‹ Dictionnaire complet d'Homère et des HoméridesChapitre 120 sur 299 · GA · texte numérisé non relu

GA

γάνος (0), bocage, broussailles, buisson, fourré; taillis épais et serré, épaisseur de la forêt; au sing. Od. XXIII, 190: H. à €.

400; au plur. Od, V, 476; li. XI, 157.

R. θαμινός, fréquent.

Θαμυρις, τὸς (6), (acc. w), —6 Θρῆϊξ, Thamyris, le Thrace, chantre ou barde du temps mythique, fils de Philammon et d'Arsiope; il fut vaincu dans une lutte avec les muses, el privé à la fois de ses yeux et de son art, Il. 11, 595; App. I, 55. :

Sotyarovde, comme εἰς θάνατον, à la mort, I. XVI, 695, en lat. ad mortem. |

“ἰαάνατος (6), la mort, tant naturelle que violente; meurtre, 11. LIT, 509; au plur. Θά. XII, 541, les différents genres de mort; ἴα déesse du sort, ἴα destinée (Μοῖρα, μόρος), envoie la mort naturelle, d’après la loi générale de la nature; la Parque {xhp; χῆρες θανάτοιο)», envoie la mort violente qui arrive avant le terme ordinaire de la vie; Apollon et Diane donnent la mort prompte et sans douleur qui arrive à la fleur de l’âge; cf.

μόρος el κήρ. R. ϑανεῖν.

Θανατος (ὁ), nom propre du dieu de la mort, la Mort personnifiée; le Trépas; How.

le nomme le frère jumeau du sommeil, 1.

XIV, 251; XVI, 671, sans donner aucun détail sur sa figure. D'après HÉS. Th. 753, il est fils de la Nuit et habite le Tartare.

Saœvéew, et avec contr. θανεῖν: VOY. θνήσχω.

Sao propr. dor. p. θηέομιαι; voy. ce ce mot ( fut. θήσομαι", moy. dép., être étonné de, regarder avec étonnement, admirer ; seul. l'opt. de l’aor. : θησαίατ᾽ p. θήσαιντο, Od. XVIIT, 191,7. |

Sorrw (aor. 1. θάψα, ép. p. ἔθαψα; 5.

p-s. plusqpf.pass.ététurro),ensevelir un corps mort, c.-à-d. 15 le braler, Θά. XIE, 19, 15; 11. XXI , 325; |] 2° enterrer les ossemenis recueillis, les déposer dans la tombe; — ὑπὸ χθονός, Θά. XI, 52; XXIV, 417, sous terre. | ϑαρσαλέος; En, ἔον; αἰ. θαῤῥαλέος ( com par. θαρσαλεώτερος , Il. X, 226). hardi, cou- : rageux, confiant; 1° en bonne part : — πολεμιστής, I. V, 602, fier, hardi, intrépide guerrier; || 2° ef aussi en mauv. part : téméraire, audacieux, insolent, arrogant, Od.

XVII, 449; XIX, 91. R. θάρσος.

ϑαρσᾶλέως, ado. , Od. 1, 582, 585: XVIII, 550, 390; XX, 269, témérairemevt, hardiment. KR. θαρσαλέος.

Θαρσέω; alt. θαῤῥέω (aor. ἐθάρσησα; ép.

‘OA

᾿θάρσησα; part. τεθάρσηχα)» 19 être hardi, courageux, rassuré, avoir bon courage; ordinair. dans le sens absolu, avoir confiance ; l’impér. θάρσει est frég.; τεθάρσηκασι λαοί , I. IX, 420, les peuples sont pleins &e courage; ||] 9° {ransit. avec l'acc. : oser, ne pas craindre: θάρσει τόνγ ἄεθλον, Θά. VIE, 197, ose ce combat, ne le crains pas, sois plein d’assurance dans ce combat. R. θάρσος-

Sapoos, eos (ro), αἴξ. θάῤῥος, 1° hardiesse, bon courage, confiance, assurance, Il. V, 2 et souv.; Od. XIV, 216 ec souv. ; [ 2° en mauv. part, audace, témérité, arrogance,

insolence, Il. XVII, 520; XXI, 395.

