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lancéolés el glabres; les tiges n'ont qu'une seule fleur A stipules lancéolées, aiguës, rassemblées à la base de l'involucre; les fleurs sont jaunes, avec leurs anthères longuement sagitlées. L’une et l’autre espèce se trouvent dans les cordilières du Ctiili.
MÉTÉDÈKE. Metederus . 15s. Diptères; ce genre de la famille des Ta nv siennes, tribu des Dolichopodes, a été institué par Wiedeman et Meigen; Macquart en a récemment découvert une espèce sur la jetée qui, à Dunkerque, se prolonge considérablement dans la mer; il la trouva sur des Fucus qui garnissent assez ordinairement les pilotis, cl la nomma Mêtedère de l'Océan, Metederus Oceanua; le troisième article de ses antennes est assez court, à peu près orbiculaire, terminé en pointe obtuse, cl un peu échancré en dessous; le dos du thorax est couvert d'un léger duvet roussâtre. cl l'on y observe deux lignes noirâtres; les pieds sont de la couleur du corps. Taille, une ligne trois quarts.
MKTE1L. bot. Nom donné par les agriculteurs, au mélange des grains de Froment el de Seigle, semés et récoltés ensemble.
MÉTEL. bot. Espèce du genre Dntura. V. ce mot. MÉTÉORES. Parmi les phénomènes qui prennent naissance au sein de l’atmosphère, et que l’on nomme Météores, les uns, comme les (ilolies de feu, les Aurores boréales, sont accidentels, el excitent un intérêt d'autant plus vif, que leur origine est moins déterminée; les autres, au contraire, comme la Pluie, la Neige, les Vents, par leur fréquence et leur continuelle succession, n’étonnent que faiblement, malgré la grande influence qu'ils exercent sur tous les corps de la nature, et l’immense utilité dont ils sont pour l'Uomme et pour tous les autres êtres organisés. Les Météores sont aqueux, ignés ou aériens, selon que l’Eau, le Feu ou l’Air semblent y jouer le principal rôle; dans la plupart des cas ils sont produits simultanément, ou plutôt ils ne sont que des conséquences les uns des autres. Ainsi les Météores aqueux surviennent en même temps ou immédiatement après les Météores aériens, et de temps A autre ils sont accompagnés de quelques Météores lumineux. Au nombre des grandes causes qui les déterminent, les plus agissantes sont le Calorique et l'Électricité : le premier de ces agents physiques évapore les Eaux de la surface du globe, les dissout dans l’Air, en forme des vapeurs invisibles qui, par un refroidissement graduel, 6e résolvent en brouillards, nuages, pluie, rosée, neige, givre, grêle el grésil.
Les brouillards , qui, sur la mer, prennent le nom de Brumes, sont formés de globules aqueux flottants dans l'Air, ou, suivant Saussure, de vésicules d’Eau creuses à l'intérieur, et spécifiquement plus légères que l'Air. Quelques physiciens célèbres doutent maintenant de cet état vésiculaire de la vapeur observée par Saussure; en effet, l’expérience 6ur laquelle ce savant s'est appuyé ne semble point confirmative de sa théorie; la vapeur du Café et celle de l’Eau chargée d’encre ne pouvaient être noires, parce que le corps colorant n'ëlant point volatil, il ne pouvait s'échapper, pendant l'ébullition de ces liquides, que de la vapeur d'Eau pure. S'il eût employé un liquide coloré par une substance volatile, alors seulement il
aurait pu conclure de la couleur blanchâtre des globules, qu'ils étaient creux A l’intérieur, puisqu'ils auraient dû paraître noirs s'ils avaient été pleins. Dans les brouillards, ces globules ou vésicules sont plus ou moins gros, et se groupent entre eux de diverses manières; ce qui détermine la plus ou moins grande intensité du phénomène. U n’y a personne qui n'ait été témoin de quelques uns de ces brouillards si épais, qu'au milieu du jour il en résultait une obscurité pour ainsi dire nocturne; et l'on sait que sur les bords de la Tamise, de pareils événements ténébreux ne sont pas rares. Quelquefois les brouillards affectent désagréablement le sens de l'odorat sans que l'on sache à quoi peut tenir celle particularité. Le fond des vallées et la surface des rivières sont les lieux qu’occupent le plus fréquemment les brouillards; souvent ils y sont stationnaires pendant plusieurs semaines, tandis que les sommets des montagnes qui les encaissent jouissent de toute la sérénité du ciel : c'est alors 1111 spectacle admirable, que de contempler du haut d'une de ces sommités la vaste plaine des brouillards que le reflet des rayons solaires rend semblable A une mer d'argent, et qui est terminée dans le lointain par une suite de récifs, c'est-à-dire par les points culminants des montagnes opposées. Ce phénomène se montre dans une plus grande intensité. lorsqu’on parcourt les contrées équinoxiales. La hauteur des montagnes, la vaste étendue des eaux qui sont à proximité, la température si élevée du fond des plaines, et l'action d'un soleil perpendiculaire. donnent naissance à un grand nombre de circonstances météoriques inconnues aux climats secs el tempérés. Pour qu’un brouillard puisse se produire à la surface des rivières, il est nécessaire que la température de celles-ci surpasse celle de la couche d'Air, qui repose immédiatement au-dessus ; il faut de plus que cet Air soit calme, car on a observé qu'un courant d'Air sec empêchait le brouillard de se produire malgré la différence de température que présentaient l'Eau et la couche d’Air adjacente. C'est ce qu'on observe sur le Danube qui n'a aucun brouillard, quoique sa température l’emporte de plusieurs degrés sur celle de la couche atmosphérique. Il semblerait alors que le courant d’Air sec dissout complètement le brouillard au fur et à mesure qu'il se produit.
