‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 81 sur 148 · M OE H · texte numérisé non relu

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vert., loc. cit-, nu 2; Chemnilz, Conchyl. Cal»., !. vu i, t. 80, fig. 738 et 730; Encycl., pl. 221, fig. 1; Knorr, Yerg.,1. vi, t. 15, fig. 3. Colle espèce, l’une île# plus communes dans les collections, est probablement celle que Linné a désignée sous le nom de Mylitus Modiolus; mais la confusion qui existe dans la synonymie, pour celle espèce, est telle qu'il est fort difficile de décider la question.

■J-}* Espèces cylindriques, lithophages.

Modiole lituopoage. Motliola lithophoga , Lamk., Anim. sans vert., t. vi, p. 115, n“ 22; Mylilus tithophagutf L., (J moi., p. 5351, n» G; l ister, Conchyl., t. 427, fig. 268; liornn , Mus. Cœs. f'ind, t. 7, fig. 4; Encyclop., pl. 221, 6g. G, 7; Lithodomus , Cuvier, Règne Anim.,t. il, p. 471. Espèce remarquable par les stries Iransverses, qui sillonnent en tremblant la surface extérieure; elle est bien nacrée à l'intérieur. Laïuarck en caractérise une variété dont les stries sont plus apparentes sur le côté postérieur. Elle se distingue aussi par la couleur qui est moins foncée; car dans le type de l’espèce la couleur est d'un brun noir foncé. Lama rck n*a pas connu cette coquille dans toute sa grandeur; les deux variétés acquièrent jusqu'à douze centimètres (quatre pouces et demi). C’est sous le nom de Datte de mer que cette espèce est connue des marins. On la recherche pour la délicatesse de son goût. Elle est abondante dans plusieurs parages de la Méditerranée, de l'Océan européen et de l'Océan indien, et surtout aux îles de France et de Mascareigne, d’où viennent les plus grandes.

MODIRA-WALLI. bot. (Rhéede, Malab., 7, t. 40.) Synonyme d\i noua uncinala, Lamk. Espèce d’Unone de De Candolle.

MODO. rois. Espèce norwégienne du genre Pleuronecle.

MOEliMA. bot. Ce genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Cynarées, établi par Necker (Ëlém. , n° 15) a été fondu dans le genre Gasania de Gartner. A\ ce mol.

MGEIIRINGIE. Mœhringia . bot. Genre de la famille des Caryophyllées, et de l'Oclandrie Dyginie, L., ainsi caractérisé : calice à quatre folioles lancéolées, aigues, ouvertes; corolle à quatre pétales ovales, allongés, entiers, plus longs que le calice; huit étamines; ovaire globuleux, surmonté de deux styles; 'capsule ovale, presque ronde, à quatre valves, uniloculaire, renfermant un grand nombre de graines attachées à un placenta central. Le nombre des espèces de ce genre est très-borné; les auteurs n'cn ont décrit que trois, parmi lesquelles on doit considérer la suivante comme type du genre.

Moebrixgii moessecse. Mœhringia tnuscosa, L., C’est une petite plante vivace, qui croît en gazons, dans les fentes des rochers et dans les lieux humides des montagnes subalpines de l’Europe. Sa lige se ramifie dès sa base, et porte des feuilles filiformes, cnnnées. Ses fleurs sont blanches, portées sur des pédicolles terminaux et axillaires. Le Mœhringia sedifulia de Willdenow, qui croit au Col de Teude, dans les Alpes-Maritimes, avait été décrit et figuré par Balhisf.Wsc. bot., 20, t. 5, f. 2) comme une simple variété du Mœhringia

tnuscosa. La troisième espèce est une plante de File de Crète, décrite sous le nom de Mœhringia stricto dans la Flore de Grèce de Sibtborp et Smith.

MtEKISTOCÈRE. ns. F. M-ekistocErk.

MOELLE. ZOOL. r. Os.

