‹ Dictionnaire complet d'Homère et des HoméridesChapitre 114 sur 299 · EY · texte numérisé non relu

EY

hommage, remercier, offrir des actions de graces; ne 86 dit des hommes que par rapport à un dieu, Ii. XI, 761 ; Θά. VIT, 467:

vOy. εὔχομαι. ἜΝ τ | εὐχήν» ñs (ἡ), vœu, prière, demande; seul.

θά. X, 526, 1. R. εὔχομαι. ἀν sans augment. dans Hom.), primitio. dire hautement, avec assurance ou certitude, déclarer avec confiance ; d’où 1° affirmer quelque chose de 501, se vanter, se flatier; se glorifier de; souvent avec l'inf.; en indiquant son origine : πατρὸς ἐξ ἀγαθοῦ γένος εὔχομαι εἶναι, I. XIV, 115; Od. I, 180,je me glorifie d’être issu d’un père noble; (ce quine ren- Jerme pas précisément l'idée de jactance mais seul. l’aveu d’une certaine estime de soiméme ; car, dans l'âge héroïque, chacun se glorifiait franchement et naïvement de ce qu'il croyait étre) ; ἐκ ἹκΚρητάων ἡένος εὔχομαι, avec ellipse εἶ εἶναι, je me vante de tirer mon origine des Crétois, θα. XIV, 199 ; souvent se vanter avec jactance, Il. 1, 91: LI, 597, faire le fanfaron ou le rodomont, El. XI, 388; |}2° faire vœu, assurer, promettre, avec l'inf.; Vouer, principalem. aux dieux, avec le dat. et l’inf. : εὔχετο Ἀπόλλωνι ἐξξειν ἑχατόμδην, Il. IV, 119..}} fit vœu de sacrifier une hétacombe à Apollon; on croyait de cette manière obtenir la faveur des dieux; || 5° ἐπ᾿ général, implorer, prier; avec le dat. : — Ses, EL. 1, 87, invoquer un dieu; absol. Il.

VE, 240. LA Evyrvwp, opos (à), Euchénor, fils du devin Polyide de Corinthe, ἢ. XHIE, 665; suiv.

Paus. I, 45, petit-fils de Polyide. R, εὖχος, ἀνήρο : :

εὖχος » €0ç (ro), la gloire, l’honneur, partic. gloire guerrière, victoire; souv. διδόναι εὐχός τινι, donner de la gloire à qn; se dit de celui qui est vainqueur, HI, V, 285, 654; comme des dieux, 11. VI, 81, 205; XI, 445 ; souv. joint à χλέος, νίκην; — ὀρέγειν, πὸ ρεῖν τινι (Il. ΧΗ, 327 ; θα. XXIE, 7), préseuter, procurer de la gloire à qn; cf. SPITzNer sur l'A. XV, 462; PAsS0wW entend par εὖχος, l'objet des vœux, ce que les mortels demandent aux dieux; mais,suivant la plupart des anciens, le véritable sens est: gloire, et les passages d'Hom. exigent cette signif.

εὐχροής» ἧς; ἔς, forme poët. rare. ρ. εὔχροος, de belle couleur, bien coloré,Od. XIV, 24. Ὁ. Ἔ. εὖ, ypou. Hi | εὐχωλή, ἧς (ñ),1‘action de se vanter;van— terie, jactance , Il. ὙΠ], 219; || 2° jubilation,

EE

crid'allégresse pour une victoire, opp. à οἴμωγήν 1. IV, 450, 864; |] 2° vœu qu’on adresse aux dieux, HN. 1, 65, 93; prière, supplication, IL IX, 499; Od. ΧΠῚ, 557 ; de plus l’objet du vœu, la chose désirée : χαταλείπειν τινὶ εὐχωλήν., A. HT, 166; θα. IV, 175, laisser ἃ qn ce qu'il dusire ; selon Ζ7055 : abandonner la gloire à qn, d'après la signif. n° 1. KR. εὔχομαι.

. εὕω, flamber, brüler, le plus souvent en ᾿ parl. de porcs à qui l'on flambait les soies * dans une fosse chauffce, avant de les rôtir, 1h Od. IF, 500; XIV, 426; σύες εὑόμενοι τανύον--

+ feu pour être flambés, Il. IX, 468 ; en part. des paupières flambces du cyclope, Θὰ. IX, . 589. ἢ. εὔω, qui a de l’anal avec αὕω; Eu STATH.et l'ETYru. MAGN. écrio. εὔω, avec In l'esprit rude, et cette accent. est celle qu’ont ᾿ς adoptée FF 01r, BOTHRE et SPITZNER; maïs ᾿ς GRÆFENH.(Gramm. dial. ep.) soutient qu'il | doit, comme forme ionienne, avoir dans Ho- + mère l'esprit doux; cf. BuTTu. gr. Gr.

Il εὐώδης» ἧς; ες, parfumé, qui exhale une odeur agréable; en parl. d'une chambre , M ϑάλαμος, [l. ΠῚ, 883; de l'huile , ἔλαιον, Od. 1 LE, 539..R εὖ, 6to, parf. moy. ὄδωδα.

Γ΄ ‘edont:, ιδὸς (ἡ). aux beaux yeux, au |: visage charmant , aux regards attrayanis ; en | parl. d'une jeune fille, χούρη, Od. VE, 145, | 442; Ἡ. à Cér. 554. R. εὖ, &4.

ἔφαγον» aor. 2 d'ésbiw, ἔδω.

᾿ς ἐφάλλομαι (aor. 3. sync. 3.}. s. ἐπᾶλτο; d'où le part. ἐπάλμενος, el ἐπιάλμενος), moy. dép. “sauter à au Sur , s’élancer sur : — ἵππων, D. VII, 45, sur un char; et absol. s’élancer : χύσσε μιν ἐπιαλμένος, θα. XXIV, 520, s'étant - élancé vers lui,c.-à-d. ayant sauté à son cou, il l'embrassa ; [| 2° partic. dans un sens hostile: s'élancér, se Jeter, se précipiter sur qn, avec le dat., 11. XHI, 645; XXI, 410, et souv. absol. au partic. 11. VII, 260. R. ἐπί, | ἅλλομαι.

F4 ἔφαλος:. ος» 0Y, Situé près de la mer, bai- | gné par la mer, cpith. des villes maritimes, OIL. TH, 558, 584. R. ἐπί, ἄλς.

τ ἔφαν; poét. p. ἔφασαν ; VOY. φημί.

+ ἐφανδάνω» plaire, convenir,agréer : ἡ θουλὴ ϑεοῖσιν ἐφήνδανε; cette résolution plut aux dieux,

| ΤΙ VII, 45; en outre le prés. ἐπιανδάνει, 1].

* VIT, 407, et l'imparf. ἐπιήνδανε, se trouvent

! fréq. dans l'Od. R. ἐπί, édavo.

