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établi par Marlius (.Yor. Gen. et Spec. Plant. Diasil 2, p. 21») qui l'a ainsi caractérisé : calice coloré, membraneux, à deux folioles opposées, engainantes à la base et carénées, ordinairement accompagné d’une bractée persistante; corolle à cinq pétales à peu prés égaux entre eux. lancéolés, dressés, presque libres, légèrement concaves, à estivation quinconciale; étamines réunies en un tube membraneux; entre chacune des cinq étamines fertiles que porte ce tube, existent des languettes découpées au sommet et considérées par l'auteur comme des filets d'étamines; lotus en forme de colonne, placé entre le calice et la corolle, supportant celle-ci ainsi que les étamines et l’ovaire, à cinq glandes qui par la dessiccation prennent l'apparence de cinq dents calleuses et triangulaires; enfin ce lorus est articulé au-dessous de la corolle; style unique, surmonté d’un stigmate capilé; ulricute membraneux, ovoïde ou oblong, sans valves, s'ouvrant irrégulièrement tantôt par le sommet, tantôt par la base; graine solitaire, oblongue, suspendue, comme dans tous les autres genres d'Amaranthacées, au moyen d'un follicule qui s'élève du fond de l'ovaire, ayant un tégument extérieur, coriace, luisant, une membrane intérieure blanche et très-mince ; un embryon plus ou moins complètement circulaire, à cotylédons linéaires, incombants, à radicule conique, dirigée vers le hile; et un albumen iulraire et farineux. Ce genre se compose de plantes que les auteurs avaient placées parmi les Gomplu en a , les Cetosia et les Aile muni liera. Ainsi le Mogiphanes Urasiliensis se rapporte au Gotnphrena Urasiliensis de Jussieu ou Philoserus Urasiliensis de Rcemer et Schultes; le Mogiphanes si ra mima au Gotnphrena palula de Wendland; le Mogiphanes diffusa est le Celosia diffusa du comte de lloffmannsegg, et le Mogiphanes flaccsccns est synonyme de VAltcrnanlhera flavescens de Kunlh. Outre ces plantes, Marlius ( loc . cil.) a décrit et figuré quatre autres espèces sous les noms de Mogiphanes hiitula, ramosissitna, multicaulis et r illosa. Elles croissent toutes dans l’Amérique tropicale, et principalement dans le Brésil. Elles se plaisent à l'ombre des forêts et des haies. Ce sonL des herbes ou des plantes sous-frutescentes, dressées, ou rarement diffuses, rameuses, velues ou pubescenles. Leurs feuilles sont opposées, portées sur de courts pétioles; les Heurs, dont les pédoncules sont allongés et ordinairement nus, forment des capitules globuleux et denses, ou des épis à peu près cylindriques.
NOGOIU. Mogorium. bot. Ce genre de la famille des Jasminécs cl de la Diamlric Monogynie, L., ne différant des autres espèces du genre Jasmin que par le nombre de lobes de son calice et de sa corolle, doit lui être réuni, y. Jasiin.
NOCUITE, bot. Synonyme de Mogori.
NOUA. bot. Nom que divers auteurs donnent au «fotarin Italicu; Panicum Gennanicurn, Bauh.
MOI1LA.NE. Mohlana. bot. Genre de la famille des Caryophyllées, institué par '.Marlius qui lui assigne pour caractères : calice à quatre divisions inégales : l'antérieure ovale, presque distincte jusqu'à la base, les trois autres n'en funnent pour ainsi dire qu'une seule trilobée, dont le lobe intermédiaire plus grand; point de
corolle; quatre étamines bypogynes, alternes avec 1rs découpures du calice; filaments grêles et courts; anthères à deux loges longitudinalement déhiscentes; ovaire simple, uniloculaire, ovato-glohulcux, un peu comprimé sur les côtés; un seul ovule fixé par sa hase, amphitrope; style très-court, épais, sublatéral; stigmate truncato subcapilé; akène lenticulaire, crustacé, ayant au sommet un rudiment de style; semence semblable à l'akène et verticale; test membraneux, adhérent à l’endocarpe; embryon annulaire, enveloppant un albumen farinacé; cotylédons membraneux, dont l'un extérieur plus grand, embrassant l’intérieur qui est fort petit; radicule conique, infère. La seule espèce de Moblane connue jusqu’ici, constitue une plante herbacée, à tiges rameuses et anguleuses; les feuilles sont alternes, pétiolécs, entières ou faiblement crénelées; les stipules sont géminées à la base des pétioles, ovatosuhiilées. Les Heurs sont portées sur des pédicules bibracléolés. Du Brésil.
NOIIO. Moho. ois. Genre de l'ordre des Anisodacty les, établi par Lesson aux dépens du genre Philédon, pour une espèce qui y avait été placée avec doute. Caractères : bec de la longueur de la tète, fort, recourbé, pointu, à commissure bordée, à bords rentrés; narines ovales, pointues, longitudinales, ouvertes; plumes du front écailleuses; ailes moyennes, à troisième, quatrième et cinquième rémiges les plus longues; queue étagée, à reclrices médiocres et pointues; tarses alluugés, scutellés; doigt du milieu peu prolongé au delà des latéraux.
Moho des Iles Sandwich. Moho fasciculatus. Merops fasciculatus , Lalh.; Gracula nobilis , Merr.; Mclliphaga fascicu!aln,Tvm..\t\. 471; Me rops niger, Gmel.; Philetnon fasciculatus, Vieil. Son plumage est noir, à reflets d'acier bruni et de bronze; les flancs sont ornés de panaches d’un beau jaune serin, qui est aussi la couleur des tectrices caudales inférieures; la queue est très-longue et très-élagée, les deux reclrices intermédiaires excèdent de beaucoup les autres en longueur; elles sont effilées vers la pointe qui est contournée en dehors et forme gouttière; ces reclrices ont leur extrémité et toute la barbe extérieure d'un blanc pur. Taille, douze pouces.
NOUOKü. ots. y. Herux-Bctou de la baie d'Hudson.
MOUUIE. Mohria. bot. La plante qui a servi de type à ce genre de Fougères fut d'abord indiquée par Linné sous le nom de Polypodiutn Cafrorum , cl placée ensuite par le même auteur dans le genre Adianthum dont elle sc rapproche au premier coup d'œil par la dispo- 1 silion de ses capsules. Plus lard, Lamarck et ensuite Swarlz la réunirent aux Osinondes auxquelles elle res- { semble pat* la structure de ses capsules. Enfin ce der- [ nier auteur, dans son Synopsis Ftlicum, créa pour | celte plante le genre Mohria. 11 appartient à la tribu j des Osmondacées, et peut être ainsi caractérisé : cap- | suies arrondies, sessilcs, striées ù leur sommet, s'ouvrant latéralement par une fente qui s'étend de la base au sommet, insérées sur le bord de la fronde et recouvertes parce même bord recourbé. On voit que la structure des capsules est la méiuc que celle des genres Lygodiutn , Schizœa . Anémia, et diffère de celle des
vraie* Osmondes par la présence d'une cnloUe striée i ail sommet, et par sa déhiscence latérale; elles différent en outre de tous ces genres par leur mode d'insertion sur le bord de la fronde et par la manière dont elles sont recouvertes par le bord de celte fronde; disposi- ! lion assez analogue à celle des capsules de plusieurs Polypodiacées, tels que les Cheitanthcs, Nothnlœna, etc. Ces Fougères sont petites, elles croissent par touffes; les frondes fertiles diffèrent des frondes stériles par leurs folioles plus petites et enroulées en dessous; ces folioles sont cunéiformes et lobées à leur extrémité. Longtemps on n'a admis qu’une seule espèce dans ce genre sous le nom de Mohria thurifraga. Desvaux en a distingué deux; l'une à laquelle U réserve le nom précédent et qui habile le cap de Bonne-Espérance, a les folioles des frondes stériles, à dentelures très aigues, elles sont très-velues en dehors; Sckhuhr en a donné une honue figure. L'autre, que Desvaux nomme Mohria crenata, croit â l'ile de .Mascareigne, sur les plateaux élevés des montagnes; ses folioles sont simplement crénelées, â dentelures obtuses, et n'offrent que quelques poils épars à leur surface inférieure.
MOHRINGIE. lot. y. Moebringie.
MOHSITK. *u*. Le professeur Levy a donné ce nom à une substance minérale trouvée en Dauphiné et qui offre quelques caractères particuliers, qui n'ont pas permis jusqu'ici de l'assimiler à aucun autre minéral connu. Elle est noire, opaque, métalloïde, non magnétique, en petits cristaux tabulaires, chargés de facettes qui dérivent d’un rhomboèdre de 73® 45'; elle est fragile; elle raie le verre et se fond difficilement.
MOIGNET. ois. L’un des noms vulgaires de la Mésange à longue queue.
MOINE, zool. Nom vulgaire d'un Singe, d'un Phoque, d'un Marsouin, ainsi que d'un Squale vorace. On a encore appliqué ce nom à la Mésange à longue queue, à un Canard, au Scarabé nasicorne qu'on trouve souvent dans les bouses; à un Vautour, ù un Faucon, enfin à un Mollusque du genre Cône.
MOINEAU zt MOINEAU-FRANC, ois. Espèce du genre Gros-Bec. V . ce mot.
MOIRE. *oll. Espèce du genre Cône, Conus Stercustnuscarutn, L.
MOIRE, bot. L'un des noms vulgaires du Chèvrefeuille.
MOISISSURE. Mucor. bot. (Mue édifiée s.) Sous ce nom Linné et la plupart des auteurs anciens avaient réuni toutes les petites espèces de Cryptogames qui se développent sur les substances en décomposition , et dont l'aspect est filamenteux ou pulvérulent; mais ces petits végétaux offrent, lorsqu'on lesexamiue avec soin, des différences de structure très-remarquables qui les ont fait diviser en un grand nombre de genres; ainsi les genres Mucor et Byssus de Linné correspondent à presque toute la famille des Mucéditiées. cl le premier même renferme plusieurs plantes qui font partie de celle des Lycoperdacées. Le Mucor Mucedo de Linné est resté le type du genre Mucor. C'est en effet la Moisissure la plus commune, celle qui se développe le plus fréquemment sur les substances en fermentation. Elle consiste dans des filaments rampants, entrecroisés
et rameux, qui forment un réseau lâche à la surface de ces substances; de ces filaments il s'en élève d'autres simples, droits, terminés par une petite vésicule sphérique, remplie d'un grand nombre de sporules libres. Ces vésicules d'abord presque transparentes, deviennent ensuite opaques et noirâtres; elles se rompent et répandent au dehors les sporules qu’elles contenaient : c'est celte plante que Bulliard a figurée (pl. 4H0) sous le nom de Mucor sphœroceplialus ; le Mucor rauiotu» du même auteur appartient aussi à ce genre. Dans les ouvrages plus modernes, on a décrit plusieurs autres espèces de ce genre; tels sont les Mucor flacidus, Pcrs.; Mucor caninus, Pcrs.; Mucor murinus, Pers.; Mucor fimbria, Nées; Mucor cyanocephalus , Mari.; Mucor aureus, Mari.; Mucor armatua, Martius. Ces trois derniers ont été découverts au Brésil; peut-être devra-l-on réunir â ce genre celui que Tode avait désigné sous le nom à' A scophora, et qui paraît différer à peine des vraies Moisissures, et surtout du Mucor Mucedo, que quelques auteurs ont même rapporté à cette plante. L 4 scophora ne se distingue en effet des Moisissures que parce que la vésicule se retourne à l'époque de la dispersion des sporules. et reste comine une sorte de cloche au sommet du pédicelle. Le genre décrit par Ehrenberg sous le nom de Ithizopus , et dont il a parfaitement fait connaître la structure et le développement (A ’ora Jeta Acad. Nat. Car., I. x ) , semble aussi devoir être réuni aux Moisissures. Enfin les genres Thclacti *, Mail., et l'hamnidium , Link, n'en diffèrent que par des caractères assez légers, mais qui cependant méritent d'être distingués; ils composent avec quelques autres genres la tribu des Mucorées. y. ces mots.
MOISISSURE DE PIERRES, mi*. Nom vulgaire de l'AraianlhoIde. y. ce mol.
MOISSONNE, bot. Variété de Figue.
MOISSONNEUR, ois. Synonyme vulgairede Frayonne ou Freux. F. Corbem.
MOKO. XAM. F. Moco.
MOKSKI. bot. L'arbre ainsi désigné par Kæmpfcr, est VOtea fragrans de Thunbcrg. F. Ou vies.
MOKUS. HAK. y. ÉctBELIL COM B CI.
MOKUSIN. bot. (Champignons.) Nom vulgaire d’un Phallus de Linné, duquel Fries a formé le genre Lysurus. y. ce mol.
MOLA. pois. Synonyme de Mole. y. ce mot.
MOLAIRES, zool. F. Dents et Mammifères.
MOLAN. co r ch. Nom imposé par Adanson (Voy. au : Sénég., pl. 10, fig. 5) A une petite e*|>èce de Solen que Linné rapporte au Solen Legumen. Il parait assez probable que la citation est exacte, autant qu'il est possible d'en juger d'après la courte description et la figure médiocre d'Adanson. y. Soi.en.
MOLARITE et MOLAROSILEX. un. Nom donné par Latnélhcrie à la variété de Silex employée comme pierre meulière.
MOLASSE, min. Nom que l'on donne vulgairement â un Grès des terrains tertiaires, que l'on emploie avec succès dans la bâtisse. Ce Grès est abondant aux environs de Paris, dans le midi de la France, en Suisse, etc.
MOLDAY1CA. bot. Tourucforl avait établi sous ce
MOL
nom un genre qui a été réuni par Linné au Dracocephalutn . F. cc mol.
MOLDENHAWÈRE. Moldenhawera. bot. Deux genres ont été formés presqu’en même temps sous ce nom qui devra conséquemment être changé pour l’un ou pour l’autre. Celui qui semble avoir l'antériorité appartient à la Tétrandrie .Monogynie de Linné, il est très- voisin du genre Elœognu s et a été publié par Sprengel dans le 1**’ vol., p. 481) de son Système; il a pour caractères : fleurs diolques, incomplètes, stipères; calice à quatre sépales; style radié; fruit consistant en une noix uniloculaire. La seule espèce décrite a été nommée par l'auteur Moldenhawera scandent. C’est un arbrisseau du cap de Bonne- Espérance, à rameaux grêles cl flexueux, à feuilles oblongues, velues et ferrugineuses en dessous.
L’autre genre du même nom a été constitué par Schrader (/» Gœtiing. Ans., 1821, p. 718); il appartient à la famille des Légumineuses et à la Décandrie Monogynie, L. Le prince Maximilien de Neuwied l’a décrit à peu près à la même époque sous le nom de Dolichomena. De Candolle (Prodr. Syst. Feg-, 2, p. 488) l'a placé dans la tribu des Cassiées, et en a ainsi exposé les caractères : calice à cinq sépales soudés à la base; corolle à cinq pétales presque égauxet pourvus de longs onglets; dix étamines libres, glabres, dont neuf fertiles. plus petites que les onglets des pétales, la dixième stérile, trois fois plus longue que les autres, perlant une anthère velue et différente de celles-ci ; légume linéaire-oblong. Cc genre est, d’après son auteur, voisin du Cassia et du Tachigalia d'Aublet. Il ne renferme qu’une seule espèce, Moldenhawera floribunda , qui croit dans le Brésil. C'est un arbre à feuilles une ou deux fois pennées, et à fleurs jaunes.
MOLE. Orlhogoriscus. pois. Genre de l'ordre des Plectognatbes, dans la méthode de Cuvier, formé aux dépens des Tétrodons de Linné, pour celle espèce considérable que sa figure étrange fit aussi appeler Poisson Lune. Ses caractères sont : des mâchoires indivises, comme celles des Diodons, avec un corps comprimé, sans épines, non susceptible de s'enfler, et dont la queue est si courte et si haute verticalement qu'on dirait un Poisson dont on a coupé la moitié postérieure. La dorsale, la caudale et l'anale se confondent; il n'y existe pas de vessie natatoire; l'estomac est petit, et reçoit immédiatement le canal cholédoque. On ne connaît guère que trois ou quatre espèces de ce genre singulier, dont la principale, Orthagoriscus Mola , Cuv.; Tetrodon Mola , L., Gmel., Syst. Nalur., xm, t. i, p. 1447 ; la Mole. Encyclop., Pois., pl. 17, f. 54, habite nos mers, particulièrement la Méditerranée; elle y acquiert une assez grande taille, et pèse jusqu’à quatre et cinq cents livres. Presque arrondie en profil , mais comme tronquée vers la queue; son dos, assez tranchant, est d'un noir brillant, tirant sur le bleu, moiranl en s'approchant des flancs qui deviennent argentés. Les nageoires sont également noires, les yeux ronds, grands et munis d'une membrane clignotante. La chair est assez bonne; il faut, pour la manger, arracher la peau qui est épaisse et coriace, n. 9 à 17 ; p. 10 à 17 ; a. 10 à 17; c. 4, 10 à 17.
On a aussi donné vulgairement le nom de Mole au lilennius Phycis, L. V. Bliiixie.
MOI. KM'., yerbascum. bot. Genre de la famille des Solanées et de la Pentandrie Monogynie. L., très-nombreux en espèces fort difficiles à distinguer les unes des autres et offrant pour caractères communs : un calice inonosépale. persistant, à cinq divisions profondes; une corolle monopélale, rotacée, à cinq lobes un peu inégaux; cinq étamines dressées, insérées à la base du limbe calycinal, ayant leurs filets libres, tantôt tous chargés de. longs poils, tantôt tous ou deux ou trois seulement glabres, généralement déclinés et un peu inégaux. L’ovaire est ovoïde, terminé insensiblement en pointe à son sommet, à deux loges, contenant chacune un très-grand nombre d'ovules attachés à deux trophospermes qui naissent de la cloison. Le style est quelquefois oblique, terminé par un stigmate simple arrondi ou réniforme. Le fruit est une capsule ovoïde pointue, enveloppée en partie par le calice, à deux loges polyspermes, s'ouvrant en deux valves par le milieu de leur cloison qui se sépare en deux parties. Les graines sont réni formes et à surface chagrinée.
Les nombreuses espèces de ce genre croissent pour la plupart dans le midi de l’Europe et dans l’Orient. Cc sont des plantes bisannuelles ou vivaces, dont la tige, glabre ou tomenteuse, atteint quelquefois une hauteur de cinq à six pieds; elle est toujours simple inférieurement, divisée supérieurement en branches dressées qui forment une panicule.etc. Les feuilles sont les unes radicales, lesautrescaulinaires. Les premières, généralement très-grandes, sont péliolées et étalées en rosette à la surface du sol; les secondes sont alternes, sessiles et quelquefois décurrentes. Les fleurs, assez grandes, sont généralement jaunes, plus rarement purpurines. Les espèces de ce genre, quoiqu'elles produisent un bel effet par leur vaste panicule de fleurs, ne sont pas cultivées dans les jardins d'agrément. Appartenant à la famille des Solanées dont tous les végétaux sont plus ou moins narcotiques et vénéneux, elles y forment une exception remarquable par l'innocuité de leurs propriétés médicales. En effet toutes les espèces de Molènc sont émollientes et adoucissantes, et nullement narcotiques. Aussi les emploie-l-on en médecine, particulièrement les feuilles et les fleurs du Bouillon-Blanc ( yerbascum Thapsus, L.). Voici quelques-unes de» espèces qui croissent communément dans l’Europe tempérée et méridionale.
$ I. Feuilles décurrentes sur la tige.
MolAne Boeii.lok-Blanc. yerbascum Thapsus, L., Ricb., Bot. méd., 1, p.204. Celte espèce, connue sou» les noms vulgaires de Bouillon Blanc et de Bon-Homme, est extrêmement commune dan» tous les lieux incultes et sur le bord des chemins. Sa tige simple, blanche et tomenteuse. comme toutes les autres parties, est haute de deux à quatre pieds; les feuilles sont très-grandes, sessiles et décurrentes à leur base; les fleurs jaunes, grandes, formant un épi simple et très-long à la partie supérieure de la tige. Ces fleurs sont généralement réunies en petits groupes composés de deux à quatre chacun.
A cette première section appartiennent encore le»
l'erbascum c rasai folium, DC., el l'erbascum Thapso ides , L.
§ U. Feuilles non ilécurrentes.
Molèxe mure. l'erbascum niijrum, L. La Molène noire ou Bouillon Noir a sa lige haute de trois h quatre pieds, droite, cylindrique; ses feuilles sont alternes, péliolées, très-grandes, crénelées, toinenleuses à leur face inférieure; ses fleurs sont jaunes, plus petites el plus nombreuses que dans le Bouillon Blanc, formant une grappe presque simple. Les fllels de scs étamines sont hérissés de longs poils purpurins. Cette espèce est commune dans les bois et sur les collines.
Molèie sislEe. l'erbascum sinuatum , L. Originaire des régions méridionales de la France, celte jolie espèce se distingue facilement à ses feuilles radicales ohlongues, profondément sinueuses sur leurs bords, lomenteusrs cl blanchâtres. Celles de la lige sont presque sessiles el également sinueuses. Sa tige, haute de deux à quatre pieds, est simple; ses fleurs sont petites, jaunes, ayant les filaments de leurs étamines violacés.
MolExe et a pt rue. l'erbascum phœniceum, L., Jacq-, Austr., t. 135. Cette espèce croit naturellement en Piémont, aux environs de Suze, de Turin, etc. Sa tige est simple, droite, offrant quelques poils rares, haute d'environ deux pieds; scs feuilles sont allongées, un peu sinueuses el glabres. Ses fleurs sont d'une couleur pourpre foncé, disposées en grappes simples ou rameuses à la partie supérieure de la tige.
Un grand nombre d'autres espèces se trouvent également en France; telles sont les l'erbascum phlo- Di o ides, L.; l'erbascum lychnilis, L.; l'erbascum pulcerulentum, Vill ; l'erbascum mis tu m, Kamond; l’erbascum atopecurus, Thuill.; l'erbascum Blattaria, L. Quant au l'erbascum Myconi , L., il forme aujourd'hui le genre Rumondia. F. ce mol.
MOLETTE, ioll. Nom vulgaire que l'on donne à plusieurs espèces des genres Trochus, Monodonle el Turbo, parce que leur forme aplatie et les épines dont le dernier tour est armé, leur donnent assez de ressemtdance avec la Molette d'un éperon.
MOLETTE, bot. L'un des noms vulgaires du Thlaspi Bursa-Pastoris, L.
MOLI. bot. Pour Moly. F. ce mol.
MOLICORIUM. bot. F. Grenadier.
MOLINA. bot. Deux genres ont reçu celle dénomination, et tous deux ont été supprimés. Le premier avait été constitué par Ruiz el Pavon, sur des Synanthérées qui se distinguaient, par leurs fleurs dioïques, des espèces de Baccharis connues jusqu'alors; mais toutes les espèces américaines de Baccharis ayant offert ce caractère, on a dû leur réunir le Molina de Ruiz el Pavon. L'antre genre ainsi nommé par Cavanilles ( Hisser l . 9. p. 455), est le même que VUiplage de Gærlner. F. ce mol.
MOL1NÆA. bot. Le genre de la famille des Sapindacées, établi sous ce nom par Commcrson et Jussieu ( Généra Piaut., 245), a été réuni au Cupania, el en forme la seconde section dans le Prodrome du professeur De Candolle. F. Cufaxie.
MOLINKRIA. bot. Le genre institué sous ce nom par Colla {//ort. Bipul. App. 11, 555, I. 18), dans la fa-
mille des Hypoxidées, n'a point paru différer du genre Curculfgo, précédemment établi par Gærlner.
MOLINES1A. pois. Le genre de Malacoptérygiens abdominaux, institué sous ce nom par Lesueur. dans les actes de la Société d'histoire naturelle de Philadelphie (Janv. Î8-M), sc distingue de tous les autres Cyprinoïdes, en ce que l'espèce qui lui sert de type a la nageoire anale placée entre les ventrales, el sous l’origine de la dorsale qui est très- grande; les dents sont semblables à celles des espèces du genre Fundulus de Lacépède, el elle n'a que quatre ou cinq rayons aux ouïes. Une seule espèce est connue et décrite jusqu'à ce jour; elle a reçu pour nom, Molincsia lalipinna, Les.
MOLINIE. Molinia. bot. Genre de la famille des Graminées, et de la Triandrie Digynie, établi par Schranck et Kœler, aux dépens du Melica de Linné, et ainsi caractérisé : lépicène à deux valves inégales, aiguës, renfermant deux à quatre fleurs, celle de l'extrémité avortée et remplacée par un petit corps rudimentaire; glumes coniques, beaucoup plus longues que les valves de la lépicène, lancéolées, pointues; style à deux branches; stigmates en goupillon; caryopses enveloppés par les valves de la glunie. el marqués d’un sillon latéral. Dans la nouvelle classification des Graminées, que Baspail a publiée (Annales des Sc. nalur., juillet 1825), le genre Molinia est réuni au Cynodan de Richard. Il ne renferme qu'une seule espèce assez commune dans les prés el les forêts humides de l'Europe. C’est le Molinia cœrulca, Kœl.; Melica cœrulca, L.; A ira cœrulea, Pers. Celte plante acquiert une taille- assez élevée lorsqu'elle croit dans les forêts. Elle a le port d'un petit Roseau; son chaume semble n'avoir point de nœuds, mais on en trouve quelquesuns rassemblés à la base.
MOLLE. Schinus. bot. Genre de la famille des Térébinthacécs et de la Diœcie Décandrie, L.. dont les caractères ont été ainsi tracés par Kunlli ( Terebinth . Gcner., p. 7) : fleurs dioïques par avortement; calice pelit, persistant, divisé profondément en cinq divisions profondes, presque arrondies el égales entre elles; cinq pétales insérés entre le calice et le disque, sessiles, ovales, ohlongs, égaux entre eux, et imbriqués pendant la préfloraison ; dix étamines insérées au-dessous du disque, vides de pollen dans les fleurs femelles; filets subulés, libres; anthères elliptiques, biloculaires, déhiscentes intérieurement el longitudinalement; ovaire supère, sessile, rudimentaire dans les fleurs mâles; une grande loge monosperme occupe le centre de cet ovaire; elle est entourée de six autres cavités très petites remplies d'huile volatile; ovule à peu près de forme lenticulaire, attaché à un funicule qui naît de la paroi latérale; disque annulaire, ondulé et simié; trois ou rarement quatre styles terminaux très courts, surmontés de stigmates en petites (êtes; drupe sphérique, succulent, à un seul noyau, présentant des cavités pleines d'huile volatile entre celui-ci el le sarcocarpe; graine comprimée, dépourvue d'albumen, ayant son tégument membraneux revêtu intérieurement d’une substance charnue, ses cotylédons plans, sa radicule infère, ascendante et allongée.
Molle a folioles dextEes. Schinus Molle , I,.. vul-
gniremenl nommé Poivrier d'Amérique. C'est un petit arl*re paré d'un feuillage élégant et toujours vert. La lige se divise en longs rameaux faibles, pendants comme ceux du Saule pleureur, garnis de feuilles ai* lécs, composées d’une vingtaine de folioles linéaires, lancéolées et dentées en scie. Les fleurs sont petites, pédicellées, disposées en panicules lâches et un peu Hexueii8es. Ce petit arbre est un de ceux <|ui. transplantés dans l'Europe méridionale, y ont le mieux réussi.
On a observé que ses feuilles exposées â la surface de l'eau, y acquièrent presque aussitôt un mouvement giratoire, semblable à celui imprimé, en pareille circonstance, à de petits fragments de Camphre. On attribue ce mouvement aux efforts que fait l’huile essentielle contenue dans les pores de la feuille, pour s’en séparer, et s’unir à Peau; efforts qui paraissent assez grands pour vaincre la résistance du centre de gravité. On a constaté qu’en effet, après l'expérience, l’eau â la surface de laquelle on l’a faite, conserve de l'arome de la feuille.
MOLLE ou TANCHE DE MER. pois. Espèce du genre Gade. P. ce mot.
MOLLI A. poi.yp. Lainouroux, sans caractériser bien distinctement ce genre nouveau, formé aux dépens des Flustres, d'après deux figures données par De Moll, y renferme deux Eschares do cet observateur, qui auraient leurs cellules distantes el presque pédicellées.
MOLLlClNE. acal. Espèce du genre Équorée. P. ce mol.
MOLLI E. Mollia. bot. Ulmbricaria crenulata de Smith, décrit primitivement par Solander, comme un Philade/phus, a formé le type d’un genre distinct auquel Gmelin a donné le nom de Mollia , el que Gærlner a reproduit sous celui de Jungia. Mais celle plante parait rentrer dans YEscallonia de Linné fils. P. ce mot. Willdenow établit un autre genre Mollia fondé sur deux plantes appartenant au genre Polycarpæa de Lamarck ou Ilageu de Ventenat. V. ce dernier mol.
Le nom de Mollia restant sans emploi, Martius l’a récemment appliqué à un nouveau genre de la famille des Tiliacées, et de la Polyandrie Monogynie, L., qu'il caractérise de la manière suivante (ftor. Gen. el Spec. Urasil., t. 1, p. 90) : calice à cinq folioles linéaires, caduques, à estivation valvairc; corolle â cinq pétales longs, onguiculés, tronqués, mucronés, à estivation qiiincouciale; étamines en nombre indéfini, ayant leurs filets réunis par la base en plusieurs phalanges : les extérieurs au nombre de vingt à vingt-cinq par phalange, elles intérieurs plus courts el en nombre indéterminé; les anthères incombantes, linéaires, â deux loges s’ouvrant longitudinalement par leur partie antérieure; ovaire supère, hiloculairc, renfermant dans chaque loge plusieurs ovules fixés à la cloison; slyle simple, filiforme, surmonté d'un stigmate également simple; capsule ligneuse, obeordée, comprimée el ailée sur les deux bords, biloculaire. ù deux valves loculicides. portant sur leur dos la cloison, et présentant à l’intérieur des loges plusieurs saillies transverses entre lesquelles les graines sont nichées par paires; celles-ci sont attachées à la cloison, nombreuses, comprimées el munies d'un rebord.
Mollic remarquable. Mollia insignis, Mari., Itc. cil. y t. CO. C’est un arbre qui ressemble à un petit Tilleul, dont les feuilles sont alternes, ovales, simples, péliolées, glabres et vertes en dessus, couvertes en dessous d’une pubescence écailleuse; les llcurs sont axillaires, pédonculées et agrégées. Celte plante croit sur les collines boisées près de Barra, capitale de la province de Rio-Négro, au Brésil.
MOLI.IENSIE. Molliensia. pois. Genre établi par Lesueur (Journ. of the Acad, of natur. sciences, of Philadelph-, vol. il, n" 1, 1821) dans l’ordre des Malacoplérygicns abdominaux, et de la famille des Cyprins. Son corps est assez comprimé, son dos élevé, sa queue large, sa léte plate en dessus cl son museau assez pointu; sa dorsale, très-haute surtout en avant, a sa partie postérieure prolongée en un vaste lobe arrondi, qui atteint la moitié de la largeur de la nageoire caudale; celte dernière est très-large et arrondie; les pectorales sont moyennes, également arrondies et larges, et les ventrales très-rapprochées ; mais ce qui caractérise principalement le genre Molliensie, c’est que l’anale, qui est assez petite et pointue, se trouve placée précisément entre ces dernières. Le corps est couvert de larges écailles qui s'étendent jusque sur les opercules, les préopercules el les joues.
Mulliehsie a larges xageoires. Molliensia latipinna. C’est un Poisson des eaux douces de la Nouvelle- Orléans. assez petit, ayant l’iris brun, avec des reflets dorés el une petite tache noire, allongée postérieurement au milieu de chacune des grandes écailles, de sorte qu’il en résulte une huitaine de lignes noires, longitudinales, sur chaque flanc; la dorsale est variée de lignes noirâtres, b. 4 ou 5; d. 14; a. 0; p. 1 Ci ; v. 10.
MOLLINEDIA. bot. Genre de la Polyandrie Polygynie, L., établi par Ruiz el Pavon ( Syst. Peg. Flor. Parut., p. 142) qui l’ont ainsi caractérisé : calice turbiné, presque fermé, à quatre divisions ; corolle nulle ; étamines nombreuses, attachées sur le réceptacle, à anthères cunéiformes; ovaires multiples, surmontés de styles subulés, et qui deviennent autant de drupes sessiles sur un réceptacle plan. Ce genre a été rapporté aux Anonacées, dont en effet il offre quelques caractères. Mais il n’a pas été mentionné dans la monographie de celle famille par Dunal. Jussieu (Ann. du Nus., t. xiv, p. 133) l’a rapporté avec doute â la première section de la famille des Monimiées ou au moins l’une de ses espèces qui a les feuilles opposées. Il ne se compose que de trois arbres ou arbrisseaux qui croissent dans les grandes forêts du Pérou. Ruiz el Pavon les ont désignés sous les noms de Mollincdia repanda, ocala el lanceolala.
MOLLIPENNKS. iss. Duinéril désigne ainsi une petite famille de l’ordre des Coléoptères, section des llétéroptères. renfermant quelques genres â élytres molles, tels que les Télépliores, les Lampyres et quelques autres analogues.
MOLLDGINE. Mollugo. bot. Ce genre, de la famille des Caryopbyllées, et de la Triandrie Trigynie, L., est ainsi caractérisé : calice à cinq folioles colorées intérieurement ; corolle nulle; trois à cinq étamines; trois styles; capsule â trois valves, ù trois loges, et conte-
n.int un grand nombre de graines. Dan» le premier volume du Prodromut regni cegetabili », publié par le professeur De Candolle, Seringe a fondu ensemble le» genres Motlugo el Pharnaceum de Linné. Il en a décrit trente trois espèces indigènes des climats équatoriaux du globe, el surtout du cap de Bonne-Espérance, l'ne espèce ( Motlugo Cerciana, Ser.; Pharnaceum Cerciana, L.) fait exception à cette distribution géographique; car on l’a trouvée sur les côtes de Guinée et du Sénégal, en Afrique, en Asie, en Espagne, el jusqu'en Russie. Les Mollugincs sont de petites plantes herbacées, dont les feuilles sont verticilléesou rarement opposées ; leurs fleurs sont solitaires ou ombellécs. C'est d'après leur inflorescence que les nombreuses espèces de ce genre ont été classées en deux groupes. Le premier, qui est l'ancien genre Mollugo de Linné, a les pédoncules uniflores el verticillés. Le second, ou le Pharnaceum du même auteur, les a bifides, eu grappes et en ombelles.
Le nom de Motlugo désignait chez les anciens les plantes du genre Galium. ce mot.
MOLLUSQUES. Mollusca. Les Mollusques occupent, par leur organisation, la première place parmi les animaux invertébrés. Les rapports qui existent entre ceux qui sont le mieux organisés el les derniers échelons des Vertébrés, sont si évidents , que les naturalistes n'ont contesté la prééminence des Mollusques sur les autres classes, que pendant le temps où ils en ignoraient l'anatomie. Aujourd'hui que des savants du premier ordre ont jeté sur celte partie des sciences naturelles tout l'éclat de leurs laborieuses recherches, celte question a été complètement résolue. Deshayes a déjà traité aux articles ConcmrtRES, Conchyliologie et Coquilles, de plusieurs parties des connaissances acquises sur les Mollusques. Cet article du même auteur va compléter les généralités qui doivent être données sur les Mollusques dans ce Dictionnaire.
L'élude de ces animaux, considérée non-seulement d'après leur enveloppe, mais encore d'après les connaissances aualomiques, est toute moderne. On ne trouve dans les anciens auteurs que des recherches isolées, incomplètes, el pour ainsi dire des essais perdus el sans applications; l’esprit ne s’arrêtait dans ces temps, à ces sortes de recherches, que par pure curiosité, par admiration pour les œuvres de la création, sans penser à leur utilité réelle; aussi toutes les connaissances transmises par les auteurs anciens sont-elles entachées de ce vice radical, qui s’est opposé si longtemps à leur perfectionnement. On se bornera donc à citer parmi les ouvrages publiés anciennement, les suivants : Belon, De / Iquatilibuê libri duo , 1553; quelques parties y sont consacrées aux Mollusques. Rondelet, De Piscibus, 1554, est supérieur à Belon pour l'exactitude des observations sur les Mollusques dont il a décrit un plus grand nombre. Les Coquilles sont quelquefois représentées avec l'animal et l'opercule ; ses figures, quoique grossières, ne laissent pas d'étre assex exactes pour que l’on reconnaisse assez facilement plusieurs espèces. Il a séparé en deux parties ce qui a rapport aux Mollusques : dans la première sont réunies les Coquilles bivalves, parmi lesquelles se trouve
l'Oreille de mer; et dans la seconde sont rassemblées toutes les Coquilles univalves. L'ouvrage de Gcsner, intitulé : De Piscibuset Aquatilibus, libri très, 155G, n'est qu'une compilation fort semblable à celle d'Aldrovande : De Animalibus et Anguibut, etc., 1006, où sont rapportées les opinions des anciens. Quoique publié peu de temps après celui d'Altrovande, le traité de la Pourpre de Fabius Columna en diffère bien essentiellement sous tous les rapports. Ce petit ouvrage fort rare, publié à Rome en 1010, est très remarquable par l'esprit qui a dirigé son auteur. De tous les traités anciens, c'est sans contredit celui qui a été fait dans le but le plus convenable pour l’avancement de la science, el malgré l’imperfection des figures, il sera toujours recherché comme devant faire époque dans l’histoire de la Conchyliologie. Ce ne fut que longtemps après, vers la fin du même siècle, que parurent plusieurs ouvrages d’anatomie sur les Mollusques; d'abord, en 1678, YHisloria Animalium Angliœ de Lister, dont la plus grande partie est consacrée aux Mollusques terrestre» et fluvialiles de la Grande-Bretagne, et sur lesquels il a donné de bonnes observations utiles encore à consulter. Le même auteur publia en 1G94. 1695, 1696, plusieurs Mémoires où les anatomies, bien imparfaites sans doute, sont représentées dans huit planches gravées. Le deuxième de ces Mémoires traite de l’anatomie des Buccins marins el d'eau douce, c'est-à dire des Limnées ; le troisième comprend l'anatomie des Coquilles bivalves d'eau douce et de mer; enfin, dans le tome xix des Transactions philosophiques de Londres, Lister a inséré l’anatomie du Peigne avec des figures. Dans le même temps. Murait donnait, dans le Recueil des Curieux de la Nature, 1089, ses observations anatomiques sur la Limace rouge. Harder, en 1679, dans son Prodromus physiologicus, publiait son Examen anato micunt Cochyleœ terre s tris domi-portœ; et enfin, Reisélius, également dans les Miscetlanea curiosorum Aaturæ, pour les années 1097 el 1098, publiait son Mémoire de Limace in ovo; de sorte qu’alors, sur la partie des Coquilles terrestres, on possédait un assez grand nombre de documents, qui néanmoins ne se rattachaient à aucun système; car ce ne fut que fort longtemps après que l'on songea à établir un système basé sur les rapports des animaux. Rumpli, le premier, donna une figure de l'animal du Nautile qui peut être de quelque utilité, à l'aide des notes que l’auteur publia à celte époque sur les Mollusques en général. Réaumur s'occupa aussi des Mollusques, sur lesquels il publia plusieurs observations que le temps a confirmées. 11 existait entre les savants une discussion à l'égard de la formation du test des Mollusques; les uns prétendaient que cette partie solide prenait son accroissement par intussusceplion, comme les os des Vertébrés; les autres, au contraire, affirmaient avec beaucoup plus de raison que la Coquille n'était formée que par superposition de couches. Réaumur entreprit des expériences qui pussent décider la question, el il en fit un assez grand nombre pour la mettre hors de doute; toutes les personnes qui les ont connues, et qui n’ont point eu d'injuste prévention, se rangèrent de son avis. Réaumur s'occupa aussi de diverses autres recherches sur les
M O fi
Mollusque!. En 1710 parut son Mémoire sur leurs mouvements progressifs, Mémoire dont la suite ne fut pu> bliée qu'en 1712. Non-seulement cet habile observateur y fait connaître le mécanisme des mouvements des Mollusques de diverses classes, mais encore ceux des Étoiles de mer, des Oursins, etc. Un autre Mémoire, non moins intéressant que le précédent, inséré comme eux dans les Mémoires de l'Académie, pour l'année 1711, est consacré aux différentes manières dont plusieurs espèces d’animaux de mer s'attachent au sable, aux pierres, cl les uns aux autres. Le fait principal qui s'y trouve développé, est relatif fi la formation des hyssus de la plupart des Coquilles bivalves, qui se fixent par ce moyen. Non-seulement Réaumur s'occupait avec succès d'observations longues et difficiles «l'histoire naturelle proprement dite, mais il savait aussi se saisir des sujets d'application. C'est ainsi qu'il s'occupa de la teinture pourpre, que l’on peut obtenir d'une Coquille désignée alors sous le nom de Ruccin, fi laquelle Lamarck a donné le nom de Purpura LapiUus. Deux derniers mémoires de Réaumur ont paru l’un en 1717, il est consacré aux Pinnes marines et à la formation des Perles; l'autre en 1725, il traite des merveilles des Dails (Pbolades) et de leur phosphorescence , propriété qui est connue depuis très- longtemps. En 1715, Pctiver donna son ouvrage intitulé : Aqualilium À ni ma Hum Auiboinœ icônes et tiomina, ouvrage contenant de bonnes planches et d'excellentes observations. Il est un complément nécessaire aux travaux de Ilumph cl de Valenlyn, son continuateur.
En 1750, I'Iancus publia la première édition de sou important travail sur les Coquilles microscopiques; par ses observations un nouveau monde pour ainsi dire fut connu, et il produisit pour les Coquilles ce que l'ouvrage de Muller, sur les animaux microscopiques, effectua dans les autres parties de la zoologie; ce furent là les premières observations dont le microscope enrichit la conchyliologie; elles furent fécondées plus lard par l'infatigable micrographe Soldani. L’ouvrage de Planons eut une seconde édition, beaucoup plus complète que la première, et publiée fi Rome en 1700. Cet ouvrage, ainsi que celui de Soldani, sont encore les seuls «pii puissent servir aux recherches nécessaires fi ceux qui s’occupent des Polylhalamcs en particulier.
D'autres ouvrages d'une bien plus grande importance pour l'élude et la classification des Mollusques se préparaient. Guellard, dans son Mémoire intitulé : Observations qui peuvent servir à former quelques caractères de Coquillages, fut le premier qui proposa d'établir des genres, non-seulement d'après la co«|iiille, comme l'avaient fait quelques écrivains, mais encore d'après l'animal, qu'il a considéré comme devant donner les caractères les plus essentiels; c'est ainsi qu'il est arrivé à des coupes véritablement naturelles.
Bientôt après, fi l'exemple de Guellard, Adanson s'occupa de la recherche d'un bon système pour arriver fi la connaissance exacte des Mollusques, il essaya toutes les combinaisons, d'abord pour la coquille seule, puis pour l’animal, et divisa toutes les Coquilles en Limaçons et en Conques. Dans les Limaçons ou Coquilles uiiivalves, il considère six choses : 1° les spires,
7 OtCT. DES SCIE5CES X AT.
2° le sommet, 3« l'ouverture, 4° l'opercule, 5° la nacre, C« le périoste. Ces six parties principales deviennent par leurs diverses combinaisons le sujet de onze tableaux systématiques, dans lesquels il les a épuisées toutes. Pour les Conques ou Coquilles bivalves, il fait le même travail; mais il y trouve sept parties principales : 1° les ballants, 2® les sommets, 3° les charnières, 4*» les ligaments. 5° les attaches, C° la nacre, 7® le périoste. Sept tableaux donnent une idée des diverses combinaisons de ces sept choses principales. Adanson considère ensuite les divers rapports tirés de l'animal; il y trouve cinq choses principales, qui sont : 1® les cornes, 2® les yeux, 3" la bouche, 4® In trachée, 5® le pied. Voici les litres des tableaux . ils feront juger de leur utilité.
Le premier tableau, sur le nombre des cornes, est divisé en trois sections : les Limaçons qui n'en ont point, ceux qui en ont deux, et ceux qui en ont quatre; le deuxième tableau, figure des cornes (tentacules) : Limaçons dont les cornes sont coniques ou cylindriques, divisés en ceux qui ont un rendement fi la base du tentacule, ceux qui en sont dépourvus; le troisième, sur la situation des cornes, à la racine de la tête ou fi l’extrémité de celle partie. Deux tableaux sont consacrés fi la place des yeux, soit sur la tête, soit sur les tentacules. Une première division renferme ceux qui n'ont point d’yeux, une deuxième ceux dont les yeux sont sur la tète, an côié interne de la base des tentacules; la troisième ceux qui, avec la inéme disposition, ont les yeux à la base externe. Dans un autre tableau, les Mollusques sont divisés en quatre classes : 1® ceux qui ont les yeux au côté externe, fi la base des tentacules; 2° ceux qui ont les yeux au côté externe, un peu audessus de la base; 5® ceux qui ont les yeux au côté externe, vers le milieu des tentacules ; 4" enfin ceux dont les yeux sont au sommet des tentacules. La bom be n’a été considérée que de deux manières : les Limaçons à bouche sans trompe , avec des mâchoires, et ceux qui ont une trompe sans mâchoires. La forme de la trachée, ou canal respiratoire, n’a offert que deux manières d'être, ou présentant une simple ouverture sur le côté de l'animal, ou laissant sortir de son dos un long canal qui se relève vers lui. Quant au sillon du pied, Adanson a aussi formé un tableau, dans lequel une division pour les Mollusques qui n'ont point de sillons au pied, et le second pour ceux qui en ont un sur la partie antérieure.
Les Conques, considérées d'après l’animal seulement, n'ont présenté que qualie parties principales : le manteau, les trachées, le pied et les fils ou le hyssus. Le manteau est considéré de trois manières : 1° entièrement divisé en deux lobes; 2« divisé d'un côté seulement en deux lobes; 5® formant un sac ouvert seulement dans les deux côtés opposés. Pour les trachées ou siphons : 1° il y en a une seule en forme d'ouverture ; 2® il y eu a deux également eu manière d’ouverture; 3° il y en a deux allongées en tuyaux séparés; 4U il y en a deux allongées en tuyaux réunis. Quant au pied, les Conques ne présentent que trois circonstances : 1" ou elles n'en ont pas ; 2® ou elles en ont un qui lie parait point au dehors; 3® ou elles en ont un qui parait au dehors. Les fils ou
Diqiti
eo oy VjCjus
le byssus, à l’égard des Conques, n’offreul que deux choses : celles qui en ont et celles qui en sont dépourvues.
C’est ainsi qu’Adanson, avant d’enlrer en matière, ; combine une foule de systèmes différents, basés sur un j caractère unique, et par cela même insuffisant pour |
faire des coupes naturelles. Quelques-uns de ces systèmes servent encore aujourd’hui pour l’établissement de grandes divisions, comme dans les Conques la forme du manteau, dans les Coquilles univalves, l’existence ou l’absence de l’opercule, etc. Voici l’ensemble du système d'Adanson :
/Point de cornes et point d’yeux Gondole.
S Le Hulin,
U Corel,
Le Pièlin.
, Section !»•. ) Quatre cornes, dont les deux extérieures portent les yeux au f Le Limaçon,
univalves. . \ (Le Lé a*
Deux cornes; les yeux à la racine, au côté externe ou par j g/Yet, **
derrière,
’ ( La Vis.
i Deux cornes; les yeux un peu au-dessus de la racine, au côtéi £ Pucrtoa"*’ sterne | Le Mantelet !
ÎLe Rouleau ,
La Pourpre,
Le Buccin,
Le Cérithe.
Section 2®*. l , ^ Permet
Les Limaçons/ peux cornes sans renflement; les yeux à leur racine, au côté j Lq Toupi£
operculés. . \ externe,
( La Notice .
( Quatre cornes, dont les deux extérieures portent les yeux au J Le Sabot,
1 sommet \ La Write.
2®* Faiiilk.
!Les deux lobes du manteau séparés dans tout leur contour. . .
Les deux lobes du manteau formant trois ouvertures sans aucun
Les deux lobes du manteau formant trois ouvertures, dont deux prennent la figure d’un tuyau assez long
U Huître.
Le Jataron,
Le Jambonneau .
La Came ,
La Telline,
Le Pétoncle,
Le Solen.
Section Les Conques multivalves. .
Aucune des pièces de la coquille ne prcnanl la forme d'un luyau. La
l’ne des pièces de la coquille prenant la forme d’un luyau qui ( ie enveloppe toutes les autres f
Pholade.
Taret.
On remarquera dans ce système plusieurs défauts; et ils dépendent surtout de ce que les groupes ont été formés d’après un seul caractère. C’est pour cela que les Oscabrions se trouvent, pour la première fois, rapprochés des Patelles , les ifaliolides des Limaçons terrestres, les Pinnes, les Moules, les Avicules confondues en un seul genre. Mais ces défauts, quelque graves qu’ils paraissent, sont rachetés par une foule d’excellentes observations et de justes rapprochements, comme celui des Tarels et des Pholades, par exemple, que malgré cela Linné a tenus séparés et très-éloignés, les Pholades dans les Multivalves, et le Taret dans les Coquilles univalves à spire non régulière.
