‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 9 sur 148 · MAL · texte numérisé non relu

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Richard a formé les genre» Byrsonima et Bunchusia adoptés depuis par Kunlh et De Candolle, et qui sont des démembrements du genre Malpighia de Linné; Kunlh (*» Ilumb. A'op. Gêner. , 5, p. 145) a proposé les deux genres Gaudichaudia et f/eteropteris. Enfin, Auguste Saint-Uilaire (Bull. Socfëi. Philom., an. 1823) a établi un nouveau genre qu'il nomme Camarca. De Candolle, dans le premier volume de son Prodromus Systematis, divise ainsi cette famille:

1re Tribu : MalpighiEes.

Trois styles distincts ou rarement réunisen un seul; fruit charnu et indéhiscent, «feuilles opposées.

Malpighia, Rich., in Juss.; Byrsonima, Rich., in Juss.; Bunchosia, Rich., in Juss.; Galphimia, Cavan.; Caucanthus , Forsk.

2° Tribu : IIiptacées.

Un seul style; carpelles secs, indéhiscents, monosperraes, ordinairement munis d'ailes membraneuses; feuilles opposées ou verticillées.

H i plage, Gært.; Tristcllateia , Du Petit- Thouars; Thryallis , L.; Aspicarpa , Rich.; Gaudichaudia, Kunlh; Camarca , Aug. St. Mil.

3e Tribu : DaxistEriêes.

Trois styles distincts; carpelles secs, monospermes, indéhiscents, munis d’ailes ; feuilles opposées ou ver- Ucillécs.

Uirasa, Jacq.; Triopterh , L.; Tetraptcris, Cavan.; Banislcria, L.; f/eteropteris, Kunlh.

De Candolle rapproche des Maipighiacées, le genre A Jota de Lamarck.

La famille des Maipighiacées est voisine des Acérînées, des Hippocratéacées et des Hypéricinées. Elle se distingue des Acérinées par ses pétales longuement onguiculés et ses étamines monadel plies; par son fruit dont les loges ne contiennent qu'une seule graine renversée. Quant à la famille des Hippocratéacées, ses étamines dont le nombre ne dépasse pas cinq, son ovaire dont les loges contiennent chacune quatre ovules, son embryon qui a la radicule inférieure, la distinguent facilement des Maipighiacées. Les Hypéricinées, par leurs étamines indéfinies et polyadelphes, leur ovaire simple et leurs loges polyspermes, s'éloignent des Malpigltiacées.

MALP1GHIE. Malpighia. bot. Les caractères de ce genre de la Décandric Trigynie, tels qu’ils ont été modifiés par le professeur Richard, présentent : un calice hémisphérique â cinq divisions peu profondes, généralement munies de glandes en dehors; une corolle de cinq pétales onguiculés, réniformes, arrondis, étalés; dix étamines bypogynes, ayant les filets réunis et monadelphes seulement par leur base; un ovaire à trois loges contenant chacune un seul ovule suspendu ; trois styles tcrminéschacun par un stigmate tronqué; et pour fruit un nuculaine ovoïde, cérasiforme, contenant trois et très-rarement quatre nucules osseux et monospermes. Ainsi caractérisé, ce genre est très-distinct; on en a retiré les espèces de Linné, qui ont pour fruit un drupe contenant un noyau à trois loges. Ces espèces forment le genre Ityrsonima de Richard; et celles qui ont un seul style et deux ou trois nucules monospermes, constituent le genre Bunchosia, du même botaniste. Les

Malpighies sont des arbustes ou rarement des arbres de l'Amérique méridionale ; ils portent des feuilles opposées. quelquefois verticillées par trois, entières ou dentées et épineuses, accompagnées à leur base de deux stipules. Les Meurs sont en général disposées en scrtules ou ombelles simples et axillaires, environnées de bractées; très-rarement elles sont solitaires. Ces fleurs sont ou roses ou purpurines.

