‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 8 sur 148 · M AG · texte numérisé non relu

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ches sur un agent que l’on croit exister entre les corps vivants, et particulièrement entre lesindividusdu genre humain, agent que l'on désigne sous le nom de Magnétisme animal. Quant à cette partie de la science, les amateurs liront avec plaisir les écrits de l'honorable Deleuze, et surtout l'article Magnétisme du nouveau Dictionnaire de .Médecine où le docteur Roslan, partisan zélé et éclairé de l'existence de cet agent, a traité la question en littérateur distingué aussi bien qu'en profond philosophe.

MAGNETK1ES. m*. Synonyme de Fer sulfuré magnétique. y. Fer si'Lri’Rt.

MAGNIFIQUE, ois. Espèce du genre Paradis. V. ce mot. Oii a aussi nommé Magnifique un Colibri et un Pigeon de la Nouvelle-Hollande.

MAGNOLIA, bot. y, Magxolib.

MAGNOLIACÉES. Magnoliacei r. bot. Famille naturelle de plantes dicotylédones polypélales, à étamines hypogynes, ayant pour type le genre Magnolier {Magnolia) dont elle a tiré son nom. Cette famille se compose d'arbres ou d'arbrisseaux d’un port élégant, tous exotiques, mais dont un assez grand nombre sont cultivés en pleine terre, dans les jardins, comme arbres d’agrément. Leurs feuilles sont alternes, simples, d’abord enveloppées par deux grandes stipules foliacées et caduques. Les fleurs sont généralement très-grandes et répandent une odeur très- agréable; elles sont ou solitaires et terminales, ou plus rarement réunies plusieurs ensemble. Leur calice, quelquefois entièrement clos dans le boulon, et se rompant lors de l'épanouissement de la fleur, est le plus souvent formé de (rois grands sépales arrondis, concaves; très-rarement on en compte six. Le nombre des pétales est de trois, six, neuf, ou d'un nombre multiple de trois, disposés sur plusieurs rangées; ils sont caducs ainsi que le calice. Les étamines sont fort nombreuses, disposées sur plusieurs rangs, et attachées sur un gynophore cylindrique, plus ou moins allongé. Les filets sont généralement plans, les anthères terminales adnées, immobiles, à deux loges écartées l’une de l'autre par la partie supérieure du filet, et s'ouvrant par un sillon longitudinal. Le nombre et la disposition des pistils sont fort variables. Dans le genre Tasmannia de R. Brown on n’en trouve qu’un seul; dans tous les autres genres de la famille il en existe plusieurs. Tantôt ils sont rangés circulaircmcnt et forment un anneau simple; tantôt, et le plus souvent, ils sont réunis sur un gynophore ovoïde ou allongé, et constituent une sorte de capitule ou d’épi. Ces pistils sont généralement distincts les uns des autres; ils sont soudés entre eux dans le genre Ta lauma de Jussieu. Chacun d’eux est comprimé, à une seule loge contenant deux ou un plus grand nombre d’ovules insérés à leur angle interne, et le plus souvent disposés sur deux rangs. Le style, qui manque quelquefois, est à peine distinct du sommet de l’ovaire avec lequel il se confond insensiblement. Le stigmate est simple et règne sur un des côtés du style. Les fruits sont des carpelles en même nombre que les pistils, offrant la même disposition; ils forment tantôt une sorte d'épi, tantôt une sorte de cône, où ils sont disposés circulairement, et légèrement soudés entre eux

par leurs parties latérales. Ces carpelles sont quelque* . fois charnus cl indéhiscents, mais plus souvent secs, tantôt s’ouvrant complètement ou incomplètement en ' deux valves, ou restant indéhiscents; ils renferment une, deux ou plusieurs graines. Dans le genre Taluunta tous les carpelles sont soudés entre eux et forment un fruit ovoïde, dont la partie externe sc rompt incomplètement et d’une manière irrégulière en trois, quatre ou cinq portions, tandis que la partie interne, ' à laquelle les graines sont adhérentes, constitue un axe J central, en forme de massue. Chaque graine se compose d’un tégument propre, recouvrant un endosperme charnu, dans la partie inférieure duquel est placé un petit embryon.

Les plantes qui forment ce groupe naturel, sont originaires de l'Amérique septentrionale, de l'Asie australe, et quelques-unes de l'Amérique méridionale ou de la Nouvelle Hollande. Leur écorce, leurs feuilles et leurs fruits sont souvent amers et aromatiques ; on les emploie comme toniques et fébrifuges.

La famille des Magnoliacées a beaucoup de rapports, d’une part, avec les Dilléniacées, dont elle diffère surtout par le nombre ternaire des parties de sa fleur; d'autre part, avec les Anonacées, dont elle se distingue par son endosperme continu, et surtout par ses stipules.

Les genres qui appartiennent à celte famille peuvent être partagés en deux tribus caractérisées de la manière suivante :

§ I. — IlliciEes.

Carpelles disposés circulairemenl, rarement solitaires; feuitles parsemées de points translucides.

Illicinm, L.; Tetnus, Mol., Chil.; Drimy», Forst.; Tasmannia, K. Brown.

J 11. — Magholiées.

Carpelles disposés en épi ; feuilles non parsemées de points translucides.

Mayna , Aubl.; Miche lia , L.; Magnolia , L.; 7alauma, Juss.; Liriodendron, L.

MAGNOLIE. Magnolia, bot. Ce genre de la famille à laquelle il a donné son nom, et de la Polyandrie polygynie de Linné, présente aujourd'hui une vingtaine d'espèces, dont la moitié envirou croissent dans l'Amérique septentrionale; ce sont les mieux connues, soit parce qu’il est plus aisé de les observer dans leur patrie, soit parce que la plupart, introduites et cultivées aujourd'hui dans les jardins, y fleurissent et fructifient; l'autre moitié croit à la Chine et au Japon; elles sont beaucoup moins étudiées, et la structure de leur fruit n’a pas encore été décrite. Les espèces de Magnolies sont en général de grands et beaux arbres qui, au lieu natal, acquièrent quelquefois une hauteur de soixante-dix à quatre-vingts pieds; leurs feuilles, trèsgrandes dans quelques espèces, sont alternes, pétiolées, entières , accompagnées à la base de leur pétiole de deux stipules opposées, foliacées, très -caduques. Les fleurs sont très-grandes dans toutes les espèces; elles terminent les jeunes rameaux; elles sont généralement blanches, quelquefois un peu purpurines, accompagnées chacune d'une ou de deux bractées caduques. Le calice est formé de trois sépales, quelquefois colorés et

péluloïdes, tombant de bonne heure. La corolle se compose de six à douze pétales disposés sur deux ou quatre rangs, plus rarement de trois pétales seulement (Magnolia tripelala). Ces pétales sont caducs, de même que les étamines, qui sont en très grand nombre et insérées, sur plusieurs rangs, à un gynophore ou réceptacle cylindrique. Les pistils sont très-nombreux, formant une sorte de capitule ovoïde au centre de la fleur, où ils sont imbriqués. L’ovaire est comprimé latéralement. à une seule loge, contenant deux ovules attachés à la suture interne; le style est à peine distinct du sommet de l’ovaire. Le fruit se compose d’un très-grand nombre de capsules appliquées les unes contre les autres, formant une sorte de cône. Ces capsules sont comprimées, terminées en pointe recourbée à leur sommet, s'ouvrant en deux valves ordinairement par leur côté inférieur, et contenant une ou deux graines charnues extérieurement, souvent suspendues et pendantes hors de la capsule, après sa déhiscence, au moyen d’un fil plus ou moins allongé, qui est le faisceau de vaisseaux nourriciers de la graine.

Magxolie claoqi b. Magnolia glattca, L.. Michx., Arbr. Ain., 3, t. 2. Cette espèce est connue dans l’Amérique septentrionale sous les noms vulgaires de Magnolie bleue, Magnolia de» mat ai », ou arbre de Castor. Elle forme un petit arbre d’un aspect agréable et d'un port élégant, qui s'élève à une hauteur de quinze à vingt pieds. Ses feuilles sont alternes, pétiolées, elliptiques, entières, glabres, d'un vert clair en dessus, entièrement glauques à leur face inférieure. Les fleurs sont blanches, beaucoup moins grandes que dans l’espèce précédente, mais généralement plus nombreuses. Elles exhalent une odeur extrêmement suave, qui a beaucoup d'analogie avec celle de la fleur d'orange. Les fruits n'ont guère plus d'un pouce à un pouce et demi de longueur. La Magnolie glauque croit dans les lieux humides de la Caroline, de la Virginie; elle a été apportée en Europe vers la fin du siècle dernier. Aujourd'hui elle est fort commune dans les jardins, où elle atteint la hauteur de six à dix pieds. Elle sc multiplie de graines, et doit être placée dans un lieu un peu abrité du soleil. L'écorce de celle espèce est amère et aromatique. En Amérique on en fait usage comme tonique et fébrifuge. Pendant assez longtemps on a cru que l'écorce d'Angusturc était celle du Magnolia glauca ; mais on sait positivement aujourd'hui que c'est celle du Cusparia fvbrifuga de llumboldl, qui croit dans l'Amérique méridionale, et qui appartient à la famille des Ilutacées.

Magxolie Parasol. Magnolia Umbrella, Lamk.; Magnolia tripelala, L., Michx., Arbr. Am., 3, p. 1)0, t. fi. Celte espèce est un arbre de moyenne grandeur, atteignant quelquefois jusqu'à vingt-cinq et trente pieds de hauteur; ses feuilles alternes, courlcment pétiolées, obovales, allongées, acuminées, minces, entières, ont quelquefois, surtout dans les jeunes individus, jusqu'à dix-huit et vingt pouces de longueur sur une largeur de sept à huit pouces. Ces feuilles réunies, et rapprochées au sommet des jeunes rameaux, forment des sortes d'ombrelles ou de parasols; de là le nom spécifique qui a été donnéà cet arbre. Les fleurs sont grandes.

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blanches ; la corolle est rarement formée de trois pétales, ce qui infirme le nom tripctula , donné par Linné à celle espèce; le plus souvent on en compte neuf. Les cènes ou réunion de capsules sont ovoïdes e( roses. Celle espèce est depuis longtemps introduite dans les jardins de France et d’Angleterre; elle peut supporter lin assez grand degré de froid.

Magjolie ACt HMte. Magnolia acumitiofa , Lin., Michx.. Arb. Ain., 3, p. 82. t. 3. C'est avec le Magnolia grandiflora , l'espèce qui, dans l'Amérique septentrionale, acquiert les plus grandes dimensions. Elle abonde dans touilla région montagneuse des Alléghanys; elle est également très-commune dans les montagnes du Cumberland. Ses feuilles longues de six à sept pouces, et larges de trois à quatre, sont minces, ovales, acuininées au sommet, et pélioiées à leur base, t.es Heurs sont blanches, grandes à peu près comme celles du Magnolia ylauca; quelquefois elles offrent une teinte bleuâtre; les cènes sont allongés. Selon Michaux, la plupart des habitants qui vivent dans le voisinage des monts Alléghanys, cueillent les cènes de celle espèce, vers le milieu de l’été, lorsqu’ils sont à la moitié de leur maturité, et les mettent infuser dans de l'eau-de-vie de grains, à laquelle ils communiquent une grande amertume. Ils sont dans l'habitude de prendre tous les matins, un nu plusieurs petits verres de cette liqueur amère , qu'ils regardent comme un bon préservatif contre les fièvres automnales. En France, en Angleterre et en Allemagne, on peut cultiver celte belle espèce en pleine terre.

Macxolie Yclan. Magnolia Yulan , Desf., Arb., 3, p. C; Bonpl., Fl. Nav., p. 53, t. 20. Cette magnifique espèce, originaire de la Chine, constitue, dans sa patrie, un arbre de trente à quarante pieds de hauteur; ses rameaux sont pubescents; ses feuilles qui ne se développent qu'après l'épanouissement des fleurs, sont presque cunéiformes à leur base, acuminées et aigués au sommet, longues de trois à quatre pouces, larges de deux pouces à deux pouces et demi. Les Heurs sont grandes, blanches, très-odorantes. terminales; les pétales au nombre de six à neuf, sont obovalcs et arrondis.

Magnolie de Soülaeige. Magnolia Soulangiana , Guil.Soulange-Bodin a obtenu, en 1820, celte Magnolie à laquelle on a donné son nom, d'une semence du Magnolia Yulan fécondée par le Magnolia purpurea ou discolor.

Celte belle hybride forme un arbrè dont le tronc et les branches sont recouverts d'une écorce grise; celle du sommet des rameaux reste verte. Les feuilles sont alternes, distantes, amples, larges, cunéiformes et pointues au sommet, rétrécies à leur base, entières, nervurées, coriaces, d'un vert gai en dessus, plus pâles en dessous, longues de six à sept pouces, larges de trois à quatre. Le pétiole est arrondi, canaliculé en dessus, j long de huit lignes. Les stipules sont longues, verdâtres et caduques; les pédoncules terminaux sont renflés et soyeux. Le bouton est recouvert par une bractée brune, légèrement translucide. Le calice est formé de trois sépales obtus, petits et caduques. La corolle est composée de neuf pétales disposés sur trois rangs, ils sont épais, charnus, odorants : les trois extérieurs,

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| moins larges que ceux intermédiaires, sont ovaleslancéolés, élargis près de leur sommet et à leur base, l étranglés vers le tiers inférieur, blancs intérieurement, I variés de vert-jaunâtre et nuancés de lignes longitudinales pourprées â l’extérieur; les trois intermédiaires sont plus grands, spatules, concaves, blancs à l’intérieur, d'un pourpre vif à la base extérieure d’où parlent des nervures rayonnantes jusqu'au sommet; les trois internes sont plus petits. Le réceptacle est hexagone, marqué de six larges facettes et de (rois lignes placées en dessous. Les étamines sont nombreuses, disposées en spirale sur cinq rangs autour d'un axe qui s’élève au centre du réceptacle; les filaments sont de la longueur des anthères, cylindriques, aplatis, pourprés, ayant, adossées aux deux côtés, les anthères qui sont jaunes. Les ovaires sont nombreux, allongés, disposés en spirale, jaunâtres, surmontés de styles longs-

Le Magnolia Plumieri forme aujourd’hui le genre J'alauma de Jussieu. ce mol.

MAGONIA. bot. Le genre proposé sous ce nom par SMIilaire. pour deux plantes nouvelles, qu’il a observées au Brésil, et qu’il a nommées Magonia pubescens, Magonia glabrata, a été réuni au genre Phœocarpus de Marlitis. V. Ph.eocarpc.

MAGOT, mas. Simia Inuus , L. Espèce du genre Macaque, y. ce mol.

MAGOl’A. ois. Espèce du genre Tinamou, y. ce mot.

MAGTABI. ois. Espèce du genre Cigogne, y. ce mot.

MAGYDAR1DE. Magydaris. bot. Genre de la famille desOmhellifères, établi par Koch, aux dépens du genre ÀtUamantha de Sprengel , et adopté par De Candolle dans son Prodromus, vol. 4, p. 241, avec les caractères suivants : bords du calice à peine saillants; pétales obcordés,avec leur découpure infléchie; fruit ovale et villoso-lomenleux; méricarpes à cinq saillies épaisses et très-obtuses; valléeulcs entières; surface des graines marquée de plusieurs bandes très-minces, convexe à l'extérieur et entourée d'un sillon profond à l'intérieur. Les Magydaridcs sont des plantes herbacées, vivaces, dont toutes les surfaces sont couvertes d’une pubescence blanchâtre; leurs feuilles sont découpées en pinnules lobées, dont les segments sont ovales, dentés et décurrenls; les ombelles et les ombelluies portent un assez grand nombre de fleurs invotucrées et blanches ou blanchâtres. Les trois espèces connues appartiennent au midi de l'Europe et au nord de l'Afrique.