11 a été suffisatnojent parlé des ouvrages de Linné à 1 article Coîiceylioiocu, il serait conséquemment superflu d’y revenir. Ginnani publia dans les années 1755 à 1757, sur les Coquilles marines de l’Adriatique
cl celles terrestres et fluvial des du territoire de Ravennc, un travail accompagné de nombreuses et bonnes figures, qui ne peut être consulté autant qu’il le mérite. Ce ne fut que plus lard, en 1761, que Bohatsh donna son ouvrage intitulé : De quibusdam Anitnalibue marini», dans lequel il fut dirigé par de vrais principes de zoologie; on y trouve des anatomies bien faites et bien représentées par de bonnes planches. L’ouvrage d’Adanson et les observations de Gueltard avaient fait sentir le profit que l’on pourrait tirer de l'élude bien faite des opercules; et ceux-ci devinrent le sujet de plusieurs Mémoires dont un des plus importants est celui de Hérissant, inséré dans les Mémoires de l’Académie de Paris en 1706. A cette époque une forte impulsion a été donnée aux sciences naturelles. Pallas, pour les Mollusques, posa en homme de génie les premiers fondements de l’édifice que l’on devait bientôt continuer. C'est daus
les Misccllanea zooluyica, surtout au sujet des Aphrodite*, que Ton peut s’assurer de la justesse et de la sagacité de cet illustre observateur, lorsqu'il démontre combien Linné lui-même, en s'attachant plus spécialement aux caractères des coquilles qu'à ceux des animaux, s'éloigne de l'ordre naturel; il fait voir, contre l'opinion du professeur d'Upsal, que les Limaces, qui comprennent pour lui un grand nombre de Mollusques nus, doivent être placées parmi les Mollusques univalves; il divise, au reste, tous les Mollusques en deux grands ordres : les Mollusques univalveset les Mollusques bivalves, dans lesquels, à l'exemple d’Adanson, il fait rentrer les Tarets et les Ascidies.
Ce fut l'année suivante, 1767, que Geoffroy, dans son petit Traité des Coquilles terrestres et fluvialiles des environs de Paris, fil de nouveau l'application des principes de conchyliologie établis avant lui; il se servit de l’animal pour caractériser les genres qui, quoique peu nombreux, sont pourtant restés. Muller, ce savant auteur de plusieurs ouvrages importants pour la zoologie, outre la Faune danoise, donna aussi un système de Conchyliologie et un traité sur les Coquilles terrestres et fluvialiles; ce dernier ouvrage est plus parfait que celui de Geoffroy; il divise ces Mollusques en trois sections, de la manière suivante :
■{• Coquille nulle.
Tentacules linéaires. Limace.
•j-j- Coquille uuivalve.
a Tentacules linéaires.
1° Au nombre de quatre. Ueiix.
2° Au nombre de deux. Veetigo.
p Tentacules tronqués.
1° Les yeux en dedans. Arcylb.
2° Les yeux par derrière. Carycbie.
y Tentacules triangulaires. Buccin.
o Tentacules sétacés.
1° Les yeux en dehors. NErite.
2° Les yeux en dedans. Plarorbe.
3» Les yeux par derrière. Vai.vée.
ttf Coquille bivalve.
Siphon double.
1° Court. Moule (Anodontedes auteurs modernes).
2° Allongé. Tellire (Cyclade).
3° Nul. Mte (Mulelte).
Quelques ouvrages, publiés à peu près dans le même temps, apportèrent plusieurs matériaux à la science : celui de Forik*\\i(De$criptionea Animaliumt Aviumt Piscium , Amphibiorum , Fermium, Jnseciorum quœ in itinere oriental i obsercavit, 1775, et les planches du même ouvrage, publiées l’année suivante), celui d'Othon Fabricius (Fauna Groenlandico , etc., 1780), les divers Mémoires de Dirqtiemar sur plusieurs animaux mollusques, insérés dans les Transactions philosophiques de Londres, et dans le Journal de physique, pour les années 1779 à 1786; les Observations de Murray, sur la reproduction des parties enlevées aux Limaçons et aux Limaces. 1776, fait curieux et important que Spallanzani annonça le premier, et qui fut confirmé par Bonnet et George Tarenne, en 1808, dans son Traité de Cocbyliopéric.
Bruguière donna en France une nouvelle impulsion
à l'élude des Mollusques, par son travail de l'Encyclopédie; mais il faut l’avouer, ce savant ne profita pas autant qu’il l’aurait pu faire, des travaux qui l'avaient précédé; il aurait dû moins s’attacher à la lettre de Linné, et quoiqu'il ait perfectionné son système, il le laissa cependant encore loin de ce qu'il aurait pu devenir entre des mains aussi habiles. On voit, en effet, qu’il confond, dans son ordre troisième, les Vers Mollusques, des êtres fort étrangers les uns aux autres, et qui sont loin de se trouver dans leurs rapports naturels. Avec de véritables Mollusques, on trouve des Polypes, des Hydres, des animaux subarliculés, des animaux radiaires, et même un genre de Poisson (Myxine); il sépare cependant, dans un ordre suivant, sous le nom de Vers Échinodermes, les Oursins que Linné avait confondus avec les Vers Mollusques. Son ordre cinquième, les Vers teslacés, est divisé à la manière de Linné, en trois sections : la première, les Coquilles mullivalves, la deuxième, les bivalves, et la troisième, les univalves. La première de ces sections contient neuf genres qui, comme on peut le penser, réunis d’après la seule considération du nombre des pièces, doivent être fort étrangers les uns aux autres. Effectivement, à côté des Oscabrions, on trouve les Balanes et les Analifes; «à côté de ceux-ci trois genres parfaitement groupés, et que réunissent des caractères naturels, les Tarets, les Fislulanes (genre nouveau) et les Pholades, ce qui est évidemment imité d'Adanson. Après ces trois genres vient celui que Bruguière nomma Char, établi, comme on l’a reconnu depuis, sur une supercherie de l'Italien Gioeni. Les deux derniers genres de celle section, qui ne sont pas plus en rapport avec les précédents, sont les genres Anomie et Cranie. La deuxième section, qui comprend les Coquilles bivalves, est divisée en deux parties, l’une pour les Coquilles irrégulières, la seconde pour les Coquilles régulières. Les six genres suivants se montrent dans la première : Acarde, Came, Huître, Spondyle, Placune, Pcrne. On sait aujourd'hui que le genre Acarde a été établi sur des épiphyses vertébrales de certains Poissons. Dans la seconde il y a treize genres établis dans l’ordre qui suit : Myc, Solen, Pinnc, Moule, Telline, Bucarde, Mactre, Donace, Vénus, Trlgonie, Arche, Peigne, Térébratule. La troisième section, qui renferme les Cnivalves, est séparée en deux grandes divisions à la manière de Breyne les Coquilles uniloculaires et les Coquilles multiloculaires; les premières sont divisées en Coquilles sans spire régulière, qui renferment six genres hétérogènes : Fissurelle, Patelle, Dentale, Serpule, Arrosoir, Siliquaire; et en Coquilles à spire régulière, qui comprennent vingttrois genres : Cône, Porcelaine, Ovule, Olive, Volute, Buccin, Pourpre, Casque, Strombe, Murex, Fuseau, Cérite, Vis, Toupie, Sabot, Bulle, Bulime, Hélice, Planorbe, Nalice, Nérite, Haliolide, Argonaute. Les genres de Coquilles multiloculaires qui ont été si multipliés dans ces derniers temps, par Montfort et d'autres, ne sont dans Bruguière qu'au nombre de quatre : Ca- | mérine. Ammonite, Nautile, Orthocérale- On ne peut ; disconvenir que Bruguière n'ait apporté des améliorai lions bien sensibles dans le système de Linné, que les | genres plus nombreux n'y soient mieux circonscrits et
mieux caractérisés. Outre ces changements Favorables, Bruguière en opéra encore d'autres par l'arrangement des figures de l’Encyclopédie; il y institua plusieurs genres que sa mort prématurée l'empêcha de caractériser; mais tous ont été adoptés par Lamarck, qui on a démembré plusieurs.
Un auteur auquel la Conchyliologie doit d'immenses recherches anatomiques, qui le premier tenta de caractériser les genres de Mollusques d'après les animaux seuls, abstraction Faite de la coquille, qui chercha à établir sur ce syslème une classification méthodique. Poli, médecin italien, commença, en 1791, la publication de deux volumes de son ouvrage, qui furent terminés en 1795; ces deux volumes comprennent les Multivalves et les Bivalves, dont l’arrangement est le suivant . la première Famille, Mollusques à double trachée, inunis d’un pied. Le premier genre, Uypogatar rassemble les Solens, les Dmlades et le Tellina inœquicfitcis de Linné; le deuxième, Peroneca, les Tellines de Linné; le troisième, CaH.%laf les Vénus de Linné; le quatrième, Arlhemis, Tenus cxolela , Cyllterwa cxolela , Lamk.; le cinquième, Cerastes, Canlium. La seconde famille contient les Mollusques à une seule trachée, et munis d’un pied; elle présente deux genres qui semblent devoir s'éloigner beaucoup : le premier, l.oripcs, pour le Tellina lac tea, L., Lucina lactea, Lamk., ù laquelle il se rattachera sans doute par la suite; une grande partie ou la totalité du genre Lucine et Limnœa , pour les genres Mulet le, Brug., et Anodonle, Lamk. Les deux genres suivants. ChimeraPinna, L.,el Callilriche (les genres Moule, Modiolc, Lamk.. et Lilhodome, Cuv.), qui sont des Mollusques à une seule trachée, forment une famille très-naturelle. Le genre Argus, qui correspond aux Peignes, aux Spondyles et aux Limes, forme à lui seul une famille qui se caractérise par une seule trachée abdominale et point de pied. Il en est de même du genre A xi mca (genre Pétoncle, Lamk.), et celte famille ne renferme que des Mollusques sans trachée mais pourvus d’un pied. Des quatre derniers genres.
j qui constituent la sixième famille, où les Mollusques n’ont ni trachée, ni pied, le genre Vaphnc répond à ! une partie du genre Arche; le genre Peloris aux Hui- ! très. Lamk.; le genre Ecliion aux Anomies, et le genre : Criopus à YAnomia itnperforala . Cette manière dont i Poli a envisagé les Mollusques l’a conduit à des grou- ! pcmcnls très-naturels. Ses familles sont basées d’après j la considération d'organes importants de l'animal et | nullement d'après les coquilles. Il suivit donc une mé : thode diamétralement opposée à celle de la plupart de ses prédécesseurs.
Depuis la publication de l'ouvrage de Poli juiqu'ù i l’apparition du Tableau élémentaire de l'Uisloire natu j relie des Animaux, 1798, par Cuvier, rien ne parut sur ' les Mollusques. La nouvelle classification proposée par I ce savant est le résultat, non seulement de ses propre* observations, mais encore de celles qui furent faites avant lui et des principes justement appréciés des Guet- ! tard, des Adanson, des Pallas. des Poli. etc. Cuvier le : premier rapprocha convenablement les Mollusques des Poissons, et les releva ainsi d’un degré dans la méthode, ce à quoi il fut conduit par les connaissances anatomiques. Il ne considéra plus la coquille comme indispensablement nécessaire pour établir les rapports, et l'existence ou l’absence de ce corps protecteur ne le détermina plus à séparer les Vers Mollusques des Vers leslacés, comme l’avait fait Linné, et lîruguière sur ses traces; il suivit en cela l’opinion de Pallas, qui dès lors demeura adoptée. Dans ce premier essai de Cuvier, les Mollusques sont divisés en trois grands ordres, les Céphalopodes, les Gastéropodes et les Acéphales.
En 1801, Lamarck résuma dans son Système des Animaux sans vertèbres ses nombreux travaux sur l’histoire naturelle des Mollusques. Il employa avec avantage les observations de Cuvier et de Poli, et en fit l'application à son système, en y rapportant, dans un ordre assez naturel, les nouveaux genres qu'il avait proposés. Le tableau suivant sera plus propre à donner j une juste idée du syslème de l’auteur, et 0 en présenter ' l’ensemble.
il U \.
4ïj
Mollusques / céphalés. A
/Coquille uni valve, uniloculaire, non spirale, recouvrant l'animal. . . .
\ Concliylifères.
[Coquille univalve. uniloculai- J re, spirivalve,.
et engainant |
f'aniiual. ,
Coquille unival- \ ve. mullilocu- 1 laire , engaM \ nant oureufer i » niant l'animal. J
Nageant vague- j Sèche. Calmar, Poulpe, dans les eaux. . f Lcrnèe , Fi rote, Clio .
Rampant
ventre.
sur |e ( Laplysie, Dol libelle, B allée, TelUys, v Limace, Sigarel , Onchide, Tritonie, * ( Dont, Phytlidie, Oscabrion.
Patelle, F issu relie, É marginale , Concholcpas . Crèpiduie, Calyptrèe.
Ouverture échangée ou canali-' culée à sa hase.
Cône, Porcelaine, Ovule, Tarrière,
Olive, AnciUe, Foin te, Mitre ,
CotombeUe, Margiuclle, Cancellaire, Masse, Pourpre, Buccin , Éburne,
Fis, Tonne, Harpe, Casque, Strombe, Plèrocère, Hostellaire, Hocher,
Fuseau, Pyrnle. Fasciolaire, l’ut bînelie, Plcurotome, Clacatule, Cèrite.
I Toupie, Cadran, Sabot, Mo notion te,
{ Çyclostome, Scalaire, Maillot,
I Turriletle , Janthinc, Hutte , Bulime , Ouverture entière 1 Agathine, Liinnèe, Mêla nie, Pyramidelte, et sans canal îiAnricute, t’olcaire. Ampul/aire, Planorbc,
sa hase J Hélice, Héficine, Mérite, Malice,
I Testacelte, Stomate, Haliotide,
[ Fermicutairc, Sitiquaire, Arrosoir ,
\ Caritiaire, Argonaute.
Nautile . Orbulite, Ammonite, Planvlile, Nu minuit te, Spirute, Turrilite, Baculite, Orthéocèrc, Hippurilc, Bèlcmnite.
Mollusques
acéphales.
I Nu* Ascidie, Biphorc, Mammaire.
Coquille éqiii- i valve, compo-j séc de deux/
IPinne, Moule, Modio/e, Anodonte, Mulelle, Nucute, Pétoncle, Arche , Cucullèc, Trigonie, Tridacne, Hippope, Car dite, / tocarde, Bucarde , Crassa telle,
valves égales ,1 )T7-,is- „ , n.# . ,
avec ou sans ) {Paphte, Luit aire, Maître, Pelncole,
avec ou sans pièces plus pe- I tites et accessoires
Concliylifères. (
iCoquillo inéquii valve, composée de deux ou plusieursi valves , dont les principales sont inégales.
\ Donnée, Mérétrice, t énus, Fènèricarde, iCyclade, Luc inc, Telline, Capsc, f Sanguinolaire, Solen, Glycimère,
\ Mye, Pholade.
IA carde , Badiolile, Came, Spondyle, Plicatufe , Gryphèe, lluilre, Fulsclle , Marteau, Avicute, Pvrne, Plat nue.
Peigne, Lime, JJuulettc, Pandore, Corbule, Anomie, Cranie , 7’erèbratulc , Calcèole, llyale, Orbicule, Lingule,
Plus de deux val- t nière I
Dans ce système, oii il est facile de remarquer un asser grand nombre de perfectionnements, on voit d'abord qu’à l’exemple de Cuvier, Lamarck met les Mollusques au premier rang parmi les Invertébrés, et les divise dès lors en deux grands ordres, d’après l’existence ou l’absence de la tête, ce qui avait été plutôt indiqué par Poli et par Cuvier d'après lui, qu'établi définitivement cl de celte manière. Lamarck a encore
admis, d’après Cuvier, les Mollusques sans coquilles, dont il a fait une division d part, aussi bien dans les Céplialés que dans les Acéphalés- Ce système qui. dès l'époque de sa publication, fut généralement adopté, servit de guide pour l'arrangement des collections, et quoiqu’imparfait sous bien des rapports, il avait cet avantage d'être facile à comprendre. Jusqu'alors, depuis l’époque de Linné, on n’avait point vu s’établir.
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parmi les Mollusques, des familles ou des séries plus j ou moins naturelles de genres groupés d'après un caractère très étendu; c'est donc à Lamarck que l'on doit l'introduction de celle amélioration. Malgré ces changements favorables dans la méthode, plusieurs auteurs n’en tinrent presque pas compte, et s'attachèrent à la lettre de Linné ou au système liunéen perfectionné par Bruguière; ils cherchèrent à y introduire quelques genres plus ou moins bien faits. Bosc, dans le Bulfon de Déterville, est dans ce cas, puisqu'il conserve la méthode de Bruguière, dans laquelle il ajoute les genres Fodic, très-voisin des Ascidies , et Oscanc, près des Patelles, et dans les Bivalves les genres Ongulinc, Erodonc et HiateUe proposés par Daudin.
Peu de temps après , Draparnaud publia le Prodrome de son travail sur les Coquilles terrestres et fluvialiles de France, ouvrage qui ne parut qu'après sa mort. Guidé par de bons principes de zoologie, Draparnaud n'admit et n'institua que de bons genres. Pour la distribution générale il suivit la méthode de Cuvier, il établit ou adopta les genres Vitrine, Clausilie, Ambreltc, Physe et Valvée; on doit aussi à cet auteur d’avoir été le premier à abandonner la manière peu naturelle dont Linné considérait les Coquilles pour la désignation de leurs diverses parties. C'est en les plaçant dans la position qu’elles conservent sur l'animal marchant devant l’observateur que l’on doit les étudier; cl celte méthode rationnelle, convenable surtout pour les Coquilles bivalves, a été généralement adoptée.
En 1802 commença à se publier, dans le Buffon de Sonnini, la partie des Mollusques par Monlfort. Quoiqu’il en ail donné quatre volumes, à peine si on peut la considérer comme commencée, puisque ces quatre volumes sont consacrés uniquement à l’histoire des Sèches, des Poulpes, des Calmars et de quelques Coquilles multiloculaires. De Roissy, qui continua ce travail, et qui le termina en deux volumes qui parurent en 1805, rassembla et recueillit les faits nouvellement acquis dans la science, et les rattacha d'une manière fort convenable au système de Cuvier, qui lui servit de base fondamentale, dans lequel il fil entrer tous les genres de Lamarck, le nouvel ordre des Ptéropodes de Cuvier, qu'il place entre les Céphalopodes et les Gastéropodes, ainsi que les genres de Daudin adoptés par Bosc, et ceux nouvellement établis par Lamarck sous le nom de Coronule et Tubicinelle, démembrés des Balanesde Linné. De Roissy ne fit aucun genre nouveau; il proposa seulement de changer le nom d'Ancille, donné par Lamarck à un démembrement des Volutes de Linné, en celui d’Anaulace, parce que Geoffroy avait déjà donné le nom d’Ancille à un autre genre, et de substituer le nom d'Égérie à celui de Galalhée, employé par les entomologistes. On présumait déjà, par la description de Rumph, que les Coquilles des Polythalames appartenaient aux Céphalopodes; mais ce fait avait besoin d'être confirmé, et c’est ce que fil De Roissy par la description qu'il donna de l'animal de la Spirule, que Péron avait rapporté de son voyage autour j du monde, et qu'il eut occasion d'examiner avec soin. L'ouvrage de De Roissy est rempli au reste d’excel- I
lentes observations, d’aperçus ingénieux, bien capables de favoriser l'avancement de la science.
La seconde édition du Traité élémentaire dlfisloire naturelle, par Duméril. parut en 1807, et put recueillir les nouveaux faits publiés sur les Mollusques. Cette partie, quoique traitée en peu de pages, contient cependant une innovation qu'il est bon de mentionner. En admettant le système de Cuvier il en conserve les principales divisions; seulement dans les Gastéropodes, il sc sert des organes de la respiration pour les diviser en (rois groupes : le premier, les Dcrmobranches, a les branchies externes en forme de lames ou de panaches, et il renferme les Doris, les Trilonies, les Scyllées, les Éolides, les Phyllidies, les Patelles, les Ualiotides et les Oscabrions; il est bien certain que les Ualiotides n'appartiennent nullement à cette famille. Le deuxième groupe est nommé Adélobrancbes; les animaux qu'il contient ont un trou propre à l’admission de l’air sur les branchies, et les Aplysies que l’on trouve en première ligne, sont loin d'avoir ces caractères, car elles ont le manteau fendu largement; elles portent des branchies en panaches, et ne respirent point l'air. Duméril y place aussi les Sabots, les Mérites et probablement tous les genres dont la coquille a l’ouverture entière, et certes aucuns ne respirent l'air eu nature. On y trouve aussi les Limaces, les Uélices et les Planorbes, les seuls qui puissent réellement rester dans cette division. Le troisième groupe des Gastéropodes, qu’il nomme Siphonobranches, est beaucoup plus naturel que le précédent; il répond parfaitement à la quatrième division des Gastéropodes du premier système de Cuvier. Dans les Acéphales, au lieu d'y réunir les Balanes et les Analifes, il en fait justement un ordre à part sous le nom de Brachiopodes, dans lequel il admet à tort les Lingules, les Orbiculcs et les Téréhralules, sur l’analogie desquels il était difficile de commettre une erreur, puisque Poli, dans les belles planches de son ouvrage, avait donné l'anatomie des uns et des autres.
Lamarck, dans sa Philosophie zoologique, publiée en 1800, conliuua à perfectionner son système de distribution des Mollusques par familles; il augmenta ce système de toutes les découvertes acquises depuis sa première publication. Plus tard encore, il y fil des changements assez notables, et voulut prendre époque de ces améliorations. Il publia en conséquence une petite brochure intitulée : Extrait d'un Cours de zoologie, etc.; Paris, 1812. Cuvier avait donné, dans les Annales du Muséum, plusieurs Mémoires anatomiques sur les Mollusques, et ceux dont l'organisation fut entièrement dévoilée, ne durent plus laisser le moindre doute à Lamarck; ces matériaux habilement réunis, contribuèrent puissamment au perfectionnement et aux modifications qu’il apporta dans son Système. Les Mollusques sont toujours divisés en deux ordres : les Mollusques acépüalés et les Mollusques céphalés.
Les Mollusques acéphales sont eux-mèmes divisés en Teslacés et en Mus; comme dans le premier Système, il les partage en Munomyaires et en Dimyaires : les Monomyaires contiennent, sans nul changement, les familles suivantes : Brachiopodes, Ostracées et Byssifères. Les Acéphalés dimyaires, ou à deux muscles, sont
divisé* en Inéquivalves et en Éqtiivalves; dans les Iné- <1 u i valves on ne trouve qu'une seule famille, les Camacées, qui renferme toujours les Cortiules et les Pandores. Les Équivalves contiennent le même nombre de familles : 1“ les Naïades; 2° les Arcacées; 3” les Cardiacées, dans laquelle le genre llyatelle est admis; 4° les Conques, divisées en fluvialiles et marines : dans ces dernières on trouve les deux Heures Cyprine et Donacille, qui sont entièrement nouveaux; 5° les Maclracées; G® les Myaires, desquels on a éloigné le [;enre Panopé pour le reporter à la suivante; 7® les Solanacées, desquels est démembrée la huitième famille, les Lilbophages, entièrement nouvelle, composée des quatre genres Rupicole, Saxicave, Pétricole, Rupellaire : celui-ci est nouveau; 0® les Pholadaires, parmi lesquels est introduit le genre Clavagelle, qui fait le passage des Fislulanes aux Arrosoirs. Les Acéphales nus u'onl éprouvé aucun changement.
Dans les Mollusques céphalés on remarque un plus grand nombre de changements, et ils sont plus importants; d'abord, au lieu de trois, ou y voit cinq sections, qui sont dans l'ordre suivant : Mes Ptéropodes, 2® les Gastéropodes, 5® les Trachélipodes, section nouvelle, 4® les Céphalopodes, 5® les Héléropodes, section également nouvelle.
Les Ptéropodes, au lieu de trois genres, en offrent cinq. Les genres Cléodore et Cymbulie sont adoptés de Péron. Les Gastéropodes sont distingués des Trachélipodes d'après le lieu de l'insertion du pied sur tout le ventre, dans les premiers seulement au col, et par un pédicule dans les seconds. Les Gastéropodes contiennent, outre les familles indiquées dans le précédent système, les Tritonicns, les Pbyllidiens. séparés en nus et en conchylifères; cesdernierscomposésdesOscabrions, des Ombrelles, nouveau genre, des Patelles et des 11aliotides, mais avec un point de doute; et de plus, les Calyptraciens, qui se trouvent ici justement parmi les vrais Gastéropodes débarrassés des genres Cadran et Troque, mais contenant de plus les genres Cabochon, pris de Monlfort, Fissurelle et Êmargintile, séparés des Pbyllidiens. Les Laplysiens contiennent les Acérés de Cuvier, et les Bulles rapprochées des Bullées. les Sigarets qui y sont placés à tort, les Dolabelles et les Laplysies; enfin les Limaciens.
Les Trachélipodes contiennent tous les Mollusques à coquille spirale avec ou sans siphon; ils sont partagés en deux grandes sections, les Trachélipodes sans siphon et les Trachélipodes avec un siphon. Dans la première se voient dix familles : 1® les Colimacées, dans lesquelles sont introduits à tort, puisqu'ils sont operculés, les Cycloslomes, les Hélicines ainsi que les Auricules; 2® les Lyinnéens, famille nouvelle faite avec les Lymnées rapprochées des Physes, des Planorbes et des Conovules; 3® les Mélnniens, famille nouvelle, dans laquelle sont rassemblés les genres Mélanie, Mélanopside et Pyrène, genre nouveau; 4® les Périslomiens au lieu d'Orbacées, desquels on a ôté les genres Planorbe et Cycloslome, pour y mettre le genre Yalvée; 5» les Néritacées; G® les Jantbines formant à elles seules une famille sans nom particulier; 7® les Plicacés, famille nouvelle, dans laquelle se trouvent les deux nouveaux
genres Tornatelle et Pyramidelle; 8" les Scalariens, également famille nouvelle, faite avec les genres Vermet. Scalaire et Dauphinulc, démembrée de la famille des Turbinacées; 9® les Macrostomes, encore nouvelle famille, pour les genres Stomate et Slomatelle, séparés, on ne sait trop pour quels motifs, des llaliotides; 10® enfin les Turbinacées, auxquelles sont joints les Cadrans et les Troques, séparés des Calyptraciens. Les Trachélipodes à siphon saillant, dont la coquille est munie, à sa base, d'un canal ou d’une échancrure, contiennent les familles suivantes : 1® les Canalifères, où sont rétablies les Clavalules oubliées dans le précédent système, et de plus les deux genres nouveaux Ranelle et Strulhiolaire, démembrés des Rochers; 2® les Ailés, 3® les Purpurifères, avec les deux nouveaux genres, Cassidaire démembré des Casques, et Ricinule des Pourpres; 4® les Columcllaircs, dans lesquels Lamarcka fort judicieusement placé les Volvaires qui faisaient antérieurement partie des Hétéroclites; 5® les Enroulées on les Ancilles ont changé leur nom contre celui d'Ancillaire.
Les Mollusques céphalopodes sont toujours divisés en Testacés multiloculaires et Teslacés monolhalames, et en non testacés. Les Céphalopodes multiloculaires renferment les Orthocérées dont la coquille est droite ou presque droite et sans spirale il s'y trouve les genres Béleinniie, Orlbocère, Notlosaire, genre nouveau, et Hippurite; les Liluolées, dont la coquille est en partie spirale, le dernier tour se terminant en ligne droite : ce groupe ne contient que les trois genres Spirule, Spirnline.K.ituole; les Crislacées, famille nouvelle, formée des genres Rénulile, Cristallaire et Orhiculine, ces deux derniers entièrement nouveaux; la quatrième famille est nouvelle sous le noin de Sphérulées : elle renferme les genres Miliolile, Gyrogonite et Mélonile, genre nouveau; la cinquième, les Radiolées, est établie pour les genres Rolalie, Lenticulaire et Placentule : ce dernier n'dvait point eucorc été fait. Les genres qui constituent les Naulilacécs, ne contiennent plus que les Coquilles dont les cloisons sont simples; dans ce nombre sont les Discorbes, les Sidérolites, genre nouveau, Yorliciale, également nouveau, Nummulile et Nautile. La dernière famille, les Ammonées, est consacrée aux Coquilles dont les cloisons sont profondément sinueuses, et on y trouve, depuis les Coquilles discoïdes jusqu'à celles qui sont droites, les genres Ammonite, Orhulite, Turrilite, Ammonocératite et Baculite. La seconde division des Céphalopodes, celle qui ne contient que des Coquilles monolhalames, renferme un seul genre : Argonaute. La troisième division est destinée aux Céphalopodes non testacés qui renferment de plus le genre Calmarel.
La cinquième et dernière section des Mollusques, que Lamarck regarde comme celle qui contient les animaux les plus parfaits des Invertébrés, et les plus voisins des Poissons, conlre l'opinion généralement reçue, a été désignée par le nom d'Ilétéropodes : elle ne renferme que les trois genres Carinaire, Fi rôle, Phylliroé. Ces deux derniers ont été confondus par Péron et Lesucur parmi les Ptéropodes, dont ils diffèrent essentiellement. Enfin arrive l'époque où deux célèbres zoologistes
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français, Cuvier et Blainvillc, produisirent aussi leurs travaux sur les Mollusques. Cuvier, comme on a déjà eu occasion de le dire, publia, dès le premier volume des Annales du Muséum, en 1 802, ses Mémoires sur les Mollusques : la manière claire cl précise dont il les décrit, ('histoire du genre dont il Iraile, qu‘il ajoute à son travail, et les anatomies qui sont faites avec une perfection et une clarté dont Poli seul avait donné l'exemple, ces Mémoires dont on a fait un précieux recueil, doivent servir de modèles à tous les zoologistes qui, jaloux de faire faire à la science des progrès assurés, voudront s'occuper des mêmes matières. Ce ne fut qu’en 1 81 G que ces divers Mémoires de Cuvier furent rassemblés; en voici l'énumération : 1° sur l'animal de la Lingule, 2° sur celui du Bullœa a/ærla , 3« sur le Clio borealis, 4* sur le genre Trilonie : ces quatre Mémoires publiés en 1802; 5° sur le genre Aplysie, en 1805 et en 1801; C° sur la Pbyllidie et le Pleurobrancbe, 7° sur la Dolabcllc, la Testacelle et la Parmacelle, 8° sur rOncliidie; en 1805, 0° sur la Scillée, l'Eolidc, le Glaucus, avec des additions au Mémoire sur la Tritonie; en 1800. 10° sur la Limace et le Colimaçon, sur le Limnée et le Planorbe; en 1808, 11» sur le g«*nre Thélis, 12» sur la Janlliinc et la Pbasiancllc; 15° sur la Vivipare d'eau douce, les Turbos, les Trochus, etc.,
1 i> sur le Duccinum uiutulum; en 1810, sur les Acérés ou Gastéropodes sans tentacules apparents. A ces divers Mémoires furent ajoutés, lors de la publication du recueil, plusieurs autres Mémoires : celui sur (es Haliolides, les Sigarels, la Patelle, la Fîssuretlc, l'Êinarginulc, la Crépidiile, la Navicellc, le Cabochon, rOscahrion et la Plérotrarliée; celui sur les Thalides et les Biphores, et celui sur les Ascidies. Ces précieux matériaux donnés à la science, furent bientôt mis en œuvre par leur savant auteur; ils servirent de base pour établir le système des Mollusques, qui fait partie du Règne Animal. Ils y sont divisés en six ordres : les Céphalopodes, les IMéropodes, les Gastéropodes, les Acéphales, les Bracbiopodes et les Cirrbopodcs.
Les Céphalopodes ne sont point encore divisés en Décapodes et en Octopodes; ils présentent seulement une série de sept genres et un grand nombre de sousgeurcs.
Les Ptéropodcs, qui suivent, sont partagés en deux sections : la première pour ceux qui ont une tète apparente, et la seconde pour ceux qui sont sans cette partie; oii y trouve le seul genre Hyale, qui, d'après Blainville, est pourvu cependant d'une véritable télé.
Les Gastéropodes sont divisés en sept familles, les Nudibranches, les Inférobranclics, les Tectihranches, les Pulrnonés, les Pcctiuihranches, les Scutihranches et les Cyclobranclies, divisions qui sont établies essentiellement sur l'organe de la respiration, sur la position , la forme et la nature du fluide qu'il assimile. Dans les Nudibranchcs on trouve deux genres nouveaux, démembrés des Doris, et qui en sont voisins. Dans le Traité d'anatomie comparée, les Patelles étaient placées avec les Pbyllidics, dans la même famille; elles en soûl justement rejetées ici, et tes lnférobranclies ne se composent plus que des Pbyllidies et des Diphyllides; ce dernier genre est nouveau. Dans les Tecli-
branebes on trouve un nouveau genre, le Nolarche avec les Acérés de Millier, qui comprennent les deux genres Bulle et Butléc. Les Pulrnonés se divisent en Pulrnonés aquatiques cl Pulrnonés terrestres, d'après la nature du fluide dans lequel les Mollusques vivent; tous respirent l'air. Dans ccs derniers on remarque rOncbidie, l’Auricule, le Mélainpe, l’Actéon et les l’yramidelics, qui oui une organisation assez différente des Planorbcs, des Liinuées et des Pliyses, du moins pour ceux de ces genres dont l’organisation est connue; les Pccliiiihrai telles se distinguent en Trocholdes, Bueciuoïdcs et eu Cachés. Les Trocholdes, avec les genres Sabot, Toupie et Nérile, contiennent aussi le genre Conchylic qui présente d'une manière peu rationnelle et à litre de sous-genres, les Atnpullaires, les Mélauics, les Phasiancllcs et les Janlhines. Dans le genre Sabot, et comme sous-genre, on trouve les Cycloslomes terrestres, qui, quoique pourvus d'une cavité pulmonaire dans laquelle iis reçoivent l’air, ayant du reste beaucoup de rapports par l'opercule, et les mêmes caractères avec les autres Mollusques pectiuibranclies de ce genre, sont lù placés plus naturellement que dans le voisinage des Délices. La sixième famille des Gastéropodes, les Scutibranchcs, est nouvelle. Ces Sculibranchcssonl divisés en symétriques et cil non symétriques; dans ces derniers se trouvent les genres flormier. Cabochon et Crépidule, cl dans les seconds, et bien à tort, hors de tous les rapports, les genres Sept, lire, Carinairc et Calyplrëc, avec les Fissu relies el les Émarginules. Dans les Cyclobranclies, nouvelle el dernière famille des Gastéropodes, on voit les genres Patelle el Oscabrion. De ce premier genre. Cuvier indique dans une note, qu’il faudra en séparer les genres Pavois cl 0mbrelle.ee qui avait déjà clé fait par Monlfort el par Lamarck; il est certain que les Oscabrions présentent des différences si notables qu'ils ne sont puiul dans leurs rapports.
Les Acéphales, comine dans l'origine, sont divisés eu Testacés et eu Nus. Les Testacés, d'après la méthode de Lamarck, se partagent en ceux qui n’ont qu'un muscle cl ceux qui eu oui deux. Les premiers sont contenus dans la seule famille des Ostracécs, les seconds le sont dans quatre familles, les Mytilacés, les Bénitiers, qui font partie des Monoinyairesde Lamarck, les Cardiacés el tes Enfermés. Les Acéphales sans coquille présentent deux sections qui ne sont point basées, comme Sa vigny l'avail proposé, sur la fixation ou la liberté de ces animaux, mais iiicn d’après leur manière d'élrc; ainsi la première contient les Biphores el les Ascidies, el la seconde les Bolrylles, les Pyrusomes cl les Polyclinum, adoptés pour la plupart de Lcsucur et Desmarest, et deSavigny; les genres de ce dernier surtout sont restreints à un fort petit nombre.
Les Bracbiopodes n'offrent rien de nouveau; ils forment l'avant- dernier ordre ou le passage des Acéphales aux Cirrhopudes qui leroiinenl les Mollusques, el établissent fort bien le passage des animaux articulés. Ce système des Mollusques, «pie Cuvier aurait pu rendre plus parfait s'il avait profilé davantage des travaux de Lamarck, est fondé sur ce que l'observation a de plus précis el de plus positif; il diffère essentiel-
I fine ni de ceux proposés par Lamarck, el la raison en est facile à connaître. Lamarck a attaché une importance assez grande aux caractères de la coquille; au contraire, Cuvier ne les a considérés que très secondairement; l'un a admis des sous-genres, l’autre n'en a point fait.
Ce fut vers la même époque que Blainville publia ses Mémoires sur les Mollusques, dans le Journal de Physique, en les rattachant cependant à son système général du Règne animal. Il commence d'abord par détacher des Mollusqurs, comme devant former un soustype qui fait le passage des animaux articulés aux Mollusques, les Cirrhopodrs, ce qui avait été fait avant lui; mais il propose d‘cn rapprocher les Oscahrions qui, sous bien des rapports, sont fort éloignés des Patelles ou des Phyllidics. Dans les vrais Mollusques, Blainville admet sous la dénomination de Céphalophorcs et d'Acéphalophores, la division de Lamarck de Céphalés el d'Acéphalés. Les autres divisions sont tirées de la symétrie ou de la non symétrie de l'organe de la respiration el (b* la coquille. Les Acéphalophores sont partagés en trois sections ou ordres, toujours d'après la forme et la disposition des organes de la respiration : le premier les Palliohranches, le deuxième les Lamellibranches et le troisième les Hélérohranches. Dans un Mémoire publié par le même auteur sur l'ordre des Polybranchc*. il y rapporte le genre Glanons qu’il décrit complètement, et il ajoute dans celte famille le nouveau genre Laniogère, intermédiaire entre les Glaueus el tes Cavolines. Dans deux autres Mémoires, le premier sur les • yclobranches, qui réunissent les Doris et les Onchidies, ou trouve un nouveau genre trèsvoisin de ce dernier, sous le nom d'Uncliidnre ; dans le second, sur les Inférohranchcs dont les Oscahrions ne font plus partie, un nouveau genre est établi sous le nom de Linguelle. Ou pourrait ajouter à ces divers Mémoires de Blainville, tous ceux qu'il a publiés dans d'autres recueils, et parmi lesquels on en remarque plusieurs où sont décrits, pour la première fois, des Mollusques nouveaux peu ou mal connus. Si à ces divers travaux on ajoute ceux de Leach sur les Cirrhipodes, où les (ests de ces animaux sont soumis à une rigoureuse analyse el pour lesquels plusieurs genres nouveaux sont établis, on connaîtra à peu près tout ce qui a été publié d'important sur les Mollusques, avant qu'ait paru le dernier ouvrage de Lamarck, si remarquable par la profondeur de génie et le vaste savoir que l'auteur y a développés.
D'abord Lamarck a séparé des Mollusques, sous le nom de Tunicicrs, les Mollusques Acéphalés nus, que tous les auteurs avaient admis parmi ceux-ci; nonseulement il en fait une classe à part, mais il les éloigne de tous les animaux articulés. Cette méthode qui a été blâmée par Blainville, dans son Traité de Malacologie, est pourtant appuyée, de la part de Lamarck, de faits nombreux eide judicieux raisonnements, forcé, dit-il, de conserver une série simple el de coordonner les divers animaux, d'après le degré d’organisation, quoique réellement la nature ait produit deux séries.
II était évident que les Tuniciers étaient très-rapprochéfi des lladiaires Fistulides, el avaient une organisa-
lion bien moins avancée que les Vers el les Insectes. Blainville convient qu'il existe de grands rapports entre les Actinozoaires et les Tuniciers, el s’il en existe, comme cela n’est pas douteux, entre ceux-ci et les Mollusques. il est bien évident qu'en admettant une série simple. Lamarck se trouvait dans la nécessité de rompre des rapports, soit en rapprochant les Tuniciers, et avec eux les Actinozoaires, des Mollusques, soit en éloignant les Tuniciers pour les rapprocher des Actinies, ce qui lui a paru plus conforme à la nature. Lamarck est loin de rejeter les rapports qui existent entre les Tuniciers el les Mollusques; mais il faudrait les détacher en rameau latéral. Pour le prouver, il dit, tome ni, p. 90, Animaux sans vertèbres : » Ainsi se montre la série des animaux inarticulés, commençant par les Infusoires, se continuant par les Polypes, les Tuniciers, les Acéphales, et se terminant avec les Mollusques dont les derniers ordres sont les Céphalopodes et les Hétéropodes. •
Lamarck a aussi séparé des Mollusques et dans des classes de la même valeur, les Cirrhipèdes et les Conchyféres, les anciens Acéphales; ainsi, sous la dénomination de Mollusques, ce savant zoologiste n'entend plus que les Mollusques céphalés dont la distribution systématique a été exposée à l'article Conchyliologie. En comparant cette distribution à ce qui a été dit précédemment du système établi dans l'Extrait du Cours, on se formera une idée suffisante des changements qui ont été apportés dans la méthode, changements qui sont presque tous des améliorations. Ouoi que l'on puisse dire, et quoique les bases du Système paraissent quelquefois artificielles, il n'en est pas moins constant que de toutes les méthodes, c'est celle de Lamarck qui est la plus naturelle, celle qui offre les rapports les mieux établis, celle qui est la plus simple, d'une application plus facile, et dont la mémoire se charge sans se fatiguer; elle présente l'avantage de la méthode linnéenne, quoiqu'elle soit sans comparaison beaucoup plus complète, el qu'elle présente un nombre considérable de genres. Le défaut le plus grave que l'on ait reproché à la méthode de Lamarck, c'est de n'avoir pas employé des caractères de même valeur pour séparer, soit les familles, soit les genres : on voit en effet quelques inégalités que le temps et de nouvelles observations feront disparaître. D'autres zoologistes reprochent à Lamarck d'avoir donné trop d importance aux caractères des coquilles, ce qui est vrai pour plusieurs genres; mais il faut ajouter que la plupart de ceux-là sont peu ou point connus sous ce rapport ; enfin il faut ajouter que la presque totalité des Mollusques du grand ouvrage de Lamarck a été publiée lorsque déjà le célèbre professeur, à la suite de ses longues el laborieuses recherches, était tombé dans la cécité la plus absolue, ce qui l'a empêché de revoir par lui-méine ses travaux, à mesure de leur publication, et d’y apporter les changements que les découvertes récentes rendaient nécessaires.
Ce fut aussi en 1820 que Schweigger publia en Allemagne un Traité sur les Animaux sans vertèbres inarticulés; les Mollusques y sont distribués d'après le Règne Animal de Cuvier, mais dans un ordre inverse.
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c'est-à-dire croissant en organisation, et dans lequel il a introduit les genres de Lamarck. Quelques noms nouveaux, particulièrement pour les ordres des Gastéropodes de Cuvier et pour quelques genres, sont les seules choses notables qu'il y ail dans cet ouvrage, qui du reste n'a apporté aucun fait nouveau sur les Mollusques.
On pourrait presque en dire autant de la méthode de Goldfuss; elle est cependant plus parfaite, cl présente l'introduction d'un principe qui serait fort bon s'il pouvait s'appliquer rigoureusement à tous les Mollusques : c'est de la forme du pied que sont tirées les principales divisions; aussi ce savant zoologiste a-t-il soin d'adopter toutes les divisions qui ont été faites antérieurement, par les auteurs, d'après ce caractère; il conserve donc les Céphalopodes, les Pléropodes, les Drachiopodcs, les Gastéropodes et les Cirrbopodes, auxquels il ajoute les Pélécipodes pour les Acéphales lestacés, et les Apodes pour les Acéphales nus, enfin les Crépidopodes pour l'ordre qu'il établit uniquement pour les Oscahrions. On doit blâmer Goldfuss d’avoir fait une innovation peu heureuse, celle d'avoir placé hors de tous les rapports les Brachiopodcs entre les Pléropodes et les Gastéropodes; quelques autres innovations plus heureuses, parmi les Gastéropodes surtout, et son ordre des Pélécipodes se remarquent dans cette méthode.
Plusieurs mémoires de différents auteurs ont paru à peu près à la même époque; en Italie, un très-bon travail de Kanzani sur les Mollusques articulés et les Acéphales; en Amérique, aux Etats-Unis, les Mémoires de Say, ceux de Lcsueur qui habite maintenant ce pays où il a découvert plusieurs genres nouveaux parmi les Céphalopodes, quelques autres parmi les Nucléobranclics et un grand nombre d'espèces nouvelles; le même auteur a donné aussi, dans les Mémoires de la Société des Sciences naturelles de Philadelphie, une anatomie détaillée et bien faite de la Firole. On doit citer aussi le Mémoire de Baffîuesque publié en Belgique dans le t. îv des Annales des Sciences physiques et naturelles. Là sont poussées à l'extrême les divisions génériques dans les genres Mulelle et Anodonle de Lamarck, et sur de simples modifications dans les formes qui varient beaucoup. En Angleterre on peut mentionner les différents ouvrages des Sowerby qui ont introduit, plus qu’aucun autre, les méthodes nouvelles, en adoptant les genres de Lamarck, dans le Minerai Conchology d'abord, qui renferme un assez grand nombre de genres nouveaux qui seront conservés, et ensuite dans le Généra of Shell», où ils font connaître, par de bonnes figures et des descriptions bien faites, tous les genres qui ont été publiés jusqu'ici, à moins que ces genres ne soient trop artificiels; ils en ajoutent même quelques-uns qu'ils proposent, tels que Pholadomye, Oniscie, Conélix, Piléole, Siphonaire et Astarté (Crassioe, Lamk.). Le premier de ces genres est un des plus intéressants à tous égards, il fait connaître positivement la place que doivent occuper, dans la série générique, une quantité de Coquilles pétrifiées des terrains secondaires dont on ne savait que faire; le deuxième est moins important, il est démembré des Cassidaires
de Lamarck ; il en est de même du troisième, établi pour les Mitres qui ont la forme d'un cône. Le quatrième est fort voisin des Navicellos, et intermédiaire entre ce genre et les Néritines; le cinquième est démembré des Patelles; il est établi sur de bons caractères, et il en est de même du genre Astarté que Lamarck a proposé depuis sous le nom de Crassine.
L'Angleterre doit aussi à Gray une Classification méthodique des Mollusques, d'après leur structure interne; ce fut en 1821 qu'elle fut insérée dans le London tncdic. Repoxit.
Des travaux qui n'ont qu'un intérêt local, dont les bases sont les mêmes que celles de Draparnaud, ont été entrepris en 1821, l'un pour la Suède, l'autre pour l’Allemagne, sur les Coquilles terrestres et fluvialiles de ces deux pays; l'auteur du premier est Nilson, son ouvrage porte le litre d'Histoire des Mollusques terrestres et fluvialiles de la Suède; celui du second est Pfeiffer dont l'ouvrage est intitulé : Arrangement systématique des Coquilles terrestres et fluvialiles de l'Allemagne; de bonnes planches où plusieurs animaux sont représentés ainsi que toutes les Coquilles de l'Allemagne, accompagnent le texte; on y trouve même un nuuveau genre, sous le nom de Pisidium, pour quelques Cyclades dont les siphons sont à peine saillants.
l)e retour d'un voyage long et périlleux, pendant lequel ils avaient rassemblé d’immenses collections zoologiques qu'ils eurent la douleur de perdre au moment de venir en enrichir leur patrie. Quoy et Gaymard rapportèrent cependant quelques débris précieux pour les Mollusques; ils les décrivirent et les firent figurer dans le magnifique Allas du Voyage de l'Uranie. La plupart furent communiqués par eux à Blainville qui eu fil de très-lionnes anatomies qui se trouvent dans l'ouvrage. Plus lard les mêmes naturalistes, dans un second voyage de Circumnavigation, sur la corvette l'Astrolabe, firent des découvertes d’une bien plus grande importance encore par le nombre considérable de coquilles nouvelles et d'animaux jusqu'alors inconnus qu'ils rapportèrent. Leurs figures occupent une très-grande place dans les magnifiques allas qui accompagnent la relation de celte expédition mémorable.
En 1824 parurent, à quelques mois de distance, deux ouvrages importants sur les Mollusques : le premier est l’article Mollusque du Dictionnaire des Sciences naturelles par Blainville; le second est un Tableau systématique des Mollusques par le célèbre entomologiste Lalreille, qui le communiqua d'abord à l'Académie des Sciences, et le publia ensuite dans le tome m des Annales des Sciences naturelles. Ces deux ouvrages importants furent complétés plus lard par leur auteur. Blainville, de son article Mollusque auquel il apporta des changements notables, fil son Manuel de Malacologie qui ne parut qu'eu 1823, cl Latrcitle fondit son Tableau dans les familles du Règne Animal qu'il publia également eu 1823.