Malpigme a fecilles étroites. Malpighia attgusti folia, Plum. C’est un arbrisseau dont la tige se divise en branches et en rameaux revêtus d’une écorce grisâtre, chargée de poils soyeux et couchés. Ses feuilles sont lancéolées- linéaires, très- cou rteroent pétiolées, imparfaitement opposées et presque distiques, trés-aiguës, sinuoso-denlées en leurs bords, luisantes et d'un vert foncé en dessus, plus pâles en dessous, chargées çà et IA de longues soies roides et couchées. Les fleurs sont d'une couleur purpurine claire, portées sur des pédoncules grêles, géuiculés, moitié plus courts que les feuilles et disposés, quatre ù cinq ensemble, en petites ombelles axillaires.

Malpighie BRI-latte. Malpighia urens, L., Cavan., Dissert. 8, tab. 235, fig. 1. C’est un petit arbrisseau ayant ses feuilles opposées, presque sessiles, ovales, oblotigues, aiguës, glabres supérieurement, couvertes inférieurement de poils en forme de navette et attachés par le milieu de leur longueur, caractère qui appartient à un grand nombre d'autres espèces de ce genre; ces feuilles offrent à leur base deux petites stipules courtes et aiguës. Les fleurs sont pédonculées, réunies plusieurs ensemble â l'aisselle des feuilles. Les fruits sont de petits drupes globuleux, rouges, de la grosseur d'une Cerise. On les mange dans les Antilles, après les avoir fait confire au sucre. Les poils des feuilles, couchés et à peine visibles au premier coup d'œil, sont très-aigus, roides cl très-piquants.

Malpighie glabre. Malpighia glabra , L. Celte espèce, que l'on appelle aussi Cerisier des Antilles, est un arbrisseau de quinze â dix-huit pieds de hauteur. Ses feuilles, courlemenl pétiolées, sont ovales, aiguës, entières, glabres, coriaces et luisantes. Les fleurs sont disposées en ombelles â l'aisselle des feuilles. Les fruits sont charnus, rouges et cérasiformes; ils ont une saveur aigrelette, qui n’est pas désagréable.

MALPIGHIEES. bot. (De Candolle.) F. Malpighia-

CÉB8.

MALPOLE. rept. Espèce du genre Couleuvre. F. ce mot.

MALPOLON. rept. Nom vulgaire de plusieurs petits Serpents deCeylan, particulièrement de l’Asiatique, espèce du genre Couleuvre. V. ce mot.

MALSTRGEM. gëol. F. Cochant.

MALT. bot. Nom qu’on donne aux graines de l’Orge et de plusieurs autres Graminées, quand on les a préparées pour la fabrication de la bière. La préparation du grain consiste à le faire germer, â l'exposer, vingtcinq ou trente heures, après que les germes ont paru, à une température de 55 à 00°, puis â séparer les germes par le frottement qu’on fait subir â la masse de grain.

MALTERRUN'IA. bot. Le genre de Graminées, établi

sous ce nom par Kunlh, Gram. 0, (. 3, ne diffère point du genre Oryza de Linné. Riz.

MA LUI A . pois. L'un des noms vulgaires du MUandre. F. Squale.

MALTUE. us. Synonyme de Poix minérale. F. Bi-

TtJIB.

MALT1IEE. pois. L'une des divisions du genre Lopliie. V. ce mot.

MALTHINE. Malthinus. iss. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Scrricornes, tribu des Lampyrides, établi par Lalrcille aux dépens des Télépliores de Scbœffer (Can tha ris, Lin.), et n'en différant que par les palpes qui sont terminées par un article ovoïde, par la tète qui est amincie en arrière, et par les élytres qui sont plus courtes que l’abdomen. Ces insectes ont les mêmes habitudes que les Téléphores, leur organisation est aussi la même; ce sont de petites espèces qui vivent sur les plantes, et plus particulièrement sur les arbres; elles se trouvent presque toutes aux environs de Paris.

Maltiiimk bordé. Mullliinus tnarginalus , Lalr.; Can tha ris bisagillala, Panz. (Fattn. Ins., etc., fuse. 11, f. 15); la Nécydale à points jaunes, Geotf. (Ins. de Paris); Cantharis minimu? Fab. F., pour les autres espèces, Latrcille (Gen. Crust. cl Ins.), Olivier, Geoffroy, etc.