ἐφάνη > ὅ.}. 5. aor, pass. de φαίνω.

nn à

τὸ διὰ φλογός, les porcs ont été étendus sur le

ἐφάπτω (f. él; seul. la 5. p. 5. parf.

pass. ἐφῆπται; la 5. p. 5. plusqparf. pass. ἐφ-ἥπτο, εἰ l'aor. moy. ἐφηψάμην) , 1° act. attacher, àdapter à: delà au pass. être attaché, lié à, seul au fig. et avec le dat. de la personne : Τρώεσσι χήδε᾽ ἐφῆπται, des maux sont attachés aux Froyens, c.-à-d. les menacent, J'IE, 15, 69; — ὀλέθρου πείρατα, I. XIII ,79; XXII , 53 (voy. πεῖραρῚὴ ; ἀθανάτοισιν ἔρις χαὲ veixos, ἢ. XXI, 515, la dispute et la querelle s’attachèrent aux immortels ; || 2° au moy.

toucher, se saisir de , s'attacher à , atteindre, avec le génit. : ἐπήν χείρεσσιν ἐφάψεαι (p. ἐφάψη) ἠπείροιο, Od. IV, 548, aussitôt que tu toucheras des mains Ja terre ferme. ἢ. ἐπί, ἅπτω.

ἐφαρμόζω (f.écw),intrans.cadrer, s’accorder, s’accommoder, s'adapter à, aller bien à qn, en pari. d’une armure; le rég. au dat. ἢ]. XIX, 585. Τ. R. ἐπί, ἁρμόζω.

ἐφέζομαι; moy. dép. 1° s’assoir sur, être assis sur, avec le dat. : — δίφρῳ, Od. IV, 717, sur un siége; — δενδρέῳ, 1]. ΠῚ, 152, perché, placé sur un arbre ; — πατρός γούνασι, 1. XXI, 506, sur les geroux de son père ;

|| 2° s'asseoir près de, à côté de, Θά. XVII,

554; ne se trouve qu’au prés. et à l’imparf.

épetry, opt. aor. 2. d'évinur.

ἐφεῖσοι» aor., 1. défectif. (inf. ἐφέσσαι , épe P- ἐφέσαι; (ΟΥ̓. M0. ἐφεισάμην ; iMpér. ἔφεσσαι, ἐρ.Ῥ. ἔφεσαι; part. ἐφεσσάμενος, ἔρ. + ἐφεσάμενος: fut. de l'inf. ἐφέσσεσθαι, 1]. IX, 455), 1° asseoir sur, placer sur , déposer : χαταστῆσαι χαὶ ἐφέσσαι τινὰ εἰς, porter qn et le débarquer à , θά. XII, 274; || 2° placer quelque chose sur soi: ἢ τί τοι : — τινὰ γούνασιν, mettre, aSSeOir qu surses genoux, "ΠΧ, 455; XVI, 2δ5;") τί τινος : ἔφεσσαί με νηός, admets-moi dans ton vaisseau, Od. XV, 277. R. ἐπί, sisu; voy. ce mot.

épExw , à l'act. tirer vers , attirer, allécher; delà, au pass. être attiré : ῥείθροισιν. ἐφελχόμενος μαλακχοῖσιν, H. XVII, 9 , aitiré par les doux courants d’eau; || au moy. 1° ürer à 801. traîner après ou derrièresoi, acc. : ἐφέλzero ἔγχος , il entrainait Ja lance avec lui, Il. XIII, 597 ; au fig. ἐφέλχεται ἄνδρα σίδηρος 7) le fer attire (à lui) l'homme, Θά. XVI, 294; || 2° se trainer derrière ; πόδες ἐφελχόμενοι , pieds. qui se traînent ou traînent après, Il. ΧΧΗ͂Ι, 96. R. ἐπί, ἕλχω. ATP

ἐφέννυμι; poél. ἐπιέννυμι ; VOY. Ce mot.

ἐφέπῳ (imparf, ἔφεπον; 6ρ.}. ἐφεῖπον» forme

. fréquent. ἐφέπεσχον; fut. ἐφέψω; aor. 2,

ἐπέσπον; d'où l’inf.èmonev, et le part. ἐπισπών), act.: la signif. fondamen. et prim. est : être derrière ou après; suivre; dela : 1° poursuivre, courir après, pousser, repousser, — τινά, quelqu'un, Il. XI, 177 ; sens rés. Il. XI, 496; [| 2° pousser devant soi :— ἵππους, Il.

XXIV, 526, des chevaux ; — τινί, les pous :

ser sur quelqu'un, Il. XVI, 752, 724; || 3° poursuivre quelque chose avec zèle , s’en occuper activement : avec l’acc.— ἄγρην, Θά.

XII, 250, se livrer à la chasse ; à moins qu'on n'explique : poursuivre le gibier; — ἔργον , XIV , 195, en tmèse, faire l'ouvrage; || 4° en parl. des lieux, parcourir : — χορυφὰς ὀρέων, visiter les sommets des montagnes, Od. IX, 191 ; — ὑσμίνης στόμα, parcourir le gouffre de la bataille, Il. XX, 595; on trouve surtout fréq.: πότμον, ϑάνατον ἐπισπεῖν, atleindre la destinée, la mort, c.-a-d. s’attirer la mort par sa propre faute, El. IE, 395 ; de méme oirov, ὀλέθριον ἦμαρ, Od. ΠῚ, 154 ; I.

ΧΙΧ, 294; || au moy. (aor. ἐφεσπόμην ; inf.

ἐπισπέσθαι), 1° suivre, marcher après ; — τινί; I. ΧΗ, 495, suivre quelqu'un; — ποσίν.

le suivre des pieds, c.-à-d. à la course , Il. XIV, 521; || 2°suivre gn dans sa manière d'agir, c.-à-d. lui obéir, conformer sa conduite à sa volonté; — ϑεοῦ ὀμφῆ , à l’oracle du dieu , θα. JTE, 215 ; ἐπισπόμενοι μένεϊ σφῷ , obéissant à Jeur inclination, suivant leur penchant, Od. XIV, 262; Homère n'emploie

du moyen que l’aor. R. ἐπὶ, ro.

ἐφέστσαι, ép. p. ἐφέσαι, inf. αἱ ἐφεῖσα 5 vor.

ce mot.

ἔφεσσαι, ἐρ. D. ἔφεσαι, lmpér. aOT. MOy.

εἴ ἐφεῖσαι; voy. ce mot.

ἐφέστιος» 05 ον, 1° qui est au foyer domestique,c.-à-d. à la maison, dansses foyers, Θά. HIT, 254; — ἦλθε, il vint chez lui', Od.

ΧΧΠΙ, 55 ; ἐμὲ ἐφέστιον ἤγαγε δαίμων, une divinité me conduisit à son fuyer , Od. VII, -248; || 2° qui a un foyer dans le lieu même, indigène, domicilié: (ἐφέστιοι ὅσσοι ἔασιν, 1. EI, 425, tous ceux qui ont un foyer dans la ville; selon d'autres interprètes : autant qu'il s’en trouve autour des feux du camp , c.-à-d. les gens de la ville même, par oppos. aux auxiliaires ; maïs cette interprét. de PASSOW parait peu probable ; il faudrait en effet, supposer que ces auxiliaires étaient ἀνέστιοι , sans

Jeux dans le camp; ce qui n’est pas vraisemblable KR. ἐπί, ἑστία

ἐφετμή (ἡ), commission, ordre , commandement, conseil, Il. 1, 485 ; surtout au pl.