Dans son système de Malacologie, Blainville cherche à faire accorder les caractères des coquilles avec ceux des Mollusques qui les habitent. 11 donne le nom de Malacozoaires aux Mollusques, et celui de Malacologie à la science qui en traite ; il considère comme type des
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Mollusques les vrais Mollusques, c'est-à-dire les Céplialés et les Acéphalés de Cuvier, et comme sous-type les Cirrhopodes du même auteur qu'il nomme Malentozoaires ou Mollusarticulés. Les Malacozoaires sont divisés en trois classes ou en trois degrés d'organisation : la première, les Céplialophores (Céphalopodes); la deuxième, les Paracéphalophores (les Gastéropodes), et la troisième. les Acéphalophores (les Acéphales).
La première classe, les Céphalnphores. est divisée en trois ordres : le premier, les Cryptodihranches, renferme deux familles caractérisées d'après le nombre des tentacules ou des pieds. La première, sous le nom d'Octocère. renferme les Poulpes avec les sous-divisions des Ëledones de Leacb et des Ocythoés de Raffinesque. La seconde famille ou les Decacères réunit les deux genres Calmar et Sèche dont le premier est divisé en six sous-sections pour les genres Sépiole, Cranchie de Leach; les Onycholenthis de Lichtenstein; les Calmars, Flèches, Plumes et Spiotenlhis de Blainville. Le genre Sèche n'a aucune sous-division. Ce premierordre, très naturel, ne renferme aucun corps sur lequel Blainville ail conservé le moindre doute; il a séparé dans le second ordre, qui porte le nom de Cellulacées, presque toutes les Coquilles polylhalames, que Férussac avait placées parmi les Décapodes; ces Cellulacées sont partagées en trois familles, les Sphérulacées pour les genres Miliole, Mélonie, Saracinaire et Textulaire, tous deux nouveaux genres proposés par Defrance pour de petites Coquilles fossiles. Ce serait en vain que l'on chercherait le rapport des Miliole* et des Mélonies,soil d'après le mode d'enroulement, soit d'après la structure; la forme seule a quelque rapport. Les deux autres genres en ont moins peut-être encore que les deux premiers; car ils ne sont point enroulés, mais à loges alternes. Ces deux genres au reste, Saracinaire et Textulaire, autant du moins que l'on peut en juger d'après les figures, pourraient hien n'en faire qu'un seul, et ce petit genre que Defrance a trouvé à l'état fossile dans les sables d'Italie, se trouve vivant dans les mers de l'Inde, et l'on a reconnu que la dernière cloison est ouverte. La seconde famille, les Planulacées, contient les deux genres Rénuline de Lamarck et Pénérople de Montfort, auxquels sont rapportés : dans le premier le genre Frondiculaire de Defrance, et dans le second son genre Plumulaire. La troisième famille, les Nummulacécs, contient des genres plus naturellement groupés : 1° les Numinuliles parmi lesquels sont rapportées les Licophres de Montfort, qui sont des Polypiers; 2° les lléliciles de Gucllard, les espèces dont la surface est marquée d'ondulations profondes et dont la structure interne est la même que celle des Numinuliles : il y rapporte aussi l’Égéone de Denys Montfort; 5“ les Sidéroliles desquels sont rapprochés les Tinopores de Montfort; 4° l'Orbiculine qui rassemble les genres Ilote, Hélénidc et Archidie de Montfort, qui paraissent des Coquilles cellulées assez éloignées des Nuramuliles; 5° le Placenlule dans lequel se trouvent les genres Ëponide et Florilie de Montfort, dont l'ouverture est à la base, comme dans les Rotalites, et non symétrique sur la carène, comme dans les Nummulites; G° enfin les Vorticialcs qui comprennent les genres Cellulie, Thé-
raéone, Sporulie et Andromède de Montfort. L'ordre troisième des Céphalopodes porte le nom de Polythalamacées; il est divisé en sept familles : les Orlhocères qui comprennent les Bélemnites, les Conulaires, nouveau genre proposé par Miller. les Conilitcs pour les genres AchêloUe, Anirnome et Thalamule de Montfort; les Orthocères qui, avec les Coquilles qui appartiennent véritablement à ce genre, réunissent encore les Nodosaires, les Réophages et les Molosses qui ont une organisation différente; les Baculites se trouvent ici former le dernier genre de celle famille, quoiqu'elle paraisse appartenir plutôt à celle des Ammonées. La deuxième famille, celle des Lituacés, est partagée en deux sections : la première pour les genres dont les cloisons sont simples, et la seconde pour ceux dont les cloisons sont sinueuses; ainsi dans la première se trouvent les genres Icbthyosarcolithe, genre encore mal connu et d'une organisation particulière, Lituole, Spirule, auquel sont rapportés les genres Hortole de Montfort, Spiroline et Liluile. Dans la seconde seclion se trouvent, sur un caractère assez mal apprécié, comme pour les Baculites, les genres Hamite et Ammonocéralile, ce dernier est le double emploi du précédent. Il semble qu'il serait naturel de séparer les Cloisonnés en deux parties qui ne devraient jamais se confondre : ceux dont les cloisons sont simples, qui forment une série dans laquelle toutes les formes, depuis la discoïde jusqu'à la droite, se rencontrent, et l’autre pour ceux dont les cloisons sont sinueuses et qui offrent une série non moins complète. La troisième famille est celle des Crislacés; clic renferme des corps dont les cloisons sont simples et qui n'ont plus que des rapports fort éloignés avec les Coquilles qui terminent la famille précédente. Le genre Crépiduline est nouveau, il contient d'une manière fort naturelle, les genres Astacole, Cancride et Périple de Montfort; le genre Oréade adopté de Montfort, ainsi que le genre Linlburie, qui représente sans doute ici les Crislellaires de Lamarck, et dont se trouvent séparés pour être reportés dans une autre famille, les genres Spbiculérule, Hérione, Rhinocure et Lampadie, qui ont pourtant avec lui les rapports les plus intimes. La quatrième famille de cet ordre, les Amraonacées, n'est plus caractérisée à la manière de Lamarck, d'après le mode d'articulation du lest; aussi, comme dans les familles précédentes, elle renferme des genres à cloisons sinueuses et à cloisons unies, tel que le premier genre, par exemple, les Discorbites de Lamarck proposées par cet auteur pour une Coquille microscopique de Grignon, qui, outre qu'elle manque de siphon, caractère très-essentiel que Blainville semble avoir oublié, est fermée par une dernière cloison, et ne pouvait conséquemment contenir l'animal ni en partie ni en totalité. Après ce genre, vient celui des Scaphites qui n’a avec lui aucun rapport, mais qui avoisine les Ammonites qui suivent. Après ce genre, vient celui des Simplégades adopté de Montfort, genre qui n'a pas les cloisons simples, puisqu'elles soûl sinueuses et même subarticulées. A ce genre est joint et véritablement hors de tous les rapports, le genre Ammonie du même auteur, établi, comme tout le monde sait, pour le Nautile ombiliqué ; le genre
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Planulile s'y trouve également réuni, et à l'égard des cloisons de celte Coquille que Monlfort dit être simples, il y a quelques motifs d'en douter; d'autant que ce serait, jusqu'ici, le seul exempte d'un Nautile ù siphon marginal, et personne n'a annoncé en avoir encore vu. Il en est de même du genre Ellipsoïde qui est si voisin des Ammonites. Comment Ltlainvillc s'en est-il uniquement rapporté à Mont fort, lorsque les belles planches de l'ouvrage de Urungniart sur les environs de Paris font voir les cloisons des Ellipsoïdes plus profondément découpéesquc la plupart des Ammonites! Le genre Amallé de Moulforl est encore ajouté avec les précédents parmi les Siinplégades et peut-être avec plus de raison, si la description et ta figure de Monfort sont suffisamment exactes pour qu'on doive y avoir une entière confiance.
Toujours conduit par les caractères tirés de la forme du lest, Blainville rassemble, dans la cinquième famille, les Naulilacées, des genres assez hétérogènes; ainsi ou y trouve le genre Orbulile de Lainarck, dans lequel sont rapportés les Aganides et les Pélaguses de Monlfort. Ce genre Orbulile n'est qu’un démembrement très artificiel des Ammonites dont il termine ou commence la série. C'est à tort qu'est rapporté à ce genre le Nautile zigzag qui doit rester parmi les véritables Nautiles. Le genre Nautile vient après celui de l’Orbulile; dans ce groupe, Blainville réunit justement les Anguilles et les Océanies de Monlfort, ainsi que son Bisiphile qui ne porte point deux véritables siphons; mais qui offre sur le retour de la spire une dépression médiane qui, dans la séparation des cloisons, se casse toujours dans les e&|>èces pétrifiées, et offre ainsi l’apparence de deux siphons, quoiqu'il n*en existe réellement qu'un seul, comme Deshayes s'en est assuré plusieurs fois.
A côté des Nautiles et dans la même famille, se trouve le genre Polystoinelle adopté de Lainarck, qui rassemble les genres Géoponc, Pélore, Elphide, Phonème, Chrysolc et Mélonie de Moulforl, genres dont aucun n'est siphoné, mais seulement perforé. Celle famille se termine par le genre Leuliculine qui ne peut être adopté, puisque c'est absolument le même que le Nummulile, et dans lequel Blainville accumule un grand nombre de genres de Monlfort dont les uns sont perforés, et les autres ne le sont pas. Il suffira de les citer pour montrer qu'ils sont loin d'être dans leurs rapports naturels : Patrocle, Nonione, Macrodite, Bobule, Lampadie, Pbarame, Anlénore, Clisiphonte, Rhinocure, Hérione, Spliicutérute.
La sixième famille, les Turbinacées, contient deux genres seulement, les Cihicides cl les Rotalites; ce dernier genre réunit, outre le Rotalite trochidiforme de Lamarck, les genres Storillc, Cidarolle et Corlale. La dernière famille enfin est pour le genre Turrilite qui est un des derniers degrés des Coquilles Siphonophores, à cloisons sinueuses, qui se trouve ainsi isolé de ses véritables rapports naturels.
La deuxième classe des Malacozoaires est nommée Paracéphalophores; elle représente les Mollusques Gastéropodes de Cuvier, et elle comprend trois sousfamillcs : les Paracéphalophores dioïques, les Paracé-
phalophores monoïques et les Paracéphalophores hermaphrodites. La première sous-classe contient deux ordres, les Siphonohranches qui équivalent aux Pcclinibranches bticcinoldes de Cuvier, et renferment toutes les Coquilles canal iculécs ou échancrées à leur base, et les Asiphonobranches qui contiennent toutes les Coquilles à ouverture entière. Ce premier ordre des Siphonohraiiches se compose de trois familles : la première, les Siphnnostomes, comprend dans l'ordre suivant les genres Pleiirolome avec les Clavalules, Roslellaire, qui a certainement plus de rapports avec les Slrombes; l'animal étant inconnu, on pouvait suivre rigoureusement l'indication des coquilles : Fuseau, Pyrule. Fasciolaire, Turbinellc, qui ont tous entre eux les rapports les plus évidents. Les genres qui ont un bourrelet persistant au bord droit sont dans cette famille; on y voit les Colombelles qui semblent bien plutôt appartenir aux Coquilles échancrées; Triton, dans lequel sont confondus, vraisemblablement à tort, les Slrulhiolaires qui avoisinent les Roslellaircs parla manière dont le canal de la base se termine, Rauelle et Hocher.
La deuxième famille de l’ordre est consacrée aux Eiiloinostomes qui rassemblent les genres Cérilc, Mélanopsidc, Planaxe, Alêne, Vis, Ëburne, Buccin, Harpe, Tonne, Cassidaire, Casque, Ricinule.Cancellaire, Pourpre et Concholepas.
La troisième famille est consacrée aux Angislomes; sous celle dénomination sont réunies toutes les Coquilles à ouverture étroite; on y trouve d'abord les Slrombes, auxquels sont joints les Ptérocères. Les Cônes viennent après les Slrombes; suivent les Tarières, les Olives, les Ancillaires, les .Mil res, les Volutes, les Marginales, les Péribollcs, les Porcelaines et les Ovules.
Le second ordre, les Asiphonobranches, renferme tous les Pectinihranches trocliioJdes de Cuvier. Ils sont divisés en cinq familles : la première, les Goniostomes, renferme les genres Cadran, auquel sont réunis les genres Kuinphale de $owerby,cl Maclurile de Lesueur, qui sont absolument semblables, et Toupie, où se trouvent rapportés les genres Entonnoir, Fripière, Éperon de Monlfort; Roulette de Lamarck; Tectaire, Télescope et Cantharide de .Moulforl. La deuxième famille qui rassemble les Coquilles à ouverture ronde, porte à cause de cela le nom de Cricostomes. Le premier genre est celui des Sabots, qui réunit les Monodontes, les Litloriues de Férussac, et un assez grand nombre d'autres sous-divisions. Viennent ensuite les genres Pleurolo- Iitaire, dont les coquilles sont aussi bien trochi formes que (urbiniformes ; Oauphiuule, Turrilelle, Pruto, Scalaire, Vermet, Siliquaire, Magiic, ces deux derniers pour la première fois rapprochés des Vermets, avec lesquels ils ont sans contredit de l'analogie, mais qui n'est point confirmée par la connaissance des animaux; Valvée, Cyclostome, Paludine, et ou arrive ainsi à la troisième famille des Ellipsoslomes qui se compose des genres Mélanie, Rissoaire, Phasianelie, Ainpullairc,
• liélicine et PIcurocère. Les ilémicycloslomcs, qui forj ment la quatrième famille, se composent des genres Natice, Nérite (les genres Nérilinc de Lamarck, et Péléole, compris dans ce dernier) cl Navicelle. Celte
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famille, comme on^lc voit, est absolument semblable à celle des Néritacées «le Lamarck. Le genre Janlhine, qui forme à lui seul la famille des Oxistomes. qui est la cinquième et dernière de l’ordre, présente effectivement, soit dans sa coquille, soit dans son animal, des traits particuliers, qu'il est fort difficile de mettre en rapport avec les autres Mollusque».
Ici commence la deuxième sous-classe, qui est destinée aux Paracépbalnpbores monoïques; tous les individus portent les deux sexes, mais ils ont besoin d’un accouplement réciproque.
Deux grandes sections partagent cette sous classe; la première pour les Mollusques dont les organes de la respiration et la coquille, quand elle existe, ne sont point symétriques; la seconde pour ceux dont les organes de La respiration sont symétriques, et par suite le corps protecteur lorsqu’il existe. Trois ordres partagent cette première section : 1° les Pulmohranchcs (Pulmonés terrestres et (luviatiles de Cuvier), 2° les Chismobrancties, S® les Monopleurohranches.
Les Pulmohranchcs contiennent trois familles : la première, les Limnacées, correspond exactement aux Limnéens de Lamarck. et elle renferme les même» genres I, initiée, Pliyse et Planorbe. La deuxième famille, le» Atiriculacée», est bien séparée des autres Pulmonée». comme Féntssac en a donné l’exemple; on n’y trouve que les genres Piéiin, auquel sont rapportés les Tornatclle et Connvule; Auricule et Pyramidelles qui sont rapprochées des Auricules. La troisième famille est celle des Liraacinées; elle est divisée en deux sections. la première renferme les Mollusques dont le bord antérieur du manteau est renflé en bourrelet et lion en bouclier : ils ont une coquille; et on y compte les genre» Ambrelle, Bulime, Agalhine. Clausilie et Maillot. La seconde section est pour les Mollusques dont le bord antérieur du manteau est élargi en une sorte de bouclier; la coquille nulle ou presque membraneuse; les genres qui composent celte section sont les suivants : Vitrine, auquel est réuni ITIélirarion de Férussac, Tcstacellc, Parmacelle, Limacelle, Limace cl Onchidie.
L’ordre deuxième, les Cbismobrancbes, ne contient qu’un fort petit nombre de genres : Coriocelle, genre nouveau établi par Blainville, et fort voisin du Sigaret qui suit; celui du Cryploslome vient ensuite : il a été également proposé pour un Mollusque voisin des Sigarets par Blainville; le genre Oxynoé de Raffincsque, genre douteux comme le plus grand nombre de ceux qu’il a proposés; SlomatHIe qui n’y est rapporté que par analogie, car ranimai en est inconnu; enfin le genre Vélutine. proposé par Blainville et par Gray, sous le même nom, termine cet ordre.
L'ordre suivant, qui est le troisième, les Monopleurohranchc», commence pat la famille des Subaplysien», qui se compose des genres Bcrthelle, genre nouveau proposé par Blainville pour le liulla Plumula de Donovan; Pleurobrancbc, Pleurobranchidie, également nouveau, établi par Blainville pour un Mollusque voisin des Pleurobranclies, mais qui n’a point de coquille. La deuxième famille de cet ordre, sous le nom d'ApIysiens, est consacrée aux genres Aplysie, Dolabelle, Bursatelie, nouveau genre des mers de ITnde, qui n'a au-
cune (race de coquille, Kolarche qui n’en a point non plus, et Élysie, genre observé d'abord par Biiso, et rapporté par lui au genre INotarche, mais que Blainville en sépare provisoirement sur te doute qu'il conserve à l'égard de la terminaison de l'anus et de l'organe mâle. La troisième famille est celle des Palelloldes; elle contient le# genres Ombrelle, Syplmnaire dernièrement proposé par Sowerby, et auquel Blainville rap- ! porle le Mnurel d’Adanson; Tylodine, genre douteux de Rnffinesque. Les genres Bulles, Bullée, Lobaire, Sormet, GaRtéroplère et Atlas, composent la quatrième famille, «relie des Acérés, qui termine la première section de la deuxième sous classe.
La seconde section qui contient des animaux symétriques, est partagée en cinq ordres : le premier, les Aporubranrhes, correspond assez bien aux Pléropodes de Cuvier ; il contient les genres llyale. Cléodore, Cymbulie cl Pyrgo ; ces genres forment la première famille de l'ordre des Thécosoines; la deuxième famille, les Gyinuosomes. est composée des genres Clio, qui contient le genre Cliodite de Quoy et Gaiinard. et Pneuiuoderme. La troisième famille, les Psilosomes, est composée du seul genre Phylliroè.
Les Polybranclics composent le deuxième ordre; ils sont divisés en deux familles, d'après le nombre des tentacules; la première, les Tétracêres, renferme les genres Glaucus, Laniogère. genre nouveau proposé par Blainville pour un Mollusque de la collection britannique, Tergipe, Cavoline, Éolide. La seconde famille, le# Dicères. contient les genres Scylléc.TrilonieetTbélhys.
L’ordre troisième, celui des Cyclobranchcs, est formé des genres Dori», Onchidore. genre nouveau observé à Londres par Blainville, et Péronie.
Le quatrième ordre, quoique renfermant les deux genres Phyllidie et Linguelle. est très différent de la famille des Pbyllidiens de Lamarck. Le genre Linguelle est fort curieux; il est voisin des Phyllidie», et Blainville, qui l'a établi pour la première fois, présume que ce pourrait bien être le même que le genre biphyllide de Cuvier.
L’ordre cinquième, les NucKobranclics , quoique présentant des animaux symétriques, semble assez éloigné, quant à l'organisation, des Mollusques précédents, car ceux-ci sont essentiellement nageurs; les autres, au contraire, pour le plus grand nombre, ramî penl sur un pied plus ou moins grand. La première famille de cet ordre porte le nom de Nectopodcs, et représente les Hétéropodes de Lamarck, moins le genre Phyllîrot* ; il reste dans celle-ci les genres Firole et Cnrinaire. Le nom de Pléropodes , donné ici à la deuxième famille, ne s'applique plus du tout aux mêmes animaux que Cuvier et Lamarck avaient désignés sous ce nom, puisqu'elle renferme les genres Atlante, découvert par Lesueur, Spiralelle, genre Liinacine de Lamarck, ôté des connexions, indiqué par ce zoologiste avec les Clios, les Cléodore», etc., pour être reporté ici avec le genre qui vient d’être cité, et les Argonautes que, d’après l'analogie de la coquille, Blainville rejette des Céphalopodes.
La troisième sous-classe des Mollusques paracéplialophores, contient ceux qui sont hermaphrodites, et se
divise aussi, comme la précédente, en Mollusques symétriques et en Mollusques non symétriques. L'ordre premier de la première section, les Cirrhobranches, contient celui de tous les Mollusques qui est le plus symétrique, composant le genre Dentale, dont l'intestin médian et droit se termine à la partie postérieure et médiane du corps de l'animal.
Le second ordre renfermé les Cervicobranches, et la première famille, sous le nom de Rétifères, contient le seul genre Patelle. La seconde famille, sous le nom de Drancbifères, rassemble naturellement les genres Fissurelle, Emarginuleel Parmopbore.
La seconde section de celte sous -classe n'a qu'un seul ordre, les Scutibranches, qui est partagé en plusieurs familles, 1° celle des Otidés, composée des genres Haliolide et Ancyle; 2° les Calyplraciens, famille adoptée de Lamarck, et formée des genres Crépidule, Calyptrée. Cabochon, Hipponicc et Nolrème.
Les Acéphalophores, ou la troisième classe des Mollusques, renferment les mêmes animaux que celle de Cuvier, à l'exception des Cirrhopodes, c'est-à-dire qu'ils réunissent les Conchifères et les Tuuiciers de Lamarck. Celle classe est divisée en quatre ordres de même valeur : le premier, sous la dénomination de Palliobranches (Brachiopodes des auteurs), rassemble en deux sections, pour les Coquilles symétriques et les non symétriques, les genres Lingule, Térébralulc, Tbécidée, Slrophonème, Pachyte, nouveau genre de Defrance, démembré des Plagiostomes pour ceux qui sont symétriques; Diancbore, nouveau genre de Sowerby, bien voisin du précédent, et Podopside pour la première section, Orbicule et Cranie pour la seconde.
L'ordre suivant porte le nom de Rudistes, qui est celui d'une famille de Lamarck; il comprend les genres Sphérulite, Radiolite, Biroslrile et Calcéole.
Le troisième ordre, le plus considérable, qui contient la presque totalité des Acépbalés Conchilifères, est distribué en dix familles, d'après la forme du manteau, surtout en y combinant aussi la présence ou l'absence du pied, etc. La première famille, les Ostracées, correspond assez bien à celle qui a reçu de Lamarck le même nom ; elle renferme les Anomies, les Placunes, les Huîtres et les Griphées. La deuxième famille, les Subostracées, se rapporte fort bien à celle que Lamarck a nommée Pectinides; les caractères tirés de la disposition des branchies qui ne cachent pas entièrement l'abdomen. et ceux tirés d’un pied rudimentaire et byssifère, réunissent très-bien et invariablement les genres Spondyle, Plicatule, Hinnite (genre proposé par Defrance pour des Coquilles adhérentes et intermédiaires entre les Spondyles, les Plicatulcs et les Peignes), Peigne, Houlette et Lime. La famille des Mai garitacées, qui est la troisième, est à peu près la même que les Mailéacés de Lamarck; elle admet les genres Vulselle, Marteau, Perne, Crénatule, Avicule, Inocérame, Calillc, Pulvinile et Gervilie. La quatrième famille, les Mylilacées, est aussi semblable à la même de Lamarck; elle contient le genre Jambonneau et les Moules auxquelles sont réunies les Modioles. Dans ces quatre familles, Blainville a suivi presque rigoureusement l'arrangement de Lamarck; mais pour la cinquième il s’en écarte
notablement, puisqu'elle est formée par les Arcacées qui contiennent le même nombre de genres, à l'exception du genre Cucullée qui est placé comme section parmi les Arches. La sixième famille, les Submytilacées, comprend sous leseul caractère de manteau fendu et d'une ouverture pour l’anus, des genres qui, par leur aspect, semblent s'éloigner beaucoup; Lainarck avait cru devoir les séparer, malgré l’exemple de Poli, et Blainville revient à l'idée du zoologiste italien; mais il a soin de diviser celle famille en deux parties : la première qui comprend les Naïades, et la seconde une portion de ses Cardiacées. Les Naïades sont réduites à deux genres : Anodonte et Mulelte. La seconde section de la famille est formée du seul genre Cardite. La famille des Camacées, qui est la septième de l'ordre, se compose de Coquilles régulières et irrégulières; les irrégulières comprennent les genres Came, Dicérate et Élhérie; les régulières contiennent les genres Tridacne et Hyppope. La huitième famille, celle des Concbacées, correspond à plusieurs de celles de Lamarck; elle est sous divisée en trois seclious : la première renferme les Coquilles régulières, à dents latérales écartées, constituant les genres Bucarde, Donace, Telline, Lucine, Cyclade, Maclre, Cyprine et Érycine. La seconde section, qui est destinée aux Coquilles régulières sans dents latérales écartées, commence par le genre Crassalelle qui est suivi du grand genre Vénus dans lequel on trouve seize groupes dont les genres Cythérée, Lamk.; Arlhémis, Poli; Vénus, Lamk.; Astarté, Sow.; Micoma et Nicania, Leach, font partie. La troisième section renferme les Coquilles irrégulières, et on y trouve rassemblés les genres Vénérupe comprenant les Saxicaves, Coralliopbage, genre nouveau formé aux dépens des Cypricardes, de Lamarck, pour celles qui sont perforantes; Clolbo, établi par Faujas, tous trois naturellement groupés, mais dont on a rapproché à tort les Corbules, les Sphènes et les Ongulines. Dans la neuvième famille, les Pyloridées, Blainville s'est servi du ligament interne ou externe pour y établir deux groupes; dans le premier où sont rassemblées les Coquilles à ligament intérieur, on trouve les genres Pandore, Analine, Thracie, Mye et Lutricole. Dans la seconde section, pour les Coquilles dont le ligament est extérieur, on trouve le genre Psammocole, dénomination nouvelle au moyen de laquelle les genres Psammobie et Psammolée sont réunis . le genre nouveau Soletelline, démembré des Solens pour les espèces ovales, voisines des Tellines et des Psammobiea; Sanguinolaire, Solecurte, également genre nouveau, démembré des Solens pour les espèces ovales, dont le Solen strigillatu» fait partie; enfin les genres Solen, Solémye, Panopée, Glycimère, Saxicave, Byssomye, Rhomboïde, Gastrochènc (Fistulane, Lamk.), Clavagclle et Arrosoir. La dernière famille des Acéphalophores lestacés, sous le nom d’Adesmacés, réunit d'une manière fort naturelle des genres dont Lamarck, avec les trois derniers de la précédente famille, avait fait deux familles assez hétérogènes. Ces genres sont . Pholadc,Térédine,Taret, Fistulane pour quelques espèces du même genre de Lamarck, et Cloisonnaire.
Le quatrième ordre contient les Mollusques Acé-
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pliulcs nus, sous le nom d'Hétérobranches; ils sont divisés en deux familles : les Ascidicns el les Salpiens; l’une et l’autre de ces familles est partagée ensuite en deux tribus. Dans la famille des Ascidicns. la première tribu est pour ceux qui sont simples : on y trouve les genres Ascidie, Bipapillaire, Fodic, genre établi par lkisc. Dans la seconde tribu qui ne contient que des Ascidiens agrégés, on rencontre les genres Pyure, Dislome, Botrylle, auquel sont rapportés les genres Diazoma, Polycline de Savigtiy, et Polycyclede Lamarck; Synoïque, qui réunit les genres Aplidium, Eucœlium et Didermum de Savigny. Les Salpiens ne comprennent que deux genres, et chaque genre forme une tribu*, la première pour les Salpiens simples, qui renferment le genre Biphore divisé en huit groupes parmi lesquels se voient les genres Monophore el Timorienne de Quoy et Gaimard. Les Salpiens agrégés contiennent le genre Pyrosome seul.
Le sous-type des Mollusques, que Blainville nomme Malentozoaires ou Mollusarticulés, se compose de deux classes fort différentes d’êtres ; les animaux que renferme la première sont intermédiaires entre les derniers Acéphales et les Enlomozoaires, tandis que ceux de la seconde, dans laquelle Blainville rapporle les Oscabrions, lient les Mollusques Céphalés aux Entomozoaires; aussi voici à cet égard ce que dit ce zoologiste, page 592 de son Manuel : « Le passage des Malacozoaires aux Enlomozoaires se fait dans deux lignes, des Malacozoaires Acéphalés aux Enlomozoaires fléléropodes, par les Nématopodes, et des Malacozoaires Céphalés aux Enlomozoaires Chélopodes, par les Polyplaxiphores; en sorte que les deux classes, que Desbayes réunit dans son sous-type des Malentozoaires, sont nécessairement fort différentes. •
La classe première porte le nom de Nématopodes, elle correspond aux Cirrhopodet des auteurs, et elle est divisée en deux familles qui coïncident avec tes genres Analife et Balane de Bruguière; dans la première, se voient les genres : Gymnolèpe de Leach, auquel est joint le genre Cinéras du même auteur; Pentalèpe qui réunit les genres Pentalasmis el Pollicipède de Leach; Polylèpe qui est presque le même que le Scalpellum de Leach; et enfin Litholèpe, genre nouvellement proposé par Sowerby. La famille des Balances contient les genres Balane, Ochlhosie, nouveau genre de Ranzani, Conie, Crcusie, Chtamale établi par Ranzani, el Coronule; ce dernier genre est sous-divisé en Chélonobies de Leach, Cétopire de Ranzani, Diadème de Ranzani, et Tubicinelle de Lamarck.
La seconde classe, sous le nom de Polyplaxiphores, ne contient que le seul genre Oscabrion auquel est réuni le genre Oscabrelle de Lamarck.
De tous les systèmes établis jusqu’à ce jour, c'est sans contredit celui de Blainville qui repose sur le plus grand nombre d'observations anatomiques, les seules sur lesquelles on doive à l'avenir faire de nouveaux essais. Il a rendu de très grands services à cette partie des sciences naturelles, en faisant connaître un grand nombre d’animaux sur lesquels il restait du doute, el quoiqu’il en existe encore un certain nombre sur lesquels on est dans l’ignorance la plus complète ou sur
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lesquels on a seulement quelques données incertaines, on doit considérer le Manuel de Malacologie comme une mine précieuse où les zoologistes puiseront d’utiles matériaux, el trouveront une méthode qui, à l’exception de quelques rapports de détails, restera à la science comme une base solide qui ralliera désormais les faits nouveaux.
Il a paru à Leyde, en 1825, un ouvrage important qui a pour litre : Monographiœ A mmoniteorum et Goniatiteorum specimen. L’auteur de cet ouvrage. De llaan, divise tous les Céphalopodes en ceux, 1° qui sont adhérents à leur coquille par un ligament postérieur, ou parce que celle-ci est retenue dans l’intérieur de l’animal ; 2° en ceux qui sont libres, c’est-à-dire qui ont une coquille non adhérente ou qui n’en ont pas du tout; l’Argonaute est ici placé. Les Céphalopodes adhérents, qui renferment tous les Céphalopodes à coquille, sont divisés, d'après l’existence ou la non existence du siphon, en deux grandes familles, les Siphonoïdes et les Asiplionoïdes, qui elles-mêmes sont partagées en plusieurs tribus; la première famille en trois, les Amraonités, les Goniatités el les Naulilacés; la seconde en deux seulement, les Microscopiques el les Contabulés. Ce caractère, si saillant el si bon, tiré du siphon, est employé dans la méthode de De Haan pour la première fois, et avec le plus grand avantage. Après avoir proposé cette classification générale. De Haan abandonne tous les Céphalopodes qui ne sont point siphonophores, pour s'occuper spécialement de ceux-ci. On a vu qu'ils étaient divisés en trois familles : la première, celle des Ammonités, commence par le genre Turrile (Turrllile, Lamk.). qui est suivi du nouveau genre Planite de De Maan, qui correspond aux genres Planulite el Ellipsolite de Monlfort; le troisième est le genre Ammonite, le quatrième le genre Globile pour les Orbuliles de Lamarck; le cinquième, le genre Hamite de $ow.; le sixième pour les Baculites; le septième pour un nouveau genre démembré des Ammonites sous le nom de Cératite, commence la famille des Goniatités : c'est le genre Goniatite établi pour les genres Pélaguse et Aganide de Montfort. Dans son genre Hhabdita, qui est le troisième et dernier de la famille des Goniatités, De Haan comprend le genre Tiranite de Montfort el le genre Ichthyosarcolile de Desmarest. La famille des Nautiles se compose d’une série de genres qui commence par les Nautiles, les Discites, qui est proposée pour des Coquilles très-aplaties qui se trouvent dans les schistes et que l’on considère ordinairement comme des Ammonites accidentellement comprimées; suivent les genres Omphalie, Scaphile, Spirule, Lituite el Béleronite qui termine la famille des Nautiles; ce dernier genre est d’autant mieux placé qu’il fait le passage, par le genre Béloplère, aux Sèches et aux autres Céphalopodes libres. Ce système des Céphalopodes est certainement un des meilleurs que l'on ail encore proposé pour cette partie difficile des Mollusques, el la classe que De Haan n’a point traitée d’une manière spéciale, celle qu'il a désignée par le nom d'Asipbonoïdes, a fait le sujet d'un très-grand travail de D’Orbigny fils, qui a jeté un grand jour sur l’arrangement des Céphalopodes microscopiques , sur lesquels
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il a fait une foule d'observations du plus grand intérêt, i D’Orbigny divise tous les Céphalopodes en trois ordres. les Cryptodibranches, les Siphonifères et les Fo- . raminifères. Lalreille a reproché à l'auteur d’avoir j adopté pour le premier ordre la dénomination de Cryptodihranches, attendu que les Céphalopodes qui y sont , tous compris, ne sont pas les seuls auxquels cette épithète convienne. Les dénominations des ordres, prises j sur des caractères différents, ont le grave inconvénient i de mettre souvent une grande inégalité dans la valeur | des coupes, puisqu’elles reposent sur des caractères de l’organisation opposés ou comparés à d'autres pris de la coquille. Ces Cryptodibranches renferment deux familles, les Octopodes et les Décapodes; dans la première se voient les genres Argonaute, Bellérophe, Poulpe, Élédon et Calmaref. L’autre famille se compose des genres Crancbie, Sépiole, Onyclioleulhe, Calmar, Sépioteuthe et Sèche. Le second ordre est bien justement dénommé; tes Siphonifères se groupent en effet d’une manière fort naturelle, d'après ce seul caractère. Dans l'arrangement adopté par D’Orbigny, le genre Spirule, qui fait à lui seul la famille des Spirulées, se trouve le premier et suit immédiatement les Sèches; après lui vient la famille des Naulilacées qui comprend les genres Nautile. Lituile et Orlhocératile, qui sont suivis de la troisième famille, les Ammonées, dans laquelle se trouvent les genres Baculile, llainile, Scaphile. Ammonite et Turrilile. La quatrième et dernière famille de cet ordre a été nommée par D'Orbigny les Péristellées. Elle se compose seulement des deux genres Ichthyosarcolite et Bélemnile. L'ordre troisième . celui dont s’est occupé le plus spécialement D'Orbigny, sous le nom de Foraminifères. contient toutes les Coquilles microscopiques, polythalames, dont les cloisons sont percées et ne soûl point munies d'un siphon. Ce grand ordre des Foraminifères est divisé en deux sections inégales : la première pour les Coquilles dont chaque loge est formée d’une seule cavité; la seconde pour celles où les loges sont composées de plusieurs cavités. Dans la première section sc rencontrent les quatre familles suivantes : les Slichoslègues, les Énallostègues, les Hélicoslègues et les Agalhistègues; la seconde section contient une famille seulement , elle porte le nom d'Enlomostègues. Sur soixantecinq genres que l’on avait établis sur ces corps avant D'Orbigny, vingt-deux seulement sont conservés par lui ; il en ajoute trente et un, d’après scs propres observations, ce qui en porte le nombre total à cinquantetrois; dans la première famille des Slichoslègues, il y en a huit : Nodosaire, Frondiculairc, Linguline, Rimuline, Vaginuline, Marginuline, Planulaire, Pavonine. Le premier de ces genres renferme quarante- neuf espèces partagées en cinq sous-genres ; les genres Or- ' Ihocère et Nodosaire de Lamarck sont compris dan6 I celui-ci; le genre Frondiculairc est adopté de Defrance, et quoiqu'il semble fort éloigné du précédent par sa forme générale, ainsi que par celle des loges, il a cependant un accroissement semblable, et, comme lui, des loges simples et une ouverture centrale. Les deux genres Linguline et Rimuline sont nouveaux; mais ce dernier et les suivants sont compris dans
une section qui renferme toutes les Coquilles à ouver turc marginale. Le genre cinquième, Vaginuline, contient encore quelques Coquilles du genre Orthorère de Lamarck; YOrthocera Lcgumen, qui, d’après le mode d’accroissement, est bien placé, mais qui, d'après l'ouverture en fente au milieu «les cloisons, ne se rapporterait pas très-bien aux caractères des autres genres qui ont celle ouverture ronde; le suivant, Marginuline, démembré également des Orllmcèros de Lamarck, Orthoccra / iaphanus de cet auteur, présente très-bien ce caractère, aussi bien que le genre suivant, Planulaire de Defranrc, dont les loges sont plus obliques, mais du reste d'une forme très-voisine du genre précédent. Le dernier genre «le celle famille, Pavonine, ne semble point à sa place, puisque la dernière loge esl garnie d’un grand nombre d’ouvertures, cl la coquille à l'intérieur parait être celluleuse entre les loges.
La deuxième famille, sous le nom d'Énalloslêgues, contient sept genres partagés en deux sections : le premier, Bigénérinc, esl fort singulier : après avoir commencé sa coquille par des loges alternes, il la termine en ligne droite avec l’ouverture centrale semblable à celle des Orlhncères de D’Orbigny. Le genre suivant esl adopté de Défiance, et porte le nom de Texlulaire; il est composé «le log«*s alternes d'un boni à l’autre, et il a line ouverture semi-lunaire au bord interne de chaque l«»ge. Legeme Vulvuline vient ensuite; les loges sont également toutes aliernes, mais la fente est au sommet, dans l'axe médian «le la coquille. Le «|tialrième genre, Diinorpbine. d’après les caractères que lui donne D'Orbigny, aurait beaucoup de rapports avec le second; comme lui. il commence avec des loge* aliernes et finit en ligue droite et en loges simples, sur un seul axe central. Les Polymorphincs forment le cinquième genre; toules les loges sont alternantes, embrassantes et d'une manière plus ou moins complète, la dernière portant au centre une ouverture ronde. Le sixième genre, Virguline, en diffère par l’ouverture qui est en forme de virgule; le genre Sphértddiiic, qui est le septième et dernier, s’éloigne un peu «les précédents par sa forme.
La troisième famille, les Hélicoslègues, esl la plus considérable; elle renferme vingt six genres séparés naturellement en trois sections, d'après la forme et l’élévation de la spire: la première esl pour les Turhinoïdes, la deuxième pour les Aiurnont/ïdes et la troisième pour les Naulilohlrs. Les genres sont, pour le plus grand nombre, nouveaux ; les Coquilles dont la spire est la plus élancée, commencent la série qui sc termine par celles qui sont iliscnïdales. et qui n'offrent plus d'ouverture, tels que les N'mnmuliles. les Sidérolites, etc. I.a quatrième famille, les Agalliislègucs, ne contient plus de Coquilles en spirale proprement dite, mais à loges diversement pelolonntles sur un axe ayant deux, trois ou cinq loges appareilles, les loges ayant une ouverture terminale. Les six genres Bitnculine, Spiroloculine, Triloculine. Arliculine, Ouinquéloculine, Adélosine, qui y sont compris, sont presque tous des démembrements du genre Miliolitc de Lamarck. La dernière famille, les Enlomostt'gues , rassemble toutes les Coquilles multiloculaires dont chaque loge est divisée en plusieurs petites cavités ou par un grand
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nombre de tubes plus ou moins réguliers; dans les unes, il y a une simple ouverture contre le retour de la spire; dans les autres, il y a un grand nombre de pores terminaux, qui se voient à la place d'une ouverture unique.
Généralités sur l'organisation des Mollusques.
Un a défini à l'article Coquille tonies les parties qui constituent le test des Mollusques; il reste à présenter aici la définition des différents organes ou des différents appareils dont sont pourvus les Mollusques, en y ajoutant quelques considérations générales. On suivra dans la distribution des matières l'ordre anatomique; ainsi on examinera : 1° l'enveloppe charnue extérieure, la peau et ses dépendances; 2° le système musculaire; 3« les organes de la circulation ; 4° les organes de la respiration; 5° le système nerveux; 6° les organes de la digestion ; 7° enfin les organes générateurs.
La peau dans les Mollusques se compose presque généralement de deux parties : la peau proprement dite, qui adhère à la surface du corps du Mollusque, et qui en revêt directement les organes, et le manteau qui n’en est qu'une dépendance, qui est destiné à revêtir les Mollusques plus ou moins complètement. Il n'est pas de Mollusque sans peau, il en existe un certain nombre sans manteau. Ce nom de manteau fut d'abord donné à l'enveloppe cutanée et charnue, qui revêt l'intérieur des Coquilles bivalves, et qui, ployée en deux sur le dos de l'animal, semble le revêtir comme un manteau. On a fait ensuite l'application du même mot à celte partie considérablement modifiée dans les Mollusques céplialés conchifères ou nus. Dans les Mollusques acéphales, le manteau est une membrane mince, transparente, vasculaire et cellulaire, composée de deux feuillets réunis par des mailles assez petites, qui se communiquent. Les Mollusques conchifères sont symétriques dans presque toutes leurs parties, et le manteau luimême, formé de deux parties semblables, une à droite et l’autre à gauche de l'animal, est symétrique aussi; on nomme lobes ces deux parties du manteau. Les bords sont épaissis, musculaires, contractiles; ils correspondent aux bords de la coquille; ils présentent plusieurs modifications; ils sonl/i’6res lorsqu'ils n'adhèrent entre eux que par le dos de l'animal, dans les Huîtres, par exemple; ils sont adhérents , lorsqu'ils se réunissent plus ou moins complètement dans leur étendue, en laissant cependant une ou plusieurs ouvertures. Ou le manteau est simplement perforé, c’est-à-dire que dans l'endroit de la réunion des deux lobes, il existe deux ou (rois trous sans prolongements, ou il est siphonifère , c'est-à-dire qu'une ou deux de ces ouvertures (les postérieures) se prolongent en tubes contractiles et rétractiles; le bord libre de ces ouvertures ou de ces tubes est simple ou tentaculaire, selon qu'il est muni ou non de petits. appendices charnus, contractiles, en forme de tentacules. Lorsque les tubes existent, il est de règle générale, qui souffre cependant quelques exceptions, qu'ils sont retirés en dedans par un muscle particulier, étalé, rayonnant, dont l'impression se voit i très-bien en dedans des valves, comme dans les Mac- I très, les Vénus, etc.; le manteau est fermé lorsque la su- j Dire des deux lobes a lieu dans tout le bord inférieur; I 7 B1CT. DES SfîtEVfES XAT.
les trois ouvertures subsistent, deux pour les siphons , et une pour le pied ; mais ces ouvertures sont opposées : l'une est antérieure, les deux autres postérieures; toute la partie ventrale des lobes du manteau est réunie comme dans les Solens. Le manteau devient plus tubuleux encore dans les Tarets où il ne montre plus les traces de la réunion de ses deux parties. Sous le rapport de la forme tubuleuse de cet organe, on pourrait arriver aux Mollusques céphalés par les Dentales dont le manteau et le pied ont des rapports avec ces organes dans les Solens. Dans les Mollusques céphalés, le manteau n'a plus la même forme, il n'a même plus, sous ce rapport, la moindre ressemblance avec celui des Acéphales. Dans les Mollusques nus limaciformes, il se préseule d'abord sous forme rudimentaire. D.ans les Limaces, il forme sur le dos un épaississement charnu auquel on a donné le nom de bouclier; il s'étend davantage dans les Parmacelles, les Vitrines; il s'empare de tout le dos, en se confondant avec la peau, se reconnaissant seulement par un sillon qui le sépare du pied dans les Doris et autres genres analogues; il dépasse même quelquefois beaucoup le pied ou se confond avec lui, comme dans les Aplysies.
Dans les Mollusques conchifères, le manteau adhère cl se confond en s'amincissant beaucoup avec, la membrane qui recouvre la partie des viscères ordinairement tournée en spirale; il enveloppe ranimai dans tout son contour, revêt la coquille vers son ouverture, et quand il est épaissi dans son bord libre, on donne à ce bord le nom de collier, comme dans les Hélices. Ce manteau contient ordinairement, dans une cavité qui lui est propre, une poche qui renferme les branchies ou organes de la respiration, qui communique avec le fluide ambiant, soit par un simple trou comme dans les Hélices, soit par une fente, soit enfin par un canal plus ou moins long, droit ou recourbé, se prolongeant en avant audessus de la tête de l'animal. Ce canal n'existe que dans les Mollusques dont la coquille est canaliculée ou échancrée à sa base, comme les Fuseaux, les Casques, les Volutes, etc. Quelquefois le manteau, qui est trèsample et très -contractile, recouvre la coquille dans son entier, la polit en y déposant successivement plusieurs couches de matières calcaires diversement coloriées, comine les Porcelaines, les Ovules, sans doute les Olives, les Ancillaires, les Tarières et les Marginelles. Dans les Mollusques céphalopodes, le manteau est redevenu presque rudimentaire, et il disparaît entièrement dans les Hétéropodes, à moins qu'on ne veuille en retrouver des traces dans l'enveloppe du nucléus de celle classe.
La peau des Mollusques est d'une nature particulière, propre à celle partie des êtres; elle est molle, visqueuse, et susceptible de prendre presque toutes les formes, de s'appliquer exactement sur tous les corps; elle parait jouir d’une grande sensibilité, et elle est si intimement unie au système musculaire cutané, qu'elle en reçoit tous les mouvements et les moindres contractions : celle propriété se remarque surtout au plan locomoteur. La peau, dans certains Mollusques, est entièrement lisse, comme celle de la plupart des Mol-
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lusques acéphales el de plusieurs Mollusques cépbalés; elle est rugueuse el tuberculeuse, selon la grosseur des aspérités qui la recouvrent; elle parait plus épaisse sur les flancs, le dos, ou sous le pied de l'animal, que dans la partie qui est constamment couverte de la coquille el qui contient les viscères. Daus les Mollusques sans coquille, la peau est d'une égale épaisseur, se confond souvent avec le manteau, d’une manière intime; la peau des Mollusques est toujours imprégnée pendant leur vie d'une quantité assez notable de mucosités, qui en est constamment sécrétée, aussi bien que par les bords du manteau. Malgré l'abondance de celle sécrétion, on n’a point encore reconnu une quantité de cryptes muqueux qui soit en rapport. Dans les Limaces el même certaines espèces de ce genre, on voit postérieurement, dans une petite cavité, la réunion de plusieurs glandes muqueuses, qui rendent plus abondante la traînée muqueuse que ces animaux laissent derrière eux. La peau el scs annexes déterminent la forme du corps et limitent le Mollusque dans l'espace; sous ce rapport de la forme, le Mollusque est très-variable, puisqu'il a un corps contractile dans tous les sens. Cependant cette forme, chez lui. est toujours déterminable d'une manière générale en ce que l'animal de chaque espèce est forcé par son organisation de conserver celle qui lui est propre; ainsi il pourra s'allonger, se raccourcir, se contracter el prendre, suivant les circonstances, une forme différente; mais elle découle toujours de sa configuration première, qui est constamment la même dans l'état de repos. D'après la forme, les Mollusques sont plats, linguiformes, étroits, allongés, bossus, lurriculés, etc., etc , dénominations qu'il serait inutile de rapporter toutes ; il suffit d'en citer quelques-unes pour faire comprendre toutes les autres lorsqu'elles sc présenteront, sans qu'il soit nécessaire d’en donner les définitions.
Le système musculaire est fort différent el dans les Conchifères et dans les Mollusques céphalés. Daus les Acéphales, composés essentiellement de deux parties principales, qui, par leur écartement, permettent à l'animal de jouir de toutes scs fonctions, on trouve un ou deux muscles dont les efforts sont en opposition avec un ligament élastique, qui tend sans cesse à ouvrir la coquille ; il suffit en effet que les muscles adducteurs soient dans le relâchement, pour que la coquille s’entr'ouvre; ce muscle, ou ces deux muscles, que l'on nomme adducteurs des valves, forment la partie la plus simple du système des Mollusques acéphalés; l'épaississement du manteau qui constitue son bord est contractile, aussi y observe-t-on une foule de petits faisceaux charnus, destinés à opérer cette rétraction. Ceux qui n'ont pas de pied, tels que les Huîtres, par exemple, ont un système musculaire visible, borné au seul muscle adducteur des valves; presque toutes les autres parties du corps sont contractiles ; mais la fibre est répandue et confondue d'une manière inextricable. Ceux qui ont un pied, soit pour filer un byssus, soit pour ramper dans le sable, outre que cet organe est essentiellement musculaire et coriace, susceptible de prendre diverses formes, et qu'il a, malgré cela, une forme déterminée , suivant les genres cl les familles, il
est pourvu de plusieurs paires de muscles destinés â opérer certains mouvements cl surtout ceux de porter le pied en avant, en arrière, ou de le retirer tout entier en dedans de la coquille. Un autre muscle dont sont pourvus les Conchifères, mais seulement ceux qui ont des siphons, est le muscle rétracteur de ces parties dont les fibres rayonnantes laissent sur la coquille une impression particulière, quoique cependant quelquesuns d'entre eux aient des siphons el ne paraissent point, avoir de muscles particuliers pour leurs mouvements.
