‹ Dictionnaire complet d'Homère et des HoméridesChapitre 126 sur 299 · XI, 501; Od. VIII · texte numérisé non relu

XI, 501; Od. VIII

Θρήχηθεν, ado. en venant du côté de la Thrace, Il. IX, 5; synon. d'êx Θρήχης.

Θρύχηνδε, ado, en allant vers la Thrace,

Od. ὙΠ], 561; synon. d'ei Θρήκην.

θρηνέω, 1° se plaindre, se lamenter, gé- | 2° transit.

avec l’acc. : — ἀοιδήν, Il. XXIV, 729, entonner un chant lugubre, R. ϑρῆνος.

θρῆνος (0), plainte, lamentation, gémissement; particulièr, hymne mortuaire, chant funèbre (en lat. nænia), qu’entonnaient les chanteurs et que répétaient le chœur des femmes, 11. XXIV , 721, +; en génér., élégie, chant plaintif, en parl. du chant des oiseaux, ἢ. XVII, 18. R. ϑρέω.

θοῆνυς. vos (6), 1° escabeau,marche-pied, petit banc sur lequel on appuyait les pieds, el qui se trouvait ordin. auprès du Βρόνος et du χλισμός, afin que l'on. füt assis plus commodément sur ces sièges élevés, I. XIV, 240; XVII, 390; Od. 1, 131; IV, 156; X, 515, 367; || 2° qfois banc des rameurs, siège sur lequelils s’asseyaient, 11. XV, 729; Cf. ζυγόν. LR. ϑρᾶνος.

Θρῆξ, ηχός (6), ion. p. Θράξ; voy. prié.

Troyens, 1]. 11, 844; on trouve ce mot,

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*Optai(ai), les Thries, nymphes du Parnasse, qui ont élevé Apollon et inventé l'art de prophéetiser au moyen de petites Piérres jetées dans une urne, H. à M. 552, cf. ibid. HER». et App. ΜΙ, 10,2.

θριγχός (6), rebord de læ partie supérieure d'un mur et notamment celui de la paroi exlérieure de la maison où il servait d’abatvent; couronnement, revêtement, entable-

- ment, chaperon, mantelet d'une muraille; c'était probabl, une espèce de rempart destiné à défendre le mur et ἃ ἐπ empécher l'escalade, Od. XVII, 267; ef. Ii. XIV, 7; mais,

. dans le passage de l'Od. VII, 87 : περὶ δὲ ριγχὸς χυάνοιο; tout autour était un entablement, une saillie ou corniche d’airain bleu, on l’entend ordin. de l’intérieur de la maïson ; cependant Nirzscu (ibid.), le prend pour la corniche du mur extérieur; car l'intérieur de la maison n'est décrit qu'à partir du vers 97. R. peut-étre Spë; c'est, en quelque sorte, la chevelure du mur.

θριγχέω (aor. éSpiyrusæ), garnir d’un rebord /a partie supérieure d'un mur, border le haut, revêtir, couronner le sommet d’une chose; en génér. clore, fermer d’une haie :

— ἀχέρδῳ., Od. XIV , 10 , enclore , fermer (d’une haie) d’aubépine. R. Opryxos.

Θριναχίη ()» νῆσος) ép. p. Θριναχρία γ c.-à-d. lle à trois pointes où aux trois promontoires, Od. XI, 107. Des interprètes anciens et plusieurs modernes l'entendent de la Sicile et y placent les Géants, les Cyclopes, Les Lestrygons, les Siciliens et les Sicaniens; voy. STRAB. VI, p. 251; c'est aussi l'avis de 77055 et de MANNERT. Dans Homère, Od. XI, 551, c’est une ile inculte, habitée seulement par les troupeaux du Soleil, Od. XI, 108; et c'est avec raison que G. F, GRrOTEFEND dit : « On n'avait de l'Italie qu'une notion vague; l'Italie se décompose et se morcèle en plusieurs iles, la Sicanie, Od. XXIV, 506, et le pays des Sicèles, Od. XX, 585; cf. XXIV, 565,

. à moins que la Sicanie ne signifie déjà la Sicile, Plus tard, en effet, ces deux peuples, les Sicaniens et les Sicèles, sont déclarés

᾿ habitants de l'Italie méridionale , Tauc.

VI, 2; les Géants eux-mémes, ainsi que les Cyclopes et les Lestrygons, ne paraissent pas dans Hom. habiter la Thrinacie; d'après Voriker, Géogr. Hom. p. 110, elle n’est pas non plus le pays des Cyclopes, des Géants, des Sicaniens , etc., mais bien une petite ile différente de la Sicile, et consacrée

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au Soleil [Hélios). R. θρῖναξ, qui lui-méme est formé de τρίς et ἀχή.

θρίξ, τριχός, dat. pl. θριξί (ἡ), 1° cheveu, poil de la tête, en parl. des hommes, Θά.