ϑοίρσυνος; ος» ον» courageux , rassuré ᾿ plein de confiance, Il. XVI, 70; confiant dans; avec le dat. : — οἰωνῷ, El. XIIT, 825, ‘dans cet augure. R. θάρσος.

Sapoovo, αἴξ. θαῤῥύνω (3. p. 8. imparf.

‘avec forme fréquentat. θαρσύνεσχε), rendre courageux, inspirer de l4 confiance, rassurer; avec l’acc., I. XIIT 767; XVII, 117,683; — ἧτόρ τινι ἐνὲ φρεσίν, Il. XVI, 242, ramener le courage dans l'esprit de 4; et avec le dat. de l'instrument : ---- μύθῳ, Il. 1V,233; X, 190: — ἔπεσσι ou ἐπέεσσι. Od. IX, 377; 1].

ΧΧΠΙ, 683. ἢ. θαρούς; poét. p. θρασύς.

ϑασσων, ὧν, ον» 1]. XV, 569, plus vite; compar. de ταχύς} voy. ce mot.

Savux, ατος (τό), 1° miracle, prodige, merveille, {out ce qu’on regarde avec admiration et avec étonnement ; souvent il est joint à ἰδέσθαι ou ἰδεῖν, IL V, 725; H. à V.

206, chose merveilleuse à voir ; θαῦμα πελώριον, Od. IX, 190, en part. de Polyphème, monstre épouvantable; c’est le monstrum horrendum, de V’irG.; || 2° admiration, étonnement, Od. ΣΧ, 526. R. θάομαι.

Savuad£w (ἱπιραγ. ἐθαύμαζον, ép. θαύμαζον, 1.11, 520; X, 12 οἱ souv.; et avec la forme fréq. θαυμάξεσχον, Θά. XIX, 229 ; μὲ. θαυμάσομαι, ép. σσ; dOr. ἐθαύμασα), 1° intransit. s'étonner, être surpris; absol. Θά. VIII, 265; souo. avec un partic., [.XVII,496; Od.IV, kh; VII,145; —avecl'inf. : οἷον δὴ θαυμάζομεν Εχτορα...- αἰχμητὴν τ᾿ ἔμεναι χαὶ θαρταλέον πολεμιστήν, IL V,601,en lat.quale,id est, cur tandem miramur Hectorem esse hastatorem et audacem bellatorem ? pourquoi tant nous étonner de ce qu'Hector est un lanceur de javelot et un intrépide guerrier ? || 2° transit, avec l'acc. admirer quelque chose, en être étonné, émerveillé, le regarder avec surprise, Il. X, 12; Od. I, 582 et passim; Joint à ἀγόάασθαι,

ὅσσος ἔην, οἷος Te, Il. XXIV, 629, lit. admi-

᾿θαυμάζω, litt. miranda, la merveilleuse.

OE

Od. XVI, 205, admirer et être émerveillé:

— οἷον ἐτύχθη, Il. IT, 320, s’étonner de ce qui arriva; reimarq. la tournure : — Ἀχιλῆα,

rait Achille, combien grand et quel il était. R. θαῦμα. ' ι “αυμαίνω, forme ép. équio. à θαυμάζω (fut. ανῶ, ép. avt), admirer, avec l’acc.

Od. ὙΠ], 108, 1.

Θαυμακίη (ἡ), Thaumacie, ville de Magnésie (Thessalie), soumise à la domination de

Philoctète, IL. IF, 716; selon Eusraru:, la

méme qui plus tard fut appelée Θαυμαχοί. R.

Joavuxrios, in, τον», merveilleux , admirable, H. à ME. 445. R. θαῦμα..