Dans les Mollusques céphalés, dans ceux qui ont l'organisation la plus simple, on trouve, comme dans les llipponices, un muscle d'attache, qui a beaucoup d'analogie avec ceux des Conchifères; il sert à opérer les mêmes mouvements, mais le reste du système musculaire est déjà fort différent; il existe une tète, et plusieurs faisceaux charnus sont chargés d'en opérer le mouvement; il y a une bouche, des mâchoires, une véritable mastication qui ne peut s'exécuter qu'à l’aide de muscles propres, situés de chaque côté de la tête; la tête a des tentacules qui sont rétractiles ou contractiles, qui jouissent quelquefois en même temps de ces deux propriétés; il faut encore des muscles particuliers pour exécuter ces mouvements; la tête elle -même cl une partie du corps sortent el rentrent dans la coquille; un muscle puissant, qui s'attache à la columclle, opère ces mouvements.
On pourrait diviser les muscles des Céphalés en plusieurs groupes, d’après les régions qu’ils occupent, nommer Céphaliques ceux qui sont pour la tête : on les diviserait en buccaux el en tentaculaires; Trachéliens ceux du col; Abdominaux, ceux du corps; mais dans ces deux régions, à l'exception du muscle columellairc qui les traverse, les muscles sont intimement confondus avec la peau, de manière qu’il n'est point possible d'y reconnaître des faisceaux particuliers, et qu'ils agissent tous dans l'acte de la progression qui se fait presque uniquement par reptation et quelquefois par natation.
Si le système musculaire offre des différences notables dans les différentes classes de Mollusques, le système des organes de la circulation n'eu offre pas moins. Dans les Conchifères, on voit ces organes composés d'un cœur cl de ses oreillettes , de vaisseaux artériels et de vaisseaux veineux; le cœur est presque toujours symétrique, placé vers le dos dans la ligne médiane, où il est traversé presque constamment par l'intestin rectum; il est charnu, de forme assez peu variable, fusiforme; il est composé d’un seul ventricule, d'une oreillette, soit simple et non symétrique comme dans les Huîtres, soit double el symétrique comme dans les Vénus, les Mactres, les Bucardes, etc., etc., en un mot, dans tous les genres à coquille régulière. C’est de ses extrémités que partent antérieurement et postérieurement deux aortes : la postérieure au-dessous du rectum pour se répandre dans les parties postérieures du corps, et l'antérieure, beaucoup plus grosse, se distribue aux parties antérieures el à presque tous les viscères. Des extrémités capillaires des artères, aussi bien que par dés radicules, naissent les veines dont les rameaux et les branches se réunissent de tous les points du corps
en plusieurs Ironcs qui 6e rendent dans le réservoir commun des veines; il est placé au-dessous du cœur dans la ligne médiane. C'est de ce réservoir que sortent deux gros vaisseaux pulmonaires, qui se distribuent à l'une des Faces des feuillets branchiaux d'une manière fort régulière, et donnent naissance à un autre ordre de vaisseaux qui reçoivent le sang vivifié par l’acte de la respiration, et le portent dans les oreillettes ou dans l’oreillette qui s’insère par un pédicule plus ou moins long sur le ventricule, à la partie antérieure, lorsqu'il n'est point symétrique, dans les parties latérales, quand il est symétrique; le sang rentre ainsi dans la circulation aortique, pour recommencer, à l’aide des pulsations du cœur, un trajet semblable. Cette circulation, comme on le voit, présente une grande simplicité; c'est un cercle unique que le sang doit parcourir, et cette circulation, quant à la simplicité, est la même dans tous les Mollusques quels qu'ils soient. Si les Mollusques acéphalés ont en général le cœur symétrique et deux oreillettes symétriques aussi, les Mollusques céphalés n'ont point ces organes symétriques, lorsque la coquille ne l'est pas; ils le sont au contraire lorsque la coquille est parfaitement symétrique. On a vu que dans les Mollusques céphalés, le manteau formait audessus du col ou sur le dos et quelquefois sur les parties latérales de l'animal, une cavité destinée à contenir les branchies. On doit être sûr, d'une manière générale. que le cœur est voisin de ces parties; il est placé ordinairement vers le dos, enveloppé d’un péricarde dans lequel il se meut. Si les branchies sont plus en arrière ou plus en avant, le cœur lui-même est aussi plus postérieur ou plus antérieur; le cœur et les oreillettes n'offrent point de valvules comme dans des types d'animaux d'une organisation plus avancée, à l'exception cependant des Sèches et des Poulpes; les gros vaisseaux même à leur entrée ou à leur sortie du cœur en sont dépourvus, et ce défaut de valvules s'expliquerait très-bien si la circulation était dans les Mollusques acéphalés ou céphalés, ce qu'elle est dans les Biphores, d'après les observations de Kuhl et Van-Ilassell qui prétendent que la circulation, après s’ètrc exécutée pendant quelque temps du cœur par l'aorte vers les parties du corps, s'arrête un moment pour reprendre par les veines et leurs anastomoses un sens tout il fait contraire. La distribution des vaisseaux est fort différente dans les Céphalés de ce qu'on l'a vue dans les Acéphalés; le cœur fournit une aorte unique, qui se divise bientôt en deux troncs : l'un pour la partie antérieure et l'autre pour la partie postérieure du corps, et quelquefois ces deux troncs naissent immédiatement du cœur. Le tronc antérieur fournit les branches à la tête, au col et souvent à une partie des organes de la génération; le tronc postérieur les distribue au reste des viscères et à la partie postérieure du corps.au foie, aux intestins, à l'ovaire, etc.; il fournil aussi une branche pour le manteau, quelques autres pour la peau et pour le pied. Dans les Mollusques qui respirent l’air en nature, on trouve une cavité pulmonaire, qui remplace les branchies; les vaisseaux branchiaux s’y étalent, s'y divisent un grand nombre de fois; mais pour le reste, le système vasculaire se
■ distribue comme dans les autres Mollusques. Dans les Céphalopodes, du moins dans les Poulpes et probablement aussi dans les Sèches, l'organisation, beaucoup plus compliquée et beaucoup plus parfaite a rendu nécessaires des organes de circulation beaucoup plus parfaits que dans les autres types; ainsi, outre un cœur central, qui envoie le sang dans toutes les parties, il existe aussi des cœurs latéraux, un de chaque côté, qui donnent une impulsion particulière à la circulation pulmonaire, puisqu’ils se trouvent à l'origine des vaisseaux branchiaux, et de plus on trouve dans ces Mollusques de véritables valvules à l'entrée des veines dans ces cœurs.
Les organes de la respiration sont, comme tout le monde sait, en rapports intimes avec ceux de la circulation, et ils existent dans une telle dépendance, que dès que la circulation parait dans les êtres, la respiration commence; sans cela, la destruction de l'étrc serait prompte, ce qui rendrait la fonction nuisible : on ne peut le supposer d'après les lois immuables de la nature. Les Mollusques vivent dans l'eau, pour le plus grand nombre; leur respiration a dû être appropriée à l'assimilation du liquide ambiant; aussi est-ce d'une respiration branchiale qu'ils sont presque tous pourvus. Les branchies sont fort différentes, selon les diverses classes de Mollusques dans lesquelles on les examine. Dans les Brachiopodes, la Lingule, par exemple, les branchies sont sérialcment disposées days le manteau cl dans chacun de ses lobes; dans les autres Mollusques acéphalés, les branchies forment des paires de lames qui s'étendent de chaque côté du corps; elles sont symétriques, et forment deux paires, une de chaque ! côté : celte forme lamellaire a fait donner aux Mollus- { ques qui les offrent, le nom de Lamellibranches. Dans , les groupes inférieurs des Mollusques céphalés, les ! branchies restent encore symétriques et elles tiennent ! un peu de ta nature de celles des Lamellibranches, par ! la disposition des cirrcs dont elles sont composées;
1 d'autres Mollusques, comine les Patelles, au lieu de grandes lames continues comme les Lamellibranches, ont pour branchies et tout autour du pied une foule de petites lames verticales qui sembleraient être une décomposition ou line modification de celles qu'on vient de citer. Les branchies, de symétriques qu'elles étaient, deviennent bientôt impaires en conservant leur simplicité et leur roideur, comme dans les Calyptrées et les Crépidulcs; elles forment des sortes de peignes cirrhcux dans la cavité branchiale; cette nature de branchies est un passage manifeste à celles qui. en conservant la forme pcctinée, sont plus molles et plus charnues : Cuvier a donné aux Mollusques qui les portent le nom de Peclinihranchcs. Toutes les branchies dont il vient d'être question, sont placées en dedans du manteau, dans une cavité particulière de ! cette partie; mais il existe des Mollusques qui portent 1 leurs branchies tout 5 fait au dehors, soit sur le dos, soit sur les côtés, comme dans les Scyllées, les Trilo- [ nies, les Doris, etc. Dans les Mollusques qui respirent ! l'air, les branchies sont fortement modifiées, ou plutôt elles n'existent plus ; à leur place, on voit une cavité ! plus ou moins spacieuse, tapissée de toutes parts, de
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nombreux vaisseaux sur lesquels l’air parvient par un simple trou ou par une échancrure. Les Mollusques céphalopodes sont pectinibranches, aussi bien que la plupart des aulres Mollusques qui ne rentrent pas cependant dans l’ordre que Cuvier a nommé ainsi. Le nombre des branchies est peu variable; elles sont presque toujours paires; il y en a une ou deux paires dans les Concliifêres, dans les Céphalés une paire, dans les Fissurelles, Emarginule», etc. Il n’existe plus qu'une seule branchic dans les Calyplrécs, les Crépidules, etc. Tout en restant impaire, la branchie se dédouble en plusieurs parties, comme dans les Aplysies ; la brandi le devient sériale par le grand nombre de ses divisions, comme dans les Patelles, les Phyllidies, etc.; ou bien elles forment des arbusciilcs extérieurs, soit autour du corps, soit autour de l’anus, et leur nombre est alors encore assez considérable. Quant 5 leur position, elle 06t également assez variable dans les familles ou dans les ordres : elles sont latérales dans les Acéphales, excepté dans les Brachiopodcs où elles sont supérieures et inférieures, et elles sont en général supérieures dans les Céphalés ; mais elles peuvent èlrc cervicales, c’està-dire placées sur le col, ou dorsales, placées sur le dos ; elles sont latérales, soit à droilc. soit à gauche, quelquefois médianes, rarement ventrales ou pendantes sous le ventre. Les branchies ont fourni de bons caractères pour le groupement des ordres et des familles; ce caractère g été d’autant plus utile, qu’il repose sur des organes en général faciles à observer dans les animaux Mollusques; on s’est servi de leur nombre, de leur position et de leur nature; on a combiné ces divers étals avec d’autres caractères pris de différents organes, et on a établi ainsi, en donnant à l’un de ces caractères ou à plusieurs une prédominance sur les aulres, divers systèmes dans lesquels on s’est efforcé de placer ces animaux dans l’ordre le plus naturel.
Le système nerveux est beaucoup plus avancé dans les Mollusques que dans les autres Invertébrés; on leur trouve en effet, outre un anneau cérébral, des ganglions diversement répandus, mais ils sont dépourvus du cordon ganglionnaire médian des insectes cl des autres animaux articulés. Dans les Acéphales, le syslème nerveux est si difficile à étudier, qu’on a douté pendant longtemps qu’il existât réellement; aujourd’hui il ne reste plus le moindre doute à cet égard, et Blainville qui, à ce sujet, a fait des recherches assidues sur les Moules où les nerfs sont plus faciles à apercevoir que sur d’autres Mollusques acéphales, dit, page 144 de son Traité de Malacologie : • Il est composé (le système nerveux de la Moule) de trois paires de ganglions. La première, la plus antérieure, est certainement placée sous l'œsophage, ou mieux sous le muscle rélracleur antérieur du pied, en partie recouverte par le bord postérieur de la réunion de la seconde paire de tentacules labiaux. Les ganglions qui la constituent sont de forme triangulaire et de couleur blanche, opaque; ils fournissent, 1° un filet transversal, très-fin, qui leur sert de commissure entre eux; 2° plus en arrière, un rameau plus gros, qui se distribue au muscle adducteur antérieur et aux appendices labiaux ; et 3° enfin, en arrière, un très gros filet qui se porte en dehors.
s'applique sur la membrane du foie, traverse obliquement le muscle rétraclenr antérieur du pied, suit le* côtés de l'abdomen au-dessous de la terminaison de l’ovaire, et va se réunir au ganglion postérieur. La deuxième paire de ganglions, la seule qui puisse être regardée comme à peu près supérieure au canal intestinal, est placée au-dessus du muscle rélracleur antérieur du pied, appliquée immédiatement sur lui, audessous du foie contre lequel elle est collée. C’est un ganglion géminé ou divisé en deux parties latérale* par un sillon médian d’une consistance plus molle, d’un aspect plus pulpeux que les deux aulres paire*. On en voit sortir en avant un filet très-fin, qui va peutêtre se joindre au ganglion antérieur, ce que nous ne voulons pas assurer; et en arrière un autre filet qui se rend aux muscles de l’abdomen. La troisième paire de ganglions est tout à fait en arrière, au-dessous et un peu en dehors, à la partie antérieure du muscle adducteur postérieur. Celui d’un côté est séparé de celui de l’autre par toule l'épaisseur du muscle. Ils fournissent. 1» un filet de commissure, transversal, très fin; 2° en arrière, un filet plus gros, qui pénètre dans le muscle lui même; 3° de leur angle externe et posté rieur /deux filets qui se portent en arrière, probablement aux bord* du manteau. Enfin leur angle antérieur et externe reçoit le gros cordon d’anastomose du ganglion antérieur. •
Cette disposition du système nerveux décrit par Blainville doit peu différer dans les aulres .Mollusques acéphales, et quoiqu'on ne le connaisse point encore dans les différentes familles de celle classe, on doit s’attendre à le trouver conforme à ce que Blainville rapporte avec les variations que la disposition différente ou le manque des organes doit apporter dans les divers groupes. Jusqu'à présent, et ce serait un sujet fort intéressant de recherches et d’observalions, on n’est pas encore certain que l’anneau nerveux cervical, soit complet dans les Acéphales, ce qui semble pro- I bable; mais l'observation manque. Dans les classe*
| inférieures des Céphalés, dans ceux qui se rapprochent le plus des Acéphales, le système nerveux, quoique plus avancé, reste cependant encore dans une plus grande simplicité, néanmoins et sans aucun doute l’anneau cérébral sc complète, les filcls nerveux et les ganglions sont plus isolés, plus solides, beaucoup plus distinct* des parties qui les environnent, et ils offrent des systèmes bien constants et bien réguliers pour chaque ordre de fonctions. Dans les Patelles, les Émarginules. les Fissurelles et les genres voisins, le cerveau se compose d’un anneau qui embrasse l’œsophage; il présente deux petits renflements ganglionnaires, latéraux, peu sensibles, qui fournissent de* filets aux tentacules et à la masse buccale. La partie inférieure de l’anneau cérébral offre une autre paire de ganglions beaucoup plus gros, qui donnent des nerfs aux viscères, au manteau, aux branchies et aux muscles. A mesure que l'on arrive à des animaux plus parfaits, le système nerveux sc perfectionne; aussi dans les Haliolides, par exemple, le ganglion des viscères se détache du cerveau pour descendre jusqu’à la partie antérieure du muscle d'attache, pour envoyer des filets aux muscles de la loco-
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motion, ainsi qu'ii l'estomac, aux Intestins et aux autres viscères. Dans les Mollusques turbines, il diffère peu de ce qu'on le voit dans les llaliolidcs; cependant il est assez constant que les principaux filets partent des ganglions cérébraux pour fournir ensuite des ganglions viscéraux, suivant les systèmes où ils se répandetil; ainsi il y en a un oculo tentaculaire, qui distribue des filets aux tentacules et à la bouche, un autre pénivaginal pour les organes antérieurs de la génération. Des filets sont particulièrement destinés au pied, les autres au cœur, aux vaisseaux dont ils suivent les ramifications, et se répandeut ainsi profondément dans tous les viscères.
Dans les Céphalopodes, le syslèine nerveux est encore plus parfait qu'on ne vient de le voir dans les Gastéropodes et les Trachélipodcs; il existe pour la première fois une cavité crânienne, il est vrai, cartilagineuse, qui contient un ganglion cérébral fort gros. Ce ganglion se joint avec celui qui est sous-œsophagien par des branches latérales qui complètent l'anneau cérébral; ce cerveau fournil des nerfs acoustiques, une paire de gros nerfs ophlhalmiques, des nerfs nombreux pour les muscles et pour l'enveloppe commune en forme de sac; d'autres particuliers pour le cœur et les branchies; enfin chaque viscère important a le sien propre, plusieurs rameaux pour la masse buccale, deux fort gros pour l'estomac, l'intestin et le foie; un autre enfin pour les organes de la génération.
Le système nerveux se montre plus parfait lorsque les organes eux-méines le sont devenus. A peiue sensible dans les Mollusques des classes inférieures, il est presque aussi parfait que celui des Vertébrés dans les ^classes supérieures; celle relation des organes est tellement constante et soumise à des lois si peu variables, que le zoologiste connaissaul un système d'organes, peut en déduire ti priori tout le reste de l'organisation; si en effet on parle d'uu Mollusque qui a une tète, des tentacules, des yeux, une masse buccale, un système digestif, un cœur, on a sur-le-champ l'idée des muscles propres au mouvement de la tète, de la bouche, et conséquemment des muscles masticateurs, de déglutition, des muscles propres, des tentacules, etc., des nerfs pour leur sensibilité; d'un cerveau pour en transmettre l'impression; l'œil entraîne un nerf optique; le i système digestif, des glandes et des sécrétions, etc.; un j cœur veut des branchies ou une respiration, etc.
Les organes de la digestion, dans les Acéphales, se ; composent d'une ouverture buccale sans mâchoires, j ordinairement ronde, petite, profondément placée antérieurement, garnie de lèvres fort courtes qui se con- ' tinuenl à deux paires de palpes labiales, une de chaque j côté. Cette ouverture communique sans intermédiaire avec l’estomac, qui est plus ou moins pyrifonne, très- I mince, enveloppé de toute part par le foie, qui est dépourvu de canaux biliaires; il verse dans l'estomac le j produit de la sécrétion par des porcs béatils, assez nombreux; l'estomac se termine postérieurement en un culde-sac, au-dessus duquel se trouve l'ouverture pylorique où commencent les intestins qui, après plusieurs circonvolutions dans le foie et dans l'ovaire, se continuent par un rectum qui est toujours dorsal cl mé-
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dian; ils sc terminent par une ouverture anale, qm transmet au dehors les excréments, ordinairement au moyen d'un tube ou siphon anal.
Dans les Mollusques céphalés la partie antérieure du système digestif se complique : d'abord dans les classes inférieures, ou trouve une bouche souvent armée de mâchoires, pourvue d'une laugue cartilagineuse. Les aliments broyés et goûtés passent dans un œsophage plus ou moins long, avant de parvenir jusque dans l'estomac; ccl estomac est assez ample, encore enveloppé par le foie, qui commence à avoir des canaux de sécrétion; il existe des glandes salivaires dont les Acéphales sont dépourvus; les intestins plus ou moins longs se replient dans le foie et l'ovaire, sont quelquefois diversement boursoullés, et se terminent par un anus ordinairement flottant, soit antérieurement, comme dans les Patelles, soit sur le côté gauche de l’animal, dans le sac branchial. Cet arrangement est à peu près le même dans les Mollusques gastéropodes et trachélipodes; seulement quelques-uns ont la bouche munie d'une trompe. Un seul Mollusque fait exception â celte règle, c'est l'habitant des Dentales qui a les organes digestifs symétriques; l'intestin, droit dans sa direction, est terminé postérieurement dans la ligne médiane. Quelques Mollusques ont deux estomacs : l’un souvent garni de pièces osseuses ou cartilagineuses, a quelques ressemblances avec le gésier des Oiseaux; l'aulre est simple et membraneux, et communique avec le premier par un second œsophage. Cette disposition sc remarque dans les Aplysies, les Bulles, etc., etc. Dans les Céphalopodes, la télé est armée de mâchoires solides, cornées, semblables à un bec de Perroquet. On trouve dans ce bec une langue épaisse, charnue, ayant des mouvements propres, étant musculaire comme celle des Quadrupèdes; elle est garnie de crochets au moyen desquels les aliments descendent lacérés dans l'œsophage; cet organe est assez long et grêle; il sc termine par une première poche que Cuvier nomme jabot. C’est un estomac membraneux, long, légèrement boursouflé, qui sc rend à un autre estomac charnu et très-musculeux, qui a une organisation semblable à celle du gésier des Oiseaux. 11 est revêtu à l'intérieur d'une membrane suhcarlilagineuse, qui se détache facilement, pareille en tout à celle des Oiseaux, l/inlestin ne comii^ice pas encore après cet appareil, déjà fort considérable; le duodénum après le gésier se gonfle en une troisième poche tournée en spirale, qui, recevant les vaisseaux biliaires, est destinée sans aucun doute à opérer le mélange de ce fluide avec les aliments soumis â une lacération et à une digestion stomacale complète; c'est de celle dernière cavité que naît l'intestin assez régulier dans sa grosseur. Après avoir fait plusieurs replis, il se termine par l'anus placé antérieurement dans l’entonnoir.
La disposition des organes de la digestion est telle dans les Mollusques, que l'on peut en déduire presque à priori la nature des aliments qu'ils sont susceptibles de prendre. Ainsi, dans les Acéphales, on prévoit qu'il n'ya ni suçoirs, ni mâchoires, ni masses buccales; que celte partie est formée d'une simple ouverture ; les ali- 1 incnlsnc peuvent être que des parties animales ou vé-
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(;étalei, atténuées par la putréfaction et réduites presqu'à l’étal moléculaire. Dans les Céplialés, au contraire, l'existence des mâchoires, d'une bouche compliquée, de muscles, de crochets cornés, d'une trompe, de mâchoires puissantes semblables à un bec d'Oiseau, indique, dés le premier aperçu, que les animaux qui sont pourvus de pareils organes doivent mâcher, déchirer des aliments, soit végétaux, soit animaux.
Les organes de la génération, réduits dans les Conchiféres à l'organe femelle seulement, ce qui rend impossible tout accouplement, se composent d'un ovaire qui occupe l'intervalle des muscles du pied et les interstices des lobes du foie; il forme la presque totalité de la masse abdominale. Cet organe considérable communique en dehors par un oviduclc qui s'ouvre entre les feuillets branchiaux. Dans le temps de la ponte des œufs, les oviducles se gonHcnt, et souvent s'accroissent entre les deux feuillets du manteau. Pendant ce temps l'oviducte sc remplit d'un liquide laiteux, à travers lequel les œufs sont obligés de passer avant d’entrer dans l’épaisseur des feuillets branchiaux où ils sont déposés jusqu'au moment où le petit Acéphale, pourvu de sa coquille, peut sortir vivant du sein de sa mère. Dans les Acéphales qui vivent fixés aux corps sous- marins, le petit auimal, en tombant hors de la coquille de sa mère, se fixe dans l'endroit où il s'arrête.
Les Mollusques céplialés, dans les genres qui avoisinent le plus les Conchifères, n'ont aussi qu'un organe femelle, un ovaire unique, terminé par un seul oviducle toujours d’un seul côté, dirigé d'arrière en avant et se terminant le plus souvent à droite, rarement à gauche dans la cavité branchiale. Dans les Céplialés dioïques, on trouve les deux sexes réunis sur lin même individu qui a besoin pourtant d'un accouplement réciproque de la part d'un autre individu de la même espèce; les deux individus accouplés sont également fécondés. Chaque individu porte donc à la fois des organes mâles cl des organes femelles. Les organes mâles se composent d’une verge ou organe excitateur qui est le plus souvent rétractile, à la manière des tentacules des Limaces et des Limaçons; dans d'autres il est seulement contractile; extérieur alors et de forme assez variable selon les genres cl même les espèces, cet organe est ordinairement placé sur le col, ou sort du col près du tentacule droit, qui, dans l'état de repos, offre un petit mamelon à sa hase. A l’origine de la verge se voit un canal déférent, qui se colle au second oviducle eu faisant des plis nombreux, et se termine à un testicule. Tel est l’état de simplicité de l'organe mâle des Mollusques céplialés dioïques; dans quelques-uns d'entre eux on trouve de plus â la terminaison du canal déférent, un organe roullifide,que plusieurs zoologistes considèrent comme une vésicule séminale ; Blainville est porté à croire que ce n'csl qu'une glande prostate.
L’organe femelle principal est un ovaire généralement assez gros, placé dans la partie postérieure du corps avec le foie. Cet ovaire donne naissance à des canaux dont la distribution et l'accroissement successif, par la réunion de leurs diverses brandies, ressemblent beaucoup à ceux d'un organe sécréteur d’un fluide, plutôt qu’à celui qui, dans d'autres animaux, est des-
tiné à contenir Ici œufs. Ces divers canaux donnent naissance à un oviducle plus ou moins infléchi sur luimême, 4}ui se lie intimement avec la partie mâle, s'élargit en une sorte de poche que quelques-uns pensent être une matrice, et que les autres croient être une continuation de l’oviducte. Celle seconde partie de l’oviducle sécrète une liqueur visqueuse et s'en remplit ; dans l'endroit où se termine, à l'extérieur, la seconde partie de l’oviducte, aboutit aussi un canal qui descend d'une sorte de vessie dont on ignore l'usage, et qui est contenue dans la cavité commune aux viscères. Dans quelques Mollusques, et uniquement dans ceux qui sont pulinonés, on remarque, outre les parties qui ont été indiquées, une cavité particulière, qui contient une lige osseuse que l'animal lance contre celui avec qui il va s'accoupler, pour l'exciter sans doute à un plus haut degré. Les Mollusques qui portent les deux sexes séparés, offrent dans les organes de la génération peu de différences avec ce qu'on les a vus. Dans les Mollusques dioïques, les femelles ont le renflement de l'ovidiicle ou matrice beaucoup plus constant; les mâles ont la verge toujours extérieure, contractile et non rétractile, et les vésicules mullifides sont remplacées par une seule cavité placée à la terminaison du canal déférent. Quoique l’on connaisse en général assez bien les organe» de la génération des Mollusques, l'observation n’a pu encore répandre sur le mode de cette fonction un jour suffisant. On ne sait pas quelles sont dans l'acte de la génération les parties qui entrent en contact immédiat; on ne sait point quelle part chaque organe prend pendant la copulation; quelle est la nature du fluide qu'il sécrète, et s'il est versé en une ou plusieurs fois; quels sont les organes du sexe, femelle qui le reçoivent. Quant à la manière dont les œufs se conduisent dans les organes femelles, avant d’étre déposés par la mère, quels sont les contacts qu'ils éprouvent pour qu'ils soient fécondés, on l'ignore presque entièrement.
Les organes de relation ou des sens paraissent en général peu développés dans les Mollusques, quoique cependant ceux des classes supérieures les aient tout aussi parfaits que certains vertébrés. Le toucher parait être le seus le plus parfait dans les Mollusques. Répandu dans toute leur peau molle et muqueuse, il perçoit le moindre attouchement, le moindre choc, et le transmet bientôt à l'animal. Ce sens, dans les Conchifères, réside, à ce qu’il parait, plus particulièrement dans les bords du manteau, qui au moindre attouchement se retirent, cl l'animal se renferme dans sa coquille; le pied peut être louché sans que l'animal paraisse le sentir aussi vivement. Dans les Mollusques céplialés, le sens du loucher résille dans tout le corps comme dans les Acéphales, et, de plus, des organes spéciaux sont placés dans les tentacules cl sur la tête, aussi bien pour diriger la vue que pour avertir l'animal par le loucher des obstacles qui se présentent devant lui. La sensibilité de la peau des Mollusques cépbalés doit être peu développée dans ceux qui ont le corps nu et la peau continuellement exposée à différentes impressions. Parmi ces Mollusques, ceux qui ont la peau rugueuse doivent l'avoir moins sensible encore, d'au-
tant que, dan9 ce cas, elle devient dure et subcoriace.
La préhension des aliments ic fait de deux manières fort différentes dans les deux Grandes divisions des Mollusques; les Acéphales n'ont point de mastication; ils doivent donc éprouver fort peu de sensations par le goût; cependant il faut qu'ils en éprouvent, car sans cela ils avaleraient indistinctement toutes les substances qu'ils rencontreraient. Il est à présumer que les palpes labiales, qui garnissent l'ouverture buccale, et qui reçoivent un gros rameau nerveux du ganglion cérébral, sont destinées aux perceptions du goût, ou tout au moins elles sont destinées à faire rejeter les substances nuisi- . blés ou inutiles à la nutrition. Dans les Céphalés, il se fait un broiement des aliments dans une cavité buccale munie d'une langue cornée et quelquefois charnue, ce qui suppose une sensation plus développée; ce qui le prouve, c'est que ces animaux font choix des aliments, comme ou peut le remarquer dans les Hélices et les Limaces, etc. Dans les Céphalopodes, cette sensation doit être plus développée encore, puisqu'ils ont une langue charnue.
La vision dans les Acéphales est entièrement nulle, et elle doit être bien faible dans les Mollusques céphalés qui ont simplement des points oculaires; et quoique ces organes soient déjà assez compliqués, malgré la petitesse de leur volume, ils sont, à ce qu'il parait, d'une utilité bien peu considérable aux Mollusques qui en sont pourvus; les yeux sont toujours placés sur la tête et sur les tentacules, soit à la base, soit au milieu sans pédoncules, soit au milieu et pédonculés, soit enfin au sommet de ces organes: quand il y a une seule ppire de tentacules, ils sont oculifères; mais quand il y en a deux paires, les inférieurs sont buccaux et les supérieurs portent les yeux. Dans les Céphalopodes, l'organe de la vue est porté à un degré de perfection vraiment étonnant; les yeux sont grands, couverts de paupières formées de la même manière que ceux d'animaux déjà trèsavancés dans l’échelle organique, dépourvus cependant de cornée transparente, de chambre antérieure et conséquemment d'humeur aqueuse, et, ce qui étonne davantage, d'une véritable choroïde.
Le sens de l'ouïe n'existe dans aucun Mollusque, à l’exception des Céphalopodes qui offrent un rudiment de l'organe de l’audition ; aussi voit-on que les Mollusques sont absolument insensibles au bruit, quelque rapproché et quelque fort qu'il soit. Si en frappant l'eau, on les voit quelquefois se contracter, cela dépend de la vibration ou du mouvement du liquide, et non du son qu'il leur a transmis. L’oreille des Céphalopodes consiste en deux cavités creusées dans la partie la plus épaisse de l'anneau cartilagineux; ces cavités sont hémisphériques, lisses, et contiennent un bulbe de même forme, qui reçoit un nerf acoustique, et qui contient, fixé à sa paroi postérieure, un osselet hémisphérique; celte oreille n’a aucune communication avec le dehors cl ne présente sur la télé aucun signe de son existence.
Un assez grand nombre d'observations tendraient à faire croire que les Mollusques sont pourvus de l'odorat; on voit en effet que les Hélices et les Limaces sont attirés par les odeurs de certaines substances qu'ils préfèrent pour leur nourriture. Celle perception se
: produit-elle par toule la surface cutanée qui a quelque ressemblance avec une membrane muqueuse, ou se fait-elle par un endroit déterminé du corps? c'est ce i que l’on ignore et ce que l'on ignorera sans doute longtemps encore; mais il est certain qu’il n'existc chez eux aucun organe spécial de l'odnral.
La locomotion des Mollusques varie autant que les organes qui sont destinés à la produire; elle est coin j plélemenl nulle dans les Acéphalés fixés par leur coquille, comme dans les Huîtres, les Spondylcs, etc. Le I Mollusque a quelques mouvements très-bornés, il est vrai, lorsqu'il est fixé par un byssus, et ce mouvement ! est plus borné encore dans les Acéphalés lithophages, qui sc creusent des loges plus ou moins profondes dans les pierres ou dans les Polypiers; aussi dans tous ces animaux, on ne trouve que des rudiments des organes de la locomotion. Les Mollusques qui vivent dans le sable ont aussi peu de mouvements; ils se réduisent en général à monter et à descendre dans un trou qui contient juste l'animal et sa coquille, comme dans les Solens, par exemple; dans d'autres, comme les Mactres, les Vénus, les Cylhérécs, les Mulet les, etc., le Mollusque, à l’aide de son pied et de l'entrebâillement des valves, rampe sur le sable en y creusant un sillon; mais ce mouvement n’est pas une véritable reptation, comme dans les Gastéropodes. Il s'exécute par un mouvement de bascule opéré par le pied qui prend son point d'appui dans le sable et pousse, comme un levier, la coquille en avant. Dans les Ducardes, outre cette progression qui est la plus ordinaire, la longueur du pied ployé dans sou milieu donne au Mollusque, en l'appuyant sur le sable et en le redressant promptement, 4a faculté de faire un saut, comme s'il était mû par un ressort. Quelques Mollusques céphalés vivent fixés aux rochers comme les coquilles bivalves; tels sont les llipponices; chez eux le pied est à l'étal rudimentaire et remplace le second lobe du manteau des Acéphales. Les Mollusques céphalés désignés par le nom de Gastéropodes rampent tous comme les Limaces, par exemple, à l'aide du disque charnu que l’on nomme pied ; dans les Pléropodes, la locomotion est une véritable natation qui s'opère au moyen d’appendices latéraux ou de nageoires. Les Héléropodes sont aussi des Mollusques nageurs, qui ont une nageoire dorsale verticale, et une autre caudale ou postérieure, verticale aussi. Les Céphalopodes enfin ont une natation fort active; ils se dirigent dans tous les sens, comme le peuvent faire des Poissons; quelques-uns cependant sont dépourvus de nageoires, comme les Sèches; d’autres en sont munis d'une paire seulement, à l'extrémité postérieure du corps; mais les bras, ces moyens puissants de préhension, servent aussi à la natation et aux divers mouvements des Mollusques.
MOLOBRE. Molobrus. ixs. Genre de l’ordre des Diptères, famille des INémocères, tribu des Tipulaires, établi par Lalreille, aux dépens du grand genre Tipula, de Linné, et auquel Meigen a donné le nom de Sciara. Les caractères de ce genre sont : des yeux lisses, distincts, rapprochés sur le vcrlex; palpes filiformes; antennes sélacécs, simples, beaucoup plus longues que la (été, de quinze à seize articles; ailes couchées sur le corps; yeux composés, presque en forme de croissant.
Ce genre se dislingue des Mycélobies qui en sont trèsvoisins, par les yeux qui, dans ces derniers, sont ovales ' et sans échancrure, et par la disposition des petits yeux | lisses. Les genres Platyure, Sciophile et Cauipilomyze en sont séparés par des caractères tirés des yeux, de la forme du corps et du port des ailes. £n(in les Céroplates en sont éloignés par leurs antennes en massue perfoliée et presque en forme de râpe. L’espèce qui sert de type à ce genre est le Tipula Thomas , L. Elle est très-commune dans les lieux frais et humides des jardins et des bois; elle est longue d’environ trois lignes, toute noire, avec l’abdomen conique; elle a, de chaque côté, une ligne d’un jaune safran. Meigcnet Kabricius la rapportent au genre Sciara. Le premier l’a figurée, Dipt., part. 1, lab. 5, fig. 15-17.
MOLOCUIA. bot. (Sérapion.) Synonyme de Mouron. F. Axagalude.
MOLOC1I1TES. mis. Léman, le premier, a reconnu un Jade dans celle pierre arabique mentionnée par Pline.
MOLON. bot. (Pline.) Synonyme de Filipendule.
MOLOPOSPERME. Molopospcrmum. bot. Genre de la famille des Ombcllifères, institué par Kock aux dépens du genre Ligusticum de Linné. Caractères : limbe du calice feuille et âcinq dents; pétales lancéolés, entiers, longuement acuiniués; front contracté par le côté; mérita rpes quinquejugués, à côtes membraneuses et ailées, trois dorsales, très-fines, deux latérales, rebordantes cl de moitié plus courtes; valléculcs unirayées; commissure très-étroite, non rayée; tin conduit creux entre la commissure du péricarpe et la semence; carpophore bipartite; semences obtuse ment trétagones ou anguleuses, avec un sillon profond opposé à l’angle de la commissure.
Mulopospehme ne PLlopoxLse. Molopospcrmum Pcfoponense, Kock; Liyuslicum Peloponense , L. De sa racine grosse et charnue liait une lige épaisse, haute de trois à quatre pieds, cannelée, creuse, un peu rameuse; feuilles très-grandes, surcomposées, plusieurs fois pinnées; à pinnules acuuiinées, dont les découpures sont pointues ; ombelle terminale, ample, arrondie, composée d’un grand nombre de rayons qui soutiennent des ombellules dont les fleurs sont fertiles.
MOLOPS. Molops. ms. Genre de l’ordre des Coléoptères. section des Pentamères, famille des Carnassiers terrestres, tribu des Carabiques, établi par Bonelli, et ayant pour caractères : les deux tarses antérieurs des mâles seuls dilatés ; crochets des tarses simples ou sans dentelures; point d’étranglement ou de dépression brusque â l’origine de la télé; articles dilatés des tarses antérieurs des mâles, en forme de cœur ou de triangle, ne formant point de palette, soit carrée, soitorbiculairc ; antennes composées d’articles courts et presque en forme de chapelet. Le geurc Molops se distingue du ! genre Perçu* qui en est le plus voisin, parce que le rebord extérieur des élytres dans ce dernier se termine à l’angle extérieur de leur base et ne se replie l>oint, comme dans tous les autres genres, sur elle. Les Ptérosliques, les Abax elles Platismcs eu diffèrent par leurs antennes qui ont des articles plu9 allongés, et par les formes du corps et du corselet. Ce geure est établi
aux dépens du grand genre Carabe de Linné et de Fabricius, ou des Harpales et des Féronies de Latreille. On peut y rapporter les Carabus clatus, Pabr. ; Seattle» gagales, Panz., Faun. In». Germ. xt, 1 ; Cara bus lerricola, Fabr. ; Scaritcs piceus, Panz., loc. ci/., II.
MOLORQUE. Molorchu». ms. Genre de Coléoptères Tétramères, de la famille des Longicornes, établi par Fabricius et que l’on peut caractériser de la manière suivante : tète penchée en avant, yeux en forme de rein, allongés, environnant la base des antennes; dernier article des palpes plus gros, presque cylindrique ou presque ovoïde et tronqué; élytres très-courtes, ne couvrant qu'une partie de l’abdomen; ailes ordinairement étendues dans toute leur longueur.
Molorqik majeur. Molorchu s major, Lalr.; Molorchu» abbreciatu », Fab. Il est noir, avec ses élytres rousses, ainsi que les pattes et les antennes; l’extrémité des cuisses postérieures est noire.
Molorqle mixeur. Molorchu s mihor, Lat.; Motorchus dimidiatus , Fab. Il est noirâtre, avec le bout des anneaux de l’abdomen garni de soies argentées; élytres fauves avec une petite ligne oblique et blanche vers l’extrémité.
Moi.orql’r des Ombellifères. Molorchu » Umbellatoruni, Lalr. il est noir, velu, avec les antennes et les pattes d’un noir brunâtre ; les élytres sont très-courtes et teslacées. Ces trois espèces se trouvent en Europe.
MOLOSO.YJA. ixs. Coléoptères pentamères. Le genre institué sous ce nom, par Say (l'rans. tm. Philos. Soc. Phil. iv, p.463), dans la famille des Bracbélylres, a été reconnu pour ne pas différer du genre Osoriu», précédemment créé par Lcnclt.
MOLOSSE, rept. Espèce du genre Couleuvre.
MOLOSSE. Moiossus. Mon.. Bluinenbach, dans son Spcciuien archœologiœ tell mis, etc., p. 21, pl. 2, fig. G. a mentionné cL figuré un corps fort singulier qu'il a confondu avec les Ortbocéralites, sous le nom û' O rthoce ratiles gracilis. C'est avec ce corps que Monlfort a fait son genre Molosse, qu'il caractérise de la manière suivante : coquille libre, univalve, cloisonnée, droite, conique, fistuleuse et interscclée; cloisons unies, faites en tambour; siphon latéral continu, rond, servant de bouche; sommet pointu; base horizontale. Celte coquille, changée en fer sulfuré, est-elle dans son entier? le test a-t-il été remplacé par la matière étrangère? les cloisons seules existent-elles, le lest ayant disparu, ou bien l'inverse est-il arrivé? 11 faudrait pouvoir répondre à ces questions d’une manière satisfaisante pour se faire une idée exacte du Molosse. Ne serait ce pas un corps semblable â ceux figurés par Schlolheim dans son Petrefactenkunde , troisième cahier, pl. U), fig. 8. 0, sous le nom de 7Vntaculiles, et qui aurait été mal figuré ou mal vu par Blumenbach, et par suite plus mal recopié par Montfort? Lamarck n'a pas mentionné le Molosse; Cuvier a imité Lamarck, Férussac l'a placé dans la famille des Nodosaires, et si ce corps est suffisamment connu, c'est là la seule place qu’il doive occuper. Blainville, dans son Traité de Malacologie, a reporté les Molosses ainsi que les Nodosaires dans le gcnreOrtbocère. F. ces mots.
MOLOSSE. Moloaaua. mai. Genre de Carnassiers de la famille des Chéiroptères, établi par Geoffroy Saint- Hilaire. avec les caractères suivants : tète courte; museau renflé; oreilles grandes et réunies, ou couchées sur la face; oreillon extérieur; membrane interfémorale étroite et terminée carrément; queue longue, enveloppée à sa base, et le plus souvent libre à l'extrémité. Formule dentaire : incisives, deux en haut, deux en bas; canines, deux en haut, deux en bas; molaires, deux en haut, deux en bas.
Molosse Alecto. Moloaaua Alecto , Dyaopea Alecto, Temm.. p. 231. De la (aille de la Sérotine d’Europe; elle a de longues soies au croupion; son pelade a l’aspect d’un tissu de velours très-fin, d’un noir très-brillant. Longueur, cinq pouces six lignes; envergure, un pied. Elle habile l’intérieur du Brésil.
Molosse axplexicaude. fllotosaua amplcxicaudatusj Geoff.; Chauve-Souris de la Guiane, BufF. Pelage noirâtre, moins foncé en dessous qu’en dessus; queue entièrement enveloppée dans la membrane interfémorale. Celte espèce est très-commune à Cayenne; elle vole par grandes troupes.
Molosse chatair. Moloaaua caataneus , Geoffroy; Chauve-Souris sixième d’Azara. Pelage châtain en dessus, blanchâtre en dessous; un ruban étendu depuis le bout du museau jusqu'au front. Elle habite le Paraguay.
Molosse cb arche. Moloaaua plicotua, Geoff.; Dyaopea plicotua, Temm. Le pelage dans les parties supérieures est court, cotonneux, très -serré, d’un fauve cendré plus ou moins grisâtre; il est un peu plus clair dans les parties inférieures. Les lèvres sont couvertes de plis; les oreilles sont médiocres, rondes, non réunies sur le front, â Iragus ou lentille externe; il y a un ruban de poil le long des membranes des flancs; la queue est à moitié enveloppée dans la membrane interfémo- ? ale. Taillede l’extrémité du museau à celle de la queue, quatre pouces trois lignes; envergure, onze pouces et demi. De l'Inde.
Molosse dilaté. Moloaaua dilolotua , Kyctinomua dilatât us, llorsf. Elle est d’un fauve noirâtre, plus pâle en dessous; ailes très-développées; queue très-grêle; membrane inlerfémorale formée de fibres musculaires plus rares. Elle habite Java.
Molosse dogiin. Moloaaua rnfua, Geoffroy-S‘-Hilaire; Dyaopea pe rôtis , New. Le pelage des parties supérieures est d’un brun marron foncé, celui des inférieures est d’un marron plus clair; museau énorme, très-gros et court, offrant quelque ressemblance avec celui du Chien dogue; bouche très- fendue; système cutané des oreilles très - développé ; membrane interfémorale se dirigeant en angle, vers la moitié de la longueur de la queue dont elle enveloppe la partie supérieure, laissant l’autre moitié libre et sans bordure membraneuse; lèvre poilue, sans verrues. Taille du bout du nez à l’extrémité de la queue, cinq pouces; envergure, treize pouces et demi. Amérique méridionale.
Molosse expurê. Moloaaua fumarius, Spix; Dyaopea obacurus, Temm., p. 330. Cette espèce est de la taille de la Barbaslelle d'Europe; le pelage est composé de poils de deux couleurs, d’un brun noirâtre en des-
sus et d'un brun cendré en dessous; des soies au bord des lèvres. Longueur, trois pouces trois lignes; envergure. neuf pouces. Elle habite le Brésil et la Guiane.
Molosse de Geoffroy. y. Nyctixore d’Égypte.
Molosse grêle. Moloaaua tenuia , kyctinomua te n uia, llorsf., /teaear. in Java; Dyaopea ten uis, T etnm . . p. 228. De la taille du Vespertilion Barbaslelle d’Europe; pelage très-court, doux, lisse, brun-noirâtre supérieurement, cendré eu dessous, et ayant des soies blanches aux phalanges onguénales des pieds; lèvres supérieures larges, bordées par une série de verrues. Longueur, trois pouces neuf lignes; envergure, dix pouces six lignes. Elle habite Java, Banda, et sans doute Sumatra.
Molosse a grosse queue. Moloaaua crosaicoudalua, Geoff.; Chauve-Souris dixième d'Azara. Pelage d'un brun candie, plus clair en dessous qu'en dessus; queue bordée de chaque cdté par un prolongement de la membrane iuterfémorale. Elle habite le Paraguay.
Molosse a large queue. Moloaaua laticaudutus , Geoff.; Chauve-Souris huitième d'Azara. Pelage brun obscur en dessus, moins sombre en dessous; queue bordée de chaque côté par un prolongement de la membrane interfémorale. ?ile habite le Paraguay.
Molosse a loxgce queue. Moloaaua lomjicaudatus, Geoff.; le Mulot volant, Daub.; yespcrtilio Moloaaua, L. Pelage cendré fauve; une lanière de peau s’étendant du front au museau; queue presque aussi longue que le corps. Il n'est pas sûr que ce soit bien le Mulot volant de Daubenlon, qu'il dit être de la Martinique.
Molosse xarhox. V . Molossb doguix.
Molosse xasiqee. Dyaopea nasutus, Temm. y. Nyctixore du Brésil.
Molosse xoir. Moloaaua ater, Geoff. Pelage noir, lustré en dessus. Patrie inconnue.
Molosse obscur. Moloaaua obscurua , Geoff. Pelage d'un brun-noirâtre en dessus, plus terne en dessous; tous les poils étant blancs â leur origine. Cette espèce diffère un peu par la taille de la Chauve-Souris neuvième d'Azara, â laquelle Geoffroy l’a rapportée. Elle habile le Paraguay.
Molosse pediraxe. Moloaaua cheiropua, Dyaopea cheiropua, Temm., p. 218; Cheiromelea torquutua , llorsf. Cette espèce semble nue â l'œil ; quelques poils rudes, très-courts, paraissent sur le cou et forment une sorte de fraise; un duvet peu sensible revêt le ventre; le dos est complètement nu; la queue est couverte de rides dans sa partie libre; les oreilles sont écartées, longues, à double oreillon. Longueur totale, cinq pouces deux lignes; envergure, vingt et un pouces. Elle habite le royaume de Siam et l'Asie occidentale.
Molosse a poils ras. Moloaaua abraaua, Dyaopea abroaus, Temm., p. 232. Espèce un peu plus petite que la Nodule; elle a le pelage très-ras, mais serré, d’un marron très-vif et lustré en dessus, plus clair et terne en dessous; les membranes sont noires. Longueur, quatre pouces trois ligues; envergure, neuf pouces sept lignes. Elle habite l’intérieur du Brésil.
Molosse de Ruppel. Moloaaua Ruppclii, Dyaopea Ruppeliiy Temiu., p. 221. De la taille du Vespertilion inurin, et très-voisin du Nyclinome d'Égypte; pelage abondant, fin, serré et lisse; museau couvert de poils
rares; livres larges, pendantes et plissées; parties supérieures d'un gris de souris très-uniforme partout; parties inférieures du même gris, mais d'une teinte un peu plus claire; les poils des doigts longs. Longueur, cinq pouces deux à six lignes; envergure, quatorze pouces six lignes. Elle habile l'Égypte, dans les souterrains.
