‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 44 sur 148 · JI É G · texte numérisé non relu

JI É G

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hacées et caulcsccnlcs donnent des fleurs diurnes et t jaunes.

NÉGARHÎft. Megarhinus. ns. Coléoptères télramères; genre de la famille des Rhyncliopliorest établi par Schoonherr, pour un insecte récemment découvert à Java et qui présente les caractères suivants : antennes longiuscules, coudées, composées de douze articles dont les deux premiersemirts et obeoniques, les autres transverses, subperfoliés; la massue est oblongue- ovale ; trompe longue, assez épaisse et arquée; corselet ample, j trisinuë postérieurement, rétréci à partir du milieu i jusqu'à l'extrémité qui est tubulée ; écusson grand, or- j biculaire et un peu arrondi; élytres oblongo-triangulaires, un peu plus larges antérieurement, vers la base du corselet, cl se rétrécissant insensiblement jusqu'à leur extrémité où elles sont plus courtes que l’abdomen ; pieds robustes; cuisses antérieures allongées. Le Megarhinus ftrmus est noir, recouvert dans ses parties inférieures d'ëcailles serrées et blanchâtres; élytres profondément striées et très-finement granulées; antennes roussàlres.

NÊGARHINE. Megarhinus. ir*s. Diptères; genre de la famille «les Némoeèrcs, tribu des Culicides, établi par Rohmann Desvoisy, aux dépens des Cales de Fabricius. Caractères : trompe allongée, avec son extrémité recourbée; palpes labiales plus courtes que la trompe, composées de cinq articles, dont le premier plus épais que les autres, le deuxième pluscourt que les suivants et les trois derniers cylindriques; ailes couchées sur le corps ; point d’appendice détaché aux côtés du prothorax.

Mégarbixe béhorbboïdal. Megarhinus hœmorrhoidalis , R.-D.; Culex hœmor rhoidalis , Fab. I.es antennes sont verticiliées, plumeuses et noirâtres, avec le premier article bleu et luisant; sa trompe est avancée, et sa gaine formée de deux valvules obtuses; sa télé est noirâtre, avec sa partie supérieure bleue et luisante; son corselet est élevé, noirâtre, avec le bord antérieur et un point à l'origine des ailes bleus ; l’abdomen est noirâtre, avec le bord de l’extrémité cilié et fauve; ses pattes sont bleues, avec les cuisses teslacées en dessous; ses ailes sont transparentes, avec le bord obscur. Taille, quatre lignes. De Cayenne.

MËGARiflPIUE. Megarhipis. ms. Genre de Coléoptères pentamères, de la famille des Serricorncs, qui correspond au genre /V/ocer us de T h unberg. F. Ptyo-

CfcAt.

MÉGAKHYNQUE. Megarhynchus. ms. Genre de l’ordre des Ilémiplèrcs , famille des Pentalomites , établi par Delaporte, avec les caractères suivants : tète prolongée en pointe bifide; antennes assez courtes, insérées devant les yeux, leur premier article est très court et les quatre autres presque égaux; rostre très-court, s’avançant à peine jusqu'à l’origine des pieds antérieurs; corps allongé; écusson long; pattes muliquos; premier article des tarses grand et allongé, le second très-court, les crochets insérés dans une membrane.

Mégarhynqce allongé. Megarhynchus elongat us , Delap. Corps d’un brun jaunâtre, avec les côtés du corselet noirs et le bord extrême de cet organe ainsi que des hémélylres jaunâtre; antennes rouges; les parties

inférieures sont jaunâtres, avec des lignes et des taches noirâtres. De Java.

NÉGARIMA. r.oxr.n. Raffinesque (Journ. de Pbysiq., t. Lxxxvm, p. 427) a proposé sous ce nom, un genre qu’il sépare des Térébralules sur des caractères de trop peu de valeur pour qu'il puisse être adopté. V. Téré-

BRATCIR.

1UÉG\RTHRE. Megarthrus. ixs. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Brachélylres, tribu des Proléinites, établi par Kirbv qui lui donne pour caractères : antennes composées de onze articles dont le dernier très-grand; tète petite et beaucoup plus étroite que le corselet, subtriangulaire, étranglée à sa base par une sorte de cou; front bordé; yeux suhgfobulcux et assez saillants; labre transverse et court; mandibules petites et inutiqucs; mâchoires cornées et allongées, ciliées intérieurement; palpes maxillaires assez courtes, avec le premier article très-petit, le deuxième assez grand, obeonique, le troisième court, le dernier acuminé; les deux premiers articles des palpes labiales presque égaux, le troisième un peu plus petit; corselet transversal, largement rebordé, 5 peu près de la largeur des élytres; celles-ci recouvrant la base de l’ab- I domen, tronquées à l’extrémité, avec les angles exté- I rieurs obtus; abdomen assez court, rétréci vers le bout;

I pieds de longueur médiocre, avec les hanches intermédiaires un peu rapprochées; toutes les jambes rautiques; les quatre premiers articles des tarses égaux, le cinquième court.

Mégartbre déprisé. Megarthrus depressus, Kirhy; Protcinus (lepressus, Payk. Sa tête est d’un noir inat et finement rugueuse, avec deux impressions assez larges et peu profondes sur le front; palpes et antennes à l'exception des deux premiers articles , d'un brun rougeâtre; corselet noir-mat, lisse sur le disque et j pointillé tout autour; élytres et abdomen d’un brun ; noirâtre et pointillés; pattes d’un jaune ferrugineux.

: Taille, un peu plus d’une ligne. En Europe.

NÉGaSCELIDE. Megascelis. ixs. Genre de l’ordre ! des Coléoptères, section des Télramèrcs. famille des ! Eupodes, tribu des Chrysomélinos, établi par Dejcan (Catal. des Coléopt.), et adopté par Latrcille (Tarn. nat.

I du Règne Anim.). Ce genre a été placé par Dejean près i des Mégalopes, Sagres et Donacies, à cause des formes générales de son corps, mais Eatreille pense qu'on doit le ranger près des Colaspis; il ressemble surtout au Colaspis uletna.

M EGA SE A. bot. Le Saxifraga c rassi folia. L., forme le type d'un nouveau genre établi sous le nom de Megasea par llaworth (Saxifragcarum Enume ratio , p. A) qui lui attribue pour caractères essentiels: un calice campanule, à cinq lobes, mellifère dans sa partie inférieure; cinq pétales persistants ; des étamines : soudées avec le calice près de ses lobes; un ovaire supère; deux capsules réunies seulement par la base. Indépendamment du Saxifraga ernssifolia, l’auteur «le ce genre y réunit (rois autres plantes sous les noms «le Megasea cordi folia , media et ciliata. Ces espèces croissent en Sibérie et dans les montagnes «lu Xépaul.

MEgaSQMA. ixs. Lépidoptères. Bois-Duval a formé sous ce nom un genre, pour le Bombyx repanda ,

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de Htilmcr. Cel insecte remarquable a d'abord été trouvé par Olivier, aux environs de Bagdad, et on l’a obiervé depuis en Italie, en Espagne et en Portugat. Le genre nouveau serait ainsi caractérisé : palpes en forme de bec, couvertes de poils serrés; antennes du mâle pectinées à la base, puis contournées, celles de la femelle faiblement pectinées et simplement courbées ; corselet arrondi; paltès fortes et courtes; abdomen plus long que les ailes supérieures, celui du mâle terminé par un faisceau de poils assez épais. I.c Megaaoma rcpamla a un pouce et huit lignes d'envergure, la femelle a deux pouces et un quart; les ailes supérieures du mâle sont d’un gris ferrugineux pâle; elles ont près de l'extrémité, une raie Hexueuse d'un blanc argentin, et sur le milieu une lunule brune, doublée extérieurement par un point rougeâtre : l'espace compris entre cette lunule et la ligne blanche, est rempli dans sa moitié antérieure, par une tache presque triangulaire, d'un brun marron ; à la base il y a un point axillaire blanc, précédé en dehors d'une lâche rousse, qui s'appuie extérieurement sur une petite raie Hexueuse. Iransverse, peu prononcée; les ailes inférieures sont d'uu brun de cannelle, bordées de gris. Les ailes supérieures de la femelle sont d’un roux clair, mélangées de brun violâtre, avec une double raie Hexueuse et transversale, de ces deux nuances; les inférieures sont d'un violet brunâtre pâle, avec quelques ondulations plus obscures vers l'angle anal. Le corps est brun.

MËGASOME. Megaaoma. ixs. Coléoptères pentamères ; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, institué par Kirby aux dépens du grand genre Scarabœys de Linné. Caraclères : labre corné, très-court, prçAfuesinué antérieurement, avec les mandibules très-fortes, sublriquêtres, trigones, hidentées au bout, avec la base dilatée; lèvre cornée, oblongue, avec son extrémité resserrée et barbue, terminée par deux lobes triangulaires; languette couverte et rétractée dans la bouche; menton très-court; lobe extérieur des deux mâchoires sans dents et corné, l'intérieur à dent presque effacée; palpes labiales Inarticulées, les deux premiers articles obeoniques et le dernier le plus long, arrondi au bout; palpes maxillaires également Inarticulées, le premier article très-court, et le deuxième plus long, oheonique, arrondi au bout ; antennes formées de douze articles, dont le premier est épais vers le bout et les six suivants très-courts, presque monoliformcs, la massue oblongue, composée de trois feuillets; corps très -épais; tète pourvue d'une corne, dentée à sa base et fourchue au bout; corselet bi ou tricorne.

HUgasoxe actéux. Megaaoma arteon, Kirhy; Scaralneux acteon, Lin. Il est noir luisant; sa télé est armée d'une corne avancée, un peu recourbée, bifide au bout, munie à sa base interne d'une dent relevée, trèsforte; corselet â deux cornes comprimées, avancées, pointues, en outre une petite élévation au milieu du dos; écusson triangulaire; élylres lisses. La femelle a le chaperon bidenté, une très-petite corne à la tête et point au corselet. Taille, quatre pouces. De Cayenne.

MEGASTACHYE. Megaatachya. bot. Genre de la fa*

7 OICT. SES SCI EXCES X AT.

mille des Graminées, et de la Triandrie Digynie, L., établi par Beauvois ( Agroat ., p. 74, tab. 15, fig. 5) pour les espèces du genre Poa et Dn'za qui offrent les caractères suivants : les fleurs disposées en une panicule rameuse ou formant des épillets allongés, composés de Heurs imbriquées et distiques; la lépicènc est bivalve, et contient de cinq â vingt Heurs; la paillette inférieure de la glume est émarginée, offrant un petit mucrone dans son échancrure; la paillette supérieure est bifide; le style est biparti, terminé par deux stigmates velus; le fruit est allongé, dépourvu de sillon, et dégagé des valves de la glume. Ce genre, que l’on ne devrait considérer que comme une simple section des Poa, a pour type le Poa megaatachya ou Prisa eragrostis, L. On y rapporte encore les Poa pi/osa, amabilis, baüensis, citiaris, elonguta , hypnoitlea, etc. V. Patubin.