ἘΦ 1. Dans le vers : οἱδ᾽ αἰεὶ βούλοντο θεοὶ μεμνῆσθαι ἐφετμέων, Od. IV, 355, on supplée ἡμᾶς : les dieux voulaient que nous nous souvinssions toujours de leurs commandemenis , mais le prétérit ne convient point ici , quand méme , avec le schol. on traduirait épéruai par prières, voilà pourquoi ΚΓ ΟΕ, d'ayrès ZÉNODOTE , a mis ce vers entre deux crochets;voy. Nirzscx sur ce passage. R. ἐφίημι.. |

ἐφευρίσχω (aor. 2 ëpeüpor), 1° trouver, rencontrer, τινά, Il. Il, 198, quelqu'un; ||. 2° imaginer, inventer:—uñrw,Od. XIX,158, un moyen, un expédient; cependart WOLF lit ici ἐθ᾽ εὑρίσχωγαιι lieu de ἐφευρίσχω ; celle lecon , que semble autoriser le manuscrit de ARLES, qui porte ἔνθ᾽, est également plausible. R. ἐπί, εὑρίσκω. | Ne JE

ἐφεψισόομαι; moy. dép. 58 moquer de qu, le huer , l’insulter, dut. * Θά. XIV , 591, 570. R. ἐπί, ἐψιάομαι. $

ἐφηγέομαι., moy. dép. (aor. ἐφηγησάμην) , conduire φῆ quelque part : ἐπὶ στίχας ἡγήσαιτο, qui conduisit les troupes, Il. II, 688 Ὁ; peutétre serait-il ici plus exact de considérer ἐπί comme ado. ; voy. aussi pour le sens ἡγέομαι. KR. ἐπί, ἡγεόμαι.

᾿ἔφημαι, moy,dép. être assis sur,auprès de, dat.: — ϑρόνῳ, Od.VI,509,sur un siége;zstdecouv,sur les bancs des rameurs. R. ἐπί, ua. .

ἐφημέριος , ἢ) ον» diurne : relatif au jour même ou qui a lieu le jour même; du jour même; οὔχεν ἐφημέριός γε βάλοι δάκρυ, Θά, IV, 225, ce jour là ou de tout le jour il πὸ répandrait pas une seule larme; ἐφημέρια φρονεῖν; Od. XXI, 85, ne songer qu'au jour présent, ne pas se soucier du lendemain; * Od. R.

ἐπί, ἡμέρα. ee. |

ἐφημοσύνη (à), synon. εἰ ἐφετμή, Commission, commandement, ordre, Il. ΧΥΗ,, 697; θὰ. XVE, 390. R. ἐφίημι. τὰν

ἔφησθα; ἐρ. pe ἔφης,» VOY: φημί:

ἔφθην, aor. 2 de φθάνω.

ἐφθίαθ᾽, p: ἐφθίατο, voy. φθίω.

Ἐφιολτης, οὐ (ὁ), Ephialte, fils d'Aloüs et d'Iphimédie, frère d'Otus; mais d'après la :

tradition mythol., fils de Neptune; c étaient desgéants d'une grandeur et d’une force prodigieuses ; ils entassèrent l’un Sur l’autre les monts Ossa et Pélion, et voulurent escalader le ciel; Apollon les tua, Θά. XI, 504, 519; d'après l'A. V, 585, ülsretinrent Mars prisonniér pendant treize mois; mais Mercure le sauva grace à la trahison de leur belle-

mère Eriboé. R. ἐπί, ἄλλομαι, lité. celui qui saute sur. | ἐφιζανων synon. d'ivitw, être assis sur ou près de: — δείπνῳ, Il. X, 578, s'asseoir à côté du repas, c.-a-d. pour le prendre; cf.

XX, 11; au jig. en parl. du sommeil, qui se repose sur les yeux, Il. X, 26, 91 ; Ze plus souvent en tmèse. R. ἐπί, ἱζάνω.

ἐφίζω (seul. l'impf, ἔφιζον et ἐφίζεσχον) À être assis sur ou près, * Od. Π|, 411; XIX, ἐφίημι (fut. ἐφήσω; aor. À ἐφέηνα et ἐφῆχα; aor. 2 sub}. ἐφείω, ép. p. ἐφῶ ; ople ἐφείην ; imper. ἔφες ; fut. moy ἐφήσομαι), act. 1° en part. des personnes : envoyer, adresser : ἴριν Πριάvo, Il. XXIV,%117, envoyer ris à Priam ; particul. dans le sens hostile : exciter, enga- ger, pousser à : ouj. avec l'inf. : τινὰ ἐχθοδο--

πῆσαι, I. 1, 518, exciter quelqu'un à se que-

reller; — ἀεῖσαι, Θά. XIV, 464, inviter à chanter ; || 2° en parl, de choses inanimées : jeter contre, lancer: — βέλεά τινι, Il. 1, 51, . des traits à quelqu'un ; — λᾶαν, Il. IIE, 19, une pierre ; — μελέην, une lance, Il. XXI, 170 ; — χεῖράς τινι, IL. 1,567, mettre la main sur qn, appesantir ses mains Sur qn; au fig, χήδεά τινι, envoyer, préparer des souffrances à qn, Il. 1, 4455 — πότμον, Il. IV, 596, la - morts; — νόστον τινί, Θά. IX, 58, envoyer, destiner le retour à qn, en parl. de Jupiter ; {au moy., seul. charger quelqu'un d’une

- chose, ordonner, commander ; d'où le subst.

ἐφετμή, ordre: — τινὲ τι, (seul. le fut.), 1]. XXIL, 82, et sans acc. 1]. XXIV, 500 ; Od.

ΧΙΠ, 7 (c est poët. long ; il n’y a φιι ἐφίει qui ait r bref, θά. XXI, 180). R. ἐπέ, tue.

ἐφικνέομαι (aor.. ἐφικόμην)», moy. dép. par venir, atteindre; avec le gén.: — ἀλλήλων, 11. XIII, 615, +, ils se joignirent ou s’atteignirent l’un l’autre. R. ἐπί, ἱκνέομαι.

ἐφίστημι (parf. ἐφέστηχα, 3. p. pl. ἐφεστᾶσι; inf. ἐφεστάμεν ; part. (ἐφεστηχώς), gén. ép. ἐφεσταότος ; plus qparf. ἐφεστήχειν, ὅ. p. pl. ᾿ἐφέστασαν; aor. 2 ἐπέστην), “) transit: placer sur; mais Hom.n’a que le sens intransit.; ?) intrans, au parf., au plus q parf., à laor. 2 et

au moy. ; 1° être placé sur, être debout sur; .

avec le dat. : — πύργῳ, 1]. VI, 575, sur une tour ; — δίφρῳ, I1. X VIT, 609, sur un char; ] 2° se mettre sur, se placer auprès, à côté ; dat. : — χεφαλήῆφιν, à la tête, Il. X, 496; — - ϑύρησιν, à la porte, Od. 1, 120; ἐφέστασαν ἀλλήλοισι, ils se trouvèrent l’un à côté de l'autre, Il. XIII, 435; on trouve aussi παρά et ἐπί τινι, I. ΧΗ, 199, 52; ἐἰ est employé ab.