Molosse véi.oce. Molossus velox, Dynopes cclox, Natlcrer, Temm., p. 234. Elle est de la taille de la Barbastelle d'Europe; cette espèce a un siphon glanduleux au-devant du cou; le pelage est très-court, lisse, d'un brun marron très -foncé, lustré uniformément, plus clair et mat en dessous. Longueur, trois pouces (rois lignes; envergure, dix pouces. Elle habile le Brésil.
Molosse a queue pointue. Molossus aculicaudatus, Dcsm., p. 160. Queue longue, presque entièrement développée dans la membrane inlerféinorale, qui forme un angle assez aigu; pelage brun noir, lavé de couleur de suie. Celle nouvelle espèce a été apportée du Brésil par Auguste Saint-Hilaire.
Molosse a ventre brun. Molossus fuscicenter, Geoff.; second Mulot volant, Daub. Pelage cendré brun en dessus, cendré en dessous, excepté le ventre, qui est brun à son milieu. Patrie inconnue.
MOLOXITA. ois. Espèce du genre Merle.
MOLPADIE. Mol pa<lia. éciun. Genre d'Échinodermes sans pieds, établi par Cuvier ( Règ. Ariim.,t. îv, p. 25), dont les caractères sont : corps coriace, en forme de gros cylindre ouvert aux deux bouts; organisation intérieure à peu près semblable à celle des Holothuries; bouche privée de tentacules et garnie d'uu appareil de pièces osseuses moins compliqué que celui des Oursins. Ce genre ne renferme qu’une espèce dont l'extrémité où est l’anus finit en pointe ; Cuvier l'a nommée Molpadia holothurioides ; elle vil dans la mer Atlantique.
NOLPADIE. Molpadia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, et de la Syngénésie superflue, L., établi par Cassini ( bulletin de la Soc. Pliilom., novembre 1818) qui ne savait pas ce mol consacré dans la zoologie, et qui l’a placé dans la section des Inulées-Prototypes, en fixant ainsi ses caractères : involucrc presque orbiculaire, formé d'écailles imbriquées : les extérieures ovales oblongues, coriaces et appliquées dans leur partie inférieure, foliacées et étalées en forme d'appendiceà leur sommet; les intérieures appliquées, linéairesoblongues, terminées par un appendice étalé, arrondi, légèrement scarieux et frangé sur les bords; réceptacle très-large, plan, garni de paillettes subulées; calathide radiée; les fleurs du centre nombreuses, régulières et hermaphrodites; celles de la circonférence sur un seul rang, nombreuses et femelles; corolle des fleurs centrales ayant le tube très-aigu en dehors ; celles de la circonférence en languettes linéaires, très-longues; anlbères munies à leur base d’appendices longs et barbus; ovaires oblongs, cylindriques, glabres, surmontés d’uoe aigrette très-courte, cartilagineuse, offrant quelquefois une longue soie à peine plumeuse. Ce genre, qui ne parait guère différer du Telekia, de Baumgarten, est fondé sur une plante qui offre des rapports avec les Inula et les Buphlulmuvr, aussi les auteurs l’onl-ils placée simultanément dans ces deux
genres. Tourneforl en faisait le type de son genre dtteroides, mais il lui associait un véritable Buphlalmutn.
Molpadie odorante. Molpadia suaceolens , Cass.; Buphtalmum cordifolium, Waldsl. elKilaib.; Inula macrophylla, Marscli.; Inula Caucasica, Pers. C’est une fort belle plante herbacée, dont toutes les parties exhalent une odeur agréable. Sa tige élevée, presque simple, puliescente, porte des feuilles alternes ou opposées. Les feuilles radicales soûl très grandes, péliolées, cordiforines, irrégulièrement dentées eu scie, ridées et glabres sur leur face supérieure, marquées de nervures sur leur face inférieure et parsemées de poils et de glandes remplies d'huile volatile odorante. Les fleurs sont jaunes, très-grandes, solitaires au sommet de la lige ou des rameaux axillaires. Cette plante croit dans les contrées orientales de l’Europe, et au Caucase.
MOLTKIE. Moltkia. bot. Genre de la famille des Borraginées et de la Penlandrie Monogynic, L., établi par Lehman» (N. Schrift. der Naturf, g e se lise h. a. Malle , 3, 2, p. 4) qui l’a ainsi caractérisé: calice à cinq divisions profondes, linéaires, lancéolées, dressées; corolle cylindracée, presqu'infundibuliforme, plus longue que le calice; gorge nue; cinq étamines dont les filets sont plus longs que la corolle, et les anthères oblongues, incombantes; stigmate échancré; akènes grands, ovés, difformes, uniloculaires, rugueux, fixés au fond du calice, non perforés à la base; deux ordinairement plus grands. Ce genre est formé aux dépens des Unosma de Willdenow, et ne parait pas en être très distinct. Il comprend seulement deux espèces la première, Moltkia punclala, Lelim., est une plante de la Galatie dont les feuilles radicales sont ohovées, lancéolées, obtuses, hérissées de poils nombreux; les fleurs sont presque sessiles, alternes, tournées du même côté, accompagnées de bractées lancéolées, aigues, plus longues que le calice. Les akènes ou noix sont marquées d'impressions punctiformes. L’autre espèce, Moltkia cœrulea , était YÜnosma cœruleutn de Willdenow, plante d'Arménie, à feuilles caulinaires, oblongues, lancéolées, aigues, presque soyeuses, à corolles beaucoup plus longues que le calice, et à noix rugueuses. Lehraann a donné deux bonnes figures de ces plantes dans l’ouvrage publié sous le titre d 'Icônes rariorum planlaru tn è familiâ Aspe ri folia ru m , t. 43 et 44.
MOLUCCA. rot. D'anciens botanistes désignaient sous ce nom le genre appelé Molucella par Linné. V. Molccelli.
MOLl'CELLE. Molucella. bot. Genre de la famille des Labiées et de la Didynamie Gyranospermie, caractérisé par un calice campanulé évasé, plus grand que la corolle, et à cinq ou dix dents épineuses; par une corolle à deux lèvres écartées : la supérieure convexe, entière ou légèrement échancrée; l’inférieure à trois loties, dont le moyen est plus grand et oheordiforme. Le style est de la longueur des étamines, et le fruit se compose de quatre coques placées au fond du calice. Ce genre, dont on ne connaît qu'un petit nombre d'espèces, se distingue surtout par la grandeur de son calice.
Molucelle ligneuse. Molucella frutescens, L., Allioni, Ped., n° 122, t. it, fig. 2. C’est un petit arbuste
MOL
MOL
haut d’un à deux pieds, croissant dans les lieux arides et sur les rochers, en Provence et en Italie. Sa lige est carrée, rameuse et dichotome, munie d'aiguillons géminés. Ses feuilles, opposées, sont pétiolées, ovales, puhescenles, marquées de trois à cinq grosses dents. Les fleurs sont blanchâtres, réunies en petit nombre à l’aisselle des feuilles supérieures.
On cultive encore dans les jardins de botanique le Molucella lœcis, L., qui est annuelle et originaire de la Syrie.
NOLUE. pois. Synonyme vulgaire de Morue, f. Gabi.
MOLl’GINE. bot. Pour Mollugine. y. ce mot.
MOLl'OUE. bot. Même chose que Molucelle. f'. ce mot.
MOLl’RE. bipt. orn. Espèce du genre Couleuvre. V. ce mol.
MOLURE oc M0LUR1TE. Moluris. iss. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Uéléromères, famille des Mélasomes, tribu des Piméliaires, établi par Latreille et ayant pour caractères : mâchoires découvertes en dessous jusqu'à leur base et point cachées par lemeuton; corselet presque rond; abdomen ovale; antennes un peu plus grosses vers leur extrémité, terminées par un article ovoïde. Ce genre se distingue des Pimélies, des Eurycbores, des Akis et des Êrodies par le dernier article des antennes qui, dans ceux-ci, est très-petit comparativement au précédent, à peine saillant dans quelques-uns et en forme de cône très court. Les Tcnlyriess'en distinguent par les antennes qui finissent par deux à trois articles globuleux et qui sont partout de la même grosseur; les Tagénies en sont éloignées par leur corps linéaire et leurs antennes presque perfoliées, et les Sépidies en sont séparées par la forme du troisième article de leurs antennes et par celle du corselet. Le corps des Molures est allongé, ovale, très-convexe; leur tête est plus étroite que le corselet, inclinée perpendiculairement, enfoncée jusqu’aux yeux dans le corselet; les antennes sont filiformes, insérées sous un rebord de la tête, composées de onze articles : le premier assez long, gros; le deuxième très-court, conique; le troisième le plus long de tous, cylindrique; les suivants oheoniques; les quatre derniers un peu plus gros que les autres; les dixième et onzième turhinés; ce dernier ovale, globuleux. Le labre est coriace, avancé, entier, en carré transversal ; les mandibules sont échancrées vers leur extrémité; les mâchoires ont leur lobe intérieur muni d’un onglet; leurs palpes sont filiformes, de quatre articles; le dernier uq peu plus court que le précédent, presque triangulaire et comprimé ; les palpes labiales sont de trois articles. La lèvre est crustacée, avancée, fortement écbancrée; le menton est court, large, en carré transversal; son bord supérieur est presque droit. Le corselet est plus étroit que l'abdomen, convexe, presque globuleux, tronqué en avant et à sa partie postérieure. L'écusson est nul, les élylres sont très-convexes, soudées ensemble et embrassant l’abdomen. Les ailes n'exisleut pas. L'abdomen est grand, ovale, tronqué antérieurement; les pattes sont assez fortes, avec les jambes étroites; les postérieures longues, un peu cambrées : toutes les jambes ont deux courtes épines à leur extrémité. Les mœurs
des Molures sont inconnues; il est très-probable qu’ils ont les mêmes habitudes que les Pimélies; ces insectes sont originaires de l’Afrique et des contrées de l’Asie qui en sont voisines; le genre est encore assez peu nombreux en espèces.
Moltre de Pierret. Moluris Pierreli, Serv. Il est noir, luisant et lisse; sa tète est petite et triangulaire; son corselet est trèf- bombé, moitié plus étroit que l'abdomen. échancréen avant, arrondi au bord postérieur et latéralement; élylres bombées, arrondies presque en boule, avec de nombreux tubercules épineux, rangés en lignes longitudinales, couvrant leur tiers postérieur et s’avançant latéralement vers la base; extrémité des élylres écbancrée au milieu, se prolongeant un peu au delà des tubercules en sc recourbant; ventre un peu convexe; les (rois premiers segments de l'abdomen ayant chacun au milieu une tache ovale, produite par un duvet fauve; antennes brunes; pattes brunâtres et pubescenles. Taille, dix lignes, bu cap de Bonne- Espérance.
Moli re strié. Moluris striata , Lalr.; Pimclia striata, Fab., Oliv., Entom., t. in, Pimel., p. 4, n° 2, pl. 1, fig. il. Il est d'un noir foncé, luisant; élylres lisses, ayant chacune la suture et trois lignes d’un rouge de sang. Taille, seize lignes. Du cap de Bonnc- Espérancc.
MOLVA et MOLVE. pois. (Rondelet.) V. Gade.
MOLY. bot. Espèce du genre Ail. y. ce mol.
MOLYBDATES. xia. Combinaisons de l’Acide molybdique avec les bases salifiables.
MOLYBDÈNE, mik. Métal qui a beaucoup d’analogie avec le Tilane et le Tungstène, et qu’on trouve dans la nature à l’étal d’acide libre, de sulfure et de combinaison avec l'oxide de Plomb. On n’a pu encore l'obtenir qu’en petits grains détachés, grisâtres, cassants et infusibles, qui se transforment par la chaleur en oxide blanc. L’Acide molybdique se rencontre sous la forme d’un enduit jaunâtre à la surface du sulfure de Molybdène : il est formé d’un atome de Molybdène et de trois atomes d'Oxigène, ou, en poids, de soixante-sept parties de Molybdène et trente-trois d'Oxigène. Il est un peu soluble dans l'eau, qui prend une belle teinte bleue quand on y plonge un barreau de Zinc. Pour ce qui concerne la combinaison de cet Acide avec l’oxide de Plomb, P . Plorb nolybdaté.
Molybdène oxidé. /f'oaserWeiocAer.Substancejaune, pulvérulente, sous forme de léger enduit sur les autres minerais de Molybdène. Elle est infusible au chalumeau, mais se dissipe en fumée blanche; elle donne immédiatement un verre vert avec le Sel phosphorique. Elle contient Molybdène 06, Gl; Oxigène 53,30. En Saxe, en Norvège, etc.
Moi.YBDt.5E sulfure, it'asserbley , W. Substance métalloïde, d’un gris de Plomb, facile à gratter avec le couteau, composée de lames séparables, flexible sans élasticité, onctueuse au loucher, tachant le papier en gris métallique , et formant des traits verdâtres sur la porcelaine; pesant spécifiquement 4,7; cristallisant en prismes hexaèdres réguliers, très-courts et semblables à des lames hexagones; volatile en fumée blanche par l'action du chalumeau, en donnant une
odeur sulfu reuse. Elle est composée de deux atomes tic Soufre et d’un atome de Molybdène, ou, en poids, de quarante parties de Soufre, et soixante de Molybdène. On la trouve toujours en cristaux, ou en lames disséminées dans les roches, quelquefois en ruinons ou petites couches, â structure feuilletée. Elle appartient en général aux terrains anciens, principalement à ceux de Granité et de Micaschiste, ^t sa gangue immé- t diatc est ordinairement une matière quart/ruse. On la trouve aussi dans les gîtes métallifères, surtout dans ceux d'Étain d’Allenberg. de Zinnwalri, de Cornouailles; dans le Greisen des montagnes de Blon, près de Limoges. Cordier Ta observée dans la roche du Talèfrc, au pied du Mont-Blanc. Enfin on la rencontre très-fréquemment dans les terrains primitifs de l’État de Hew- Yorclf, Bans l’Amérique septentrionale.
MOLYBDÉN1TE. mu. Syn. de Molybdène sulfuré.
MOLYBDIDES. mix. Nom donné à un groupe de substances 'minérales ayant pour base le Molybdène. Ces substances se reconnaissent en ce qu'elles donnent par l'action de l'Acide nitrique, soit immédiatement, soit après avoir été fondues avec le carbonate de Soude, une poudre blanche un peu soluble dans l'eau, et qui devient d'un bleu pur par la présence d’un barreau de Zinc.
MOLYBDIQUE. mix. y. Acide et Molybdène.
MOLYTE. Molytes. ins. Coléoptères télramères; genre institué par Schoonherr, dans la famille des Ithynchophores, avec les caractères suivants antennes médiocres, un peu épaisses, coudées, composées de douze articles dont les deux premiers les plus longs et oheoniques, les autres sont plus courts ou arrondis ou transverses, tronqués et progressivement plus larges jusqu'à la massue qui est ovale et acuminée; trompe allongée, un peu épaisse ou cyliudrique, lisse en dessus, avec une strie enfoncée au-dessus de chaque œil et le plus souvent une carène au milieu; yeux ovalaires, peu convexes; corselet ohlong, tronqué aux deux extrémités, avec les côtés arrondis et dilatés au-dessus du milieu; écusson petit, peu distinct; élytres soudées, ovales, échancrée* à leur base, près de la suture, avec les épaules proéminentes en dehors Le Ivpe de ce genre que l’on n'a encore trouvé qu’en Europe et en Afrique, est le Curcvlio coroualus de Fabricius et de beaucoup d’autres auteurs; Schoonherr lui adjoint quinze autres congénères dont la plupart sont nouveaux.
MOMBIN et MO.NBIN. bot. Espèce du genre S/tondias. y. ce mot.
MOMIE. Mnmia. xool. On donne généralement ce nom à tous les cadavres d'animaux complètement des séchés, que l’on trouve soit à la surface de la (erre, soit ensevelis sous une couche de terre renfermant des substances propres à s'opposer à la putréfaction cl à la décomposition. Le nom de Momie s'applique également aux corps embaumés que la dessiccation a rendus aussi durs que certaines pierres.
Un mollusque du genre Maillot porte le nom spécifique de Momie qui lui a élé donné à cause de sa ressemblance avec les restes humains que l'on trouve dans les catacombes égyptiennes.
MO Ml SI A. bot. Le genre formé sous ce nom a été reconnu pour ne point différer du Merlcnsiu de Uumboldl.
MOMO.NlfS. las. Coléoptères télramères; ce genre de Rhynchophores, créé par Say, dans la famille desCurculiouides. pour uti insecte de l'Amérique septentrionale, ne diffère point du genre /Vasoz/uniisdeSchootilierr. y. Piazoriiin.
MOMORDIQUE. Momordica. bot. C’est un genre de la famille des Cucurhitacées et de la Monœcie Monadelphie, L., caractérisé par des fleurs unisexuées et monoïques; les mâles ont un calice ram'panulé à cinq divisions profondes, ovales, allongées, aigues; une corolle monopétale, également campanulée, ayant ses cinq incisions extrêmement profondes. Les étamines au nombre de cinq sont, comme dans le plus grand nombre des autres Curcubilacées, réunies en trois faisceaux; deux des faisceaux composés chacun de deux étamines, et le troisième seulement formé d’une élamine dans les fleurs femelles. Le calice est ovoïde, allongé à sa base où il adhère avec l'ovaire infère; la corolle est la même que dans les fleurs mâles. Le style est court, Irifide et portant trois stigmates légèrement écbancrés. Le fruit est une sorte de baie ou péponide charnue ou desséchée, s'ouvrant en trois valves et avec élasticité. Les Mouiordiques sont des plantes herbacées, grimpantes ou étalées, munies de vrilles tordues en spirale. Les feuilles sonl alternes, pétiolëes, découpées eu lobes palmés. Les fleurs sont pédonculècs, inunies chacune d'une bractée, plus ou moins rapprochée de leur base. Le Momordica etalerium, L., ayant été retiré de ce genre pour former le genre Ecballium , toutes les autres espèces sont exotiques.
Mohordiquk Balsamine. Momordica Bulsamina, L. Cette espèce est annuelle. Sa tige est rameuse, divisée en ramifications nombreuses, grimpantes au moyen des vrilles dont elles sonl armées. Ses feuilles sont pétiolées, orbiculaires, divisées assez profondément en cinq lobes, grossièrement dentées et aigues, luisantes à leur face supérieure. Les fleurs, d'un jaune pâle, sont solitaires, munies d’une petite bractée sessile, cordiforme et dcnticulée. Les fruits sont des baies ou péponides tuberculeuses, du volume d'une grosse prime, d'une belle teinte jaune orangé, ou d‘un rouge vif,s*ouvranl irrégulièrement en trois valves. Ces fruits sont vulgairement connus sous le nom de Pommes de Merveille. l)e l'Inde.
MOMOT. ois. Prionilcs, ltlig.; Mouwtus, Briss.; Bary/ihonus, Vieillot. Genre de l'ordre des Omnivores. Caractères : bec robuste, dur, long, épais, convexe en dessus, fléchi vers la pointe qui est comprimée; bords des mandibules dentelés en scie; narines situées à la base du bec, un peu obliquement, en partie cachées par les plumes du front; quatre doigts, dont trois en avant, inégaux : l'interne très-court, soudé à la base; lYxlerne uni à l'intermédiaire jusqu'à la seconde articulation; ailes courtes, les trois premières rémiges élagées, les quatrième et cinquième les plus longues.
La défiance naturelle des Momots et leur caractère tout à fait sauvage se sont jusqu'ici opposés à l'élude suivie de leurs mœurs et de leurs habitudes, de manière que leur histoire est encore très peu conuue. Plusieurs auteurs en ont parlé en sens divers, mais les traits principaux qu'ils allèguent contradictoirement
lie se trouva ni ni les uns ni les .mires entièrement d'accord avec la conformation de l'Oiseau, il vaut mieux les passer sous silence, que de s’exposer à répéter des erreurs. Les Momols habitent les forêts les plus épaisses des contrées équatoriales du nouveau continent; rarement ils se montrent dans les plaines qui confinent les forêts; leur vol, en raison de la longueur des deux rectriccs intermédiaires et de la brièveté des ailes, est lourd et très-limité; aussi ces Oiseaux, condamnés en quelque sorte à terminer leur existence aux lieux où ils l’ont reçue, sont-ils essentiellement casaniers, et paraissent- ils avoir perdu toute contenance lorsqu'un événement quelconque les a transportés subitement hors du cercle borné dans lequel les restreint une habitude journalière. On a vu de ces Momots égarés, livrés à toutes les inquiétudes de leur position, s’abattre épuisés de besoin et de fatigue, après de vaines et pénibles excursions dans le voisinage, peut être de l'endroit même qu'ils cherchaient avec des efforts qne leur naturel trop sédentaire rendait impuissants. On a toujours considéré les Momols comme Omnivores, cl même dans la classification méthodique adoptée dans ce dictionnaire, ilssont rangés comme tels; néanmoins cela n'rst pas conforme à l’observation, car l’on n'a jamais pu faire manger des graines à ceux que l’on a cherché à élever en captivité ; cl cette observation avait été faite déjà depuis longtemps par d'Azara. Ils paraissent préférer à toute autre nourriture et même aux fruits, les Insectes, les Vers et les lambeaux de chair; ils avalent aussi les petits Quadrupèdes, après leuravoir brisé les os en les foulant avec les pieds; et de jeunes Oiseaux trouvés dans l'estomac de quelques-uns de ceux que l’on a écorchés, portent à croire qu’ils visitent les nids pour dévorer la progéniture qui les habile. Us ne s’occupent point de la nidification : des trous pratiqués en terre et dans lesquels on a surpris des couveuses, prouvent qu’ils s'emparent de quelque terrier abandonné et qu’ils y déposent leur ponte consistant en trois œufs d’un blanc verdâtre, tachetés de brun. Le chant de ces Oiseaux est tout à fait désagréable; il est en même temps aigu et grave, selon les diverses inflexions; c'est sans doute de ce chant ou de ce cri que les Momots ont été primitivement nommés par les aborigènes Iloutou dans divers cantons, et Tutu dans d’autres. Les Momott avaient été d'abord confondus avec les Toucans par Linné. D'Azara le premier en a invoqué la séparation, et depuis elle a été effectuée dans les différentes distributions méthodiques qui ont paru.
Momot dp Brésil. T. Movut Hoitoc.
Momot de Dombey. Momotua Dombeyi. V. Momot Tctd.
Momot IIoptoc. Momotus Braailienaia, Lalh.; Bntyphon ua cyotiocephaluit, Vieill., Buff., pl. enl. 370. l'arties supérieures vertes; espace oculaire nu, d’un noir profond, entouré d’un trait bleu dans sa partie postérieure; sommet de la tête et front d'un bleu d'aiguemarine brillant ; nuque d'un bleu de saphir, séparé du précédent par une tache noire; quelques traits d'un brun marron sur le haut du cou ; grandes tectrices alaires et rémiges primaires d’un bleu changeant en
aigue manne; petites tectrices alaires et rémiges secondaires vertes; rectrices très-étagées, vertes à leur origine; puis dans les intermédiaires surtout, d’un bleu changeant en violet; les deux du milieu beaucoup plus longues, éharbées à un pouce environ de leur origine, jusqu’à un pouce ou deux de leur extrémité : dans cet intervalle les barbules paraissent avoir été usées par le frottement, car on observe que dans les jeunes, les barbes sont entières dans toute la longueur des reclrices; parliesinférieurea d’un vert obscur, avec quelques taches longitudinales noires et souvent bordées de bleu sur la poitrine; bec noir; pieds bruns. Taille, dixhuit pouces.
Momot of. Lev aillant. Momotua Levaillontii, P rom., t. 2, pl. B. Son plumage est gris-verdàtre, la tête est rouge, avec les joues noires; une tache angulaire noire au milieu de la poitrine; rémiges bleuâtres; une ceinture orangée sur le haut du ventre; celui-ci d'un gris . bleuâtre; queue longue, étagée, avec les rectriccs inmédiaires égales. Taille, quatorze pouces. Brésil.
Mo«pT Oranrofx. F. Momot dr Levaillant.
Momot a tête blece. V. Momot Houtoc.
Momot a tète mousse. Momotua ruficnpiltua , Dum.
I Parties supérieures vertes; sommet de la tête d'un brun rougeâtre; lectrices alaires vertes, frangées de verdâtre; rémiges d'un bleu verdâtre, brillant; rectrices bleuâtres, les deux intermédiaires dépassant de beaucoup les autres qui sont étagées; parties inférieures d’un vert roussâtre; bec cl pieds noirâtres. Taille, quatorze à quinze pouces.
Momot Tutu, Baryphonua Cyanogaater. Nom que Vieillot a imposé à une variété du Momot à tète rousse, dont la moitié inférieure de la poitrine et le reste des parties inférieures sont d'un bleu assez vif.
Momot varié. Variété du Momot Houlou.
MOMOUL. ois. (Sonnini.) Pour Monaul. T. ce mot.
MON A, MONO, MOMNA et MONNINA. mam. Noms et diminutifs sous lesquels on a désigné les petits Singes 1 dans beaucoup de relations de voyages, et qui, purement espagnols, n’ont qu'une signification vague et arbitraire, dont les naturalistes empruntèrent celle de Moxe qui désigne une espèce de Guenon.
MON ACANTHE. Monacanthua. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, Lin., qui se caractérise par un périanlhe plan, des sépales et j des pétales qui se tournent vers le bas de la Heur, un iabelle placé en arrière, charnu, non divisé, ventru et beaucoup plus grand que les sépales, un gynostèine court, épais et mutique; une anthère cornue et biloculaire, des masses polliniques bilobées poslérieurcmenl, insérées au moyen d'un filament très-grand, dénudé, transverse, élastique et contractile. Le professeur Lindlcy a institué ce genre pour des plantes parasites nouvellement observées au Brésil, et le nom qu’il lui a imposé sc traduit littéralement par fleur-moine; il est dû vraisemblablement à la ressemblance que l’on peut trouver entre la forme du Iabelle et celle du capuchon qui couvrait la télé des fervents solitaires, au moyen âge, et que quelques ordres religieux ont conservé comme signe distinctif. On ne connaît encore qu'un I très-petit nombre d’espèces de Monacanlhes que l’on
MON
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cultive comme ta plupart des autres plantes de la fa* mille, sur la tablette de la serre chaude, recouvrant le conduit de chaleur. On leur procure tous les moyens possibles de développement et on modère avec attention les arrosements. La propagation s’effectue par la séparation des pseudobulhes.
Mokacattbe a deux couleurs. Monacanthus disco/or, Lindl.; Bolan. regist., 1735. Son pseudobulbe est presque cylindrique, légèrement ridé; les feuilles sont oblongues, lancéolées, plissées, d’un vert assez agréable. La hampe est cylindrique, d’un brun verdâtre, longue de sept à huit pouces, terminée par une grappe lâche, composée d'une douzaine de fleurs distantes les unes des autres de huit à dix lignes. Les sépales sont linéaires, obtus, réfléchis et d’un brun verdâtre. Les pétales sont dressés, égaux, linéaires, presque obtus et d’un pourpre brunâtre. Le labelle est postérieur, grand, épais, charnu , sphéroïdal, en forme de capuchon ou plutôt de casque antique à bords réfléchis, anguleux au sommet et frangés sur les côtés, d’un vert pourpré extérieurement, d'un jaune verdâtre à l'intérieur* Le gynostème est court, épais, d’un vert jaunâtre, mulique, avec le bord inférieur convexe, proéminent, recevant le stigmate dans une fossette particulière. L'anthère est à deux loges, prolongée en deux pointes ou cornes verdâtres. Les masses polliniques sont bilobécs, sillonnées à leur partie inférieure, supportées par un grand caudicule contractile.
Moracaxtbb verte. Monacanthus tiridis, Lindl., Gen. et Sp. orchid. p. 157. — ib., bolan. Regist. 1752. Sa tige est élevée de deux pieds environ, cylindrique, verte, épaisse de cinq à six lignes; elle sort du milieu d'une touffe composée de sept à huit feuilles allongées, plissées, un peu ondulées et repliées en leurs bords; elle est garnie à distance d'écailles engainantes, lancéolées et pointues; elle est terminée par une belle grappe composée de sept ou huit grandes fleurs vertes et épaisses; les sépales sont ovales, roides, lancéolés, pointus, longs de dix lignes et larges de six ; les pétales, parallèles aux sépales, sont ovalaires, ondulés, un peu réfléchis, aigus, un peu plus longs et plus larges que les sépales, d’un vert pâle, parsemés de taches sanguines. Le labelle est postérieur, renflé, ventru, épais, long d’un pouce et demi, d'uu jaune brunâtre intérieurement et vert à l’extérieur, avec de fortes veines parallèles sur toute sa longueur; le gynostème est court, ovale, charnu et mutique. Celle espèce, de même que la précédente, est originaire du Mexique.
MON ACANTHE. Monacantha. rois. F, Baliste.
MONACHELLE. rois. Espèce du genre Spare. V. ce mot.
MONACHID1ER. Monachidium. ms. Orthoptères; genre de la famille dc6 Acridiens, institué par Audinel- Serville qui lui assigne pour caractères : corselet relevé et saillant, en forme de capuchon, s'avançant fort peu néanmoins au-dessus des élylres; celles-ci et les ailes qu'elles recouvrent, plus longues que l'abdomen qui est lui-même assez allongé; antennes beaucoup plus longues que la tête et le corselet réunis, composées d’articles très-menus et parfaitement cylindriques.
Mobacbidier a pattes j agites. Monachidium fla-
cipes, Aud.-Serv. Celle espèce est noire, avec le bout des cuisses, les jambes et les tarses d'un rouge vif; bord postérieur des segments de l’abdomen et son extrémité de la même couleur; antennes jaunes, excepté les deux premiers articles; corselet ordinairement noirâtre ainsi que les élylres dont toutes les nervures transversales sont jaunes; on y remarque aussi des bandes inégales, plus ou moins interrompues, de la même couleur, et qui sont ordinairement au nombre de cinq; ailes d'un bleu violet, â reflets métalliques. Taille, deux pouces et demi. De Cayenne.
MONACHNE. bot. Pal isqj-Beau vois ( Agrost p. 49, t. 10, flg. 9, 10) appelle ainsi un genre nouveau qu'il établit pour le Saccharum reptans de Lamarclc, qui en effet n'appartient pas au genre Saccharum. Mais ce genre Monachnc ne diffère du Panicum que par l'absence d'une des écailles de la lépicène, et peut-être y a l il eu erreur dans l'observation. Du reste les botanistes sont aujourd'hui convenus de réunir le genre Monarhne de Beauvois au genre Panicum. P. ce mot.
MONACTJNERMA. bot. C'est-à-dire qui n’a qu'un seul rang de rayons. Genre proposé par Bory de Saint-Vincent (Ann. gén. des Scienc. pliys., t. h, p. 138), pour les Passiflores à calice quinquéfide, et munie d’un nectaire ou couronne à un seul rang. P. Passiflore.
MONACT1DE. Monactis. bot. Ce genre établi par Kunlh (iVor. Gen. et Spcc. Plant. œquin.t 4, p. 230), appartient à la famille des Synanlhérées, tribu des Hélianlhées, et à la Syngénésie superflue, L. Il est ainsi caractérisé : involucre cylindracé, tubuleux, composé d’un petit nombre de folioles presque imbriquées, lancéolées, aiguës, membraneuses : les extérieures plus petites; réceptacle plan,couverL de paillettes lancéolées, linéaires, aigues, carénées et diaphanes; calathide radiée; les fleurs du disque au nombre de cinq â dix, hermaphrodites, ayant une corolle tubuleuse, renflée à la base, et dont le limbe est campanulé, à cinq lobes ovés, lancéolés et réfléchis; les étamines ont des fllcls capillaires, des anthères linéaires, à peine cohérentes, nues à la base, terminées au sommet par des appendices ovales et légèrement obtus. L'ovaire est linéaire, dépourvu d'aigrette, surmonté d'un style filiforme, que terminent deux branches stigmatiques, saillantes. Le rayon ne se compose que d’une seule fleur femelle, dont la corolle offre un tube court, comprimé, à languette elliptique, oblongue et tridentée; l’ovaire est comme celui des fleurs hermaphrodites. Les akènes ne sont point connus. Ce genre est très-voisin du Fiaveria de Jussieu et de YOgiera de Cassini ; il se distingue du premier par son réceptacle paléacé, et du second par Son port, et la fleur solitaire qui compose son rayon cl qui lui a fait imposer le nom de Monactis. Le Monactis ftarerioides , Kunth, toc. cil., tab. 405, est un arbre à rameaux alternes qui se divisent en petites branches flexueuscs, légèrement glabres. Ses feuilles sont alternes, pétiolées, ovales-oblongucs, cunéiformes à la base, se terminant légèrement en pointe, offrant quelques petites dents très-éloignées, coriaces,
I marquées de nervures réticulées et proéminentes, vertes et rugueuses supérieurement, lomenteuses et blanchâtres en dessous. Les fleurs, presque sessileset de cou-
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leur jaune, sonl disposées en corymbes terminaux et très-rameux. Cet arbre croit dans la province de Bracamora, sur les rives du fleuve des Amazones. Une seconde espèce a été décrite par l'auteur du genre sous le nom de Monactis dubia. Mais celte plante qui habite le royaume de Quito, est dioïque, et dans l’opinion de Kunlh lui-même, elle pourrait peut-être faire partie du genre BaiUiera d'Auhlel.
MONADAIKES. zool. C'est le nom que donne Bory- SMincent à sa première famille de l’ordre des Gymnodés.de la classe des Microscopiques, c’est-à-dire celle qui, dans un Syatema naturœ , doit commencer ou terminer le catalogue des êtres vivants, selon qu'on y procède dans l'ordre ascendant ou descendant. Ce sont les plus simples des créatures vivantes; chaque individu, infiniment petit, parfaitement translucide, sans la moindre apparence d'organe quelconque, de forme parfaitement arrêtée, et ne paraissant ni contractile ni extensible, n’offre au plus fort grossissement, aucune apparence d'une molécule conslilutrice; les infusions seules ou les liquides corrompus en produisent d'innombrables quantités.
Les genres de la famille des Monadaires sont les Lamcllines, les Monades, les Ophllialmoplanides et les Cyclides. F. ces mots.
MONADE. Monas. irf. Muller et, par suite, tous les zoologistes ont considéré comine devant former un geure particulier d’animaux, des corps microscopiques, poncliformes, ovales ou globuleux, parfaitement transparents, que le microscope fait apercevoir, se mouvant dans les infusions végétales ou animales, naturelles ou artificielles, et surtout lorsqu'il fait chaud. Leur extrême petitesse leur a valu le nom de Monades, par allusion au système philosophique d’Épicure, et leur très grande simplicité, puisqu'on ne peut y apercevoir aucun organe, pas même de rudiment de canal intestinal, les a fait placer à la fin ou au commencement de la série des animaux, suivant qu’on a adopté l'ordre de la dégradation ou de la gradation de l’organisation. Mais, comme il est assez difficile d'en faire de véritables animaux, du moins dans la définition généralement admise, et seulement en admettant qu'elles exécutent des mouvements volontaires, indépendants des circonstances extérieures, ce qui n'est peut-être pas absolument certain, plusieurs naturalistes ont été conduits à penser que ce n'étaient, pour ainsi dire, que des molécules organiques, dont l'assemblage, suivant des lois déterminées, contribuerait indifféremment à la formation d’un animal ou d'un végétal.
MONADELPHES. bot. Se dit des étamines quand elles sont réunies par leurs filets en un seul faisceau.
MONA DELPHI E. bot. Nom de la seizième classe du système sexuel de Linné, ayant pour caractères : plusieurs étamines réunies en un seul faisceau ou tube par leurs filets, dans une étendue plus ou moins considérable. Celte classe, à laquelle appartiennent toutes les Malvacées, se compose de cinq ordres, savoir: Monadelpbie Pentandric , Monadelpbie Décatuirio, Monadelphie Ennèandrie , Monadelpbie Dodècandrie et Monadelphie Polyandrie, F. Système sexuel.
MONADENIA. bot. Le genre de la famille des Orchi-
dées et de la Gynandrie Monandrie, L., établi sous ce nom, par le professeur Lindlry, n’a point paru différer du genre Disa de Bergius, F. Dise.
MONADINES. rvp. Ehrenberg a donné ce nom à la première famille des Infusoires gymniques nus; elle comprend toute la série des animaux invertébrés qui, jouissant d'une bouche en communication avec plusieurs vésicules stomacales, n'ont point d’anus ni de tube intestinal ; leur corps, dépourvu d'enveloppe, est monomorphe, c'est à-dire ayant une forme stable et n'étant pas protéen. Leur reproduction a lieu spontanément par une division transversale, simple.
MONANDRIE. bot. Nom de la première classe du Système sexuel de Linné, qui renferme tous les végétaux phanérogames ayant une seule étamine. On compte .deux ordres seulement dans celte classe peu nombreuse, savoir : la Monandrie Monogyuie et la Monandric Digynie. F. Système sexuel.
MONANTHES. bot. Le genre établi sousce nom, par llawordt, dans la famille des Crassulacées, pour une espèce du genre Sempervirum, n'a point été adopté par le professeur De Candolle qui en a fait seulement une section de ce dernier genre.
MONARCIIE. Monarcha. ois. Genre de l’ordre des Insectivores, institué par Yigors et Ilorsfield pour un Oiseau de la Nouvelle-Hollande, qui parait y tenir à peu près la place qu'occupent les tyrans dans le nouveau monde. Caractères : bec fort, assez allongé, élargi à sa base, presque déprimé; arête carénée, recourbée au sommet ; mandibule supérieure échancrée ; narines basales, arrondies, recouvertes par les plumes et les soies roides, dont la bouche est garnie ; ailes médiocres, presque arrondies : première rémige courte, la deuxième du double plus longue, les troisième et cinquième égales, un peu plus courtes que la quatrième, qui dépasse toutes les autres; queue égale, médiocre; pieds médiocres; tarses à sculelles en avant et lisses en arrière.
Moxarciie garèxè. Monarcha carinata, Vig. et Horsf.; Muscipeta carinata, Sw. Son plumage est d'un gris bleuâtre, avec les joues et les côtés du cou d'une nuance plus pâle; le front et la gorge sonl noirs; l'abdomen, les lectrices alaires et le croüpion sont d'un brun ferrugineux; bec et pieds noirâtres. Taille, huit pouces.
MONARDE. Munurdu. bot. Geure de la famille des Labiées et de la Décandrie Monogynie, composé d’un assez grand nombre d'espèces, presque toutes originaires des diverses contrées de l'Amérique septentrionale. Ce sout des plantes vivaces, ayant les fleurs rouges ou jaunes, axillaires ou réunies en tête au sommet des ramifications de la tige. Leur calice est tubuleux, cylindrique et à cinq dents; leur corolle, également cylindrique, a son limbe divisé en deux lèvres . la supérieure étroite, dressée et entière, enveloppant les étamines; l'inférieure plus large, réfléchie et à trois lobes, celui du milieu étant plus long. Les étamines sout au nombre de deux, dressées contre la lèvre supérieure de la corolle, qui les enveloppe. Parmi les espèces de ce genre, dont un grand nombre sont cultivées dans les jardins comme plantes d'agrément, on cite particulièrement les suivantes :
Moxarde a fleurs rouges. Monarda didyma, L.;
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I lonanla purpurea, Lamie., III., C. lî). Ce lle espèce vulgairement désignée sous les noms de Thé d’Oswego ou de Pensylvanie, est une très-belle plante, ayant sa lise haute d’environ deux pieds; ses feuilles opposées, ovales, acuminées, aigues, dentées, finement pubescentes en dessous, parsemées à leur face supérieure de points glanduleux. Les fleurs sont d’un rouge écarlate, ainsi que les bractées qui les accompagnent; elles forment nu sommet des liges, une sorte de tête globuleuse. Les feuilles de cette plante répandent une odeur très -agréable. Dans quelques parties de l'Amérique septentrionale on se sert de leur infusion pour remplacer celle du Thé de la Chine.
Moxakhe fistclec9e. Monar da fistulosn , L.. Gærtner, de Fruct.r l. 00. Originaire du Canada. Celte Monarde est plus grande que la précédente. Sa lige,, rameuse, articulée et velue, porte des feuilles pétiolées, ovales, lancéolées, arquées, dentées, très-longues, d’un vert pâle. Les fleurs, qui sont violacées et tubuleuses, forment des capitules terminaux.
MONAHDKLLE. Mouardclla. dot. Bentham a érigé en genre distinct le Pycnanthetnum mouardclla de Michaux, famille des Labiatécs, et lui a donné pour caractères : calice ovalo-tubuleux. souvent allongé, à dix ou treize nervures, à cinq dents courtes, égales et dressées ; orifice nu ; tube de la corolle égalant en longueur le calice, ou courtement exscrlc; orifice glabre; limbe subbiiabié; lèvre supérieure bifide, l’inférieure à trois lobes ohlongs ou linéaires, plans, presque égaux; quatre étamines presque égales, quelquefois les inférieures un peu plus longues, dressées, divergentes et exsertes; filaments nus; anthères à deux loges parallèles. ordinairement divergentes ou divariquées; style courtement bifide au sommet, terminé par de petits stigmates ; akènes secs et lisses.
Moxardei.le uk Michaux. Mouardclla Michauxi, Pycnanthemum Monardclla , Midi.. Flor. Hor. Ain., vol. 2, p. S. Ses tiges sont droites, médiocrement velues, garnies de feuilles opposées, pétiolées, ovales, un peu pubescentes, élargies cl presque en cœur à leur base, dentées en scie ù leur contour, acuminées à leur sommet, les supérieures presque sessiles; les fleurs sont réunies en verticillcs capités et terminaux, garnis en dessous de folioles, en forme de colerette, colorées, inégales, lancéolées, acuminées; bractées étroites et ciliées; calices barbus à leur sommet. De la Caroline.
MONARRHÈNE. Monat rhenus. bot. Genre de la famille des Synanthérées et de la Syngénésie nécessaire, L., établi par Cassini qui l’a placé dans la tribu des Vernoniées. Il présente lescaractères essentiels suivants: involucre oblong campanulé. formé d’écailles imbriquées: les extérieures ovales, oblongues. obtuses, concaves, appliquées, coriaces et velues au sommet; les intérieures étalées, longues, linéaires, scarieuses, luisantes, légèrement frangées sur les bords et au sommet; réceptacle petit, plan et absolument nu; calalhide oblongue, n'ayant nu centre qu'une fleur régulière et mâle, à la circonférence un grand nombre de fleurs tubuleuses et femelles. La fleur centrale mâle offre un rudiment d’ovaire extrêmement court et surmonté d'une longue aigrette soyeuse; sa corolle est à cinq
divisions munies de glandes sur leur face extérieure; leurs étamines ont le filet large cl membraueux ; le tube des anthères, saillant hors de la corolle, est pourvu d'appendices au sommet ainsi qu'à la base. Les fleurs de la circonférence présentent un ovaire oblong, un peu aminci inférieurement, strié, pourvu à sa base d'un gros bourrelet cartilagineux, et surmonté d'une aigrette comme celle de la fleur centrale. La corolle est tubuleuse, grêle, divisée en trois ou quatre découpures longues et étroites. Le style est à deux branches, longues, grêles, glabres et divergentes. Le genre Monarrhenus se rapproche beaucoup du Tessaria de Ruiz et Pavon ou Gynheteria de Willdenow. Il se compose de deux espèces que Lainarcka décrites, dans l’Encyclopédie, comme variétés d’une même espèce qu'il nommait Conyza salici folia; Cassini les a nommées Monarrhenus pinifolius , et Monar rhenus saticifolius. Ce sont des plantes ligneuses, à rameaux couverts de feuilles linéaires et entières, à fleurs nombreuses, disposées en panicules ou en corymhes. Elles croissent dans les Iles de France et de Mascareigue.
MON AS. ixr. V. Mo* a iie.
MONASE. Monasa. ois. Ce genre créé par Vieillot, pour le Coucou noir de Cayenne (Buffon), qui fait partie du genre Tamalia de la méthode de Ternininck, n'a point été jugé comme suffisamment caractérisé.
MONAl’L. Mondains, ois. Genre de la méthode de Vieillot qui correspond au genre Impcy de Lesson. lier. y.
MON AVI A. bot. Synonyme de Mimule. y. ce mot.
MONAX. ma*. Espèce du genre Marmotte, y. ce mot.
MONAZITE. six. Breithaupl a donné ce nom à un minéral qui se trouve aux environs de Miask en Sibérie, dans un Granité zirconicn. Cette substance possède un éclat vitreux, une couleur rouge-brique ou brunrougeâtre; elle est translucide sur les bords; ses cristaux sont des prismes rhomhofdaux; sa dureté est égale à G ; sa pesanteur spécifique est 4,1)5.
MONB1N. bot. y. Mombix et Sfoxdtas.
MONDAIN, ois. Race de Pigeons domestiques.
MONDÉ ET MONDE ma*. /'. Coati.
MONE. max. Espèce du genre Guenon, y. ce mot.
MONÉDCLE. Monvd a la. ixs. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, famille des Fouisseurs, tribu des Bembécides, établi par Latreille et ayant pour caractères : labre en triangle allongé ; mâchoires et lèvre formant une proinuscide fléchie ; côté interne des mandibules ayant deux ou trois dentelures ; palpes maxillaires atteignant au moins l’extrémité des mâchoires, de six articles; les labiales de quatre; cellule radiale et la dernière des cubitales séparées par un intervalle remarquable.
Ces Uyméuoptères ressemblent, au premier coup d'œil, aux Bembcx; mais ils en diffèrent cependant d’une manière très-facile à distinguer, par les palpes dont les maxillaires n'ont que quatre articles et les labiales deux. Les Stizes en sont bien séparés par le» parties de la bouche qui ne forment point de fausse trompe ou de proinuscide. Les Monédules sont propres à l'Amérique; leur organisation est •■ntièremenl la même que celle des Bembex, et il est probable que
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leurs habitudes enfin sont également semblables.
Mosédcle vespi forme. Monedu/a respifonnis,Lalr.\ Bembex signala, Fabr., Rœm., Gen. 1ns., tab. 27, fig. 0. Son corps est noir; le corselet a quatre raies Jaunes longitudinales; l'abdomen a des taches jaunes ondées. On la trouve à Cayenne et à Surinam.
MONELLA. bot. Le genre d'AmarylIidées produit sous ce nom, par Herbert, ne diffère point du genre Cyrthanthus, et lui a été conséquemment réuni, y. Cvathaute.
NONEMA. bot. Greville exprime par celle dénomination la même chose que Link par Hydrolinum. V. ce mol.
MONENTELE. Monenteles. bot. Genre de la famille des Synantbérées et de la Syngénésie frustrante, L., établi par Labillardière ( Serlum Austro-Caledonicum , p. 43, t. 43 et 44), et caractérisé ainsi : involucre composé de folioles dont les extérieures sont nombreuses, disposées sur plusieurs rangs, oblongues, acuminées, presque égales, couvertes d'une laine épaisse; les intérieures du double plus longues, lisses, colorées, scaricuses, appliquées; réceptacle plan et nu; calalhide composée de fleurons nombreux, tous femelles ou stériles, à l’exception d'un seul qui est placé au centre, et renferme des étamines et un pistil; la corolle de ce fleuron est infundihuliforme, à cinq divisions peu profondes ; ses étamines syngénèses sont à peine saillantes, et le style est à deux branches stigmaliques; l’akène est obové, surmonté d'une aigrette poilue, ainsi que les akènes des fleurons femelles ou stériles. Ce genre est placé par son auteur auprès de VKlyvhry sum, à cause de la forme de l'involucrc et de son unique fleur centrale et hermaphrodite, au milieu de tant de fleurs femelles et stériles. Ce dernier caractère se présente aussi dans le Tessaria de la Flore du Pérou; mais les deux genres diffèrent par leur réceptacle et leur involucre. D'après ces caractères, le genre Monenteles est aussi très-voisin du Monarr /tenus de Cassini. L'auteur a décrit et figuré deux espèces sous les noms de Monenteles spicatus et Monenteles sphacelatus. Ce sont des plantes herbacées, à racines vivaces, à tiges dressées, touffues, et ailées par la décurrencedes feuilles. Les calathides de fleurs sont disposées en capitules formant des épis continus ou interrompus. Elles croissent dans la Nouvelle-Calédonie.
MON' F. R ME. Monertna. bot. Genre de la famille des Graminées, établi par Palisol-Beativois (Agrost., p. 116, t. 20, f. 10) pour quelques espèces de Rottboella, qui offrent les caractères suivants : fleurs disposées en épis simples et articulés; épillets uni flores, sessiles et alternes à chaque dent de l'axe. Chaque épillet, à moitié enfoncé dans une excavation de l’axe commun, se compose d'une lépicène à deux valves, dont l'intérieure, plus petite et plus mince, est le plus souvent soudée en partie avec le rachis, et l'externe est cartilagineuse eLstriée; d'une glume formée de deux paillettes minces et muliques; d'une à trois étamines; de deux paillettes lancéolées et d'un ovaire surmonté de deux styles et de deux stigmates plumeux. Le fruit est nu. A ce genre Bcauvois rapporte les Rottboclla repens, subulata et monandra.