De même que les brouillards, les A uages sont composés de globules aqueux suspendus dans l'air, et qui sont réunis en groupes de formes très-diversifiées Ces groupes n’ont pas la même densité, puisque les uns restent généralement à une hauteur peu considérable, tandis que les autres s’élèvent aux plus hautes régions. Selon Gay-Lussac. le nuage monte dans les airs par l'impulsion des courants ascendants, qui résultent de la différence de température entre la surface de la terre el les régions élevées. Fresnel a donné (Ann. de Chimie el de Physique, 1. xxt, p. 59 et 2f>0) une autre théorie de In suspension des nuages. Elle résulte de ce que ceux-ci ont une pesanteur spécifique moindre que celle des couches inférieures de l'atmosphère; en effet, la ténuité des globules aqueux est extrême, et ils renferment entre leurs interstices, de l’Air qui ne peut s'échapper qu'avec beaucoup de lenteur. Ces globules,
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ainsi que l'Air qu'ils emprisonnent, sont plus suscepli- | blés que les couches ambiantes d’Air atmosphérique de s’échauffer par les rayons solaires et par les rayons calorifiques qui leur sont envoyés de la terre; cet échauffement détermine une dilatation de l'Air contenu dans les interstices, et le nuage se trouve alors dans les conditions d'un aérostat qui s'élève en vertu de sa légèreté spécifique. Les couleurs dont les nuages sont affectés ne sont que des jeux de lumière qui va- 9 rient à l’infini par les décompositions, les réflexions et les réfractions résultant de leurs formes et de leur situation par rapport au corps lumineux et au spectateur. La formation des nuages est la même que celle des brouillards dont ils ne diffèrent d'ailleurs à aucun égard ; ils prennent naissance plus spécialement sur les flancs et les sommets des montagnes, par l'effet de la condensation de la vapeur dissoute dans les couches d'Air les plus voisines de ces montagnes. N’occupant d’abord qu'une petite étendue, ils s'agrandissent insensiblement et finissent par se détacher pour être emportés au gré des vents; on les voit ensuite s’amonceler, former des nuées épaisses qui, ordinairement, sc résolvent en pluies abondantes; quelquefois ils restent épars et disséminés dans l’atmosphère. Ces groupes aériens semblent, dans leur course vagabonde, éviter de sc heurter, et lorsqu’ils sont portés par les vents vers la crête des montagnes, ils en sont vivement repoussés, et par une sorte de bond ils franchissent cette crête pour passer dans une autre vallée.
Lorsque les nuages n’ont pu passer à l'état de vapeur invisible, et qu'au contraire ils se sont condensés au point de se convertir en gouttelettes, celles ci tombent sur la terre tantôt légèrement et sous forme d'un brouillard très-dense, qui reçoit alors le nom de Üruitie, tantôt avec impétuosité et en gouttes- très-grosses, telles qu'on les voit dans les pluies d'orages. Mais la pluie se présente dans lous les états intermédiaires à ces deux extrêmes; les pluies par torrents sont plus communes en été et dans les pays chauds du globe; les bruines, au contraire, s'observent plus fréquemmentpemlanllessaisons froides el dans les climats tempérés et polaires. On a remarqué qu'il pleuvait davantage dans les contrées monlueuses que dans les pays de plaines, et l'on a vu à l'article Forêts, l'influence que ces masses de végétaux avaient sur la formation des pluies de dégroupement, el par suite sur la végétation générale du pays. Il parait que la hauleurdes montagnes nedélermine pas une chute de pluie plus abondante; car des coteaux peu élevés agissent assez sur la direction des vents et des nuages pour que la pluie se distribue inégalement sur un espace de terrain peu élendu.On estime la quantité d'eau qui tombe annuellement par la hauteur qu'aurait la masse formée de la réunion de toute celle qui tombe successivement stirune même surface horizontale. Depuis longtemps on a multiplié les observations à cet égard, el il a été pos- . sihle d'en conclure que la quantité annuelle de pluie est plus considérable dans les régions inlerlropicates que dans les autres . ainsi au Cap Français, dans l'ile d'Haïti, il tombe par an 308 centimètres d'eau, tandis ; qu'à Upsal, en Suède, on n’en compte que 43 centi- ! mètres; à Paris et à Londres le terme moyen est de
53 centimètres ; mais en certaines provinces de France et d’Angleterre, peu éloignées de la capitale, la quantité d'eau qui tombe annuellement, sc monte à plus du double. Ces anomalies indiquent l'influence des montagnes et des forêts. Mais si les climats équatoriaux reçoivent dans le cours de l'année une quantité d'eau plus considérable que les autres contrées du globe, le temps pendant lequel la chute s’en opère est infiniment moindre, ou, en d'autres termes, le nombre des jours pluvieux augmente lorsqu'on s'avance de l'équateur vers les pôles. Tous les voyageurs nous décrivent les pluies de la zone Torride comme des averses épouvantables, qui quelquefois détruisent les récoltes, mais dont la chute est souvent désirée avec impatience, car le terrain desséché et brûlé par les feux perpendiculaires d'un soleil qui, pendant plusieurs mois , n'esL jamais voilé, a besoin de ces énormes quantités d'eau pour être abreuvé et faire sa provision d’eau pour les mois suivants. Une remarque analogue à la précédente sc fait lorsqu'on comparées saisons entre elles} il tombe généralement plus d'eau en été qu’en hiver, el cependant le nombre des jours pluvieux l'emporte dans celte dernière saison sur ceux de la première. Les contrées du centre de l'Europe diffèrent encore de celles qui sont situées entre les tropiques par l'irrégularité des circonstances météorologiques. Dans les climats chauds l’année offre toujours une saison pluvieuse, qui détermine la crue périodique et réglée des fleuves et des rivières; ainsi le débordement du Nil dont l’époque est si constamment régulière, n’est causé que par les pluies abondantes, qui fondent à line époque déterminée sur les montagnes de l'Abyssinie et des pays voisins de l'équateur où les affluents du fleuve qui fertilise l'Égypte prennent leur source. Dans les contrées tempérées, telles que l’Europe et les Étais- Unis, la chute des pluies n'arrive point dans un temps circonscrit et limité; elle y est au contraire fort accidentelle et intermittente; cependant on a observé que lorsque les pluies commençaient vers les approches des équinoxes et du solstice d'été, elles duraient pendant un temps assez considérable.