E® sol. Od. XXIF, 205 ; |] 5° dans un sens ho-

stile, presser, talonner, en lat. instare 3 — ἀλλήλοισι, Il. XV, 795, se presser les uns les auires ; au fig. : χῆρες ἐφεστᾶσιν ϑανάτοιο μυρίαι, les mille Parques de la mort menacent, IL.

ΧΗ, 920: ὁ ὃ, ἠπητῆς μοι ἐπέστη, Batr. 84, le raccommodeur me presse; || 4° avec et sans γνώμην, diriger sa pensée vers, être attentif à: ἐπιστάντες χατέτρωξαν, Batr. 126, ils ont τοηge attentivement, avec soin; selon d’autres, ils ont rongé étant venus ; || au moy. on le trouve seul, une fois : se placer à : ϑύρησι ἐφέστατο; il se plaça à la porte, IL ΧΙ, 644. R. ἐπί, ἵστημι. |

ἐφόλχαιον (τὸ), selon EUST. synon. de πηδάλιον; gouvernail, θα. XIV , 350 ; selon d'autres, esquif, canot, barque, synon. αἰ ἐφ-ὀλχιον. R. ἐφέλχω.

ἐφομαρτέω, marcher après, suivre ; absol.

* I, VIEIL, 191: ΧΙ. 412, XXIII, 424 ; seul. l'impératif. Τὶ. ἐπί, ὁμαρτέω.

ἐφοπλίζω (fut. ἰσω; aor. ἐφώπλισα; part.

ἐφοπλίσας, ép. σα: fut M. ἐφοπλίσομαι; sub].

aor. moy. 1 p. pl. ἐφοπλισώμεσθα el ion. ἐφο-- ᾿πλισόμεσθα), 1° préparer, apprêter, avec l'acc.

— δαῖτά τινι, un repas à qn, 1]. IV, 344; — ἄμαξαν χαὶ ἡμίονους , atieler les mulets au char, litt. préparer le char et les mulets, Od. VI, 57; — νῆα, équiper un vaisseau, Od.IE, 295 ; |] 2° moy. préparer pour soi ; — δόρπα, le repas, Il. VIIT, 505 ; IX, 66. ἢ. ἐπέ, ὁπλίζω. ἶ

- ἐφοράω (fut. ἐπόψομαι, et ἐπιόψομαι ; aor.2 ἐπεῖδον), 1° regarder attentivement, examiner, fixer ses regards sur, observer, parcourir des yeux, avec l’acc.; en parl. des dieux, ἀνθρώπους, regarder les hommes, Od.XIIL,214; du soleil : παντὲ, ἐφορᾷ καὶ ἐπαχούει1] voit et entend tout, Il. 1IL, 177; θα. XI, 109 ; XX, 295; --χαχά, W. XXE, 461; voir des maux; [| 2° visiter, aller voir : Καχοίλιον, θά. XXIII, 19, le maudit Ilion ; |] 3° examiner, pour choisir; choisir, avec l'acc. ; seul. au fut. ép. : ëxiobo- ἡ μαι, Π. IX, 167; — τάων (νεῶν) ἐγὼν ἐπιόψο-μαι ἥτις ἀρίστη) je choisirai parmi ces (vaisseaux) celui qui estle meilleur, Od. II, 294. R. ἐπί, ὁράω.

ἐφορμάω (aor. ἐφώρμησα ; aor. pass. ἐφρωρ--

μήθην), 1° pousser contre, animer, soulever » exciter, susciter ? — τί τινε : πόλεμόν τινε, SUSciter la guerre contre qn, Il. 111, 165 ; — ἀνέμους , Soulever les vents, Od. VII, 272; || au moy. avec l'aor, pass être poussé, excité, surtout avec l'inf. prés.ou fut.; ἐμοὶ αὐτῷ

θυμός ἐφορμᾶται πολεμίζειν, EL. XII, 74 ; Od,},

Ed

275; IV, 715, mon cœur se sent excité à combattre : ds de combaitre, Il. XIIT, 74; Od. EL, 275; IV , 713, et sans θυμός:

Od. XXI, 399 7 ἢ ὅγ᾽ ee ποιησέμεν. OÙ il a le désir, le projet de faire ; [| 29 5᾽ἃvancer à la hâte de, s'élancer , se précipiter sur, Od. XI, 206 ; surtout dans un sens hosἡ assaillir, fondre sur , en lat. impetum facere ; — ἔγχεϊ, It. XVIL, Fo avec la lance, la lance à la main; souv. absbl, attaquer , assaillir ; transit, avec l'acc. : — ἔθνος ὀρνίθων, attaquer le peu plé des oiseaux , Il. XV, 691; οἱ. XX, 201. R. ἐπί, coute.

| époeun (ἡ (ἡ), lieu par où l’on pénètre , par

où l’on attaque ; accès, passage ; θά. XXII, 430. Τ. R. ἐφορμάω.

ἐφυδρίζω, insulter, outrager, traiter ignominieusement , au part. τ ΙΧ, ὅ08, 1. Ἀ.

ἔφυδρος; ος, ον; A°propr. quiestà l’eau , sur l’eau, près de l’eau; [[ 2° mouillé, humide, qui apporte la pluie, épith. du Zéphyre, Θά.

XIV, 458, T. R. ἐπί, ὕδωρ.

ἐφύπερθε et θεν, ado. 1° par dessus , en haut, Iles Od.; || 2° d'en haut, Od. IX , 583.

Éoÿpn (ἡ), att. Évpx, Ephyre, 1° ancien nom de Corinthe, d'après PAUS. ; ainst ap- pelée d'Ephyre, fille de l'Océan; voy.Koptvkos, AL VE, 152; || 2° ancienne ville pélasgique sur le Selléis en Elite, dans le pays des Épeïens, séjour d'Augias ; il y croissait beau- ‘coup d'herbes vénéneuses, d'après l'H. ΧΙ, 741 ; IF, 655 ; cf. Srraz. (VII, p. 338), ‘qui admet aussi (1|. XV, 551; Θα.1, 259; 11,328), une Ephyre dans l'Elide; cf. OTTF. -MuELLER, Gesch. Hell. Siæmme X, p. 275; [| 3° ville antique de la Thesprotie, c.-à-d. en face de la terre ferme des Phéaciens ; plus tard, Kichyros; MANNERT, SICKLER, Ρ. 421 et NirzscH, Obs.sur l'Od. L,,p.

pensent que celle dont il est parlé , Od. I 259, IL, 258 , est celle de Thespr Sté l parce qu Lhysse: àson‘retour d'Ephyre à Tihaque, vint chez les Taphiens, qui habitent au nord d'Tthaque ; || 4° ville de Thessalie; plus tard Crannon ; ; d'où Ἐφύροι (voy. ce m.);R. ἐφύρα, probabl. he Ρ. ἐφόρα, synon. α᾽ἐπωπή , ἰοὺ pour voir de loin , en lat. specula.