MALURCS. ois. Synonyme de Mérion. F. ce mot.

MALUS. bot. F. Pommier.

MALVA. bot. F. Mauve.

MALVACÉES. Malcaceœ. bot. Famille de plantes dicotylédones polypélalées, à étamines liypogynes, ayant pour type le genre Malca. Celle famille, telle qu'elle a été circonscrite par les botanistes modernes et particulièrement par R. Brown et kunlh, diffère beaucoup de la famille des Malvacées, ainsi que l'avait établie Jussieu dans son Gênera Planlarum. Ce savant botaniste avait divisé les genres nombreux qui la composaient en sept sections. Les trois premières de ces sections forment seules aujourd'hui la famille des Malvacées. à laquelle on a réuni quelques-uns des genres épars dans les autres sections. Yenlenat (Plant, du jard. Malm.) a d'abord établi une famille des Sterculiacées, qui tient le milieu entre les Malvacées et les Tiliacées, et qui avait pour principal caractère : des étamines monadelphes et des graines munies d'un endosperme. Robert Brown, dans ses General Ut-marks, considère les Malvacées, non comme une simple famille, mais comme une classe qui comprend les Malvacées de Jussieu, les Sterculiacées de Yenlenat, les Cblénacées de Du Petit-Tbouars. les Tiliacées de Jussieu, et une famille nouvelle qu'il nomme Bytlnériacécs. Plus récemment le professeur Kunlh, dans un travail spécial et dans le cinquième volume des A’orn Généra de Uumboldt, a autrement circonscrit les Malvacées. Il y place seulement les trois premières sections des Malvacées de l'auteur du Généra Planlarum. adopte les Byllnériacéesde Robert Brown, auxquelles il réunit les Sterculiacées de Yenlenat et le groupe des llcrmanniéesde Jussieu, et forme uue nouvelle famille qu'il nomme Bombacées, des genres Uombax , Cheirosternon, Pachira, Ilelicteres, Cavanillcsia , Matisia cl Chorisia. Ces

changements ont été adoptés par De Candollc dandfe premier volume de son Prodromus S/stematis. D’après la nouvelle coordination du groupe des Malvacées, tel qu’il a été défini par Kunlh, le calice est monosépale, persistant, à cinq divisions plus ou moins profondes, à préfloraison valvaire, assez souvent accompagné en dehors d’un second calice ou calicule externe. La corolle est formée de cinq pétales réguliers et hypogynes, quelquefois réunis entre eux par la base, au moyen d’une prolongation de la substance des filets staminaux.de manière à représenter une corolle monopétale. Les étamines sont fort nombreuses, toujours monadelpbes; les filets sont libres dans leur partie supérieure où ils se terminent chacun par une anthère courte, arrondie, réniforme. uniloculaire, mais s'ouvrant en deux valves. Le pistil est libre, sessile ou slipité, composé de lrois.de cinq ou d'un plus grand nombre de coques uniloculaires, contenant un ou plusieurs ovules attachés à l'angle interne. Les styles sont en même nombre que les coques ou loges de l'ovaire; ils sont quelquefois réunis entre eux. Les stigmates sont petits, simples et capitules. Le fruit est tantôt simple, charnu ou plus souvent sec, â trois, cinq ou un plus grand nombre de loges, s’ouvrant par leur partie moyenne en autant de valves, ou quelquefois restant indéhiscentes; tantôt c'est un fruit composé de cinq ou d’un plus grand nombre de coques, attachées ü un axe central, persistant, et s'ouvrant le plus souvent en deux valves. Les graines sont généralement réniformes. dépourvues d'endosperme; l'embryon a sa radicule dirigée vers le hile, et les cotylédons pliés. Les Malvacées sont des plantes herbacées, annuelles nu vivaces, des arbustes ou même des arbres extrêmement élevés; leurs poils, lorsqu'elles^!) ont, sont disposés en étoile. Les feuilles sont alternes, simples, entières ou diversement lobées et incisées; chaque feuille est accompagnée de deux stipules. Les fleurs qui sont quelquefois très-grandes et ornées des plus vives couleurs, offrent différents modes d’inflorescence. Les genres qui forment la famille des Malvacées sont assez nombreux ; on peut les distribuer de la manière suivante :

§ I. Calice accompagné d'un calicule.