La Rosée est un Météore aqueux, que l’on observe pendant les matinées et les soirées de printemps, d'été et d’automne; elle se dépose, sous forme de gouttelettes, principalement sur les feuilles des plantes; en certains pays secs, comme par exemple l'Italie méridionale, elle est assez forte pour suppléer à la pluie et entretenir la verdure. On ne peut l’assimiler au brouillard puisqu'elle ne (rouble pas sensiblement la transparence de l’Air; ensuite elle offre ceci de particulier, qu'elle ne s'attache point aux métaux polis et particulièrement à l'Or. Nous verrons bientôt que dans la production de ces deux sortes de Météores, les circonstances sont tout à fait opposées,c’est à-dire que si les brouillards exigent, pour leur formation, que l’Air soit plus froid que la surface du globe, c'est le contraire pour la rosée. Plusieurs hypothèses ont été faites sur la production de ce dernier phénomène. Comme on avait remarqué que la rosée se déposait quelquefois sur la surface inférieure des corps, on en avait conclu que dans ce cas elle s'élevait de terre, et conséquemmeut qu’elle était ascen-
danle, tandis que le plus souvent elle était descendante. Ces faits divers se trouvent expliqués très -naturellement par la théorie proposée par Wells, et que ce savant a appuyée de nombreuses observations. Pendant les belles nuits des saisons chaudes, la température des corps placés à la surface de la terre diminue beaucoup par le rayonnement du calorique qu'ils avaient accumulé dans la journée, et dont la perte n'est point compensée par l'acquisition d'une quantité suffisante de calorique qui serait rayonné des parties supérieures de l'atmosphère. Ce refroidissement persiste parce que les corps adjacents, ou ceux qui mettent les corps refroidis en communication avec la terre, ne sont ordinairement pas de bons conducteurs. La couche d'Air qui repose sur les corps refroidis, laisse alors déposer une partie de l'eau qu'elle tenait en dissolution, et c'est ainsi que se produit la rosée. On conçoit que ce phénomène ne doit point avoir lieu s’il se trouve des corps interposés entre la terre et les parties supérieures de l'atmosphère, car le rayonnemfnt du calorique produit par ces sortes d’écrans sera suffisant pour réparer celui qu'auront perdu les corps placés sur la surface terrestre, c’est-à-dire que l’échange étant à peu près égal, la température des uns et des autres ne sera pas sensiblement altérée. C'est ainsi que les nuages empêchent la formation de la rosée, cl d'autant plus qu'ils sont moins élevés, parcequ’nlors leur température propre est moins basse. Le vent peut également s'opposer à la production de la rosée en apportant sur les corps refroidis de nouvelles couches d'Air, plus chaudes qu'eux et qui rétablissent leur température, en faisant évaporer la rosée à mesure qu’elle se forme.
C'est en raison de leur grande conductibilité et de la faiblesse de leur rayonnement, que les métaux, comme l'Or, l’Argent, le Cuivre et l'Étain, se refroidissent peu, et conséquemment qu’ils ne sc chargent point de rosée; celle-ci continue à se déposer au contraire sur les feuilles des végétaux, sur les bois, etc., tant que la température de ces eo/ps est moins élevée que celle de la couche d'Air qui leur est contiguè; et cet abaissement de température, continuant pendant la nuit entière, peut, en certaines circonstances, être porté au point que la rosée su convertisse en gelée blanche ,* c'est ce qui a lieu durant les belles nuits du printemps et de l'automue, car on croit qu'elle est déposée sous forme liquide, et que sa congélation ne s'opère qu’après son contact avec les corps qui se trouvent A la surface de la terre.
On doit au contraire attribuer uniquement à un abaissement de température dans l’atmosphère elle-même, la formation de la Neige; elle se produit sous forme de flocons blancs pendant l’hiver dans nos plaines, et en été sur les sommets des hautes montagnes : lorsque ccs flocons neigeux tombent par un temps très-calme, on reconuait, ù l'aide de la loupe, qu'ils sont formés d'un assemblage de cristaux en étoiles à six rayons. Le capitaine Scoresby a vu dans les régions boréales, cl par un temps en apparence serein , tomber de celte neige qui présentait alors des formes entièrement régulières. C'est encore dans un abaissement de température atmosphérique qu'il faut reconnaître la cause du Givre ou de la congélation des brouillards : comme ceux-ci
j sc déposent lentement sur les corps, leur cristallisation : s’opère avec régularité, mais les cristaux ne sont pas | aussi faciles A observer que ceux de la neige, parce que les globules aqueux dont est formé le brouillard, étant de la plus grande ténuité, ne peuvent 6e conver- 1 tir qu’en cristaux également d'une extrême petitesse.
Dans certaines contrées boréales, et sur quelques ■ sommets des Alpes, la neige offre une teinte rouge très- ) prononcée. Cet accident, qui ne s'observe que sur des | espaces peu étendus, a souvent occupé l'attention des naturalistes. De Saussure y ayant reconnu le premier la présence d'une substanceorganique, on était allé jusqu'à dire que cette substance de nature végétale n'était autre chose que le pollen des Conifères ou des arbres verts si fréquents dans le voisinage des neiges perpétuelles, pollen qui aurait été apporté en masses poudreuses par les vents. En général, on n'a pas été satisfait de celle explication, et encore moins de celle de quelques chimistes qui attribuaient la couleur rouge de la neige A la présence d'Oxides ferrugineux et d’autres corps inorganiques. Celte question reprit de l'intérêt lorsque l'expédition du capitaine Ross en 1818 eut rapporté de cette neige rouge trouvée sur de la pierre calcaire dans la baie de Baffin, par 60° de latitude nord. Le docteur Wollaston et Bauer, l'ayant examinée au microscope, y reconnurent la présence de globules excessivement petits, que Bauer crut être un Uretlo, et qu’il nomma Urtdo ni r ali s. Le baron Wrangel (Mémoires de l'Académie de Stockholm, pour l'année 1853, première partie, p. 71) ayant observé avec beaucoup d'attention une singulière production d’une belle couleur cramoisi, qui couvre les roches de l'IIe d’Aland en Suède, l’a rapportée au genre Lepraria sous le nom de Lepraria kermesim i. 11 mit de la neige sur une pierre couverte de celte production, et celle neige prit aussitôt une teinte rougeâtre, ce qui l'a autorisé A penser que le lepraria kermetina était une plante analogue à Y Uretlo nicalis, et que celle-ci, dans les régions boréales, aura été entraînée des roches par les eaux qui se seront ensuite gelées et auront communiqué leur teinte A la neige voisine. C'est aussi l’opinion de Richardson, botaniste de l'expédition du capitaine Franklin, qui en recueillit sur des mottes de terre, le long des torrents, près du fort de l'entreprise, par 00“ de latitude. Brown et De Candolle sont d'accord pour classer cette Cryptogame parmi les Algues, sans cependant se prononcer sur le genre dont elle doit faire partie; Agardli l'a placée dans son nouveau genre Protococcus. L’examen comparatif de la neige rouge des Alpes et celle des contrées polaires, ayant fourni au professeur De Candolle les mêmes globules, ce savant pense que la teinte extraordinaire de ces neiges est produite par la même cause.
