‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 65 sur 148 · CLASSES · texte numérisé non relu

CLASSES

, ACOTYLÉDONÉES 1. Acottlêdonib.

! Étamines hypogynes 3. Monohyfogynib.

— périgynes 3. Nonoféricyxie.

— épigynes 4. Monoépigyxie.

/Étamines épigynes 5. Épistaminie.

‘i — périgynes G. I’eristaiixie.

( — hypogynes 7. Hyfostasime.

{Corolle hypogyne ? 8. Utpocorollie.

— périgyne 9. I’éricorollie

( Anthères ré’

i Monopétales.

IDICOTYLÉDOISÉES. (

épigync : Épicorollie.

unies. . .

Distinctes.

Stnaxtkêrie.

CORISANTOÉRIE.

I 1 Étamines épigynes 19. Épipétalib.

i Polypétales. < — périgynes 13. Péripétalie.

( — hypogynes 14. HtpopBtame.

V ÜICLINE9 15. DlCLIXlE.

Toutes les familles connues ont ensuite été rangées dans chacune de ces classes, mais elles n'y ont pas été placées au hasard. Commençant les Acolylédonées par la famille des Champignons où l'organisation est la plus simple, el la famille des Champignons par le genre Mucor , qui ne cousiste qu'en de petits filaments, l'auteur du Généra, suivant comme pas à pas la marche même de la création, s'est graduellement élevé du plus simple au plus composé, et chaque genre, chaque famille ont été placés de manière qu'ils soient précédés et suivis de ceux avec lesquels ils avaient le plus de rapports. C’est en suivant celte marche que l'on a cherché à conserver l’ordre des affinités entre les genres et les familles, autant que le permet la disposition en série linéaire. Telle est la classification des familles naturelles, ainsi qu'elle a été présentée par l'illustre fondateur de cette Méthode. Depuis, quelques autres botanistes y ont apporté quelques modifications qui n'en ont pas changé l’esprit. Ainsi, le professeur Richard, qui avait fait une élude si approfondie de la graine et du fruit, ayant remarqué que la division des plantes, d'après le nombre des cotylédons, offrait un assez grand nombre d'exceptions, puisque 1° quelques-unes en avaient trois, quatre, cinq et même douzt; 2° que

les cotylédons étaient quelquefois soudés entre eux, de sorte qu’une plante bien réellement dicotylédonée ne paraissait avoir qu'un cotylédon ou même en manquer totalement, avait proposé une division primaire des végétaux, d'après la radicule. Cet organe en effet peut offrir des caractères de premier ordre, au moins aussi constants que ceux que l’on tire du corps colylédonaire. Ainsi la radicule manque dans toutes les plantes sana embryon, cl dans les plantes embryonnées, elle est tanl<)l nue, tantôt renfermée dans une poche ou coléorhize, el tantôt soudée entièrement par sa base avec l'endospermc. Delà la répartition des familles en quatre grandes sections : les jtrhizes , ou végétaux dépourvus d’embryon et par conséquent de radicule; les EndO‘ rhises ou ceux qui ont la radicule intérieure, c’est-àdire enveloppée par une coléorhize qu’elle est obligée de percer pour se développer; les Exorhizes qui ont la radicule extérieure et nue; et les Synorhizes dont la radicule est soudée par son extrémité avec l'endosperme. è'. Embryon.

Le professeur De Candolle a jugé préférable de partir des végétaux dont l’organisation est la plus complète, c'est-à-dire des familles qui ont le plus grand nombre d'organes distincts les uns des autres, et de descendre

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3 il

ainsi successivement jusqu'à celles dont l'organisation est la plus simple. En suivant celte marche, on voit graduellement les végétaux perdre quelques-unes de leurs parties, jusqu’à ce qu’on arrive à ces Lepra et à ces Mucor qui sont en quelque sorte les premières formes de la matière organisée en végétaux. Ainsi, le professeur de Genève commence sa série par les familles dicotylédones polypétales qui ont les étamines attachées au réceptacle, et qu’il nomme Thalamiflorcs ; il passe ensuite aux Calycijtores ou Polypétales à étamines attachées au calice; puis aux CoroUiflores ou Monopétales, et aux Monochlamydèes ou Apétales; ensuite vienuent les Monocotylédones ou

Endogènes, et il termine par les végétaux cellulaires.

On avait reproché à la Méthode de Jussieu que les caractères des classes tirées de l’insertion relative des étamines ou de la corolle, étaient non-seulement d'une vérification très-difficile dans la pratique, mais qu’ils offraient même un assez grand nombre d’exceptions dans des familles naturelles. C’est pour cette raison que, dans sa Botanique médicale , A. Richard a proposé de tirer les caractères des classes de l’adhérence ou de la non adhérence de l'ovaire avec le tube du calice, et de distribuer les familles naturelles du règne végétal ainsi qu'il suit :

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