MÉGASTIGME. Megaatigmus. ixs. Hyménoptères; genre de la famille des Chalculitcs, institué par Dalman qui lui assigne pour caractères : (été moyenne cl Iransverse; antennes composées de treize articles; yeux latéraux;; ocelles disposés en triangle; mandibules tridentées; mâchoires allongées; labre allongé et divisé; palpes maxillaires de quatre articles, le dernier allongé, subfusiforine, les labiales de trois articles, dont le deuxième court ; corselet convexe; prolhorax allongé; cuisses postérieures épaisses et dentées; jambes postérieures arquées; corps noir, non d’aspect brillant ou métallique; abdomen allongé.

Mecastighe traxsvekse. Megaatigmus t ra us versus, Daim. Sa tête est noire; ses yeux et ses ocelles sont bruns; le prolhorax est jaune et le métathorax noir; la base de l'abdomen est (achetée de noir, avec cinq bandes courtes et brunes; les bords des segments postérieurs sont jaunes; pieds jaunes; tarses bruns; nervures des ailes brunes, avec le stigmate grand et noir. Taille, deux â trois lignes. En Angleterre.

MEGASTO.ME. xoll. Se dit d'une Coquille univalve, dont l'ouverture est très-grande.

MÉGASTYLE. Megastyius. îxs. Hyménoptères; genre de la famille des Ichneumonides, établi par Schiodie, qui lui assigne pour caraclères : tète transversale, arrondie sur le vcrlex; hypostoine triangulaire et protubérant; chaperon grand et voûté; palpes filiformes, inégales, les maxillaires terminées par un article allongé; langue bilaciniéc, â découpures crénelées sur les côtés; antennes médiocres, sétacées, finement velues, insérées dans un premier article fort gros, qui sert en quelque sorte d’étui â lin autre plus petit, également sphérique et qui est vraiment le premier de l'organe, le suivant fort allongé, les autres presque monoliformes ; yeux grands, proéminents, elliptiques; ocelles égaux, disposés en triangle; prolhorax petit et comprimé; mésot borax plus élevé, un peu comprimé antérieurement et divisé en dessus en plusieurs lobes bien distincts; métathorax rectangulaire et convexe; abdomen en forme de spatule, avec le premier segment dilaté comme une bouteille; pédoncule linéaire, avec des tubercules sur le côté, vers le milieu; tarière cachée; oviducte simple et sétacé; pieds médiocres; cuisses minces; trochanter ovale, allongé; jambes grêles, éperon-

nées; articles Je* larses allongés. Schiodte décrit cinq j espèce, de Mègaslyks, qu’il a oliserréei au nord de 1 l'Europe, dans le Uancmarcli.

Mzg. style eusauglautedii. Megaelylus cruenta (or. Il est noir, avec les pieds, la poitrine et l’écusson l rouges; les ailes sont légèrement obscures. Il est aster commun en automne dans les forêts.

MÉGATHÈRE. Mégathérium, nsa. ross. Genre que le génie de Cuvier a en quelque sorte restitué à la vie, et que ce grand naluraliste a placé parmi les Édentés. , Le Mégathère est de tous les animau* fossiles de très- | grande laitle, le plus nouvellement dérouvert, et celui qui. le premier, a eu son ottéologin connue. Sur plu- ; sieurs points de son organisation il se rapproche du Paresseux. Comme lui il offre certaines monstruosités j apparentes de tonnes extérieures, en même temps que | certaines particularités étranges de structure interne que jusqu’ici l'on n’a pas encore bien comprises.

Les Paresseux fournissent une exception remarquable aux conséquences que les naturalistes lit eut ordinairement de l'étude de la structure et du mécanisme des organes riiez les autres animaux. Vue chaque partie du corps de l’Éléphant ait été créée pour produire une

force extraordinaire, de même que chacun des membres

du Cerf ou de l’Antilope pour la vitesse et la légèreté; c'est ce qui a frappé les yeux de tout observateur scientifique. Mais ç’a été un usage commun 1 loue les naturalistes. que d’imiter Butfon dans la description qu’il a donnée des Paresseux, et de les représenter comme étant, de tous les animaux, ceux qui ont reçu l organisation la plus imparfaite, commedes êtres pour lesquels aucune jouissance n’a été faite et qui u ont été créés que pour la misère.

Ce qui est vrai, c’est que Ica Paresseux sont, «le tous les Quadrupèdes vivant*, ceux qui s’éloignent le plu* de la structure ordinaire; mais c’est une err«*ur que d’avoir regardé ces déviations comme des imperfections que ne contrebalance aucun avantage. Toutes «:cs diverse» conditions anormales, loin d’être des défauts ou des sources d’inconvénients pour les Paresseux, sont au contraire des exemples frappants des prévisions variées à l’aide desquelles chaque créature a été organisée pour les conditions diverses dans lesquelles elle était appelée à vivre. Les mêmes particularités , qui rendent les mouvements «lu Paresseux si lourds, si pénibles à la surface du sol, conviennent au contraire merveilleusement â la vie pour laquelle il a été créé et qui doit se passer entièrement sur les arbres dont les feuilles forment sa nourriture. De même encore si l’on considère le Mégathère comme un animal créé pour creuser la terre et s’y nourrir de racines, on verra s’expliquer sa structure insolite cl ses proportions en apparence anormales; on trouvera pour chaque organe «les convenances relatives cl des rapports étroits avec le but que cet organe devait remplir.

Pour avoir une idée exacte des parties les plus remarquables de cet animal, il faut entrer dans quelques détails minutieux peut-être de son organisation; il faut l’étudier dans scs rapports constants avec son mode particulier d’existence, et en se proposant pour but d’arriver à reconnaître tout un système de combi-

naisons admirablement coordonnées dans le mécanisme de cette créature en apparence la plus monstrueuse de toute la série animale, et ta plus dépourvue de toute harmonie des proportions.

Toutes les fois qu’il s’agit d’animaux ordinaires, le passage des diverse* formes d’organisation les unes dans les autres se fait par des degrés si insensibles, et les diverses fonctions dans chaque espèce sont expliquées d’une manière si complète et si immédiate par les mômes fonctions dans les espèces circonvoisines, que l'on éprouve rarement quelque difficulté à saisir la cause finale d’un arrangement quelconque à mesure qu’il s’offre aux investigations anatomiques. Ceci est vrai surtout du squelette, lequel est la charpente de tous les autres tn«;canismes de l’organisation; et celle partie est «le la plus haute importance pour l’histoire des animaux fossiles dont il reste rarement autre chose que des os, des dents et «les téguments écailleux ou osseux. Le Mégaibère est un exemple des écarts les plus extraordinaires et d’une apparence monstrueuse des plus tranchées; cet animal gigantesque surpasse en volume les plus grands Rhinocéros, et n’a pas, dans toute la nature vivante, de plus proches voisins en organisation que les genres non moins anormaux des Paresseux, des Tatous et des Chlamiphores, dont le premier est organisé pour le but spécial de vivre sur les arbres, et les deux derniers pour s’enterrer dans le sable où ils cherchent tout à la fois la nourriture et l’abri, et qui tous trois, quant à leur distribution géographique, sont resserrés à peu près dans les mêmes contrées araéi icaines où vécut jadis le Mégathère.

Tête. La tète osseuse ressemble beaucoup à celle du Paresseux ; l’os long et large qui descend de l’arcade zygomatique le long de la Joue, le rapproche beaucoup plus de l’Aï que de tout autre Mammifère; celle pièce remarquable dut être un auxiliaire important pour les muscles moteurs «le la mâchoire, dont la puissance excédait les limites ordinaires.

La partie antérieure du museau est tellement développée et massive, et en même temps tellement criblée de trous pour le passage «le nerfs et de vaisseaux, que l’on est autorisé à affirmer que là devait exister un organe d’un volume considérable. Une trompe allongée eût élé complètement ioulile à un animal dont le cou était aussi long; ce devait être un nez analogue à celui du Tapir, et assez allongé pour saisir des racines à la surface du sol. La cloison des narines, également solide et osseuse, est une nouvelle preuve de la présence en ce point d’un organe puissant, d’un appareil destiné peut être à compenser l’absence des dents incisives et des défense».

Dépourvu d’incisives, le Mégathère n’a pu se nourrir d’herbes; et la structure des molaires prouve que ce n’était pas davantage un animal carnivore. Chacune. en effet, par sa composition, ressemble à l’une des nombreuses denlicules que l'on voit réunies en une seule molaire composée chez l’Éléphant; et l’on y trouve un admirable exemple de la manière dont la nature a uni, pour former les dents des animaux graminivores, trois substances d’inégale densité, Y ivoire, l'émail cl la matière corticale. Les dents ont environ

Mtr.

îis

sept pouces rte longueur, toute* sont de forme à peu près prismatique, d ont leurs surfaces triturantes disposées d'une façon remarquable dans le but rte maintenir les deux bords tranchants, cunéiformes, en état rte remplir leurs fonctions jusqu'à ce que la dent tout entière soit usée. Cet arrangement n’est qu'une modification rtc celui qu'on observe dans les molaires de l'Éléphant et des autfes herbivores; et le même principe a été mis en œuvre par les fabricants d'outils, pour que les ha- i ches, les faux, et aulnes instruments, conservent toujours leur tranchant aigu, l’ne bâche n’est pas uniquement faite d'acier, mais bien d'une lame mince d'acier saisie enlre deux lames de fer plus doux, de manière 1 que la première dépasse les deux autres précisément là 1 où doit saillir Partie tranchante. Il résulte de cet arran I gemcnl un double avantage : en premier lieu, l’outil j est moins facile à briser que s'il était entièrement fabriqué avec la matière la plus fragile, celle de l’acier; en second lieu, on éprouve beaucoup moins de peine à user sur la meute les lames extérieures de fer doux pour rendre au tranchant toute sa finesse, que si la masse tout entière était d’un acier fortement lreni|*é. C’est à t’aide d'une disposition pareille qu’il se produit constamment deux bords tranchants sur la couronne des molaires du Mégalhère.

Chacune des dents inférieures s’oppose à la dent supérieure qui lui correspond, d«* manière à ce que l'émail le plus dur de l’une soit en rapport avec les parties les moins dures de l’autre; les tranchants d'émail agissent par frottement contre l'ivoire, et l’émail contre la croûte corticale dans les dénia réciproquement opposées. Ainsi Pacte de la mastication lui-méme crée et maintient celte série de coins qui s’engrènent les uns | dans tes autres, de la même manière que le» crêtes saillantes des cylindres opposés dans les moulins à | écraser. I

Celait donc, comme on le voit, une machine d'une prodigieuse puissance que cette bouche du Mégaibère, où seize dents offraient une surface triturante gnr ï nie de trente-deux coins semblables, chacune de ces dents elles-mêmes ayant de sept à neuf pouces de long, ; et s'enchâssant solidement dans une alvéole profonde parla plus grande partie de sa longueur.

Cependant ces dents se seraient promptement usées; mais une disposition qui n’est pas ordinaire aux dents molaires, et que l’on observe encore parmi les animaux de l’époque actuelle, dans les incisives du Castor et des autres Rongeurs. suppléait à la destruction incessante qu’éprouvait la couronne par l'addition continue de matériaux nouveaux à la ratine qui, dans ce but, demeurait creuse et remplie par une pulpe molle pendant tonte la durée de la vie de l'animal.