Malopc, L. ; Malra, L.; Kilaibelia, VVilld.; Althœa , Cav.; l.aratcra, L.; Ma tac lira, L.; Urena , L.; Patonia , Cav.; Malcariscus , Dill.; Lebrelonia, Schrank; Hibiscus, L.; Thcspczia , Cavan.; Gossypium, L.; flcdoutca , Vent.; Fugosia , Juss.; Senra, Cavan.; Lopimia , Mari.

$ U. Calice nu, sans calicule.

Palava, Cavan.; Cristaria, Cavan.; Anoda, Cavan.; Periptera, DC.; Sida, Cavan.; Lagunea, Cavan.; In genhousia , DC.

MALVA-ROSEA. bot. Synonyme vulgaire tl'Alcœa. F. Guimauve.

MALVAVISCUS. bot. Vulgairement Mauvisque. Genre de la famille des Malvacées, et de la Monadclpbie Polyandrie, L., établi par Dillen (// ort . EU ha ta. , 310), adopté par Cavanilles, Jussieu, Kunlh et De Candollc. Il est ainsi caractérisé : calice quinquéfidc, entouré d'un involucrc polyphylle; cinq pétales dressés, égaux entre eux cl enroulés; étamines nombreuses cl monadelphes.

M A Al

dont le tube est adnô aux onglets des pétales; anthères réniformes, uniloculaires; ovaire à cinq loges monospertnes, surmonté d'un style à dix divisions terminées par des stigmates capilés; cinq carpelles bacciformes, monospermes, quelquefois légèrement distincts, le plus sçuvcnt réunis en une baie globuleuse, et à cinq loges. Ce genre a été décrit par Swartz, sous le noui d'Achania. Linné qui n'en connaissait qu'une seule espèce, le réunissait aux Hibiscus. Dans le premier volume de son Prodromus, le professeur De Candollea donné les caractères de quinze espèces distribuées en deux sections dont la première, qu’il a désignée parle norodMchania , est caractérisée par ses pétales auriculés d’un côté. Les oqze plantes qui la composent sont indigènes de l’Amérique méridionale, et surtout du Mexique et du Pérou; toutes sont nouvelles, et on en doit la description à Kunlli et à De Candolle, excepté pour celle qui a servi à établir le genre. Celte belle plante, qui est cultivée depuis longtemps dans les jardins d’Europe, mérite une courte description.

Malvaviscis arborescext. Malraviscus arborcus, Cav. (Diss., 5. t. *18, f. 1); Hibiscus Malraviscus, L.; Achania Malraviscus, Swartz. 11 a des rameaux pu* bescents, des feuilles cordiforines A (rois ou cinq lobes, acuminécs. un peu seabres. Les fleurs sont d’un beau rouge, solitaires, et leur involucelle court, à huit ou onze folioles dressées. Il croit naturellement dans les lieux pierreux et calcaires des Antilles, du Mexique et de la république de Colombie.

La seconde section se distingue par ses pétales non auriculés d’un coté. Elle a reçu le nom d 'Anotca, et elle renferme quatre espèces indigènes du Brésil et du Mexique.

MALVEOLA. bot. (Heilter.) Syi4oi#mc de Sida Abutilon , L.

MALYINDA. bot. Dil Ion avait donné ce nom â une espèce du genre Sida de Linné, et Burmann l’avait appliqué à un M'ait lie ri a et à un Urena. Enfin il a été employé par MédiLus pour désigner un genre formé aux dépens du genre Sida , et qui aurait été caractérisé par ses carpelles au nombre de cinq à douze, inonosperines et non renflés. Ce genre n’a été considéré par De Candolle ( Prudrom . Syst. Feyet., 1, p. 459) que comme une simple section du genre Sida. F. ce mol.

