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gnélique est à peu près nul; ainsi les pierres précieuses, dont la coloration est due au Fer, ainsi que le prouve l’analyse chimique, ne donnent le plus souvent aucun signe de Magnétisme. Haüy cependant est parvenu à rendre sensible à l'aiguille aimantée ces particules ferrugineuses au moyen d’un procédé particulier qu’il a nommé Méthode du double Magnétisme. Il consiste à faire dévier l’aiguille, ù l’aide d'un barreau aimanté, de manière à ce qu'elle effectue à peu près une demi-révolution, c’est-à-dire que son extrémité nord regarde l'ouest et son extrémité sud regarde l’est. L’appareil étant ainsi disposé, si l’on vient à approcher un minéral très-peu chargé de Fer de l'extrémité de l’aiguUlc qui tend à se porter vers le barreau, la présence de celte substance, toute faible que soit son énergie, suffira pour achever ce qui est commencé; l’aiguille décrira une nouvelle portion de sa révolution, et son extrémité nord pourra même être amenée au point où clic regardera le sud. C’est de celte manière qu’on éprouve quelques variétés de Grenats, de Péridots et l’Essonite; mais il est bon d’avertir que ces expériences exigent une grande habitude et des instruments très-délicats.
Parmi les minéraux qui agissent directement, et par attraction simple, sur les aiguilles aimantées, il en est qui ne sont point assez vigoureux pour contraindre celles-ci à les suivre au delà de certaines limites. Un grand nombre de roches sont au rang de ces corps dont la force magnétique n'a pour ainsi dire qu’un succès passager. D'autres, et c’est le cas des minerais de Fer naturels ou grillés, font opérer aux aiguilles aimantées des révolutions complètes. C’est par la distance à laquelle ils commencent à agir, par la portion plus ou moins grande de l’arc de cercle que l’aiguille décrit, qu'on juge de l’intensité de leur Magnétisme. Plusieurs variétés de Fer oligiste, celles de riled'F.Ibe, du Dauphiné, de la Corse, n’offrent que des attractions simples lorsqu'on les éprouve avec des barreaux puissants, tandis qu’elles exercent des attractions et des répulsions alternatives sur les aiguilles faiblement aimantées; elles paraissent avoir deux pôles distincts. Quelques minéraux attirent ou repoussent constamment le même pôle d’un barreau vigoureusement aimanté, c’est-à-dire qu’en certaines parties ils attirent ou repoussent le pôle nord, tandis que les points opposés attirent ou repoussent le pôle sud. Ces minéraux ont reçu particulièrement le surnom de Magnétiques, et se distinguent du Fer oxidé aimantaire. en ce qu'ils ne communiquent aucune propriété au Fer non aimanté. C'est donc la faculté de transmettre au Fer, et surtout à l’Acier, les propriétés magnétiques, qui caractérise éminemment le minerai de Fer que l'on nomme Aimant par excellence : ce corps attire les parcelles de Fer et les retient attachées à sa surface, principalement vers les points qui répondent à ses pôles; adhésion qu'on peut doubler ou tripler en taillant le morceau d'Aimant d'une manière convenable, en l'entourant d’une armure de Fer, et en augmentant progressivement le poids du Fer qu'il pouvait d’abord retenir.
Vers la fin du siècle dernier on s’est beaucoup occupé, et l’on s'occupe encore en cc moment, de recher-