Ainsi d’une part il n’csl guère possible d’imaginer une combinaison d’appareils dentaires d’où résulte une machine d'un effet plus puisîanl pour le broiement des racines; et, en outre, ce mécanisme déjà si admirable a encore la faculté qui met le comble à la perfection de tout mécanisme, celle de trouver en lui-même et dans l’exercice même de la fonction pour laquelle il a été créé, le principe de son entretien et de sa parfaite conservation.

Mâchoire inferieure. La mâchoire inférieure est très-grande et très-lourde par rapport au reste de la tête : la raison de ces proportions si vastes se trouve dans la nécessité d’alvéoles profondes, pour supporter tes puissantes molaires dont H a déjà été question, et contenir les organe» qui contribuent à leur accroissement non interrompu. C’est sans doute pour aider à supporter ce fardeau insolite de la mâchoire inférieure, conséquence de la forme des molaires, qu'a été faite cette apophyse extraordinaire et puissante qui, dans le Mégalhère comme dans les Paresseux, descend de l’arcade zygomatique.

Os du tronc. Les vertèbres du cou. bien que puissantes, ont cependant peu de volume en comparaison de celles de l'extrémité opposée du corps; mais elles sont dans un rapport exact avec le volume de la tête, comparativement légère, et dépourvue de défenses. La , région dorsale de la colonne n’offre rien que d’ordinaire dans son volume; mais les vertèbres lombaires se font remarquer par un accroissement qui correspond à l'agrandissement énorme du bassin et des membres inférieurs; et l’extrémité des apophyses épineuses < si aplatie comme si, de même que chez les Tatous, elle | avait été soumise à la pression d’une cuirasse.

Le sacrum est uni au bassin d’une façon particulière . à cet animal, et calculée dans le but de lui donner une j force extraordinaire; ses apophyses indiquent la pré- I sence de muscles très puissants pour les mouvements de la queue. Celle-ci est formée de vertèbres énormes, dont les plus grandes ont un corps de sept pouces en diamètre, et vingt pouces d'une extrémité à l'autre de leurs apophyses Iransvcrscs. Qu’on ajoute à cela l'épaisseur des muscles et des tendons, en même temps que des téguments écailleux qui les recouvraient, et on n’hésitera pas à prononcer que la queue, en ce point où son volume était le plus considérable, n’avait pas moins de deux pieds en diamètre et de six en circonférence, pourvu qu'on la suppose à peu près cylindrique, ainsi que cela s’observe chez le Tatou. Au reste, des dimensions aussi vastes ne sont pas plus hors de proportion avec les parties voisines du corps que ne sont > * Iles du même organe chez les Tatous; et il est probable aussi que, comme ces derniers animaux, le .Mégalhère se servait de sa queue pour supporter le poids énorme de son corps et de l'armure dont il était recouvert. Au-dessous de ces mêmes vertèbres caudales étaient fixées aussi de fortes épines, ou os supplémentaires en chevron, qui durent ajouter beaucoup à la solidité delà queue, et la rendre d'autant plus propre à remplir cel office. Il est probable aussi qu'elle jouait tui rôle formidable comme instrument de défense, ainsi que cela a lieu chez les Pangolins et les Crocodiles. F.n IRM, Sellow vil des portion» d'une armure écailleuse qui avaient été trouvées près de Monte Video, appartenant à celte partie du corps.

Les eûtes sont plus compactes, plus épaisses et plus courtes que celles de l'Éléphant ou du Rhinocéros, cl ia surface supérieure convexe de quelques-unes est rugueuse et aplatie là où devait surtout porter immédiatement le poids de la cuirasse osseuse.

Extrémités antérieures. L’omoplate otfre une dis-

Il éo

position que l'on ne rencontre que dans la seule famille des Tardigrades; el racromion présente également, dans son articulation arec la clavicule, des conditions de force qui ne s'observent chez aucun autre animal. On y trouve en outre des arrangements insolites, destinés à donner attache à des muscles des plus puissants, qui avaient pour fonctions de mouvoir le liras.

La clavicule est forte, el courbée à peu près comme dans un squelette humain; et la présence de cet organe dans le Mégathère, alors qu'il manque dans l'Éléphant, dans le Rhinocéros et dans tous les grands Ruminants, indique déjà que le membre antérieur remplissait quelque autre fonclion que la locomotion. Cet os offre un support fixe et solide à la cavité glénolde de l'épaule; el il permet en outre aux membres antérieurs un mouvement de rotation analogue à celui des bras dans l'espèce humaine.

11 y a dans les diverses circonstances qui précèdent trois faits remarquablement en harmonie avec la forme et les habitudes du Mégaibère : d’abord le mouvement rotatoire du bras, qui favorisait son emploi comme instrument constamment employé à fouiller le sol pour en arracher la nourriture; en second lieu, le peu de facultés de locomotion que possédait l'animal, ce qui s'explique par le peu de déplacement qu'exige la recherche d'aliments aussi inertes que le sont des racines; enfin la compensation de celte faiblesse comparative des supports antérieurs du corps par la grandeur colossale et disproportionnée des hanches et des extrémités postérieures. Dans l'Éléphant, le poids énorme de la télé et des défenses exige que le cou soit court, et les membres antérieurs développés outre mesure en volume cl en force ; aussi dans cet animal est ce l'avant du corps qui prédomine pour la masse el pour la puissance; dans le Mégalhére au contraire toutes les proportions sont inverses; la tète est proportionnellement petite, le cou long, el la partie antérieure du corps peu chargée en comparaison des régions postérieures. Les os de l'épaule sont disposés pour donner de la force et de la mobilité aux membres antérieurs; mais cette mobilité n'a aucun rapport avec la progression de l’animal, cl celle force n’a pas exclusivement pour but de supporter le poids du corps. L'humérus s'articule avec l'épaule par une télé arrondie, qui lui permet do se mouvoir librement dans des sens divers. Ses parties supérieures et moyennes sont faibles; mais sa partie inférieure acquiert une largeur extraordinaire par la saillie énorme des crêtes qui naissent des condyles pour l'insertion des muscles moteurs des pieds el des doigts antérieurs.

Le cubitus est très-large el très-solide à son extrémité supérieure, où se trouve un espace étendu pour l’insertion de muscles qui déterminent certains mouvements des pieds. Le radius tourne librement autour du cubitus, de même que dans les Paresseux et les Fourmiliers, lesquels font également, bien que d’une manière différente, un grand usage de leurs extrémités antérieures. Cet os offre à sa partie supérieure une cavité qui tourne autour d'une éminence arrondie de l'humérus, el une apophyse étendue qui part de sa crête longitudinale et indique combien étaient déve-

loppés les muscles producteurs du mouvement rolatolre.

Les pattes antérieures doivent avoir eu environ trois ! pieds de long sur plus de douze pouces de large. H elles formaient un instrument d'une action puissante pour fouiller la terre jusqu'à la profondeur où les racines ; succulente* sont d'ordinaire le plus abondantes. Les ! pieds antérieurs posaient sur le sol dans toute leur étendue, et celte extrême longueur n'offrait que des désavantages pour les mouvements de progression; mais elle permettait que l’un des membres antérieur* agit simultanément avec les deux postérieurs cl la queue pour supporter tout le poids du corps, tandis que l'autre, devenu libre, s'employait exclusivement à creuser la terre pour en retirer les aliments.

Les doigts des pieds antérieurs se terminent par des ongles gros el puissants et d’une grande longueur. Les os qui les supportent offrent deux parties distinctes : un axe ou noyau conique, qui remplit la cavité interne de l'enveloppe cornée, el un repli osseux constituant une sorte d’étui solide, destiné à recevoir et à soutenir sa base. Ces ongles prennent d'ailleurs une position oblique par rapport au sol, de la même manière que les ongles fouisseurs de la Taupe; et ce dernier arrangement ajoute encore à leur puissance comme instruments destinés à creuser la terre.

Extrémités postérieures. Le bassin du Mégathère est d'une solidité et d une étendue énormes. Ses immenses os iliaques sont presque à angle droit avec la colonne vertébrale, et leurs bords externes sont éloignés l'un de l’autre de plus de cinq pieds, ce qui excède de beaucoup le diamètre des hanches dans les plus grands Éléphants. En outre, la crête de chacun de ces os est aplatie comme si elle eût été comprimée par le poids d’une armure. Ce volume énorme du bassin, qui, dans un animal d’une stature ordinaire el remplissant des fonctions ordinaires, n'eût été qu'un manque de proportion, el n'eût eu que des inconvénients, s'harmonisait probablement de la manière la plus complète avec l'habitude où était le Mégathère de se tenir sur trois de ses pieds, tandis qu'avec le quatrième il fouillait la terre.

Ce bassin si extraordinaire par son poids el son étendue présente encore une autre déviation du type commun dans la position et la direction de la cavité cotylotde du fémur. Cette cavité se dirige d'ordinaire plus ou moins obliquement eu dehors, et cette obliquité ajoute à la facilité de mouvement des membres postérieurs. Dans le Mégathère au contraire, elle repose sur la tête du fémur dans une direction verticale, et elle est plus rapprochée de la colonne vertébrale que dans aucun autre animal. De celle particularité de position résulte une grande force pour supporter la pression verticale du corps; mais elle entraîne une diminution correspondante dans la rapidité des mouvements.

Cette largeur démesurée du bassin conduit encore à cette autre conséquence, que la cavité abdominale était extrêmement vaste el contenait des viscères volumineux tels qu’il convient pour un régime végétal.

La forme et les proportions du fémur ue sont pas

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Digitizc

moins extraordinaires que celles du bassin. Cet os est i au moins trois fois plus épais que dans les Éléphants les plus grands, et il égale presque en largeur la moitié ' de sa longueur totale. Sa télé est unie au corps de l'os par un col court cl très-robuste, de vingt deux pouces de tour; il est Ion;; de deux pieds quatre pouces; sa circonférence, là où il est le moins épais, est de deux pieds deux pouces, et de trois pieds deux pouces dans la portion qui l'est le plus; son corps est aplati, et, par suite même de cet aplatissement, élargi à un point dont on lie trouve pas dans la nature un second exemple. | Ces diverses particularités que présente le fémur paraissent avoir eu un double but. Le premier, d'obtenir uue solidité extrême à l’aide de proportions courtes et massives; et en second lieu de compenser, au moyen de l'aplatissement dans le sens traimersal, le désavantage qui résultait de la position trop interne qu'occupe la cavité par laquelle le fémur s'articule au bassin.

Les deux os de la jambe sont aussi extrêmement courts, et dans un rapport exact d’épaisseur et de solidité avec le fémur qu'ils supportent. Leur puissance s’accroît encore par cette circonstance qu'ils se soudent entre eux par leurs extrémités, soudure que, suivant Cuvier, l'on ne rencontre dans aucun autre animal, à l'exception des Tatous et des Clilamyphores, qui tous les deux passent leur vie à fouiller la terre pour y chercher leur nourriture.

