‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnesChapitre 83 sur 148 · M 0 II · texte numérisé non relu

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renfermant de six à dix fleurs, formé de squammes velues et blanchâtres, ciliées : les extérieures ovales et obtuses, les intérieures oblongues et presque pointues. Des bords de Rio-Grande.

MORÆA. bot. V. Morêe.

MORÆNULE. rots. Espèce du genre Saumon, sousgenre Ombre. V. Sacsiox.

MORBRAN oü MORVRAN. ois. Synonyme vulgaire de Corbeau noir.

MORC1IELLA. bot. V. Morille.

MORDELLE. Mordella. îxs. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Uéléromères, famille de Tracliélidcs, tribu des Mordcllones, établi par Geoffroy, et adopté par tous les entomologistes, avec ces caractères : tous les articles des tarses entiers; palpes maxillaires terminées par un article beaucoup plus grand que les précédents, en forme de hache; antennes simples ou seulement en scie dans les mâles. Ces insectes ressemblent beaucoup aux Anaspes, avec lesquels Fabricius les a confondus; mais ils en diffèrent d’une manière tranchée par les tarses antérieurs, qui, dans les dernières, ont le pénultième article bilobé; les Scrapl tes s’en éloignent par la forme du corps et parce que leurs antennes sont insérées dans une petite échancrure des yeux, ce qui n’a pas lieu dans les Mordelles; enfin les Ripiphores, les Pélécolomes et les Myodites en sont séparés par leurs antennes qui sont en éventail ou très-peclinées dans les mâles. Le nom de Mordelle était employé l»ar les anciens pour désigner des insectes qui provenaient de larves ou de Vermisseaux se nourrissant de la lige du Chou. Linné consacra celle dénomination dans les premières éditions de son Syttewa Nnturœ f à un assemblage des Mordelles, Anaspes, Attises et de quelques autres insectes fort différents; ce n'est que plus lard qu’il a présenté le genre Mordelle parfaitement naturel et correspondant à la tribu des Mordcllones de Latreille. Ces insectes ont le corps comprimé sur les côtés, un peu aplati én dessus, très-convexe en dessous; leur tète est petite, arrondie à sa partie supérieure, très inclinée sous le corselet; les antennes sont de la longueur du corselet, composées de onze articles dont tes quatre premiers filiformes, les autres sont en forme de dents de scie; le corselet est convexe, plus étroit antérieurement, terminé postérieurement par trois pointes assez saillantes; les élytres sont dures, oblongues, un peu aplaties en dessus, et recouvrant deux ailes membraneuses; les pattes sont assez longues, avec leurs tarses filiformes; l’abdomen est conique ses derniers anneaux se prolongent et forment une queue dans les femelles qui s’en servent pour enfoncer leurs œufs dans les cavités du vieux bois.

Les Mordelles sont très vives et très-agiles; elles se trouvent sur les fleurs; lorsqu'on les prend, elles glissent entre les doigts, cl si elles parviennent à se dégager, elles prennent leur vol avec une promptitude étonnante. Ce sont, en général, des insectes de petite taille dont les touleurs sont peu variées. On distingue surtout l’espèce suivante:

Mordelle a tariEre. Mordella aculeala , L., Fabr., Ollv. (Col., m, 64, 1-2); la Mordelle veloutée â pointe, Geolf. K Deg. Elle est longue de deux lignes; noire,

luisante, sans taches, avec un duvet soyeux; antennes en scie; tarière de la longueur du corselet. Commune dans toute l'Europe.

MüKDELLONES. Mordellonœ. ns. Tribu (auparavant famille) de l'ordre des Coléoptères, section des Uéléromères, famille des Tracliélides, établie par Latreille et renfermant les insectes qui composent le genre Mordelle de Linné. Cette tribu est composée de Coléoptères généralement petits et très-agiles, qui se trouvent sur les Heurs; leurs tarses varient sous le rapport de la forme de leurs articles et des crochets du dernier; le corps est élevé, arqué, avec la tète liasse; le corselet trapézofde ou deini-circulaire; les élytres soit très courtes, soit de longueur ordinaire, mais alors rétrécies et finissant en pointe ainsi que l'abdomen; les antennes le plus souvent en scie; celles de plusieurs mâles sont en panache ou en peigne ; la forme des palpes varie. La plupart des femelles paraissent déposer leurs œufs dans le bois, d'autres les placent dans les nids de Guêpes.

Latreille divise ainsi cette tribu :

1. Antennes des mâles en éventail ou très-peclioées; palpes presque filiformes.

Genres : Ripipuore, Pelccotüie, Myodite.

Les crochets des tarses sont bifides dans les Ripiphores.

2. Antennes, même celles des mâles, tout au plus dentées en scie; palpes maxillaires terminées par un article plus grand, triangulaire ou sécuriforme.

Genres : Mordelle, Axaspe, Scraptie. y. tous ces mots.

MORDETTE. 1RS. L’un des noms vulgaires des larves du Hanneton vulgaire.

MORDEUR DE-1M ERRES. pois. Nom vulgaire del’vfnarhichas lupus, L.

MOREE. Morœa. bot. Genre de la famille des Iridées et de la Triandric Monogynie, Lin. Ce genre ne sc composait d'abord que de deux espèces; c'est ainsi qu'il fut adopté par Linné; mais bientôt, et surtout par les recherches de Thunherg, au cap de Bonne- Espérance, il s'est accru â un tel point que peu d'autres genres offraient autant de difficultés à l'élude; on y avait accumulé, avec une légèreté extrême, toutes les Iridées que Pou n'avait su répartir dans aucun autre genre de la famille, car aux épurations successives des Morées. presque tous ont reçu des éliminations. Voici les caractères du genre Morœa, tels qu’ils ont été déterminés par Bel lenden-kcr, dans son Généra iridœaruhi (Drux., 1827) : «pallie plurivalve; périanlhe à six divisions cunealo-oblongues ou spalulées : les extérieures souvent lanugineuses à l’onglet, souvent aussi pourvues d’un réservoir mellifére à leur base; les intérieures très-petites et quelquefois nulle»; style triangulaire et grêle; stigmates pélaloldes, bilabiés ou linéari-lamellaires, bipartites, divariqués, à segments | convoluto filiformes; étamines opposées à la face plane | des stigmates, ou interposées dans leurs segments; i filaments connés ou distincts; capsule globuleuse, à i trois protubérances ou allongée, Irigonc et inembra- ; neuse. A l’exception d'une ou deux Morées, que l'on i trouve en Sicile et dans le royaume de Naples, toutes

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