‹ Dictionnaire complet d'Homère et des HoméridesChapitre 125 sur 299 · VIE · texte numérisé non relu

VIE

regardé comme interpolé, ainsi que l'autre.

R. ΘΕΩ, rw, litt. l'ordonnateur de l'élat, Gts, θινός (ὁ ), plus tard, ϑίν ; propr.

tout monceau où amas, en lat. acervus cumulus, agger; πολὺς ὀστεόφιν Si, Θά, ΧΙ, ἀδ, un grand amas d’ossements; || 2° préncipal, monceau de sables, que la mer dépose sur ses rivages; dune et en génér.rivage, bord, côte, rive; il est presque touj. déterminé par ϑαλάσσης on ἁλός; on ne le trouve seul que I. XXI, 695; Od. VII, 290; IX, 46; il est touj. au dat. ou à l'acc., Où.

VIT, 290; IX, 46. Legenre ne se reconnait qu'El. XVIII, 695 , où il a pour épith.

l'adj. mase. φυχιόεντι; 11 fut plus tard masc. et fém. Toutefois les grammair. font, maïs à tort, la distinction de ὁ Sk, le monceau, et ἡ θίς, le rivage. R. τίθημι, létt. dépôt.

Gisbn(i), poëet. p. Θίσδαι (ai), Thisbé, ville ancienne de la Béôdtie, au pied de l’Hélicon, entre Creuse et Thespies, avec un port; aug. Gianiki; d'après MANNERT, c'est la méme que Xiou; lom. emploie le sing.

Ji. 11; 502; cf. Srr4g. p.411. Ἢ θλάω (aor. ἔθλασα, ép. oo), froisser, meurtrirs casser, broyer, briser, avec l'acc.:

— χοτύλην 7) briser le cotyle (acetabaum), Il, V, 507 ; XII, 584; — ὀστέα, Θά.

XVIIT, fracasser les os.

θλίξδω (fut. θλίψω), presser , comprimer , 41

écraser ; || au moy. s'écraser à soi-méme:

θλίψεται ὥμους, Od.X VIT, 221,1} s’écrasera les » épaules, +. de

θνήσχω, pour θανήσχω, formeïitérat. de θάνω (fut. θανοῦμαι ; inf. θανέεσθαι ; aor. 2 ἔθανον ; parf. τέθνηχα, auquel se rapportent les formes syncopées : À. p. pl. τέθναμεν; 5. pe pl. τεθνᾶσι; opt. τεθναίην; tmpér. τέθναθι; inf. ép. τεθνάμεν et τεθνάμεναι; partic. τεθνεώς, seul. au dat. τεθνεῶτι, θα. XIX, 351; et ép.

ordin. τεθνηώς.γ roc; au gén. q{ois τεθνηότος, θα. ΧΧΤΙΥ, 56; Li. XIII, 659; une fois au fém. τεθνηχυῖα, Θά, IV, 754 ( la leçon τεθνειώς a été rejetée d'Hom. par WOLF, d'après ARISTARQUE; SPITZNER (Τὶ. VE, 70 est d'accord avec lui; mais BUTTM. la croit fondée, du moins pour le gén. τεθνεῖωτος ; voy. sa gr. $100, 10, 6), 1° mourir, trouver la mort tant naturelle que violente :

ὑπὸ χερσίν τινος, Il. XV, 289, être tué ow périr de la main de qn; οἰχτίστῳ. θανάτῳ θανεῖν; I. XI, 412, mourir de la mort la plus déplorable; || 2° au parf. être défunt, être mort, θα. 1], 151, opp. àtaw, être vivant; part. τεθνηκώς ,) le mort ef méme τεθνηκὼς

uencoss I. VI, 70. le (cadavre ) mort; de méme θανών, 1]. VIII, 476; le mort, le défunt. :

θνητός, ἡ» cv, 1° mortel, sujet à la mort, cpith. des hommes, 11. et Od. passim; || 29 subst, οἱ θνητοί, les mortels, oppos. à

ἀθάνατοι, les immortels (les dieux), Il, XIE,

* 342; Od. XIX, 595. R. θνήσχω.

θοινάομαι (inf. aor. 1 Ὀοινηθῆναι), dans

- Hom. passif dép., festiner, banqueter, faire

bonne chère. R. θοίνη.

" θοίνη (à), festin, régal, repas, nourrilüre, mets. Pair. 40.

θοαί (at), — νήποι; ΨΟΥ. θοός.