Magydaeioe TOMEXTEtiSE. Magj'daris tomentosa , Koch; Cachrys tomentosa, Desf.; Cachrys pastinacea, Lam.; sithamantha panacifolia, Spreng. Scs feuilles sont piunali-découpées, à trois ou cinq segments plus grands, larges, ovales, dentés, incisés, et les derniers confluents, toraenteux en dessous, presque glabres en dessus; il y a de chaque côté de l'iiivolucre plusieurs folioles allongées, linéaires, indivises; sa fleur est blanche; son fruit est ovale, avec les carpelles à cinq saillies très-obtuses et ordinairement lomenteuses. De la Sicile et de la Mauritanie.

MAI! AGONI et MABOGOM. bot. Dont on a fait Maboni. Nom vulgaire du Stcietenia, qui fournit l’Acajou des meubles, y. Su iLtévie.

MAIIALEB. bot. Espèce du genre Cerisier, qui était

un Prunus pour Linné, et qui est vulgairement nommée bois de Sainte-Lucie.

MAUERMF.. Maher nia. bot. Genre de la famille des Py ttnériacées, section des llcrmariuiées, établi par Linné dans la Pentandrie Pcnlagynie ( Mant ., 59), et composé d'une vingtaine d'espèces environ, qui toutes sont de petits arbustes originaires du cap de Bonne-Espérance. Leurs feuilles sont alternes, munies ù leur base de deux bractées. Les Heurs sont généralement jaunes, quelquefois rouges. Le calice est simple, nu, campanulé, quinquétide, égal; la corolle se compose de cinq pétales dressés, onguiculés, incombants parleurs parties latérales et un peu tordus en spirale; les cinq étamines sont dressées, tout â fait libres ou à peine inonadelpliespar la partie inférieure de leurs filets; ceux-ci présentent vers leur partie supérieure et externe un appendice renflé, cordiforme ou obtus, glanduleux et velu. L'anthère est exlrorse, sagillée, à deux loges terminées chacune par une pointe à leur sommet. L'ovaire est ovoïde, à cinq cèles obtuses et à cinq loges, contenant chacune un assez grand nombre d'ovules, insérés sur deux rangs à l'angle interne de chaque loge; les styles, au nombre de cinq, sont quelquefois cohérents entre eux et terminés chacun par un stigmate fort petit et h peine distinct. Le fruit est une capsule à cinq loges polysperines, s’ouvrant en cinq valves. Quelques espèces de ce genre sont cultivées dans les jardins d^agréraent ; telles sont surtout les Mahernia odorata, Andr., Dot. Repos., t. 85; Mahernia glabra, Cavan., Diss., 0, 1. 200; Mahernia incisa, Curt., Dot. Mag., t. 553. Toutes ces espèces se cultivent en serre tempérée et dans une terre franche et légère.

MAHOGON. bot. Même chose que Mnhagoni.l'. ce mot.

MAIIO.META. bot. Le genre proposé sous ce nom, par le professeur De Caudolle, a été reconnu pour ne pas différer du genre Monurrhenus de Cassiui. V. Mo-

NARBBtXE.

MAUO.N. bot. Synonyme de Melatnpyrum arvensc et de Papacer Rhœas. Y. Mêlamfyre et Pavot.

MAHOME. Mahonia. bot. Genre de la famille des Berbéridées et de l'Ifexandrie Monogv nie, L., établi par Nutlall ( Gênera of Norih Amcric. Plant., 1, p. 21 J), et adopté par De Candollc (System. Yeg. Mat., t. n, p. 18) qui l'a ainsi caractérisé : calice à six sépales disposés sur deux rangs, les extérieurs plus petits, munis en dehors de trois écailles; six pétales dépourvus à l'intérieur de glandes apparentes, mais cependant nectarifères à la base, selon Nutlall; six étamines dont les filets sont munis d'une dent de chaque côté cl au sommet; ovaire ovoïde, globuleux; stigmate sessile, orbiculairc; baie ovoïde, globuleuse, renfermant de trois à neuf graines. A ces caractères on pourrait ajouter celui d’avoir des baies triloculaires, observé sur la plante vivante par Pursh et Léon Dufour ; mais comme Nutlall n’en a point parlé et que d’ailleurs il est anomal dans la famille des Berbéridées, ce caractère n’a pas été admis par De Candolle. Le genre Mahonia a été proposé plus lard par Haffinesque-Smaltz, sous le nouveau nom d Odostcmon. H est tellement voisin du Derberis que toutes ses espèces avaient été rapportées à ce dernier par les auteurs et les collecteurs; cependant il s'eu

distingue suffisamment par ses filets dentés, ses pétales dépourvus de glandes et surtout par son port. Cinq espèces ont été décrites avec soin, par Nutlall, Pursh, l.agasca et De Candolle. Quatre croissent dans les contrées tempérées de l'Amérique, et une en Asie dans le Népaul. Ce sont des arbrisseaux élégants, à feuilles alternes et persistantes, qui ne dégénèrent aucunement en épines comme celles des véritables Berberis, mais qui sont composées, imparipinnées, portées sur un pétiole cylindrique, dilaté à la base et articulé au point où s'insère chaque paire de folioles; celles-ci sont légèrement coriaces, glabres, pinnées et épineuses sur les bords. Les fleurs sont jaunes, disposées en corymbes plus ou moins fournis, pédicellées et accompagnées de petites bractées persistantes. On cultive en pleine terre à Valence en Espagne, le Mahonia fascicularis, DC. et Delesserl (Icon. Select., 2,t. 3); c'est un bel arbrisseau originaire de la côte occidentale de l'Amérique du nord et du Mexique, dont on apprécie l'utilité soit pour former d'excellentes haies vives, soit à cause de la bonté de son fruit légèrement acidulé, et propre à faire des confitures.

NAHOMLLE. bot. Nom vulgaire de la Julienne de Mahon, Cheiranthus marilimus , Lin.; Hesperis tnarilima, Lam.

MAÜL’KÉE oc MAIIl RI. Mahurea. bot. Aublel (Plantes de la Guiane, 1. p. 558) est l’auteur de ce genre qui appartient à la Polyandrie Monogynie, et que l'on avait placé mal à propos parmi les Tiliacées. Dans son travail sur les Guttifères (Mém. de la Société d'Uist. nat. de Paris, t. 1, p. 220), Clioisy l’a rapporté A celle dernière famille, en exprimant toutefois son incertitude sur ce rapprochement, cl il l'a distingué par les caractères suivants : calice à cinq sépales imbriqués; corolle à cinq pétales dont l'estivation est tordue; étamines libres, à anthères oblongues; un seul style surmonté d'un s( igmate simple; capsule conique, à trois valves qui, par leur inlroflexion, atteignent les placentas; graines trèspetites, très-nombreuses, comprimées et presque pendantes. Ce genre, dont le nom a été inutilement changé en celui de Bonnetia par Schreber et Vahl, fait partie, selon Clioisy, de la première section qu'il a établie parmi les Guttifères cl qu'il a nommée Clusiécs. Swarlz l'avait confondu avec le Marila , autre genre du même groupe cl qui, comme lui. parait former un passage entre les Guttifères et les Hypéricinées. Le Mahurea a en effet le port des Bixinées, le fruit et les graines des Hypéricinées, le style et les étamines des Guttifères. Il se compose de deux espèces, savoir : Mahurea palustris, Aubl., qui croit dans la Guiane; et Mahurea spec/osa,es|tèce nouvelle recueillie par le docteur Berlero, dans l’ile Sainte -Marthe, et que Choisy a rapportée avec doute au genre dont il s'agit. Ce sont des arbres à feuilles alternes, et à Heurs en grappes, portées sur des pédoncules qui, dans la première espèce, sont pourvus de deux écailles à leur hase.

MAI oc BOIS, et ÊPJN'K DE MAI. bot. Nom vulgaire de l'Auhépin dans le midi de la France.

MAIA. ois. Espèce du genre Gros-Bec. Y. ce mot.

MA1A. Maia. cri st. Et non Muja. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Bracbyures, tribu des Trian-

gulaircs, établi par Lamarck, qui a réuni sous ce nom les genres Parlhenope cl Inachus de Fabricius. La- Ireille a ensuilc retiré de ces Matas les espèces dont il a formé les genres Lilhode el Macrope ou Macropodie. Plus tard Leach a divisé le genre Mata en vingt deux genres qui n'ont pas tous été adoptés par Lalreille, dans ses FamillesNaturelles Le genre Maïa, tel qu’il est conservé par ce savant, peut être ainsi caractérisé : antennes extérieures assez longues, avec leurs deux premiers articles gros, cylindriques, à peu près égaux entre eux, insérés dans les fossettes oculaires. Troisième article des pieds mâchoires extérieurs pas plus long que large, en forme de carré irrégulier, avec son bord intérieur échancré profondément; test triangulaire ou ovoïde, rétréci en devant, et pointu ou tronqué; espace compris entre l'origine des antennes et l'extrémité supérieure de la cavité buccale, transversal ou n’étant pas plus long que large; yeux logés dans des fossettes latérales ou inférieures; serres de grandeur moyenne ou petites. Les Matasse plaisent dans les lieux pierreux et vaseux de la mer, el se dérobent à la recherche de leurs ennemis par l'aspect rocailleux, la dureté el la couleur de leur lest. Menacées de quelque danger, elles se blottissent contre un rocher el attendent, parfaitement immobiles, qu'il soit passé ou qu’il les atteigne; dans le dernier cas, leurs pinces sont leurs moyens de défense. L’Océan et surtout les côtes de la Méditerranée nourrissent les Matas. Suivant Risso, lorsque les Matas sont prêtes à changer de test, elles se retirent dans les moyennes profondeurs, se cachent sous les Vives, les Algues ou les Fucus, et restent plusieurs jours dans un état de torpeur. C'est ordinairement après cette espèce de métamorphose que le mâle court à la recherche de la femelle pour s'accoupler. Plusieurs espèces portent au delà de six à dix mille œufs; d'autres n'en fonlqu'un très-petit nombre, et ne frayent qu’une fois dans l’année. Dans le prélude de leurs amours, les grandes espèces s'approchent du rivage, et parcourant la mer en tout sens, se jettent plus facilement dans les filets que pendant les autres époques de leur vie. Aussitôt que la femelle veut se débarrasser de ses oeufs, elle choisit les endroits tapissés de plantes marines, el les dépose parmi ces végétaux. La plupart des Matas vivent plusieurs années; elles ne vont ordinairement à la recherche de leur nourriture que pendant la nuit. Ces Crustacés, dont quelques espèces acquièrent une taille assez considérable, sont connus dans les provinces méridionales, sous les noms d'Araignées de mer et en provençal desquinado; on mange ces grandes espèces, parmi lesquelles on peut citer la suivante comme la plus connue:

MaIa Squiüado. Maia Squinado , Lamk., Bosc., Latr., Risso, Leach {Mal. Brit., tab. 18); Cancer Squinado, llerbsl (tab. 56, et tab. 14, fig. 84 el 85); Cancer Maia, Scopoli; Cancer spinosus, Olivier. Longue de quatre pouces; large de trois. Carapace toute couverte de tubercules velus, dont les plus forts se trouvent au centre des régions qui sont assez nettement distinguées; deux longues épines un peu déprimées, divergentes en avant du front ; une grande pointe au-dessus de chaque orbite; cinq pointes fortes de chaque côté de

la carapace, el une sixième au-dessous de l'orbile. Elle est très-commune dans l'Océan el la Méditerranée. Les anciens en avaient fait un attribut de Diane d'Éphèse; elle était considérée par eux comme douée d'une grande sagesse, el comme sensible aux charmes de la musique. y. pour les autres espèces Leach, Herhst, Risso, Latreille, etc.

MAIAN, MAJAN. ois. Espèce du genre Gros-Bec. y. ce mot.

MAIANTHKME. Maianlhemum.' bot. Desfontaines, dans le neuvième volume des Annales du Muséum, a établi ce genre pour quelques espèces de Conrallaria de Linné, qui offrent les caractères suivants : calice pétalolde, monosépale, étoilé, à quatre divisions profondes el étalées. Les quatre étamines ont les filaments grêles. Le fruit est une baie globuleuse, à deux loges monosperines. Ce genre diffère des Conrallaria par la forme de son calice el le nombre de ses étamines, lia pour type le Conrallaria bi folia de Linné.

/'. Mil.! R,

MAIETE. Maie/a. bot. Genre de la famille des Mélastomacées, constitué par Aublel (Guian., 1, p. 443, l. 176), aux dépens des Melasloma, el adopté par De Candollc avec les'caractères suivants, qu'il ne faut pas confondre avec ceux proposés par Venlenal dans son Mémoire inséré parmi ceux de l’Institut pour 1807 et qui reposent uniquement sur l'adhérence du calice à l’ovaire, puis en partie ou en totalité au fruit qui est bacciforme. La faiblesse de ce caractère le rendait sans doute bien insuffisant, puisque des quatre espèces désignées par Venlenat, il n'est pas certain que le Maiela Brasiliensis soit réellement celui qui fait encore partie du genre Maiela de De Candolle, el que les trois autres, Maiela annulala, M. argentea, el M. sca/pla, ont été disséminées dans les nouveaux genres Iluberia et Ossœa. Les caractères du genre Maiela, reproduits par De Candolle, sont : tube du calice ovato oblong. plus ou moins poilu et souvent accompagné de bractées; son limbe partagé en cinq lobes subulés; cinq pétales obovales; dix étamines; anthères égales; connectif très -court, bi-auriculé postérieurement; ovaire très -glabre supérieurement cl presque tronqué; style filiforme; stigmate capité. Le fruit est une capsule ou plutôt une baie à cinq loges, renfermant des graines ovato-anguleuses.

Maiete i>e la Gtiaxe. Maiela Guianensis, DC.; Melasloma Maiela, Dcsr., in Encycl. Bot., 4, p. 34; Tococa Maiela, Don. Arbuste de deux à trois pieds. Ses tiges sont à peine quadrangulaires, grêles, branchues, garnies de poils roussâtres; scs feuilles sont ovales, acuminées, denticulées, portées sur de trèscourts pétioles, et marquées de cinq nervures longitudinales, peu saillantes, entre lesquelles on aperçoit beaucoup de veines transverses. Les deux surfaces sont couvertes de poils roussâtres, clairsemés; le pétiole conjointement avec la partie inférieure de la feuille se renfle en forme de vessie, partagée en deux cavités par une cloison mitoyenne; les fleurs sont blanches, solitaires el sessiles dans l'aisselle des feuilles; l'ovaire devient une baie succulente, d'un beau rouge cl bonne à manger.

Les deux autres espèces décrites par De Candolle sont Maieta hypophysca j Mclastoma hypophyscon , Schrank; et Maieta heterophylla; Mclastoma hetcrophylla, Desr.; Tococa heterophylla , Don. La première est du Brésil, la seconde du Pérou.

MAlEUZE. ois. L’un des synonymes vulgaires de la grosse Charbonnière, P. Mésaxge.

MAIGUE. pois. Sciœna .1 qui la, Cuv. Même chose que Fégaro, espèce du genre Sciène. P. ce mol.