Ἰύφυροι (οἱ). Ἰδέ! Ephyriens , d'après les SCHOL. de Venise, ESTIENNE de Byz. et STRAB. IX, p.422; les habitants de Crannon, en Thessalie ( (Pelasgiotis) qui s'appelait andérieur ement Epbyre, IL XII, 301.

EX ἔχαδον, aor 2 de χανδάνω.

ἔχεα» aor. de χέω. ἃ So ir . Vs ἐχέϑυμος, 06, ον» qui content son cœur , qui réprime ses passions, sage ; οὐχ ÉXÉPIOS 3

Od. VIH, 520, D qui ne sait pas maitriser Ji

ses passions. R ? ἔχω, θυμός.

Ἐς χεκλῆς, os (6), Echéclès, fils d Actor, époux de Poly mèle ε et roi des Myrmidons, Τὶ. XVI, 189. R. ἔχω, κλέος, ayant de la gloire,

É yexdos (c), synon. d'Éye%, Echéclus, 1° Jils d'Agenor , tué par Achille, H. XX,

475; [ 3" Troyen, {μέ par Patrocle , TT XVI, 692.

Ἐχέμων, ovoc, (ὁ). ép. Ἐπχέμμων (ἐχήμων >” | dans l’éd. de HEYN.),Echemon, fils de Priam, |

tué par Diomède, 1). V, 160. R. ἔχω; Gohi-

bius, selon HERY.

É yévros (ὁ), Echénéus, un des nobles Phéaciens, Θά. VH, 455; XI, 511. Β.ἔ ἔχω, vas, qui retient le vaisseau. à

ÉYETEUANS, VE> ἔς» amer, àcre, acerbe ,.

douloureux, épith. du trait, Π. 1, 51; IV, 129 ; suivant Burru. Lexil. X, p.47, πεύχη ne doit pas étre pris ici dans le sens d'amertume, mais de pointe ; ainsi le sens serail : aigu, acéré; maïs les anciens l’entendaient dans le premier sens ; voy. EUSTATA. BR. ἔχω, πεύχη, lit. qui ἃ de la résine ou une pointe.

Ἐ χέπωλος (ὁ), Echépole, 1° fils de Thalisius, Troyen, tué par Antiloque, 11. AV ;T, 458; || 2° fils d'Anchise, de Sicyone; τ fit présent à Agamemnon de la cavale Alhé,

parce qu'il ne voulait pas partir.avec lui pour

Troie, Ii. XXIIF, 296. R. ἔχω, πῶλος.

ἔχεσκον, voy. ἔχω.

É yeros (6), Echétus, μὲ d or et À de Phlogée ; roi d'Epire , fameux par sa cruauté ; il coupait aux étrangers les nez et les oreilles et les jelait aux chiens. , Od. | XVIII, 85. D'après le Scuoz. il creva les | yeux à sa fille Métopé et mutila son amant Echmodikus; selon d'autres interprètes , il était fils de Buchetos et roi des Sicèles ; ef. Od. XX, 584. R. ἔχω, litt. qui a, qui possede, riche.

Éyeux el ἐχευάμην, VOYe χίω.

ἐχέφρων, ὧν, ον» gén.oves, qui a du sens,

sensé, intelligent, prudent , Sage, épith. de Pénélope; Od. IV, 111; XVI, 390. R.éye, :

Εἰ χέφρων; ovos (6), Echéphron, fils de Nestor et d'Anaxibia, Od. IH , 415.

ἔχησθα, ép. pour ἔχης, val ἔχω.

EX

ἐχθαίρω (aor. ἤχθηρα); poét. haïr , être ennemi , avec l’acc. ; opp. à φιλεῖν , Θά. IV, 692: IX, 542. R. ἔχθος.

» ἔχθιστος» n, ον, le plus odieux, superl.

irrég. αἰ ἔχθρος, * AL. 1, 476 et passim.

᾿ἐχθοδοπέω (aor. inf. ἐχθοδοπῆσαι) 5. agir ou parler en ennemi : --τινί, avec quelqu'un, IL. I, 518 Τ. R. ἐχθοδοπός, dont la dérivation est obscure; les grammairiens le dérivent d'éχθος et de δοῦπος, fondre avec inimitié sur qn, ou d'ONTO, regarder hostillement, trahir 58 haine par son regard; mais ce n'est probabl.

qu’une forme allongée d ἔχθος, comme ἀλλοδαπός ; voy. BUTTM. Lexil. 1, p. 124.

ἔχθομαι; poét. (usité seul. ‘au prés. et à l'imparf.), être odieux, ui, à quelqu'un, Od. IV, 502; XIV, 566 R. ἔχθος. ἔχθος, eos (τό), inimitié, haine, ressentiment, θα. IX , 277; pl. ἔχθεα λυγρά, inimitié pernicieuse, ἢ, III, 416. R. ἔχω, ἐκτός ou peut-être ἄχθος.

᾿ἐχθρός» ἡ» Cv, superl. ' ἔχθιστος, odieux , ennemi, antipathique; se dit des pers. et des choses : — τινί, IL. IX, 312; θα. XIV, 156; —dôpa, présents odieux, Il.1X, 578. R.£y006.

Ἐχῖναι (αἱ), 8.-οπὶ. νῆσοι, ép. pour Ε χινάδες, les Echinades, groupe d’ilots dans la mer Lonienne, tout près de l'embouchure de l'Aché- “Ἰοὺ vers les côtes de l'Etolie et del Acarranie. Le plus proche de la côte n'en était éloigné, suivant STRABON. ( X p. 459), que de cinq stades ; auj. Curzolari ; IL. 11, 625. Dans le nombre STRABON compte aussi. Dalichion.

18 recurent le nom d'îles Hérisson (ἐχῖνος, hé- ‘risson) , parcequ'ils se trouvent groupés autour de l'Achéloüs , comme les piquanis du hérisson; d'après VogLKer, Géogr. Hom. p.

60, Homère les croyait situés en face de l'Elide, près de Samé et de Zacynihe R. ἐχῖνος.

᾿ς Eyios (6), Echius, grec, père de Mécistée, I. VILLE, 355 ; || 2° Grec que tua Politès, II. XV, 539;{|15° Troyen tué par Patrocle, 11. XVI, 416. R. ἔχιον, vipérine ; dans le nom propre, l'accent a élé changé : ëyios ἔχμα: ατος (τό), 1° ce qui retient , ce qui arrête ou ce qui obstrue : ἀμάρης δ᾽ εξ ἔχματα βάλλειν, El. XXI, 259, enlever du canal ou

sillon ce qui l'obstrue, le nettoyer ; delà *) ce

qui empêche d'arriver à une chose, rempart, défense ; fortification : ἔχματα πύργων, El. ΧΤ], 260 , fortifications des tours ; ce 41.168 défend ; ce qui 165. protège ; ἢ) ce qui arrête une chose, empêchement , obstacle : éyux ᾿ἐπηλυσίης) H, à M, 57, empêchement à l’en-

EX chantement ; ‘) ce qui arrête ou retient une chose , soutien, support : ---- νέων, des vais—

seaux (χρατήματα d'après le SCHOL.), H.XIV, 410 ; (le passage du sing. au pl. mérite d’être remarqué) ; || 2° ce qui retient, lien, chaine: ῥηγνύναι ἔχματα πέτρης . déchirer les liens du rocher, c.-à-d. ce qui retient la pierre au rocher, au bloc, IL. XIIE, 4, 139. R. ἔχω.