Θόας; αντος (0), Thons, 1° Μῖ5. Δ᾽ Απιάτόέ-mon et de Gorgo; roi de Pleuron et de Calydon en Etolie; il était venu à la guerre avec 40. vaisseaux, Il. IT, 658; situation «es villes qui lui étaient soumises, Il. ΧΊ, 216; combat, Τὶ. IV, 527 et suio.; Neptune

prend sa forme, Il. XI, 215 et suiv.; dis-

cours de lui, IL XV, 281 et suiv.; XIX, 259; 11 est placé en embuscade avec Ulysse

près de Troie, Od. XIV, 499; || 2° fils de

Bacchus et d’Ariadne, roi de Lemnos, père d'Hypsipyle. I fut seul sauvé par sa fille dans le massacre des hommes à Lemnos; elle l’avait envoyé à OEnoé sur un vaisseau, I. XIV, 250; || 3° Troyen tué par Ménclas, 1]. XVE, 511. R. Oooc, Ut. le rapide.

Ocn (ἡ), Thoé, fille de Nérée et de Doris, 1. XVIII, 40. R. Go, adj.

θόλος (ἡ), dôme, voute, coupole, particul, bâtiment rond avec une coupole , un dôme; dans l'Od. c’est un pavillon situé entre la maison d'habitation et la cour; et on y gardait les ustensiles de cuisine,'la vaisselle et les provisions de bouche de chaque jour ; garde-manger, Od. XXIF, 442, 459; ’oss trad. : küchengewælbe, voüte de cuisine.

Ce bâtiment reposait sur des colonnes et était ouvert, puisqu'on voit Ulysse attacher à une des colonnes et tendre tout autour de ce pavillon la corde destinée à pendre les servantes, Od. XXII, 466. R. Selon EUSTATH. θέω, ὅλος, c.-à-d, édifice circulaire, περιθεόμενον.

θούς» ἡ, ὧν» vite, rapide *) partieul, en parl. des guerriers, πολεμιστής, I. V, 571; XV, 585; agile, prompt, aleïte, leste, dégagé , πηρέϊαουχ au combat; il est fréq.

dans l'A; — Apr, Il. V, 450, l'impétueux Mars; 11 se construit aussi avec l’inf. : θοός ἔσχε μάχεσθαι 2 11. V, 556, il était vif à combattre; υῦν ϑοοὶ ἔστε, I,XVT, 422, maintenant soyez

ΘΟ braves, soyez vaillants; car c'est ici une ex- hortation à la bravoure, et ce qui suit confirme ce sens. Ainsi l’entendent ΠΕΥΝΕ et SPITENER; Κ΄ 055 trad. aussi : paraissez maintenant agiles; mais d'autres,avec EUSTATH., trouvent ici un reproche de lächeté et trad.

dans un sens ironique : maintenant vous étes prompts, parce qu'il s’agit de fuir; cf. πόσε φεύγετε, Où fuyez-vous ? qui précède; — ἄγγελος, H. XVIIT, 29, prompt messager: b) en par l. de choses inanimées,mais mobiles : — 68)oç,Od. XXII, 85; --ἄρμα, I. XVII, 458; — μάστιξ, 1, XVII, 450; Sony ἀλεγύνετε δαῖτα, Od. ὙΠ, 38, préparezun repas improvisé, rapidement apprêté; VOY. αἰψηρός ; ϑοαὶ νῆες, 1.1, 42, épith. constante des vaïsseaux, en dant qu'ils sont agiles, rapides et faciles à. manier; l'interprét. de terminés en pointe ne convient pas autant; νὺξ Son. El. X, 594, 468; XII. 465 ef suiv., ἴὰ nuit rapide, soit parce qu'elle arrive presque subilement , soit plutot parce qu'elle semble passer trop vite aux hommes qui aünent le repos; Voss trad. : la nuit au vol rapide; BuTrm. Lex.