7 DICT. DES SCIEXCES IUT.
MONÈSK. Monescs. bot. Salisbury a institué ce genre dans la famille des Pyrotacées, aux dépens du genre Pyrola de Linné, avec les caractères suivants . calice à cinq divisions; corolle quinquéfide, étalée; dix étamines ordinairement disposées deux par deux et régulièrement devant chaque lobe de la corolle; anthères biéperonnées A leur base, elles se renversent bientôt, de manière que leur sommet vient toucher la pointe de l’éperon; style rigide; stigmate divisé en cinq parties qui rayonnent; capsule à cinq loges déhiscentes par cinq valves.
MonÈsx a grandes flevrs. Moneses grandiflora , Salisb.; Pyrola utiiflora, Lin. C'est une plante herbacée, vivace, à racines traçantes; ses feuilles sont arrondies, veinées, péliolées, rassemblées au sommet de la tige; le pédoncule terminal est plus long que la tige, uniflore, avec une bractée vers le milieu. Celle plante croit dans diverses régions de l’hémisphère boréal.
MONET. ois. L’un des noms vulgaires du Gros Bec Moineau.
MONETIA. bot. y. Azima.
MONGOLS, mam. Espèce du genre Maki. y. ceinot.
MONO CL. mai. (Vicq d’Azyr.) Synonyme d'Alagtaga. Espèce de Gerboise, y. ce mol.
MO.MÈKE ou MONIS1ÈRE. Montera, Monieria et Monnieta. bot. Les auteurs variant sur la manière d'écrire ce mot, il parait convenable de suivre de préférence Aublel qui le premier a établi ce genre. Il ap- ^ parlieiil à ces Rulacées anomales dont quelques bota- ! niâtes ont proposé de faire soit une tribu, soit même une famille distincte, sous le nom de Cuspariées. Son calice, persistant, présente cinq divisions profondes, toutes inégales entre elles, dont trois très-courtes et deux plus longues que la corolle. Celle-ci est lubulée et sou limbe se partage en cinq lobes, qui sont comme disposés en deux lèvres : la supérieure unilobée, l’inférieure quadrilohée. Telle est son apparence, mais l’analogie fait reconnaître ici cinq pétales inégaux qui se sont soudés eu partie. Au tube de la corolle sont accollés cinq filets alternant avec ses lobes, aplatis et barbus; deux seulement portent adossées à leur sommet des anthères cordiformes ; les trois autres sont stériles. On remarque aussi au dedans et à côté de ces dernières une écaille hypogyne, allongée et hidenlée au sommet, cinq ovaires sessiles, rapprochés, glabres, renfermant chacun deux ovules, et de leur sommet naissent autant de styles soudés en un seul que termine un stigmate en télé, quinquéiobé. Le fruit se compose de cinq capsules monospermes par avortement. La graine, sous un test tuberculeux, présente un embryon dépourvu de périsperrne et dont les cotylédons sont lisses, bifides à leur base, pliés dans leur longueur, de manière que l'un embrasse l'autre, et que tous deux, à leur sommet, recouvrent en partie la radicule dirigée obliquement en avant et en bas, vers le point correspondant au bile. Le Montera trifolia est la seule espèce connue de ce genre; c'est une plante herbacée et velue qui croit dans la Guiane et se retrouve à Cumana et au Brésil ; elle est commune sur les rivages de la mer. Ses feuilles, 1 alternes ou presque opposées, se composent de trois I folioles parsemées de points transparents extrêmement
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fins. Du leurs aisselles naissent des pédoncules simples cl nus inférieurement , puis bifurques el chargés de fleurs presque sessiles et disposées d’un seul côté. Auhlcl, Plant. Guian.,lab. 3B5,ct Adr.de Juss.,Rulac., (ab. 23, n*SI.
MON! LIE. Monilia. bot. (Mucédittres.) Ce genre, établi par Persoon, a été divisé par Link cil plusieurs autres genres, tels que Aspcnjillus, Allernarfa, Torula, Oitleum, Epochnium; les caractères qui distinguent ces genres sont si légers que pour plusieurs d'entre eux, la séparation parait superflue; tels sont les genres Torula el Monilia de Link el Hormiscium de Kuuze, qui ne diffèrent que par la forme des articulations, ovales dans les Monilia el sphériques dans les Torula el les hormisciutn. Le genre Monilia peut être ainsi caractérisé : filaments simples, roides, droits, légèrement entrecroisés, rapprochés par touffes, composés d'articles moniliformes, qui se séparent à l'époque de la maturité, en autant de sporidies globuleuses ou ovales. Le genre Allernaria de Nées ne diffère des Monilies qu'en ce que les articles ovoïdes, au lieu d'être contigus, sont séparés par des espaces plus grêles. Toutes ces plantes qui appartiennent au groupe des Dyssoïdécs, croissent sur les végétaux morts et souvent en partie pourris. Leur couleur est en général noirâtre ou d'un brun foncé.
M0NTL1FERA. bot. (Séb. Vaillant.) Synonyme d'Osléosperme. T. ce mot.
NOML1FORME. bot. C’est-à-dire en forme de chapelet. On donne ce nom adjectif à des organes allongés, divisés en petites masses par des étranglements rapprochés les uns des autres. C'est dans ce sens qu'on dit vaisseaux Moniliformes, poils el légumes Moniliformes.
MOMI.1FOKMIE. Monilifonnia. bot. ( Hydrophiles.) Feu Lamouroux a mentionné sous ce nom, à la suite du genre Fucus, et dans la liste des genres de la famille des Fucacées, un genre qu'il n*a pas eu le temps de faire connaître; ses caractères tonsistent dans la disposition des réceptacles qui, assez semblables pour la forme el pour la mauière dont y sont disposés les gungylcs,aux réceptacles du Fucus cesiculosus,L., se développent à la suite les uns des autres, et affectent la disposition des grains de chapelets. La racine est un arapaiement d'où partent plusieurs liges cylindracées, qui s’allongent en se renflant de distance en distance; ce sont les renflements qui , toruleux par l'effet des gongy les se développant à leur surface, deviennent de plus en plus vésiculeux vers les extrémités où la plante est dicholome.
Moxiliformik he Labillaroière. Moniliformia Bîllarüierii , Bory; Fucus Moniliformis , La billard. Ses tiges sont longucsdc six pouces environ, grosses à leur base comme une plume de Pigeon; dès le troisième ou quatrième renflement, qui est déjà un réceptacle loruleux el gongylifère, elle se bifurque, au moyeu de l’insertion assez régulière de deux autres réceptacles parfaitement ovoïdes, ou quelquefois un peu plus allongés qu’élargis , et en figure de cœur par leur base qui se rétrécit en pétiole; leur plus forte grosseur est celle d'une cerise. Us deviennent noirs par la dessiccation. De la Nouvelle-Hollande.
MONIL1.NE. Montlina . bot. Genre confondu avec les ; Conferves proprement dites par l.yngbye, et qu'il serait j facile de confondre avec la plupart des Salmacides . après que l'accouplement, totalement achevé, a fait disparaître les filaments internes à spirale pour ne laisser subsister que ceux qui sont remplis de gemmules, si l'on n'observait que ces Monilines ne présentent aucune sorte de trace de stigmates qui puissent faire supposer le moindre rapprochement de deux filaments. Des valvules comme dans les Conferves proprement dites y interceptent des articulations bien visibles, el celles-ci contiennent une matière colorante disposée en boules ou glomérules sphériques, qui présentent parfaitement l’aspect des /oocarpes d'un Tirésias, mais qui n’en ont pas l'animalité. Si ces Monilines s'accouplaient, elles ne différeraient du genre Léda, que parce que la gemmule serait solitaire au lieu d'être deux par deux entre chaque valvule. Vus au microscope, les filaments des Monilines ont parfaitement l’air de colliers de perles, ce qui leur a mérité le nom par lequel Bory S* Vincent les désigne. Le Conferca floccosa de Linghve et le véritable punclalis de Muller, sont des exemples de ce genre.
MONILINES. Sous-genre de Batrachospcrmes. cc mol.
MOMMIE. Monimia. bot. Genre établi par Du Petil- Thouars, aux dépens de YAmboray formant le type de la nouvelle famille des Monitniécs el offrant les caractères suivants : fleurs diolques. Les fleurs mâles se composent d'un iuvolucre globuleux, à quatre dents, s'ouvrant en quatre lobes profonds, étalés el réfléchis. La face interne de ccl iuvolucre qui est charnu, est toute couverte d'étamines à filaments courts et à anthères composées de deux loges distinctes, s'ouvrant chacune par un sillon longitudinal. Les fleurs femelles se composent également d’un involucrc ovoïde, ouvert seulement à son sommet, où il se termine par quatre ou cinq dents. Cet iuvolucre creux inférieurement, a toute sa face interne tapissée de poils roides, el de son fond naissent huit à dix pistils dressés, sessiles, entremêlés de poils el dont les stigmates linéaires sont saillants au-dessus de l'orifice de l’involucre. Le fruit se compose de l’involucre devenu charnu et à peu près de la grosseur d'une cerise, ombiliqué à son sommet , par l’orifice duquel sortent encore les restes des stigmates, et contenant dans son intérieur les pistils devenus les véritables fruits. Ceux-ci sont irrégulièrement ovoïdes, un peu anguleux, à cause de la pression qu'ils exercent les uns sur les autres. Ce sont autant de petits drupes un peu charnus extérieurement, contenant un noyau osseux, épais, uniloculaire et monosperine. La graine qui remplit exactement la cavité du péricarpe est pendante; on voit régner sur un de ses côtés un raphé qui va aboutir à une chalaze placée à son extrémité opposée. Le tégument propre recouvre un gros endosperine charnu el huileux, qui contient dans sa partie supérieure un embryon renversé comme la graine, très-court, ayant sa radicule conique et obtuse, ses deux cotylédons écartés l'un de l’autre par une partie de l’endosprerae.
Ce genre ne se compose que de deux espèces ; Mo- 1 nimia orati folia , Pctil-Thouars, PI. Afriq., t. 0, f. 1,
et Monimia rolutuli folia, iü. L'uni: et l'autre crois sent aux Iles de France et de Mascareigne. Ce sont des arbres de moyenne taille, à feuilles opposées, très-entières. rudes nu toucher et couvertes de poils étoilés. Les fleurs sont dioïques, disposées en grappes à l'aisselle des feuilles. Le genre Monimia vient naturellement se placer auprès de Y Ambora. Il en diffère surtout par ses fleurs femelles qui sont distinctes les unes des autres et en petit nombre dans l’involucre, tandis qu'elles sont plongées dans les parois de l’involucre, et en très grand nombre, dans I 'Ambora.
MOM.MlL LS. Monimieœ. bot. Celte famille qui a pour type les genres Monimia et Ambora, primitivement placés dans l'ordre des Urlicées. a été d’abord indiquée par Ou Pelil-Thouars . puis établie par Jussieu qui a publié sur ce sujet un mémoire intéressant, Ann. du Mus., xiv, p. 110. Jussieu dans ce mémoire forme la famille des Monimiées, non-seulement des deux genres qui viennent d’ètre cités, mais il y réunit encore les genres /luisia ou Solde a, Paronia ou Laurclia, Citrosma et Alberotperma. Néanmoins il forme une section séparée du Paconia et de YAlherosperma, en disant que cette section pourra former une famille distincte. Il y ajoute, comme type d'une section supplémentaire, le genre Calycanlhua, placé auparavant à la suite des Rosacées. Mais ce genre constitue, avec le Chimonatilhu* de Lindley, une petite famille très-éloignée de celle-ci, et connue sous le noui de Calycanthées. /'. ce mol. Dans ses Remarques générales sur la végétation des Terres-Auslrales, Robert lîrown établit sous le nom d’Alhérospermées une famille distincte pour le Paconia et l’ Alherosperma, cl quelques autres plantes de la Nouvelle-Hollande dont cet illustre botaniste n’a pas encore donné la description. Il résulte de là que la famille des Monimiées, telle que l'entend le botaniste anglais, se trouverait réduite aux seuls genres Monimia, Ambora et / luisia . Voici les caractères des Monimiées : ce sont des arbres ou des arbrisseaux à feuilles opposées.dépourvues de stipules, et à fleurs unisexuées. Ces fleurs offrent un involucrc globuleux ou caliciforme et dont les divisions sont disposées sur deux rangs; dans le premier cas, cet involucre qui présente seulement quatre ou cinq petites dents à son sommet, se rompt et s’ouvre en quatre divisions profondes et assez régulières, et toute leur face supérieure est recouverte d’étamines à deux loges et à filaments courts. Dans le second cas (/ luisia ), les étamines tapissent seulement la partie inférieure et tubuleuse .de l’involucre; les filaments sont plus longs, et vers leur partie inférieure ils portent de chaque côté | un appendice irrégulièrement globuleux et pédicellé. Les fleurs femelles se composent d'un involucre absolument semblable à celui des fleurs mâles, c'est-à-dire globuleux ou ovoïde et à quatre dents pour les deux genres Monimia et Ambora, et presque campanule et à divisions disposées sur deux rangs dans le genre /lui- *ia. Dans les genres Monimia et /luisia, on trouve au fond de cet involucre huit à dix pistils dressés, entremêlés de poils, entièrement distincts les uns des autres. Dans Y Ambora, au contraire, ces pistils sont exlréinemenl nombreux , entièrement renfermés dans
l’épaisseur même des parois de l'involucre, dans toute son étendue de la base au sommet, ne se manifestant dans sa cavité que par autaut de petits mamelons conoldes, allongés, irréguliers et à surface tuberculeuse, qui sont les véritables stigmates. Du reste chacun de ces pistils est à une seule loge qui contient un seul ovule pspdant du sommet de la loge. Dans les genres Ambora et Monimia, l'involucre est persistant. Dans le premier, il prend beaucoup d'accroissement, devient charnu et s'évase dans sa partie supérieure, de manière à prendre la forme d'une coupe. Dans le second , il prend peu d’accroissement et reste clos. Les fruits qui, dans Y Ambora, sont retenus dans l'épaisseur même des parois de l’involucre, sont autant de petits drupes dont le noyau est uniloculaire et monosperme. La graine est renversée; de son point d'attache à sa base, règne sur l’un de ses côtés un raplié légèrement proéminent, qui va se terminer à la chalaze apparente extérieurement sous la forme d’une tache brunâtre. Celle graine se compose d’un tégument propre, assez mince, recouvrant un très-gros endosperme charnu. L’embryon est placé à la partie supérieure, mais dans l’intérieur de l'endosperme, il offre la même direction que la graine, c'est-à-dire qu'il est renversé comme elle. Dans les deux genres Monimia et /luisia, il offre un caractère particulier dont il existe assez peu d'exemples dans le règne végétal : les deux cotylédons sont écartés l’un de l'autre, et leur écartement est rempli par l’endosperinc. L’ Ambora n'offre pas ce caractère.
Maintenant si l'on compare les caractères de la famille des Monimiées, ainsi limitée, à ceux de la famille des Atbérospermées, on verra que les différences qui existent entre ces deux groupes, sont si peu importantes ou se nuancent tellement de l'une à l'autre, que probablement il faudra revenir à l'opinion de Jussieu et n’en former que deux sections d'un même ordre nalu • rel. En effet les seuls caractères distinctifs entre ces deux familles consistent : 1° dans la structure des étamines; ü° dans la position de la graine. Les étamines, en effet, dans le Paconia et Y Alherosperma , ont la même organisation que dans les Laurinécs, c’est-à-dire qu'à la base des filets on trouve deux appendices irrégulièrement globuleux et à surface glanduleuse, et que les anthères s'ouvrent par le moyen d’une sorte de plaque qui s'enlève de la partie inférieure vers le sommet. Mais déjà l'un de ces caractères s'observe dans le /luisia, dont les filets staminaux sont munis, vers leur base, de deux appendices pédicellés. Quant à l'adncxion de la graine, elle est entièrement opposée dans les deux familles, c’est-à-dire qu’elle est dressée dans les Atbérospermées. Mais l'organisation est absolument la même dans l’une et dans l'autre, et les deux caractères du mode de déhiscence des authères et de la position de la graine, ne paraissent pas suffisants pour former deux familles. Il est donc convenable de rétablir la famille des Monimiées telle que Jussieu l'avait proposée, c'est-à-dire de la partager en deux sections ainsi caractérisées :
Sect l”. AxooRfcES.
Anthères s'ouvrant par un sillon longitudinal; graines renversées.
Ambora , Juss.; Monimia , Du Pelit-Thouars ; Boltien ; Jiiss., ou Hui sia, Ruiz cl Pavon.
Seclion 2. AthArosperrêes.
Anthères s'ouvrant de la hase au sommet par le moyen d'une plaque ou valvule; graines dressées.
Lan relia, Juss.. ou Pavonia, Ruiz et Pavon; Alherosperma , babillard.; Citroama, P. +
Les Monimiées onl beaucoup d'affinilé , d'une pari avec les Urticées auxquelles V Ambora avait d'abord élé réuni ; mais elles en diffèrent surtout par leurs graines munies d’un endosperme; elles se rapprochent \ aussi des Laurinées par le groupe des Alhérospermées; mais les Laurinées manquenl également d'endosperme.
MONINE. bot. Pour Monnine. y. ce mol.
MONITOR. rept. y. Tcpixambis.
MON JOLI. bot. Nom proposé par quelques botanistes français, pour désigner le genre Varronia. ce mol.
MONNAIE, boll. Espèce du genre Cranie. y . ce mot. On a aussi appelé Moxxaie de GrivfiE le Cyprœa Martela, L.
MONNAYÈRE. bot. Synonyme vulgaire de Lunaire. y. ce mol.
MONNIER. ois. Nom vulgaire du Martin -Pécheur Alcyon.
MONMERA. bot. Patrick Browne. dans son Hisloire de la Jamaïque, avait conslilué un genre Monniera que Linné a réuni aux Gralioles. Il a été rétabli par Michaux et Pcrsoon pour quelques espèces de l'Amérique du Nord, de l'Afrique et de Java, et adopté par Kunth qui, vu l’admission du genre Moniera d'Aublel, en a changé la dénomination en celle d'Uerpeslide. y. ce mot.
MONNIÈRE. bot. Pour Monière, y. ce mot.
MONNINE. Monnina. bot. Ce genre, créé par Ruiz cl Pavon (Syst. Ftor. Peruv., 1, p. 160), appartient à la famille des Polygalées et à la Diadelphie Octandrie. Kunth (jVop. Gen. et Spec. Plant, œquin., 5, p. 409) eu a ainsi exposé les caractères : fleurs résupinées; calice irrégulier, caduc, à cinq folioles imbriquées pendant la préfloraison, trois extérieures petites, deux intérieures et latérales très grandes, pélalotdes; corolle à cinq pétales insérés au-dessous d'une glande hypogyne, irréguliers cl caducs; le pétale supérieur trèsgrand et en forme de casque; les latéraux très-petits, ayant l'apparence de petites écailles, quelquefois nuis; les deux pétales inférieurs carénés, contigus, terminés en languettes, libres sur les côtés, soudés par leurs autres bords et formant, avec les étamines, un tube comprimé, munis intérieurement et vers leur partie moyenne d’une sorte de repli transversal et en forme de sac; étamines au nombre de huit, presque égales entre elles et cachées sous le pétale supérieur, insérées au même point que les pétales inférieurs; fllels soudés avec ceux-ci dans toute leur longueur; anthères oblongues, dressées, s'ouvrant à l’intérieur par une fente transversale, située près du sommet ; ovaire supère, appuyé sur une glande hypogyne, épaisse du côté externe, uniloculaire, renfermant un ovule suspendu près du sommet; style terminal courbé cl caduc; stigmate ù deux lobes : le supérieur dentiforme, l’inférieur plus grand, arrondi, hérissé de papilles; fruit drupacé, oblong,
presque rond ou obové. muni, dans quelques espèces, d'un rebord membraneux, uniloculaire, indéhiscent.
I pourvu d’un sarcocarpe mince cl d'un endocarpe ligneux et coriace; graine solitaire, pendante, recouverte de deux téguments très-minces : l’extérieur membraneux, l'intérieur (qui est peut être rendospermc)charnu et adhérent le plus souvent au tégument extérieur; cotylédons oblongs et charnus; radicule supère presque ronde.
Ce genre a été reproduit comme nouveau, sous le nom d ' Ilebeandra, par Bonpland dans le Magasin des Curieux de la Nature pour 1808. Il renferme environ trente espèces que De Candolle ( Prodr . Syst. yeget., 1. p. 540) a disposées en deux sections : la première caractérisée par le fruit aptère, à laquelle il donne le nom d 'Hebeantlra , pour rappeler les plantes décrites par Bonpland, et qui renferment la majeure partie des Monnines; la seconde nommée Plerocarya, remarquable par ses drupes ceints d'une aile membraneuse, et qui se compose des Monnina macrostachya et Monnina pterocarpa de Ruiz et Pavon, ainsi que d’une nouvelle espèce il laquelle De Candolle donne le nom à'arujusti folia. Cette dernière section mériterait, selon Kunth , d'élre distinguée comme genre particulier; mais on ne saurait lui conserver le nom de seclion que le professeur de Genève lui a imposé, attendu qu'il existe un genre Pterocarya, établi depuis dans la famille des Juglandées. Les Monnines sont des arbrisseaux. des arbustes ou des herbes, indigènes de l'Amérique méridionale. Leurs feuilles sont éparses, simples, entières, portées sur des pétioles articulés à la base. Il n'existe point de stipules. Les fleurs forment des épis tantôt simples, tantôt composés, axillaires au sommet des petites branches. Ces fleurs sont éparses , bleuâtres, ou violacées, portées sur des pédicelles accompagnés de trois bractées caduques. Parmi les espèces dont Kunth a donné d'excellentes descriptions, on peut citer celles qu'il a figurées ( loc . cil., tab. 501-505) sous les noms de Monnina reroluta , cestrifolia , phytolaccœ folia , nemoroaa et pubescens. Aux figures de ces plantes, sont joints les détails d'analyse propres à éclaircir les caractères singuliers exposés plus haut.
MONNOYÈRE. bot. Du vieux français Monnoie. L'un des noms vulgaires du Thlûêpi amenais et de la Lysimaque Nummulaire.
MONO. mai. Même chose que Mona. y. ce mot.
MONOBASES, bot. De Candolle nomme ainsi les plantes parasites superficielles des racines qui sortent par un seul point qui semble être la base de la lige ou l'extrémité d'une racine unique ; telles sont quelques Orohanches, le Roffleaia, etc.
MONOCARPE, bot. Épithète donnée par quelques botanistes aux végétaux qui ne produisent qu'un seul fruit.
MONOCARYER. Monocaryum. bot. Genre de la famille des Mélantbacées , institué par Robert Brown j avec les caractères suivants : périgone corollin, hypocralériforme, dont le lube est allongé, le limbe étalé, | à six divisions presque égales; six étamines insérées à la hase des divisions du limbe : leurs filaments sont
suhulés, alternativement plus courts l'un que l'autre ; anthères versatiles; ovaire simple, uniloculaire, renfermant des ovules pariétaux à la suture; style filiforme, indivise; stigmate simple.
Monocartes fascicul.vire. Monocaryutn fa&ciculare , R. Dr.; Hypoxie fasciculari» , Lin.; Allium aylveatre, Russel. Sa racine a l'épaisseur du doigt; elle est droite et ramifiée latéralement par des fibres assez épaisses, ridées et noirâtres; du collet s’élève un faisceau de feuilles ensiformes, sillonnées et presque cotonneuses; les Heurs sont jaunes, ramassées plusieurs ensemble, en un faisceau presque radical et enveloppé de quelques écailles membraneuses, spathacées et vaginales; le tube de la corolle est grêle, fort long et droit. Cette plante est originaire de l’Orient, aux environs d'Alep.
MONOCENTRIS. rois. (Scbneid.) Synonyme de Lépisacanthe.
MONOCÉPHALE. Monocephalus. bot. C'est-à-dire qui n’a qu’une seule tête. Mirhel nomme Monocépliales les fruits qui n’ont qu'un seul sommet organique. On donne aussi celte épithète à des plantes qui ont les Heurs disposées en calalhides, capitules ou ombelles solitaires.
MOISOCERA. bot. Le genre établi sous ce nom par Klliol et sous celui de Monotheca par Raffinesque (Sketch of botany), a pour type le Chloria monoala- - chya, Michx.; il avait été nommé précédemment Ctaniutn par Panzer, et Campuioaua par Desvaux. y. Caipulose.
MONOCERAS. bot. V. Viu.HA.
MONOCKRE. Monocera. bot. Genre de la famille des Tiliacées, établi par Jack qui lui assigne pour caractères : calice à cinq divisions lancéolées, à estivation valvaire ; corolle composée de cinq pétales hypogyncs, imbriqués avant le développement, cunéiformes, à trois ou cinq lobes découpés ou presque entiers; étamines nombreuses, insérées sur un disque hypogyne et glanduleux, à filaments courts, subulés, à anthères dressées, longuement linéaires, à deux loges adnées en dedans, opposées, bivalves au sommet par une ligne transversale, ayant la valvule antérieure mutique et la postérieure armée de pointes dorsales; ovaire sessile, entouré à sa base par le disque, à deux ou cinq loges renfermant chacune deux ovules au plus, pendants et anatropes; style subulé; stigmate simple. Le fruit est un drupe monopyrène; graine solitaire, inverse; embryon ortholrope dans l'axe de l’albumen charnu et presque aussi long que lui ; cotylédons plans et oblongs; radicule supère, plus courte que les cotylédons. Les espèces de ce genre, connues jusqu'à présent, sont des arbres de l'Asie tropicale cl de la Nouvelle-Hollande; leurs feuilles sont alternes, rapprochées, oblongues ou lancéolées, entières ou dentées, péliolées à leur base, dilatées au sommet, à stipules décidues. Les Heurs ont la corolle ordinairement pubescentc à l’extérieur.
MONOCÉROS. zool. C’est-à-dire n’ayant qu’une corne. Ce nom, synonyme de Narval et de Licorne (y. ces mots) pour la plupart des auteurs, a été étendu, par plusieurs naturalistes, à d'autres animaux qui ne sont point des Mammifères. Ainsi on a appelé Mono-
cftsos, le Manucode parmi les Oiseaux ; le Nason Licor uel et diverses Balisles parmi les Poissons; plusieurs Coquilles qui forment aujourd'hui le genre Turritèle parmi les Mollusques; uu Coléoptère du genre Oryctes parmi les insectes, etc.
MONOCERQl'E. fllonocerca. mr. Genre de la famille des Thikidées, de l’ordre des Stomohlépharés, voisin des Furculaires, dont il diffère en ce que la queue pat laquelle se termine le corps postérieurement, est simple et non double; du reste, les caractères sont les mêmes. Le corps, libre et contractile, est contenu dans un fourreau; la queue, qui consiste en un seul appendice, est évidemment articulée vers l'extrémité postérieure et amincie du fourreau. On n'en connaît encore que deux espèces constatées, où l'orifice buccal est circulaircmenl garni de cirres vibratiles : 1° Monocerca vorticellaris, Bory; yorticellatreniula , MUll. ,/«/■., p.289, tab. 41, fig. 4, 7; Encycl., Vers. III., pl. 21, fig. 20, 33. Fort voisine, quant à la forme générale, de la Furculaire frangée, elle en diffère principalement par son appendice caudal, simple, court, ordinairement infléchi en virgule; l'ouverture antérieure lobée; au-dessous, vers une sorte de rétrécissement, se distingue uu point noir, toujours agité, qui semble avoir quelque rapport à la circulation ; cette espèce, très-contractile, se déforme et nage avec rapidité; on la trouve dans les infusions de plantes inariueg, particulièrement dans celle de VUlca Lima; 2» Monocerca longicauda , Bory ; Trichoda Rattus, Mllll., Inf., p. 205, fab. 29; Encycl., Vers, lll., pl. 15, fig. 15, 17; Raltulus carinatus, Lamk., Anim. sans vert., t. il, p. 24. Voisine, quant à la forme générale, de la Furcutaire à longues soies; ayant le corps cylindracé, en cône allougé,duut l'orifice, très-ouvert quand l’animal ne le ferme point, formerait la base au côté tronqué; postérieurement atténué en pointe que termine une queue filiforme, plus longue d'un tiers que le corps, et fléchie sur un côté selon un angle de cinquante degrés environ. Celle espèce se trouve dans l'eau douce des fossés marécageux.
MONOCHAME. Stonochamus. ins. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Télramères, famille des Longicornes, établi par Megerle, avec les caractères suivants : antennes glabres, peu distantes à leur base, composées de onze articles cylindriques : le premier un peu en massue, le deuxième court cl cyalhiforme, le troisième grand; tète assez petite, de la largeur de la partie antérieure du corselet, avec sa face plane; mandibules arrondies extérieurement cl pointues ; palpes maxillaires un peu plus longues que les labiales, avecleur article terminal plus long que le précédent et aminci au bout; corselet cylindrique, presque carré, un peu dilaté sur les côtés, dans sa partie moyenne qui est dilatée et porte une épine; corps allongé, cylindrique, convexe et chagriné en dessus, glabre et ailé ; élytres presque linéaires et parallèles, arrondies et tnutiques au bout, avec leurs angles huméraux assez saillants et arrondis; pattes de longueur moyenne, les antérieures un peu plus grandes que les autres; tarses antérieurs liouppeux dans les mâles.
Monocbare cordonnier. Monochamua autor, Meg.; Lamia sutor, Fab. Son corps est noir et chagriné avec
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des points et des taches irrégulières d'un cendré ferrugineux; son corselet et ses élylres sont bruns; son écusson est jaune; le dessous de l’abdomen est un peu velu. Taille, huit lignes. On la trouve dans les bois, en Europe.
MONOCHÈLE. Monocheles. iss. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, division des Phyllophages, établi par Illiger qui lui assigne pour caractères : second article des antennes gros et globuleux, les suivants très-courts et peu distincts, la massue grosse, ovale et renflée; tète tronquée, presque triangulaire, se rétrécissant visiblement de la partie postérieure à l'antérieure; jambes fort courtes, munies â leur extrémité d’une forte dent crochue et recourbée; cuisses postérieures très grosses, renflées, leurs mandibules membraneuses, terminées en pointe; mâchoires comprimées; palpes maxillaires plus longues que les labiales, composées de quatre articles dont le dernier épais et pointu; corps ovalaire, déprimé; corselet arrondi et planiuscule; écusson petit, arrondi postérieurement; élylres ne recouvrant pas entièrement l’abdomen. Toutes les Monochèles paraissent habiter l’Afrique méridionale. Parmi les espèces les mieux connues on peut citer :
AIoxocbêle goutteux. Monochelus arlht i ficus , lllig.; Melolontha arthritica, Fab. Sa tète est noire ainsi que le corselet, qui est arrondi postérieurement; les élylres sont testacécs; le corps est noir en dessous, avec une série de points blancs de chaque côté de l’abdomen. Taille, environ trois lignes. Du cap de Bonne- Espérance.
Moxocüèle exile. Monochelus gonager, Ulig. Sa tête est noire; son corselet est couvert d'un duvet trèscourt et grisâtre; les élytres sont d’un gris testacé de même que l’écusson ; le corps est brun en dessous, avec les pattes ferrugineuses. II n’a guère plus de deux lignes et demi. Du cap de Bonne-Espérance.
MONOC11ILA. bot. Ce genre de la famille des Campanulacécs, établi par Don (Syst. ni, 725), a été reconnu, après un examen plus scrupuleux, pour ne point différer du genre Goodcnia de Smith, f Goodèxie.
MONOCHILE. Monochilus. bot. Les professeurs Fischer et Meyer ont introduit ce genre nouveau dans la famille des Verbénacées (Index sem., Ilort.pélropolit., 1835, 1, p. 34), en lui assignant pour caractères : calice bilabié, avec la lèvre supérieure hidentée et l’inférieure à trois dents; corolle hypogyne. tubuleuse, avec son limbe incisé antérieurement, unilahié. quinquéfide, à lobes latéraux repliés; quatre semences presque égales, fertiles et dressées; ovaire à quatre loges uniovulées; style terminal; stigmate punctiforme. Le fruit consiste en une sorte de haie ou drupe à quatre loges, renfermant une semence dressée dans chacune.
Noxochii.e a plumes de Gloxixie. Monochilus Gloxinifolius, Fiscli. et Mey. C’est une petite plante â racines rampantes, surmontées d’une lige courte; les feuilles sont assez épaisses, serrées, opposées, ovales, dentées, pubescenles, subpurpurines en dessous, grandes et semblables â celles des Gloxinies; les fleurs sont blanches, réunies en grappes axillaires et terminales, garnies de bractées, portées sur des pédicilles
qui ont aussi une bractéole vers le milieu. Du Brésil.
MONOCHIRE. Monochirus. pois. y. Pleuroxecte.
MONOCBLÆNE. Monochlœna. bot. Ce genre de la famille des Synanthérées. tribu des Sénécionides. établi par H. Cassini, a été reconnu pour ne point différer essentiellement du genre Eriocephalus où Linné avait primitivement placé l’unique cs|>èce signalée par Cassini ; en conséquence il n’a pas été adopté.
Un autre genre Monochlœna avait été proposé par Gaudichaud. dans la famille des Fougères. Ce genre étaitanalogueà celui précédemment établi par Desvaux, sous le nom de Didymochlœna. y. ce mot.
MONOCHLAMYDÉ. bot. Même chose que Monopériantbé; c’est-à-dire fleur qui n’a qu'une seule enveloppe.
MONOCHORIA. bot. Ce genre de la famille des Asphodélécs, ne diffère du Pontederia que par son périanthe à six divisions, ses étamines, dont une plus grande, insérées au fond du périanthe, et par son inflorescence fasciculée. Il a été proposé par Près!, mais ne parait point jusqu'ici avoir été généralement adopté.
MONOCIRRHE. Monocirrhus. rois. Genre de l’ordre des Acanlhoptérygiens, famille des Scombéroïdes, institué par lleckcl (in Annal, des Wien. Mus. der nalurg., 1810) avec les caractères suivants : corps elliptique, assez comprimé, écailleux; museau prolraclile ; dents en velours, celles du vomer et du palais milles; angles delà mâchoire inférieure proéminents; lèvre inférieure allongée, avec ses bords roulés; narines rondes, géminées; opercules lisses; six rayons hranchiostégiens; nageoires ventrales thoraciques; une seule dorsale composée ainsi que l’anale de rayons osseux; écailles rudes.
Moxocirroe polyacaxtde. Monocirrhus polyacanthus, llcck. Sa lète est comprimée, acuininée; son front est concave; ses yeux sont petits, et sa bouche est grande; tous les rayons des nageoires sont courts. Tout le corps est d’un brun argenté, plus pâle sous le ventre, avec trois bandes plus foncées; celle du milieu occupe la partie inférieure du corps et la queue, p. 20. v. 1/4. o. 17/12. a. 13/12. On trouve ce Poisson dans le fleuve Rio Negro, au Brésil.
MONOCLE. Monoculus. ci CST. Linné a formé sous ce nom un genre qui compose â présent un ordre entier, celui des Branchiopodes. F. ce motet ExtomostracEs.
MONOCLÉE. Monoclca. bot. (Hépatiques.) La plante qui seule compose jusqu'à présent ce genre, a été découverte par Forster dans les iles de la mer du Sud et nommée par lui Anlhoccros unitalvis. Ilookcr en a formé le genre Monoclea, dont il a donné une figure et une excellente description dans ses Musci exotici; il est caractérisé ainsi : capsule sortant d'un calice sessile sur la fronde, portée sur un pédoncule simple, plus long que le calice, uniloculaire, à une seule valve, s'ouvrant longitudinalement d’un seul côté; columellc nulle. Ce genre diffère beaucoup, comme on peut le voir, de l 'Anthoceros, dont il se rapproche cependant par son aspect général ; sa fronde est rampante, appliquée sur la terre, lobée comme celle du Marchant ia ou du Jungermannia cpiphylla; les capsules sor- (cul d'une gaine placée près du bord de la fronde;
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elles son! portées sur uii pédoncule long et grêle; la capsule est ovoïde, allongée, et s'ouvre latéralement par une fente longitudinale; les sporules sont nombreuses, entremêlées d'élalers ou fils en double spirale.
MONOCLIN ES. bot. Ce mot est quelquefois employé par opposition à celui de Diclines, pour désigner les plantesqui ont les deux sexes réunis dans la même fleur; il est conséquemment synonyme d'Uermapbrodile.
MONOCLONOS. bot. L'un des synonymes d'Armoise chez les anciens.
MONOCONCIIA. moli.. C?lte section, dans le système de Klein (Mélhod. Oslrac-, p. 114), réunit comme passage des Univalves aux bivalves toutes les coquilles palelloïdes; c’est encore aujourd'hui l'opinion des plus savants zoologistes.
MONOCOSMIE. Monocos m iu. bot. Genre de la famille des Caryophy liées, établi par Edouard Fenzl, dans sa Monographie des Mollugines (Ann. des Wiener Muséums, 18Ô9, p. 297), avec les caractères suivants . calice persistant, à deux sépales ovali -subarrondis, très-obtus ou rélus, relevés sur le dos en une sorte d’aile sacciforme, verticalement comprimée; trois et rarement quatre pétales égaux, insérés hypogiuiquement. libres, oblongs, très-entiers, contournés au sommet; une seule étamine opposée au pétale; ovaire à une loge renfermant deux ou quatre ovules, et dans ce dernier cas deux sont beaucoup plus faibles et débiles : tous attachés à la base; style très-court, bifide; stigmates raccourcis et étalés; capsule membraneuse, bivalve et monosperme ou bisperuie; semences lenliculari-comprimées, granuleuses et lucides. Les Monocosmies sont des plantes herbacées et probablement annuelles, à plusieurs tiges, succulentes, glabres; les feuilles radicales sont étalées en rosette, dclloïdeo rhomboïdes, obtuses, atténuées en un pétiole linéaire et très long; celles des tiges sont alternes et privées de stipule; les fleurs sont très-petites, courteinenl pédicellées, terminales ou axillaires dans les rameaux : les inférieures foliotées, les supérieures aphyllcs. Le type du genre a été nommé Monocosmia corrigioloidcs , Fenzl. ün trouve celle espèce dans les andes du Pérou.
MONOCOTYLÉDONS, bot. Oii nomme ainsi les végétaux dont l’embryon n'offre qu’uu seul cotylédon, et que, pour celte raison, on appelle embryon monocolylédoné. Ces végétaux, qui constituent l’un des trois groupes primordiaux du règne végétal, indépendamment de la structure de leur embryon, offrent, dans leur port, leur organisation et leur accroissement, des caractères qui servent à les faire distinguer facilement, sans avoir recours à l’inspection de leurs graines. L'embryon, dans les plantes monocolylédonées, est presque toujours accompagné d'un endospenne charnu ou farineux, avec lequel il forme la masse de la graine. Quelquefois cependant il est épispermique, c’est à-dire immédiatement recouvert par l'épisperme ou tégument propre de la graine, ainsi qu’on l'observe dans les Naïades, les Uydrocharidées, les Juncaginées, les Butomées, etc. L'embryon, accompagné d’un eudosperme, varie beaucoup et dans sa forme, et dans sa position relativement à ce corps. Ainsi, tantôt il est simplement i appliqué sur un des points de la surface externe, qui, I
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dans cet endroit, est creusée d'une fossette plus ou moins profonde, comme dans les Graminées par exemple; tantôt il est renfermé dans l'intérieur même de l’cndosperme. L'embryon monocotylédoné. examiné à l’extérieur, ne présente aucune fente ni division. Il est assez généralement cylindrolde, mais néanmoins sa forme est très- variable. Comme l’embryon dicolylédoné, il offre deux extrémités, l'une radiculaire, l'autre colylédonaire. A Pétai de repos, c'est à dire avant la germination, il est fort difficile de distinguer et de reconnaître ces deux extrémités qui sont tout à fait simples et indivises. Cependant cette distinction est trèsimportante, puisque c’est elle qui sert à déterminer la position de l’embryon relativement à la graine. Lorsque l’embryon est accompagné d’un eudosperme, le professeur Hicbard a indiqué, d'après sa longue expérience dans l’étude des graines, un moyen certain de reconnaître les deux extrémités de l'embryon. Fn effet, l'extrémité radiculaire est toujours celle qui est la plus Voisine de l'extérieur de l'endosperme. Mais ce moyeu certain, dans tous les cas d'embryon endosperuiique, ne pouvant servir pour les embryons épispermique*. on est fréquemment forcé d'avoir recours à la germination pour arriver au même résultat.
L’embryon des végétaux monocotylédons est essentiellement composé de trois parties, savoir : 1° le corps colylédonaire qui est, en général, plus ou moins al longé, tantôt mince, tantôt épais cl charnu, toujours parfaitement simple et indivis; 2° la gemmule qui est toujours renferméedans l’intérieur du cotylédon, lequel lui forme quelquefois une sorte d’étui ou de gaine. Généralement elle est très-petite et sous la forme d'uu corps conique, placé, non au milieu du cotylédon, mais plus rapproché d'un de ses côtés, excepté dans le cas où le cotylédon est mince et en forme de gaine, recouvrant la gemmule. Celte gemmule présente intérieurement les rudiments de petites feuilles emboîtées les unes dans les autres; 5° le corps radiculaire qui est également simple. A l’époque de la germination ce corps se tuméfie, se rompt, et de son intérieur sortent une ou plusieurs radicelles, qui s'allongent et deviennent les véritables racines de la plante. Avant la germination, ces radicelles étaient recouvertes par le prolongement de la base de l’embryon, formant en quelque sorte un petit sac, auquel on a donné le nom de Colcorhize. La eoléorhize n'est donc pas un organe particulier, c'est simplement une partie de l’embryon. Quelquefois, outre les trois parties qui viennent d'être décrites, le cotylédon, la gemmule et la radicule, l'em bryon présente encore une autre partie généralement épaisse, tantôt sous la forme d'un disque ou d'un écusson, tantôt renflée et plus ou moins globuleuse. Cet organe, sur la nature duquel tous les botanistes ne sont pas eucore d'accord, a été considéré par Gærtner comme l'analogue du jaune de l’œuf chez les Oiseaux . il lui a donné pour celle raison te nom de ViioUus; Jussieu considère cet organe comme le cotylédon. Mais le professeur Iticbard, soit dans son Analyse du fruit, soit dans son Mémoire sur les etnbryuus endorhizes, a prouvé que ce corps n’est qu'une dépendance de la radicule.
Le caractère que présente la radicule dans les plantes unilohées, d'êlre constamment renfermée dans une poche ou coléorhize, c’est-à-dire d’être intérieure, tandis qu’elle est nue et extérieure dans les Dicotylédones, a suggéré au professeur Richard, qui le premier avait fait cette observation, l’idée de puiser dans ce caractère la distinction des plantes phanérogames en deux grandes divisions, les Exdorrizes, qui ont leur radicule intérieure et coléorhizée, et les Exorhizes, chez lesquelles la radicule est nue et extérieure. Cotte division correspond exactement à celle des Monocotylédones et des Dicotylédones, puisque les plantes à radicule coléorhizée sont monocolylédoncs, et celles à radicule nue, dicotylédones. Ce mode de division des végétaux, sous un autre point de vue que celle fondée sur le nombre des cotylédons, a été combattu par plusieurs botanistes. Mais les faits qu'on a cités contre, ont pour la plupart été inexactement observés ou mal interprétés. Ainsi Henri Cassini a publié, dans le Bulletin des Sciences de la Société philomatique, une description de la germination des graines du Radis, d'après laquelle ces graines auraient leur radicule coléorhizée. Mais ce fait est tout à fait inexact, et voici probablement ce qui y a donné lieu. Les racines de Radis que l’on mange, offrent, à leur partie supérieure, deux sortes d’oreillettes membraneuses, naissant du collet de la racine, immédiatement appliquées contre elle, au point qu’au premier abord celle-ci parait être primitivement sortie du milieu de ces deux corps. Mais si l'on observe les phases successives de la germination de ces graines, on voit comment se sont formées ces deux oreillettes. D’abord le corps radiculaire s'allonge, prend un accroissement de deux ou trois pouces, sans qu'on voie la moindre trace de coléorhize et de déchirement. Si l’on coupe la radicule en longueur, peu de temps après qu'elle est sortie de la graine, on ne voit aucun indice ni de poche, ni de mamelon coléorhize. La racine continue à s'accroître, elle se rende et prend la formequ'elle doit conserver. C'est alors que l'on voit se former sur ses côtés deux fentes irrégulières et longitudinales, qui n’enlàmenl que sa partie corticale, et qui, se joignant l’une à l’autre par une sorte de déchirure irrégulière, détachent l’écorce de la racine dans sa partie supérieure et forment ces deux oreillettes qui persistent à la partie supérieure de la racine. C’est donc une véritable décortication, mais qui n’a rien d’analogue à la sortie d’une racine coléorhizée de la poche qui la contenait. Plus récemment Dulrochet a publié des observations dont il parait avoir tiré des conséquences inexactes: s’occupant du mode d’accroissement des racines, il a observé que les radicelles qui naissent du corps des racines dans les Dicotylédones comme dans les Monocotylédoues, percent l’épiderme pour pouvoir se développer à l’extérieur, et de là il a conclu que toujours la racine était coléorhizée. C’est ici le cas de faire voir combien, dans les sciences, il est important de bien définir le sens que l’on doit attacher aux mots qui représentent les organes; car autrement on peut appliquer le même nom à des parties entièrement différentes. Tous les botanistes, jusqu’à présent, ont défini la coléorhize : la partie inférieure de l’embryon, contenant.
dans son intérieur, les rudiments de la radicule. D’après celle définition, qui n'est pas arbitraire, mais qui est fondée sur la nature même de cet organe, peut-on donner le nom de coléorhize à une partie n'appartenant plus à l’embryon, à une portion d’épiderme recouvrant un bourgeon radicellaire? On ne peut le penser. Autrement le langage de la scicuce ne serait plus que confusion et désordre.
Ce n’est pas seulement par la structure de leur embryon que les Monocotylédones différent des Dicotylédones, elles offrent encore dans leur port, dans la disposition extérieure et intérieure de leurs divers organes, des différences qui servent à les distinguer. Les Monocotylédones, dans lesquelles on trouve trèspeu d'arbres, à l’exception de la famille des Palmiers, ont en général les nervures de leurs feudles simples et parallèles, tandis que, dans les Dicotylédones, elles sonl rameuses et anastomosées. Cependant celle règle n'est pas sans exception, et dans les Dioscorées, les Arofdées. qui sont monocotylédones, on trouve des espèces dont les feuilles ont leurs nervures irrégulièrement rameuses. Dans le nombre assez limité de Monocotylédones qui ont leur tige ligneuse, cette tige diffère beaucoup de celte des arbres des forêts qui sonl dicotylédones; elle est cylindrique, c’est-à-dire aussi grosse à son sommet qu'à sa base, quelquefois même plus renflée dans sa partie moyenne, généralement simple et sans ramifications, très rarement divisée en branches qui offrent les mêmes caractères que le corps principal de la tige que l’on désigne alors généralement sous le nom de Slipe.
La différence de l’organisation intérieure et du mode d'accroissement n'csl pas moins grande lorsque l'on compare le stipe d'un Palmier au tronc du Chêne ou du Tilleul. Au lieu d’un canal central contenant la inocllc, et de couches concentriques de bois disposées autour de ce canal, au lieu d'une écorce formée également de plusieurs lames distinctes, le slipe d'un Palmier n'est qu'une masse de tissu cellulaire, au milieu de laquelle sonl épars et sans ordre des faisceaux de fibres longitudinales. Ici plus de canal médullaire, plus de bois disposé par zones, plus d’écorce distincte. Dans les Dicotylédones l'accroissement se fait à l'extérieur, c’est-à-dire que chaque année il se forme entre le bois et l’écorce une nouvelle production qui s'organise en un feuillet d'écorce et en une couche de bois. Dans les Monocotylédones, au contraire, l'accroissement se fait parle centre même de la tige, d'où il part chaque année un nouveau bourgeon central et terminal, qui prolonge la tige à sa partie supérieure. Il résulte de là que les fibres les plus anciennement formées, et par conséquent les plus dures, doivent se trouver à l'extérieur de la tige, tandis que le contraire a lieu dans les Dicotylédones où le bois le plus dur occupe le centre du tronc. Le professeur Lesliboudois a publié un Mémoire trèsintéressant sur l'organisation de la tige des Monocotylédones; loin d'admettre l'opinion générale des bo- | taoïstes qui regardent le slipe comine dépourvu de I système cortical, il le considère au contraire comme I uniquement formé par ce système. En effet, dit-il, le I caractère essentiel du système cortical, c'est de s'ac-
croître par sa face interne, tandis que le système ligneux ou central s'accroît extérieurement. Or. dans les Mo* nocotylédones, la tige s'accroît uniquement par son centre. Quelque ingénieuse que soit cette opinion, on ne saurait la partager en entier. Car pour bien apprécier la nature du stipe des Palmiers, il faut examiner comment il se forme. Or on voit que c’est par la soudure successive de la base des feuilles entre elles que se développe et se forme le stipe des Monocolylédones. Il est évident dès lors qu'un pareil organe ne doit rien avoir qu'on puisse comparer à la tige des Dicotylédones. Ce n'est pas une lige, en effet, c’est bien plutôt une sorte de bulbe très- allongé, dont les écailles ou feuilles, en s'enl regreffant et se développant successivement les une6 au-dessus des autres, finissent par former une aorte de colonne analogue à la tige. Celte ressemblance, et presque celte identité de nature du stipe avec le bulbe, parait bien facile h prouver. En effet, un bulbe proprement dit est une sorte de bourgeon radical, formé d'écailles, et du centre duquel s'élève chaque année une nouvelle pousse. Mais ces écailles ne sont pas toujours distinctes les unes des autres; elles sont quelquefois soudées et confondues comme dans le Colchique, lesGlayeuls, etc.; par conséquent, sous ce rapport , il n’y a aucune différence entre le stipe et le bulbe. D'autres fois les écailles qui forment le bulbe, au lieu de rester courtes cl de ne constituer qu’un corps ovoïde ou arrondi, s'allongent considérablement, et le bulbe est cylindrique et analogue à la lige, quoique formé d'écailles encore distinctes les unes des autres. Ainsi il n'est aucun botaniste qui ne reconnaisse que la prétendue lige des Bananiers ne soit un véritable bulbe formé de tuniques très-allongées. De ce bulbe au stipe des Palmiers la nuance est presque insensible. On peut donc considérer le stipe des Monocolylédones comme une sorte de bulbe, dont les écailles se sont soudées, et, en se développant les unes au-dessus des autres, ont fini par former un corps cylindrolde ayant l'apparence extérieure de la tige, mais la même organisation et le même mode de développement que les bulbes en général, qui, comme on sait, ne se rencontrent que dans les plantes monocolylédones.