ἔχω (impf. εἶχον, ép. ἔχον, forme itérative : ἔχεσχον 3 fut: ἕξω et plus souv. σχήσω; aor.2 act. ἔσχον, d'où l'inf. σχεῖν, ἐρ. σχέμεν;; fut. moy. ἔξομαι et σχήσομαι; aOr. 2 moy. ἐσ χόμην, 3. Ρ- 8. cyéro, sans augm., seul. 1]. VII, 248 ; XXI, 545 ; impér. σχοῦ ; inf. σχέσθαι ; part. σχόμενος ; forme ép. équiv. de l'aor : écyeoy , σχέθον: de l’aor. se forme un nouveau prés :

54»); la signif. primit. est : tenir ef avoir. ACT. 15 transit. tenir, saisir, retenir; *) originaïrem. tenir dans les maïns, χειρὶ ou ἐν χειρί τι, Π. VI, 514; [, 14, tenir une chose ἃ la main; ou μετὰ χερσίν, Il. ΧΙ, 184; le nom de la partie saïsie se met au gén. : ἔχειν τινά τινος) tenir qnpar quelque chose ; χειρός, ποδός, par la main, par je pied , EL. IV, 154; XVI, 765 ; souvent la direction se détermine par un ado. ou une prép. : πρόσθε τινί, Il, V. 300 ; — ἀντίον ἀλλήλων, EL. V, 169; — ἐπὲ χαρπῷ, I. XVIIE, 594; etc.; — uit, présenter qche à qn, Il. IX, 209 ; au fig: -φυdarts , être en sentinelle, Il. IX, 1; ". tenir vers, du côté de, diriger, ordin. ἵππους, νῆας, 11. 111,265, ses conrsiers , Ses vaisseaux ; avec ἐπί οἱ le dat. Τὶ. V, 829, ou un ado. comme πρόσθε, πύλονδε, 1]. XI, 761, en avant, vers Pylos; et absol. cingler vers, Od. ΠΙ, 182; °) tenir droit, appuyer, porter: — χάρη ὑψοῦ, porter la tête haute , Il. VE, 509; — κάρη ὑπὲρ πάσῶν, élever la tête au-dessus de toutes les

‘autres , Od. VE, 107 ; — χίονας, soutenir les

colonnes , Od.1, 53; delà, au fig. protéger, défendre, mettre à l’abri, conserver, I].

XXIV , 750; XXII, 522; 4) retenir , conserver, garder : — τινά, qn,de gré ou de force; — ἵππους, IL. IV, 502, arrêter les chevaux ; cf. 226 ; delà : dyñes εἶχον πύλας, les verroux retinrent les portes, c.-a-d. les tinrent fermées , Il. XIE, 456 ; XXIV, 455; “) arrêter, retenir, en lat. cohibere, le plus souv. au fut. σχήσειν, IL XVII, 20; XX, 27; — δάκρυ, retenir les larmes, Il. ΧΙ, 848 ; ---τινά τινος, empêcher qn de faire quelque chose , Il. IE, 275; ΧΗ], 687; f) soutenir, supporter souffrir,particul, le choc de l'ennemi, 11. XIIT, 51; Od.1, 198 ; ---οὐδέοὶ ἔσχεν ὀστέον, et son os ne résista pas, Il. XVI, 741 ; |] 2° avoir , tenir, *) posséder, se dit de tout ce qui appartient à ὁ

EX

gn.comme propriété: —:raparouss As 111 δῷ: posséder la femme de σης: delà au pass.

τοῦπερ ϑυγάτηρ EL (zero) Ἑκτορι, lit. de qui la fille fut eue, possédée par Hector, c.-à4-d. était mariée à Hector, El. VI, 598 ; er part. des dieux : -ττι οὐρανόν, Oluuroy habiter le ciel, l’olympe, Od,4,167; IV, 756; b) avoir, éprouver; se dit de tout ce qui se rapporie au corps. ou à l'âme : πόνον, ἄλγεα; avoir de Ja peiue. du mal, des douleurs, Il. VE, 525; V, 895; τ μένος, avoir du courage, 1]. V, 516; souvent le mot qui exprime l'état.où l'on est, l'affection quon éprouve, est le sujet d'éyos el, la personne en est le régime, à L ace. : Δία οὐκ ἔχε ὕπνος» le sommeil ne saisit pas Jupiter, A1. 1, ἃ; Ἀχαιοὺς ἔχε φύζᾳ 2 ἢ". ÎX, 2, la faite saisit les Grecs, c.-à-d. la terreur s’empara d'eux et les mit en fuite ; delà, au pass. ἔχεσθαι ἄσθματι, être pris d'unrâlement, d’une ‘difficulté de respirer ἢ]. XV,,10 5 κακότητι χοαὶ ἄλγεσι; Od. VII, 182, être en proie au malheuret aux chagrins; avec l'idée accessoire de domination, de pouvoir : αἴθρη: ἔχει χορυon, Od,XH, 76; la sérénité occupe le som— net : — πατρώξα ἔργαγ Soigner.les champs paternels, kite. s'occuper des travaux. patrimoniaux , Θά. 1,22; IV, 572; °) avoir en soi, avec soi, porter , amener une chose

et selon la nature des subst. qui y sont

Joints : pousser, exciter, causer, occasioner ξ χανοι χὴν͵ ἔχϑ; il renditun bruit, Il. XVI, 105;

'φύρμιγγες͵ βοὴν εἶχον» les harpes résonnèrent,

ΤΙ. ΧΥΗΙΪ, 495; souo. le parlic: ἔχων ac-

compagne un autre verbe, afin, de le determi-

ner d'une manière plus précise:Toy ἔξαγε χειρὸς ἔχων; ille conduisit dehors par la main, lité. l'ayant, le tenant par la main, Il. ΧΙ, 488; cf. XXIV, 280; || 2° intransit. s'arrêter, se ienir, être dans un endroit ou dans un élat, se soutenir, persister; ordinair« ël est précisé lus exactement par un ado. : éyoy(s.-ent. oÿτως) ὥστε τάλαντα γυνή (s.-ent. ἔχει), D. XAX, 1135, ils se tinrent comme une femme tient la ‘balance, c.-à-d.en équilibre; dans cet exemple, ἔχω est employé, la première fois intrans., la seconde fois trans.;(KOEPPEN supplée inutilement μάχην qui se trouve au vers δῷ : ils égalisèrent la bataille); ἕξω ὡς» Od. XIX, 494, je tiendrai, je. resterai ferme (dans ma ‘promesse, comme; ἔχον ὥς σφιν πρῶτον ἀπήχθετο ἴλιος; IL. ΧΧΈΥ͂, 27, ils persistaient danseur haine pour Ilion, it. ils persistaient, comme Ilion leur avait été odieusetout d’abord; ἔχεν ἡ ἐσᾶλτο, il se πηι là où ἡ -Saula, It: XHIT,679 ; οὐδ οἱ ἔγχος ἔχ ἀτρέμας, la lance (à lui) ne se ‘tenait pas tranquille, [L, AUX, 557, opp. à