MAMANDRITE. polyp. ross. On a donné ce nom à quelques espèces d'Alcyons fossiles, dont la forme approche de celle de Y A ley onium Ficus.

MA MAT. ois. Synonymed’£‘//i6enza hyemalis , Lalli. F. Brlaxt.

MAMBUINE. sam. V. CufcYRE.

MAMBU. bot. On trouve dans l'Écluse ( Exolic ., p. 359 ), à l'article du Tabaxir (F. ce mol), que celte concrétion provient des roseaux aiborcscents, appelés Mambu, ce qui donne ce mol pour synonyme de Bambou.

MaMEI. bot. Pour Mainméa. F. ce mol.

MAMELLE, bot. Paulcl nomme ainsi divers Agarics.

M AMELLES, zool. On appelle ainsi les organes destinés à la sécrétion du lait, essentiellement formés par la glande mammaire, La présence de ces organes forme le caractère essentiel de toute une classe d'animaux,

qu’on a pour celle raison nommés Mammifères. F. ce mol pour les détails sur la structure et les modifications de ces organes dans les diverses familles des animaux Mammifères.

MAMELON, moll. On désigne ainsi en conchyliologie les premiers tours de la spire d’une Coquille, lorsqu’ils sont enflés et arrondis comme dans plusieurs Fuseaux et la plupart des Volutes.

Le Mamelon blanc de Dargenville est le Natica mamilia. F . Natice.

MAMELON, bot. Paulet donne ce nom à un groupe d’Agarics de petite taille.

MAMILLA1RE. M ami lia r ta. bot. Genre de la famille des Cactées, institué par Ilaworth (Syn., p. 177) et adopté par Pfeiffer dans son Enumeratio dingnostica Cactearum, p. 5, avec les caractères suivants : tube du calice adhérent à l’ovaire; son limbe divisé en cinq ou six lobes colorés, qui couronnent l’ovaire; corolle à peine distincte du calice, formée de cinq à vingt-cinq pétales plus longs que les sépales, mais de même qu'eux et avec eux, réunis en un tube compacte; étamines filiformes, disposées sur plusieurs rangs; style filiforme, couronné par un stigmate à trois ou sept divisions radiées. Le fruit consiste en une baie lisse, ohlongtie, dans laquelle sont logées des semences à cotylédons petits et aciiminés. Les Mamillaires sont des plantes suffrutescentcs. charnues, arrondies ou cyliiulracées, lactescentes ou remplies d’un suc limpide, dépourvues de feuilles, avec des tubercules subconiques, en forme de mamelons disposés en spirale, et portant au sommet des rayons d’épines qu'entoure souvent un duvet décidu; les fleurs sont sessiles à la base des mamelons et le plus souvent rangées circulaircment. Quelques espèces produisent des baies succulentes, bonnes à manger.

Pfeiffer décrit quatre-vingt-douze espèces de Mamillaires qu'il partage en deux coupes principales : les IJomoeacax tuées, qui ont toutes leurs épines presque égales, rigides ou sétacées, les centrales nulles ou b peine distinctes des extérieures ; et les UétehocartuEes dont les épines affectent des formes diverses, sont colorées et diffèrent, les centrales, des extérieures. En outre, chacune de ces coupes admet des subdivisions.

Mamillaire simple. Mamillaria simplex, Haw.; Cierge b mamelons, DC., PI, gras., fig. 111, Sa tige est ligneuse au centre, charnue autour de l'axe, d’abord arrondie, puis prenant la forme d’une poire ou d'une massue, un peu ombiliquée au sommet; mamelons coniques, obtus, entourés à leur base d'une laine quelquefois épaisse, couronnés d’une touffe de poils laineux > d'où sortent des spinules d'abord jaunâtres, et qui deviennent rouges en vieillissant; ces spinules sont disposées sur deux rangs : l'extérieur composé de quinze, en rayons, et l’intérieur de cinq dressées. Des Antilles.