L’articulation de la jambe postérieure avec le pied est admirablement prévue pour soutenir la masse énorme qui pèse dessus dans le sens vertical. L’astragale, ou grand os du tarse, long île neuf pouces, cl haut de la même quantité, est dans un rapport exact avec l'extrémité du tibia où il s’articule, et il est supporté par un calcanéum de la longueur extraordinaire de dix-sept pouces, et ayant vingt-huit pouces de circonférence. Cet os énorme, appuyé sur le sol, fournissait une base solide, un point d'appui inébranlable à ces masses accumulées du bassin, de la cuisse et de la jambe, dont on vient de décrire l'enchaînement et les relations. On voit en effet que le calcanéum occupe près de la moitié de la longueur tout eiilière du pied postérieur; que les os des doigts sont tous fort courts, à l’exception de la phalange terminale du pouce qui est convertie en une énorme griffe osseuse, plus grande qu’aucune de celles des pieds antérieurs, puisqu'elle a treize pouces de circonférence; et que le noyau qui doit se revêtir d’une enveloppe cornée, n'a pas moins de dix pouces de longueur. L’usage principal de cet ongle puissant était probablement de fixer le pied solidement sur le sol.

Des extrémités construites dans des proportions aussi massives ne durent être que des instruments inertes pour une locomotion rapide ; et elles paraîtraient bien imparfaites, si, voulant les juger, on prenait pour termes d'appréciation les fonctions que remplissent d’ordinaire les membres chez les Quadrupèdes. Mais si on y voit les supports d'une créature presque sédentaire, et d'un poids extraordinaire, elles exciteront l’admiration comme le font toutes les pièces des mécanismes animaux lorsqu'on en comprend le hui et les usages. La perfection d'un instrument ne peut s'es- I

j limer qu'en étudiant le travail qu'il doit accomplir.

| Le marteau et l’enclume d’un fabricant d’ancres, tout massifs qu'ils sont, n'ont pourtant rien de grossier ni d'imparfait. Ils offrent, par rapport aux travaux qu’ils doivent exécuter, des proportions tout aussi parfaites que les outils légers et délicats de l’horloger par rapport aux rouages déliés de scs chronomètres.

Des débris d’une armure osseuse extrêmement remarquable par son épaisseur (un pouce et même au delà), trouvés dans les mêmes cavernes que les ossements du 1 Mégathère, avaient fait penser que cet animal gigan- | tesque avait pu être recouvert d'une cuirasse dont ces débris étaient vraisemblablement des restes, et à force de raisonnement dont, il faut bien le dire, la justesse exigeait plus que de l'indulgence, on est parvenu à ne plus trouver hors de proportion avec la structure générale du Mégathérium, une enveloppe d’un poids aussi énorme. Du reste, il parait que l'on ne peut se faire aucune idée exacte du tissu dermoide de ce colosse, car le naturaliste Claussen, qui a découvert le Mégathérium et autres animaux nouveaux qu'a faiL connaître le docteur Lund dans les Actes de l'Académie de Copenhague et plus récemment dans une lettre insérée dans les Annales des Sciences naturelles (mai 1840, p. 310 et suiv.), se trouvant en ce moment à Bruxelles, affirme positivement que ces débris d’armures dont il possède de grandes masses , n'ont point appartenu au Mega therium , mais bien évidemment à un animal tout à fait distinct dont le docteur Lund a formé un genre particulier, qu'il a appelé lioplophorut, et qui appartient à son ordre des Effœdentià. Ce genre renferme quatre espèces qui ont reçu les noms de euphractus, Scllowi et ta inor; la quatrième, beaucoup plus grande que les autres, est celle dont on a attribué l'armure osseuse au Mégathérium ; elle a été trouvée par Sellow et Claussen dans l'intérieur du Brésil, sur les bords de l'Arapey-Cbico, près d’LIraguay, cl a été envoyée au Musée de Berlin, fort riche en espèces fossiles.

MÉGATOME. Megatoma. lits. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Clavicorncs, tribu des Dermestins, établi par Uerbsl, et dont les caractères sont : presternum recouvrant une partie de la bouche, antennes pouvant se loger en grande partie dans des excavations ou fossettes longitudinales des côtés inférieurs du corselet, une de chaque côté. Ces insectes ont été confondus avec les Dermestes et les Altagèncs, mais ils en diffèrent par leur presternum qui ne recouvre pas la bouche, et par leurs antennes qui ne sont point logées dans des fossettes des côtés du corselet. La massue des antennes des Mégatomes est généralement plus longue et terminée par un article plus grand que le précédent, souvent même très-allongé dans les mâles, tandis que, dans les Dermestes, les trois articles composant celte massue, qui est d'ailleurs plus grosse et de forme à peu près identique dans les deux sexes, vont en diminuant de grandeur, de manière que le deuxième est plus petit que le premier, mais plus grand que le troisième ou le dernier; celui-ci est presque en forme de bouton ; il est plus ou moins conique ou triangulaire dans les Mégatomes; leur avant-sternum est plus saillant et plus couvexe, et s'avance même

B É fi

sous la bouche dans plusieurs; le corps est ordinairement plus court et plus large.

Mégatome serricorxe. Megatonia serra, Lalr. (Gcn. j Crust. et Ins., t. lt, p. 35, pl. R, fig. 10); Al{ÿ- ' gène cornes en scie {Ibid., Hist. nat. des Crust. et des j 1ns., p. 214); Dermestes serra , Fabr. Il est long de deux lignes, d’une couleur de poix, noirâtre, luisant, ! avec les antennes et les pattes légèrement colorées de brun jaunâtre. Il se trouve dans les environs de Paris, sous les écorces des Orines.

NtotToiKOSDl. Megatoma undalutn, Ilerbsl; Der- I tnestcs undatus, F al». Il est oblong, noir, avec une double bande blanche, ondulée et transversale sur les élytres, et trois points de même couleur sur le corselet. Taille, deux lignes cl demie. On te trouve en F.urope.

MÉGÈRE. Megœra. ns. Diptères; genre institué par Robert et placé par lui dans sa famille des Brachycérates, adopté par Macquarl qui en fait un genre de la sous-tribu des Tachinaires, famille des Muscides, avec les caractères suivants : corps étroit; épisloine non saillant; face nue; front avancé; antennes courtes; troisième article double du deuxième; style légèrement tomenteux; abdomen cylindrique ou conique; point de soies au milieu des segments : celles des bords assez courtes; ongles et pelotes des tarses petits; première cellule postérieure des ailes fermée ou entrouverte avant l’extrémité : nervure externo-médiaire arquée après le coude. Les genres Mégère et Millogramme forment un petit groupe de Tachinaires. dont le principal caractère est la brièveté des antennes; le premier conserve quelques rapports avec les Myobus par le style finement tomenteux, et parla couleur cendrécdu corps; les espèces qui le composent ont été comprises par Meigen parmi ses Miltograinmes; cependant ils s’en distinguent par les soies qui garnissent le front et le bord des segments de l’abdomen. Dans ses Diptères du nord de la France, Macquarl décrit six espèces de Mégères.

Mn.fcRE coxjqie. Megœra conica , Macq.; Megan dira , Bob.; Milligramma conica, Meig.; Tachina conica, Fall. Elle est cendrée, avec la tète blanchâtre; ses palpes cl ses antennes sont noires; elle a sur le front une bande brunâtre; l’abdomen a trois rangs de taches brunes à reflets; les pieds sont noirs, et quelquefois un peu fauves aux cuisses et aux jambes. Taille, deux lignes el demie. Belgique.

MÉGÈRE, iss. Espèce du genre Satyre.

MÉGILLE. \t cgi lia. m. Fabricius a donné ce nom à un genre d’Ilyménoptères, que l.atreille a placé dans sa famille des Porte-Aiguillons, près de son genre An- Ihopliores. Depuis, Léon Dufour ayant été à même d’étudier ce genre sur plusieurs espèces, en a formulé les caractères ainsi qu’il suit : mâchoires fléchies un peu avant leur milieu, avec le lobe terminal ovale, lancéolé, un peu velu; palpes maxillaires de six arlicles, dépassant le lobe terminal de la mâchoire; lèvre oblongue et droite; palpes labiales de quatre articles; mandibules velues en dehors, obtusémenl unidentées au-dessous de leur sommet , munies vers leur tiers postérieur d’une , petite dent triangulaire; antennes filiformes dans les deux sexes; yeux ovales-oblongs ; ocelles disposés en

une série transversale et droite; ailes avec deux cellules cubitales seulement, à peu près égales : la radiale atténuée en avant ; jambes postérieures munies dans le* femelles d’une brosse récoltante; premier article des tarses postérieurs beaucoup moins long que celui de la jambe correspondante.

Mégille ladiée. Mrgilta lahiata, Fah.; Andrena tagopus , Lal. Elle est noire, couverte d’un duvet grisroussâlre; l'abdomen est noir, brillant, presque nu : le troisième segment et les suivants sont bordés postérieurement d'une villosité blanche. Taille, trois lignes el demie. On trouve celte espèce au midi de la France.

MÉGISCUIE. Mcgischia. iss. Coléoptères hétéromères; genre de la famille des Cislélénidcs, institué par Solier, qui lui assigne pour caractères : antennes allant en grossissant vers l’extrémité; télé allongée, rétrécie, notablement prolongée antérieurement; labre très-saillant; les quatre palpes filiformes, terminées par un article à peu près de la largeur du précédent el tronqué carrément à son extrémité; prolliorax transverse, rectangulaire, à peine plus étroit que les élylres; tarses grêles, à pénultième article tronqué, sans pelote membraneuse en dessous.

Mégi&chik liEMORRfioÏDiLE. Megischia hœmorrhoidali.s, Sol. Celte espèce est noire, avec la télé, le prothorax, l’anus, les cuisses cl les jambes rouges. Taille, cinq lignes. Alger.

MEGISTAN'ES. ois. Nom donné par Vieillot, dans sa Méthode ornithologique, à l'une de ses familles qui comprend les genres Autruche, Nandou, Casoar et Émou.

MÉGISTINE. Megistina. ois Dans son analyse d’une nouvelle ornithologie élémentaire , Vieillot a créé ce genre pour le Parus ignotus, de Grnelin, Parus strotnei, Latli., que l’on n’a point trouvé à propos de séparer des autres Mésanges. F. ce mot.

MÉGISTOCÈRE. Megistoccra. ix». Diptères; genre de la famille desTipulaîres, institué par Wiedemau, pour une espèce de la Guinée, décrite comme Tipule par Fahricius el à laquelle Wiedeman a joint quelques autres congénères de l'Inde. Caractères : antennes quatre à cinq fois plus longues que le corps; palpes composées de quatre arlicles presque égaux dont le dernier, suivant Macquarl, est long el flexible; rostre avance, cylindrique; ailes hyalines; une cellule discoidale et cinq postérieures; jambes à ergots petits et |*eu distincts.

Mégistocère riLirÈDE. Megistoccra filipes , Fab. Sa télé est cendrée; sou corselet est de la même couleur, mais couvert de poils serrés; l'abdomen est court, cendré, avec le bord des anneaux jaunâtre; balanciers bruns; ailes plus longues que l’abdomen, avec les nervures brunes; pieds trois fois plus longs que le corps et bruns. Taille, de l'extrémité du museau à l’anus, quatre lignes. De la côte de Guinée.