" ϑαυμαστός, ἡ, ὧν» miraculeux”, merveilleux, admirable , étonnant, H. à €. 10, ἢ LS EUR , ͵ à M. 80; ἃ Β. 34. |

ΘΑΦΩ, thème radic. poët. et inus. auquei on rapporte le parf τέθηπα; le plusq.— |

parf. ἐτεθήπεα, ép. p. ἐτεθήπειν, et l’aor. 2

érapov, d'où le part. ταφών; des deux aspirées |. de ce thème la seconde est changée en douce ἢ au parf., et la 1“, à l’aor.; le parf. al.

signif. du prés. et le plusqparf. celle de.

l'inparf. : admirer, s'étonner, être surpris, stupéfié, étourdi; engourdi; él est très-fréq. au partic., 1], IV, 2453; XXE, 29; θυμός μοι

ἐν στήθεσσιν τέθηπεν, Θά. XXIII, 105, mon esprit dans ma poitrine est frappé de stu- |

peur ou paralysé par la stupéfaction, ou acca-

blé d’étonnement; on trouve encore : ëren-

rex θυμῷ, θά. XXIV, 90; on ne trouve de l'aor. 2 que le partic. ταφών, I. IX, 192; ΧΙ, 545; voy. BurTrTu.gr.p. 285. ἢ

ΘΑΩ, verbe défectif ép., dont on πὶ:

trouve que l'inf. prés. moy. θῆσθαι p. θᾶσθαι ; |

la 5. p. s. de l’aor. moy. θήσατο et le partice θησάμενος) , 4° sucer, traire : γυναῖχά τε θήσατο

μαζών, 1]. XXIV, 58; Η. ἃ ( 256, ἐπε. il | |

téta une femme aux mamelles, c.-à-d. les ma-

melles d’une femme; voy. γυνή; en parl. de brebis : ἀεὶ παρέχουσιν ἐπηετανὸν γάλα θῆσθαι, |, Od. IV, 89, elles offrent toute l’année du |

lait à traire; || 2° act. faire sucer , allaiter : οὐδ᾽ ἀπόλλωνα θήσατα μήτηρ, H. à À. 125, | et ce, ne ne fut point sa mère qui allaita

Apollon.

Sec (à), fém. de θεός, déesse; θεά, au vocs |

Il. I, 1, déesse, c.-à-d. muse; θεά est qfois | joint à un autre subst. : θεὰ μήτηρ, AL 1, 280, |

une mère déesse; θεαὶ Νύμφαι, Η. XXIV, Di

AI

ΘΙ 615, les nymphes déesses (θεά conserve l’alpha à tous les cas; delà le gén. θεᾶς, l'acc.

"θεάν, le dat. pl. θεαῖς ; cependant on trouve, 1. ΠΙ, 158: θεῆς et θεῆσιν. IL ΧΙ, 638;

ὙΠ, 505; Hzru. (sur l'H. à V. 191),

᾽ ὃς . μ᾿ , Q A veut qu on lise touÿ. θεαῖς); θεά doit étre prononcé comme monosyll, après-rornx, Od. V,

215; XIIE, 591; XX, 61; Burru. gr.I,

Ρ. 261, Ut πότνα et alors θεά est dissyllube. * Séa (x), regard - : αἴδεσσαί ᾿ς σα (Ὁ), regard , aspect, vue : αἴδεσσαί.

ἐ θέας ὕπερ, H. à C. 64, respecte-moi par ton regard, au nom de ton regard; d'autres lisent θεᾶς ὕπερ, et trad. propter deam, en

l'acc. I. 1, 588 ; XVI, 539; et avec le dat.

de l’instrum. : — ἄορι, 11. X, 484, frapper avec l'épée; — δουπλῆγι, Il. VI, 136 , avec l'aiguillon ;: — μάστιγι, IL XVIT, 450, avec le fouet; sur θεινομένοι, Od.IX, 459,

VOY. ῥαίοιτο k

Seioev, poët. p. θῶμεν; voy. τίθημι.

Θεῖον (τό), ép. θέειον, et une fois θήϊον, Od. ΧΧΙΙ, 495, soufre; en parl. de la foudre, M.

VIII, 455; XIV, 415; θα. ΧΗ, 417; on l'employait come moyen de purification ; I. XVI, 228; Où. XXII, 495; vor.

θειόω. R. peut-être θεῖος, adj. ; l'odeur de sou:

faveur, à cause de, au nom de la déesse;. fre qu’exhale la foudre a pu faire regarder

ILGEN veut également qu’on écrive θέης, maïs par un 6; ilen fait un nom propr. On, p.