Maxillaire de Galéotti. Mamillaria Galvottiana. Sa tige est conique, formée de mamelons quadrangulaircs, disposés en spirale, leur base est entourée d’une laine blanchâtre; les auréoles sont laineuses dans les jeunes et se trouvent sous le sommet des mamelons; les èpiucs sont au nombre de quatre, croisées -oppoi sécs, de longueur inégale, droites, un peu recourbées

(il

en arrière, jaunâtres d'abord, d'un gris corné ensuite. Les fleurs naissent des aisselles; elles sont d'un blanc laiteux, composées de douze à quatorze pétales. Cette espèce se trouve dans la collection de Yandermaelen , à Bruxelles, et lui a été envoyée par le naturalistevoyageur Galéolti qui l’a découverte aux environs de Mexico.

MAMILLES. Mamillæ. dot. Éminences arrondies ou déprimées, que l’on observe à la surface du pollen. V. ce mot.

MAMILLIFÈRES. acal. Lesueur a donné ce nom à une division des Zoophytes. dont Cuvier a fait depuis le genre Zoanlhc. y. ce mot.

MAMMA. soll. Genre formé par Klein ( Meth . Ostrac., p. 23), pour les Coquilles du genre Natice surtout, et des Tonnes ou autres qui ont une forme globuleuse. et dont l'extrémité se termine en mamelon ou en s'arrondissant.

MAMMAIRE. Mammaria. acal. Genre encore peu connu, ayant pour caractères : corps libre, nu, ovale ou subglobuleux, terminé au sommet par une seule ouverture; point de tentacules à l'oscule. On ne sait sur les animaux, autre chose que ce qui est énoncé dans leurs caractères génériques. Muller auquel on doit l’établissement de ce genre, et Fabriciusqui a fait connaître une espèce de Mammaire, se sont bornés à des descriptions trop succinctes pour que l'on puisse Hxer positivement leur place dans un cadre zoologique. Muller et Gmclin les rapprochent des Actinies; Lainarck les place à la fin de son second ordre des Tuniciers libres ou Ascidiens; Schwcigger les classe parmi les Mollusques, dans le voisinage des Ascidies. Ce genre renferme trois espèces qui vivent dans les mers du Nord : les Matnmaria mamitla , varia et globulus.

MAMMAIRES (vaiubacx). bot. On donne ce nom aux petits vaisseaux qui passent de la plumule dans les cotylédons.

MAMMALOGIE. Mammalogia. zooi. L’usage a consacré ce nom pour désigner la branche de l'Histoire naturelle qui traite des Mammifères. C'est certainement celle dont l'élude est la plus intéressante, la plus utile et la plus féconde en résultats dignes de la haute attention du philosophe, comme en applications journalières. Dans le temps même où l'élude des rapports était tout à fait négligée, on a dit, on a prétendu démontrer qu'il est parmi les animaux, des espèces si voisines de l'Homine, que c'est presque un préjugé de leur refuser ce nom; et personne n'ignore que plusieurs auteurs, et même le grand naturaliste qui a posé les |>reinières bases de la Zoologie, ont encore été plus loin en plaçant quelques Singes dans le genre Homo. Aujourd'hui que la théorie de l'unité de composition, en montrant tous les animaux formés sur le même plan, a fait voir également le véritable point de vue sous lequel il faut apercevoir l'analogie que présentent tous les êtres; aujourd'hui surtout que ces espèces, qu’on disait liées avec l'Homme par des rapports si intimes. ne sont plus connues par les seules relations de voyageurs souvent crédules et iguoranls, et presque toujours amis du merveilleux; les naturalistes ont apprécié à leur juste valeur des opinions en partie ad-

mises parce qu'on avait exagéré, et quelquefois même supposé des ressemblances, en même temps qu'on omet tait d’importantes et réelles dissemblances. Néanmoins l'élude zoologique des caractères extérieurs, et mieux encore, l'étude anatomique, l'étude approfondie de toute l'organisation de l'Homme, ont dès longtemps également montré que cet être, que ses facultés morales distinguent si éminemment de la brute, n'est cependant qu'un Mammifère aux yeux du naturaliste, c'est-à-dire aux yeux de celui qui ne considère que son organisation et ses qualités physiques.