MÈGOl'iJKYS. rlft. Kulil a trouvé dans les iles de Java et de Sumatra, le type d’un genre nouveau parmi les Batraciens, qu’il dit différer des Grenouilles par sa tète anguleuse, avec un prolongement de peau en forme de corne, qui surmonte les paupières supérieures; il a donné à celle espèce le nniu de Megophrys moniana; elle est voisine du bufo cornutus, L.

MÉG0P1DE. Megopis. us. Coléoptères létramères ; genre de la Famille des Longicornes. tribu des Priouiens, établi par De jean qui lui assigne pour caractères : antennes filiformes, composées de onze articles cylindriques, dont le troisième très-grand, aussi long que les deux suivants réunis; mandibules courtes et pointues; palpes maxillaires beaucoup plus longues que les labia* les. avec leurs articles presque cylindriques; yeux trèsgrands; télé arrondie, plus longue que le corselet; celuici muiique, court, transversal, arrondi latéralement, puheacrnl; élylres très-longues, étroites et arrondies à l'extrémité; pattes de longueur moyenne; cuisses allongées; jambes sans épines internes ; dernier article des tarses plus grand que les autres qui sont courts.

Maçonne xi tiqie. Megopis mnlica, Dej. Son corps est pubcscent. teslacé; ses yeux sont noirs, avec les antennes et les pâlies de la couleur du corps; les élytres ont chacune trois ligues longitudinales élevées, dont les plus rapprochées de la suture se réunissent l'une avec l'autre avant l'extrémité de l'élylre. Taille, seize lignes. De l’Ile-de-France.

MËGY.MÈMK. Megimenum. txs. Genre de l'ordre des Hémiptères, Famille des Cirnicides. institué par Serville qui lui donne pour caractères : léle non rétrécie en arrière; chaperon avancé, presque bifide en avant; antennes médiocres, insérées sous le bord du chaperon, composées d'articles dilatés, dont le premier court, le deuxième allongé, le troisième plus large que les autres et le quatrième ovale; rostre court, recourbé et logé dans un sillon de la poitrine, qui a ses bords dilatés; corselet â angles antérieurs avancés. Formant une sorte d’aile de chaque cùlé; écusson très-grand, arrondi en arrière; corps un peu élevé, les bords de l'abdomen sont dentelés; pattes très-fortes. On lie commit de ce genre qu'une seule espèce, et elle a été rapportée de la Nouvelle-Guinée par les naturalistes qui faisaient partie de l'expédition du capitaine Duperrey.

MEgyiêxe deytI:. Mcgymen sim déniai uni, Gliér. Son corps est noirâtre; ses hémélylres sont noirs avec la partie membraneuse blanche, veinée de noir; les antennes et les pattes sont brunes. Taille, dix lignes de longueur sur quatre de largeur.

MÊHENUÉTÊKE. bot. C'est ainsi que Dauhin a nommé le Fruit du Conarium. F. ce mot.

MEIILSPATU. mix. C'est le nom que l'on donne vulgairement 6 un Calcaire compacte de couleur bleuâtre et jaunâtre.

MEIÜOM1A. eot. Plusieurs espèces placées par Linné dans son genre trop vaste et mal circonscrit des lledysarum. en avaient été exclues par Hcisler, Adaiison et Scopoli. Mais ces botanistes n'ayant pas mis assez de précision dans les caractères distinctifs du genre Meibomio, on n'a pas cru devoir l’adopter. I .'/l cdy.su rum Canada ise, L., regardé comme type de ce genre, a été réuni par De Candolle au genre Dcsmoilium. C. Dts-

■ODIRft.

ME1LLAUQIE. bot. Vieux nom français du Sorgho, d’où sont venus les noms de Milloc cl MiuoquE, que l'on donne encore dans certaines parties du midi de la France, particulièrement dans les Laudes; à celle Graminée. y. Uocyit.

MEILLET. rois. V. C.bsioü.

MÉION1TE. mi v. Hyacinthe blanche de la Somma , R orné de l'isle. Substance blanche, soluble en gelée dans les Acides, Fusible au chalumeau en verre spongieux avec bouillonnement, et cristallisant en prismes droits, â bases carrées, terminées ordinairement par des sommets tétraèdres. La forme primitive adoptée par llatiy, est le prisme symétrique dans lequel la hauteur est au côté de la base comme 4 est à U. Ces cristaux sont souvent comme fendillés et serrés les uns contre les autres. Leur cassure transversale est ondulée et brillante. Leur pesanteur spécifique est de 2,012. Us sont composés, d'après une analyse de Slromeyer, de 41,23 de Silice, 32,72 d'Alumine, 24.24 de Chaux, 1.81 de Soude et Potasse; et par conséquent ils résultent de la combinaison d’un silicate d'Alumine avec un silicate de Chaux. Quelques minéralogistes prétendent que leur formule de composition est la même que celle du Wernérile ou Paranlhine, avec lequel ils les confondent en une même espèce : l’analogie complète des formes dans les deux substances vient à l’appui de cette opinion. La Méionile ne s'est encore rencontrée qu’en cristaux allongés ou en grains cristallins dans les roches de la Somma où elle est ordinairement accompagnée de Chaux carbonalée lamellaire. Arfwedson a analysé, sous le nom da Méionile du Vésuve, une substance qui parait être d'une autre nature, puisqu'il en a retiré : Silice, 58,50; Alumine, 10,35; Potasse, 21,40; Chaux, 1,35; Oxide de Fer, 0.40. Celle-ci a été distinguée de la précédente par la qualification de Méionile d' Arfwedson.

MF.IOSTÉMGNE. Meioslemonis. bot. On se sert de celte épithète appliquée à un organe lorsque son nombre est comparativement moindre que celui d’un autre; par exemple : les étamines sont Méiostérnones quand, dans une fleur, leur nombre est moins grand que celui des pétales; on dit alors plus simplement que les fleurs sont Méioslémoites.

MEISCE. bot. Synonyme de Phaseolus Mar , L.

MEISNÉRIE. Meisneria. bot. Genre de la famille des Mélaslomacées, institué par le professeur De Candolle, aux dépens du genre Itheria, avec les caractères suivants : calice à tube globuleux, à quatre lobes lancéolés. acuminés; quatre pétales ovales, à peine mticronulés; huit anthères ovales, à bec tubuleux, dont quatre à connectif long, auriculé vers l'articulation, et quatre à connectif à peine perceptible. Le fruit consiste en une capsule à deux loges, renfermant des semences très- petites, ovato-lriangulaires. Les Meisnéries sont des plantes herbacées, à tiges un peu sou* -frutescentes. droites, cylindriques, et faiblement poilues; leurs feuilles sont ovales, aiguës, sessiles, à trois nervures ciliées, un peu dentelées; leurs fleurs sont pédicellécs, solitaires, alternes dans les aisselles des rameaux et des feuilles, ainsi qu'au sommet des rameaux. Elles appartiennent au Brésil.

Mlisvkrie arExaire. Meisneria are noria, De Caud. Ses tiges et leurs ramifications sont presque cylindriques et bispiilçs; ses feuilles sont légèrement velues; ses fleurs sont purpuresceiiles, avec leurs pétales apiculés cl leur capsule suhglobuleuse.

Nkisxebie des marais. Meisneria paludosa. De

üJO

Cand. Ses liges cl leurs ramifications sont tétragones et pilosiusculcs; ses Feuilles sont glahriuscules de l'un et l’autre coté. Bien différeftlc de l’espèce précédente que l'on ne rencontre que dans les lieux arides cl sablonneux. celle-ci ne se rencontre que dans les terrains marécageux.

MÉISSNÉIllE. Mcisaneria. bot. Ce genre de Cryptogames. proposé récemment par le professeur Féedans le supplément à son Essai sur les Cryptogames des écorces exotiques officinales, pour être adjoint à sa tribu des Tripélhéliacées, n'a point paru suffisamment caractérisé pour que les algologues l'aient adopté d’emblée.

MEI5TERIA. bot. (Scopoli.) Synonyme de Pacourina. y. ce mot.

MÉJANE. rois. Les pécheurs donnent ce nom aux jeunes Dorades.

MÉLICHNE. bot. Le genre de la Famille des Cypéracécs que Scbrader (fft Schult , Sjr$t. vu, p. 85) avait établi sous ce nom, existait précédemment sous celui de /Minpi-ocarj a. y. ce mot.

MËLACOMSE. mi*. Nom donné par Rendant à une substance noire, terreuse, plus ou moins aggrégée, non cristallisable, très tendre, Fusible ail chalumeau en scorie noire, donnant au feu de réduction des globules rouges métalliques, attaquable par l’Acide nitrique sans dégagement de vapeurs , composée de 70,83 de Cuivre et de 20,17 d'Oxigène. Celle substance, qui se trouve dans toutes les mines de Cuivre, mais toujours en très petite quantité, parait provenir de la décomposition du Cuivre carbonate bleu.

MÊLAGASTRË. rois. Espèce du genre Labre.

MELÆNACRANIS. bot. Pour Melancrania . F. ce mot.

MELÆNUS. irs. Synonyme de llélène. y. ce mol.

MÈLAINE. zool. Hisso donne ce nom â la matière noire que la Seiche déverse dans l'eau, pour se soustraire aux regards de l'ennemi qui la poursuit, et que l'on fait servir à la peinture à l’aquarelle sous le uom d’encre de la Chine. Skicre.

MKLALEUQljK. Mclalcuca. bot. Genre de la famille des Myrliiiécs , et de la Polyadclpliic Polyandrie, L., composé d’un très-grand nombre d'espèces croissant pour la plupart dans l'Australasie et quelques-unes dans 1 l’Inde. Ce sont des arbrisseaux ou quelquefois de très- \ grands arbres ornés de feuilles persistantes, opposées j ou verlicillées, rarement alternes, coriaces, entières, de forme variée suivant les espèces, et de fleurs tantôt disposées en épis cylindriques et terminaux, tantôt, mais plus rarement, solitaires; chacune d'elles offre un calice court, adhérent par sa base avec l'ovaire qui est infère; son limbe est ù cinq divisions dressées; lu corolle se compose de cinq pétales également dressés dans le plus grand nombre des espèces, cl sc recouvrant en partie latéralement; les étamines sont fort nombreuses, disposées en cinq faisceaux, dont les andropliores sont étroits, plus longs que la corolle, insérés ainsi que celle dernière à un bourrelet jaunâtre, qui tapisse la partie | inférieure du limbe calicinal. L'ovaire est infère, à trois . loges, contenant chacune uu très-grand nombre d'o- i Yules fort petits, cylindriques, attachés à un troplio- |

sperme saillant, qui nait de l'angle Interne de chaque loge. Le style est simple, cylindrique, plus long que la corolle, terminé par un stigmate très-petit, simple et un peu oblique. Le fruit est une capsule globuleuse ou déprimée, ombiliquée à son sommet qui est couronné par les dents du calice, à trois loges polyspermes s’ouvrant en trois valves par son sommet et son axe seulement; ces trois valves restant réunies à l'extérieur par le calice intimement adhérent avec elles, et ne leur permettant pas de se séparer. Chacune de ces valves porte sur le milieu dosa face interne une des cloisons. Les graines sont fort nombreuses, très-petites, cylindracées et environnées d’une sorte de réseau.