La Grêle est un phénomène météorique, dont l'étendue, ordinairement limitée à une région peu considérable, prouve qu'il doit sa production à des circonstances particulières et purement accidentelles. Cette chute de l’eau sous forme de morceaux ordinairement globuleux, compactes, où la congélation ne semble s’étre opérée que par couches successives, arrive seulement en été, ou tout au plus au printemps; dans cette
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dernière saison les grêlons sonl petits, peu consistants, i et on leur donne alors le nom de Grésil. L'apparition de la grêle, quoique subite, est facilement pressentie par les gens des campagnes lorsqu'ils aperçoivent une nuée grisâtre, précédée d'un bruit éclatant, et ayant un aspect particulier qu'ils reconnaissent par l'habitude plutôt que d'après des caractères qu'ils puissent exprimer. On a dit que les grêlons n'ofErcnt point de traces de cristallisation; c'est pourtant d’après cet état particulier de l’eau, que Dose, en 1788, crut reconnaître la figure de ses cristaux. L'intérieur des gréions qu'il observa, présentait des géodes ou cavités hérissées de petites pyramides. Le volume considérable que les gréions présentent quelquefois (car on en a vu qui pesaient plus d’une demi -livre) a beaucoup embarrassé les physiciens qui ont voulu se faire une idée juste de leur formation. Ils croyaient autrefois que la grêle commençait à se former sous de petites dimensions, dans les régions les plus élevées de l'atmosphère, et qu'elle en acquérait de très-considérables par les nouvelles couches dont elle se couvrait durant son grand trajet jusqu'à terre. Une telle explication était loin de satisfaire l’esprit de ceux qui ne se contentent pas de simples idées, mais qui veulent encore quelques preuves à l’appui; aussi celle qui fut développée par l'illustre Volta a-t-elle, jusqu’à ce jour, été universellement admise. Deux nuages très denses et fortement électrisés en sens contraire, sont censés attirer et repousser alternativement les gréions pendant un temps assez long pour qu'ils puissent se charger d’un grand nombre de couches, et souvent acquérir un volume énorme. Celte hypothèse est d’autant plus plausible, que les nuages qui vomissent la grêle sont toujours précédés de signes indiquant une grande intensité dans leur état électrique. On donne une idée assez exacte, dans les cours de physique, de celte formation de la grêle , par l'attraction et la répulsion successives et prolongées des corps placés entre deux plateaux très-chargés d'électricités opposées. Pour prévenir ce terrible fléau, on a proposé un appareil assez simple et qui a reçu le nom de/mragrâle : il se compose d’un certain nombre de perches érigées verticalement et surmontées de tiges métalliques communiquant au sol par des fils également métalliques. L'effet de cet appareil devait élre^le soutirer l'électricité des nuages et conséquemment d’empêcher la formation des grêlons. Mais l'ingénieuse hypothèse de Voila, sur laquelle repose l’explication de l'efficacité des paragréles, est loin d'être une réalité ou au moins une théorie qui concilie toutes les observations; d'ailleurs l'élévation des perches n'atteint jamais les nuages chargés de la grêle et de ses éléments; il est donc bien difficile de se former une idée raisonnable, d'après les lois de la physique, de la manière dont agissent les paragréles (si toutefois leur action est constatée par l'expérience). L'Académie des Sciences de Paris, dans sa séance du 8 mai 1820, a exprimé son opinion sur la nullité théorique de ce moyen qui a été préconisé par plusieurs sociétés d'agriculture de province.
En décrivant les Météores aqueux, en leur assignant pour causes principales les modifications de température et d'électricité qu'éprouvent les corps placés à la
surface du globe terrestre, ainsi que ceux qui flottent dans l’atmosphère , et les diverses couches de cette atmosphère elle -même en tenant compte des réactions occasionnées par ces variations, on a dû s'abstenir de parler des circonstances concomitantes de ces principaux phénomènes. Elles forment un autre ordre de Météores dont les causes ainsi que les lois sont encore très-peu connues. Les vents, c'est-à-dire les mouvements de l'Air atmosphérique qui forment des courants dont la direction varie dans tous les sens, semblent procéder de la formation des nuages, ou si l’on veut de la condensation de l'humidité contenue dans l’Air des contrées éloignées; ils peuvent également naître de la pression que les nuages exercent sur les couches mobiles de l'Air, et non -seulement ils indiquent l'existence des Météores aqueux, mais encore ils les transportent à des distances considérables. L’apparition d'une de ces sortes de Météores détermine toujours l’apparition ou la disparition de l’autre, selon que le courant trouve sur son passage une plus ou moins grande masse de nuages, selon qu'il occasionne un changement plus ou moins grand dans la température et dans les autres circonstances physiques des couches qu’il traverse. Il n'est pas de remarque plus populaire que celle de l'influence de certains vents sur la sérénité du ciel. Les marins particulièrement ont, dans leurs observations routinières, des moyens plus certains que les savants dans leurs instruments météorologiques, car ils pronostiquent, sur la production du plus léger mouvement de l’Air, quel sera l’état du ciel pendant les heures qui suivront. Dans les contrées tempérées, les vents du nord annoncent presque toujours un temps clair et sec, tandis que ceux du sud amènent infailliblement les nuages et la pluie. Le froid se fait [dus sentir à la surface de la terre lorsque les premiers soufflent; les autres au contraire élèvent brusquement la température de plusieurs degrés. Ces variations de chaleur atmosphérique peuvent bien provenir de ce que les vents du nord traversent des zones froides pour arriver à nous, et de ce que ceux du midi, au contraire, apportent avec eux le calorique des climats chauds qu’ils ont parcourus; mais il est vraisemblable qu'on doit ajouter à cette cause celle du rayonnement de la surface de la terre, qui lorsque les vents du nord ont balayé le ciel et que les couches supérieures de l'atmosphère sonl très-froides, doit nécessairement, comme dans le cas de la rosée, y occasionner un abaissement de température. Les vents du midi, au contraire, chargeant l’atmosphère de nuages épais ou d’une énorme quantité de vapeurs aqueuses, empêchent que le rayonnement ne tourne au préjudice de la surface du globe , puisque les nuages et les vapeurs dont la température est assez élevée . lui renvoient une quantité de calorique plus grande que celle qu'ils en reçoivent.
