aux dépens du grand genre Lygæus, de Fabricius. Caractère»; tête l assez petite, triangulaire; yeux peu saillants; anten- ! nés assez longues, le troisième article plus court que les autres, cl le quatrième et dernier ovale; rostre long; corselet trapézoïdal; écusson grand et triangulaire; I bémélytrcs ordinairement privées de la partie mem-
braneuse; abdomen composé de segments transversaux dans les deux sexes : celui des femelles offrant une strie; pattes fortes; cuisses antérieures un peu renflées; tarses velus, le premier article le plus long; crochets insérés dans une membrane.
Mégaxote apure. Meganolus apte rus, Dclap.; f.ygants apte rus, Fab ; Vlaty notas apterus, Schilling; si stem ma optera, Lep. et Serv. Son corps est rouge, varié de noir; les hémélylres ont deux points noirs. Il est commun en Europe.
MÉGAPUYTON. bot. ross. Lindley et llutlon, dans leur Flore fossile (tome ti, p. %), oui décrit sous ce nom un genre nouveau qui parait être voisin de» Sigillaircs et appartenir également à la famille des Fougères. Il se distingue par une tige non cannelée, et couverte de ponctuations. Les cicatrices produites par la chute des feuilles sont très grandes , en forme de fer-à cheval cl plus étroites que les côtes, ce qui indique l'insertion de grands cônes. Entre les cicatrices se trouvent des impressions plus petites, d'une forme semblable, qui paraissent indiquer la disposition du système ligneux dans le pétiole de la feuille. Des espèces de ce genre ont été reconnues dans les schiste» boiiillers de l’Angleterre.
NÉGAPODE. Megapodius. ois. Genre de l’ordre des Gallinacés. Caractères : bec faible, droit, un peu fléchi vers la pointe, aussi large que haut à la base; mandibule inférieure droite, dont les bords sont de niveau avec ceux de la supérieure; narines placées vers le milieu du bec et un peu plus près de la pointe que de la base , ovoïde» , ouvertes; fosses nasales longues, couvertes d'une membrane entièrement garnie de petites plumes; région des yeux nue; pieds grands et forts; tarse d une longueur presque double de celle du doigt intermédiaire; quatre doigts longs, trois en avant, à peu près égaux, l’interne uni à sa base à l'intermédiaire, l'externe divisé, un en arrière posant ù terre dans toute sa longueur; ongles très-longs, faiblement courbés, trigones. déprimés; ailes médiocres: les deux premières rémiges plus courtes que la troisième et la quatrième qui sont les plus longues.
L’expédition de découvertes autour du monde, commandée par le capitaine Freycinet, a donné les premiers indices de l’existence de ce genre qui vient augmenter la tribu des Gallinacés. Plus récemment encore, le professeur ReinwardL, chargé par le gouvernement des Pays Bas d’explorer les productions naturelles de ses possessions dans l’Inde, a été assez heureux en pouvant ajouter aux deux espèces découvertes par les docteurs Quoy et Gaimard, une troisième cl même la certitude de l'existence de plusieurs autres espèces beaucoup plus fortes et plus grandes. Koinwardt. ainsi que Quoy et Gaimard, a rencontré ces espèces aux Moluques. On peut attribuer à l’extrême timidité de ces Oiseaux, l’ignorance où l’on a été de leur existence, depuis que tant de voyageurs ont visité les Moluques. car il parait que, malgré les efforts des habitants des contrées presque sauvages où ces Oiseaux se trouvent très-multipliés. on n'a pu encore parvenir à leur faire subir entièrement le joug de la domesticité; cependant, sous plus d’un rapport, ils
présentent de grandes ressources pour I économie générale comme gibier délicieux , el en raison de leur excessive fécondité. L’histoire de leurs mœurs esl encore peu connue : ils se tiennent de préféience sur les limites des grandes forets qui avoisinent les côtes, el ils s'y réfugient à rapproche de l'Homme dont ils paraissent redouter fortement la présence; s’ils sont surpris en plaine ou sur les plages maritimes, à l’apparence du moindre danger, ils parlent avec la vitesse d'un Irait el vont se cacher dans les broussailles les plus impénétrables, à travers lesquelles ils courent avec une rapidité incroyable. Leur cri est une sorte de gloussement dont l'intensité a paru assez faible à ceux qui ont pu l'entendre. Leur fécondité doit être trèsgrande si l'on en juge par rétonnante quantité d'œufs que l’on trouve disséminés sur le sol , dans les trous, et recouverts de sable, de feuilles et de débris de végétaux; c'est dans ces trous creusés par les femelles que celles-ci les déposent, sans s'assujettir au besoin de l'incubation qui s'opère à In faveur des rayons du soleil, habitude assez extraordinaire chez les Gallinacés qui, pour la plupart, montrent cnvprs leur progéniture, une vive tendresse. Ces œuljs sont d‘un volume considérable el hors de toute proportion avec la (aille de l'Oiseau ; ils sont fort arrondis, d’égale grosseur aux deux bouts, et procurant un mets très recherché des sauvages. Chez les espèces observées jusqu'à ce jour, la différence entre les sexe* est presque nulle.