MOELLE, bot. On donne ce nom en botanique à celle substance spongieuse, légère et diaphane, formée presqu’en totalité de tissu cellulaire, et qui, dans les végétaux dicotylédones, remplit le canal médullaire. Dans les plantes inonocolylédones, au contraire, la Moelle, au lieu d'èlrc circonscrite par les parois de l'étui médullaire, forme en quelque sorte toute la masse de la tige. Dulrocbet lui a donné le nom de Médulie interne, par opposition à celui de Médulie externe, sous lequel il désigne l'enveloppe herbacée de la tige, qui n’cn parait être en quelque sorte qu'une dépendance, cl avec laquelle elle est en communication par le moyen des rayons ou insertions médullaires. La Moelle est composée de tissu cellulaire, parcouru quelquefois par lin petit nombre de vaisseaux. Ces cellules, qui constituent la Moelle, sont en général vides et ont leurs parois sèches et diaphanes, lorsque le végétal a pris tout son accroissement. Mais, dans les plantes encore jeunes, ces cellules sont remplies d'un fluide diaphane et leurs parois parsemées de points verdâtres, que les uns regardent comme de nature glanduleuse, les autres comme appartenant au système nerveux. Grew a comparé le tissu cellulaire de la Moelle à celte mousse légère qui se forme sur l’eau de savon quand on l’agile, et Mirbel à l'écume blanche qui s'élève sur les liqueurs en fermentation. Jusqu’en ces derniers temps les divers physiologistes s'étaient tous accordés à considérer les parois des cellules de la Moelle, et en général du tissu cellulaire, comme simples, c’est-à-dire comme communes aux deux cellules contiguës. Mais celte opinion a été combattue à la fois et presqu'en même temps en France et eu Allemagne, par Dulrocbet et Link. Lorsqu'on soumet, dit le premier de ces observateurs, à l'ébullition dans l’Acide nitrique, la Moelle de la Sensitive ou de tout autre végétal, on voit toutes les cellules se séparer les unes des autres, et se présenter comme autant de vésicules complètes, qui conservent la forme que leur avait donnée la compression exercée par les cellules voisines. Ainsi partout où deux cellules se louchent, la paroi qui les sépare offre une double membrane (Dutrochel, Recb. sur la Slruct. des Végét., p. 10). Telle est aussi l'opinion du célèbre professeur Link ( Philos . botanica, p. 70), qui dit que par la coclion dans l’eau on sépare les cellules de la Moelle, et en gé- | néral de tous les organes parenchymateux, en vésicules distinctes les unes des autres. Cependant les parois contiguës des cellules finissent quelquefois par se souder, de manière à ce qu'on ne puisse plus les distinguer, et , c’est dans ce sens alors qu elles paraissent simples. En ! général les cellules de la Moelle sont plus ou moins I régulièrement hexagonales, quelquefois cependant elles : sont allongées ou diversement comprimées. Leur forme parait dépendre des obstacles qu'elles éprouvent dans leur développement. Ces cellules communiquent les unes avec les autres. Mais comment se fait celte coinj raunicalion ? Les uns ont dit que leurs parois sont per-

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cécs de pores visibles au microscope, el qui perraeltenl le libre passade des fluides aériforines ou aqueux d'une cellule dans une autre. D'autres au contraire, surtout en Allemagne, nient absolument l’existence de ces pores, tels du moins qu'ils ont été décrits par le professeur Mirbel. iludolphi el Sprengel ont dit que la communication entre les cellules avait lieu par l’interruption des membranes qui forment les parois. Cette opinion a été combattue par Treviranus, Link, Berubardi, Moldenhaver, Kyéser, lesquels admettent l'existence de pores qui, par leur ténuité, échappent entièrement à tous nos moyens d'investigation. Cependant il est hors de doute que les fluides d'une cellule passent dans celles qui lui sont contiguës, et c'est d'après ce fait seulement qu'on peut admettre la porosité des parois cellulaires, bien que l'existence de ces pores ne puisse être rigoureusement démontrée.

Quels sont les usages de la Moelle dans les phénomènes de la végétation? Il n’est pas facile de résoudre celte question. Le célèbre Haies, et depuis lui plusieurs autres physiologistes, ont considéré la Moelle comme l'agent essentiel de la végétation. Étant éminemment élastique el dilatable, elle agirait, dans cette hypothèse, à la manière d'un ressort qui presse sur tous les autres organes et les sollicite à se développer. Cependant on a objecté à celle opinion, que la Moelle est un corps tout à fait inerte, sans force propre, et par conséquent ne pouvant exercer d'influence sur les autres parties du végétal; c'est ce que semblent prouver les arbres dont le tronc creux el dépourvu de Moelle n'en continue pas moins cependant à végéter. Dans ces derniers temps. Dulrochel a redonné une très -grande importance à cette partie dans les phénomènes de la vie végétale. Selon cet habile expérimentateur, c'est la Moelle qui forme et produit les vaisseaux qui, dans les tiges des arbres dicotylédonés, doivent constituer chaque année la nouvelle couche ligneuse. Les couches ligueuses de nouvelle formation, qui se développent chaque année, sont séparées des anciennes par une couche mince de Moelle ou Médullc centrale. Ces couches de Médulle, généralement très minces, ne sont pas toujours faciles à apercevoir. Dans le HUus lyphinum elles sont trèsvisibles, parce qu'elles sont d’une teinte plus foncée que les couches ligneuses. Au printemps, l'accroissement commence toujours par la formation de celle couche mince de Médulle. bientôt, par sa propriété de donner naissance à des filtres longitudinales, celle couche de Moelle se couvre de vaisseaux qui finissent par constituer la nouvelle couche ligneuse. On voit que, dans cette hypothèse, la Moelle jouerait un des rôles les plus importants dans les phénomènes de l'accroissement et de la nutrition des végétaux. Accroisses ext, flic-

TRITIOX.

