‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 66 sur 148 · CLASSES · texte numérisé non relu

CLASSES

r ACOTYLÉDONËES 1. AcotylédoiÎie.

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F DYCOTYLÉDONËES.

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Ainsi, la première classe s'appelle Acotylédonie, la deuxième Mono-Éleulrogynie, la troisième Mono Symphysogynie, la quatrième Apétalie-Symphysogynie, la cinquième Apétalie-Éleulrogynie, etc. Cette classification a sur celle fondée sur l’insertion, le seul avantage d'élre plus facile dans l'usage, en ce qu’il est, sans contredit, toujours aisé de déterminer si une plante a ou n’a pas l’ovaire infère. Mais elle offre aussi quelques exceptions dans la pratique, en ce qu’il existe des familles extrêmement naturelles, qui offrent à la fois ces deux modifications de l'ovaire libre et infère; telles sont les Mélastoniacées, les Saxifragèes,etc.

Au reste, il est impossible, dans une série linéaire, la seule que l'on puisse suivre dans les livres, de conserver toutes les affinités naturelles de plantes, parce que ces affinités sont souvent très-multipliées et croisées, et que des familles appartenant à des classes différentes peuvent avoir entre elles de grands rapports, bien qu’elles soient éloignées l'une de l’autfe. C'est un inconvénient attaché à toutes les méthodes de classification, que l'on ne peut pas détruire complètement, mais auquel on a essayé de remédier en partie, en indiquant à la fin de chaque famille les rapports même éloignés qu'elle offre avec les autres groupes naturels du règne végétal. Ceci posé, peu importe ensuite le point de départ, il faut toujours en choisir un; ainsi, on peut aussi bien partir des Renonculacées, par où commence De Candolle, que des Champignons. Ce qui est vraiment important, quel que soit l'ordre qu'on adopte, c’est de suivre dans la disposition des familles les rapports et les affinités qu’elles ont les unes avec les autres, et sous ce point de vue, on est quelquefois obligé de déroger aux caractères des classes, et de rapprocher entre elles

des familles qui, dans l’ordre vigoureux de la classification, appartiendraient à deux classes différentes. C’est ainsi que les Alismacées doivent être placées auprès des ilydrocharidécs, les Asparaginécs auprès des Dioscorées, quoique dans Jes Alismacées et les A s pa paginées l’insertion soit périgynique, tandis qu'elle est épigynique dans les deux autres familles. Dans son état actuel, la classification des familles naturelles est loin d’être parfaite. Il reste encore beaucoup à faire pour perfectionner plusieurs de scs parties; mais l’élan est donné. Les botanistes de toutes les nations ont senti la supériorité de celle méthode, la seule qui repose sur des principes vraiment philosophiques et naturels. Tous se rallient sous la bannière de la Botanique française, comme, à la fin du dernier siècle, les chimistes proclamèrent les principes de la chimie de Lavoisier. One ne doit-on pas espérer pour les progrès futurs de la science du concours de tous les hommes qui cultivent aujourd’hui la science des végétaux?

MÉTHODIQUE. Methonica. bot. La plante sur laquelle ce genre a été fondé par Tournefort, est sans contredit une des plus belles de la nature. Les noms emphatiques que les voyageurs et même les botanistes lui ont imposés, prouvent combien elle a excité leur admiration. Linné changea son nom générique en celui de Gtoriosa , auquel il ajouta le mol superba comme nom spécifique. Mais Jussieu ( Gênera Plant., p. 48) lui restitua son nom de Methonica sous lequel Hermann et Plukenct l’avaient anciennement décrite et figurée. En effet, l'un des deux mots substitués par Linné ne pouvait être admis; car, d'après les principes établis parce grand naturaliste lui-méme, un nom générique ne devait pas être formé par un adjectif. Rhéedc

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(/fort. Malab. , 7. p. 107. t. 57) en a donné une bonne , figure, sous le nom de Memlnni. Enfin le professeur i Desfonlaines a publié sur celle piaule une nolice complète, insérée dans le premier volume des Annales du Muséum d'Hisloire naturelle.