Les espèces de ce genre sont, comme la plupart des autres plantes de la famille des Myrlinécs, munies, dans leurs différentes parties, de glandes nombreuses, remplies d’une huile volatile très -odorante. Aussi les Meiafcuca sont ils généralement des arbres aromatiques. Cri grand nombre sont cultivés dans nos jardins. Mais comme ils craignent le froid , il est nécessaire de les abriter dans l'orangerie pendant l'hiver. Néanmoins, dans le midi de la France, plusieurs peuvent être facilement cultivés en pleine terre.

MBL VLEiqie k VEUILLES os Mu lf.pertuis. Mclaleuca hype /ici folia, Smith. Celte espèce, l'une des plus communes dans les jardins, et l'une de celles qui y acquièrent la plus grande hauteur, est originaire de la Nouvelle-Hollande. Elle forme un arbrisseau de douze à quinze pieds d’élévation. Ses rameaux sont allongés, grêles, rougeâtres et pendants à leur extrémité. Ses feuilles sont opposées, se&siles, elliptiques, lancéolées, aigues, entières, glabres, d’un vert glauque; celles qui terminent les jeunes rameaux sont rougeâtres et pubesceulcs. Les Heurs sont très -grandes et d’un beau rouge, formant un épi ovoïde, très-dense et pédonculé. Ses fruits suul gros et ouverts daus leur partie supérieure.

ÏW ÊHLr.i\>CK a bois ni. \xr.. Mêla le u ra Lcucadentlron , L.. Latnk., III., tah. 641, fig. 4. Celte espèce croit dans les Indes-Orientales où elle forme un arbre d'une hauteur assez considérable, ayant une écorce noirâtre, subéreuse, des feuilles alternes, lancéolées, très-aigues, entières, marquées de nervures longilndiuales. glabres, les terminales sont soyeuses et blanchâtres. Les fleurs sont blanches, sessiles, formant des épis très-allongés. Oii retire, par le moyen de la distillation des feuilles de cet arbre, une huile volatile fort rare en Europe, mais usitée dans l’Inde, et que l'on connaît sous le nom d'iluile de Cajeput. Elle est très fluide, transparente, d’une belle teinte verte foncée, plus légère que l'eau, d'une odeur forte, aromatique et non désagréable.

MéL ALEIQLE A VEUILLES DE BRUYERE. MelaleUCü «1*1cwfolia, Smith. C’est un arbrisseau d'au moins vingt pieds de bailleur, ayant ses rameaux blanchâtres, ses feuilles éparses, très- rapprochées , linéaires, subulées, glabres, ponctuées, un peu recourbées; ses fleurs d’un blanc sale, formant de petits épis ovoïdes au sommet des rameaux. Il est originaire de la Nouvelle - Hollande.

Mexalecçce GBXTiL. Mclaleuca pulchella , Willd. Joli petit arbrisseau de la Nouvelle-Hollande, ayant ses

M El,

rameaux grêles, flexibles et pendants à leur extrémité; ses feuilles sont opposées, très-petites, sessiles, lancéolées, aigues, entières, glabres, ponctuées â leur face inférieure. Les fleurs sont d’un beau rouge carmin, placées isolément à l'aisselle des feuilles, ou réunies de manière à former des épis.

Melalecql’e k rec iLLES Di Diosv a . Mclaleuca Dio$tn (v folia , Gava il. Arbrisseau de cinq â six pieds de hauteur, ayant ses rameaux d'un brun mélé du blanc; ses feuilles petites, marquées d’un rang de points transparents; les fleurs sont pourpres.

On cultive encore dans les jardins un grand nombre d’autres espèces de ce genre; telles sont les Mclateuca corunata, armitlaris , slyphetioides , gnidiœ folia , nodosa , decussala, myrti folia , anguslifolia , etc. Tous ces arbrisseaux doivent être mis en terre de bruyère pure ou mélangée de terre franche. Pendant l’hiver, on doit les abriler dans l’orangerie. On les multiplie, soit de graines que l’on sème au printemps dans des terrines remplies de terre de bruyère, soit par le moyen de boutures, sous châssis, ou de marcottes par strangulation. Ils demandent à être arrosés fréquemment pendant l’été.

MÊLA MRO. bot. Écorce amère et résineuse, originaire de l'Amérique méridionale, et que De Candolle suppose provenir d’une espèce du genre Drymis.

MELA MERE. ois. Espèce du genre Gros-Bcc. F. ce

MF.LAMPF.. Metampus. moll. Monlforla formé sous ce nom. dans sa Conchyliologie Systématique, un genre qu’il a séparé des Auricules. Latnarck l'a d'almrd adopté en lui donnant le nom de Conovule. cl a fini par réunir les Conovulesaux Auricules dont elles ne différent pas essentiellement. F. Acriccle.

1UÉLAMPODIKR. Melampodium . bot. Linné a établi ce genre qui appartient à ta famille des Synanthérécs, Corynibifèresde Jussieu, et à la Syngénésie nécessaire; cl l'a composé de deux plantes dont on a fait des genres séparés. Ainsi le Melampodium Americanum, L., est resté le type de celui dont il est question dans cet article, tandis que le Melampodium australe, L. et Lœfl., a formé le genre Centrospermum de Kuntli. Le professeur Richard père constitua, dans le Synopsis de Persoon, un genre Dysodium qui a les plus grandes affinités avec le Melampodium, et qui lui a été réuni par Brown et Ktinlh;i! en a été de même du genre Alcitia de Cavauilles. Kuntli . en réunissant de même les trois genres, y a formé trois sections, mais sans assigner de caractères à chacune d'elles. Après ces réformes, ou plutôt après ces réunions, voici les caractères qui distinguent essentiellement le Melampodium : involticrc à cinq folioles égales; réceptacle convexe, conique, muni de paillettes; fleurs du disque lubiilécs et mâles; celles de la circonférence en languettes et femelles; akènes sans aigrette, striés, enveloppés d'une foliole capsulaire. Ce genre ne comprend qu'un trèspetit nombre d’espèces, toutes indigènes des contrées équinoxiales de l’Amérique. Ce sont des herbes ou des arbustes à feuilles opposées, eulières, à Heurs axillaires et terminales, jaunes et solitaires. On cultive avec assez de facilité, dans les jardins de botanique, les Melam-

podium lorujifolium, Willd, ; Mêla m podium diraricatum , Kunlh, ou Dysodium diraricatum, Rich.; et Melampodium perfoliatum , Kunlh, ou Alcina perfoliota, Cav. Ces plantes y fleurissent sur la fin de l’été.

MÉEAMPRASION. bot. ( Dioscoride. ) Synonyme de hultola nigra , L.

MELAMPUS. ois. (Gesncr. ) Synonyme de Glaréole tarhelée. F. Giarêole.

BJÉI.AMPYRE. Melampyrum . bot. Ce genre de la famille des Khinanlhacées et de la- Didynamie Angiospermie, L., est ainsi caractérisé : calice luhulé, à quatre divisions peu profondes ; corolle tubuleuse , comprimée, à deux lèvres dont la supérieure est en forme de casque, repliée sur scs bords; l'inférieure en goultièrcel trifidc; quatre étamines dulv naines; capsule oblongite, obliquement acuminée, comprimée, à deux loges séparées par une cloison opposée aux valves, et contenant chacune deux graines. Ce genre présente par ses caractères beaucoup d'affinités avec les genres barlsia et Ilhinnnthus , mais il a un port particulier, qui permet de le distinguer au premier eoup d'œil. Il se compose d’une dizaine d'espèces presque toute* indigènes des contrées sylvatiques et inonlueuses de l'Europe. Ce sont des herbes à feuilles simples et opposées; è fleurs situées dans les aisselles des feuilles supérieures, ou disposées en épis terminaux, et accompagnées de bractées. Elles noircissent par la dessiccation encore davantage que les autres plantes de la même famille qui toutes sont sujettes â cet inconvénient.

Mélaxpyre des champs. Melampyrum arrense, L., vulgairement Blé de Vache, Cornette, Rougeole, etc. Il a une lige droite, haute de deux à trois décimètres, ordinairement rameuse, garnie de feuilles lancéolées, linéaires et pubescentes; ses fleurs sont rouges, mêlées de jaune, disposées en épis terminaux, et accompagnées de bradées d'un rouge de sang, découpées sur les bords en lanières sétacées. Celte plante est commune parmi les Blés et les Seigles; ses graines donnent au pain une couleur noirâtre ; suivant les uns. elles lui communiquent des qualités nuisibles, tandis que, suivant les autres, elles ne l'altèrent en rien. L'abbé Rozicr concilie ccs opinions opposées en observant que les graines récentes sont encore pourvues de leur eau de végétation, d’où dépendent les mauvais effets qu’on leur reproche; elles n’ont au contraire plus rien de malfaisant lorsqu'une parfaite dessiccation a fait disparaître leur humidité. L'herbe du Melampyrum arv en se est un très-bon fourrage pour les Vaches; mais, d'après les expériences de Teissier. elle vient mal lorsqu’elle est semée seule; il est donc plus convenable, pour la nourriture des bestiaux, de l'arracher soigneusement, d'en purger les Blés à la végétation desquels elle porte un tel préjudice que les cultivateurs italiens la comparent â un feu dévorant, et la désignent sous le nom de Fiam ma.

MEi.aipyre des bois. Melampyrum sylralicum, L. Sa lige est totalement glabre, haute de trois à quatre décimèlres. très- rameuse, garnie de feuilles très-entières; les fleurs sont blanchâtres ou jaunâtres, solitaires dans les aisselles des feuilles. Cette espèce est une de ces plantes qui concourent â caractériser la

iJi

végétation de certaines contrées : on la trouve en . grande abondance dans les bois ; c'est une bonne |»a- i ture pour les Vaches qui, lorsqu'elles s'en nourrissent, fournissent du lait et du lieurre de la meilleure qualilé.

MÉLANANTI1ÈRE. eov. Plante dont les anthères sont , noires.

MÉLANCHLÈNES. Melanchlwni. îxs. Ce nom qui * signifie Habillé de noir, avait été donné par Lalrnlle A une division des Carabiques comprenant les genres Licine, Ilarpale et Siagone. V . ces mots.