Dans les régions du globe situées entre les tropiques, on observe des vents réguliers, qui soufflent de l'est vers l'ouest et que A'on connaît sous le nom de l'ent* alités. Voici comment on explique leur origine : le soleil, dans les pays équatoriaux, échauffant les couches d'Air. les dilate à mesure qu’elles se présentent à son
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influence par le mouvement de la terre; il se forme ainsi comme un équateur d’Air dilaté, conséquemment plus élevé que le reste de l'atmosphère, et dont les couches supérieures, n'étant plus soutenues latéralement, doivent retomber au nord, et au sud vers les pâles. Pour remplacer cet Air qui forme un courant partant de l'équateur, un autre courant en sens contraire et inférieur au premier, s'établit di'puisles pôles vers l'équateur. Us particules d’Air qui composent le courant inférieur ne possèdent d’abord qu'un faible mouvement de rotation, égal à celui des parallèles terrestres qu'elles abandonnent. Mais comme elles arrivent en des lieux de la terre où sa rotation est infiniment supérieure à la leur, elles sont renvoyées de l'ouest à l'est par les obstacles qu'elles rencontrent à la superficie du globe, obstacles dont la vitesse de rotation est d'autant plus gra ndc qu'ils se trouvent plus rapprochés de l'équateur. Quoique la cause qui produit les vents alises doive également agir hors des tropiques et jusque dans nos climats, son effet y est beaucoup plus faible A cause de la moindre chaleur du soleil, et de la moindre différence des vitesses de la rotation; en outre les variations accidentelles achèvent de rendre nul cet effet, l.es vents locaux et réguliers, que dans les mers orientales on connail sous les noms de Moussons, et qui paraissent dépendre de l'action de la chaleur solaire sur les continents et les îles qui les avoisinent, empêchent aussi la production des vents alisés, malgré la situation de ces mers entre les tropiques. Certaines iles des mers équinoxiales présentent encore des vents réguliers, qui paraissent tenir à des causes locales. C'est ainsi qu'aux iles de France et de Mascareigne, on couuait des vents de terre et de mer qui soufflent alternativement et à des heures tellement fixes que les marins comptent sur ce phénomène pour effectuer le départ ou pour aborder.
L’impétuosité des vents est souvent extrême; elle occasionne les ouragans et les te mitâtes qui portent la désolation sur les mers et principalement sur les terres non abritées par de hautes chaînes de montagnes. C’est surtout dans les iles basses, comme les Antilles et 1rs archipels des climats équatoriaux, excepté ceux de la Polynésie, qu'ils causent les plus grands ravages. On a dit qu'ils étaient beaucoup moins violents sur les hautes sommités que dans les plaines. Cette assertion semble bien loin d'élre démontrée, cl l’on a des relations d'ouragans affreux qui exerçaient leur empire A des hauteurs fort considérables. Les observations météorologiques faites sur le Grand- Saint- Bernard, apprennent que les tempêtes y sont fréquentes et d’une furie extraordinaire; il est vrai que le couvent se trouve placé dans un défilé étroit et qui aboutit A d'immenses vallées par où les vents tendent A s’écouler avec violence. Ainsi, dès qu’il est constaté que les tempêtes éclatent sur les hauteurs, elles ne sont quelquefois point produites uniquement, comme on l'a également prétendu, par des courants horizontaux régnant dans les régions les plus basses de l’atmosphère, régions fortement comprimées dans un espace étroit, par les couches supérieures qui résistent A leur mouvement.
Les Orages diffèrent des tempêtes en ce qu’ils n'a-
gissent point sur une vaste étendue de pays; n’exerçanl au contraire leur empire qu'à un espace assez limité, ils ont leur siège dans une nuée épaisse, formée de l’accumulation de plusieurs nuages, et ils cessent lorsque celte nuée a disparu, ou que du moins elle ne se trouve plus dans les conditions propres à les faire naître. Ces conditions consistent surtout dans la condensation rapide des vapeurs aqueuses, qui composent les nuages orageux, et dans la forte dose d'électricité dont ils sont chargés. Aussi les orages sont-ils accompagnés de pluies abondantes, quelquefois de grêle, d'éclairs et de tonnerre. On a déjà vu à l'article Électricité. l’explication simple et naturelle que Franklin a donnée de la production de ces derniers Météores lumineux, et les moyens ingénieux qu'il a imaginés pour se mettre à l'abri de leurs funestes effets.