MAILLÉ, pois. Espèce du genre Labre, P. ce mot.

MAILLET, pois. Synonyme de PantouQier, espèce du genre Squale. P. ce mot.

MAILLOT. Pupa. «oll. Avant les travaux de Draparnaud, aucun auteur n'avait bien saisi les caractères de ce genre, puisque les Coquilles qui le composent étaient disséminées dans des genres différents, presque toutes parmi les Hélices cl plusieurs parmi les Turbos, dans le système de Linné; parmi les Hélices et les Bulimcs, dans celui de Bruguière, etc. Dès que ce genre fut bien circonscrit par Drapnrnaud, dans son Prodrome, Lamarck l'adopta immédiatement après, dans le Système des Animaux sans vertèbres; quoique terrestre, il le classa dans sa méthode, loin des Ilélices, entre les Scalaires cl les Turritelles ; mais il ne tarda pas à modifier son opinion, et à remettre les Maillots dans leurs rapports naturels, en suivant l'exemple de Draparnaud. La famille des Colimacées de la Philosophie Zoologique contient en effet ce genre avec les Hélices, Bulimes, Agalhines, etc.; mais il parait qu'alors Lamarck n’avait point encore considéré le genre Clausilic comme nécessaire, puisqu'il ne le mentionne pas. l/animal des Maillots parait être absolument semblable à celui des Hélices; cependant la première paire de tentacules est beaucoup plus coprle. Les différences les plus essentielles sont dans la forme de la coquille, la position de l’ouverture, et le plus souvent les plis lamclleux qui garnissent l'ouverture. Les Maillots sont des Coquilles cylindrotdes, ovales, obtuses au sommet, à tours serrés et nombreux, lisses et plissées longitudinalement, jamais striées ou plissées en travers; du moins, on n’en connail encore aucun exemple. L'ouverture est arrondie, bordée, aussi haute que large; ce qui la distingue éminemment de celle des Ilélices, c’est qu'elle est dans une position parallèle à l’axe au lieu de lui être diversement ou plus ou moins inclinée. Les Maillots vivent dans les forêts, sous les buissons, dans les lieux ombragés où ils se tiennent cachés pendant l'ardeur du soleil. Ils sortent de leur retraite pendant les pluies douces du printemps ou de l’été : alors on les trouve assez abondamment quelquefois le long des arbres, des rochers ou des vieilles murailles. Il est à présumer qu’ils passent l’hiver comme les Hélices, dans un état d’engourdissement. Les caractères suivants sont ceux que Lamarck donne à ce genre : coquille cylindracéc, en général épaisse; ouverture irrégulière, demi-ovale, arrondie et sub anguleuse inférieurement; ù bords presque égaux, rclléchis en dehors, disjoints dans leur partie supérieure; une lame columellairc, tout à fait appliquée, s'interposant entre eux. La plupart des espèces connues sont petites ou de taille médiocre; elles sont d’Europe cl d’Amérique. On en trouve

I aussi en Asie, et plusieurs espèces aux îles de France et de Madagascar. On en a également trouvé de fossiles, particulièrement dans une brèche osseuse de Celte ainsi qu'ù Antibes et à Nice.

Maillot Momie. Pupa Mumia, l.atnk., Aniin. sans vert., t. vi. 2« partie, p. 105, n° 1; Iiulimus Mumia , Bru g-, Encycl., n® 87; Lister, Conchyl., lab. 588, f. 48. On le trouve aux Antilles.

Maillot obtus. Pupa obtusa, Draparn., Moll, terrest. et fluvial, de France, pl. 2, fig. 44; Pupa Gerrnanica , Lamk., Aniin. sans vert., loc. cit., ir 14. Espèce assez rare que Draparnaud parait avoir trouvée en France, mais qui est plus communément répandue en Allemagne, sur les montagnes.

Maillot cexdré. Pupa ci ne rca, l'Anti-Nonpareille, Geoff., Coq., p.54, u” 18; Lamk., Aniin. sans vert., toc.

, cit., n. 15; Iiulimus similis, Brug., Eocyclop.,n°D6; Pupa citicrca, Draparn., Mollusq. terrest. et d’eau douce de France, pl. 3, fig. 53, 54. Coquille de cinq lignes de longueur environ, que l'on trouve communément en France, sur les rochers, les vieilles murail- [ les. Elle a cinq plis à l’ouverture.

Maillot Pulyodoxte. Pupa Polyodott, Lamk., loc. cit., n° 18; Hélix Polyodott, Férus#., Prodrome des Mollusq. terreslr. et fluvial., n°490; Pupa Polyodon, Draparn., loc. cit., pl. 4, fig. 1, 2. Espèce fort remarquable par les quinze ou dix-buit lames qui garnissent son ouverture et la rétrécissent beaucoup. Elle est du midi de la France.

MA1LLOTIN. Pupitia. moll. Genre de la famille des Colimacées, établi par Vignard, pour une petite Coquille rapportée de la Nouvelle-Guinée, sur une partie de vêlement des aborigènes, où elle était cousue en manière d'ornement. Le genre Maillolin a pour caractères : coquille turbinéc, ovale; ouverture profondément fendue; columelle recourbée, trouquée.

Ma n. lot ix de Keb audrex. Pupitia Keraudrini, Vig. Test cornéo-calcaire, mince, demi-transparent, lisse et luisant; spire réluse, à sommet papillaire, formée de cinq tours un peu convexes; ouverture ronde, marginée,avec une échancrure au bord gauche, évasée extérieurement; une lamelle dentiforine au côté droit; columelle très-faiblement calleuse à sa base. Taille, trois lignes.

MA1MON’. mam. Espèce du genre Macaque. P. ce root.

MAIN. bot. zool. On a vu do quelle importance étaient les Mains au mot Uomme et au mot Bimaxe; une ressemblance plus ou moins éloignée avec la forme de la Main de l’Homme a fait nommer vulgairement :

Maix découpée (Bot.), le Platane.

Maix de Diable (Polyp.), un Alcyon.

Maix de gloire (Bot.), la Mandragore.

Maix de Judas ou de Ladre (Polyp.), l'Alcyon Main de Diable.

Maix de Jésus (Bol. phan.), la plumule dans l’amande du Pinus Pitié a.

Maix de l'IIomxe (Bol. crypt.J, la Clavaire digilée.

Maix de Mars (Bot.), la Potcniille quintefcuille.

Maix de mer (Polyp.), des Alcyons lobés et les Laminaires palmées parmi les Hydrophytes.

Mai?i de la passion (Bol.), la feuille de certaines Passiflores.

MAINATE. Gracula. ois. (Linné.) Genre de Tordre des Omnivores. Caractères : bec médiocre, dur, comprimé. convexe en dessus, courbé vers la pointe quia quelquefois une échancrure plus ou moins forte; mandibule inférieure robuste, égalant en hauteur la supérieure; narines placées de chaque côté du bec et vers le milieu, ouvertes, cachées en partie par les plumes très-avancées du front : pieds robustes; quatre doigts, trois en avant : l'intermédiaire de la longueur du tarse et réuni à l'externe par la base; l'interne divisé; un derrière, très-fort; ailes médiocres; première rémige presque nulle, la deuxième un peu plus courte que la troisième.

Ce genre, tel qu’il se trouve établi dans la treizième édition du Systema Natures, renferme un assez grand nombre d’espèces, mais l'anomalie que l'on observait dans quelques-uns des caractères (srincipaux a fait rejeter la plupart de ces espèces dans beaucoup d'autres genres différents, de manière qu'il n'est resté que celles qui constituent réellement le genre Mainate, que Cuvier, réservant le synonyme latin Gra&ula pour son genre Martin, a appelé Eulabes. Les Mainates se font distinguer et rechercher même des Chinois et des Malais, par la douceur de leur caractère, la facilité avec » laquelle ils se font â la domesticité, l'aptitude qu'ils montrent pour retenir les airs, les mots et les phrases qu'on veut leur apprendre, et la complaisance avec laquelle ils les répètent au moindre désir du mailre; il parait même qu'ils possèdent ces talents à un degré supérieur à celui que Ton observe dans les Perroquets qui, généralement, captivent davantage par l’éclat de leurs couleurs que par leurs grâces et leur amabilité. Du reste, c’est encore un fort bel Oiseau dont le plumage, 'd'un noir brillant, reflète toutes les couleurs . primitives de la lumière qui vient se décomposer sur les prismes nombreux de sa robe légère. Dans les îles de Java et de Sumatra, où ces Oiseaux sont communs, on les voit réunis en troupes se répandre dans les plaines, visiter tour à tour les jardins et les forêts pour y chercher la nourriture qu'ils trouvent soit dans les Vers et les Insectes, soit dans les fruits et les graines. Ils font entendre naturellement un chant fort agréable. Le mâle construit conjointement avec sa femelle, à laquelle il témoigne un grand attachement, un nid qu’il tapisse intérieurement d'un duvet très-abondant; ce nid est ordinairement placé fort près du sol, entre les liges accumulées d’une souche épaisse. La ponte est ordinairement de trois œufs grisâtres, lâchetés de vert olive. Le vol des Mainates est assez rapide, quoique peu soutenu ; il a beaucoup d'analogie avec celui du Merle.

Mai.xate Ma troc. Gracula religiosa, L., Buff., pl. enl. 2G8. Plumage noir, lustré et irisé en bleu, vert ou violet ; plumes de la tête courtes, épaisses et veloutées ; une bande de ptumes longues et effilées parlant du front et retombant sur la nuque entre deux membranes charnues et d’un jaune rougeâtre, qui prennent naissance dessous l’angle postérieur de l’œil, et s'étendent vers l'occiput ; une grande tache blanche sur le milieu

des rémiges; bec rouge à la base et jaune dans le reste; pieds d’un jaune orangé. Taille, dix â onze pouces. Il varie un peu pour la (aille et l’étendue de la tache blanche, ce qui a induit en erreur quelques ornithologistes qui ont considéré ces variétés comme des espèces.

Mairate de Java. Mainatus Jacanus, Less.; Gracula religiosa , Latb.; Eulabes Indicus, Cuv.; Pastor ntusicun, Tein. Il est de la taille du précédent, mais il a le bec plus allongé proportionnellement, moins haut et moins comprimé, Quant au plumage, il est absolument semblable.

MAINE, bot. PourMayna. P. ce mot.

MAIPOUIU. ois. Espèce du genre Perroquet. E. ce mot.

MAIRANIA. bot. Nom substitué par Neckcr et Desvaux à celui A'Arclostaphylo s employé par Adanson pour un genre formé aux dépens des Arbousiers. V. ce mot et Arctostaphyios.

MAIRER1A. rot. (Scopoli.) Synonyme de Mouroucoa d’Aublet. E. ce mot.

MAIRIE. Mairia. rot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Astéroïdées, formé par le professeur De Candolle, aux dépens des genres Aster, Arnica, Zyrphelis , etc., des divers auteurs, avec les caractères distinctifs suivants: capitule multiflore, hélérogamc; fleurs du rayon ligulées, femelles et fertiles, celles du disque, tubuleuses, â cinq dents, hermaphrodites, quelques-unes fertiles, d'autres stériles; réceptacle nu, subalvéolé; involucre composé d’un petit nombre de rangées d’écailles imbriquées; anthères absolument muliques à leur base; akènes piano-comprimés, glabres ou garnis de quelques poils disséminés; aigrette d'une seule rangée de soies plumeuses. Les Mairies sont des plantes herbacées, à rhizomes sous-frulesccnts, ou des sous -arbrisseaux à feuilles alternes, oblongucsovales ou linéaires, subrigidules, dentées ou entières. Toutes appartiennent au cap de Bonne-Espérance.

MairiecbErei.Ee. Mairia crenata , De Cand.; Arnica crenata, Thunb. C'est une plante herbacée, à feuilles subradicales obovalo-ohlongues, un peu épaisses, atténuées à leur base, grossièrement crénelées et dentées à leur sommet et glabres; les pédoncules sont velus; les fleurs sont ordinairement violettes et assez grandes.

Il faut placer dans le même genre les Aster perczioides , Less.; Aster ciliarii, Thunb.; Zyrphelis mi crocephala, Nées.

MAIS. Zea. bot. Genre de la famille des Graminées, rapproché de la section des Saccharinécs, et appartenant à la Monœcic Triandrie, L. Ce genre ne sc compose que d'un très-petit nombre d'espèces dont la plus intéressante est le Maïs cultivé, Zea Mais, L., Blackw., t.547, plus généralement connu sous les noms de blé fie Turquie ou blé d’Inde. C'est une des plus belles et des plus grandes Graminées que Ton cultive en Europe; elle est annuelle; son chaume, qui s'élève quelquefois â une hauteur de cinq â six pieds, est cylindrique. légèrement comprimé et noueux; assez souvent il naît de ses nœuds inférieurs des radicules cylindriques et blanches qui prennent un accroissement plus

ou moins considérable en se dirigeant vers la (erre. Les feuilles, engainantes à leur base, sont très-longues, larges d'environ un pouce, un peu rudes sur les bords; les fleurs sont monoïques; les mâles forment au sommet de la tige une panicule rameuse et pyramidale; les épillets sont géminés, l'un est sessile et l’autre est pédiccllé, chaque épillct est biflore; la lépicène est formée de deux valves égales, lancéolées, aigues, concaves, inutiques, striées longitudinalement et un peu velues; les fleurs sont sessiles, à peu près de la même longueur que la lépicène; la glumelle se compose de deux paléo- Ies unies entre elles par leur bord interne, tronquées et un peu sinueuses à leur bord supérieur; les trois étamines ont les filets capillaires et les anthères trèsallongés; les fleurs femelles forment à l'aisselle des feuilles de gros épis irrégulièrement polygones, recouverts par un grand nombre d’écailles spalhiformes qui semblent être des feuilles avortées; les épis sont solitaires; ils se composent d’un axe cellulaire très-épais, polygone, offrant de quatre à treize faces longitudinales et portant chacune une double rangée d’épillcts sessiles et géminés; chaque épillct est biflore, mais d'une manière incomplète; la lépicène se compose de deux valves arrondies, concaves, persistantes, obtuses et ciliées; la fleur intérieure est femelle; les deux valves de sa gtume sont concaves, obtuses, légèrement échancrées; l'ovaire est environné de trois rudiments d'étamines, et quelquefois d'une glumelle formée de deux paléoles qui manquent assez souvent: cet ovaire qui est globuleux porte à son sommet un style qui se confond avec un stigmate filiforme, velu, ayant cinq à six pouces de longueur. La fleurette extérieure est neutre, très-rarement elle est femelle comme l'interne et offrant la même organisation; le fruit est une caryopse irrégulièrement globuleuse, un peu déprimée, enveloppée à sa base par les écailles florales qui sont persistantes.

Cette belle Graminée est originaire du nouveau monde; sa culture a dû n’étre introduite en Europe que vers le seizième siècle, car il n’en est fait aucune mention dans les ouvrages d'agriculture ou d'économie rurale, antérieurs à la découverte de Christophe Colomb; néanmoins les noms vulgaires de Blé de Turquie, Blé d'Inde, sous lesquels le Maïs est généralement désigné, semblent venir à l'appui 'de l'opinion de quelques auteurs qui pensent qu'il a été transporté de l’ancien dans le nouveau continent; quoi qu'il en soit de l'origine de celle Céréale, elle est aujourd'hui abondamment cultivée dans toutes les parties du monde. Elle produit en résultat beaucoup plus de matières alimentaires qu'aucune autre plante de la famille des Graminées; mais elle ne peut être employée dans l’économie générale, avec les mêmes avantages que le Froment.