Le groupe de végétaux dont il est question dans cet article, présente un caractère fort remarquable. Toutes les Monocotylédones n'ont jamais qu'une seule enveloppe florale ou périanlhe simple. Quelquefois ce périanlhe est formé de parties délicates et colorées à la manière des pétales, d'autres fois elles sont vertes et foliacées; dans le premier cas, Linné considérait ce pé* rianthe comme une corolle, et il le nommait calice dans le second cas. Mais la nature d'un organe ne peut être appréciée d'après un caractère aussi vague que sa couleur. Dans les végétaux , c'est la position relative qui détermine la véritable nature des parties; et d'après cette considération l'enveloppe unique des Monocotylédones a été reconnue par Jussieu et par tous les botanistes sectateurs des familles naturelles, comme un véritable calice ( V. ce mot). Cependant il est quelques familles de Monocotylédones. où les divisions calicinales étant disposées sur deux rangs, celles qui compo-
sent la rangée intérieure sont minces, colorées comme les parties de la corolle, tandis que celles de la rangée extérieure sont vertes, foliacées et analogues au calice. Ainsi dans les Tradescantes, les Hydrocharidées, on serait tenté d’admettre un calice et une corolle, si en examinant les choses de plus près, on ne reconnaissait que les trois divisions internes et pélalotdes naissent absolument du même point que les externes et par conséquent constituent avec ces dernières un seul et même organe. Le professeur De Candolle, sans se prononcer sur la nature du périanlhe simple des végétaux à un seul cotylédon, a proposé de lui donner le nom de pé rigone, qui ne préjuge rien sur sa nature calicinate ou pétalolde.
Tels sonfles caractères les plus saillants qui distinguent les plantes monocotylédones et en forment un groupe si distinct. Doit-on, à l'exemple de quelques botanistes modernes, réunir à ce groupe quelques familles déplantés cryptogames, telles que les Fougères, les Lycopodiacées, les Marsiléacées et les Équisétacées ? Cela ne parait pas probable; car ces végétaux n’ont réellement pas d'organes sexuels, et par conséquent pas de graines et pas d'etnbryon. Ils se reproduisent au moyen d'organes particuliers, analogues dans leur nature aux bulbilles ou bourgeons libres. El de ce que ces corpuscules reproducteurs en se développant ont quelque ressemblance avec la germination de l'embryon , il n’est pas rigoureusement nécessaire de les considérer comme entièrement semblables. Or, daus l’étal actuel de la science, les familles précédemment nommées doivent encore être classées parmi les plan tes acotylédones ou cryptogames.
L'étude des familles de plantes monocotylédones présente beaucoup de difficultés, soit à cause de la délicatesse de leurs parties, soit parce qu'elles se conservent moins facilement dans les herbiers. Aussi cette grande division du règne végétal est-elle celle où le nombre et les limites des familles sont le moins bien déterminés. Voici la liste des familles qui ont été proposées dans cette grande division; toutefois on ne regarde pas comme définitivement établies toutes les familles qui vont être citées. Pour de plus grands détails, on doit consulter chacun des articles particuliers à ces familles.
/i lamine» hypogynes.
M OROBY roc Y NIE.
Fluviales, Juss.; Aroïdées, Juss.; Cyclanthées, Potteau; Balanophorées, Rich.; Saururées, Rich.; Typhi* nées, Juss.; Pandauées, R. Br.; Graminées, Juss.: Cypéracées, Juss.
Étamines perigynes.
Moxopêrigtxib.
Restiacées, R. Br.; Joncées, R. Dr.; Alismacées, Rich. ; Cahoinbées, Rich.; Nyinphéacées , Rich.; Nélumbiacées, /?ic/<.,*Commélinées, Venl.; Juncaginées, Rich.; Bulomées, Rich.; Podoslémées, R. Dr.; Colchicées, Juss.; Poulédériées, Kunth; Liliacées, Juss.; Broméliacées , Juss. ; Palmiers , Juss. ; Asparaginées, Juss.; Uémérocallidécs, R. Dr.; ilypoxidées, R. Dr.; îNarcissécs, Juss.; Iridécs, Juss.; liœmodoracées , R. Dr.
MON
Ur2
È lamines èpigynea.
MONOtPIGTXIR.
Dioscorées, R. ISr.; Musacées, Ju$s.; Ainoinées, Rich.; Orchidée», Juta.; Ifydrocliaridées, Juss.
MONOCRANIE. Monocrania. us*. Coléoptère» pco- (amèrcs; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Scarahéides, institué par Delaporte qui lui assigne pour caractères : antennes courtes, composées de neuf articles, dont le premier conique, le second globuleux, les suivants presque égaux entre eux et les trois derniers formant la massue; palpes maxillaires assez longues, terminées par un article ovalaire, les labiales très-courtes; chaperon sans prolongements ni dents à ses angles antérieurs; tarses filiformes, à crochets égaux, fortement bifides.
Moîiocraîsib a elytres LC ri dls. Monocrania luriilipennit, Lap. Son corps est noir; sa tète et son corselet sont couverts de points serrés; scs élytres sont d'un jaune sale ; son abdomen est rougeâtre en dessous. Taille, sept lignes. Du Brésil.
MONOCRËI’IDIE. Monocrepidius. us*. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Serricornes, tribu des Elalérides, institué par Klug, et dont les caractères différentiels consistent dans des antennes en scie, dont le troisième article est un peu plus petit que les suivants; corps ovalaire-oblong; corselet convexe, plus long que large et plus court que l'abdomen. Quant aux autres caractères, ils sont conformes à ceux du genre Elater. Les espèces signalées par Klug ont reçu les noms spécifiques de cribralu$t abbreriatus et tut phuripet.
MONOCCLUS. crlst. V. Moxocle.
MONOCYST1DE. Monory sti*. bot. Genre de la famille des Scytaminée8, établi par le professeur Lindley, qui lui assigne pour caractères : calice tubuleux, resserré au sommet, avec le limbe très-court, trilobé et réfléchi; tube de la corolle court, son limbe a ses divisions extérieures égales, linéaires, dressées et étalées, avec l'extrémité renflée en une sorte de capuche; les divisions intérieures sont latérales, très-petites et denliculiformes; labelle grand, suborbiculé, compliqué, échancré au sommet, crispé sur ses bords; filament linéaire, prolongé au delà de l'anlhèrequiesl dressée et dont les loges sont convergentes en arc; ovaire infère, spongieux, à une seule loge renfermaut un seul ovule dressé dès la base; style filiforme, s'élevant entre les loges de l'anthère; stigmate trigone, charnu, en capuchon.
Movocystioe a*orial. MuHOcyslis abnormis, l/eltenia abnormis, Lindl. Plante herbacée, cautescente, à feuilles ovales-lancéolées, acuininées; ligule bilobée; grappe simple, courte et terminale. De la Chine.
MONODACTYLE, pois. V. Acaxtiiopode.
MONODACTYLUS. moll. Les Slrombesdonl l’aile se termine en arrière par une pointe ou un canal plus ou moins long, comme le Slroinhe Aile-d’Ange. l'Oreille de Diane, etc., ont servi à Klein {Non. Melhod. Otlrac., p. 08, pl. G, n° 100) pour établir ce genre qui ne peut être aujourd'hui considéré que comme une sous division des Slrombes. E. ce mol.
MONODELPHES. bah. (Blainville.) F. Marsupiaux.
MONODESME. Monodcsmus. ms. Coléoptères télra-
mt res; genre de la famille des Longicornes, tribu des Pi ioniens, établi par Dejean pour un insecte apporté de Pile de Cuba.
MONODON. vas. V. Narval.
MOXODONTA. bot. Le genre établi sous ce nom, par le professeur De Candolle, dans la famille des Synantbérées, est le même que le genre Obeliscaria de 11. Cassini. /'. ce mol.
MONODONTE. Monodonta. xoll. Ce genre créé par Lamarrk, est un des plus artificiels qu’ait proposé le savant auteur des Animaux sans vertèbres; il l'a démembré des Turbos et des Troques, et U a pris dans ces deux genres de Linné, toutes les espèces dont le bord gauche est séparé du bord droit par une et quelquefois par plusieurs éminences ou dents columellaires. Ce , genre est d’autant plus artificiel que l'on a reconnu, depuis sa création, que les animaux ne différaient en rien de ceux des Turbos ou des Troques. Cet unique caractère d'une ou plusieurs dents columellaires ne peut servir, en en joignant d’autres tirés de la forme, qu'à établir dans les genres Turbo, Monodonte et Trochus réunis, différents groupes que l’on peut arranger de manière à arriver insensiblement de la forme des Turbos à celle des Troques, par tous les intermédiaires. y. Turbo et Troqur.
MONODONT1ER. moll. Nom donné par Lamarck, dans le Système des Animaux sans vertèbres, 1801, à l'animal des Monodonles. y. ce mol ainsi que Turbo et Troque.
MONODORE. Monodora. bot. Ce genre, de la famille des Anonacées, a été établi par Dunal, aux dépens du genre Anora, pour une espèce qui paraissait n’y avoir été placée que provisoirement et faute de moyens de la pouvoir mieux étudier. Duual, ayant recueilli, pour sa monographie du genre Anora , des matériaux suffisants pour assigner à chaque espèce des caractères bien tranchés, n'a |»oint hésité à en exclure celle dont il a fait le type du genre nouveau, qu’il a nommé Monodora, de pwi, seul et caiea, don; faisant allusion sans doute, à ce que chaque Ueur, dans celle piaule, n'est douée que d’un fruit solitaire et non de plusieurs soudés ou libres, caractère qui concourt, avec celui tiré de la structure particulière de ce même fruit, à éloigner les Monodorcs des Anorcs, des Asiraines, etc.
Tout porte à croire que plusieurs espèces devront être placées dans le nouveau cadre formé par Dunal; néanmoins comme l’on n’a encore de données positives que sur l'existence du Monodora myristica, on doit jusqu'ici considérer celte plante comme constituant à elle seule le genre. Les principaux caractères génériques sont : calice à trois parties; pétales au nombre de six, disposés sur deux rangs : les extérieurs ohlongs, lancéolés, très-ondulés; les intérieurs ovales, plus épais et plus courts que les extérieurs; anthères nombreuses, presque sessiles, ramassées autour de l'ovaire cl plus petites de moitié que celui-ci ; ovaire uuique, ovale, rétréci au sommet, glabre cl couronné par un stigmate sessile; baie simple, presque globuleuse, glabre , uniloculaire, renfermant un grand nombre de graines ovales-oblongucs, placées sans ordre apparent dans la substance pulpeuse qui occupe l'intérieur du fruit.
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MON
Morodobe paix- Muscadier. Monodora MyrUtica, Duna!; Monog. a non. 80; DeCtnd.,5^*f.rege/. 1,477. Id. Prodr. Syst. nat. I, 87; Sprcng., Syst. ceget. 2, 004; Ilook., in Pot. May., 3059. A noua myristica, Gærln.. De fr uct., 2. t. 125, f. 1. On n'a eu pendant longtemps que des descriptions et des figures fort inexactes de celle plante qui parait être extrêmement rare, et par conséquent peu connue. Enfin le docteur Baucroft s'est trouvé à même de la bien décrire, et d’après ce que l’on en trouve dans V florins Jamai cens/s, c'est un arbre d'une élévation ordinaire, dont les branches sont nombreuses, étalées et garnies, surtout vers l'extrémité, de feuilles distiques, alternes, oblongues, quelquefois salaires et même un peu cordiformes 5 leur base, entières, veinées, d’un vert brillant en dessus et un peu plus pâle en dessous, longues de quatre pouces ou un peu plus, larges de quinze à dix-huit lignes, et portées sur un pétiole court et sillonné supérieurement. Les pédoncules sont opposés aux feuilles, uniflores. arrondis, d'un blanc verdâtre, longs de quatre à sept pouces, ordinairement isolés sur les plus jeunes rameaux, quelquefois au nombre de deux, dont l'un à la base et l'autre au sommet. Il arrive aussi que les pédoncules sortent des rejetons latéraux des brandies, à distance de trois à huit pouces des feuilles terminales : ces rejetons ont vingt lignes de longueur et portent de trois à cinq feuilles. Les pédoncules ont, vers l'extrémité, une bractée réfléchie, presque cordiforine, aiguë, marquée de douze nervures, à bords ondulés et crépus, verte, nuancée de rouge. Les Heurs sont très-odorantes, blanches et variées de taches pourprées d'abord, mais jaunissant ensuite; le calice est monopbylle, à tube court, à limbe profondément divisé en trois sépales colorés et inégaux, ovalaires, aigus, â bords crispés et ondulés; celui qui est opposé à la bractée est plus court, plus étroit que les deux autres. La corolle est monopétale, deux fois plus grande que le calice, avec le tube court et réfléchi, le limbe divisé en six lobes disposés sur deux plans : les extérieurs ohlongs, ovalaires, ondulés sur leurs bords, assez semblables aux sépales pour la couleur, mais jaunes à leur base et variés de taches irrégulières et de raies obliques, interrompues et d'un brun rougeâtre; les intérieurs, de plus de moitié moins longs, sont cordiformes, convexes, d'un blanc jaunâtre en dehors, d’un jaune pâle et bariolés de tâches cramoisies en dedans. Les étamines sont fort nombreuses, serrées, dispersées sur le réceptacle; les filaments sont presque nuis et les anthères sphérotdales, biloculaires, s'ouvrant de chaque côté; le pollen est globuleux, jaunâtre et translucide. L’ovaire est rond, d’un blanc jaunâtre, surmonté d'un stigmate sessile. Le fruit consiste en une baie simple, presque globuleuse, de la grosseur d’une forte orange, glabre, monocellulaire. Les graines y soûl placées sans ordre; l’albumen, dur et charnu, conserve la forme ovalaire-oblongue et un peu angulaire des graines dont la couleur est le brun ferrugineux. Les cotylédons sont foliacés, cordalo-lancéolés; la radicule est arrondie. Cet arbre appartient â l’Amérique méridionale.
MONODYNAME. Monodynamus. bot. Genre de la
famille des Rulacées, Pentandrie Monogynie, L., institué par Pohl. pour un petit arbuste à feuilles alternes, simples, oblongues, coriaces, presque sessiles; à fleurs petites, terminales, réunies en corymbes, d’un vert blanchâtre, et qu'il a figuré pl. 144 de ses Icon. et Descr. Pl. Drasil ., sous le nom de Monodynamus humilis. Pohl assigne pour caractères au genre nouveau : un calice infère, divisé en cinq parties lancéolées; une corolle à cinq pétales linéaires -lancéolés, roulés, striés; une étamine fertile, beaucoup plus longue que les quatre autres qui sont stériles; un péricarpe ou coque arrondi, uniloculaire, monosperme, terminé par un rudiment de style.
MONOD YN AMIS. BOT.Gmelin (Syst. regel., 1, p. 10) nommait ainsi, d’après Willdenow, un genre qui a reçu de Schreber le nom d 'Usteria. Quoique celte dernière dénomination soit venue plus lard, elle n'en a pas moins été universellement adoptée, r . (JstEbie.
MONŒCIE. Monœcia. bot. Vingt cl unième classe du Système sexuel de Linné, renfermant tous les végétaux phanérogames à fleurs unisexuées, portées sur un même individu. Linné a divisé cette classe en onze ordres, savoir : 1° Monœcie Monandrie; 2° Monœcie Diandn'e; 3® Monœcie Triandrie; A“ Monœcie Tètrandrie; 5° Monœcie Penta ndrie; 0° Monœcie J/exandrie; 7° Monœcie f/eptandric ; $•> Monœcie Polyandrie; 9® Monœcie Monadelphie; 10® Monœcie Syngètiésie; 11® Monœcie Gynandrie, r. Système sexiel.
MONOÉPIGYN1E. bot. Ordre ou classe de la méthode de Jussieu, qui renferme les plantes monocolylédones 5 étamines épigynes.
MONCEQGE. Monœca. us. Hyménoptères; genre de la famille des Mellifêrcs, tribu des Apiaires, institué par Lepelletier et Serville qui lui ont assigné pour caractères : antennes filiformes, brisées, composées de douze articles dans les femelles cl de treize dans les mâles; mandibules étroites, pointues et bidenlées; mâchoires recourbées conjointement avec la lèvre; tête de grandeur moyenne; trois ocelles disposés en ligne transversale sur le haut du front; corps assez gros et velu; corselet convexe; ailes supérieures ayant une cellule radiale, aigue à sa base, se rétrécissant depuis son milieu jusqu'à celte base, ayant son extrémité écartée de la côte, et portant un appendice; quatre cellules cubitales ; la première plus grande que la seconde, celle-ci un peu rétrécie vers la radiale, recevant la première nervure récurrente; la troisième de la grandeur de la première, rétrécie vers la radiale, recevant la deuxième nervure récurrente; la quatrième atteignant le bout de l’aile ; trois cellules discotdales; abdomen composé de cinq segments, outre l'anus dans les femelles, en ayant un de plus dans les mâles ; pattes de longueur moyenne; jambes postérieures des femelles dépourvues de palette, mais portant une brosse sur leur face extérieure ainsi que sur celle du premier article des tarses, terminées par deux épines dont l’intérieure est visiblement dentée en scie, l'extérieure l’étant à peine; dernier article des tarses muni de deux crochets bifides. Ou ne conuail encore qu’une seule espèce de ce genre.
Moroeque brIsilierre. Monœca brusiliensis. Elle
il 0 N
est noire, velue; tes jambes postérieures sont d'un brun de poix, avec leurs tarses leslacés et velus; les ailes sont brunâtres, avec les nervures noires et lin point marginal testacé, aux supérieures. Taille, six lignes.
MONOGAMIE- Monugatnia. bot. L'un des ordres de la dix-neuvième classe du Système sexuel de Linné ou de la Syngénésie , contenant les plantes syngénèses dont les fleurs sont distinctes les unes des autres et munies chacune d’un calice propre, F. Système sexuel.
MONOGÈNE. bot. Lesliboudois a proposé celle épithète pour les plantes monocolylédones, parce qu'elles n'ont qu'une seule surface d'accroissement, qui est centrale.
MONOGÉNIQUE, lia. On dit d'une roche qu'elle est Monogénique, quand les parties qui la composent et le ciment qui les réunit sont de même nature.
MONOGRAMMA. bot. (Fougères.) Ce genre, d'abord établi par Scbkuhr, a été étudié avec plus de soin par Desvaux (Journal de Botanique, 1813, t. nr, p. 31). La plante qui lui sert de type, avait d'abord été indiquée par Poiret, d'après Commerson, sous le nom de Pleris graminea. Commerson, dans ses manuscrits, lui avait donné le nom de Pteris monogramma. Ce nom spécifique a été adopté depuis parSchkuhrel Desvaux comme nom de genre; enfin le Ccenopteris graminea de Schkuhr et le Grammitis pumila de Swartz sont encore la même plante : cette plante, ainsi transportée de genre en genre, offre les caractères distinctifs suivants : les capsules sont réunies en un seul groupe linéaire, le long de la nervure moyenne de la feuille qu'elles couvrent entièrement; deux téguments épais, naissant de chaque côté de la fronde, se touchent vers la ligne médiane et s'ouvrent de dedans en dehors. Le genre dont le Monogramma parait se rapprocher le plus est le Fittaria ; la forme des frondes et la texture des téguments sont les mêmes; mais les groupes de capsules, au lieu d'être marginaux, sont réduits à un seul sur la ligne médiaue. Desvaux a décrit trois espèces de ce genre : le Monogramma l incari folia , espèce nouvelle de la Guiane; le Monogramma graminea, Scbkuhr, de l’ile Maurice, et le Monogramma fur cata, Grammitis grominoides, Swartz, Syn. Fi lie., qui habile la Jamaïque. Toutes ccs espèces ont la fronde simple ou seulement légèrement divisée au sommet.
MONOGRAPHIS. bot. Du Pelil-Thouars (Hisl. des Orchidées des lies d'Afrique) donne ce nom à l'une des plantes de son genre Graphorchis. Celle plante, selon la nomenclature universellement admise, doit être nommée Limodorum concolor. Elle croit à l'ile de Mascareigne.
MONOGYME. bot. Nom du premier ordre des treize premières classes du Système sexuel de Linné, caractérisé par l'unité de pistil ou de stigmate. F. Système sexuel.
MONOGYIUA. bot. Le genre de la famille des Synanthérées, établi sous ce nom par le professeur De Candolle, ne diffère point de celui précédemment nommé Neja, par D. Don.
MONOHYPOGYNIE. bot. Ordre ou classe présentant les plantes monocolylédones à étamines hypogynes.
MONOÏQUES, bot. On appelle ainsi les végétaux
qui ont les fleurs unisexuées, mais réunies sur un seul individu; tels sont : le Noyer, les Pins, le Blé de Turquie, etc.
MONOLÉPIDE. Monolepis. causr. Genre de Tordre des Décapodes, famille des Macroures, établi par Say, avec les caractères suivants : antennes extérieures formées de onze articles dont les trois premiers, qui composent le pédoncule, sont les plus gros; rostre court, échancré en arrière; yeux très-volumineux; carapace raccourcie, convexe, assez lisse, oblongue; abdomen formé de six articles, replié en dessous, et appliqué contre un sillon du plastron ; premier article de la division interne des pieds-mâchoires extérieurs dilaté intérieurement; les deux pieds antérieurs en pinces, les autres médiocrement grands, et les deux derniers trèspetits. repliés en dessus des deux angles postérieurs du têt, et terminés par des soies; têt plissé entre les yeux; dernier nu sixième anneau de la queue aussi large que le précédent, arrondi au bout, et couvrant de chaque côté une seule petite pièce ovale, membraneuse, ciliée de longs poils sur les bords, et qui est supportée par un pédoncule très-court, annexé au segment précédent. Ce genre, intermédiaire aux Porcellanes et aux Mégalopes, se compose de très-petits Crustacés qui n’ont guère au delà de trois lignes de longueur.
MoiolCpibe iiirik. Monolepis t'hennis, Say. Sa carapace est d’un vert olivâtre, avec des tache* plus obscures; derrière chaque œil est un gros tubercule; ses tarses sont sans épines. Des côtes du Maryland.
Moxoléfide a tarses EeiXEOX. Monolepis spinitarsis, Say. Le tubercule des yeux est fort petit, et les tarses sont épineux. De la Caroline du Sud.
MONOLÉPIDE. Monolepis. bot. Genre de la famille des Cbénopodécs, institué par Sclirader (Ind. Sent, /fort. Coelting , 1830) avec les caractères suivants: fleurs polygames, dont le calice est pourvu de trois brac lées; périgone à cinq divisions squammiformes ; cinq étamines insérées sur le réceptacle; ovaire terminé par deux styles, devenant une graine encaissée latéralement et un peu en spirale. Ce genre diffère si peu de VA nabasis de Linné qu'il lui sera vraisemblablement réuni.
MONOLOPIIE. Monolophus. bot. Genre de la famille des Scylaminées, établi par Wallich, pour une plante de l'Inde, qu'il avait placée d'abord dans le genre Kœmpferia, et qu'il caractérise ainsi qu'il suit : calice tubuleux, divisé d'un coté; tube de la corolle allongé et filiforme; les découpures extérieures du limbe sont étroites et égales, les latérales dressées, la posléricure inclinée; les découpures intérieures sont étalées, et celles des côtés sont plus larges que la postérieure; labelle bifide; filament linéaire et aplati, prolongé audessus de l'anthère qu’il recouvre en partie, en sc recourbant; celle-ci est mutique, obtuse, en forme de languette et non divisée; ovaire infère et à trois loges; style filiforme; stigmate infundibulaire. Le fruit est capsulaire.
Mobolopbb tLtoAXT. Monolophus clegans; Kœmpferia élégant, Wall., PI. As. rur., 1 , 2-1 et 27. C'est une plante herbacée et caulescenle, à racines simples et fibreuses; les feuilles sont oblongue*. pétiolécs; les fleurs sont rassemblées en un épi terminal, enveloppé
MON
MON
à sa base dans une spathe nervurée. On la trouve dans l’Inde.
MONOLOPIE. Monolopia bot. Genre de la famille des Synanthérées. tribu de9 Sénécionides. institué par le professeur De Candolle qui lui assigne pour caractères : capitule mulliflore, hétérogame; Heurs des rayons Femelles, ligulées, quelquefois subbilabiées; celles du disque tubuleuses, hermaphrodites, stériles ou mâles, avec leur tube mince et hispidule, l’orifice dilaté; iiivolucre formé de huit ou dix squammes unisériées, concrètes au milieu; réceptacle convexe ou subconique, dépourvu de paillettes; anthères sans queue, styles du rayon rameux, surmontés d’un cône court; akènes chauves, glabres; ceux du rayon un peu comprimés, presque Irigones, ceux du disque très-comprimés. Les Monolopies sont des plantes herbacées, annuelles, propres à la Californie ; elles sont dressées et entièrement couvertes d’une pubescence blanchâtre; leurs feuilles sont alternes, oblongo-linéaires, entières ou faiblement dentées ou lobulées; les capitules, toujours placés au sommet des tiges et des rameaux, n’ont point de bractées.
Morolopie rajeuri. Monolopia major, De Cand. Ses feuilles sont ligulées, obtuses ou â peine sousdeutelëes; les languettes sont trois fois plus courtes que l’involucre. L’autre espère, Monolopia minor , ne semble différer que par la longueur des languettes, qui dépasse un peu celle de l’involucre.
MONOME. Monoma. ms. Coléoptères héléromères; genre de la familledes Ténébrioniles, institué parKIug, pour quelques espèces nouvelles rapportées de Madagascar, de l’Amérique du Sud et des Antilles. Ce genre, voisin des Ëpitrages et des Amarigmes. a été créé aux dépens de quelques Trilomes de Fabricius; ce qui le distingue particulièrement, ce sont les yeux larges qui sont placés sur la télé, très-près l’un de l'autre; les antennes peuvent se loger dans un sillon demi-circulaire, situé à la partie inférieure de la première moitié du cou: le premier article est grand et allongé, les trois derniers forment une massue un peu déprimée. L'espèce signalée par Klug, comme type du genre, est le Monoma inoratum, de Madagascar.
MONOMÈRES. Monomera. ms. Latreille avait formé sous ce nom une dernière section de l’ordre des Coléoptères, d’après l’observation qu’avait faite Leclercq de Laval, que les tarses du Det'tneale» atomariua de Degeer n’étaient composés que d’un seul article. Celle classe avait été adoptée par Fischer, dans son Entomographie de la Russie, et il avait formé avec cet insecte un nouveau genre sous le nom d eClambus. Mais Gyllenhall ( Ins. suce. IV, p. 292) a réuni le genre nouveau au genre Scaphiüium, et dès lors la sectionnes Monolrèmes a disparu.
MONO.MÉRIE. Monomeria. bot. Genre delà famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, L., institué par le professeur Lindley (Orchid., Cl) pour une plante du Népaul qui lui a offert les caractères suivants : folioles extérieures du périgoneou sépales ringenles, les latérales s’élevant au-dessus de l'intermédiaire , soudées entre elles par la base et adhérentes au pied du gynostème, garnies intérieurement de poils; point de
folioles internes ou pétales; labelle articulé avec la base du gynostème. penché, ovale, trilobé, avec le disque formé de quatre lamelles parallèles, falciformes et bidenlées au sommet; gynostème longuement prolongé â sa base, demi cylindrique, avec deux petites cornes à l’extrémité; anthère uniloculaire et crêtée; quatre masses polliniques pointues entre elles de manière à paraître n’en faire qu'une. La seule espèce connue jusqu’ici est uue plante herbacée, à rhizome épais, rampant, donnant naissance à un pseudobulbe d'où part une feuille coriace, étroite et de médiocre longueur; les fleurs sont réunies en grappe presque sessile sur le collet.
MONOMYAIRES. corcb. Lamarck a divisé les Conchifères en deux grands ordres, les Dimyaires et les Moriomyaires. Cette division est fondée sur le nombre des impressions musculaires que l'on observe dans l’intérieur des valves, et qui indiquent si l'animal qui les habitait avait un ou deux muscles adducteurs, y. Concm itérés et Mollusques.
MONOMYCES. bot. (Battara.) Synonyme d'Agaric. y. ce mol.
MONONYCE. Mononyx. ms. Hémiptères; genre de la famille des Hydrocorises, tribu des Galgulitcs, institué par Delaporte, aux dépens desNaucores de Fabricius. Ses caractères sont : antennes courtes, insérées sous les yeux, composées de trois articles dont les deux premiers égaux, et le dernier grand et ovoïde ; rostre plus court que la télé; tarses antérieurs à peine visibles; jambes terminées par un crochet épais et fort.
Muroryce ravisseur. Mononyx raptoria , Delap.; \aucoria raptoria, Fab. Il est brun, bordé de noirâtre; sa tète et son corselet diffèrent de largeur et de nuance; les yeux sont un peu proéminents, les cuisses antérieures sont triangulaires. On le trouve dans les eaux douces de l’Amérique méridionale.
MONONYCHE. Mononychu». ms. Coléoptères lélramères ; genre de la famille des Rbynchophores, institué par Gerraar, pour un insecte trouvé en Portugal , par le comte Uoffinansegg. Voici les caractères qui ont été assignés à ce genre : rostre grêle, arqué, rétréci à l’extrémité, courbé de la base jusque vers le milieu; antennes courtes avec la tige composée de sept articles mnnoliformes; yeux ronds et distants; corselet canaliculé en dessous, corps ovale, un peu déprimé; écusson presque imperceptible; élytresplus courtes que l'abdomen, recouvrant les ailes; pieds courts; jambes éperonnées sur la face externe près du tarse ; celui-ci large et armé d'un ongle solide.
Mororyche deux Sauce. Mononychu» salciw, Hoff. Les antennes sont rousses, avec la massue noire; le rostre est un peu plus long que le corselet; la télé a dans sa partie antérieure des impressions assez profondes; le corselet est convexe, transverse, alterne dans sa partie antérieure, obtus et arrondi postérieurement; les élytres sont un peu plus larges que le corselet, recouvertes comme lui et toutes les autres parties, d’écailles plus ou moins larges, et d’un jaune olivâtre. Taille, quatre lignes environ.
MO.NOPÉRIANTHÊ. bot. Qualification d’un végétal qui n’a qu’une seule enveloppe floréale.
M0N0PÊR1GYN1E. bot. Ordre ou classe qui renferme les végétaux monocotylédonés, à étamines périgynes. y. Moxocotylédoxs.
MONOPÉTALE, bot. Ce terme s’applique soit à la corolle lorsqu’elle est d'une seule pièce, et dans ce cas on dit corolle monopétale; soit aux plantes qui ont une corolle monopélaie. C’est dans ce dernier sens que les végétaux dicotylédonés ont été divisés en trois grandes sections , les Apétales , les Monopétales et les Polypélales. V. Corolle.
MONOPUANE. «ix. Breilhaupl a ainsi nommé une substance minérale blanche, en petits cristaux qui indiquent un prisme rhomboldal oblique, rayant la chaux phosphatée, d’une pesanteur spécifique représentée par 3,15, fusible au chalumeau, et qu’il a observée sur des druses de quartz.
MONOPHLÉBE. Afonophlebus. iss. Genre de l’ordre des Hémiptères, section des Uomoptères, famille des Gallinsecles, établi par Latreille ( Familles naturelles du Règne Animal) et dont il ne donne pas les caractères; il dit seulement qu’il difFèredes Dorthésics et des Cochenilles, parce que les antennes sont moniliformes cl composées d’environ vingt deux articles.
MONOPIIORE. Monophora. xoll. Quoy et Gaymard, dans le voyage de l'Uranie, ont nommé Monophorcun genre très-voisin des Salpa et qui parait n’avoir, comme son nom l’indique, qu’une seule ouverture vers l’extrémité la plus grosse. Comme ces deux naturalistes n'ont pu conserver que des dessins de ce genre, il serait possible, ainsi que le croit Blainville, et par analogie, que la seconde ouverture , qui est quelquefois très-petite dans quelques Biphores, ait échappé à leurs recherches assidues. On doit rester dans le doute jusqu'au moment où on aura fait de nouvelles observations. Pour se convaincre du rapport qui existe entre ces genres, il suffira de voir les fig. 4 et 5 de la pl. 17 de t'AUas du Voyage de l'Uranie.
MONOPHYLI.E. Monophyllu». «a*. Genre de Carnassiers de la famille des Chéiroptères, établi par Leach qui lui assigne pour caractères : quatre incisives supérieures inégales, dont les deux du milieu plus longues que les latérales et bifides; point d'inférieures; deux canines à chaque mâchoire; cinq molaires supérieures et six inférieures de chaque côté; une seule feuille droite sur le nez; queue courte.
Moxomtllr de Reoxxxx. Monophyllu* Rcdmanni, Leach. Il est brun en dessus, gris en dessous; scs oreilles sont arrondies; la feuille. qui est aigue, est couverte de petits poils blanchâtres; ses membranes sont brunes. De la Jamaïque.
MONOPQYLLE. bot. Ce mot est employé pour désigner tout organe foliacé, qui n’est pas divisé jusqu’à sa base. Ainsi, un calice est dit Monophyllc lorsqu'il n’offre pas plusieurs folioles distinctes. Ce terme entraîne souvent dans de Causses idées sur la structure des organes. Qu'un organe, par exemple, soit formé par l'assemblage de plusieurs folioles légèrement soudées dans la partie inférieure, on le dira Monophyllc, et le lecteur croira qu’il s'agit d'une seule pièce diversement découpée. Aussi la plupart des botanistes modernes préfèrent-ils se servir d’une périphrase qui exprime l’état exact de
l’organe, que d’employer un adjectif aussi impropre que Monophyllc.
MONOPHYLLÉE. Monophyllœa . bot. Genre de la famille des Cyrlandrécs. institué par Robert Brown dans sa monographie de cette famille (An. Sc. nat., mars 1840, p. 1G8), avec les caractères suivants : calice à cinq divisions ovales; estivation imbriquée; corolle bilahiée : lèvre supérieure bilobéc, l'inférieure à trois lobes; quatre étamines; loges des anthères divergentes; base de l'ovaire occupant la moitié du disque; stigmate indivise; capsule semi biloculairc, couverte par le calice persistant et s'ouvrant par une déchirure.
Moxofhyllee de Horst ield. Monophyllœa l/orsficldîi, Rob. Brown. C'est une plante herbacée, glabre, ne présentant qu’une seule feuille très-simple, qui termine la tige; elle est sessile, à côtes et entière; de la base même de la feuille sort une grappe ou un corynihc formé de plusieurs rangées de fleurs. Celte plante se trouve à Sumatra.
MONOPIIYLLUM. bot. Nom que Lobe!, Gesner et d’autres anciens botanistes donnaient au Concallaria bifolia, L., dont on a fait le genre Maianthemum, et qui quelquefois n’a qu'une seule feuille, y. Mai axtbEbe.
MONOPIRE. Monopira . pulyf. Raffinesque propose sous ce nom, un genre formé dedeux Polypiersdcs mers de Sicile qu'il dit avoir le corps simple et la bouche unique. L’un est \e Monopira recurvata, et l'autre le g lob u Iota.
MONOPLEUROBR ANCHES. Monoplcurobranchiata .
■oll. Ce mot qui signifie animal portant une seule branchie sur le côté, a été employé par blainville dans son Trailéde Malacologie, pour son troisième ordre des Mollusques, qu'il caractérise de la manière suivante : organes de la respiration branchiaux, situés au côté droit du corps et mis à couvert plus ou moins complètement par une partie du manteau operculiforme, dans laquelle se développe souvent une coquille plane plus ou moins involvée, à ouverture très-grande et constamment entière; tentacules nuis, rudimentaires ou auriculiformes. Blainville partage son ordre des Monoplcurobranchesen quatre familles; la première; sous le nom de Suhaplysiens {F. ce mot), renferme les genres Berthelle, Pleurobrnncheet Pleurobranchidic. La deuxième famille, les Aplysiens, contient les genres Aplysie, Dolabelle, Bursatelle, Notarche et Elysie. La troisième, les Patclloïdcs, comprend les trois genres Ombrelle. Siphonaire cl Tylodine. La quatrième enfin, sous le nom d’Acèrc, renferme les genres Bulle, Belléroplie, Bullée, Lobaire, Sormet, Gastéroplère et Allas.
MONOPOGON. bot. Le genre institué sous ce nom par Près! ( Heliq . Hacnk. i, 555, t. 44), dans la famille des Graminées, ne diffère pas du genre 'J'riatachya de Nees. y. Tristac.hye.
NONOPSIDE. Monopsis. bot. Genre de la famille des Lobéliacées, institué par G. Don, aux dépens du grand genre Lobclia de Linné, avec les caractères suivants : tube du calice oheonique ou hémisphérique ; corolle campanulée ou infundibuliforme, régulièrement divisée dans sa longueur en cinq lobes égaux et arrondis; cinq étamines à peine réunies à leur base, barbues an sommet; deux stigmates. Les Monopsides sont des plan-
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les herbacées, annuelles, dont les Heurs sont bleues ou violettes. Toutes celles connues sont originaires du cap de Bonne-Espérance.
Moxofside débile. Monopsi a débit is, Presl; f.obelia débit is, Lin. Sa lige se divise en rameaux diffus et anguleux ; ses feuilles sont linéaires, étroites, rarlilagineo-denlées; ses pédicelles sont axillaires, dressés, trois ou quatre fois plus longs que les feuilles; le tube du calice est oheonique. allongé; les divisions de son limbe sont subégales, linéaires, dressées; celles de la corolle qui est infundibulaire sont un peu plus longues.
MONOPTÈRE. bot. On qualifie ainsi la graine pourvue d’une seule aile.
MONOPTÈRE. Monoptcrus. pois. D’après une description laissée par Commerson, Lacépèdc a établi, sous ce nom. un genre de Poissons qui rentre dans la famille des Péroptères de Duméril, et que l’on peut reconnaître aux caractères suivants : toutes les nageoires. excepté la caudale, milles; ouvertures des narines placées entre les yeux. On distinguera facilement les Monoplèrcs des Aptérichlhes, qui n'ont aucune nageoire; desOphisures, des Notoplères, des Gymnonoles, des Trichiures et des Leplocéphales, qui sont privés de nageoire caudale; des Régalées, qui ne manquent que des catopes et de la nageoire anale.
MonoptEre javanais Monoptcrus jatanicus, Lacép. Corps plus long que la queue, et dépourvu d’écailles facilement visibles. Nageoire caudale pointue et trèsdéliée; ouverture de la bouche grande; dents courtes et serrées; dos d’un brun livide et noirâtre; ventre couleur de fer. sans taches; côtés gris, avec des bandes transversales ferrugineuses. Ce Poisson, qui parvient à la taille d'environ deux pieds, et au poids de deux livres et demie environ, est excellent à manger. On le trouve dans le détroit de la Sonde, auprès des côtes de Pile de Java, où il a été observé par Coinmerson, au vaisseau duquel les naturels du pays rapportaient chaque jour en abondance.
MONOPTERHIN. Monopterhinus. pois. Blainviile établit sousce nom. un sous-genre de Squales. y. ce mot.
MON'ORCflIS. bot. Nom spécifique d’une Orchidée d’Europe ( Ophry $ Monorchi», L.), qui est devenue le type d’un genre nouveau, nommé Henninium par R. Brown, y. Uerminion.
MONORCH1TE. foss. y. Pri apolite.
MONOSÉPALE, bot. On désigne, par cet adjectif, le calice lorsqu'il est d'une seule pièce, ou pour parler plus exactement lorsqu’il est composé de plusieurs pièces soudées, en tout ou en partie.
MONOSIDE^ Monosis. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Yeruoniacées, établi par le professeur De conduite qui lui assigne pour caractères : capitules uuitlores ; involticres nhlongs, formés de squammes imbriquées, obtuses, beaucoup plus courtes que la fleur; corolle tubuleuse, quinquéfide; anthères muliques à la base; stigmates longuement exserles; akène glabreet cylindriuscule;aigrellecomposée de deux ou (rois rangs de” soies rigidules, scabres, égales en longueur mais point en épaisseur. Les Monosides ont beaucoup de rapport avec les Abberlinies, mais leurs capitules sont distincts, avec les Sbavies,
mais l’aigrette est épaisse à la base, non pubescente, et elles ont le plus souvent l'ovaire glabre. En général ce sont des sous-arbrisseaux à feuilles alternes, courtement péliolées, obovato-cunéifurmes, faiblement aigues, à peine subdenlées, glabres en dessus, lomenteuses en dessous, comme sont les pétioles et les jeunes rameaux; à paniculcs nues, à capitules plus ou moins nombreux, groupés au sommet des rameaux en une sorte d'ombelle subsessile et serrée. Le nom dérivé du mot grec povustt, solitude, exprime que la fleur est unique dans son involucre. Des quatre espèces connues l’une, qui forme la première division du genre, appartient à l'Inde, les trois autres sont du Mexique.
Mon os IDE de Wicbt. Monosis If'iyhtiana, DeCand.; Conyza If’iyhtiana, Wallich. La tige et les rameaux sont cylindriques et tomenleux; les feuilles sont péliolées, obovales et penninervées; on la trouve aux monts Néelgcrry.
NONOSPERMALTflÆA. bot. ( Isnard.) Synonyme de lyaltheria. y. ce mot.
MONOSPERME. Monospermus. bot. Fruit qui ne renferme qu'une seule graine.
MONOSTICUA. bot. y. Spu.iibie.
MONOSTOME. Monostoma. int. Genre de l’ordre des Trémalodes, ayant pour caractères : corps mou, aplati ou cylindroïde; pore antérieur solitaire. Les Monostomes ressemblent beaucoup aux Amphislomes par leurs formes et leur organisation; seulement ils n’ont qu’un suçoir ou pore qui est antérieur; il est même incertain si, parmi les Monoslomes, il n’y a point quelques espèces qui soient de véritables Amphislomes. mais dont on n’a pu distinguer le pore postérieur à cause de sa petitesse ou parce qu'il était fortement contracté. Comme tous les Trémalodes, ce sont des animaux mous , contractiles dans tous leurs points, couverts d’une peau mince renfermant un parenchyme parcouru par trois sortes de vaisseaux diversement disposés suivant les espèces. Les uns, destiués à la nutrition, ont une communication directe avec le pore antérieur : ils sont en général très-grêles, très-nombreux, et souvent anastomosés; ils ne sont pas toujours entièrement visibles; on n’aperçoit que leurs principales branches, à moins qu’ils ne soient remplis par des matières colorées. Les deux autres sortes de vaisseaux sont destinés à la génération; les uns, et ce sont les plus grands, renferment des ceufs à différents degrés de maturité ; ils sont plus ou moins repliés et tortueux, et en général colorés, ou plutôt ce sont les œufs qu’ils contiennent; les vaisseaux séminifères sont également repliés : les uns et les autres aboutissent probablement au cirrhe qui, dans les Monosloines, est I placé à peu de distance du pore, et rarement saillant; il ressemble à une petite papille diversement configurée. Le pore est conformé comme ceux des Distomes et des Amphislomes ; il est affermi par un anneau musculeux; sa forme varie suivant les espèces et lors des mouvements; dans quelques espèces, il est tout à fait terminal, et dans d'autres, quoique placé à l'extrémité antérieure, son ouverture est située en dessous; on dit alors qu'il est infère. Le corps des Monostomcs est souvent tout d’une venue ou sans aucunes marques parti-
culières ; il y a quelques espèces dont la tête est dislin* | guée du corps par un rétrécissement ou un renflement j qu’on désigne alors sous le nom de col. Les Monostomes ne parviennent qu'à de petites dimensions ; la plus j grande espèce connue, Monostoma filicolle, atteint { environ quatre pouces; ils sont hermaphrodites ou 1 peut-être androgynes; ils sont en général assez rares; on les trouve dans les intestins, les cavités abdominale et thoracique, et même entre les muscles des ani* maux vertébrés. Rudolphi les partage en deux sections : les Monostomes à pore infère ou hypostomes, et ceux dont le pore est terminal ; il y a en outre les espèces douteuses. Ce genre renferme environ vingt-cinq espèces connues. Eudes Deslongschamps n'a trouvé qu’un très-petit nombre d'espèces de Monostomes, parmi lesquelles il y en a une qui n’est point décrite dans les ouvrages de Rudolphi, et qui est fort remarquable par la forme de sa tête, semblable à un petit chapeau à trois cornes : il l'a trouvée dans les cæcums de l’HuItrier d'Europe (/ lœmatopu s ostralegus ), et lui a donné l'épithète spécifique de trigonocephalum, à cause de la forme de sa tête; il la caractérise ainsi : tête cachée et sublrigone, avant le pore mitoyen orbiculaire, inférieur, avec le corps égal et allongé.
MONOSTROITES.Ecbir. Nom donné parMercatià un Échinoderme fossile, qui doit probablement se rapporter à la variété fi du Clypeastre oviformis de Lamarck.
MONOSTYLE, bot. L'ovaire est Monoslyle quand il ne porte qu’un seul style.
MONOTAXI DE. Monoiaxis, bot. Genre de la famille des Euphorbiacées, institué par Ad. Brongniard, pour une plante observée dans la Nouvelle-Hollande par le capitaine d’Urville, commandant l'expédition de circumnavigation de l’Astrolabe. Caractères : fleurs monoïques, réunies en faisceau, au sommet des rameaux ; les mâles ont le calice divisé en quatre ou cinq parties, les sépales lancéolés, valvés avant la floraison ; quatre ou cinq pétales alternes, onguiculés, plus courts que les sépales, à trois lobes taillés en hallebarde, dont les deux inférieurs arqués; quatre ou cinq glandules opposées aux sépales, ohlongues, un peu en massue, plus épaisses au sommet, tronquées ou hidenlées; huit ou dix étamines disposées sur un seul rang, à filaments capillaires, de même longueur entre eux et avec les sépales, dilatés à leur base en une courte membrane infundibulaire, qui les réunit; anthères à lobes subglobuleux, déhiscentes par une fente demi circulaire; point de pistil ni même de vestige de cet organe. Les fleurs femelles difFèrent des mâles en ce qu'elles onf un ovaire sphérique, trilobé et lisse; trois stigmates bifides, scssiles et papilleux. Le fruit consiste en une capsule à trois coques bivalves, dont chacune renferme une semence lisse, ohlongue, marquée sur le côté supérieur d'une caroncule conique.
Morotaxidi a veuili es dk Liv. Monolaris Linifolia, Brongn. C'est une plante annuelle, herbacée, très-glabre, à tige grêle, dure, presque simple : les feuilles sont alternes, lancéolées, obtuses, quelquefois opposées et lernées; les fleurs sont petites et capitées.
Monotaxide a trois dents. Monotaxis triüenlata, Endl. Cette seconde espèce, dont les feuilles sont li-
neari-lancéolées et profondément tridentées au sommet, a été rapportée par Sieber des mêmes parages que la précédente.
MONOTHALAME. «ou. Expression synonyme de Co [ quille uniloculaire. V. Coquilles et Mollusques.
MONOTHÈLE. bot. Allman désigne ainsi les plantes dont la fleur renferme un ovaire simple.
MONOTHERA. bot. V . Monoceba.
MONOTHYROS. moll. L’un des anciens synonymes d’I'nivalves. Coquilles.