MOELLE-ÉPIMÈKE. zool. V. Cérébro-spinal.

MOELLE DE l'IEUHE. uns. iNom vulgaire d’une variété de Chaux carhonalée spongieuse, friable el légère.

MOELLEHIA. bot. Scopoü a remplacé par ce nom celui d 'houcana qu'Aublel avait donné à un de ses genres. Ce changement était d'autant plus inutile, que le genre d'Aublet est le même que le (.'asearia

de Jussieu qui avait déjà plusieurs synonymes. y. Caséarie.

MOELLON. sis. Nom vulgaire de la Chaux carbonatée compacte et grossière; sorte de pierre que l’on emploie fréquemment à la grosse bâtisse.

Mtt'NCIIIE. Mœnchia. bot. Ce genre, dédié ù Mœnch qui, sous le nom d ’.flsinctla, le distinguait du Satjina auquel Linné l’avait réuni, appartient à la famille des Caryophyllées et à la Télrandrie Télragynie, L. Il présente les caractères suivants : calice à quatre folioles lancéolées, aigues, conniventcs; corolle à quatre pétales entiers, ohlongs, un peu plus courts que les divisions calicinales; quatre étamines; capsule uniloculaire, à huit valves s’ouvrant seulement par le sommet, et contenant de très-petites graines scahres et réniformes. Ce genre n'a pas été admis dans le Prodrome du professeur De Candolle qui, en ce qui concerne la famille des Caryophyllées, a été rédigé par Seringc.

Moexchie glacqce. Mœnchia glauca, Pers.; Mœnchia qnaternelia, Efir.-irl; Satjina erecta, L. Elle est l'unique espèce du genre. C'est une petite plante dont la tige est le plus souvent divisée à la hase eu plusieurs rameaux dressés, grêles, garnis de feuilles linéaires, connées à In hase, glabres el d'un vert glauque. Les fleurs sont blanches, petites, portées sur de longs pédoncules dressés, axillaires et terminaux. On trouve cette plante dans les lieux sablonneux et surtout parmi les bruyères, en Europe. Vaillant l’a figurée dans son Uotanicon Parisiense, tah. 3, f. 2.

Un autre genre Mœnchia a été établi par Rolh avec plusieurs Crucifères qui ont peu d'affinités entre elles. Tels sont les Afyagnttn sa lieu ta, Alyssum incanuw, Draba ai zo ides cl Thluspi cainpeshc, L. Ce genre u'a pas été adopté.

MÜKRZA. crcst. V. Maera.

MOFaT. conco. Adanson (Voy. au Sénég., pl. 18) a rangé sous le nom générique de Pétoncle les Bucardcs et, les Arches. Le Mofal appartient à ce premier genre; c’est une des espèces les plus rares el les plus intéressantes en ce qu’elle complète un petit groupe des Bucardcs. Elle a reçu le nom de Bucarde grimacière, Cardium ringens, de Lamarck, Anim. sans vert., t. vi, p. 4, n° 3. y. Biicarüe.

MOFETTE, sin. chie. Le Gaz azote a souvent été nommé Mofette atmosphérique, et l’on a étendu le nom de Mofette à plusieurs autres Gaz, soit délétères par eux-mêmes, soit incapables d'entretenir la respiration et la combustion. Ainsi tes vapeurs épaisses qui se dégagent des mines, principalement en été, el surtout des mines qui sont fermées depuis longtemps avec les déblais, ont été nommées Mofettes. Ces vapeurs sont formées de divers Gaz, tels que l’Azote, l'Hydrogène carboné, l'Hydrogène sulfuré, l’Acide carbonique, etc. V . ces mots.

MOGHANIA. bot. Nom donné par Jaume Saint-Hilaire (Journal de Botanique, 5, p. 61 ) à un genre de Légumineuses établi sur Y Hedysarum tlrobilifèruni , L., mais qui rentre dans le Flemingia de Koxburgb. y. ce mot.

MOG1PHANE* Mogiphanes. bot. Genre de la famille des Amarantliacées, el de la Penlandric Monogynie, L.

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