On distingue un assez grand nombre de variétés de j Maïs obtenues par suite de sa longue culture ; les unes , sont relatives à la durée plus ou moins hâtive de sa 1 végétation, les autres à la couleur de son grain. Ainsi I on nomme Mais précoce, Mai a île deux mois , Maïs * quarantain une variété très-hâlivc. à laquelle il ne faut guère plus de deux mois pour arriver à une matu- J

rilé parfaite. La couleur du grain est aussi très variable; le plus généralement ces grains sont d'une teinte blonde-dorée, mais il y en a de blancs, de bruns, de violets, de rouges et de panachés ; les deux variétés les plus répandues sont le jaune et ensuite le blanc. Selon la plupart des agronomes, la farine du Maïs jaune est beaucoup plus savoureuseque celle du blanc. F.n France on cultive très-abondamment le Maïs dans un grand nombre de provinces; telles sont les Landes aquilaniques cl l<* reste de la Gascogne, la Bourgogne, l’Alsace, etc. En général cette plante a besoin d’un terrain profond, plutôt léger que substantiel, et plutôt un peu humide que trop sec; dans une terre trop substantielle, le Maïs pousse beaucoup en herbe, mais ses grains sont moins abondants et moins bien nourris. Le terrain doit avoir été bien préparé par deux labours profonds, et convenablement fumé; le plus généralement on fait de distance en distance des trous de quelques pouces de profondeur, dans lesquels on met cinq à six grains de Maïs que l’on recouvre ensuite de fumier et de terre; dans les pays chauds, en se servant des variétés hâtives, on peut facilement, dans la même saison, faire deux récoltes dans un même champ. Ces récoltes sont en général très-productives, mais celte Céréale épuise considérablement le sol, en sorte qu’il est plus convenable de ne la planter que tous les quatre à cinq ans au plus dans un même terrain ; on doit aussi pour cette ’ raison ne jamais faire précéder ni suivre la récolte du Maïs de celle des autres Céréales. C’est surtout après le défrichement d'une prairie artificielle que le Blé de Turquie réussit le mieux.

La farine du Maïs est d'une couleur jaune pâle, elle diffère de celle des autres Céréales en général, par l’absence du gluten; elle se compose de fécule, de matière sucrée et anitnalisée, de matière mucilagineuse et d'atbuinine. Cette farine de Maïs, dans les partie# de la France où celte Graminée est cultivée, forme la base de l'alimentation des habitants, en même temps qu'elle sert à la nourriture des bestiaux et de la volaille. Dans le département des Landes, les Pyrénées, une partie de la Bourgogne, le Maïs tient la place du Froment et du Seigle pour la classe peu aisée du peuple, et on luT fait subir un grand nombre de préparations; ainsi on en fait quelquefois une bouillie plus ou moins épaisse, en délayant sa farine dans de l’eau et en y ajoutant un peu de sel : cette pâle à laquelle on donne différents degrés de consistance, est la préparation la plus simple et la plus usitée non-seulement en France, mais encore dans quelques parties de l'Angleterre, de l’Italie et de l'Allemagne. On fait aussi du pain avec la farine de Maïs, mais il est lourd et compacte, parce que la farine, privée de gluten, ne lève pas; cependant les habitants des Landes en font une très-grande consommation.

On peut, en mélangeant un quart ou moitié de farine de Froment à celle de Blé de Turquie, obtenir un pain parfaitement levé, et qui a tous les avantages du pain de Froment, en même temps qu’il est beaucoup moins cher. On prépare aussi avec la pâle de Maïs des galettes plus ou moins minces, que l’on fait cuire sur des plaques de tôle ou même simplement sur des planches de

bois que l’on approche convenablemenl du feu. Celle préparation est préférable au pain fait sans addition de farine de Froment, parce qu'elle est mieux cuite, et par conséquent moins indigeste. Enfin, selon Parmentier, on peut faire avec le Maïs du 'gruau, de la semouille et même des pâtisseries qui, pour la délicatesse et la légèreté, ne cèdent en rien à celles que l’on fait avec la meilleure farine de Froment. Ce n'est pas seulement à son état de maturité complète que l'on fait usage du Maïs comme aliment; on mange aussi ses épis lorsqu'ils sont encore verts et très -jeunes, après les avoir fait bouillir dans l'eau, ou bien on les confit dans le vinaigre comme des cornichons. Les grains de Maïs entrent également dans la préparation de plusieurs boissons; ainsi, en faisant fermenter ces grains concassés et légèrement bouillis, on en fait une boisson spirilueuse et enivrante que les Américains désignent sous le nom d’Atole. Parmentier assure que cette Céréale peut remplacer l'Orge dans la préparation de la bière, et que ses graines torréfiées fournissent une liqueur analogue au Café. Ainsi que cela a lieu dans plusieurs autres Graminées, les liges de Dié de Turquie contiennent une quantité notable de matière sucrée. Au rapport de Humboldt, les habitants du Mexique en retirent du sucre avec avantage; aussi a-t-on cherché à en extraire ce principe à une époque encore peu éloignée. où la guerre avait interrompu les communications commerciales de la France avec les colonies. Pictet, de Genève, a publié en 1811 le résultat d'essais tentés à cet égard : il a obtenu des jeunes liges de Maïs, récoltées au moment où la graine commence à sc former, un sirop d’un goût très-agréable, propre, selon lui, à remplacer le sucre de canne pour le Thé, le Café et plusieurs autres préparations économiques cl culinaires.

On a généralement remarqué que les personnes qui font habituellement usage du Maïs comme aliment sont fortes et vigoureuses. Le docteur Lespez.qui a présenté, en 1825, à la Faculté de Médecine de Paris, une dissertation sur le Maïs, assure qu'à mesure que la culture et l'emploi de cette Graminée s'introduisent dans quelque canton du département des Landes, on voit les habitants perdre le teint blafard qui leur était naturel, pour se revêtir des formes et du coloris de la sauté. Selon quelques observateurs, les paysans qui se nourrissent de Maïs ne sont point sujets à la pierre ni à la gravelle, maladies qui se déclarent si fréquemment chez les individus qui se nourrissent plus particulièrement de matières animales et azotées. La bouillie de farine de Maïs étant d'une digestion extrêmement facile, plusieurs praticiens en recommandent l'usage aux convalescents, aux personnes épuisées par de longues maladies, comme les phthisiques par exemple; on l'a vue aussi Irês-hien réussir chez plusieurs personnes affectées de maladies chroniques de l'estomac et du tube digestif, chez lesquelles les fonctions assimilatrices ne sc faisaient qu' incomplètement et avec difficulté. S’il fallait en croire le témoignage de quelques auteurs, le Maïs serait un remède efficace contre l’épilepsie dont il éloignerait et ferait même cesser entièrement les accès; mais celte assertion a besoin de

nouveau d’être soumise à l'expérience avant qu’on puisse l’admettre. Cet exposé succinct et incomplet des usages et des avantages du Maïs est néanmoins suffisant pour faire voir combien il est important d'introduire la culture de cette Céréale dans les contrées qui en sont privées, et où la nature du terrain semble être favorable à son développement.

MAIT-SOC. ois. Espèce du genre Pigeon, y. ce mol.

MAIZ1MA. bot. Desvaux a établi, sous cc nom, un genre qui est le même qu ' Arctoataphylus.

MAJA. cr est. (Linné.) Pour Maïa. V. ce mot.

MAJAML. MAX. V. ËLfcPUAXT.

MAJANTIIÈME. bot. Pour Maianthême. y. ce mot.

MAJAT. moll. Nom donné par Adanson (Voy. au Sénégal, pl. 5, fig. 1 ) à une espèce très-commune de Porcelaine, Cyprœa alcrcoraria, Lamarck.

MAJAUFES, MAJAIFLES oc MAJUFLES. bot. Variété de Fraisier, y. ce mot.

MAJOKANA. bot. Le nom de Majorainc ou de Marjolaine, qui est celui que l’on donne vulgairement à une espèce d'Origan, avait été employé par Tournefort. pour distinguer génériquement celte plante; mais Linné n’avait pas trouvé que les caractères assignés à ce genre fussent suffisants pour décider son admission; depuis, le genre de Tournefort a été rétabli par le professeur Mœnch qui l’a caractérisé ainsi qu'il suit: calice très- cou rtement campanule à sa base, avec son j limbe divisé antérieurement, dilaté en dessus, très-en- ! lier, arrondi en voûte, avec le bord un peu replié en dessous et l'orifice nu; le tube de la corolle égale la longueur du tube calicinal; son limbe est partagé en deux lèvres dont la supérieure est presque dressée, échancrée, l’inférieure a trois lobes étalés, presque égaux; quatre étamines exsertes, distantes, dont les inférieures plus longues; leurs filaments sont glabres et leurs anthères à deux loges parallèles, divergentes ou quelquefois divariquées; style bifide au sommet; stigmate petit et terminal; akènes secs et lisses.

MARJoLAiXEcoxxixE.jl/o.;oraM« vulgaris, Tournef.; ürlfjanum Majorant! , Lin. Ses liges ont de quinze à dix-huit pouces de hauteur; elles sont grêles, ligueuses, presque carrées, velues, divisées en rameaux nombreux, garnies de feuilles opposées, péliolées, ovales, obtuses, très entières, velues particulièrement sur les bords, et d'un vert blanchâtre; les épis sont courts, serrés, pubescenls, disposés en corymbe à l’extrémité des ! rameaux; les bractées sont purpurines vers leur sommet; les fleurs sont blanches ou rougeâtres. Cette plante est originaire du midi de l’Europe ; on la trouve encore j sauvage dans les vallées du Portugal; du reste elle est ; généralement cultivée daus les jardins où l’excellence de son parfum est passée en proverbe.

MAKAIRA. rois. y. Macaria et Xiphias.

MAKAVOL ANA. ois. y. Ara.

MAKI. Le mur. mam. Genre de Quadrumanes, appartenant à la famille des Lémuriens ou Strepsirrhinins de Geoffroy Saint • Hilaire, et qui, conservant encore plusieurs des caractères de celle des Singes, s’en distingue néanmoins très bien à plusieurs égards, et particulièrement sous le rapport de son système dentaire. 1 Les dents sont, il est vrai, en même nombre chez les

Makis el chez la plupart des Singes américains; el les uns et les autres ont de même, à la mâchoire supérieure, quatre incisives, deux canines cl douze molaires; mais on compte à l'inférieure, chez tous les Makis, six incisives cl seulement dix molaires. Les incisives inférieures diffèrent donc par leur nombre de celles des Singes : elles en diffèrent également, el d'une manière non moins remarquable, par leur forme cl leur position. Elles sont extrêmement allongées, très-minces, et dirigées, non pas de bas en haut comme à l'ordinaire, mais presque horizontalement d'arrière en avant. Il est à observer que l’externe a une forme différente de celle des internes, el qu'elle est en outre plus grande; fait qu'il est d’autant plus important de remarquer, que l’on pourrait, suivant quelques auteurs, regarder celle dernière incisive comme la véritable canine, et alors, dans la dent suivante, ou celle que l'on a considérée comme la canine, ne voir que la première des màchelières. Suivant celle manière de voir, s'il était possible de l'adopter, les Makis (et il en est de même de plusieurs autres genres de Lémuriens) auraient exactement le même nombre d’incisives, de canines, el de molaires que les Singes américains. Elle fournirait aussi ('explication d'une anomalie que présente le système dentaire des Makis et de plusieurs genres voisins, chez lesquels la canine supérieure est placée plus antérieurement que l'inférieure, disposition contraire à celle qui a lieu dans le plus grand nombre des cas. Quoi qu’il en soit, la canine inférieure, ou, suivant les auteurs dont on vient de rapporter l'opinion, la première molaire est petite, triangulaire et semblable ù une fausse molaire, comme l’a remarqué Frédéric Cuvier lui-même, quoique d'ailleurs ce zoologiste ne regarde comme des fausses molaires que les deux dents suivantes. Les vraies molaires sont toutes trois de même forme, el présentent en devant deux pointes, l'une interne, l'autre externe, et eri arrière une dépression et un tubercule placé extérieurement. On trouve de même à la mâchoire supérieure trois vraies molaires, parmi lesquelles la première est la plus grande, et la dernière la plus petite; disposition qui a également lieu à la mâchoire inférieure. La première présente deux tubercules assez développés sur son bord externe, deux assez petits sur son bord interne, el enfin, à sa partie moyenne, deux autres de grandeur fort inégale; à la seconde, le tubercule postérieur cl interne a disparu, el le gros tubercule médian est devenu une crête longitudinale. La dernière n'a plus que trois tubercules externes et une crête placée à son bord interne. Les fausses molaires, au nombre de trois, sc ressemblent généralement, et sont séparées par un intervalle vide de la canine; celleci est mince, large, tranchante en avant et en arrière, el cache presque entièrement l'incisive externe de son côté; l'incisive interne droite el la gauche sont séparées par un intervalle vide, l'inlermaxillaire étant en avant d'une extrême minceur sur la ligne médiane. Du reste, ces incisives ne présentent rien de bien remarquable sousle rapport de leur forme et de leur direction.

Les membres des Makis, et surtout les postérieurs, sont longs, el leurs pouces, bien séparés des autres doigts et bien opposables, font de leurs mains des

instruments assez parfaits de préhension. Tous leurs doigts sont terminés par des ongles plats, ou du moins aplatis, à l'exception d'un seul, le second des pieds de derrière, qui est assez court, et remarquable par sa phalange onguéale fort amincie, et que termine un ongle suhiilé, long cl relevé. La queue est plus longue que le corps, el contribue à donner à l’animal beaucoup de grâce; mais elle ne parait pas être pour lui un organe d'une grande importance. Les formes générales dos Makis sont sveltes, et leur tête longue, triangulaire, à museau effilé, a été souvent comparée à celle du Henard. Leur pelage est généralement laineux, trèstouffu el abondant; leurs oreilles sont courtes et velues; leurs narines terminales el sinueuses; el leurs yeux sont placés, non pas antérieurement comme chez l'Homme, non pas latéralement comme chez les quadrupèdes, mais dans une position intermédiaire. Les mamelles sont pectorales et au nombre de deux. Le gland est conique, et sa surface est couverte de papilles cornées, dirigées en arrière.

Les Makis, dont l'organisation est sous presque tous les rapports analogue ù celle des Singes, ont aussi à peu près les mêmes habitudes. Ils vivent sur les arbres el peuvent sauter d'une branche à l'autre avec beaucoup d'agilité. Ils sc nourrissent essentiellement de fruits comme les Singes, cl sont , comme eux, fort ardents eu amour, fort impétueux et fort vifs; mais on ne voit pas chez eux cette lubricité, celte indocilité, el nous ne saurions mieux exprimer notre pensée que par ces mots, cet empressement de nuire el cette impudence, qui caractérisent un si grand nombre de Singes, et particulièrement la plupart de ceux de l’ancien monde. Doux à l'égard des personnes qui luisonL connues, timide à l'égard des étrangers, on voit souvent le Maki, réduit en domesticité, fuir à l'approche du spectateur; maison ne le voit jamais s'avancer vers lui pour le repousser par des grimaces el des gestes menaçants, ou chercher à le saisir et à le blesser, comme le fait un Cynocéphale ou un Macaque. Les Makis sont d’ailleurs, comme les Singes, très-attachés à leurs petits, ce qu’on a eu occasion de constater à la Ménagerie du Muséum où l’on a vu produire une espèce du genre. Ces animaux, qui tous habitent Madagascar et quelques Iles voisines, ont été souvent transportés dans nos climats et plusieurs y ont même vécu fort longtemps. Tel est particulièrement le Mococo dont Geoffroy Saintllilaire (Ménagerie du Muséum) a donné l'histoire cl la description. Cet individu se portait encore très-bien au bout de dix-neuf ans de domesticité, quoique depuis son arrivée en France, il eût toujours paru fort incommodé du froid. Il cherchait à s'en garantir en se ramassant en boule, les jambes rapprochées du ventre, et en se couvrant le dos avec sa queue. 11 s'asseyait, l'hiver, à portée d'un foyer, et tenait ses mains et même son visage aussi près du feu qu'il le pouvait: il lui arrivait quelquefois de sc laisser ainsi brûler les moustaches, et alors même il se contentait de tourner la tête, au lieu de s'éloigner du feu.