Si l’organisation des Mammifères se rapproche ainsi réellement de l'organisation humaine; s’il y a entre toutes les parties de leur corps et celles du corps humain. non pas seulement de l’analogie, mais même de la ressemblance, quel jour l’étude de ces animaux ne jettera-t-elle pas sur l'histoire de l'Homme.' Ne serat-elle pas ulile, nécessaire même au philosophe qui cherchera à concevoir où est la source de cette intelligence humaine, tellement supérieure et peu comparable à celle des animaux dans un être qui n'a que la même organisation physique? L'anatomiste, le physiologiste ne devront-ils pas chercher une instruction plus approfondie sur la disposition ou la structure et sur les fonctions des organes de l'Homme, dans l'étude des organes analogues des Mammifères ? El la série de leur dégradation successive chez les animaux ne fournitelle pas. comme on l’a dit. une série de dissections et d'expériences toutes faites? Le physiologiste qui cherche, par des expériences sur les animaux vivants, à prendre, pour ainsi dire, la nature sur le fait, doit surtout porter son attention sur les espèces les plus voisines de l'Homme, sur les Mammifères, et même sur les premiers d'entre eux, si du moins il a pour but principal l'avancement de la Physiologie humaine; car la fonction étant comme la forme dont elle dépend, fugitive presque d’une espèce à l'autre , les expériences faites sur les Reptiles ou les Oiseaux ne fournissent que rarement des conséquences immédiatement applicables à l'Homme.

Les Mammifères ne doivent pas moins intéresser sous d'autres rapports : combien d’espèces, sans parler même de celles que l'Homine a réduites en domesticité, lui sont utiles par leur chair, leur pelleterie, leur graisse, leurs os, leur sang même? Combien au contraire il compte parmi eux d'ennemis, les uns redoutables par leur force, et les autres, quoique faibles, plus à craindre peut-être, ou du moins plus incommodes par leur petitesse même qui les dérobe à son action au milieu même de sa demeure, et dans ses champs qu'ils dévastent? Or, s’il est vrai que tous les êtres de la nature sont dignes de l'attention et de l'étude du naturaliste, on peut dire même de tout homme instruit, on doit également convenir que l'Homme a surtout besoin de connaître ceux avec lesquels il se trouve le plus fréquemment en rapport, ceux qui lui sont utiles pour les rechercher, ceux qui lui sont dangereux pour les éviter, ceux qui lui sont nuisibles pour les détruire.

On ne doit donc pas s'étonner que l'on se soit empressé dans tous les temps et dans tous les lieux de recueillir des notions plus ou moins imparfaites sur

l'histoire naturelle des Mammifères. Il n'est presque aucun voyageur qui n'ait publié quelques remarques sur les formes et les habitudes des espèces propres aux contrées qu'il a parcourues; et parmi les anciens, diverses observations sont également répandues dans les écrits d'Hérodote, de Columelle, de Varron,de Sénèque, d'Alhénée, et surtout d’Oppicn , qui, dans son Traité de la chasse, devait nécessairement s'occuper d'un grand nombre d’espèces. Mais Aristote, Pline et Élien sont réellement les seuls qu’on puisse regarder comme de véritables naturalistes, à cause du but qu'ils se sont proposé dans leurs ouvrages, et de la manière dont ils les ont composés. Aristote surtout peut à juste litre être considéré comme le père de l'Histoire naturelle : ses descriptions quelquefois incomplètes, mais toujours exactes, ses observations pleines d'intérêt sur les mœurs des animaux, et surtout la sagesse avec laquelle il fait connaître, discute et explique même toutes les fables répandues de son temps, rendent véritablement ses ouvrages d'Uisloire naturelle dignes d'être lus et médités par les naturalistes de tous les temps.