ΧΗΙ, 599, 451; IL. XXII, 455 ; |] 2 poil, fourrure des animaux : — ἀρνῶν, Il. ΠῚ, 273, ioison, laine des agneaux; — χάπρου, I. XIX, 254, les soies d’un sanglier.

θρονιον (τό), Thronion, ἴα ville principale de la Locride, située sur le Boagrius; ce fut plus tard la capitale des Locriens Epicnémi-

diens, auj. Paleocastro in Marmara, ἢ.

Il, 535.

’ L θρόνον (τό), seul. au pl. τὰ θρόνα, fleurs,

dessins, Ornements en relief des tissus et des broderies, 1. XXII, 449, Τ; dans Théocr. 11, 59 , il se dit des fleurs et des herbes. ὶ

θρόνος (6), siége, chaise; partieul. fauteuil

* élevé devant lequel était toujours placé un

marche-pied ou escabeau ( θρῆνυς ἡ; il était ordinair. d'une matière précieuse et travaillé avec art, 11. XIV, 258; ΨΗΙ, 442; pour le rendre plus doux, on avait coutume d'y élendre des λῖτα, τάπητες, χλαῖναι, ῥήγεα, Od. Ι, 150; X,552. R. θρᾶνος.

θρύος (6), bruit particul. de la voix, cris, tumultueux , clameurs, Il. IV, 537, - R. θρέω.

" θρυλλίζω produire un bruit dissonnant sur la cithare, H. à M. 488. R. θρύλλος.

θρυλλίσσω (Jut. Ew), briser, casser, rompre , fracasser : θρυλλίχθη μέτωπον, El.

XXII, 396, 7, le front fut écrasé, fracassé.

R. Opüloc.

* θρύλλος (6), et θρῦλος (plusieurs anciens grammair. préfèrent celle seconde orthographie avec un seul })\, bruit, tumulte, tapage, fracas, alarme, Bar. 155. R. il a de l'analogie avec @p60s. 5

Θρυόεσσα (4), poél. p. Θρύον; voy. ce mot.

j Gpuoy (τό), jonc, en lat. juncus, plante de marais, Il. XXI, 551,7.

Θρύον (τό), poét. Θρυόεσσα (à), Il. ΧΙ, 711, Thryon, ville de l'Elide, limile des Pyliens et des Eléens, située sur l'Alphée, qui formait un gué en cet endroit; elle était bätie sur une colline ; c’est, selon STRAB., la méme qui fut plus tard appelée Epitalion , Il. IT, 592 ; elle fuisait encore partie des états de Nestor; le passage de 111. V, 545, où il est dit de l’Alphée qu’il traverse le pays des Pryliens n’est” pas en contradiction avec celu du chant XX, 711, où Thryon est

OT

appelée la ville frontière; car rien n'empéchie: fs que ce fleuve qui, à Thryon, passait sur | ἢ la limite des deux états, ne traversät αἰ. ἢ leurs le pays des Pryliens; voy. ΠΈΕΥΝΕ sur |}, ces divers passages. R. θρύον; litt. ville des | |

Joncs. | | Gpwozw (aor: 2 ἔθορον, ép. θόρον), 41° sau- ἴ ter, bondir, s’élancer; absol. 11. XV, 685; ἢ XXI, 126; — ἐκ Oippou, Il. VIFE, 529, Li sauter d’un char; — χαμᾶζε, Il X, 528; ἢ XV, 684, sauter à terre; au fig. en parl: ἢ des choses inanimées, par ex. d'une flèche, ἢ sauter, voler , Il. XV, 5143 XVI, 774; | de fèves et de pois que le fléau faitsauter, H. ΧΠΠ, 589; [] 2° sauter, s’élancer sur ow:

vers, assaiÎlir : — ἐπέ τινι, 1]. VIEN, 252:

Od. XXII, 205, assailir qn, s’élancer sur qn; ἐν Govai, 11, V, 161, parmi des bœufs. R. 60pPa. FM

θρωσμός (ὁ), tout endroit saïllant, qui s'élève au-dessus d'un aulre, éminence , hauteur, élévation: — πεδίοιο, Il. X, 160; ΧΙ, 56, la hauteur de la plaine, l partie la plus élevée de la plaine de Troie, qui s’étendait depuis l’espace qui faisait face à. la ville jusqu'aux deux rivières; Foss n'est pas tout à fait exact en trad. : Hügel der Ehene, la colline de la plaine; et c’est encore moins la colline connue-sous le nom de Callicoloné , comme le veut KO£P— PEN (sur [1]. X, 160); le Schol. en fait un nom propre, synon. de αλλιχολώνη. R.

θρώσχω. Ë À Lie

θυγάτηρ (voc. θύγατερ, Θά. 4, 10: VIF, 146; gén. θυγατέρος, Il. XXI, 504; Od; XIX, 400 et θυγατρός. Od. IV, 4; VET, 290, dat. θυγατέρι, Θά. XV, 564 et θυγατρί.