Linné et les auteurs systématiques avaient réuni dans le genre Lctnur non-seulement tous les véritables Makis, mais aussi tous les Lémuriens, et même plusieurs

espèces d'organisation toute différente; mais depuis, Geoffroy Saint-Hilaire a, par la formation successive des genres Indri, Loris, NycMcêbe, Galago el Tarsier, isolé enfin les véritables Makis, el le genre a été définitivement constitué. Il est encore formé d'uu grand nombre d'espèces qui toutes, comme on l'a déjà remarqué, habitent exclusivement Madagascar el les ile6 voisines, où, tout au contraire, on ne trouve aucun véritable Singe. Voici les diverses espèces du genre dans l'ordre où elles ont été décrites et placées par Geoffroy Saint-Hilaire.

Maki Vau. Lemur Macaco, L., le Vari et le Vari à ceinture, Geoff., Magaz. Encvcl., t. vu. 11 a un pied huit pouces de long , et est très-remarquable par son pelage varié de grandes taches blanches et noires. Le mâle a les côtés du nez , les coins de la bouche, les oreilles, le dessus du cou, le dos, les flancs de couleur blanche, avec le dessus de la tète, le ventre, la queue et la face externe des avant-bras et des cuisses de couleur noire. La femelle diffère du mâle en ce qu'elle a beaucoup moins de blanc, el particulièrement en ce que son dos est tout noir, à l'exception d'une bande blanche placée transversalement à son milieu. Suivant Geoffroy Saint-Hilaire, les jeunes, soit mâles, soit femelles, ont te dos blanc comme le mâle adulte, en sorte que les jeunes femelles ressemblent d'abord aux mâles; fait très-remarquable, puisque ordinairement ce sont au contraire les jeunes mâles qui ressemblent aux femelles. Dcsmarest a décrit, comme variété de cette espèce. un individu qui avait tout le noir du pelage des Varis ordinaires remplacé par du gris-brun.

Maki hoir. Lemur niger, Geoff. Saint-Hil., Ann. du Mus.; le Mancanco noir d’Edxvards. C'est une espèce fort peu connue. Son pelage est généralement noir.

Maki rouge. Lemur ruber, Geoff. Saint-Hil., Ann. du Mus. Il est généralement d'un roux marron très-vif, avec la tête, la queue, les mains, la face interne des membres cl le ventre noirs; un demi-collier blanc sur le haut du col.

Maki roux. Lemur ru fus, Geoff. SMIil. Il ne doit pas être confondu avec le Maki roux de Fr. Cuvier, qui est un Maki rouge. Son pelage est d'un roux doré en dessus, d'un blanc jaunâtre en dessous, avec le tour de la tète blanc, exc($fé au front; une bande noire s'étend de la face à l'occiput*..

Maki a frortblarc. Lemur albi front, Geoff. Saint- Hil., Mag. Encyclop. et Ann. du Mus. Koux brunâtre en dessus, gris à l'occiput el sur les épaules, gris-roussâlre en dessous; la face est noire depuis les yeux; mais le mâle a sur le dessus de la tôle el sur le front un bandeau blanc, qui n'existe pas chez la femelle. Aussi celleci avait-elle été d'abord considérée comme une espèce distincte, el décrite par Geoffroy Saint-Hilaire, sous le nom de Maki d'Anjouan. La ménagerie du Muséum ayant réuni à la fois les deux sexes, on est parvenu à les Faire accoupler; la femelle a mis bas au bout de quatre mois de gestation. Les petits, qui n'avaient en naissant que la grosseur d'un Rat, pouvaient déjà manger seuls au bout de six semaines. Fr. Cuvier, qui a donné (Mamm. lithog., par Geoff. S‘ Hil. et Fr. Cuvier)

l'histoire de ces jeunes animaux, a fait connaître les principales circonstances de l'accouplement el de la gestation, el montré que le Maki d'Anjouan el le Maki à front blanc ne forment pas, comme on l'avait cru jusqu'alors, deux espèces distinctes. Il serait fort possible que d'autres observations fissent de même, dans la suite, diminuer le nombre des espèces de ce genre, en montrant à l'égard de quelques-unes de celles admises aujourd'hui qu'elles ne sont pareillement que de simples variétés d’âge ou de sexe. Le Maki à front blanc a été trouvé à Madagascar el à Anjouan.

Maki a frort soir. Lemur nig ri front, Geoff. S*- Hilaire. Il est gris-roux sur les parties postérieures du corps, el cendr^en avant, avec le ventre et les parties internes des cuisses roux, el le dessus de la télé et le front noirs. Ce Maki parait être le Simia Sciurus de Petiver.

Maki aux pieds ni. arcs. Briss.; Lemur albimanus, Geoff. S’-llil. C’est une espèce forfpcu connue; son pelage est gris-brun en dessus, roux-cannelle sur les côtés du col, blanc sur la poitrine, roussâtre sur le ventre. Les mains sont blanches, comme l’indique le nom donné à l’espèce par lirisson.

Maki Moscou». Buff., xm; Lemur Mougos, L. Il parait être le Mongous de Geoffroy, mais non pas celui d'Audchert, qui est un Maki aux pieds blancs. Geoffroy caractérise ainsi cette espèce : pelage gris en dessus, blanc en dessous; le tour des yeux et le chanfrein noirs.

Maki drus. Lemur fuir us, Geoff. S’-Uil-, Ménagerie du Mus. et Ann. du Mus.; le grand Mongous de Buffon. Il a le pelage brun en dessus, gris en dessous; la tête noirâtre; le chanfrein élevé el busqué.

Maki a fraise. Lemur collaris , Geoff. S» Hil., Ann. du Mus. Pelage brun-roux en dessus, fauve en dessous; une sorte de collerette de poils roux; la face plombée; les poils de la queue dirigés latéralement. La femelle est plus petite que le mâle, et elle a le sommet de la tête gris, el le pelage généralement (dus jaunâtre.

Maki Mococo. Buff., xm ; Lemur Callu, L. L’une des plus belles espèces du genre, et en même temps l'une des plus distinctes. Son pelage est cendré roussâtre en dessus, cendré sur les membres el les flancs, et blanc en dessous ; la queue est annelée dans toute sa longueur d'anneaux alternativement blancs et noirs, dont le nombre s’élève à trente environ. L’élégance des formes, l'harmonie des couleurs, et la grâce de celte espèce ont dès longtemps fixé sur elle l'attention des naturalistes, et ont fait transporter fort souvent cette espèce en Europe.

Maki griset. Buff., Supplém., vu; Lemur griscus, Geoff. S*-HU., Mag. Encycl. Il n’a que dix pouces environ de long, el se trouve ainsi d'une (aille inférieure à celle des autres espèces du genre, qui toutes ont de quinze à vingt pouces; il a aussi la tête un peu moins allongée, caractères qui l'ont fait considérer pendant longtemps comme un jeune âge. Mais il n'y a plus de doutes aujourd'hui sur la réalité de sa distinction spécifique. Son pelage est généralement gris en dessus el blanc-grisâtre en dessous.

Telles sont les espèces du genre Maki admises par Geoffroy Saint-Hilaire, et d'après lui par les autres

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zoologistes modernes mais on ne peut se dissimuler que, lorsque les observations se seront multipliées, il est très -probable qu'on reconnaîtra dans quelquesunes des espèces de simples variétés d’âge ou de sexe, et qu'ainsi le nombre d'entre elles viendra à diminuer. 11 est également probable que d'autres Makis restent encore à découvrir dans Plie de Madagascar si imparfaitement connue jusqu'à ce jour. On devrait même, suivant Frédéric Cuvier et Desmoulins, réunir à ce genre le petit Quadrumane connu sous le nom de Galago de Madagascar, et Frédéric Cuvier lui a même donné le nom de Maki nain, quoique, comme il le dit lui-même, des caractères particuliers l'éloignent des autres Makis ; il a le museau court, la tête ronde elles yeux très -grands; il est généralement beaucoup plus trapu que ceux-ci, dont il diffère encore par sa vie nocturne. Ses oreilles sont très -arrondies , mais avec un tragus et un aulitragus; ses narines sont entourées d’un mufle, cl son corps est couvert d'un pelage épais, composé tout entier de poils soyeux en apparence, et dont la couleur générale est le gris fauve uniforme en dessus, le blanc en dessous. Mais il est fort douteux que ce Quadrumane, qui parait être le Rat de Madagascar, de Buffon, et le Lemur mûri nus des auteurs systématiques, puisse être définitivement placé dans le genre des Makis, quoique d'ailleurs il leur ressemble à quelques égards, et qu'il ait la même patrie. Au reste, celle dernière circonstance n'est pas même une présomption en faveur de l'opinion de Frédéric Cuvier et de Desmoulins, puisque l'on connaît déjà plusieurs Lémuriens, et particulièrement les ludris qui forment un petit genre voisin, mais certainement différent de celui des Makis, et qui, néanmoins, habitent comme eux l'ile de Madagascar. D'ailleurs le Galago de Madagascar ou le Maki nain, ne peut guère plus être considéré comme un véritable Galago que comme un véritable Maki.

MALABAILA. rot. Ce genre de la famille des Ombellifèrcs, établi par Hoffmann sur les Pastinaca grareolens cl pi m pi ti et U folia , de Marcball Bieberslein, n'offre que des différences trop légères d'avec le genre Pastinaca pour mériter d’être adopté.

Un autre genre Malabaüu a été institué par Tauscli, dans la même famille, et celui-ci offre pour caractères : limbe du calice à cinq dents ; pétales obeordés, avec la découpure infléchie; son fruit est ovale, un peu comprimé sur le dos, avec l'épicarpe mince, presque membraneux; les raéricarpes ont cinq sillons et autant de côtes élevées, presque ailées, égales, à vallécules planes, à trois raies; carpophore bipartite; semence consistant en un noyau libre, faiblement strié sur le dos^ avec un sillon oblông antérieurement.

Malabaile d’Illyrie. Malabaila Illyrica , Tafiscli ; Alhamnnta galaka , llacq., 1*1. Carn., t. 5. C’est une plante herbacée, à feuilles trilcrnalodécomposées; ses ombelles sont terminales, à involucres et involucelles polyphylles, à fleurs blanches.

MALABATHUUM. bot. Espèce du geure Laurier, y. ce mot.

MALACAGA. mam. Synonyme d'Ocelot. V . Chat.

MALACCA PELA. bot. (Khéedc, Mulab., 5, tab. 35.)

Synonyme de Psidium pomiferum. P. Goeyavier.

MALACENTOZOAIRES. Malacenlozoaria. moll.

Nom que Blainville avait proposé pour remplacer celui de Cirrhopodes des auteurs; ce mot a été abrégé. y. Malextozoaibes, MOLLCSqlE art icr l& et Cirrho- PODES.

MALACÜADËME. Malachadenia. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, L., institué par Lindley, pour une plante du Brésil, introduite en Angleterre, en 1836. Caractères : fleur renversée; sépales latéraux, connés, libres et réfléchis au sommet, formant une sorte de casque, l'intermédiaire est en cœur et pointu; pétales très-petits, en forme de squamme ou d'écaille, arrondis; labclle charnu, à bords roulés, mueront à sa base, articulé avec le pied du gynostème, auquel sont aussi soudés les sépales latéraux; gynoslème bicirrhcux antérieurement et longuement prolongé à sa base; stigmate oblong et linéaire; anthère biloculairc, décidue; deux masses polliniques céréacées et sessilcs; glandule d'une consistance molle, de forme cubique et nue.

Malachadênie en hassce. Malachadenia clacata, Lindl. C'est une plante herbacée, rampante ; les pseudobulbes sont subglobuleux et monopliylles ; les feuilles sont étroitement ovales et épaisses; la hampe, trois fois aussi longue que les feuilles, s'élève des racines, elle est dressée, cylindrique, plus épaisse au sommet qui porte un épi de fleurs d'un vert obscur, tacheté de pourpre ; les bradées sont membraneuses, réfléchies et d'un brun ferrugineux ainsi que les masses polliniques. Celte plante a été trouvée dans la province de Rio-Janeiro.

MALACH1E. Malachius. ins. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Serricornes, division des Malacodermes. tribu des Mélyrides, établi par Fabricius, et ayant pour caractères : mandibules écbancrècs ou bidenlées à leur pointe, étroites et allongées; palpes filiformes; des vésicules intérieures, mais exserliles, sur les côtés du corselet et de la base du ventre. Ce genre a été confondu par Linné et Geoffroy, avec les Téléphores ; le premier lui a donné le nom de Cantharis, et le second celui de Cicindela. Ce genre, tel qu'il est adopté actuellement, diffère de celui des Téléphores par les mandibules qui, dans ceux-ci, sont simples, et par les palpes qui sont sécuriformcs; il s'en éloigpqleflcore, ainsi que de tous les autres genres de la*ÿM?ine famille, par la présence des corps vésiculaires rétractiles, dont il a été parlé plus haut. Ces insectes ont le corps un peu allongé; la télé est à peu près de la largeur du corselet. Les yeux soiil'arrondis et saillants; le corselet est presque aussi "large que les élylres, déprimé, rebordé, ordinairement arrondi ; l’écussoy est petit et arrondi postérieurement, et les élylres sont flexibles et de la longueur de l'abdomen ; les pattes sont de longueur moyenne. Lorsque ces insectes sont effrayés, ils font sortir de dessous les angles antérieurs du corselet et de la base du ventre les quatre vésicules dont il a déjà été parlé : on ignore encore leur usage ; elles sont composées de trois lobes, et sc désenflent et rentrent dans le corps de l’insecte dès qu'on cesse de le tourmenter; ces vésicules ont reçu de quelques auteurs le nom de Cocardes. 11 est

présumable que les larves de ces insectes vivent dans le bois, car on trouve souvent l'animal parfait, nouvellement sorti de sa nymphe, dans les chantiers. Ce genre se compose d'un assez grand nombre d'espèces. Dejean (Catal. des Coléopt., p. 58) en mentionne quaranteneuf dont trois seulement sont étrangères à l'Europe; une vifTglaine d'espèces se trouvent aux environs de Paris.

Mai.achie bronzé. Malachius œneus; Cantharis œnea, L., Panz., Faun. Ins. Gernt. x, u. Long de trois ligues, d'un vert luisant, avec les étuis rouges au bord et le devant de la tète jaune. Europe.

Malacuie ruficol. Malachius ruficollis, Fab.,Oliv. Son corps est noir; son corselet et l'extrémité de ses élylres sont d'un fauve rougeâtre. Taille, deux lignes. Europe.