MfcnioxiyiE slperbe. Methouica nuperba , Desf. , loc. cil., Redouté, Liliacées, lab. 20, Superbe de Malabar. Celle plante appartient à la famille des Liliacées ; et à l'Ilexandric Monogynic, L.; sa racine est ferme, I charnue, souvent bosselée, de la grosseur du pouce, courbée à sa partie supérieure. De cette courbure nail ! une tige cylindrique, lisse, faible, presque sarmen- j tcuse, de la grosseur d*une plume à écrire et de la longueur d’environ deux mètres. Vers sa partie moyenne, celte lige émet un, deux au (rois rameaux opposés et ’ pendants. Ses feuilles sont alternes et éparses, à l'ex- , ception de celles qui naissent sous les branches et qui : sont comme elles géminées ou lernées. Elles sont éla- | lées. sessiles, lancéolées, lisses, très-entières, marquées , dé nervures longitudinales et parallèles, qui se réunissent pour former une vrille courte, roulée en dessous et accrochante. Les fleurs sont solitaires au sommet des ! pédoncules qui naissent à côté des feuilles, dans la par- . tie supérieure de la lige. Ces pédoncules sont cylindri- ! ques, nus, horizontaux et longs à peu près de deux I centimètres. Le boulon de la fleur est hexagonal et d’une couleur verdâtre. La fleur épanouie offre d'abord ( un périanthe corollolde. partagé en six divisions très- , profondes, lancéolées, aigues, ondées, crépues sur les : bords, relevées vers le ciel, rapprochées au sommet. ! canaliculées, jaunes depuis le milieu jusqu’à la base où 1 l’on remarque une petite protubérance longitudinale, • et d'un rouge de sang dans tout le reste de sa longueur. Au bout de quelques jours, la couleur jaune disparaît, I et les divisions du périanthe se teignent uniformément de cette belle couleur sanguine qui, lors de l’anthèse, n'affectait que leur extrémité. Les étamines, au nombre de six, sont un peu moins longues que le périanthe; elles ont des anthères pleines d’un poiren jaune, linéaires, mobiles, attachées par leur milieu à des filets cylindriques cl divergents sur un même plan horizontal. Le style filiforme, de la longueur des étamines et surmonté de trois stigmates grêles, est d'abord horizontal, puis relevé obliquement, de manière à former un augle aigu avec l'ovaire. Celui-ci n’adhère point au périanthe; il est vert, lisse, ovale, obtus, à trois angles arrondis, marqué de six sillons, dont trois sont plus profonds. La capsule est coriace, ovale, allongée, à valves marquées chacune d’un sillon longitudinal, et à trois loges renfermant chacune deux rangées de graines rouges, rondes, avec une petite éminence près de l'otnhilic. Cette belle plante croit naturellement sur la côte du Malabar, où, selon Rhéede, les habitants la cultivent pour l'ornement de leurs jardins et parce qu’ils lui attribuent des propriétés superstitieuses. Dans nos climats, on est forcé de la conserver dans la serre chaude, et même il est assez rare de l’y voir donner des fleurs. Après la floraison qui a lieu en été. on enlève les racines hors de terre pour les replanter au printemps suivant.

MÉTI10QUE. Methoca. ixs. Genre de l’ordre des Hy- 7 sict. oes ar.iEnr.ES hat.

ménoptères , section des Porte-Aiguillons, famille des Ilétérogynes, tribu des Mutillaires, établi par Latreille et ayant pour caractères : mandibules hidentées; palpes maxillaires aussi longues au moins que les mâchoires, composées de sixarlicles,leslabiales n’en ayant que quatre. Antennes plus longues que la (été, avec le second article découvert et point reçu dans le premier. Dessus du corselet comme noueux et articulé. Ce genre se distingue des Myrmoses et des Sclérodcrmes par des caractères tirés de la forme du corselet qui n'a que des divisions peu marquées en dessus. Les Myrmécodes en sont séparées par leurs palpes maxillaires, beaucoup plus courtes que les mâchoires, et par le second article des antennes, qui est reçu dans le premier et caché. Les Mélhoques sont de petits insectes dont les femelles, aptères, ressemblent à des Mutilles, mais elles en sont distinguées par leur corselet noueux. On n’en connaît que deux espèces, elles appartiennent aux contrées méridionales de l’Europe.

MtTlioqCE if.HXF.tnox ton. Methoca ichucu monides, Lalr.; Mutil/a forrnîcaria, Ju rine { llyinéiiopl . . pl. 13)v Elle a environ trois lignes de long; son corps est noir, luisant, avec le corselet d’un rouge fauve.