MÉLANOHHYSE. Melanchrytum. eut. H. Cassini I ( Bulletin de la Société Philomatique, janvier 1817) a établi ce genre qui appartient à la famille des Synan- Ihérées, tribu des Arclolidées, et A la Syngènésie frustranée, L. Voici ses principaùx caractères : involuerc cylindracé, composé de folioles sur deux ou trois rangs, un peu inégales, imbriquées, soudées entre elles par la base, el surmontées d’un appendice étalé, linéaire et foliacé; réceptacle épais, charnu, conique , alvéolé, creusé intérieurement d’une cavité où s’insère le pédoncule ; calalhide dont les fleurs centrales sont nombreuses, régulières, hermaphrodites; celles de la circonférence sur un seul rang, A corolle tubuleuse en languette dentée au sommet, cl parfaitement neutres; ovaires couverts de longs poils capillaires dressés et plus long» que l’aigrette qui est composée de paillettes nombreuses, inégales, linéaires, subulécs, finement denticulées en scie sur les bords. Ce genre a du tels rapports avec le Gazatiia qu'on les a jugés susceptibles d’ètre réunis. V . Gjuasie. Il a pour type une plante que Cassini regarde comme le vrai Gortena rûjent, L., lequel est essentiellement différent de celui qui a été ainsi nommé par Cœrtner, el qui forme le genre Gamma ou M usai nia de Willdenow. A cette espèce, l’auteur du genre Melonchrysum en a ajouté une seconde qu’il a nommée Âlclanchryaum spinu losuu i, mais qui pourrait bien n’étre qu une variété de la précédente. Ces deux plantes croissent au cap de Bonne-F.spérance; on les cultive dans les jardins d Europe, A cause de leurs fleurs, les plus bettes de toute la famille des Synanlhérécs . surtout lorsqu’elles sont exposées à un soleil ardent. La calalhide du Melanchrysutn apiuulosum C6l très large, d’une belle couleur jaune orangée; chaque languette a sur sa partie inférieure une grande tache très-noire, tes plantes se multiplient au printemps par marcottes que l’on sépare cri automne de la souche coipmunc. et que 1 on met dans un pot rempli de bonne terre légère et placé au soleil : il faut les arroser fréquemment pendant I été, el les conserver dans l’orangerie durant l'hiver.

M E L ANCO N I E R . Mvlnncon ium. bot. ( V rédinées.) Ce genre établi par Link,cst un des plus simples de cette famille; il ne consiste qu’en des sporidies libres, non cloisonnées, presque globuleuses, qui sortent de dessous l'épiderme des végétaux sous forme pulvéruleute. Ce genre diffère donc des i\'ewias/>ora par l’absence de substance gélatineuse mêlée aux sporidies, et des Ciyptosporinm de Kunzc par ses sporidies presque globuleuses et non fusiformes; et enfin des Stilbospora. dont plusieurs espèces doivent rentrer dans le genre Melun-

C onium , par ses sporidies non cloisonnées. L espèce qui a servi de type à ce genre est le A/e/rtwcormim atrum qui croit sur les jeunes branches mortes de différents arbres, mais plus particulièrement du Hêtre. Kunze et Nées d’Esenbeck ont depuis décrit quelques autres espèces.

MELANCORYI’IIUS. ois. (Béton.) Synonyme de Bouvreuil commun. ê'r. Bouvreuil.

MELANCR AM DE. Melancranit. bot. Genre de la famille des Cypéracées et de la Trlandrie Monogynic, L., établi par Vahl [Enumer. Plant-, p. 239) qui lui a imposé les caractères essentiels suivanls : épis composés d'écailles imbriquées, qui renferment chacune plusieurs fleurs disposées sur deux rangs; dans chaque fleur on trouve trois étamines, un style A deux stigmates; akène dépourvu de soies. Ce genre comprend des plantes indigènes du cap de Bonne-Espérance, et placées par Thunberg parmi les Schanus. Le Schœn us scariosus de cet atlleur peut être considéré eom me le type du genre Melancranil. Ce sont des herbes dont le chaume est roide, sans nœuds, trigone vers le sommet; les fleurs sont réunies en une télé terminale, composée d'épis très-serrés.

MÉLANDRYE. Mctundrya. m». Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Hétéromères. famille des Sténélytres, tribu des Sécuripalpes , établi par Fahricius et confondu par cet auteur avec un grand nombre d'autres genres de la même famille. Ce genre, Ici qu’il est restreinl par Latreille, a pour caraclères : pénultième arlicle de mus les tarses bilobê; antennes simples, filiformes ; palpes maxillaires terminées par un arlicle trèsgrand, en hoche allongée; corps presque elliptique; corselet trapézoïdal, plus étroit en devant. Ce genre a été le sujet de bien des erreurs, et il a été embrouillé par Olivier, Fahricius, llliger et beaucoup d'autres. Latreille (Nouv. Dict. d'Ulst. liât.) entre dans des détails à cet égard qui sont très-propres à éclaircir ce sujet; les voici succinctement : . Ilellénius, dit ce savant, dans les nouveaux Acles de l'Académie de Stockholm, année 1786, furnia avec deux espèces de Coiéoplères héiéromères un nouveau genre qu’il nomma Serropalpus, a raison des palpes maxillaires dentées en scie. Olivier (Eut. des Col.) l’adopta et le composa aussi de deux espèces dont l'une, le Scrropalpc varié, avait déjà été décrite et figurée par flosc, dans les Actes de la Société d'Histoire naturelle de Paris, cl dont l'autre est le Clirysoinela caraboides de Linné, rangé alors par Fahricius avec les llélops ( Hclops terrains). Olivier rapporte par erreur à son Mclasil bupresloides , le Scrropalpc poli (lœcigatus) d'Hcllénlu», el dil ne pas connaître l'autre espèce de cet auteur, le Strié, dont ou a fait encore une Mordellc. llliger, dans sa faune de Prusse cl son Magasin F.nlomologique, regarde cependant le Lymcxylon barbu d'Olivier comme synonyme de celle dernière espèce. Les palpes maxillaires, dans la figure du Lyroexylon barbu, donnée par le naturaliste français, ont en cffelde grands rapports avec celles I des Scrrnpalpes; mais on n'y reconnail point les an- I lennes, le port et la grandeur du Serropalpe strié. Le Lymejylan barbatum de Fahricius, cité par Olivier i comme identique, est décrit d'une manière si incom-

plète, qu'il est bien difficile de savoir quel est l'insecte dont il avait parlé, et le sentiment du professeur Ilelwigg, qui soupçonnait que c'était le mâle du Lymexylon dermcstoides , parait le mieux fondé; mais nul doute que Fabricius, ayant connu depuis le Serropolpus stria tu* d'Hellénius, et recevant de confiance la synonymie d'I Niger et de Paykull, n’ait présenté, quoique d'une manière inexacte, les caractères génériques de cet insecte, lorsqu'il mentionne sou Dircaa barbota. Le genre Serropalpede Kugellan est composé du Lymexylon barbu et du Scrropaljnï strié d'Hellénius ; quant à l'autre espèce de celui ci, Kugellan la range avec deux Coléoptères ( Serropalpus qttadrimaculatus et Serropatpu * fuscus d’Illiger) dans un nouveau genre, celui de /ironies, très -différent de celui que Fabricius a depuis nommé de la sorte; ainsi que lui il fait un Hélops de la Chrysornèle caraholde de Linné et d'une espèce très-voisine de la précédente et parfaitement congénère ( canuliculatus ). Deux Notoxes (dubius et bifaxciatus) de Fabricius forment enfin pour Kugellan un genre propre, Mystaxis. Nous avons, dans nos premiers ouvrages sur l'Entomologie, suivi Olivier; quant au genre Scrropalpe, liliger comprend sous ta même dénomination générique les Serropalpes d'Hellénius. les Brontcs et les Mystaxis de Kugellan, et leur associe encore deux Hélops de Fabricius mentionnés plus haut. Paykull, dans sa Faune Suédoise, ne s'éloigne pas à cet égard de son opinion; mais il fait un genre Xyiita du Scrropalpe poli d'Uellénius, et un autre, celui d'I/ypulus, avec le Serropalpe à quatre taches d’Illiger et un Noloxe (bifasciatus) de Fabricius. Fabricius plus lard (Syst. Kleuth.) distingue génériquement sous le nom de Mélandryes les Hélops que nous venons de citer, et celui qu'il avait appelé barbatus, mais qui doit y rester ou former un autre genre : tous les autres Serropalpes d’Illiger et le genre Hallotnenus d’Helwigg, voisin du précédent, deviennent des Dircées, Dircœa, pour l'entomologiste de Kell. Dufslchrnid. dans sa Faune d’Autriche, conserve le genre Hallomène qu'il nomme avec Paykull Hallominus , et se conforme pour le reste à Fabricius. «

Les Mélandryes, telles que Lalreille les adopte, diffèrent des Serropalpes parce que ceux ci ont les articles des tarses postérieurs simples; le corps cylindrique est oblong, tandis qu’il est aplati dans les Mélandryes; les Orchésies en diffèrent par leurs antennes qui sont en massue et par beaucoup d'autres caractères tirés des palpes, de la forme du corps et des autres parties; les Conopalpes en sont séparés par In forme du corps et par le dernier article de leurs palpes maxillaires, qui est conique et non en hache; la tète des Mélandryes est inclinée, enfoncée jusqu'aux yeux dans le corselet; les yeux sont assez grands, arrondis cl sans échancrure; les antennes sont filiformes, de la longueur de la tête et du corselet, ou un peu plus courtes; elles ont onze articles, la plupart obeoniques, et sont insérées près de l'extrémité antérieure des yeux; le labre est membraneux, transversal, entier ou légèrement échancré, arrondi latéralement; les mandibules sont cornées, épaisses, courtes, terminées en pointe aigué. et ordinairement unidentées en dessous; les palpes maxillaires

sont très grandes et saillantes, de quatre articles, dont le premier plus grand, comprimé, cultriformc; les labiales sont courtes, avec le dernier article un peu plus grand, en forme de triangle renversé ou presque ovoïde; les mâchoires sont terminées par deux lobes membraneux dont l’extérieur, plus grand, se courbe intérieurement sur l'autre ; la languette est membraneuse, presque carrée, un peu plus large et plus nu moins échancrée au bord supérieur; le menton est coriace el presque carré, et plus court que la languette; le corselet est en forme de trapèze ou presque demi-cylindrique, incliné sur les côtés antérieurs sans rebords el un peu rétréci aux angles postérieurs; l'écusson est petit, les élylres sont étroites, allongées et bordées; enfin les pattes sont assez grêles, avec les jambes terminées par deux épines; les tarses sont filiformes, leur pénultième article est bifide à son extrémitié. Ces insectes se trouvent dans les bois; ils se cachent sous les écorces des arbres, dans les parties en décomposition.

M£laxi>rte es ra notas. Melandrya cùraboides, Latreillc; Melandrya scrrala, Fabr.; Serro/mlptis caraboides, Oliv. (Col.,t. ni. n* 57 bis , pl. 1. fig. 1). Elle est longue d'environ un demi -pouce, d'un noir luisant, pointillés, pubescenle, avec les élylres bleuâtres, trèsfinement chagrinées, et ayant des lignes élevées; son corselet est déprimé sur le milieu du dos. avec une impression à chaque côté postérieur; l'extrémité des antennes et des tarses est roussûtre. Celle espèce se trouve co Europe.

MELANDRILM et MÉLANDRYON. noT.On a rapporté le Spiraa A mucus, le Lychnis dioica, le Cucubalus liehen cl le Melutnpyrum pratense, à la plante ainsi nommée par Pline.

MELANEA. bot. Lamarck et Persoon ont ainsi altéré le nom du genre Matanea proposé par Aublet. y. Ma-

LAfftl.

MF.LANF.LLE. Melanella. Dory de S*-Ylncenl, dans son Système de classification d'une série d'élres organisés mixtes, végéto-animaux, qu’il réunit sous la dénomination commune de Microscopiques, a créé un genre Melanella , aux dépens des Vibrions de Muller el qu’il compose de trois espèces : t'ibrio lineola , f ’ibrio ruijula , l'ibrio spirnllum , auxquelles il adjoint encore le Monas punctum , du même observateur.