MALACUIER. Mulachium. bot. Genre institué par Fries, aux dépens du genre Cerasliutn de Linné, qui fait partie de la Décandrie Penlagynie de cet auteur, et de la famille des Caryophyllées de Jussieu. Caractères : calice à cinq divisions; cinq pétales bifides; dix étain iues ; un ovaire mouoloculaire, surmonté de cinq styles alternant avec les sépales : capsule monoloculaire, ovoïde, membraneuse, déhiscente au sommet par un nombre de valves dentées, double de celui des styles; ces valves sont opposées aux sépales et ont leurs dents recourbées. Le genre Mulachium, dont les caractères n'ont point paru suffisants à la majorité des botanistes français, a reçu un meilleur accueil en Allemagne, où il se trouve maintenant réintégré dans les méthodes; ou lui donne pourlype 1 eCerastium trigynum,\\ illd., auquel on adjoint le Stellaria cupidata et quelques autres espèces de ces deux genres.

MALACHITE, aix. Nom d'une variété de Cuivre car- « bonaté vert, ordinairement en concrétions mamelonnées, à structure compacte ou fibreuse. V. Cuivre.

MALACUODENDKON. Malachodendrum. bot. Ce genre delà Monadelphie Polyandrie, L., établi d'abord par Mitchell (in Catesb. Carol ., 3, p. 12), fut réuni par Linné et l'Héritier au Stewartia. Ca vanilles ( Dissert., G, p. 303) l'ayant rétabli, cette distinction fut admise d'abord par Jussieu qui le plaça parmi les Malvacées, et récemment par De Candolle qui le fit entrer dans la tribu des Gordoniées, de la famille des Ternslrœmiacées. Voici ses principaux caractères : calice accompagné d'une seule bractée; corolle à cinq ou six pétales dont le limbe est crénelé; étamines nombreuses, monadelphes; ovaire marqué de cinq sillons, et surmonté de cinq styles libres à la base; stigmates capilés; carpelles capsulaires, au nombre de cinq soudés entre eux et monospermes; graines inconnues. Le Malachodendrum ovatum,Cav.,loc.cit., Stewartia pentagyna,YUèrii ., Slirp. i Vor., 1, p. 155, l. 74, est une plante arborescente, à feuilles ovales aigues, à fleurs solitaires presque sessiles. Cette espèce croit en Virginie.

MALACUODRE. but. Synonyme de Malachodendron.

MALACHKE. Malachra. bot. Genre de la famille des Malvacées, et de la Monadelphie Polyandrie, L., offrant pour caractères essentiels : un involucre général à trois ou cinq feuilles qui enveloppent totalement les capitules de fleurs ; le calice est entouré d'un involucelle

MAL Kl

I particulier formé de huit à douze folioles linéaires ou séliformes; cinq carpelles capsulaires disposés orhicu- Iairemenl et monospermes. Linné ( Sjrst.f 518) ne connaissait que deux espèces de ce genre, savoir : Malachra capitula et Malachra radiata , plantes indigènes I des Antilles et de Cayenne. Ce nombre s'est accru de douze autres espèces qui ont été décrites par Jacquin, Cavanilles, Poirel,etc.; ces plantes, dont quelques-unes ont été confondues avec les Sida , sont toutes originaires de l'Amérique méridionale. Cependant le Malachra capitula croit aussi, selon R. Brown, au Congo, en Afrique, et le professeur De Candolle a réuni à ce genre, d’après l'indication de Willdenow, YUrena polyflora de Loureiro, qui se trouve en Chine près de Canton. Les Malachra sont des plantes herbacées, à fleurs en tète et souvent cachées par l'involucre.

Malaciire fasci&e. Malachra fanciata, Willd., Bot. Register, 407. C’est une plante annuelle, dont la tige s'élève à la hauteur de six pieds; elle est velue, droite, de l'épaisseur du pouce, branchue, garnie de feuilles alternes, cordiforines, à trois et à cinq lobes, nervurées et portées sur un long pétiole : les fleurs sont nombreuses et rassemblées dans un involucre polyphylle; elles sont d'un rouge de rose assez vif. On la trouve â Caraccas.

MALACOCEPIIALIM. bot. Le genre établi sous ce nom, par Tauscli (Flora, 1830, p. 481), dans la famille des Synanthérées, est le même que le genre Fornicium de Cassini. F. Foriviciox.

MALACOCHÆTE. bot. Nées Van Esenheck, Linn ., ix, 392, a proposé sous ce nom l’établissement d’un genre nouveau, aux dépens des Scirpus de Linné, qui n'a pas été généralement adopté. F. Scirpe.

» MALACOCISSUS. bot. La plante désignée sous ce nom par les anciens, fut, selon les modernes, le Glécome, le Calthe des marais, la Ficaire, le Tamnier commun, ou le Liseron des haies.

MALACODERMES-d/a/acof/ermi. ixs. Latreille avait formé sous ce nom, une famille de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères; il l’a convertie depuis (Règne Anim. et Fam. nat. du Règne Anim.) en une division renfermant les six dernières tribus de sa famille des Serricornes. F. Serricorxes et Ixsectes.

MALACOGASTRE. Malacogaster. ixs. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Serricornes, institué par Bassi qui lui donne pour caractères : antennes en soie, composées dé onze articles, insérées en avant des yeux; mandibules acuminées, portant une dent ù l'intérieur; quatre palpes filiformes; labre très-petit; tète verticale, déprimée; corselet presque carré; écusson triangulaire; élylres plus courtes que le corps, chacune d’elles arrondie à l'extrémité; abdomen courbé, mou, à segments repliés sur les bords, le dernier reposant sur une papille cornée et allongée; pieds assez courts; articles des tarses entiers et presque cylindriques. Ce genre qui a les plus grands rapports avec celui des Driles, en présente toutefois aussi avec les Céhrionilcs et parait former le trait d'union entre cette tribu et celle des Lampyrides. Il ne se compose encore que d'une seule espèce.

Malacogastre de Passerixi. Malacogaster Passe -

ritu'if Bas. Tête noire, luisante, aplatie et ponctuée; antennes noires, de la longueur de la tête et du corselet réunis; celui-ci est d'un jaune ferrugineux, avec le sternum noir, carré, un peu plus large postérieurement, avec deux petits tubercules à la base, de chaque côté; élylres d’un noir ardoisé, élargies à leur base, se rétrécissant vers le bout, ce qui donne à l'insecte une forme en quelque sorte rlioinboïdale; ailes brunâtres; abdomen jaunâtre : ses anneaux sont fortement rebordés sur les côtés et un peu pubcscents; cuisses et base des jambes noires, le reste des pattes d'un jaune ferrugineux. Taille, cinq lignes. De Sicile.

MALACOIDES. aor. Synonyme de Malope ou de Malachre.

M ALACOL1TIIE. aiirv. Nom donné par Abildgaard à une variété de Pyroxènc d’un vert jaunâtre ou d’un vert clair. V . Pyroxène.

MALACONOTUS. ois. Le genre institué sous ce nom par W. J. Burchell, n'a point paru assez distinct de celui des Pie-Grièches pour n'y point faire entrer la seule espèce qui le constitue : Malaconotus atrococcineus ; conséquemment il n'a point été adopté par la majorité des ornithologistes. Ar. Pie-Grièche.

MALACOPTERON. Malacopterum. ois. Genre de l’ordre des Zygodaclyles, de la méthode de Temminck, institué par Eylon pour deux espèces nouvellement apportées de l’Inde. Caractères : bec presque aussi long que la tète, plus haut que large, incisé à l'extrémité, comprimé jusques au delà des narines, et garni de soies ù sa base, où la mandibule inférieure est renflée; tarses médiocres; doigts externes à peine plus longs que les internes, les postérieurs égalant les intermédiaires; ongles comprimés, les postérieurs très-longs; sculclles à peine divisées; ailes courtes, arrondies : rémiges secondaires presque aussi longues què les primaires : la première de celles ci bâtarde, la deuxième plus courte que la troisième qui est la plus longue; rectrices arrondies; tectrices caudales supérieures molles et longues.

Malacopteron CENDRÉ. Malacopterum cinercnm , Eyt. Tout le plumage d’un gris cendré, à l’exception de la télé et de la nuque, qui sont d’un brun ferrugineux, tachetées de noir. Taille, cinq pouces et demi.

M alacopterox grand. Malacopterum tnaynum , Eyt. Il a le front et la queue d'un brun ferrugineux, la nuque noire , le dos et une bande transversc sur la poitrine cendrés, les ailes brunes et le bec jaune. Taille, six pouces.

M ALACOPTÉR YGI ENS . pois. Arledi appliqua le premier cette dénomination aux Poissons à squelettes osseux, dont tous les rayons des nageoires étaient mous, appelant Acanthoptérvgiens ceux au contraire dont les rayons ou partie de ces rayons étaient épineux. Cuvier adopte l’ordre des Malacoplérygiens, mais il le divise en trois ordres nouveaux, différents par la position des ventrales ou leur absence : les Abdominaux, les SUDBRACUIEN9 et les Apodes.

Les Abdominaux, qui sont les plus nombreux et presque tous d’eau douce, sont répartis dans les cinq familles suivantes : Salinoncs, Clupes, Êsoces, Cyprins et Siluroldes.

Les Subor \caiRN9 sont répartis dans presque autant

de familles que de genres; ce sont les GadoTdes.les Pieuronectes ou Poissons plats, et les Discoboles.

Les Apodes, dépourv us de ventrales, neforment qu'une ; seule famille, tant le sous-ordre est naturel. Cette famille est celle des Anguiformes.

MAL ACOST RACÉS. Malacoslracca. crcst. Lalreille • désignait ainsi, dans ses ouvrages antérieurs au Règne 1 Animal par Cuvier, et formait sous ce nom. un ordre J de Crustacés correspondant ail genre Cancer de Linné, et il donnait le nom d'Eiilomostracés (A'. ce mot) aux Crustacésqui forment aujourd’hui les ordres des Lophyropodes et des Phyllopodes (A', ces mots). Dans le Règne Animal et dans ses Familles Naturelles du Règne Animal, cet illustre entomologiste n’a plus partagé les Crustacés en Entomostracés et Malacost racés, et ceux qui formaient (Gcn. Crust . et 1ns .) ce dernier ordre | ou celte légion ont été divisés en cinq ordres, f'. les mots ; Décapodes, Stomapodes, Lolmodipodes, Amphi- , podes et Isopodes. Ar. encore le mot Crcstacés.

MALACOTIIRICE. Malacothrix. bot. Genre de la famille des Synanthérëes, tribu des Cichoracées, institué , par le professeur De Candollc, pour une plante nouvelle, observée en Californie par le botaniste Douglas. Caractères : capitule multiflore; involucre largement : campanulé, formé de deux ou trois séries d’écailles | imbriquées, sublinéaires Cl à bords scarieux; réceptacle {' nu; corolles ligulées, étroitement linéaires : les exté- ! heures plus longues; akènes glabres, obovalcs et privés 1 de bec; aigrette unisériale, à soies linéaires, argentées, presque dentées.

Malacotdrice de la Calipornie. Malacothrix Californien. C’est une plante herbacée, à racine simple et pivotante; scs feuilles radicales sont três-rnreinent indivises et presque toujours pinnatiparliles , â lobes linéaires et très-étroits; la hampe est dressée, cylindracée, terminée par un capitule du double plus long que les feuilles; les fleurs sont nombreuses et jaunes.

MALACOXYLON. bot. Sous le nom de Malacoxylon pinnatum , Jacquin ( Fragment . botan., p. 51, t. 35,

[ fig. a) a décrit un arbre de Flle-de-Francc où on le nomme Mapnu ou bois deMapou, dénomination collective, employée dans les colonies pour désigner les arbres dont le bois est trop mou pour qu’on en fasse usage. Du Pctit-Tliouars parle de cette plante dans ses Observations sur les Plantes des Iles australes d’Afrique, et 1 indique ses rapports avec le genre Cissus; il y a lieu de croire que c’est l’espèce décrite par Lamarck dans 1 ses Illustrations, sous le nom de Cissus Mappia.

M A L A C O Z O A I R E S . Malacozoaria. moll. Dénomination proposée par Dlainville, pour remplacer, dans son Système, le mol Mollusque. Cependant c’est à ce dernier mot que Blainville a fait son article général sur les Mollusques.

MALAGI1 et MALAGNÉ. bot. Noms vulgaires du Cerisier sauvage et du Mabaleb, dans le midi de la France.

MALAGI IETTB. bot. Nom vulgaire de la graine de YAmomum Granum-paradisiuca , et de diverses espèces du genre Capsicum. A'. Piment.

! MALA1ROSOS. bot. Nom vulgaire de la Rose de Pro- ! vins, Ilosa gallica. A'. Rosier.

MALAKENTOZOAIRES. moil. Même chose que Malacenlo/o, lires, y. ce mot.

NALAMDO. bot. Nom d’une écorce apportée du Pérou, que sespropriétés font administrer aux malades comme astringente, stomachique ou fébrifuge, et que l’on présume être détachée d'une espèce du genre Drymide.

SIAL V. Ml IUS. bot. Espèce du genre Poivre, y. ce mot.

MALAN ÉB oc MÊLANT. Malanea. dot. Genre de la famille des Rubiacées, el de la Tétrandrie Monogvnie, . L., établi par Aublet (Guian., 1, p. 100, t. 41), et ainsi caractérisé : calice très-petit, à quatre dents; corolle i petite, rotacée. à quatre lobes étalés; filets des étamines ^ saillants et égaux au limbe de la corolle; anthères presque arrondies; drupe ressemblant au fruit des Berberis, mais sec^jBInce, ové, couronné par le calice, contenant un noyau biloculaire el disperme. Le nom de ce genre a été inutilement changé parSchreber en celui de Cunninghamia.

Malaxée sarnexteuse. Malanea sanncntona , Aub., loc. cit. C'est un arbrisseau grimpant, à rameaux pendants, garnis de feuilles roulées sur les bords, opposées, i pétiolées, ovales, aigués, accompagnées de stipules ovales, obtuses, décidues el interpétiolaircs. Les fleurs sont axillaires, disposées en épis ou en tète au sommet des rameaux, petites, bleuâtres et sessiles. Celle piaule ! croit à la Guiane.

Lamarck a réuni à ce genre, sous le nom de Malanea rerticillata , VAntirrhœa de Jussieu, arbre des îles de F rance el de Mascareignc, où il est vulgairement appelé bois de Losteau, el dont on emploie l’écorce pour arrêter les diarrhées cl les dyssenteries. Il n’est pas bien cer- i lain que celle dernière espèce soit bien une Malanée.

MALAPERTLRE. rois. Pour Malaptérurc. I'. ce mot.

MALAPTÊRE et MALAPTÉRENOTE. rois. Espèces de Labre, du sous-genre Girellc.

MALAPTÉRURE. Malaplerurus. pois. Genre formé par Lncépède (Pois., t. v, p. 90) aux dépens des Silures de Linné, cl qu’il a ainsi caractérisé: télé déprimée et couverte de laines grandes el dures ou d'une peau visqueuse; la bouche à l'extrémité du inuseau ; deux barbillons aux mâchoires; le corps gros, enduit, ainsi que la queue, d'une mucosité abonda nie; une seule nageoire dorsale, adipeuse, placée forl en arrière cl firès de la caudale. Cuvier adopta ce genre, en le plaçant dans l’ordre des Malacoplérygiens abdominaux, et I c comprit dans la famille des Siluroïdes, en indiquant que les Malaplérures manquent de dorsale rayonnée, elque nulle épine n'arme leurs pectorales. Leurs dents sont en velours, disposées, tanl en haut qu'en bas, sur une langue en croissant; on leur compte sept rayons * branchiaux. La seule espèce connue de ce genre fut d’abord décrite, mais superficiellement, par Forskahl el par Broussonnet. C’est à Geoffroy de Saint Hilaire qu'on en dojl l'histoire approfondie.