Θεία, Comme Ῥέα, Ῥέη; or Θεία est la mère du Sokil( His. Fhéog. 571); il est assez naturel que Cérès, implorant le soleil, comme mère, l’implore au nom de sa mère à lui. Au sur-

| plus la lecon est douteuse.

᾿ ϑέαιναι (ἡ), poët. p. θεά, déesse, 1]. VII,

8, 90; Od. VII, 541.

Sea, οὖς (ἡ), Théano, fille de Cissée, épouse d'Anténor ; prétresse de Minerve à Troie, 1|. V, 70; VI, 298; et, d'après des

poûtes postérieurs, sœur d'Hécube.

Seeuov (τό), ép. p. θεῖον; voy. ce mot.

ϑεειύω, ép. p. θειόω; voy. ce mot.

“εῖεν, voy. τίθημι. ui

Θειλόπεδον (τό), place exposée au soleil, etoù l’on fait sécher qclie ; essui, séchoir, Od. VII, 125, T; c'était, dans les vignes, un espace uni οἱ exposé en plein aux rayons du soleil, où on laissait sécher les raisins au cep, afin de préparer le vinum passum; voici le passage : τῆς (ἀλωῆς) ἕτερον ( πέδον) θειλόπεδον λευρῷ

ἄλλας δὲ τραπέουσιν, dans cette partie de la vigne un séchoir, situé dans un espace uni, est échauflé par Je soleil; on cueille les uns (raisins) , on pressure les autres. Ÿ’0s$ traduit:« quelques raisins,étendus en rond dans un espace uni , séchaïent aux rayons du so- 161} »(z/ entend par conséq. un endroit où sont séchés des raisins coupés), voy.NirzsCn, sur ce passage et Burru.Lexil. 11, p.190.R.c), πέδον; L'article τὸ s’élant réuni,par crase, avec le subst. εἱλόπεδον, il en est résullé θειλόπεδον. “εῖμεν» vOye τίθημι.

Selvals vor. τίθημι.

τ Seivw (aor. 1. ἔθεινα ; part. θείνας, I. XX, 1481), verbe qui a de l'analogie avec χτείνω et ᾿ ϑάνω, frapper, couper, piquer, percer, avec

celte substance comme ayant une origine céleste, divine.

Θεῖος, n, ον» 1° divin, issu d’une divinité: — γένος, I. VI, 180 ; ou provenant d’un dieu, envoyé par une divinité : — ὄνειpos, 11. 11. 22, songe envoyé par les dieux ; — ὀμφή, 1]. LE, 41, voix d’un dieu ; || 2° consacré à une divinité, saint : — ἀγών, sainte assemblée dans le temple, Àl. VEI, 298, XVIIE, 576; — yopos, chœur sacré, Θά.

VIEIL, 264 ; |] 5° divin, c.-à-d, magnifique, excellent, non seul. en parl. des hommes distingués par des talents ou des qualités extraordinaires, ἢ]. 11, 555 ; XIE, 69% ; XV, 25 et passim ;mais encore de tout ce qui est grand, beau ei sublime dans la nature; ainst en parl. de la mer, &k, U. 1X, 214, de la boisson, du vin, ποτόν, Od. El, 541;

ef. Nirzsca sur le mot δῖος, Od. KE, 265, p.

Θειόω, ép. θεειόω (fut. ὠσω, 1° soufrer, enfumer avec du soufre, purifier; — δῶμα, Od. XXII, 482, une maison en y brülant du soufre ; |] 2° moy. δῶμα θεειοῦται, θα. XXI, 50, il soufre sa maison, il la purifie avec du soufre ; (la forme est épique dans les deux passages). KR. θεῖον.