MONOTOME. Monoloma. lis». Coléoptères tétramères; genre de la famille des Xylophages, tribu desTrogossitaires, établi par Hcrbst, avec les caractères suivants : antennes en massue, plus courtes que la tête et le corselet réunis, composées de dix articles, dont les deux premiers plus forts que les sept suivants, qui sont égaux, le dernier le plus grand; épistome fortement avancé; labre très-court, arrondi, entier et caché; mandibules robustes; mâchoires membraneuses, garnies en dedans de cils assez forts; palpes maxillaires de quatre articles, les labiales de trois; menton fortement écliancré; languette très-longue, arrondie et ciliée au sommet; yeux petits, saillants et granuleux; corselet presque carré; élylres allongées, tronquées à l’extrémité, ne recouvrant pas entièrement l’abdomen; pattes moyennes; tarses de quatre articles, dont le dernier le plus long, terminé par deux crochets.
Monotobe a cou conique. Monoloma conicicollis, Dfj. Son corps est étroit, fort allongé, d’un brun ferrugineux et hispidule; sa tête est étroite, allongée, triangulaire, pointillée et chagrinée ; son corselet est rugoso-ponctué , conique, plus étroit dans sa partie antérieure, avec deux fossettes dans sa partie postérieure; les bords latéraux obliques crénelés, les angles 1 antérieurs sensiblement avancés et les postérieurs obliquement tronqués; élylres marquées de rangéesde points ' rugueux; pattes d'un testacé ferrugineux. Taille, une : ligne. On le trouve en Europe.
MONOTOQUE. Monoloca. Genre de la famille des Épacridées, établi aux dépens du grand genre Styphelia par R. Brown ( Prodrom . Flor. Noc.-Hollanü., 1, p. 547) qui l’a ainsi caractérisé : calice muni de deux bractées ; corolle infundibuliforme. dont le limbe et la gorge sont imberbes; disque hypogyne, cyalhi forme, lobé; ovaire monosperme; drupe bacciforme. Ce genre sc compose d’arbrisseaux ou d’arhusles indigènes de la Nouvelle-Hollande. Leurs feuilles sont éparses; leurs fleurs sont petites, blanches, souvent diotques par avortement; elles forment des épis axillaires rarement terminaux. Les cinq espèces décrites par R. Brown sont distribuées en deux sections. La première renferme des arbrisseaux dioïques, ayant des bractées caduques. Ce j sont les Monoloca etliptica, Br., ou Styphelia eUipticn de Smith; Monoloca albens, Br.; et Monoloca tineala, ! Br., ou Styphelia glauca, Labill. ( Nov.-llolt 1, p. 45, ! t. 01). La seconde section, où les fleurs sont hermaphrodites, et les bractées persistantes , se compose du Monoloca tcoparia, Br., ou Styphelia scojtaria de Smith; et du Monoloca empetri folia, Br.
MONOTRÊME. bah. Ce nom, créé il y a quelques > années par Geoffroy Saint -Hilaire, et aujourd'hui
Adopté par presque tous les zoologistes, désigne d'une manière générale un petit nombre d'espèces récemment découvertes à la Nouvelle -Hollande, et chez lesquelles on retrouve le plan d'organisation qui caractérise la classe des Mammifères, mais avec des modifications si remarquables et des anomalies si nombreuses. qu'on est encore incertain sur la véritable place qui leur est assignée dans la série animale, par leurs rapports naturels. On ne connail.dans cette singulière famille, que deux genres, celui des Échidnés ( Echidna ) et celui des Ornilhorhyriques (Ornilhorhynchus), qui tous deux ne se trouvent composés, dans l'étal présent de la science, que d’un très petit nombre d'espèces, mais qui néanmoins, suivant Latreille. devraient être considérés comme formant deux ordres particuliers. Cette opinion du célèbre entomologiste ne sera peut-être pas admise par tous les naturalistes; mais du moins doit-on convenir qu'elle exprime bien mieux le degré d'affinité qui existe entre les Ornitborhynques et les Échidnés, et qu'elle est ainsi beaucoup plus juste que celle d’Éverard Home, suivant laquelle on devrait réunir tous les Monolrémes dans un seul et même genre. Les différences organiques que l'on remarque entre l'Ornilborhynque et l'Êchidné, sont en effet très-nombreuses, et en même temps d'une haute importance ; et cela est si vrai quê la plupart des auteurs qui ont eu à décrire ces deux animaux, même sous le point de vue le plus général, ont fait successivement, et non pas en même temps, l'histoire de chacun d'eux, tant ils trouvaient peu de caractères communs à l'un et à l'autre.
L’Éphidné épineux, Echidna Uystrix , est le plus anciennement connu des animaux de celte famille : Shaw le décrivit vers 1702, dans ses NaturalhVs Miscellany; mais, sans se douter des nombreuses anomalies qui signalent l'organisation de l'espèce qu'il avait eu le bonheur de publier le premier, ce naturaliste la considéra seulement comme une nouvelle espèce de Fourmiliers, et la décrivit sous le nom de Myrmecophaga aculeala. Au reste, suivant cette manière de voir elle-même, la découverte de l'Êchidné était déjà d'un assez grand intérêt pour la zoologie : car jusqu'alors tous les Fourmiliers connus se rapportaient à deux sections, celle des Fourmiliers ordinaires ou des Fourmiliers d'Amérique, et celle des Fourmiliers écailleux nu des Fourmiliers de l'ancien continent (les Pangolins); et la nouvelle espèce devenait ainsi le type d'un troisième sous-genre non moins remarquable par la nature de ses téguments, celui des Fourmiliers épineux ou des Fourmiliers de l'Australasie. La publication de rOrnithorbynque suivit de près celle de l'Êchidné; elle fut faite quelques années plus tard, à peu près en même temps et par Blumenbach (Manuel d'Hisl. nat.) et par , Shaw ( toc . cit.) : tous deux considérèrent le nouveau qüadrupède comme le type d'un genre particulier, qui fut appelé par ce dernier Platypus, et par Blumetihach Ornithorhynchus : on a déjà vu que le nom donné par ce dernier naturaliste est celui qui a prévalu. Les deux auteurs qui viennent d'élre cités avaient l'un et l'autre assigné au nouveau genre les mêmes caractères; et la phrase dans laquelle ils avaient
renfermé les principaux d'entre eux, était presque textuellement la même : tous deux avaient principalement remarqué scs mandibules aplaties en forme de bec de canard, et ses pieds palmés : mais ils uc s'étaient pas accordés sur la famille dans laquelle il convenait de le placer. Blumenbach l'avait, à cause du caractère ! que présentent s^s pieds, rapproché des Mammifères palmipèdes; mais Shaw avait été plus heureux; il l’avait mis à la suite des Myrmecophaga, et parce que l'Êchidné était toujours considéré copune appartenant à ce genre, le Platypus ou l'Ornilhorhynque se trouva occuper la place que lui assignaient ses véritables rapports naturels. Au reste ce rapprochement était moins le fruit d'une élude savante de ces rapports qu'un simple effet du hasard : ce ne fut en effet que lorsque Éverard Home eut fait ses belles recherches sur l’organisation de l'Êchidné et de rOrnilhorhynqùe, que l'on comprit enfin la nécessité de réunir ces deux animaux. Le zootoraisle anglais s'occupa d'abord de ce dernier dans une Dissertation qu'il lut à la Société royale de Londres, vers la fin de 1801, et qu’il publia dans les Transactions philosophiques, en 1802 : ce travail fut bientôt suivi d'un Mémoire sur l'Êchidné, qui parut dans le même recueil cl dans la même année. Home porta enfin l'attention des naturalistes sur les organes sexuels dos Monolrémes; il montra qu’ils différaient par uii grand nombre de caractères de la plus haute importance de ceux des Mammifères normaux; et pensant qu'ils se rapprochaient davantage de ceux des Squales et de certains Reptiles, il alla jusqu'à émettre l'opinion que l'Ornilhorhynque et l'Êchidné devaient être Ovovivipares, comme eux. 11 ne les considérait plus comme de véritables Mammifères, mais bien comine une tribu intermédiaire à la classe des Mammifères, à celle des Oiseaux et à celle des Reptiles , et formant ainsi une sorte de passage de l’une à l'autre.
C'est en rendant compte (dans le Bulletin de la Société philomatique, n° 77, p. 123) de ces idées d’Éverard Home, que Geoffroy Saint-Hilaire sépara l'Ornilliorhynqiie et l'Êchidné des Édentés, parmi lesquels on les avait généralement placés jusqu'alors, et qu'il établit pour eux, sous le nom de Monotréines, un ordre particulier, auquel il assigna ces caractères indicateurs . Doigts unguiculès; point de véritables dents; un cloaque commun, versant à l'extérieur par une seule issue. C'est, comme on le voit, à ce dernier caractère que se rapportait la uouvelle dénomination de Monotréines. Cet ordre, établi par Geoffroy Saint-Hilaire, fut adopté quelques années après par j Hesmarcst (nouveau Dictionnaire ü'flistoire naturelle), qui le plaça, d'après des vues particulières, entre les Rongeurs et les Édentés; et on le retrouve encore plus lard dans le Prodromus d'Illiger (1811), mais avec une nouvelle dénomination, celle de fleptantia, par laquelle le naturaliste allemand rappelait à la fois et la marche rampante des Monolrémes, et leurs rapports avec les Reptiles.
Ainsi ces animaux, placés d'abord dans l'ordre des Édentés, furent eux-mêmes regardés comme constituant un ordre distinct : on alla bientôt plus loin en-
core, cl on les considéra comme une classe distincte : i plus remarquables; et» de l'autre, avant même cette opinion que l'on a vu ci-dessus naître des recherches découverte, plusieurs naturalistes non moins éminents de Home, et qui ne pouvait manquer de trouver faveur que ceux qui penchent pour l'opinion contraire, avaient parmi les naturalistes, puisque la plupart d'entre eux déjà essayé de démontrer que les anomalies que prépaient disposés à croire les Monotrémes ovipares, et sente le groupe des Monotrémes. ne sont pas d'une que l'absence des mamelles passait aux yeux de tous ! assez haute importance pour motiver son élévation au pour un fait presque démontré. On voit donc que l'idée j rang d'une classe distincte. Celte manière de voir est qui fait de celle tribu une cinquième classe de Verté- principalement celle de Spix, de Blainville, de Cuvier brés, devait naturellement être adoptée par un grand ! et de Mcckclqui a apporté en sa faveur une preuve de nombre de zoologistes ; et elle a été en effet développée la plus haute importance, par sa découverte dos masuccessivement depuis 1800 jusqu'à nos jours, par Du- molles chez l'Ornithorhynque. Dès 1811, le premier du inéril, Tiedemann, La marck, Geoffroy Saint Hilaire, ces naturalistes s’était élevé contre les idées de La- Van der Uoeven , Lalreille et Quoy. Plusieurs de ces mardi, en remarquant au sujet des Monotrèines, que naturalistes n'osèrent pas, il est vrai, prononcer le nom leur corps couvert de poils. leurs poumons librement de classe nouvelle, mais tous remarquèrent quel'Orni- suspendus, la présence du diaphragme, l'existence de thurhynque et l'Échidné ne sont pas de véritables Mam- { rudiments de dents màchelières, et la grande ressemmifères. Ainsi Tiedemann (1808) pense qu’on ne peut Mance qui existe, selon lui, entre leur squelette et les rapporter à aucun des ordres établis, à cause des j celui des Mammifères, et particulièrement celui des nombreuses anomalies de leur organisation, et il les . Talons, ne semblent pas permettre de les placer dans place dans une sorte d'appendice; cl Duméril, dans sa , une classe particulière. Telle est aussi l’opinion de Cu- Zoologie analytique, publiée deux années auparavant, j vier, qui fait des Monotrémes une simple famille dans montre qu'ils s'éloignent des Mammifères par une foule . son ordre des Édentés, et celle de blainville qui l’asitrde considérations d’une haute importance, au nombre tout développée avec beaucoup de détails Ce célèbre desquelles il cite les suivantes : 1° point de mamelles, zontomisle (dans sa Dissertation sur la place que la fa- 2» un cloaque, 5° point de dents enchâssées, 4° point 1 mille dos Ornilhorhynqucs cl des Ecbidnés doit occude lèvres charnues, 5® palais osseux, à os inlcrraaxil- per dans les séries naturelles, 1812), après avoir décrit laircs séparés, 0° point de méat auditif, 7° deux os tous les organes des Monotrémes, et les avoir comparés claviculaires, dont un analogue à la fourchette des , à ceux des autres Vertébrés, arrive à ces conclusions : Oiseaux, 8° les bras articulés en charnière sur les deux j « Avec les Mammifères, 1rs rapports deviennent telleos de l'épaule, t>" le péroné beaucoup plus long que le , ment nombreux et sont tirés d'organes si importants ; tibia, -10" les phalanges très-courtes, à doubles poulies, ; les dissemblances sont au contraire en si petit nombre 11° un sixième doigt unguiculé au pied de derrière, j et de si peu de valeur, qu’il sera de toute évidence pour «Tous ces caractères, ajoute le célèbre naturaliste, : l’observateur qui pèsera les uns et les autres, que l'Orsemblcnt éloigner l’Ornilborhynque et l’Échidné de nithorhynque et l'Échidné doivent appartenir évideml’ordre dans lequel ils sont placés ; on observe au con- ment à la classe des Mammifères. « Il montre ensuite traire des dispositions semblables dans plusieurs Oi- j que le* Marsupiaux sont les êtres dont ils se rapp roseaux, cl surtout chez un grand nombre de Rcp- client davantage : les ressemblances avec eux sont, lilcs. » dit-il, « un trou au condyle interne du fémur; la lon-
On voit que ces deux savants s’expriment avec doute; | Gueur du péroné et son articulation plus ou moins iml'auteur de la "philosophie zoologique fut plus bardi ; : médiale avec le fémur; les os marsupiaux; la symphyse il créa pour les Monotrémes une classe nouvelle qu’il i pubienne fort .longue, l'ischion en formant une assez caractérisa de la manière suivante : « l'oint de matncl- grande partie; un orifice extérieur commun au rectum les; points de dents enchâssées; point de lèvres; un ; et aux organes de la génération; l'appareil de lagénécloaquc ou orifice commun pour les organes génitaux, j ration femelle séparé en deux portions distinctes qui pour les excréments et les urines, et le corps couvert | s’ouvrent chacune dans le vagin sur les cûtés de l’oude poils ou de piquants. Ce ne sont pas, ajoute-t-il, verlurc de ta vessie; le vagin et l’urèthre ne formant
des Mammifères; car ils sont sans mamelles, et proba- qu'un seul et unique canal; l'épididyme très-gros et hleincnl ovipares : ce ne sont pas des Oiseaux; car les très-séparé du testicule; la portion membraneuse de poumons ne sont pas percés, et ils n’ont pas les membres l'urèthre extrêmement longue; le pénis constamment en forme d'ailes : ce lie sont pas des Reptiles; car ils ont renfermé dans l'intérieur du bassin et dirigée» arrière;
un cœur à deux ventricules. » Ces idées ont été depuis sa racine libre et suspendue dans les chairs; la forme
développées par divers naturalistes, et confirmées par très-singulière du gland, et le foie sans ligament falciles nombreuses recherches de Geoffroy Saint Hilaire forme.* Enfin Blainville indique de la manière suivante el de Van der Hocven; loul récemment Lalreille les a les caractères qui écartent les Monotrémes des Mamnutruuvécs assez bien établies pour ne pas craindre de les fères : <* l/absence d'apophyse transverse aux vertèbres adopter dans son ouvrage sur les ramilles naturelles dorsales; le passage des nerfs vertébraux dans le corps du Hiujne Animal. Toutefois on doit bien se garder d'une seule vertèbre; les eûtes articulées par leur tête de les admettre comme ayant tout le degré de cerf i- seulement et composées de deux portions osseuse.», Inde désirable; car, d'une part, les mamelles ont été ; réunies par un petit cartilage intermédiaire; l’élargisrécemmenl trouvées par Neckei chez l’Ornilliorhynque, semenl et l'aplatissement considérable des eûtes asterce qui le prive de l'un de ses caractères distinctifs les nales; la modification de la première pièce du slcr-
num; la présence d’un os particulier sur les parties latérales de celle-ci; la modification des os de l'épaule; un ergot corné aux pieds postérieurs des mâles; la séparation des os incisifs dans une espèce, et, dans l'autre, au contraire, l’ouverture extérieure des narines entièrement formée par ces os; deux seuls osselets à l’ouïe; la saillie de deux des canaux semi-circulaires et de l’ampoule de l’un d'eux, dans l'intérieur du crâne de l'Ornithorhynque; l'écliancrure de la partie supérieure du grand trou occipital; la valvule tricuspide en grande partie charnue; la terminaison des uretères au delà de l’ouverture de la vessie dans l'urèthre; les cornes de la matrice s'ouvrant dans le vagin près de l'ouverture de l'orifice de la vessie et des uretères; la terminaison du canal de l'urèthre par plusieurs ouvertures à l'extérieur. » C'est en pesant la valeur de ces caractères qui tous éloignent les Monotrémes des .Mammifères et de ceux qui les rapprochent au contraire de celle classe, que Blainville a conclu que la masse des ressemblances l'emportait de beaucoup sur celle des dissemblances, et que les Monotrémes ne doivent pas ainsi former une classe distincte. Quant à la question de savoir à quel groupe ils doivent être rapportés parmi les Mammifères, Blainville pense qu’ils forment une petite famille distincte dans l'ordre des Édentés, si l’on veut continuer à se baser pour les divisions secondaires sur les organes de la digestion ; ou bien dans la sous-classe des Marsupiaux ou Bidelphes, si l'on croit devoir considérer en première ligne l'appareil de la génération. C'est à cette dernière opinion que ce savant s'est définitivement arrêté.
Telles sont les principales opinions émises sur les rapports naturels des Monolrémes et sur la place qu'ils doivent occuper dans la série animale. On voit que la question a été résolue de plusieurs manières fort différentes et même contradictoires; mais qu’elle ne peut véritablement être décidée d'une manière définitive, que lorsque le mode de génération de l'Ornilhorhynqucetde l'Échidné sera enfin bien connu, et lorsqu’on saura avec certitude s’ils sont vivipares, à la manière des Mammifères, ou ovipares. A la vérité les naturels de la Nouvelle-Hollande affirment avoir connaissance des œufs de l'Ornilhorhynque (i V . ce mol), et ils en ont même donné au chirurgien anglais Patrick - Ilill , une description assez détaillée pour que l'on soit disposé à la regarder comme exacte. Mais comment concevoir que ces œufs puissent avoir, comme ils le prétendent, la grosseur de ceux de la roule, quand on sait qu'ils doivent, dans la ponte, traverser le bassin, et que le diamètre de celle cavité est de beaucoup moindre que celui qui leur est ainsi attribué? Celte objection trèsbien fondée et qui semblait même donner gain de cause à ceux qui ne voient dans les Monotrémes que de véritables Mammifères, n'est cependant pas péremptoire : car une disposition très- remarquable des organes femelles de la génération a fourni à Geoffroy Saint -Hilaire la preuve qu'il n'est pas impossible de concilier avec l'étroitesse du bassin, le volume considérable 'des œufs (A7. Orxituobuyxqlk).
MON OT K IL) K. Monotris. dot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrio, L., institué par
Lindley qui lui assigne pour caractères . folioles extérieures du périgone ou sépales membraneuses, soudées postérieurement, avec les latérales plus élancées et néanmoins de moitié plus petites que les folioles intérieures qui sont charnues et acuininées; labelle presque aussi long que les folioles intérieures, libre, cornu à sa base, plus épais au sommet, trifide, en capuchon; anthère libre, dressée, à loges divergentes à leur base, à valvules extérieures dilatées, courbées, recouvrant les glandules des masses polliuiques.
Mototride uxilatêiule. Monotris secundo, Lind. C’est une plante herbacée, terrestre, à racines hiluhercutées, à feuille radicale très petite, à tige bispide en arrière, à fleurs petites et disposées d'un seul côté; bractées et bords des folioles du |>érigone hispides. Du cap de Bonne-Espérance.
MONOTROPE. Monotropa. bot. Linné a constitué sous ce nom un genre de la Décandrie Monogynie, dans lequel il réunissait des plantes très-remarquables par un port particulier et analogue à celui des Orobnnches. Nullal ( Généra Plant, of north Amer., I, p. 271) qui a repris avec soin l’étude de ces plantes, en a de nouveau séparé Y Hypopithys AeDMlen, confondu par Linné avec les Monotropa. V. Hypopitdts. Ainsi l’espèce européenne du genre dont il est ici question, s'en trouve exclue, et il n'y reste que celles de l’Amérique du nord. Après cette réforme. Nullal exprime de la manière suivante les caractères du Monotropa : calice nul ou remplacé par deux ou trois bractées; corolle marcescente, pseudo-polypétale, c’est-à-dire monopétate, profondément divisée en cinq segments offrant chacun â In hase un capuchon neclarifère; anthères réniformes, horizontales, uniloculaires, émettant leur pollen par deux trous transversaux et situés vers le milieu de chaque anthère; stigmate orbiculaire, nu ; capsule à cinq loges et à cinq valves, renfermant des graines nombreuses, très-petites et suhulées. Les Monotropa .tforisoniana, Michx., et Monotropa uniflora, L., sont les seules espèces légitimes de ce genre; le Monotropa lanu/jinosa, Michx., fait partie des Hypopithys. Ce sont des plantes parasites sur les racines des arbres, dépourvues de feuilles vertes, et ne présentant à la place de cellesci que des écailles blanchâtres ou jaunâtres. Leurs liges n'ont pas l'odeur musquée des Hypopithys auxquels elles ressemblent par la couleur, la consistance et le mode d'inflorescence qui les termine.
MONOTROPÉES. Monotropeœ. bot. Dans son Généra of north Amer . Plants , vol. 1, p. 272, Nutlall a proposé d’établir, sous ce nom, une petite famille naturelle qu’il a ainsi caractérisée : calice supère, à cinq divisions persistantes, quelquefois nul, ou ne se présentant que sous la forme de bractées irrégulières; corolle péri gy ne, monopélalc, persistante, divisée trèsprofondément de manière à sembler poly pétale; étamines en nombre défini et double de celui des (létales, insérées à la hase de ceux-ci, à filets distincts, .à anthères horizontales, ad nées aux filets , ordinairement uniloculaires, s’ouvrant de diverses manières, mais jamais par des pores terminaux; ovaire supérieur, sur- 1 monté d'un seul style et d'un stigmate simple, discoïde; fruit capsulaire, à cinq loges et à cinq valves, les cloi-
sons se réunissant à la base et formant un axe; graines nombreuses, très-petites, situées au centre d'un épispenne membraneux et samaroïde, quelquefois ailées au sommet. Les plantes qui forment le type de celle petite famille, ont un port singulier, qui ressemble h celui des Orobanches. La structure de leurs anthères et de leurs graines est semblable à celle des Pyrola qui étaient placés dans la famille des Kricinées. En conséquence Niitlail a proposé de composer le nouvel ordre naturel des Monotropées, avec le* trois genres Monolropa, Hypopithys et Pyrola.
MONOTROPSIS. bot. Le genre établi sous ce nom, par Schweinilz, dans la famille des Monotropées, avait été précédemment formé par Elliol sous le nom de Schweinilsia qui est un hommage rendu à celui qui a découvert la plante, F. ScBWBMiniE.
MONSONtE. Monsonia. bot. Genre de la famille des Géraniacées, et de la Monadelphie Dodécandrie, L.. établi par Linné Ris ( Supplem ., p. 343). Ce genre présente les caractères suivants : calice à cinq sépales égaux, tnucronés au sommet; corolle à cinq pétales égaux, ohlongs, élargis supérieurement, et du double plus grands que le calice; quinze étamines monadelphes à la base, souvent réunies dans le reste de leur étendue en cinq faisceaux de trois étamines chacun, portant des anthères ovales; ovaire stipère. pentagone, surmonté d'un style conique, et d'un stigmate à cinq lobes un peu épais; fruit à cinq carpelles capsulaires, dont les arêtes ou styles persistants, se tordent en spirale après la fleuraison. Toutes les espèces de ce genre croissent au cap de Bonne - Espérance. Elles sont au nombre de huit, et De Candolle ( Prodr . Syst. Vegct t, p. 738) les a disposées en trois sections de la manière suivante :
Sect. 1. Sarcocai lor. Tige frutescente, charnue, hérissée d'épines; feuilles ovales ou oblongues, entières ou à peine dentées; pédoncules uniflores, munis à leur base de deux bractées extrêmement petites; pétales entiers; étamines seulement réunies par la base et ne formant pas cinq faisceaux. Celle section mériterait peut-être d'être élevée au rang de genre. Elle se compose de trois espèces, savoir : 1® Monsonia l’Heriiieri, DC., ou Monsonia spinosa de l'Héritier et Lamarck; 2" Monsonia Patersonii, DC.; 3° Monsonia Burmantti, DC. Celte dernière espèce est le Géranium spinosum de Burmann ( Geran n® 2), figuré par Cavanilles ( Dissert4. p. 195, t. 70), et qui, malgré ses dix étamines, est voisin, par son port et la structure de son fruit, des espèces précédentes.
Sect. 2. ülopktalcb. Tige herbacée; feuilles presque ovales, dentées ; stipules et bracléolcs subulées, endurcies; pédoncules à une ou deux fleurs portant sur leur milieu deux à quatre bracléolcs; pétales obovales entiers; étamines à cinq faisceaux. Celte section renferme le Monsonia orata de Cavanilles ( Dissert., 4, p. 193, 1. 113, fig. 1), et te Monsonia biflora , espèce nouvelle rapportée du Cap par Burcbell.
Sect. 3. ODo.vTOPiTALtM. Tige herbacée; feuilles lobées ou multilides; pédoncules uniflores, très -longs, portant sur leur milieu six à huit bractées verticillées; pétales oblongs, grossièrement dentés au sommet; éta-
mines pentadelphes. Celle section se compose des trois espèces suivantes: 1“ Monsonia lobala , Willd., figuré dans le Botanical Magazine, t. 5. C’est le Monsonia Filia de Linné fils; 2° Monsonia pilota, Willd.; Monsonia Filia de Persoon, Géranium Monsonia de Thunberg; 3° Monsonia speciosa, Linné fils, Cavan., loc. cil., 3, t. 74, fig. 1. C’est le Géranium speciosum de Thunberg.
MONSTÈRE. Monslcra. bot. Genre delà famille des Aroldécs, établi par Adanson et que quelques botanistes ont jugé convenable de réunir au genre Draconllutn dont il parait néanmoins devoir être distingué. Voici les caractères qui lui ont été attribués le plus récemment spalhe d'abord bâillante, puis décidue; spadice sessilo. portant dix fleurs femelles à sa base; elles sont hermaphrodites supérieurement; étamines entourant les ovaires dans la partie supérieure du spadice, et en nombre égal à celui des écailles; filaments linéaires et aplatis ; anthères terminales, ovales, à deux loges opposées, déhiscentes longitudinalement; ovaires h deux loges, renfermant chacune deux ovules presque collatéraux vers la base de la cloison, ascendants et anatropes; style très -court ; stigmate capité. Le fruit consiste en haies soudées entre elles et dépourvues d’endosperme.
MoxsTiRK a veuilles percEes. Monslera pertusa , Adans.; Dracontium pcrtusium, Jacq.; Arum lingulatum , L. Sa tige est assez grêle, cylindrique et grimpante; de petites racines naissent des noeuds axillaires, et s'implantent dans l'écorce des arbres; les feuilles sont alternes, pétiolées, ovales -lancéolées, pointues à l'extrémité, arrondies en cœur à la base; In spathe est d'un blanc jaunâtre. De l’Amérique tropicale.
MONSTRES, MONSTRUOSITÉS. A'. Organisation .
NONTABÉE, MONTAB1ER. «or. y. Moctaiim.
MONTAGNKE. Montagnwa. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Sénécionides, institué par le professeur De Candolle, dans son Prodromus , vol. 5. p. 504, avec les caractères suivants: capitule multiflore, hélérogame; cinq à dix fleurs radicales, ligulées, neutres et disposées sur un seul rang; celles du disque tubuleuses et hermaphrodites; involucre formé de deux rangées d'écailles dont les extérieures, au nombre de cinq, sont oblongues, étalées; les intérieures, plus nombreuses, ressemblent aux paillettes du réceptacle; celles-ci sont larges à leur base, spinoso- mucronées au sommet, enveloppant plus ou moins les akènes; corolles de la circonférence ligulées; celles du disque tubuleuses, avec leur limbe à cinq dents; stigmates terminés en cône court ou longiuscule; akènes du rayon abortifs; ceux du disque obovales, comprimés, cunéiformes, chauves, souvent accompagnés d’un nectaire proéminent. Les Nontagnées sont des plantes sous-frutescentes ou des arbrisseaux à rameaux cylindriques, souvent velus au sommet; à feuilles opposées, pétiolées. ovales ou cordées, dentées en scie ou lobées, ordinairement un peu lomenteuses en dessous; à capitules réunis v. en corymhe. Les Heurs du rayon sont d’un blanc plus ou moins rosâtre, et celles du disque blanches. Ces plantes appartiennent originairement au Mexique. Le professeur De Candolle les a divisées en deux sections :
iogle
MON
a. Cinq (leurs radicales; paillette* lies velues.
Montagnéetomenteusë. Monlujnœa tomentosa, De
( and.; Encorna flot ibnnrfu , Kunlh. Sa lige esl frutescente, garnie de feuilles opposées, pétiolées. deltnuleo-ovales. trinervurées et dentelées près de la hase, un peu velues en dessus, puhescentes en dessous; les fleurs sont blanchâtres, avec les paillettes d’un hlanc soyeux ou duveteux. On la dit originaire du Mexique.
b. Dix fleurs radiales; paillettes plus ou moins
velues, mucronées.
Montaunëe brillante. Montaynwa spcciosa, De Cand. Sa tige est herbacée, striée, glabre à l'exception du sommet qui est un peu velu; les feuilles sont opposées, sessiles, atténuées en pétiole ailé à sa hase, longuement et irrégulièrement triplinervurées vers leur hase, pinnalilnbées, velues en dessus, mollement toinenleuses en dessous; les fleurs sont d’un blanc rosâtre, avec les paillettes convexes, suhuléeset même épineuses au sommet. Du Mexique.
MOPfTAGNES. üCol. y. Terrains.
MONTAIN. ois. Espèce du genre Bruant. A\ ce mol.
MONTALBANIA.(Necker.)Synonymed'0r/e</a»i//is.
MONTAIS EA ou MONTANOA. bot. Le genre établi sous ce nom ( Lallev. et Lex. nov. végél.Mex. 3, p. 1 1), dans la famille des Synanlliérées, tribu des Sénécionides, est le même que le genre Montagnœa de De Candolle. y. Montagnes.
MONTANT, ois. Synonyme vulgaire de l'Ortolan des roseaux. y. Bruant.
MONTBRËTIE. Montbretia. bot. Genre de la famille des (ridées et de la Triandrie Monogynie, L., établi par De Candolle (Bulletin de la Société Philomatique, nu 80) qui l'a ainsi caractérisé : spaQie diphylle, scarieuse; périanthe supère, infundibulifonne, à six divisions peu profondes; trois oreillettes calleuses, sessiles, perpendiculaires, placées sur la surface interne des trois divisions inférieures; trois étamines libres, insérées au sommet du tube; style unique, surmonté de trois stigmates grêles ; capsule Iriloculaire. Ce genre a pour type une plante que les uns avaient placée parmi les Glailiolus, les autres parmi les Ixiaf ce qui pouvait déjà faire soupçonner qu’elle devait être distinguée de l'un et de l’autre de ces genres. Ce qui caractérise éminemment les Monlhrélies, c’est la présence des trois oreillettes sur la surface interne du périanthe, organes que l'on a considérés comme des étamines avortées, mais qui, selon l'auteur du genre, n'ont point de rapport avec la nature des étamines, puisque celles-ci ne s'insèrent pas toutes à la base des lanières dépourvues d'oreillettes, et que l'une d'elles est placée sur la même nervure longitudinale, qui vers le milieu de sa longueur porte l’une des oreillettes.
MontbrEtie porte-nacre. Montbretia securigera, DC.; Gladiolus securiger, Curt.; Ixia gtadiolaris , Lamk. Figurée dans les Liliacées de Redouté, tab. 53. Cette plante, qui croit au cap de Bonne- Espérance, a une racine composéede deux petits bulbes blanchâtres, arrondis, déprimés, émettant â leur base des radicelles simples et cylindriques. La tige est solitaire, herbacée, droite, simple, cylindrique, glabre, garnie à sa base seulement de cinq ou six feuilles un peu engainantes,
oblongues, ensiforines, pointues, presque disposées sur deux rangs. Au sommet de la tige, se trouvent trois â cinq fleurs disposées en épi simple, sessiles, distantes entre elles, et chacune munie de deux bradées scjiricuses. Le Gladiolus flarun d'Ailon et de Willdcnow, est cité avec doute par De Candolle comme synonyme de cette plante; mais la plupart des auteurs ('ayant admis comme espèce suffisamment distincte, ce sera la seconde du genre Montbretia , si ce genre esl conservé.
MONTE-AU-CIEL. Bor. L’un des noms vulgaires du Polygonutn orientale, y. Henuiêe.
MONTÉZUMIE. Montezumia. bot. Genre de la famille des Bombacées et de la Monadclphie Polyandrie, L., établi par Mocino et Sessé, auteurs d’une Flore inédile du Mexique, et publié par le professeur De Candolle ( Pro<lrom . System. ypget.^ i, p. 477) qui en a ainsi tracé les caractères ; calice nu , hémisphérique, tronqué, sinueux, denté; cinq pétales très-grands et un peu sinueux ; étamines nombreuses, placées en spirale autour du style et dont les filets inonadelplics forment un long tube marqué profondément de cinq sillons ; style terminé par un stigmate en massue allongée; haie globuleuse, à quatre ou cinq loges polyspermes. Le Montezumia speciosissimu esl un grand arbre qui croit près de Mexico. Ses feuilles sont glabres, cordiformes, aiguës, entières et pétiolées. Les fleurs, trèsgrandes et d'une belle couleur purpurine, sont solitaires sur des pédoncules qui naissent sur les rameaux et au-dessous des feuilles.
MONT1A. rot. y. Montie. »
MONTICKLI.ITE. min. Brooke a donné ce nom, qui est celui du savant secrétaire de l'Académie de Naples, à une substance minérale nouvelle, provenant du Vésuve. et dont les cristaux sont empâtés dans une lave calcaire. L'aspect de ces cristaux esl celui du Quarte, leur couleur esl jaunâtre et quelquefois la transparence est absolument incolore et limpide; la forme primitive est le prisme droit rbomboldal, d'environ 132°54', dont l’arête horizontale est à l’arête verticale comme 1 est à 1,040. On n’observe point de clivage dans les fractures; la dureté esl intermédiaire entre celle de la Chaux phosphatée et celle du Feldspath.
MONTICULAIRE. Munticulm ia. polyp. Genre de l’ordre des Méandrinées.dans la division des Polypiers entièrement pierreux, ayant pour caractères : Polypier pierreux, fixé, encroûtant les corps marins ou se réunissant soit en masse subglobuleuse, gibbeusc ou lobée, soit en expansions subfoliacées, à surface supérieure hérissée d’étoiles élevées, pyramidales ou colinaires; étoiles élevées en cône ou en colline, ayant un axe central solide, soit simple, soit dilaté, autour duquel adhèrent des lames rayonnantes. Les Polypiers de ce genre ont beaucoup de rapport avec les Méandrines; leur structure est analogue : seulement les lamelles, par leur réunion, forment des cônes saillants ou monticules étoilés, au lieu de former des collines allongées comme dans les Méandrines, et les enfoncements qui les séparent forment autour des monticules des sillons circulaires, profonds, et non des vallons prolongés. Au premier aspect, on prendrait les Monoculaires pour
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des As liées à étoiles saillantes; mais la position présumée des polypes de celles-là, ne permet pas d’établir ce rapprochement. Tout porte à croire, en effet, qu’ils sont placés dans les vallons, autour des monticules, tandis que, dans les Astrées, ils sont placés au centre de l’étoile. On ne connaît qu'un petit nombre de Monticulaires vivantes, qui viennent probablement de la mer des Indes. Fischer de Moscou avait également distingué ce genre et l’avait nommé Hydnophora. Il y rattache quelques espèces fossiles, que Lamark a mentionnées également.
MOMIE. Montia. bot. Ce genre, de la famille des Porlulacécs et de la Triandrie Trigynie, L., était nommé Alsine cl Alsinoides par les anciens auteurs et par Vaillant qui en a donné une bonne figure ( Bo tanicon Paris., tab. 3, f. 4). Ses caractères essentiels sont : calice persistant, divisé en deux ou trois lobes peu profonds; corolle monopétale, à cinq partiesvdont trois alternes et plus petites; étamines au nombre de trois ou Cinq : ovaire surmonté d’un style unique, caduc, très-court, partagé à peu près jusqu'à la moitié, en trois branches sligmatiqucs; cet ovaire est glabre, trilobé, uniloculaire, et porte sur sa paroi interne, les rudiments de trois cloisons qui disparaissent totalement à la maturité; il est entièrement traversé par un axe composé de trois filets, et à sa base sont attachés trois ovules; mais pendant la maturation, cet axe filiforme se rompt au-dessus du milieu, s'oblitère; il n'en reste plus aucune trace, de sorte que les graines paraissent attachées au fond de la loge.
Moitié des fontaiw. Montia fontana. C'est une petite herbe faible, un peu charnue, dont la lige, trèsdivisée, est garnie de feuilles opposées, oblongues ou spatulées et très-entières. Ses fleurs sont axillaires, pédonculées, petites, blanches cl penchées après la floraison. Cette plante croit en Europe, dans un grand nombre de localités aquatiques. Elle offre deux variétés que plusieurs auteurs allemands ont élevées nu rang d'espèces, mais dont les différences résultent évidemment de la nature plus ou moins humide des localités où elles croissent. Il est juste néanmoins de dire que, selon Gmelin , auteur de la Flore de Bade, il y a des différences dans leur germination. La première variété est très-petite, de couleur un peu jaunâtre ou même quelquefois rougeâtre, et ses tiges sont presque droites; on la trouve sur les bords des marais desséchés. L'autre variété est du double plus grande; ses rameaux sont couchés cl scs feuilles d'un vert assez vif; elle croît le long des eaux vives.
MONT1FRINGILLA. ois. Synonyme de Pinson d’Ardennes.
MONT1N1E. Montinia. bot. Ce genre de la Dioccie Tétrandrie, établi par Thunberg et Linné fils, a été rapporté par Jussieu à la famille des Onagraires. Il est caractérisé de la manière suivante : plante dioïque; calice à quatre dents; quatre pétales alternes avec les dents calicinales (corolle monopétalc selon Gærtner). Les fleurs mâles ont quatre étamines. Les fleurs femelles présentent quatre filets stériles; un ovaire infère, surmonté d’un style bifide; une capsule oblongue, couronnée par les quatre petites dents calicinales, biloculaire,
déhiscente longitudinalement, renfermant plusieurs graines attachées à un placenta central et quadrangulaire, imbriquées, ohovéos, comprimées et ailées d’un côté. Une seule plante constitue ce genre. Linné fils lui ,a donné le nom de Montinia acrix. auquel Thunberg et Gærtneront substitué ceux de Montinia caryophyl lata et fruiieosa. Celte plante a une tige frutescente, droite, rameuse et légèrement anguleuse. Ses branches sont effilées, alternes, dressérs, et portent des feuilles • alternes pétiolées. lancéolées, entières, un peu éparses, glabres, vertes des deux côtés, marquées d’une forte nervure médiane, de laquelle partent obliquement plusieurs autres nervures presque longitudinales. Les fleurs sont d iniques, blanchâtres, pédonculées et assez petites.*
Les mâles forment ordinairement des panicules terminales munies de courtes bractées. Les femelles paraissent solitaires et disposées au sommet de la piaule, sur des pédoncules terminaux ou axillaires. Les fruits, dont la couleur est d'un brun foncé, sont très âcres au goût. Cette plante croit sur les coteaux sablonneux* au cap de Bonne-Espérance.
MONTIRE. Montira. bot. Sous le nom de Montira Guianensis, Aublet (Plantes de la Guiane.vol. 3,p.G57. t.2.17) a décril.el figuré une plante constituant un genre particulier de la Didynauiie Angiospermie. L., et placé par Jussieu dans la famille des Scropbularinécs. Ce genre offre les caractères suivants ; calice divisé profondément en cinq parties longues et aigues; corolle infundibuliforme, dont le tube est courbé, le limbe ouvert, divisé en cinq lobes égaux et pointus; quatre étamines didynanies, attachées à la partie inférieure du tube, à filets grêles et à anthères biloculaires; ovaire arrondi, didyme, surmonté d’uti style et d’un stigmate large, concave, marqué d’un sillon; capsule didyinc, biloculaire, à quatre valves, renfermant un grand nombre de petites graines. La racine du Montira Guianensis est fibreuse; elle émet une tige herbacée, haute de deux à trois décimètres, noueuse et télragonc. Les feuilles sont opposées, sessiles, très-entières, oblongues cl terminées en pointe. Les fleurs naissent par trois à l'extrémité des branches et des rameaux; l'une d’elles est presque sessile, tandis que les deux autres sont longuement pédonculées. Quoique Jussieu ail rapporté cette plante à la famille des .Scropbularinécs, il a néanmoins indiqué son affinité avec les Gentianées. L’inspection de la figure donnée par Aublet, rappelle en effet le Spitjelia anthv/mintica , qui appartient aux Gentianées, et l'on ne serait pas éloigné de rapprocher Ces genres, si l’on connaissait mieux la structure du fruit des Montires.
MONT-JOLI. bot. Synonyme vulgaire de Lantanu inrolucrata, L.
MOML1VALTIE. Montliraltia. polyp. Genre de l’ordre des Acliniaircs, dans la division des Polypiers sarcoïdes, ayant pour caractères : Polypier fossile, presque pyrifortne, composé de deux parties distinctes: l’inférieure ridée transversalement, terminée en cône tronqué; la supérieure presque aussi longue que l’inférieure, un peu plus large, presque plane en dessus, légèrement ombiliquée et lainelleuse; lames verticales, rayonnantes, au nombre de plus de cent. Ce que La-
mmiroux désigne, dans ces Polypiers, sous lu nom de parlic inférieure, est une sorte de tunique extérieure, ridée transversalement, peu épaisse, quelquefois interrompue, et laissant apercevoir, dans ces intervalles, le bord des laines, perpendiculaires, que Pou remarque à la surface supérieure. Ces Polypiers paraissent avoir adhéré aux corps sous marins par un point peu étendu de leur extrémité inférieure; toutes leurs parties sont changées en Spath calcaire; souvent l'intérieur est creux et tapissé de cristaux. Ce genre ne renferme qu'une espèce, fossile, dans le terrain à Polypiers des environs de Caen et autres localités à formations analogues; elle est décrite et figurée dans l'exposition méthodique des Polypiers par Lamouroux, qui la nomme Montlicaltia ca ryophyllata .
MONT.MARTRITE. *in. Nom donné par Jameson à la variété de Gypse calcarlfdre.qiii se trouve principalement â Montmartre, aux environs de Paris. Cuaux
SULFATÉE.
MONT-VOYAU. ois. Espèce du genre Engoulevent. V. ce mot.
MOÜ.ME. Moonia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, établi par Arnolt (Pug., p. 50), pour une plante observée à Ceylan et qui lui a présenté pour caractères: capitule hélérogame; Heurs du rayon ordinairement au nombre de cinq, ligulécs, Irifides, unisériées et femelles; celles du disque infumlibulaires et mâles; involucre bisérial : quatre ou cinq squainmes extérieures étalées et un peu renversées, les intérieures sont un peu plus nombreuses et presque droites; réceptacle garni de paillettes ohlongues, membraneuses cl uninervurées; style des Heurs femelles bifide, â branches linéaires et roulées, celui des fleurs mâles est très simple, égal, pubrscent en bas, glabre ail sommet; akènes du rayon oblongs, obcompriinés, bordés, tisses avec deux petites cornes très-courtes.
Mooiue hétéropuylle. Moonia heterophyKa , Am., loc. cil. C’est un sous arbrisseau très-glabre, à feuilles opposées, péliolées, entières ou découpées en deux ou trois parties; le pédoncule est terminal, nu, grêle, allongé et monocéphale.
MOORCROFT1E. Moorvroflia. bot. Genre de la famille des Convolvulacées, établi parCboisyqui lui donne pour caractères : calice à cinq divisions; corolle hypogyne, campanulée, avec son limbe à cinq plis; cinq étamines incluses, insérées au bas du tube de la corolle; style simple. Le fruit consiste en une baie biloculaire, maisréduileleplus souvent â une seule loge paravortement, et inonospcrme. Les Moorcroflies, dont on ne connaît qu'une espèce, et encore assez imparfaitement, sont des sous arbrisseaux grimpants, à feuilles alternes, péliolées, entières, soyeuses en dessous; les pédoncules sont axillaires et inulliflorcs.
MOPSÊE. Mopsea. folyp. Genre de l’ordre des Isidées, dans la division des Polypiers corlicifères, ayant pour caractères : Polypier dendrolde à rameaux piunés; écorce mince, adhérente, couverte de mamelons Irêspetils, allongés, recourbés du côté de la lige, épars ou subverticillés. Lamouroux est le seul auteur qui ail distingué des Isis les deux espèces dont il a formé son genre Mopsée. Elles pourraient se rapprocher des Milé-
tées par le peu d'épaisseur et la persistance de leur écorce; mais les entre-nœuds des articulations sont cornés et peu saillants, au lieu d’être saillants et subéreux comme dans celles-ci. Par la nature cornée de leurs entre nœuds, les Mopsées se rapprochent des Isis dont semble les éloigner leur écorce mince et persistante; elles forment conséquemment un passage naturel entre ces deux genres. Leurs articulations pierreuses, de cou leur fauve ou blond terne, ont une dureté assez grande pour recevoir un beau poli; leur surface est couverte de stries fines et longitudinales; les cellules polypifères de l'écorce sont saillantes, recourbées en dessus, et présentent quelque ressemblance avec celles «le la Gorgone verlicillée. Ce genre renferme les Mopsca vert ici Hat a cl dichotoma.
MOQUEUR, ois. Espèce du genre Merle, dont plu sieurs ornithologistes ont fait le type d'un sous-genie. y. Merle.
MOQPILËE oc MOQUILIER. Moqnilea. bot. Auhlel (Plantes de la Guiane, 1. p. 521, l. 208) a constitué sous ce nom, un genre de Hcosandrie Monogynic, L., et qui fait partie de la tribu des Chrysobalanées. dans la famille des Rosacées. Yuici ses principaux caractères: calice turbiné, à cinq dents aiguès; corolle à cinq pétales presque arrondis; environ quarante étamines longues, un peu inégales, insérées sur le calice au-dessous des |»éiales; ovaire hérissé, surmonté d’un style filiforme, velu inférieurement, et d'un stigmate obtus; fruit inconnu. Le Moquiieu Guianensix , Alibi., est un arbre indigène des forêts de la Guiane française. Scs feuilles sont ovales, acuininées, glabres, lisses, Irès-enlières. Scs fleurs forment des grappes ou des paniculcs lâches, axillaires et terminales.
MOQUINIA. bot. Le genre institué sous ce nom, par Sprengel, dans la famille des Loranlhacées, pour une piaule du cap de Bonne-Espérance, placée par Thunberg dans le genre Loranthux ( i.omnlhus glaucux). n’a point été adopté.
MOQUIME. Moquinia. bot. Genre de la famiile des Synanthérées, institué par le professeur De Candollc, avec les caractères suivants : capitules dioïques, composés de trois à seize fleurs hoinogames; involucre ini briqué, plus court que les fleurs; réceptacle (dan et nu; corolles glabres, régulières, quinquéfides, à lobes linéaires; anthères des fleurs mâles â queue, celles des fleurs femelles rudimentaires; style des fleurs mâle? très-glabre; akènes cylindriuscules, sans bec; aigrette bisériale, sélacée, scahre, un peu épaisse. Les Moquinies, dont six espèces sont décrites dans le Prodromu s et partagées en deux sections, appartiennent au Brésil à l'exception d'une espèce qui est africaine et forme seule le second groupe; ce sont des arbrisseaux rameux striés, lomentoux, ù feuilles alternes, péliolées, entières ou dentées et à petits capitules.
MoqcixiE cexbrée- Moquinia cinerea , De Cand. Scs feuilles sont largement ovées et ovales, inucronulées. très- rarement dentées, résino-brillantes en dessus, cou vertes en dessous d’une pubescence très-courte et d’un ccndréclair;!cs capitules, cornposésdelroisàsix fleur; sont très-couilcmenl pédicellés, subraccinoso-fasciculés; l’in volucre, dans les (leurs uiàlcs, est subcylipdracé
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