AIalaptêrcre électrique. Malaplerurus elect riens, Lacép., loc. cil.! Silurus elcctricus, Gmel., Sysl. j Aat. xiii, 1. 1, p. 1554 ; le Trembleur, Encyclop., Pois., | pl. G2, fig. 245; Poissons d'Égypte, pl. 11. fig. 1. Cet , animal, appelé Boasvh , c'est-à-dire Tonnerre, par les : Arabes, se trouve dans le Nil et même au Sénégal. Il y parvient à un pied el demi ou deux pieds de long. Son 7 D1CT. I)ES SCI EXCES XAT.

cofps se renfle en avant, en s’aptatissant, ainsi que la tête, dans celte direction; ses yeux, peu gros, sont recouverts par la membrane la plus extérieure de son tégument général, laquelle s’étend comme un voile transparent au-dessus de chacun ; les narines ont leur orifice double; deux barbillons se voient auprès, ù la mâchoire supérieure; l’intérieure en supporte quatre. La couleur du Poisson est grisâtre el sombre, relevée par quelques taches noires. La propriété électrique du Malaptérurc le rend très remarquable; elle parait résider dans un tissu particulier, situé entre la peau el les muscles, el qui présente l'apparence d'un tissu graisseux, abondamment pourvu de nerfs.

MALAKD ou MALART. ois. L’un des noms vulgaires du Canard domestique, et du métis de ce même Canard avec celui de Barbarie.

MALARMAT, pois. Genre formé par Lacépèdc aux dépens de celui des Trigles dont il diffère par l'épaisse cuirasse écailleuse, qui enveloppe le corps : les écailles sont grandes el hexagonales; elles forment des arêtes sur toute la longueur du Poisson ; le inuseau est bifurqué pardeux pointes, cl porte en dessous des barbillons branclius; la bouche ne présente aucune dent ni sur les palatins ni sur les mâchoires.

La seule espèce anciennement connue est de la Méditerranée, et porte le nom de Trigla cataphracta , Lin.; Bloch l’a mal figurée dans sa pl. 549. Selon Rondelet, elle est rouge et longue d'un pied. Les mers des Indes en produisent plusieurs autres espèces décrites au tome IV de l'iiisloire des Poissons, par Cuvier el Valenciennes.

MALASPINEA. bot. Le genre institué sous ce nom, par Presl, in Beliq. Ifaenk., u, 08, t. Cl, a été considéré comme ne différant point du genre Ægiccras de Gærtner et dé Roh. Brown. V. JF.gicére.

MXLAX1DE. Malaxis. bot. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandrie Monandric, L., offrant les caractères suivants : les trois divisions externes du calice sont étalées; le labellc est supérieur, sessile, plan ou concave, entier, rarement trittyntéau sommet, échan* cré en cœur à sa base où il embrasse le gynostème ; celui-ci est très-court, creusé â son sommet d’une fossette profonde, qui renferme Panthère; celle anthère est operculiforme , à deux loges contenant chacune une niasse pollinique solide, formée de deux massettes agglutinées ensemble. Ce genre se compose d’un petit nombre d’espèces qui croissent dans l’Amérique méridionale el septentrionale, el une en Europe ( Malaxis palustris , Swartz). Ce sont en général de pcliles piaules herbacées, terrestres, venant dans les lieux humides ou ombragés : leur tige est généralement renflée el bulbiforine à sa base où elle porte un petit nombre de feuilles; les fleurs sont petites, d'un jaune verdâtre, souvent incomplètement unisexuées. disposées en épis allongés ou en eyines. Le professeur Richard a séparé de ce genre plusieurs espèces, el entre autres le Malaxis Loesclii, de Swartz. pour en faire un genre nouveau, sous le nom de Li/taris. y. Liparide.

MALBRANCIA. bot. (Neckcr.) Synonyme de Rourta , Aublet. y. ce mot.

MALBROUK. max. Espèce du genre Guenon, y. ce mol.

Si

MA LCI1US. pois. (Molina.) V. Cïpri*, sous-genre GoxoRiivxqiJK.

MALCOHA. ois. V. Malkoha.

MALCOMIE. Malcomia. bot. Ce genre, de la famille des Crucifères et de la Télradynamie siliqueuse, L., a été établi par R. Brown { in Hart. Kew ., éd., vol. 4,

p. 121 ) et adopté par De Catidolle (Ay*/. f'erjel. Nat., 2, p. 458) qui l'a ainsi caractérisé : calice dont les sépales sont coiinivcnls, à deux rendements à la base, quelquefois presque égaux et sans bosses; pétales dont le limbe est obovale ou échancré; étamines létrady naines, libres. sans dentelures; silique eylindi aeée, biloculaire, bivalve, terminée par un stigmate simple et très-aigu; graines ovées, non bordées, et disposées en une seule série; cotylédons plans, incombants. Ce genre a été fondé sur des plantes dont plusieurs étaient placées parmi les Cheiranthus et les IJesperis des auteurs ; il offre en effet quelques affinités avec ces genres, cependant il s’en distingue facilement par le port et par quelques caractères dont le principal réside dans le stigmate subuté, très aigu et comme simple, c’est-à-dire formé par l'intime réunion de deux. En raison de ses cotylédons incombants. De Candolle a placé le Malcomia à la tète de la tribu des Sisymbrécf, immédiatement avant P Hcsperig. Les espèces dont il se compose sont au nombre de quinze, toutes indigènes du bassin de la Méditerranée. Ce sont des plantes herbacées, annuelles ou vivaces, scabres ou le plus souvent veloutées de poils étoilés, à feuilles oblongues ou ovales, entières, dentées ou sinuées, pinnatifides; les Heurs sont disposées en grappes, de couleur blanche ou purpurine, quelquefois très petites, et susceptibles de doubler par la culture. C’est à ce genre qu’appartiennent plusieurs petites plantes cultivées dans les jardins, et qui font un effet assez agréable comme bordures des parterres.

Malcomie maritime. Malcomia marilima , Br. et DC., toc. cil.; Cheiranthus marilimu» , L.; Hesperis inarilima , Lamarck. Elle a une ligedresséeel rameuse, garnie de feuilles elliptiques, obtuses, entières, atténuées à la base, couvres d'uu duvet très-court. Celte petite espèce, que l'on connaît sous le nom de Giroflée de Mahon. croit dans les localités sablonneuses des contrées de l'Europe et de l'Afrique, que baigne la Méditerranée; elle se sème en place, dans une terre légère et à l’exposition du soleil : quand le terrain lui convient elle se resème d’elle-inéme , et ne demande aucun soin.

MALCOT. rois. L’un des noms vulgaires du Gadus bar but ns. y. Gade.

MALDAMES. Matdaniœ. axxêi. Famille de l’ordre des Serpulées, établie par Savigny (Système des Ànnélides, p.70 et 92) qui lui a donné pour caractère propre d’èlre privée de branchies. Les Maldanies se distinguent des Amphitrites et des Téléthuses, par cette absence des branchies extérieures; elles ont en outre une bouche sans tentacules, formée par deux lèvres extérieures; leurs pieds sont dissemblables, ceux du premier segment nuis ou anomaux, ceux des segments suivants ambulatoires et de plusieurs sortes; la première paire et les deux paires suivantes sont constamment dépourvues de rames ventrales el de soies à crochets. L’ana-

tomie a fait voir que ces Annélides avaient l’intestin grêle sans hoursouffliires sensibles, dépourvu de cæcum et (out droit. Cette famille ne comprend que le seul genre Clymène. V. ce mot.

Savigny rapporte à cette famille quelques Annélides peu ou mal connues : 1° le Cambriens tnbicola de Muller (Zool. Dan., pl. 75). qui semble incomplet par la perle de quelques-uns de ses anneaux postérieurs : Lamarck le décrit sous le nom de Tubifcx ma ri nus; 2°le Lnmbricus sahellaris de Muller (toc. ciï.,pl. 104, fig. 5), qui parait manquer de quelques anneaux antérieurs; 3° enfin le Lnmbricus aqnaticus d'Otbon Fahricitis ( Fa un a Groenl., n" 203).

MALEFOU. bot. L’un des noms vulgaires de VOrchis masenta. F. Orciiide.

MALENTOZOAIRES. Matentosoaria. »oi.i. Soustype établi par Blaiiiville dans les Mollusques, avec des changements assez notables, pour les animaux que les auteurs désignent sous le notn de Cirrbipèdes ou Cirrbopodes. y. ces mots et Mollesqces.

MALESHERBIA. bot. Ce genre appartient à la Pentandric Monogyuie, L., et à la famille des PassiHorécs, desquelles cependant son port ne le ferait pas rapprocher à la première vue. Son calice forme un tube plus ou moins long, divisé à son sommet en cinq lanières, au dedans et dans l’intervalle desquelles s’insèrent cinq pétales plus courts; au dessous d’eux est une couronne composée de dix écailles dentées au sommet, et de consistance membraneuse; du fond du calice s’élève un support inférieurement cylindrique, puis dilaté et chargé, sursoit contour, de cinq étamines, el à son milieu, d’un pislil libre. Les filets des étamines, minces et aplatis, dépassent un peu le calice et portent à leur sommet des anthères biloculaircs el introrses. L’ovaire est de forme ovoïde et uniloculaire; au-dessous de son sommet parlent de sa^frfjce trois styles filiformes, plus longs que les étamines el terminés par des stigmates en tète. Le fruit est ordinairement caché dans le calice persistant qu’il dépasse à peine; c’est une capsule qui s’ouvre en trois valves depuis son sommet jusqu’à la hauteur où s'insèrent les styles, avec lesquels ces valves alternent. Elle est indéhiscente dans le reste deson étendue, que parcourent trois placentaires longitudinaux, également alternes avec les styles. cl chargés d’un grand nombre de graines, le plus ordinairement ascendantes. En instituant ce genre, Ruiz et Pavon ont voulu que les fastes de la botanique retentissent aussi d’un nom consacré par la vertu et le respect. Lamoignon de Malesherbes donnait à l’étude de la botanique tous les moments que n’absorbait point entièrement sa courageuse philanthropie; ses mémoires aussi judicieux que savants sur les Pins, sur le Mélèze, sur les Orchis. sur le premier Mahaleb, vulgairement bois de S “--Lucie, témoignent d’un observateur profond, d’un véritable botaniste. En même temps que les auteurs de la Flore du Pérou, Cavanilles établissait, deson côté,uu genre semblable sons le nom de Gynopleura ; mais ce nom tiré de l'insertion latérale des styles, a du céder à l’autre. Le genre Malesherbie ne se compose encore que de deux espèces, originaires l’une du Pérou, l’autre des Andes du Chili.

Malesüerbie a feuilles linéaires. Malcsherbia livcarifolia, Poir.; Malesher bia paniculata, Don; Malesherbia coronata, Sw.; Gynopleura littcarifolia, Cav. Ses tiges sont herbacées, rameuses, cylindriques, élevées d'un à deux pieds, chargées d'une pubescence glanduleuse et garnies de feuilles sessiles, alternes, presque linéaires, longues de deux à trois pouces, recourbées, découpées en trois lobes à leur base, largement et irrégulièrement dentées en leurs bords qui sont finement ciliés, tomenleuses, d'un vert un peu glauque et ponctué; elles sont accompagnées à leur base de deux petites folioles en forme de stipules. Les fleurs sont solitaires, axillaires, longues d'un pouce, portées sur un pédoncule d'une taille au moins égale et velu. Le périanthe se compose d'un calice pubescent et tubuleux, divisé au sommet en cinq lanières vertes, nuancées de pourpre au dedans; dans les intervalles s'insèrent cinq pétales colorés en pourpre bleuâtre; au-* dessous d’eux est une couronne composée de dix écailles dentées au sommet et de consistance membraneuse. Ou cultive celte plante en serre chaude et dans la tannée; on lui donne pour sol le terreau de bruyère, uni à la terre douce et franche, et l’on modère les arrosements surtout en hiver. On la propage assez facilement par les moyens des boutures étouffées.

La seconde espèce, Malcsherbia thyrsiflora , Ruiz, Pav., a des épis longs et loufFus; son calice est beaucoup plus renflé.

MALESTAN. rois. L'un des noms vulgaires de la Sardine, espèce du genre Cllfe. F. ce mot.

MALFAISANTE. ns. On a donné ce nom au Scoloperulra morsifans. A'. Scolopendre.

MALFIM. ois. Espèce de Faucon, du sous-genre Autour. F. Faucon.

MALGOT. ois. Synonyme vulgaire de Macreuse, espèce du genre Canard. A', ce mot.

MALUERBE. bot. L'un des noms vulgaires du Plumb a g o Europea, du G tabula via Turbilh et du Daphné Mexcreum.

MAL1CORE. Malicorium. bot. Ruellius appelle ainsi l’écorce du fruit du Grenadier, qui est employée en médecine comme astringente et tonique, F. Grenadier.

MALIGNE, reft. Espèce du genre Couleuvre, F. ce

mot.

MAL1MBE. ois. Espèce du genre Tisserin, de laquelle Vieillot avait emprunté autrefois le nom qu’il donnait à un genre. F. Tisserin.

MALINATHALLA. bot. (L’écluse dans Delon, p. 112.) Synonyme de Cyperus esculcntus, L. F. Souchet.

MAL1NE. céol. On donne vulgairement ce nom à la plus haute marée de chaque mois.

MALIODE. F. Acide.

M A1.KaLA-KOL KLa.ois. Espèce du genre Gobe-Mouche. F. ce mot.

MALKOHA. Phœnicophaus. ois. Genre de l’ordre des Zygodactyles. Caractères : bec plus long que la tète, robuste, épais, arrondi, arqué; fosses nasales très-petites; narines arquées, placées de chaque côté du bec, mais loin de sa hase et près du bord de la mandibule; yeux entourés d’une membrane mamelonnée; quatre doigts, deux devant et deux derrière; ongles

fl»

courts, peu courbés; ailes très-courtes; les trois premières rémiges étagées, la quatrième ou la cinquième plus longue; dix reclrices étagées. La seule espèce de ce genre, qui eût été bien connue avant que Levaillant ait donné la description de son Rouverdin, avait été placée par Gmelin dans le genre Coucou; mais en observant bien les caractères particuliers de ces Oiseaux, en tenant compte surtout de quelques-unes de leurs habitudes que des voyageurs ont récemment été à même de remarquer, on ne peut s'empêcher de reconnaître que la réunion (les Malkohas avec les Coucous n’était ni naturelle ni méthodique, et que Vieillot a agi trèsconséquemment en établissant un genre nouveau. Les Malkohas habitent les régions les plus chaudes de l'Inde et la plupart des Iles de son immense archipel ; leur vol est irrégulier, lent et de peu d’étendue, ce que l’on peut attribuer à la gène qui doit résulter d'ailes fort courtes avec une queue très -longue; néanmoins ils placent leurs nids à la plus haute extrémité des arbres élevés, comme pour en défendre l’accès aux Singes; ils se nourrissent exclusivement de haies et de fruits, et paraissent, ainsi que quelques Colombes, très-friands du brou pulpeux de In Muscade.