EX

ἐλέλικτο; εὖ ἔχειν en lat. bene se habet, cela va bien , c’est bien, θα. XXIV, 245:;? ).sete-

nir, avoir une direction, s'étendre: --οὐψόσε,

s'élever, Od.XIX,58; ὀδόντες ἔχον Ellen ἔνθα, I. X, 265, les dents s'avançaient çà etlà, parsemées sur Ce casque de peau; ἔγχος ἔσχεδι ὥμων,

le glaive passa par les épaules, pénétra à travers, Il: XEV , 452; °°) pouvoir, être à

même, être en état, avec l’inf. : οὕπως ἔτε εἶχεν ὑποτρέσαι, EL VE, 247; XVI, 110, il ne pouvait plus fuir; ef sans ënf., I. VIL,554;: [] LE Moy. 1° se tenir, se soutenir; absol.! — χρατερῶς, vaillamment, HN. XVEL, 559; || 20 se tenir, s’accrocher, s'attacher à, tenir à un endroit, en lat. hærere, adbærere; avec ἐν et le dat: : χαλχὸς σχέτο ἐν τῇ ἑδδομάτη ῥινῷ, ΤΈΥΙΗ, 240 , l'airain s'arrêta ; se fixa dans la sepième peau du bouclier d'Ajax; avec πρὸς et le dat.: πρὸς ἀλλήλοισιν ἔχονται, Od. V,:529, ils tiennent les uns aux autres ; avec ἀνά δὲ le

dat. : ἀνὰ δ’ ἀλλήλησιν ἔχονται, Θὰ. XXAV, 8,

elles (les chauves-souris)s’attachent, sexcram-

ponnent l’une à l’autre; avec le génit seul:

— πέτρης» au rocher, Θά. Υ͂, 429; au fig.

ἔσχετο φωνή, 1]. XVII, 696, la voix hésita, languit; il demeura court; ainsi construit, il signif. surtout : dépendre de q2, τινὸς : σέο ἕξεται, il dépendra de toi, Il. IX, 102: avec l'inf. H. XXX, 6; avec ἐκ et le gén.: ἔχ τινος, θά. ΧΙ, 546; delà : être au pouvoir, en la possession de qn: ἔντεα μετὰ Τρώεσσιν ἔχονται, les armes sont au pouvoir des Troyens, Il.

XIU, 150, 197; au fig. πείρατα viens ἔχονται ἐν θεοῖσιν, l'issue de la victoire est au pouvoir des dieux, IL. VIX, 10; voy. πεῖραρ; || 5° se te. nir à l'écart, Se contenir, s abstenir, se désister, avec le gén. : — ἀυτῆς, I. 11, 98, cesser de crier; —uy" renoncer au combat, Il. ILE, 84 ; [| 4° tenir, porter pour soi ou par rapport à 801. avec l'acc. : ἀσπίδα πρόσθε, porter son bouclier devant soi, Il. ΧΗ, 294; — χρήδεμνα ἄντα παρειάων, Od. 1,554; XXI ,65, tenir baissé sur ses joues le voile reésplendissant ; — μένος χαὶ χεῖρας σχήσεσθαι, comme l'act.

σχήσειν , endurer, supporter les forces et 165.

mains , El. XVIE, 658; cf. XII, 125 ; c’est dans ce sens qu’il faut entendre le passage διεῖο,: οὐδ᾽ ἐτεφασὶν σχήσεσθ᾽, ἀλλ᾽ ἐν νηυσὶ μελαίνῃσιν πεσέεσθαι, 1]. IX, 255 ; ila été αἰοονοπιοτιί 1π-terprété : les uns traduisent :ils pensent qu'ils n'auront plus besoin de se retenir, et qu'ils se jetterontsur les vaisseaux noirs ; les autres :

ils pensent que rien ne les empêche plus , et

qu'ils se jetteront sur les noirs vaïsseaux ; Ecstaru. l'interprète ainsi? — οὔ φασι σχή-σεσθαι μάχης; 7655 et les ScHor. de F'enise,

EQ

de méme ; une autre explication donnée par RuuxoPrr dans KOëPPEN (Obsero. sur [Ἢ].

XI1,105),supplée ἡμᾶς à σχήσεσθαι et le rapporte aux Grecs ; EUSTATH. et les petites Schol. citent aussi celle explication; je m'étonne qu'il ait pu y avoir deux opinions Sur une question aussi simple ; σχήσεσθαι, dans tous ces passages, se rapporte aux Grecs ; ce qui ressort naturellement du second ASE e de phrase : ἀλλ᾽ὲν vroct μελαίνησιν πεσέεσθαι ; σχήσεσθαι doït étre pris dans le sens où nous l'avons ou, H. XVII, 638 , c.-à-d. de : soutenir le choc, résister, et πεσέεσθαι dans celui, non pas de : se jeter sur, mats de : succomber, en. lat. occidere : ainsi : 115 pensent que (les Grecs ) ne pourront plus résister , repousser l'attaque des Troyens , mais qu’ils succomberent'dans leurs noirs vaisseaux.

ἑψιαομαι(ἑψιαάσθων, atl. p. ἑψιάσθωσαν, 3° P. pl. impér), moy. dép., propr. jouer avec de petites Pierres ; ; delà, en général, jouer,

badiner, s'amuser, Θά. XVII, 550, se di-

verür; avec le αι. Ἐπ τ ne χαὲὶ PET»

s’égayer parle chant et la cithare. *Od.R. ἑψία, ἔων ion. P: ©; vor. εἰμί.

ἐῶ; contracté αἰ ἐάω.

ἐῶ», ρ. ἐάοι, VOY. ἐάω.

RAT parf. ion αἰ ἔθω.

τ ἐώχει; plus gparf. ἀ ἔοιχα. ᾿ \ “ἐώλπει; plus gparf. ἃ ἔλπω.

᾿ ἑῶμεν; Il. XIX, 402, (dans cette phrase:

ἐπεὶ y ἐῶμεν πολέμοιο, quand nous aurons été rassasiés de la guerre , éd. de IV0LF; forme rare; EUSTH.et les Grammarriensl ‘expliquent par : ᾿πληρηθῶμεν ’ κορεσθῶμεν et la comparent à la formule : : Ἐξ ἔρον ἕντο. quand ils éurent rassasié leur désir; δὲ ce qui est singulier, ils le dérivent d'un primitif ἕω, synon. de πληρόὼω, et le prennent pour le subj. de l'aor. 2 passif; mais ur pareil aor. 2 pass. est contraire à toutes les habitudes de la langue grecq.; Burru. (Lexil. 11, p. 450 et Gr. détaillée au mol ἄω) prétend avec raison qu'il de écrire ἕωμεν ou ἔωμεν ; ; le 1° est le plus simple); 1" ἕωμεν, ép. pour ὦμεν, 1. p. pl. du one 601".