IT, p. 74, trad. : la nuit soudaine, avec l'idée accessoire de danger pour ceux qu'elle surprend; °)en part. d'objets immobiles : terminé en pointe, pointu;seul. ϑοαὶ νῆσοι, Od.XV,299, lesiles pointues; ce sont de petiles iles formées par des écueils ἃ l'embouchure de l'Achéloüs; elles forment la pointe extréme des Echinades , et sont appelées Scai ou ὀξεῖσι (Srr4B. VIII, p. 550), ἃ cause de leurs rochers qui s’'avancent en pointe dans la mer; auj. cursoleri. KR. ϑέω, courir vers un but; la'signif. radicale de Soë: est done : qui court, coureur; dela : rapide, prompt; quant au sens de pointu, que lui ont donné surtout les poètes postérieurs à Hom.,je croirais volontiers qu'il ne l’a point dans Iomère; s’il applique cette épith. à des objets pointus, c’est qu'en effet ce qui se termine en pointe el va en diminuant, ressemble assez à un coureur qui parait plus pelit aux yeux à mesure qu'il s'éloigne ; mais c’est là tout simplement une métaphore, et ϑοὸς n’en conserve pas moins son Sens primilif; le nom actuel de ces ϑοαὶ νῆσοι semble méme confirmer cette opinion : Gursolari renferme . en effet l'idée de course; peut-être même étaient-elles appelées Soxi, moins à cause de leurs pointes de rochers, qu'à cause de leur disposition qui fait qu'elles ont l'air de courir l’une après l'autre et de vouloir s’atterndre.

f sn’ 4 ͵ 9 e Coco (aor. 1 ἐθόωσα, ὄρ. θόωσα), prümit,

OP

faire courir, rendre rapide; delà faire aller

en diminuant, terminer en pointe, aiguiser :

— ἄκρον, Od. IX, 527, 1, le bout d’une

pièce de bois. KR. ps ; vOY. ce Mot, vers la fin. θόρε». éP. Ρ. ἔθορε ; υογ. θρώσχω.

" Θοριχίος (ὁ). ( Θόρικος dans ΤΉΟΥΡν. ), Thorique , une des douze anciennes villes de l’Attique , sur la côte orientale ; fondée par Cécrops ; plus tard, ce fut une des communes ou dèmes de la tribu Acamantide; auj. Porto Mandri; delà, ado. Θοριχόνδε, HE. à C. 121, à | Fhorique, avec mouvement.

* ϑορυδέω;, faire du bruit, crier , Batr.

ΘΟΡΩ, forme radicale de θρώσχω ; νογ΄.

ce mot.

θοῦρις ; ιδος (ὦ), fem. de θοῦρος.

θοῦρος (ὁ). εἰ fém. θοῦρις, ιδος (x), propr.

qui s’élance, se précipite ou bonditsur ; delà, impétueux, violent ; le mascul. ne se trouve que comme épith. de Mars, Il. V, 30 , 55, 555, 454, 850; XV, 127; XXI , 406; le Jém. θοῦρις se dit des armes avec lesquelles on s’élance sur l'ennemi; par ex. du bouclier; ἀσπίς. IL. ΧΙ, 32; XX, 162; de l'Egide, αἰγίς EH, XV, 508 : "δ ts souy. θοῦρις ἀλχή ᾽ la force im pétueuse, la vigueur indomptée qu’on déploie dans l'attaque et dans la défense ; on le trouve souvent dans ἢ]... et une fois dans l'Od. AV, 527. R. ΘΟΡΩ.

Gcuwxos (6), vor. θῶκος.

Gouwv, wvos (6), Thoon, 4° Troyen, fils de Phénops, frère de Xanthus, tué par Diorède , 1. V., 152; |] 2° autre Troyen, tué par Übrsse, I. XI, 422; || 5° autre Troyen, qui atlaqua le camp avec Asius, El.

XXI, 440; || 4° autre Troyen, tué par AntiloquE: EI. "XH > DD }.}} 5° AQbIE Phéacien, θα. Vi, 1133 3 6° ép. P: θῶν. R. θοός, lité.

le rapide.

θοῶς 9 ado. de θοός, rapidement, vivement, promptement , 1]. ec Od. passim. H. VIE, 7.

Θόωσα (ἡ), Thoose, nymphe, fille de Phorcys et mère de Poly phème , Od. I, 71, R. θοός, litt. la rapide.

Θοώτης, ou (ὁ), voc. Θοῶτα, Thootés, héraut de Bnesthee, 11 ΧΙ, 542 ; par allong.

ép. p. Corus, de θάω, lité. celui qui fait asseoir.

Θραΐσιος (ὁ) Thrasius , Péonien , tué par Achille, τι. XX1,210.R. θράσος, lili. le hardi,

Opcisos (ro),hardiesse, audace,intrépidité, courage, Il. XIV, 416, . R. Ce n’est que

- la transposition de θάρσος.

gardes ou sentinelles, KI. IX, 581 ;

A ee AE à ἐς

or /

θρασυχοίρδιος ; os, ον; Gite. quia un cœur hardi , courageux , résolu , déterminé , * Hi. X, 41; XIII, 5453. R. ὙΠ χαρδία.