Sel, ép. pe θέω, courir. |

Θείω, ép. p. θέω, θῶ, subj. aor. 2 de τίθημι; voy. ce mo. ἐξ |

Sélyw (aor. 1 ἔθελξα ; aor. pass. ἐθέλχθην), passer doucement la main par dessus, frotter légèrement, en lat. mulcere, afin de dompler, d'adoucir par cette agréable titillation;de là 4° charmer, assoupir, engourdir, en pari. du corps, avec l’acc.: ainsi en parl. du caducée de Mercure : ἀνδρῶν ὄμματα θέλγει ; il charme, il enchante ou assoupit lés yeux des hommes, Od: V, 47; XXIV, 5; XXIV, 545 ; et en parl. de Neptune : θέλξας ὕσσε φαεινά, EL. ΧΠῚ, 455, ayant enchanté les yeux brillants ; ce qui

ne doët pas s'entendre des ténèbres de la mort, mais d'un assoupissement produit par une

force peut-ctre magnétique ; || 2° au fig. en

parl.'de Pesprit, charmers le plus souv. en mauv. part, C.-à-d. engourdir, ‘paralyser, priver entièrement qn de ses facultés intellectuelles, captiver, tromper, éblouir, fasciner, séduire : — τινά, qn, en parl. de Circé, Od.

X, 294, 320; des Strènes, Od. XII, 40 ; ‘ avec νόον, 1]. XIE, 256, fasciner l'esprit ; τ HI. ἃ C. 56 ; avec un I. XV, 594, affaibr, Las le Lee le nom de l’insirument 86 mel au dat. : — ἐπέεσσιν, λόγοισιν, Oa. III, 267; 4,57, séduire par des paroles, par des SD τ: — ψεύδεσσι, δόλῳ, Il. XXT, 276, 604, par des mensonges, τ la ruse; ἔρῳ δὲ ον ἐθέλχθεν, Od. XVIIT, 212, ils (les prétendants) furent charmés, fascinés , aveuglés par l'amour; il se prend très-rarement en bonne part : charmer, captiver par un

ue Od. XVIL, 314, 321.

* θελχτρ; ρος (6), celui qui adoucit, qui calme — ὀδυνάων, H. XV, 4, les douleurs, en lat. dolorum lenitor. R. θέλγω.

Θελκτήριον (τό), tout ce qui a sur l’esprit une puissance énchanteresse; charme, attrait, séduction, enchantement, ire ; en part:

de la UE de Vénus, 11. XIV, 215; How. appelle les chants Fe épars, Od.

X, 537, les délices des mortels, et le cheval de Thoïe : — θεῶν θελχτήριον; Od. ΥΠΠ, 509, le plaisir, l’amusement, le passe-temps des ue R. θελχτήρ , θέλγω.

* Θέλω» ép. ἐθέλω. vouloir, d’où θέλοι; ΤΙ. à Α. 46; mais là aussi Her. veut qu'on lise ἐθέλοι.

Séuebov (τό), fondement , fondation ; base : ὀφθαλμοῖο θέμεθλα. 1]. XIV, 495, la racine de l'œil, c.-à-d, la cavité, le fond de

Τα: --- στομάχοιο; Il. ΧΥΙΙ, 47, la racine du gosier, le fond de la gorge (et non l’orifice de V'estomac). KR. θέμα, τίθημε.

Θεμείλιον (ré),synon.de θέμεθλον, base, fondement, fondation : — τιθέναι. Al. XIT, 28, jeter les fondements : — διατιθέναι, H. - A.

284, méme sign.; — προδαλέσθαι, 11. XXE, 255, méme sign. ; ne se trouve qu’au plur.

θέμεν et θέμεναι» inf. aor. 2 ép. de τίθημι.

θέμις,» gén. θέμιστος, ép. p. θέμιδος (à), en génér.tout ce qui a été posé, établi et consacré par l’usage et la coutume, ce qui est équitable, convenable ; delà, 4° ordre établi, coutume, usage, droit: à ὃς οὔτινα οἷδε θέμιστα , h. V, 764, qui ne connaît aucun droit, en

206, qui gardent , conservent les loi

OE

part. de Mars; on trouve souv. la locution :

θέμις éoté, il est juste, il est équitable, construite avec le dat. de la pers. et l’inf., Od. XV, SEUIL, XIV, 586; ΧΧΗ͂Ι, 44; (quant à la Dour ἦ θέμις ἐστέ, comme c’est l’usage, comme il convient, ἢ]. I, 75; IX, 154; et peut-être au nomin. : ἢ Ge ὅν ὉΟΥ.