MÉTHORIER. Methorium, uor. Genre de la famille des Slcrculiacées, institué par Scholt et Endlicbcr, avec les caractères suivants : calice tubuleux, hilabié, à cinq divisions; pétales ligulés, avec onglet et disposés en deux lèvres; tube slamiiia! dégagé du carpophore. formant un prolongement de l'orifice de la corolle, composé de dix filaments tous fertiles; ovaire slipilé, consistant en cinq carpelles réunis; style courbé en faux; stigmate capité; fruit capsulaire, formé par la réunion des cinq carpelles dressés, oligo monospermes ; semences anguleuses. Les Mètboriers sont des arbrisseaux qui croissent sous le tropique de l'Australasie; leur nombre est encore très-limité.

Métborier a di vet BLANC. Methorium canurn, Sch. Ses feuilles sont oblongues, très-entières ou dentelées; ses fleurs, réunies en bouquets axillaires, sont d’un ! rouge de rose.

MÉTHYSCOPHYLLE. Mvthjscophrll u m . bot. Genre de la famille des Thérébinthacées . tribu des Burséracées, institué par Ecklan, qui lui assigne pour caractères : Heurs hermaphrodites; calice à cinq lobes et persistant ; corolle formée de cinq pétales imbriqués avant le développement; cinq étamines insérées sous le disque qui est, crénelé et sur lequel est posé l’ovaire; style court et épais; stigmate trilobé. Le fruit consiste en une capsule oblongue, à trois loges, renfermant chacune une ou deux semences. La seule espèce de Métbyscophylle connue jusqu'à ce jour, est un arbrisseau résineux, à feuilles opposées, lancéolées, glabres, glauques , aigues aux deux extrémités, à bords roulés ou dentés; les rameaux sont rapprochés, presque en faisceaux; les fleurs sont peu nombreuses, réunies en ! panicules opposées, dichotomcs et axillaires. Du cap ! de Bonnc-Espérancc.

MÉTIS, zool. bot. y. Hybride.

MÉTOPIADE. Metopias. îxs. Coléoptères trimères; ‘ genre de la famille des Psélapbiens, établi par Gory pour un insecte qui lui a été adressé de Cayenne et qui

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a «le grands rapports avec le genre Di onyx «lu général Dcjean. Caractères . antennes aussi longues «|ue tout le corps; le premier article presque aussi long que tous les autres réunis, les trois derniers formant une massue qui se termine en cône; palpes maxillaires trèslongues; deux crochets aux tarses.

Métopiade ccacELfONOÏBB. Mc lupins curculionoides, Gory. Tète petite, arrondie, avec uu prolongement au front, sur lequel sont implantées les antennes; yeux noirs, petits et arrondis; corselet globuleux, arrondi, rétréci en cœur postérieurement et coupé carrément à sa base; écusson très-petit, triangulaire; élytres très-finement ponctuées, peu allongées, arrondies à la base, carrées à l'extrémité, laissant à découvert une pallie de l'abdomen. Tout l'insecte est d'un roux ferrugineux, pubcscent, avec les antennes couvertes de longs poils roux et peu serrés. Taille, deux lignes environ.

MÊTOPIE. Metopiü. iss. Genre de l’ordre des Diptères, famille des Alhéricères, tribu des Muscides, établi par Meigcn cl ayant pour caractères : cuillcrons grands, couvrant la majeure partie des balanciers; ailes élevées; antennes guère plus longues que la moitié de la face antérieure de la tâte, contiguës â leur naissance et terminées par une palette oblongue. Gc genre se distingué de celui de Phasie par les antennes qui, dans ce dernier, sont écartées à leur naissance, et par d'autres caractères tirés de la forme du corps et des ailes. Les Lispes en sont distingués par le port des ailes; enfin les Achias ont les côtés de la tète prolongés en cornes et portant les yeux. Les antennes des Mélopies sont composées de trois articles dont le dernier est trèsgrand, ohlong et portant à sa base une soie simple, longue cl stibulée. Les palpes sont filiformes. Ces Diptères ont trois yeux lisses, très-petits cl très- rapprochés, placés en triangle sur le vertex. On les trouve dans les bois, voltigeant sur les fouilles; ils se font remarquer par la couleur argentée, très-brillante, de la partie antérieure de leur tète ; on ne connaît pas leurs métamorphoses.