Les Trombes sont une sorte d'orage qui se présente avec des circonstances particulières. Le nuage offre alors une forme de cône renversé ou d'entonnoir, déi terminée par une colonne d'Air, tourbillonnant sur elle- I même et avec une telle force d'impulsion qu'elle est I capable d’enlever de grandes masses d’eau et souvent des corps solides d'un poids immense. Ce phénomène est fort dangereux pour les navires dont il tortille les voiles et les agrès, qu'il fait pirouetter et que souvent 1 il inonde d'un déluge d'eau. Ordinairement, du sein de : celle colonne brumeuse, la foudre éclate comme dans les autres nuages orageux, l.es trombes exercent une forte pression sur la surface des espaces liquides, et il en résulte sans doute des différences très- marquées dans leur niveau. C'est peut-être à une cause de ce genre qu’il faut rapporter l'apparition d’un phénomène assez commun, pendant l’été, sur les lacs de Suisse, et particuliérement sur le Léman où on lui doune le nom de Sèches. Les rives de ces lacs s'élèvent brusquement en certains lieux à plusieurs pieds, et restent pendant un temps plus ou moins considérable dans cet état extraordinaire d'élévation. Si ce n'est pas une trombe qui donne naissance au phénomène dessèches (caron en observe par un ciel dont la sérénité semble être générale), il est du moins extrêmement probable que la pression atmosphérique est beaucoup augmentée sur quelques points du lac; mais cette inégalité de pression que Vaucher a démontrée par l'observation du baromètre, n'a pas encore été expliquée d'une manière satisfaisante, de même qu'on ne peut reconnaître avec certitude la cause des variations ordinaires de la pression atmosphérique qui, comme on sait, offre tant de connexions avec la production des phénomènes météorologiques.
Quant aux Météores ignés ou lumineux, dont les causes et les effets ont tant occupé les physiciens, il ne peut en être que faiblement traité dans cet article, parce que, 1° celle classe de phénomènes n’offre presque pas de relation avec l'histoire naturelle proprement dite; 2° parce qu’on a placé à tort, parmi les Météores ignés, certains corps célestes dont l'apparition est accidentelle : tels sont les Comètes; ou des phénomènes d’optique, comine les Arcs-en Ciel, les Halos, etc., qui sont dus à des réfractions et à des réflexions accidentelles de la Lumière, produits par des dispositions par-
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Meulières des nhages et des vapeurs aqueuses par rapport au corps lumineux et à l’observateur. Dans l’article Electricité, on a cherché à donner des idées nettes sur le plus remarquable des Météores ignés, c’est-à-dire sur l’éclair; il sera donc suffisant d’entrer dans quelques détails sur les autres, dont l’histoire est bien loin d'élre aussi connue.
Ce que l’on nomme Glotte de Feu est l’apparition d'un corps lumineux, d’un diamètre que l’on a comparé à celui de la pleine lune, sillonnant les airs, se mouvant avec une vitesse extraordinaire, en laissant après lui une longue trace lumineuse. Un tel phénomène est bien propre à jeter Ta consternation parmi le vulgaire et à lui inspirer des craintes superstitieuses; et quoique l'homme instruit n’y voie qu’un phénomène naturel, cependant il est obligé d’avouer qu’il en esl encore réduit à de simples suppositions sur sa cause, et que, vu la rareté du Météore, ou plutôt vu l’impossibilité des physiciens à faire de bonnes observations, puisqu’ils n’y sont nullement préparés, on manque de documents bien avérés sur toutes les circonstances qui accompagnent les globes de feu; on sait seulement qu’ils prennent naissance à une grande hauteur, car celui de 1771 a été aperçu simultanément depuis le midi de la France jusqu’en Angleterre, c’est-à-dire sur un espace terrestre de six degrés de latitude et de cinq degrés en longitude; on a estimé sa hauteur à plus de 80.000 mètres, son diamètre devait être au moins de 1000 mètres et sa vitesse de plus de 2000 mètres par seconde, c’est à dire plus de quatre fois celle d’un boulet de 24. Comme les masses pierreuses tombées de l'espace, auxquelles ou a généralement donné le nom de Météorites, ont été souvent précédées par l’apparition de détonations et de globes de feu, il était naturel d’en conclure que ceux-ci sont les signes ou les phénomènes concomitants de la chute des Météorites. Quelquefois à la place des masses pierreuses on a vu des substances gélatineuses sur la nature desquelles l’analyse chimique n’a pas encore prononcé.
Le phénomène des Étoiles filantes que l’on voit si fréquemment durant les belles nuits d’hiver, parait se rattacher à celui des globes de feu; et il se pourrait qu’il n'y eût de différence que dans les dimensions du Météore.
Dans les régions polaires du globe terrestre, le spectacle des aurores boréales esl assez fréquent. Ce sont des gerbes de lumière, qui occupent un grand espace de l’horizon, et dont le centre ou le point de réunion est placé dans la direction du méridien magnétique de l’observateur. Une telle relation entre la production de ce curieux phénomène et la cause du magnétisme a été de nouveau confirmée par les perturbations que les aurores boréales produisent sur l’aiguille aimantée, et qui ont été constatées vers ces derniers temps par Arago. Ce savant a trouvé, en compulsant les archives de l'Observatoire de Paris, que l’aurore boréale de Dublin observée en mai 1788. et qui fut si apparente qu’on la vit en plein jour à onze heures du matin, coïncidait avec des irrégularités très -marquées dans la marche diurne de l’aiguille. Des observations semblables ont été répétées à Casan par le professeur Kupfer.
Le pôle austral présente aussi le phénomène des aurores, de sorte que la dénomination de boréales n’est point exacte, et qu’il conviendrait mieux de les désigner sous le nom d’aurores polaires.
Les Météores lumineux étant purement accidentels et pouvant être rangés parmi les causes perturbatrices des lois de la nature, il serait superflu, dans cet ouvrage. de pousser plus loin l’étude de ces étonnants phénomènes; tout au plus les aurores polaires sembleraient exercer quelque influence sur les climats où elles se montrent avec une grande intensité; ce serait une sorte de compensation que l'auteur de l’univers leur aurait accordée pour les longues nuits qui les couvrent de deuil pendant la majeure partie de l’année.
NÉTÉORIDE. dot. Pour Met coru s. F. ce mol.