ἢ); Joint à ἀγορή : ἵνα ἀγορή τε θέμις ve, Il. ΧΙ, 807, οὐ est l'assemblée des juges et la justice; Voss trad. Gerichisplan, tribunal; || 2° au pl.-ai θέμιστες, les statuts, les arrêts : ᾿ 7 parl. des dieux : ---- An Od. XVI,

les arrêts de Jupiter annoncés par la ou. (ἄν: de l'oracle ; ἢ) en parl.des hommes : lois, dispositions , ordonnances, Od. IX, 412, 4145; particul. des prine et des juges :

οἵτε θέμιστας 7 πρὸς Διὸς εἰρύαται. Il. 1, H,

part de Jupiter; της arrêts judiciaires: χρίνειν. θέμιστας σχολιάς, 1. XVI ,387,prononcer, rendre des jugements εἰ fausser le droit; en part, des sujets: λιπαρὰς τελεῖν θέμιστας, Al. IX, 156, 298, payer au roi de riches tributs, de forts ἩΠΡΟΙΣ c.-à-d. les dons d’usage, les présents établis, les redevances. R. 0%, τίθημι.

Θέμις» ἱστὸς (3), Thémis, fille d'Uréus.

(le Ciel), et de Gea (la Terre), HEs. Théog.

435; elle ne paraît dans Hom. que trois fois:

Elle fait dans l’Olympe la fonction d’un

héraut et convoque les dieux à l'assemblée; I. XX, 4; c’est elle qui recoit à leur arrivée ceux qui viennent s'asseoir au banquet des dieux et qui veille parmi eux au maintien de la décence et de l'ordre, H. XV, 78; c’est elle qui règle les assemblées du peuple et les dissout, Od, IT, 68; dans les hymnes” elle est nommée l’amie de Jupiter, H. XXIL 2, et la compagne de Ja Victoire, .H. VIT, 4; plus tard, elle fut la protectrice de l'ordre légal et la déesse de la justice.

θέμιστα; θέμιστας, vOy. θέμι. nn à

θεμιστεύω; 1° donner des lois, rendre la

justice : — τινί, Od. XI, 569, à quelqu’ un;

en parl. des dieux : — Euh, F1. à A. 255, rendre un oracle ou plutôt donner Souverai-

. . . à | nement un conseil qui fera loi; [| 2° régner,

gouverner : — τινός , Od. IX, 114, sur quelqu’ un ; * Od. R. θέμις.

* Bus οπόλος.» 06, PV qui administre les lois, qui rend la justice, épith. des rois, Ἡ. à C., 405, 475. R. θέμις, πολέω.

ὙΠ τὶ. ἡ, OV pot. p. θεμιστός ; légal,

juste, équitable, H. à C. 206. à un |

n'est pas dans Hom.

> Ja

Se, “-“5»}

CYR «ας

ΘΕ θεμόω,, placer, poser, mettre dans l’obli- gation de , contraindre, forcer : — νῆα θέμωσε χέρσον ἱχέσθαι, Od.IX, 486, 542, il (le flot, χῦμα) força le vaisseau à gagner la terre.

KR. τίθημι. | θέναρ,σαρος (τό), le plat de Ja main, la paume avec laquelle on frappe, 1]. V, 539, LT Rio.

θέο, ép. ρ. θοῦ; vor. τίθημι.

| θεόδμητος; ος» ον 5» bâti de Dieu:

or, EL. ΥΗΙ, 519, 7. R. θεός, δέμω.

θεοειδής; ἧς, ἔς» Semblable à Dieu, pareil aux dieux, épith. des héros distingués ; ressemblance qui ne repose toutefois que sur les avantages corporels, comme la beauté, la force, etc., li. 11, 623: c’est aussi l’épith. ᾿ des prétendants, Od: X, 20; XXII, 186; | Ὅ07. θεουδής: cf. BuTru. Lexil. 1, p.165.

| R. θεός, εἶδος. ᾿ | θεοείχελος, ος. ον, méme signif.que θεοειδής. I. 1, 151 ; XIX, 155; Od. III, 416; IV, 276; VIH, 256. ΒΕ. θεός, εἴχελος.

| de adv., de la part de Dieu, Θά.

: XVP147, TR. θεὸς.