ΒΩ 2 act. de ἴημι dans un sens intransit. : aussitôt que nous aurons cessé la guerre ; voy.

équu : [] 29 ἕωμεν, selon ΒΌΥΤΗ. (Lexil. 5; 152), prés du subj. de ÂO, rassasier, propr.

ἄωμεν ; aussi, en méme temps, à cause de l'esprit doux, il lit : ἐπεί χ᾿ἔωμεν, quand nous sommes rassassiés de la guerre. Par suite de cetle explication, BOTHE admet avec EUSTH, l'orthogr.: x'eœuey.

ἐών. ép. pOur ὧν; VOY. εἰμί.

ἐωνοχύει, 3. p. 8. imparf.. d'oivoyoio.

ἐώργει; 9.p.$. plus gparf. d'écôe.

ἕως» épe étws, Con]. de temps, 1° pour-in:

diquer la simultanéité : tant que, aussi longtemps que, pendant que , avec l'ind., si l'idée énoncée concerne quelque chose de réel; dans la proposition correspondante ou mineure; on met propr. tés, souvent seul, δέ -ou τόφρα, Al: 1,195; X, 507; .Od. XII, 507; [| 2 pour pie ce qui sh jusqu’à ce duc: ?) avec l’ind, I. XI. 542; Od. V, 125; : 3) avec le sub}. ei avec x, si r on veut exprimer un bui quonaen Que: jusqu'à ce que, Ii. ΠῚ, 291; XXIV,185;°) avec l’opt. après un emps historique, Od: V,585; IX, 576, et avec γέ, θα. IH, 78; |}3° pour que, a que , avec l'opt., Od. IV, 800 ; VE, 80 ; 3 | 149 comme ado. au lieu de τέως LS Ends quelque temps, en attendant, Ii. XI, 41: XIEE, 145; Od.

HI, 127; cf. ΚΌΕΗΝΕΕ, 1, δ 805; 811; Tarenscr, 6 541; ΓΝ Ρ. 60; £ ἕως δὲ εἴως 8 “emploient indi iféremment selon le besoin du vers ; ἕως n'a qu'une seule fois sa quantité naturelle, Od. 11, 278; outre cela, il faut le prononcer ou comme SEMI TR El. XVI, 727 ; Od. 11,188 , ou commetrochée (comme oh et THIERSCH ὃ 108, 10, veut l'écrire ainsi, H.1, 1953 ; X, 507 et souvent.

“ἔωσι; ép. Ρ- oct, 5. p. pl. sub. αἴ εἰμί.

ἐῶσι, contract. pour étouat ; vOy-. a ὁ"

ἑωσφόρος, 06, ον». qui porte ou apporte le matin; comme nom propre : Ἑωσφόρος 2.} ἐἰο 6 du mas I. XXIIE, 226, Τ; d'après ΠΕ.

Th. 381 ὁ fils d'Astréus et dé r Aurore; dans Hom, il aut le lire en trois sylL'R, ἕως, φέρῶς

ZA

Z, sixième lettre de l'alphabet grec; elle:

marque le sixieme chant dansl'L.et dansl'Od. faut avec HEYNE, 7055 et SPITZNER,

Ca, parlic. insép. qui ne diffère de dx, que par le dialecte ; en composition, elle renforce l’idée du mot simple, comme dans ζάθεος» très-divin, Il. 1, 58 ; ζάκοτος, très-irrüé, 1]. III, 220; on la dérive ordin. de διά ; HARTUNG laprendp. une forme subsidiaire αἰ ἀγα (ἄγαν).

Cons, ἧς 9» ἐς (gén. ἐος), qui soufile avec violence, orageux, en parl. du vent , Gvsuôs ; IL XIE, 157 ; Od. V, 568. L’acc. irrég. Cuñv }. ζαῆ se trouve Od. XII, 515; νον. TurrrscH 8. 195, 1.R. ξζα, ἄμμι.

ζαθεος. En; eov, très-divin, très-saint, magnifique, majestueux, en parl. de contrées et, d'endroits, en tant qu’on les suppose habités par des dieux : en parl. de Kia, Νίσα, Ἰζ ρῖσα; Π,1, 58; IE, 520. *EL. R. Ex, ϑεός.

᾿ς ζαάχοτος: ος» ov, très-courroucé,très-irrité,

furieux, El, Π11, 220, 1. R. ζα, χότος.

Ζάχυνθος (4), Zacynthe , ‘le de la mer

Jonienne , au sud de Samé ; elle formait avec Îihaque, Samé et deux petites iles inconnues (-Ægilipset Crocyleia), l'empire Céphallénien, qui était soumis à Ulysse ; son nom actuel est Zante ; Il. II, 654. Comme, dans ce passage, le poëte n’a pas tenu compte, pour la quantité, de lu lettre double &, PAYNE KNIGHT (Proleg. Hom. p. 77) propose de lire Δάχυνθος avec un A; voy. THIERSCH,$ 546, 8. Rem.

l’épith. ὑλήεντι, appliquée à Zacynthe, Od.

1,246; XVI, 125 , est à la fois masc. et fém.

Là ζαμενής, ἧς; ἐς, très-fort, très-véhément; seul, απὸ super. ζαμενέστατος , en parl. d’ Apollon, H. à M. 507. R. Ex, μένος.

ζατρεφής; ἧς, ἐς» bien nourri, gras, robuste : — ταῦροι, Il. VII, 225; — φῶχαι, Od. IV, 451. R, Ca; τρέφω. R

Gapheyhs , ἧς, és, propr. très-brülant , très-enflammé; seul. au fig. : plein d’ardeur ou de feu; bouillant, vif, en parl. des hommes et des chevaux , I. XXI, 465 ; H. ὙΠ, 8.

R. Ga, φλέγω.

Caypniss cs ἔς» Sén. és, qui s’élance avec violence, violent, impétueux, en parl. des vents, Il. V, 525, et des guerriers, 1ἰ, XIE,

547; XIII, 684. Dans ce dernier passage il le rapporter aux Grecs el à leurs coursiers. R.

sans doule ion. p. ζαχραής de ζα, et χράω ; la lecon ζαχρειής, ainsi que la dérivation de χρεία, etinadmisible ; voy. TaiezrsCn,gr.$ 195,55.

Édw, contr. ζῶ, je vis; seul. au gén. du part. prés. ζῶντος, Il 1, 88, |. voy. oo. | Ceut (4),froment,épeautre, en lat. farra,selon F’oss;espèce de blé semblable au froment, qui se cultive comme le froment et vient mieux

L , À r 1 Bons au sud qu'au nord; onne le trouve qu'aupl. et . comme nourriture des chevaux, θα. IV; 41,

604 ; ce méme grain semble étre appelé ὄλυρα

Page 1