MÊTËORINE. Meteorina. bot. Genre de la famille des Synanthérées. Coryrabifères de Jussieu, et de la Syngénésie nécessaire. L.. établi par Cassini (Bullet. de la Soc. Philomal., novembre 1818) qui l’a ainsi caractérisé : involucre à peu près campanulé, formé de folioles presque sur un seul rang, égales,, appliquées, lancéolées, souvent membraneuses sur les bords; réceptacle nu, plan ou conique, peu élevé pendant la floraison, toujours plan à la maturation; calathidc radiée, composée au centre de fleurons nombreux, réguliers, hermaphrodites près du bord du disque, mâles dans le milieu; à la circonférence, un seul rang de demi fleurons femelles. Les fleurs marginales du disque ont un ovaire comprimé des deux côtés, ohovale. glabre, lisse, dépourvu d’aigrette, muni d’une aile sur chacune de ses arêtes extérieure et intérieure; cet ovaire devient un akène très-large, à deux grandes ailes membraneuses, épaissies sur leur bord; la corolle n’a qu’un tube très -court, son limbe est long, cylindracé, à cinq divisions; le style offre deux branches divergentes, larges, arrondies au sommet, bordées de deux gros bourrelets stiginatiques. accompagnés d’une rangée transversale de collecteurs. Les fleurs centrales du disque ont un ovaire avorté, long, étroit, grêle, comprimé, contenant à sa base un rudiment d'ovule à peine perceptible; leur style offre deux branches non divergentes et beaucoup plus courtes que dans les fleurs marginales. Les fleurs de la circonférence ont la corolle en languette oblongue, tridenlée au sommet; le style glabre, ù longues branches pourvues de bourrelets stigmatiques; le fruit presque droit, oblong. cylindracé, triquêtre. Ce genre fait partie de la tribu des Calendulées de Cassini; il a été formé sur des plantes qui étaient placées par Linné dans son genre Catendula. Necker, en 1791, avait déjà constitué deux genres sous les noms de Gattenhofia et Lest i bot lea , qui correspondent au Meteorina de Cassini. Ce dernier auteur ne s'est point borné à ce seul démembrement du Catendula , L.; il a créé en outre les genres Blaxium, Arnoldia et Costa lis sur les Catendula fruticosa, L., Colendula chrysanthcmifolia et Catendula ftaceida de Ventenat.
Les espèces qui doivent être regardées comme types du genre Meteorina, sont les Catendula ptuvialis et Catendula hybrida, L., auxquelles Cassini impose les noms de Meteorina gracilipcs cl Meteorina crassipes. La première est une plante herbacée, dont la tige,
liante d’environ deux décimètres, est droite, rameuse, garnie de feuilles alternes, sinuées, denticulées : les inférieures spallni lé es, les supérieures linéaires; la lige et les branches se terminent en un pédoncule long et grêle, portant une grande calathide dont le disque est d'un brun foncé au centre, les rayons d'un beau blanc sur la surface supérieure des fleurs, et d'un violet purpurin sur leur partie inférieure. Celte plante est originaire du cap de Bonne -Espérance : on la cultive en Europe dans les jardins, où ses fleurs, d'ailleurs très- ! belles, sont fort sensibles aux variations atmosphéri- i ques. Si le temps est serein, elles s'épanouissent à sept heures du malin, et se ferment à quatre heures du soir : elles restent au contraire fermées si le temps est pluvieux. Cependant elles n'annoncent point les pluies d'orage. La culture de cette plante est assez facile : on en sème les graines au mois de mars sur couche et même en pleine terre ; elle fleurit pendant les mois d’été.
Il lui faut une bonne terre, un peu légère, fréquemment arrosée et surtout exposée au soleil. Les autres espèces du genre sont également indigènes du cap de Bonne- Espérance.
MÉTÉORITES. îur. et géol. V. Æroutes.
METEO JUl’M. dot. Le genre de Mousses, auquel Bridel a donné ce nom, dans la famille des Bryacées, a été réuni au genre Cryphœa du même cryptogamisle. F. Crypiiêe.
MÉTÉOROLOGIE. Sriencc qui a pour objet l'étude des météores; c'est l’application de toutes les connaissances que la physique et l'histoire naturelle fournissent pour l'observation et l'explication de ces phénomènes. F. Météores.
METEORL’S. bot. Lourciro (ïlora Cochin ., édition Willd., p. 498) a décrit sous ce nom, un genre qu’il a placé dans la Monadclphie Dodécandrie. L., et dont il a ainsi exprimé les caractères : calice supère à quatre divisions peu profondes, arrondies et dressées; corolle monopétalc hypocratériforme, dont le tube est court , le limbe à quatre segments ovales, un peu réfléchis; plus de trente étamines ayant leurs filets grêles, flexueux, du double plus longs que la corolle, réunis inférieurement en un tube cylindrique; ovaire arrondi, surmonté d’un style filiforme et d’un stigmate légèrement épaissi ; drupe ovoïde, octogone, glabre, coriace, couronné par le calice persistant et ne contenant qu’une seule graine arrondie et cornée. L’auteur de ce genre cite avec doute comme synonyme le Butonica terrestres de Rumpli ( Herb . Amboin., I. 5, t. 115), dont Gærtner {De Fruct 3, p. 97, t. 101) a décrit le fruit sous le uoin de Barringtonia acutangula. Si l’on compare la description donnée par ces auteurs, on trouve que le Meteorus pourrait en effet être rapporté à la plante de Rumpli, mais plutôt à la variété alba , figurée lab. 1 10 de VUerb. Amboincnse, et dont Linné fait une espèce ti'Eugcnia, sous le nom d 'Eugenia racemoaa. Loureiro a eu raison, à ce qu’il semble, de former un nouveau genre pour la plante qu’il a décrite. C’était aussi l’opinion de Gærtner, qui, tout en donnant le nom générique de Barringtonia b V Eugenia acutangula, L., ajoutait que cette espèce différait tellement du Bar ringtonia speciosa , qu’elle semblerait forinerun genre
particulier; mais que cependant il n’avdH pas voulu les disjoindre, à cause des rapports qu'elles conservaient dans les diverses parties de la fleur et du fruit. Le Meteorus coccineus est un grand arbre à rameaux tortueux et ascendants. Les feuilles sont ovales oblongues. légèrement dentées en scie, glabres, épaisses et pétiolées; les fleurs, de couleur écarlate, sont portées sur des épis très-longs et pendants. Il croit dans les forèls de la Cochinchine.