Θεοχλύμενος (ὁ), Théoclymène, fils de Polyphide, descendant de Mélampe , et devin célèbre, Od. XV, 256. R. θεός. χλύω, lité.

, exaucé de Dieu. | | Géouey, 1.p. pl. de θέω.

θεοπροπέω,, prophétiser, annoncer la vo- Jonté des dieux, interpréter les présages des dieux; ne se trouve qu'au partic., I. 1,

109; IE, 522; Od. II, 184. R. θεοπρόπος.

θεοπροπίη (ἡ), 1° propr. V'interprétation des augures, des présages divins, prophétie ; synon. de μάντεια, 1]. 1, 87; cf. Eusraru.

Od. I, 415; || 2° synon. de θεοπρόπιον, ordre, | oracle des dieux, présage, Il. 1, 585; XVI, 20:60: +

θεοπρόπιον (τό), tout ce qui est indiqué par les dieux, présage, ordre ou réponse des dieux, oracle, prophétie, 1, I, 85; VI,

| 458.* Il. Σ θεοπρόπος (δ), interprète des dieux, devin, | voyant, prophète; c'est le nom générique de | tous ceux qui, d'après certains signes, interprètent la volonté des dieux , I. XII, 228; -Od.I, 416.R. On dérive ordinair. ce mot de θεὸς οἱ προειπεῖν, prédire la volonté des dieux; ou de τὰ θεοῖς πρέποντα λέγων, celui qui dit les choses qui conviennent aux dieux; mais ΒΌΤΤΗ. Lexil, I, p. 19, le dérive de ᾿ rpérw, dans son sens primilif : sortir de, ré-

sonner, retenir au dehors; d'où θεὸς πρέπει, un dieu envoie des présages, se manifeste au dehors ; θεοπρόπιον serait ainsi le signe des dieux ef θεοπρόπος; l'interprète de ce signe.

θεός ( θεόφιν, ép. p. θεῶν 7). gén. pl... Il. XVII, 101, et ρ.θεοῖς, dat. pl. 11. VII, 566; le nom. pl. θεοί, est monosyll. 1]. 1, 18),1°au masc. (δ) dieu, le dieu par excellence, c.-à-d. Jupiter, Il. ΧΗ͂Ι, 750; θά. XIV, 444; EF, 251; VIII, 176; dans un sens indéterminé, synon. de δαίμων, El. XVII, 99; Od. IF, 151, un dieu, quelque dieu; σὺν θεῷ, Il.

IX, 49, avec dieu, avec le secours de dieu :

ἐχ θεόφιν, Il. XVIT, 101, par les dieux; ὑπὲρ θεόν, 11. XVIE, 527, contre dieu, contre la volonté de dieu; || 2° au fém., (ἡ), synon. de à θεά, IL. 1 516; ἢ est fréquent dans Hom. ; mais il dit aussi θήλεια θεός, Il. VIII, 7, Ze. un dieu femelle ; |] 3° comme adj. au compar, θεώτερος., plus divin: θύραι Georeper, Od. XIII, 114, portes plus divines, c.— à-d. plus fréquentées des dieux. Les dieux d'Homère ont, comme les hommes, un corps avec des veines et du sang, et ce corps est en tout semblableà celui des hommes; cependant ils sont plus grands et bien supérieurs en force, 1]. V, 800; XV, 561; ils sont immortels et jouissent d’une jeunesse éternelle; ils ne connaissent nt les maladies ni

les autres infirmités humaines; cependant ils

ne sont pas à l’abri de tous les accidents, 11.V,858.Sans étre doués d’une scienceuniverselle, ils surpassent de beaucoup les hommes en intellisence et en connaissance, IL. :V, 441; 11, 485; sous le rapport moral, ils nes’élèvent pas au-dessus des hommes; ils ont, comme eux, des appétits et des passions,

. même des défauts et des faiblesses. Îls gou-

vernent l'univers et surtout les affaires des mortels; ce sont eux qui leur dispensent les biens et les maux ; mais souvent l’homme, par sa propre perversité, s’atlire des malheurs, et alors il n’en faut accuser ni les dieux ni le destin (voy. μοῖρα), Θά. 1, 55,

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