Après la renaissance des lettres, Gesner. Aldrovande, Jonslon publièrent successivement divers ouvrages sur les Mammifères : ils cherchèrent et réussirent souvent à retrouver les animaux décrits ou indiqués dans les ouvrages des anciens, et ils firent eux-inémes connaître un grand nombre d'espèces nouvelles. Malheureusement le peu de précision des caractères qu’ils pouvaient employer, a de beaucoup diminué, non le mérite, mais du moins l'utilité de leurs travaux. Us n'avaient point d’ailleurs senti la nécessité d’une méthode fondée sur les caractères des êtres; et c'est ainsi que Gesner avait adopté tout simplement l’ordre alphabétique. Toutefois il est juste de remarquer que ce dernier auteur, qu'on a appelé à juste litre le restaurateur de l’Histoire naturelle, avait déjà réuni ou rapproché toutes les espèces qui lui paraissaient se ressembler, et formé ainsi des groupes qui représentaient en quelque sorte des familles ou des genres naturels.

En 1003, l'un des naturalistes les plus féconds et les plus savants du dix septième siècle. Jean Ray (qu'il ne faut pas confondre avec un autre auteur du même nom, Augustin Ray, auquel on doit une Zoologie universelle et portative , publiée en 1788), Ht enfin paraître son Synopsis Mcthodi Anitn. Quadrupedum et Serpent ini generis. Cet ouvrage forme véritablement une époque importante pour la science; et l’on doit faire connaître la classification qu'on y adoptait, avec plus de détail qu'on ne pourra le faire pour toutes les méthodes proposées dans la suite par d'autres naturalistes. Ray divise d’abord les Mammifères en deux

grandes classes : ceux qui ont des sabots, et ceux qui ont des ongles; les premiers se subdivisent ensuite en trois sections : les Solipèdes, comme les Chevaux; les espèces dont le pied est divisé en plus de deux parties, comme les Eléphants; et celles qui ont le pied fourchu, parmi lesquelles il distingue ceux qui ruminent, comme les Bœufs, les Moutons, etc., et ceux qui ne ruminent pas, comme les Cochons. Ceux qui ont des ongles les ont, ou bien larges et plats comme les Singes, ou bien étroits et pointus. Parmi les derniers les uns ont le pied fourchu comme les Chameaux, et les autres sont Fissipèdes. Ceux-ci étant encore en très-grand nombre, il était nécessaire de les subdiviser de nouveau, et c’est ce que l'auteur a essayé d'après la considération de leur système dentaire. Il les partage en analogues et en anomaux ; ceux-ci forment deux classes, les uns privés de dénis, comme les Fourmiliers et les Pangolins, et les autres ayant des dents différentes par leur nombre, leur forme ou leur position, de celles des espèces normales. Ces dernières sont celles qui ont plus de deux incisives, comme les Carnassiers, ou deux seulement comme les Rongeurs. Telle est la méthode mammalogique de Ray. méthode véritablement très-remarquable pour le temps où elle a été faite. Elle a été pendant longtemps en usage chez les Anglais, et plusieurs des divisions établies par l'auteur ont même été conservées par la plupart des naturalistes modernes.

Après la publication du Synopsis de Ray, la science resta assez longtemps stationnaire : le temps où, fécondée par le génie de Linné et de Riiffon. elle devait faire de si rapides progrès, n’était point encore venu. Ce ne fut qu'en 1735 que parut la première édition du Systema X aturœ, ouvrage qui donna à la Mammalogie de nouvelles formes, une nouvelle langue, une nouvelle méthode, l'établit sur ses véritables hases, et mit enfin l'ordre, la précision, l’exactitude où n'y avait , trouvé que désordre, vague et incertitude, dès lors apparut. on peut le dire , une science qui n'existait pas. Cette science a, depuis Linné, fait d'immenses progrès; et c'est avec juste raison qu'on a dit les quarante années qui viennent de s'écouler, plus fructueuses pour elle que tous les siècles qui les ont précédées; néanmoins elle est restée à peu près telle que le génie de Linné l'a faite, et les travaux postérieurs n’ont pour ainsi dire fait qu’étendre et perfectionner l'admirable édifice élevé par le naturaliste suédois. II est donc indispensable de faire connaître avec détail la méthode mammalogique exposée dans le Syslema A aturœ; ce que l’on ne pourrait faire avec plus de clarté que par le tableau synoptique ci-contre.

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