MËTUOCAMPE. irrs. Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, tribu des Phaléniles, établi par Lalreille et comprenant les Phalènes, dont les chenilles ont douze pattes. F. PBALfcrtE. *
MÉTHODE. D'après l'étymologie du mol, la Méthode est la roule rationnelle qui conduit à la connaissance des choses. Cette signification générale et métaphysique est en effet celle que les philosophes ont donnée à ce mot appliqué à l'élude des sciences abstraites, c'est-à-dire à l'Idéologie et à la Logique. Mais en histoire naturelle il a reçu une acception différente on appelle Méthode un mode de classification selon lequel les êtres de la nature sont rangés d’après des principes qui varient suivant l'espèce de classification que l'on emploie.
L'utilité des classifications en histoire naturelle est incontestable. C’est par elles que celui qui s’occupe de cette belle partie des connaissances humaines, peut se reconnaître au milieu de celte innombrable quantité d'êtres et de corps dont se compose le domaine des sciences physiques; elles sont pour lui comme le fil d’Ariane. C'est par le moyen des Méthodes ou classifications, que le naturaliste rapproche les êtres selon les ressemblances qu’ils présentent, qu'il les divise en un certain nombre de groupes, d'après les caractères qui leur sont communs, et qu'il acquiert une connaissance plus approfondie de la structure de ces êtres, des rapports qui les unissent et des différences qui les éloignent.
On s’étonne de voir des naturalistes et des philosophes, tel que Buffon, par exemple, s'élever avec autant de violence contre les classifications et les nomenclatures systématiques. Mais entraîné par son génie, qui ne pouvait s’assujettir aux entraves d’une Méthode ré-' gulière, le Pline français n'avait pas bien saisi le but de ces Méthodes, et par conséquent n’en pouvait concevoir l'utilité. 11 n’avait pas vu que, loin d'avoir pour objet de rétrécir l'immensité de la nature dans les bornes étroites des conceptions humaines, ainsi qu'il l'a si souvent reproché particulièrement à Linné, les Méthodes, en histoire naturelle, n’avaienl pour but que de disposer les objets dans un ordre assez régulier pour que l’esprit pût en embrasser l'ensemble, et saisir les Iraits qui leur sont commuus ou les différences qui les distinguent. Mais aujourd'hui il n’y a plus de contestation à cet égard; tous les naturalistes ont reconnu la nécessité des Méthodes; cependant tous ne sont pas d’accord sur les principes qui doivent leur servir de base.
Les classifications ne sont devenues indispensables que depuis l’époque où le nombre des êtres, dont s'occupe la science, a pris un tel accroissement que la mé'
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moire la plus vaste ne peut en retenir le nom, avec les traits principaux de l'histoire de ces êtres. Aussi voiton les anciens, auxquels un nombre assez limité d'animaux, de plantes ou de minéraux était connu, ne suivre aucune classification dans les livres qu'ils ont écrits sur celte partie alors informe des connaissances humaines. Ce n'est qu'à dater de la renaissance des lettres, où, par l'effet des voyages, on découvrit une multitude d'objets jusqu'alors inconnus, que l'on a commencé à sentir la nécessité de ranger d'une manière quelconque ces objets, afin que l'esprit pût en embrasser l'ensemble et qu’il fût possible de retrouver chacun d'eux au besoin. *
En considérant d'une manière générale les diverses sortes de classifications introduites en histoire naturelle, on reconnaît qu'elles peuvent se grouper en deux grandes séries. Les unes sont fondées sur des considérations qui n'ont que peu ou point de rapports avec la nature même des objets, et qui par conséquent donnent des idées incohérentes de leur structure, de leurs formes ou de leur composition : telles sont les classifications par ordre alphabétique, les classifications géographiques ou celles dans lesquelles les objets sont rangés suivant le pays dont ils viennent, les classifications par ordre de grandeur, de durée, etc. Ces classifications ont reçu le nom d'empiriques. Elles n'ont d'utilité que pour ceux qui connaissent déjà les objets envisagés sous le point de vue d'après lequel elles ont été établies; en un mot, elles ne peuvent servir que pour des catalogues destinés à donner une simple énumération ou des êtres d'un pays, ou des objets réunis dans une collection.
Bien différentes de celte première sorte, les classifications dites méthodiques sont fondées sur d'autres principes, et par conséquent doivent amener des résultats différents. Elles sont toujours établies d'après des caractères tirés de l'organisation même de quelque partie des objets qu'elles embrassent ou de leur structure générale, étudiée dans leur ensemble. De là deux sortes de classifications méthodiques, les Systèmes, où les divisions sont fondées sur un seul organe, dont les modifications ont servi à former autant de groupes distincts, et les Méthodes, dont les divisions sont établies, non d'après l’étude d'un seul organe, mais d'après les caractères fournis par ('ensemble de l’organisation étudiée dans tous ses détails.
On a encore désigné ces deux sortes de classifications sous les noms de Méthodes artificielles et de Méthodes naturelles. Quoique leur but soit essentiellement le même, puisqu'il consiste à disposer les objets dans un ordre régulier et méthodique, cependant l'esprit qui a présidé à leur formation est tout à fait différent. Une Méthode artificielle, appelée particulièrement Système, empruntant tous ses caractères des modifications d'un seul organe, ne fait connaître que ce seul organe et les différences qu'il présente dans les êtres que l’on compare. Il n'est en quelque sorte qu'une table alphabétique des matières, où les caractères, qui sont la base de la classification, jouent le rôle des lettres de l’alphabet. Ainsi, en zoologie, un système fondé sur le nombre et la forme des dents, sur le nombre et