θρασυμέμνων; δέπ. ονος (δ), lit. qui reste qui persiste ou persévère hardiment; hardi, intrépide, épith. d'Hercule, τ} 659 ; θα.

ΧΙ, 267. R. θρασύς, μένος de μένω. :

Gparourdheroue (ὁ), Thrasymède, f£ls de Nestor, qui suivit son père à Troie; chef des X, 255; XIV, 10: XVE, 521; XVIE , 578, 705; cl retourna ΑΣΑ ne avec son Dre ; Od.

IEP, 39, 414, 442. R. θρασύς, pAdos.

Gore (ὁ), Thrasymèle, conducteur du char de Sarpédon ; il fut tué FAX Patrocle, 11. XVI, 462.

θρασύς; sis VU, hardi, brave, courageux, vaillant, épith. des héros, A1. VILLE, 89 ; ΧΗ, 60 et très-souo.; Θά. X, 456; souo. en au.

des mains : χεῖρες, TL. XI, 55914571; XIII, 154; XV, 514 et passim, mains hardies , entreprenantes, vaillantes ; et en parl. dei guerre, πόλεμος, 11. VI, 284: X, 28; θα. IV, 146, guerre où éclate lauice, la Fate l’'intrépidité ; dans Hom. il a toujours un sens favorable ; plus tard, il fut pris en mauvaise part, et signifia aussi : | téméraire, obstiné, entêté. R. Spisos.

θρέξασκον; vor. τρέχω.

è θρεπτήριος; Ος5 Οὗ» propre à nourrir ou à élever ; relatif à l'éducation : ϑρεπτήρια (τά), synon. de ϑρέπτρα, prix, gages, salaire que l'élève paie au maître, le nourrisson au nourricier, H. à GC. 168, 223.

θρέπτρα (τά), propr. le présent que re-

ceoaient les gouverneurs ou gouvernamles »

quand leurs élèves ou nourrissons étaient grands; gages, salaire de celui que élève un enfant; puis dédommagement qu'un enfant donne à ses parents âgés, en reconnaissance des soins qu’il a recus d'eux : οὐδὲ τοχεῦσιν ϑρέπτρα φίλοις ἀπέδωχε; LH. 1V,478; XVII, 502, il ne paya pas à ses chers parents le prix de leurs soins nourriciers. R. rpéço.

θρέψα, ép. Ρ. ἔθρεψα; vOy. τρέφω.

Θροηΐχιος» tn, τὸν, de Thrace : — πόντος; II. XXII, 230, la mer de Thrace, la partie septentrionale dé la her Egée; — φάσγανον.

εἰ ξίρος, voy. ces mois ; Σάμος Opaixin ; Ii. XIE, 12, l'ile de Samothrace; voy Σάμος.

Θρῆϊξ,᾿ 05 (δ), el par contr. Θρῆξ; ion.

pe Θρᾷξ, le Thrace. Les habitants τς la Thrace sont des peuples απο αι Γϑ des

mir; absol. Od. XXIV, 61;

OP

tantôt sous la forme non contracte ἐ Θρήϊχα, A. HI, 595 ; Opiires, Il. IV, 535: 1antct sous la forme contracte : Θρῆχες, 11. XXIV, 294; Oprrov, Il. IV, 519; XIV, 227; THIERSCH (gr. (170,4 ) veut qu’on accen-

| {ue Θρήχων comme venant de Θρηΐκων; l'iota est bref duns Hom.

Open (ἡ), ion. p. Opéra, la Thrace, contrée du nord de la Grèce, dont elle est

ISéparée, au sud, par le fleuve Pénée, et,

au nord, par la mer; du reste, Hom. ne détermine pas les limites de la Thrace, au word, à l’ouest et ἃ l’est; de sorte qu’elle

wmbrasse ious les pays situés au-delà de la

'hessalie, 11.1, 485; il mentionne, comme on faisant partie, la Piérie, l'Emathie, La Véonie; parmi les races qui l'habitent, il

vomme les Péoniens, Les Ciconiens ; parmi tes montagnes, l Olympe , l’Athos et les , monts de Thrace (Θρήκων ὅρη) 1]. XEV, 227; sous ce nom , il entend probabl. la

montagne de Macédoine appelée le Cissius:

ét enfin parmi les fleuves, l'Axius; elle est riche en bestiaux, 11. XI, 229, et en VIN, D. IX, 72; elle est la demeure des vents, 1bid. 5; el, sans doute à cause de la bar-

barie et de la valeur féroce de ses habitants,

le séjour du dieu de la guerre, de Mars,

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