Mêtopic a lèvres. Mi'lopia labiata, Meig., I.atr.; Musc a labiula, Fabr. Sa tète est entièrement argentée, ;) l'exception du vertex; ses balanciers sont blanchâtres. Le corps est chargé de grands poils assez roides, au travers desquels on aperçoit, surtout sur l'abdomen, un duvet très court et fort brillant, qui a, dans quelques endroits et sous certain aspect, un reflet argentin . Celte espèce est commune aux environs de Paris.

METOPIUM. dot. La plante de la Jamaïque sur laquelle I*. Browne avait constitué le genre Mctopium, a été réunie au genre Rhus par Linné. De Candollc { Prodrum . Syst. regel. Nat., 2, p. 07) en a fait une section caractérisée par ses fleurs hermaphrodites, par son drupe ovale, sec. glabre, à noyau très-grand et crustacé. Le Rhus Mctopium , L., a des fouilles composées de deux paires de folioles avec une impaire; celles-ci sont ovales, péliolées et très entières. On en relire une substance résineuse nommée Doctor-Gum par les co- , Ions de la Jamaïque.

METOPIUS. ini. Genre de l'ordre des Hyménoptères, établi par Panzer aux dépens des lebneumons, et n’en i différant que par les caractères suivants : abdomen ses- !

sile. convexe et scabre; écusson quadrangulaire, avec les angles du sommet aigus; aiguillon caché.

MÉTOPOCOILE. Mciopocoitus. ins. Coléoptères létramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Prioniens, établi par Dcjean pour un insecte du Brésil, qui lui a offert les caractères distinctifs suivants : antennes composées de onze articles dont le premier gros et en massue, le deuxième très-court et ! cyalliiformc. les huit suivants dentés eu scie au côté interne, le troisième b peine plus grand que le quatrième, le onzième plus long que le précédent, terminé en pointe, ayant une dent latérale simulant un douzième articte; tète forte, aussi large que la partie antérieure du corselet, avec un grand enfoncement circulaire sur le front; palpes et mandibules courtes, celles-ci épaisses, recourbées à leur extrémité; corselet lisse, un peu convexe, presque carré, avec son bord postérieur sinué; prcslernum saillant, fortement caréné au milieu, avec sa pointe prolongée au delà des cuisses antérieures; écusson très petit, triangulaire et pointu; élytres allongées, linéaires, un peu convexes, distinctement rebordées extérieurement, tronquées à l'extrémité, avec l'angle interne de celte troncature armé d'une épine oblique; corps allongé, linéaire, glabre en dessus : le dernier segment de l'abdomen bordé de longs poils; pattes assez courtes et fortes; dernier article des tarses plus long que les trois autres réunis.

Métopocoïle a col tacheté. Mciopocoitus maculicollis, Dej. Son corps est luisant; sa tête est d'un jaune ferrugineux, avec une grande tache noire sur le vertex; antennes et pattes brunes; extrémité des mandibules noire; corselet pointillé, jaune, avec deux taches noires sur le disque et une autre un peu plus lias et plus petite, plus un petit trait latéral; écusson noir; élytres poinlillées, jaunes, plus claires à leur base, et noires à l’extrémité; corps brun. Taille, deux pouces. Du Brésil.

MKTKIE. Melrius. in*. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Êlaplirides, institué parFschscliollzqui lui assigne pour caractères : dernier article des palpes maxillaires de forme triangulaire; lèvre supérieure entière; dent du menton bifide; premier article des tarses antérieurs élargi dans les mâles; corps ovale; élytres convexes; les autres caractères se rapportent exactement à ceux des Ëlaphres.

Métrie resserré. Melrius contractas, Escli., Zool. Ail., fasc. 1, p. 8. Tout son corps est noir ; le corselet est carré, un peu plus large au milieu, sinueux en avant et en arrière, bordé latéralement, avec les angles aigus. Les élytres présentent quelques stries fort légères; elles sont marquées de petits points enfoncés; les intervalles des stries sont plats cl lisses. Taille, six lignes. De la Californie.

MÉTKIOPE. Metriopus. ins. Coléoptères hétéromères; genre de la famille des Mélasomes, tribu des Piraéliaires, institué par Solier qui lui assigne pour caractères: antennes courtes, à articles coniques, dont le troisième deux fois plus long que le deuxième, les neuvième et dixième plus larges que les autres cl peu comprimés, le dernier ovoïde, plus petit que le pénultième; mandibules très-courtes et épaisses; palpes

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