Mécafode de Diperrky. Megapodina Duperreyi t Less., Zool. de la Coquille, pi. 56. Cou. poitrine et abdomen d’un gris ardoisé; croupion rougeâtre; huppe, ailes el dos roux; bec el pieds blanchâtres; bord externe des rémiges fauve. La huppe est très fournie, le tour des yeux nu; le bec el les pieds sont grisâtres. Taille d’une petite Perdrix. Des forêts de la .Nouvelle- Guinée.
Mêgapode Freycixet. Mcgapodiua FreyclneUi , Quoy elGaim., Voy. autour du inonde, pi. 32; Teinm., Ois.color., pl. 220. Parties supérieures d’un brun noirâtre, les inférieures d'une nuance plus claire; tète garnie de plumes étroites et effilées, susceptibles de se relever en huppe, cou presque nu. recouvert çà el IA •de quelques faisceaux de plumes courtes et noires, de même que la peau; liée et pieds bruns. Taille, treize pouces. Cette espèce parait être fort abondante sur les iles Vaigiou et boni, où on les a trouvés presque à l'état de domesticité; leur démarche est lente, el quelquefois ils font entendre un petit cri assez fréquemment répété, qui a beaucoup d’analogie avec le gloussement de la Poule.
Mêgapode HUPPÉ. Megapodius crislalus. Mêga-
PODE DE DCPERHEY.
Még apodf.de La Péroise. Megapodius Lapcrousii , Quoy et Connard, Voy. autour du monde, pl. 33. Parties supérieures brunes, avec l’extrémité des plumes variée de roux; plumes du sommet de la tête et de la nuque effilées cl susceptibles de se redresser en huppe, d'un brun clair; peau nue du cou, d'une teinte jaune tirant sur le rougeâtre; parties inférieures d’un roux clair; bec et pieds noirâtres. Taille, neuf pouces six lignes. Des iles Marianne*.
M (.G apode ai X pieds roi GU. Megapodius i nhripes, Tenu, Ois. color., pl. 411. Cou, poitrine et abdomen d’un cendré bleuâtre; huppe brune; joues d'un fauve pâle, marquées de stries brunes, qui vont en s'élargissant; ailes et dos brunâtres; bec et pieds rouges. Taille, douze pouces. D'Atnboine.
Mêgapode de Rntm ahdt. Megapodius lieinwardtii , Temm. Parties supérieures d’un brun olivâtre; cou totalement couvert de plumes d'un brun ardoisé; parties inférieures d'un brun noirâtre; bec blanchâtre; pieds bruns; doigts noirâtres. Taille, douze pouces. Des Moluques.
MÊGAPODE. Mcgapoda. ix$. Diptères. Dans les suites à Buffon, .Macquart a établi sous ce nom un genre distinct, pour *c Laphria labiata de Fabricius. qui appartient au Brésil.
MÉGAPIlOCTE. Megaproctus. ms. Coléoptères (é- I mm «res; genre de l'ordre des Rliynchoplmrcs. famille des Curculionides. établi par Scltnonherr qui lui assigne pour caractères : antennes médiocres, atteignant le milieu du corselet, insérées près de la base du rostre, coudées, composées de neuf articles dont les deux de la base les plus longs el les deux derniers formant une massue ovalaire, comprimée; rostre allongé, linéaire, grêle, à peine arqué; corselet allongé et oheonique; corps allongé, planiiitcule et ailé; élytres allongées, ohlongues, presque carrées el tronquées au bout; pieds médiocres, les postérieurs les plus longs; cuisses antérieures peu distantes à leur base; toutes en massue, comprimées, années d’une dent en dessous; jambes presque droites, un peu comprimées, terminées par une seule dent; tarses allongés, avec le pénultième article le plus grand, oblongo - subtriangulaire , spongieux en dessous : le dernier est en massue et bionguiculé.
Mêgaprocte a igd. Megaproctus acHtus , Scboonb.; Lixua aculiis. Fab.; Caiattdra etongata . Dej. Il est linéaire, étroit, d'un noir brunâtre, inégalement parsemé de taches écailleuses el blanchâtres; rostre, antennes, jambes et tarses ferrugineux; corselet orné de quatre lignes formées par des écailles blanchâtres; élytres strialo-ponctuées, avec une rangée de taches blanchâtres près de la suture el du bord, ainsi qu’une ligne oblique et de même couleur, près de l’extrémité; pieds noirâtres; tarses ferrugineux. De l’Afrique et de l'Inde.
NÊGAPTÉRIER. Megaplerium. bot. Genre de la famille des Onagres, institué par F- Spncb pour quelques plantes de l'Amérique septentrionale, que l’an avait placées dans te genre Ænothera. Caractères : partie libre du tube du calice allongée; les quatre segments de son limbe réfléchis; pétales égaux, étalés, Irèscourtement urigutés; un seul rang d’étamines; ovaire à quatre loges; un seul rang d'ovules et tous imbriqués , appetidirutés en forme de crête à la clialaze; capsule ellipsoïde, coriace, slipitéc, un peu comprimée, têt rapière, à quatre loges, à quatre valves, renfermant des semences rugueuses et bordées au sommet. Les espèces que Spacli rapporte à ce genre sont au nombre de deux ; ce sont : Ænothera «nacroearpa de Pursh, et Ænothera Misson rie nais, de Siins. Ces plantes hcr-