Malkoiia a bec peint. Phœnicophaus calyorhy fichus, Temm.,Ois. cotor., pl. 349. Parties supérieures d’un rouge-marron vif, les inférieures d’une nuance un peu plus pâle; sommet de la tète d’un cendré-blcuâtre clair; queue longue, étagée, à moitié d’un violet foncé, avec des reflets bleus; mandibule supérieure jaune, puis noire, ensuite blanche à la pointe, l'inférieure d'un rouge de cerise ; les yeux enveloppés d'un cercle étroit de peau nue. Taille, dix-neuf pouces. Des Iles Moluqucs.

MALkonA de Diard. Mvlias Diardi , Less. Parties supérieures d'un brun-verdâtre foncé, les inférieures d’un gris ardoisé; gorge d'un gris blanchâtre; queue de moyenne longueur, étagée, brune, terminée de blanchâtre; bec jaune. Taille, dix pouces. De Java.

Malkoua de Java. Phœnicophaus Jacanicus, llorsfield. Son corps est noirâtre avec des reflets verdâtres pâles; gorge, devant du cou. sommet de la tête, nuque et cuisses d’un brun ferrugineux; extrémité des rcctrices blanche; bec brun. Taille, seize pouces.

Malkoba mClanognathe. Phœnicophaus tn clan ognathu#. llorsfield; Cuculus tnelanognalhus , Raffles. Parties supérieures d'un vert bronzé brillant, les inférieures ainsi qu’un large Imrd de la queue d’un rouge brunâtre; bec noirâtre bordé de jaune; narines allongées, sildécs à la base d'un sillon qui s’étend jusqu'au milieu du bec; queue très -longue. Taille, dix -sept pouces. De Java.

Malkoiia Rot verdin. Phœnicophaus viridist Lcv. Parties supérieures d’un vert foncé irisé; sommet de la tète, joues et portion de la nuque d'un brun cendré, avec quelques reflets verdâtres; rémiges d’un noir bleuâtre; reclrices d’un vert foncé, luisant, largement terminées de brun roux , les latérales sont presque entièrement de cette nuance; menton d'un gris ardoisé; gorge et côtés du cou d'un roux qui perd de son éclat à mesure qu'il s'étend vers les parties inférieures qui tirent au brun; mandibule supérieure verte,

5fî

l'inférieure noire, avec l’arête d’un rouge vif; orbite oculaire d'un rouge orangé, beaucoup plus vif vers l'angle du bec; pieds d'un gris noirâtre. Taille, seize â dix-huit pouces. De Java.

Malkoiia sombre. Meliaa triaiis , l.ess. Parties supérieures d'un brun ardoisé et sombre, les inférieures d’un gris ardoisé; gorge d’un gris cendré, avec quelques flammes ou slrics noires; tour des yeux dénudé et rouge; queue très-longue, très-étagée, d’un bleu verdâtre foncé, à reflets irisés, et terminée de blanc; bec vert; pieds cornés. Taille, vingt-deux pouces. De Sumatra.

Malkoha a sourcils rouges. Phœnicophaua aupercilioaua, Cuv. Parties supérieures noires, à reflets violets; extrémité des rectrices blanche et arrondie; parties inférieures d'un blanc sale; bec cendré; orbite des yeux rouge, avec deux rangées, en forme de sourcils, de plumes effilées, d'un rouge vif; pieds gris. Taille, dix à onze pouces. Des Philippines.

MaLKOHA a TfcTE ROUGE. V- MALKOHA A VEXTRE BLANC.

Mai kora a ventre blanc. Phœniphaua leucogaa/er, D.; Cuculus pyrrocephalus, Grael. Parties supérieures d'un noir nuancé de verdâtre; télé et cou d'un noir verdâlre, avec une strie blanche sur chaque plume; extrémité des rectrices blanche ; gorge et devant du cou d’un vert sombre; poitrine, parties inférieures et tectrices caudales blanches; bec d'un vert olive, jaunâtre à la pointe cl à la base en dessous; orbite des yeux d'un rouge orangé; pieds d'un gris bleuâtre. Taille, quinze à seize pouces. ÜeCeylan.

MALLÉABILITÉ. us. Propriété que possèdent certaines substances minérales et les métaux particulièrement, de pouvoir s'étendre en feuilles plus ou moins minces, sous le choc du marteau ou sous la pression du laminoir. Voici l’ordre dans lequel divers métaux peuvent être rangés quant à celle propriété: Or, Platine, Argent, Cuivre, Fer, Étain, Plomb, Zinc, Nickel, etc.

MALLÉACÉES. coxcn. Famille de Mollusques Acéphales, établie par l.amarck pour une partie des genres faits aux dépens des Huit res de Linné. Plusieurs des genres qui composent aujourd'hui la famille des Malléacées étaient compris dans celle des Byssifères du même auteur, dans ses premières familles de In Philosophie Zoologique et de l'Extrait du Cours. Depuis, les Byssifères furent partagés en deux parties : l'une qui forme la famille des Pertinides, V. ce mot, et l’autre celle dont il est ici question. Elle est composée des genres suivants : Crénatulc, Pcrnc, Marteau, Avicule et Pintadiue, f'. ces mots. Blain ville, sans adopter le nom de Malléacées, a pourtant admis la famille, en la soumettant à quelques changements et en y ajoutant quelques genres. P. Margaritacëes. Lalrcille a fait de même que Blainvillc, c'est-à-dire qu'en conservant les mêmes genres dans un même groupe et en y faisant de très -petits changements, il a cru nécessaire de changer la dénomination de Malléacées pour celle d'Oxigones. y, ce mot.

MALLËE. Mallca. bot. Genre de la famille des Méliacées, institué par Jussieu qui lui a reconnu pour caractères essentiels : calice â cinq dcnls; cinq pétales étalés; dix étamines soudées inféricureuieul en un tube court et

épaissi à sa base, libres ensuite, divisées au sommet en deux découpures au milieu desquelles est placée l'anthère qui est dressée, cordée et suhapiculée; style court, en massue; stigmate hémisphérique, partagé en cinq lohes au sommet ; ovaire ù cinq loges biovulées; ovules pendants aux parois latérales. Le fruit consiste en une haie renfermant des nucules disposés en verticillcs, déhiscents et monospermes.

MALLETTE A BERGER. bot. L’un des noms vulgaires du 7'hlaapi Hursapasloria, 1.

MA ILEUS, coxca. P. Marteau.

MaLLINGTOMA. bot. Schreher, Willdenow et Steudel oui ainsi altéré l'orthographe du mol Millingtonia, nom d'un genre établi par Linné 61s, et adopté par Jussieu. y. Millixgtoxie.

MALLOGCUIA. bot. Ce genre de Légumineuses, institué par Savi pour le Dotichos gladiatua de Jacquin, a •été réuni au genre Canacalia du professeur De Candolle.

MALLOCOCCA. bot. L'arbuste des iles de la mer du Sud, dont Forster Ht un genre 60us ce nom, appartient au genre Gretcia. y. Gren ier.

MALI.ODÈRE. Malloilcrua. ixs. Coléoptères létramères; genre de la famille des Prionides, institué par Dupont qui lui a reconnu pour caractères antennes en scie, de onze articles; mandibules grêles, à peu près de la longueur de la tète, arquées et aiguës â leur extrémité, avec une seule dent peu apparente à leur base; palpes maxillaires assez longues, dépassant l'extrémité des mandibules, avec le dernier article déprimé et coupé carrément; tète petite, moins longue que large; corselet à peu près aussi long que large, trèslaineux, ayant â ses angles antérieurs une forte épine recourbée postérieurement, laquelle est armée antérieurement de trois autres petites épines inégales; écusson grand, arrondi postérieurement; élylres longues, un peu plus larges dans leur milieu, fortement chagrinées. ayant chacune trois ou quatre sillons distincts, avec une épine acérée à leur extrémité, près de la suture; jambes postérieures les plus longues; tarses grêles.

MallodEre microcéphale. Malloderua microcephulua , Dup. Tète couverte de poils épais et fauves; yeux et mandibules noirs; antennes brunâtres, avec les premiers articles très - obscurs ; corselet velu et fauve, avec les épines noires; élylres chagrinées, duveteuses, fauves, bordées de noir; abdomen velu et noirâtre; cuisses et jambes noires; tarses fauves. Taille, vingt et une lignes. Du Chili.

NALLOTE. ins. Diptères; genre de la famille des Anthéricéres, tribu des Syrphies, établi par .Meigen, avec les caractères suivants : antennes avancées, un peu rabattues, plus courtes que la tète, insérées au-dessous d'un rebord très-prononcé du front, composées de trois articles : les deux premiers courts, égaux entre eux, le troisième large, transversal, portant vers son milieu une soie nue; ouverture de la cavité buccale oblongue, fortement échaucréc par devant; trompe grosse, charnue, retirée dans la cavité buccale lors du repos; suçoir de quatre soies, les inférieures à peu près de la longueur des palpes qui sont presque cylindriques, un

peu plu» épaisses ter» leur extrémité, et de moitié de la longueur de la soie supérieure ; téle hémisphérique, un peu aplatie en devant; hypostomc velu, allongé, presque perpendiculairement, tuberculé dans son milieu ; yeux espacés; ocelles au nombre de trois et placés en triangle sur le vertex; corps court, très-velu; .corselet globuleux; écusson grand et arrondi postérieurement ; ailes assez grandes, écartées l'une de l’autre dans le repos; leur cellule marginale pédiforme; cuillrrons doubles, ciliés, assez grands; balanciers couverts; abdomen convexe, globuleux et composé de quatre segments, outre l'anus; pattes fortes; cuisses postérieures simples, grêles, avec les jambes arquées; premier article des tarses presque aussi long que les quatre suivants pris ensemble, le dernier fort court, muni de deux crochets, ayant une forte pelolte bifide dans leur entre-deux. Neiges décrit trois espèces de Malloles qu’il notnmc Maflota riltala , Dipl. fc'urop., t. 3, p. 378; Ma Ilot a megiüiformii et Mullota fuscifonni s. Toutes trois se trouvent en Europe.

MALLOT1UM. bot. y. Conta*.

MALLOTUS, bot. Loureiro a décrit sous ce nom un arbre de la Chine, dont il représente les feuilles comme tricuspidées et tomenteuses . les fleurs disposées en grappes et diokques. Leur seule enveloppe est un calice composé de trois folioles étalées et velues; dans les mêles, on trouve de nombreuses étamines insérées sur le réceptacle; dans les femelles, trois styles longs, réfléchis, velus, colorés; un fruit capsulaire revêtu de villosités nombreuses, longues et molles, à trois lobes et autant de loges monospermes. Willdenow regardait le Mallot mj comme devant être rapporté au Tretcia : tous ces caractères portent à penser qu'il faut plutôt le rapprocher du Ralliera, genre de la famille des Eupliorbiacécs.

MAI.MAISON. bot. L’un des synonymes vulgaires d’Astragale des champs.

MALOi'E. Malope. bot. Genre de la famille des Malvacées, cl de la Monadelphie Polyandrie, L., ainsi caractérisé : calice quinquéfide, ceint d’un involucre à trois folioles curdiformes; corolle ù cinq pétales é talés, plus grands que le calice, réunis par leur base, et adnés au tul>e des étamines; celles-ci, très-nombreuses, monadelphes. à anthères rénifurmes; ovaire surmonté d’un style divisé supérieurement en plusieurs branches terminées par des stigmates sélacés; plusieurs carpelles monospermes réunis en tête. Ce genre ne contient que quatre espèces indigènes du bassin de la Méditerranée. Celle qui doit être considérée comme type, est le Malope malucoides, L. et Cavan. (Dissert., lab. 37, fig. 1). Elle a des feuilles ovales, crénelées, accompagnées de stipules oblongues, linéaires; des pédoncules axillaires ne portant chacun. qu'une seule Heur purpurine ou violette. Cette plante croit en Italie, en Espagne, ainsi que dans les départements méridionaux de la France et riverains de la Méditerranée.

Pline donnait le nom de Malope à la Rose trémière, Alcea rosea , L. y. GumxuvE.

MALOT. tas. L’un des noms vulgaires des Taons.

MALOUASSE. ois. (Salerne.) Synonyme vulgaire du Gros-Bec. y. ce mot.

MALPIGBIACÉES. Malpighlacew. bot. Famille naturelle de plantes dicotylédones polypétales. à étamines hypogyncs, ayant pour type le genre Malpighia de Linné, qui a été divisé en plusieurs genres assez distincts les uns des autres. On reconnaît les plantes de la famille des Malpighiacées à leur calice monosépale, souvent persistant, à quatre ou cinq divisions profondes, offrant le plus généralement deux grosses glandes sur chaque division; leur corolle manque fort rarement. et se compose de cinq pétales longuement onguiculés, alternes avec les lobes du calice, et étalés. Lesétamines. au nombre «àc dix, et rarement moins nombreuses, sont monadelphes tout à fait par la base de leurs filets, quelquefois elles sont entièrement libres; les anthères sont arrondies, extrorses, à deux loges s'ouvrant par une fente longitudinale. Le pistil est tantôt simple et trilobé, tantôt formé de trois carpèlles réunis plus ou moins entre eux; dans le premier cas il est à trois loges, dans le second chaque carpelle est uniloculaire et contient un seul ovule suspendu à l’angle interne, un peu au dessous du sommet. Les styles, au nombre de trois, sont parfois réunis en un seul, et terminés chacun par un stigmate simple et très petit. Le fruit, qui est sec ou charnu, se compose de trois carpelles distincts, ou il forme une capsule ou un nticulainc à trois loges, rarement à deux ou à une seule loge par suite d’avortement. La capsule est ordinairement relevée d'ailes membraneuses, très saillantes, dont le nombre varie de deux à quatre. Le nuculaine renferme tantôt trois nucules uniloculaires. tantôt un 6eul noyau à deux ou trois loges toujours monospermes. Chaque graine se compose d'un tégument propre, peu épais, recouvrant immédiatement un embryon qui, à lui seul, forme la masse de la graine. Cet embryon a la mémo direction que la graine, c'est-àdire que sa radicule correspond au hile; elle est en général courte et conique; les deux cotylédons, qui sont épais, charnus et souvent inégaux, sont recourbés sur eux-mémes.

Les plantes qui forment ce groupe naturel sont des arbustes ou des arbrisseaux quelquefois sarmenteux et grimpant», très-rarement des arbres. Leurs feuilles opposées, à très-peu d’exceptions près, sont simples, non ponctuées, entières ou quelquefois lobées, accompagnées ordinairement, à leur base, de deux stipules. Les fleurs, généralement jaunes ou blanches, forment des grappes, des corymbes ou des sertules axillaires ou terminaux. Les pédicelles qui supportent les fleurs, sont souvent articulés vers leur partie moyenne où ils offrent deux petites écailles.

Dans le Généra Plantarum, la famille des Malpighiacées se compose des seuls genres Ranisteria , Triopteri» et Malpighia, à la suite desquels sont placés comme ayant quelque affinité avec eux. le gcure Trigonia aujourd'hui rangé dans la famille des Ilippocratéacées, et le genre Erylhroxylum devenu le type d'un ordre naturel nouveau, sous le nom d’Érythroxylées. Cavanilles, dans ses Dissertations, a établi les genres Galphimia et 7’etrapteris , Du Pelit-Thouars le Tristellateia. Dans le Mémoire de Jussieu, sur les Malpighiacées (Ann. Mus., 18, p. 471) ), le professeur

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