MKLANERPE. Melanerpcs . ois. Swainson a établi ce genre de l'ordre des Zygodaclyles, de la méthode de Temminck. aux dépens du genre Picus des auteurs, et en a considéré comme type le Picus melanoporjon , dont il a aussi changé le nom spécifique contre celui de Mclanerpes formicitorus. Depuis une autre espèce y a été ajoutée par Ch. Bonaparte, prince de Canlno; c’est le Picus tneropiroslris de Wagler. y. Pic.

MKLAMDES. Mcianidcs. moll. Famille que Lalreille a proposée pour réunir plusieurs genres qui avoisinent assez les Mêlâmes, el qu’il met en contact avec elles; ce sont les suivants : Pliasianclle, Mélanie, Mélanopside, Pyrène el Planaxe. Celle famille ne répond pas entièrement aux Mélaniens de Lamarck; on y trouve de plus les genres Phasianclle el Planaxe : peut êlrc ce dernier n'est il pas dans ses rapports naturels. Les Pliasiaticlles sont très-voisines des Ampullaires, près des-

quelles Cuvier el Blainville les ont constamment placées. Lalreille donne les caractères suivants à la famille des Mélanides : les bords de l'ouverture de la coquille sont désunis, le droit s'élève au dessus de la columelle, et laisse entre elle el lui un vide formant un angle. Cette columelle n'offre ni plis ni dentelures.

MÉLAÎSIË. Mc/a nia. bot. Genre de Mousses, institué par Bridel, dans la famille des Bryacées, avec les caractères suivants : coiffe allongée, conique, perforée du sommet jusque dans le pédoncule; sporange terminal, subapophysé, subhorizontal; opercule convexiuscule, acuminé; périslome simple, à seize dents placées à égale distance, aigues, solides, presque connivcnles. Ce genre ne parait pas différer de celui dont le même auteur a donné les caractères sous le nom de Cutascopium. Les Mélanies sc trouvent dans les vallées boisées et subalpines de l'Europe méridionale, où elles forment des gazons vivaces.

MÉLA.ME. Melania. moll. Genre de la famille des Mêla mens de l.amarck, et des Conchylies de Cuvier. Lister avait placé, depuis fort longtemps, les Mélanies avec les Limitées dans les Buccins d'eau douce; mais il les avait séparées d’après leur analogie de forme, sans pourtant changer leur dénomination. On voit, par les planches 108 à 124 de son grand ouvrage, qui ne présente que des Mélanies et quelques Mélanopsides, qu'il avaiL fort bien saisi les caractères d'ensemble de ces Coquilles, qu’il avait séparées des Coquilles terrestres, avec lesquelles, plus lard, on lis confondit. Ce genre, dont on ne connaît qu'imparfaitement l'anatomie, peut être caractérisé ainsi : animal Irachélipode, dioïque, ayant le pied frangé dans sa circonférence; deux tentacules filiformes; les yeux à leur base externe; un mufle proboscidiforme; coquille lurriculée, à ouverture entière, ovale ou oblongue, évasée à sa base; columellc lisse, arquée en dedans; un opercule corné. Les Mélanies sont toutes des Coquilles d'eau douce des pays chauds. On ne les trouve plus vivantes en France, quoiqu'elles y aient vécu autrefois en très-grand nombre. Les dépôts coquillcrs, soit lacustres, soit marins, en offrent un grand nombre d’espèces; quelques-unes, d'après leur gisement, leur abondance cl leur constance dans les terrains marins, semblent avoir vécu dans un fluide salé avec un grand nombre de genres essentiellement marins. Ce fait, qui a porté quelques personnes à établir des hypothèses sur la salure moins grande de la mer, à une époque très-reculée, celle où se déposaient les fossiles des environs de Paris, n'est pas suffisant pour prouver cette opinion. On trouve en effet dans la Méditerranée une petite Coquille brillante, dont l’analogue fossile existe en Italie [//dix subula de Brocchi), qu'on ne peut, d'après la coquille, rapporter qu’au genre Mélanie, cl qui, d’après l'animal, pourrait être un autre genre. A celle espèce pourrait sc rattacher un certain nombre de celles des terrains marins : il serait donc essentiel de pouvoir en étudier l'animal. Le genre Hissoa. qui est établi depuis peu de temps, était placé parmi les Mélanies, et comme il est marin, il a pu contribuer à former l'opinion qui vient d’être rapportée. Ce genre Rissoa a été considéré par Férussac comme sous-genre des Paludines, el il le place près

des Mélanies. Blainville l’admet comme genre, el le place à la suite des Mélanies. Si l'on convient de conserver ce genre, qui, de l’aveu de Blainville lui-même, est assez artificiel, il serait assez convenable aussi d'en établir un pour la Melania coslcllala, qui n'est point une véritable Mélanie, ni un Rissoa, el pour la Melania tnarginnta , qui se trouve dans la inéme circonstance. Il faut faire de ce genre comme de celui des Stériles, qui a des espèces lacustres el d'autres marines dont on avait essayé de faire des genres distincts, et qu'on est forcé aujourd’hui de réunir. Desliaycs a proposé, dans son ouvrage sur les Fossiles des environs de Paris, de diviser les Mélanies en quatre sections : il en a ensuite ajouté une cinquième pour des espèces dont le type ne s'csl point encore trouvé fossile.

f Espèces ovales, suhturrictilées.

Mkumk Tiiiare. Melania Amamla, Larok.; Hélix Amavula, Lin., Gmel. ; Buccinum Amarula , Mull., Encycl., pl. 458, fig. 0,o, b. Cette espèce est une des plus communes dans les collections; elle se trouve en abondance à l'Ile-de-France, à Madagascar el dans l’Inde; elle est toute noire, courte, ovale; ses tours sont marqués par une rampe couronnée d'épines assez longues.

■J-f Espèces allongées, lurriculées.

M El a MB TKOtiQUlc. Melania truncala, Lamk.; limut ater, Richard, Encycl., pl. 438, fig. 3, a, 6. Grande el belle espèce de Mélanie, peu rare, dont le sommet est presque toujours tronqué, comme celui du Bulimus ilciullaluti ; elle est toute uoire. fortement striée eu travers; ces stries sont coupées perpendiculairement par des côtes longitudinales, qui ne descendent que vers le milieu des tours. Elle se trouve à la Guiane.

M Blâme somli.ee. Melania inquinata , Desf. ; Cerilhium mclanoiile s, Sowerby, Minerai. Conchol ., pl. 147, fig. G, 7. Elle se trouve vivante à Java, et fossile aux environs d'Épernay.

•fff Espèces dont l’angle inférieur est détaché.

Melame a petites côtes. Melania coslcllala, Lamk. Espèce que l'on ne connaît que fossile aux environs de Paris, à Valognes et à Rouca dans le Vicenlin ; elle offre un assez grand nombre de variétés.

fftl Espèces qui ont l’ouverture bordée.

MELame BORDEE. Melania marginata , Lamk.; Bulimuê turriculOy Bruguière; Encycl. méth., p. 524, n°44. D'après Bruguière, celle espèce se trouverait en Piémont; elle est fort abondante aux environs de Paris.

Espèces qui ont le bord épaissi, non bordé, avancé au dessus du plan de l’ouverture.

Cettcsecliun correspond au genre Rissoa des auteurs; elle contient des Coquilles marines vivantes et fossiles. Il existe une monographie de ce genre par Freminville.

MElamb aigle. Melania acti/a, Frcminv., Monoç. insérée dans le ftouv. Bullel. de la Soc. Philomatique, t. iv, n° 70, pl. 1, fig. 4.

MELANIENS. moll. Celle famille, créée par Lamarclc, d’abord sous le nom d*Auriculacées,d.ins la Philosophie Zoologique, parce qu'il y avait joint les Aurictilcs, a été reproduite par lui dans l’Extrait du Cours et dans

l' Histoire des Animaux sans vertèbres, sous la dénomi- I nation de Méiaiiicns; il y réunit les trois genres Mélanie, Mélanopside et Pyrènc. /'. ces mots.

MÉL4NIS. rept. Espèce du genre Vipère.

MÉLANISME, zool. Sorte de maladie qui affecte les animaux sans qu'elle paraisse leur occasionner d’accablement sensible. On voit dans les animaux qui en sont atteints la couleur du pelage se foncer et mémo passer 1 au noir absolu. Le Mélanisme est la maladie inverse de l'albinisme, qui produit les Albinos : elle attaque plus particulièrement les animaux à l'état de domesti- ! cité.

MÊLANITE. «ix. Nom donné à une espèce de Grenat, I de couleur noire, à base de fer eide chaux. V. Grenat. j

MKLAMTIDE. Melanilis. ns. Ce genre de l’ordre | des Lépidoptères diurnes, établi par Fabriciusct réuni 1 par Lalreille au genre Bihlis, en a été distrait et rétabli par Boisduval qui s'est convaincu, par une étude sé- j Vère de la chenille, que le genre de Fahricius ne peut ! même point appartenir A la Irilm des Biblides. Voici comment Boisduval décrit ces chenilles qui ne sont point épineuses : tête munie de deux épines en forme de corne; extrémité postérieure se terminant par deux appendices allongés en forme de queue, et un peu relevés. Les caractères génériques de ces insectes à l’état parfait, sont : tète aussi large que le corselet; yeux gros cisaillants; palpes velues, écartées : le deuxième article arrivant au niveau du charron, et le troisième tout à fait droit; antennes grêles, assez longues, terminées insensiblement en une massue peu prononcée; corselet médiocre; abdomen assez allongé, mais plus court que les ailes inférieures; ailes supérieures allongées et dentelées, les inférieures offrant plusieurs dents, dont une ordinairement plus saillante. Les in- . sectes de ce genre ont leurs couleurs peu brillantes, le : dessous de leurs ailes est d'une teinte sombre. Ils habitent l'Inde et son archipel.

Nèlaritibe LaÜs. Melanilis Lais , Fabric., Cram., pl. 110, fig. a, o. Les quatre ailes sont en dessus noires, avec de larges raies ou bandes longitudinales d’un bleu tirant un peu sur le verdâtre, et chacune de ces bandes plus ou moins longues, se termine par un point blanc; le frein de l'aile sujiérieurc est marqué d'un trait verdâtre et la bande qui le suit est interrompue par une ligne transversale de la même couleur que le fond; les ailes inférieures ont trois lunules et deux taches carrées, immédiatement en dessous des bandes; le dessous est brun noirâtre, vermicelle de brun; les quatre ailes ont en outre, vers le sommet, des lignes de points et de traits d’une nuance plus claire. Taille, deux pouces et demi. De Java.

MELANTUM. bot. Soiis ce nom, Daléchamp désignait autrefois le Fiola calcarala, et De Gingins (in De Cand. Protir., 1, p.30l) s’en est servi pour une section du genre P'iola, qui comprend les Violettes tricolores des anciens (P. Violette). I ne plante de la Jamaïque a aussi reçu le même nom de Patrice Brownc; mais Linné en a fait une espèce de Lylhrui». Selon Jussieu, elle doit plutôt être rapportée au genre Parsonsia.

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