HN. IX, 143: Od. X, 106; ace, θυγατέρα, Il. V, 571; VI, 192 et passim; δὲ θύγατρα, 1, 1, 45, 95 et passin ; nom. pl. θυγατέρες.

Il. 1,292; XXIV , 166; δὲ θύγατρες, Al:

IX, 144, 386 et passim; gén. pl. θυγατρῶν, Π. HET, 124; dat. θυγατέρεσσιν, 11. XV, 197; ace. pl. θυγατέρας, Od. X,7), (à),filte, en lat. filia, nata ; lu est bref de nature; mais il devient long pour le besoin du vers, dans tous les cas de plus de trois syllabes.

θυέεσσιν, dat. pl. de θύος.

θύελλαι (Ὁ), ouragan, tourbillon, tempête, bourrasque ; souv. ἀνέμοιο θύελλα, El. VI, 346, ouragan de vent ; πυρὸς ὀλοοῖο θύελλας Od. ΧΙ, 68, ouragan de feu dévorant ; se dit ordin. d’une tempéte violente ou encore d'un nuage chargé d'orage qui s'élève avec un vent impétueux, 11. XXHH,

OT 666. R. θύω et Gex selon les uns, εἰλεῖν Selon les autres; mais plus vraisembl. θύω seul, avec le suffixe λα, dont le λ est redoublé. | … Θυέστης: ou (6), ép. et éol. Θυέστα, I.

M, 107, Thyeste, fils de Pélops, petit-fils de Tantale et: frère d’ Atrée; il eut Egisthe de sa propre fille Pélopie; d'après l'Il. 11, 107, 1! succéda à Atrée dans le gouverne- \ment de Mycènes, et, Od. IV, 517, à est fait mention de la demeure de Thyeste située probabl. en Médie sur legolfe d'Argos;

car c'est là que Thyeste demeurait, selon

po. Il , 4, 6; voy. ΝΊΤΖΒΟΗ sur ce pas- 56. de l'Od.R. θύω; HERu. trad. ce nom Aer Farius. NPA M Θυεστιάδης, ov (ὁ), fils de Thyeste, c.- (Éd. Bgisthe, Od. IV, 518, +.

᾿ς βυηεῖς, soc, εν» où l’encens fume, par- Maimé d’encens , épith. des autels, fouot, où ve font les sacrifices, Il. VIII, 48 ; θα.

VIN, 365. R. θύος.

θυηλή (ἡ), la partie de la victime qu’on \Grülait en l'honneur des dieux, offrande ou sacrifice des prémices ; synon. d'äpyux, Il.

᾿ * θυίω, comme θύω, être en fureur, en délire, dans letransport, H. à M. 560.

Mn θυμαλγής; ἧς» és, gén. dos, qui atiriste Le afilige le cœur, douloureux , fàcheux, énible; en parl. de la colère, χόλος, K. IV, 515; IX, 260 , 565 ; d’un affront , Xc6n, Il. > 587; θα. XVIII, 47; d'un discours, μῦθος. Od. ὙΠΠ, 272; ἔπος, XVI, 69; de liens, δεσμός, Od. XXI, 189 ; de la fatigue, Od. XX, 118. R. θυμός, ἄλγος.

Mn θυμαρής; ἧς, ἔς (et aussi θυμήρης) 5 qui “plaît au cœur, qui charme le cœur, agréable, Wcher ; en parl. d'une épouse, ἄλοχος, Il. IX, 336; Od. XXII, 252; du sreptre, σκῆπτρον; Od. XVII, 199. R. θυμός, ἄρω.

Θυμόραῖος (0),. Thymbréus, Troyen tué «par Diomède, I. XI, 322.

| Θύμέόρη (ἡ), Thymbré, plaine (τόπος), de ἴα Troade, sur les bords du Thymbris, d'où le camp des alliés des Troyens s’étlendait jusqu'à la mer. Plus tard, cet endroit fut Lappelé θυμθραῖον πεδίον, et il s'y trouvait un temple d’Apollon Thymbréen, 1]. X, 450.

θυμηγερέω, seul. au partic. prés. : recueillant mon courage ou mes forces , me remettant, Od. VII, 385, {. Τὰ. θυμύς, ἀγείρω-

θυυηδής- ἧς» ἐς» gén. és, qui réjouit le

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cœur, cher, précieux, en par. des richesses, XPAPATAS θα. XVI, 289, ἜΣ Ὦ. θυμός, ἦδος.

θυμῆρες » neutr. de θυμήρης͵, employé comme adv. agréabiement, pour faire plaisir, Θά. X, 562, |; vor. θυμαρής et remarquez la d'fférence de l’accentuat.

θυμοθδόρος, 06 07, qui dévore, qui ronge le cœur où qui consume l'esprit, épith. de la dispute, ἔρις, 1]. VII, 210, 501; XVI, 476; XIX, 58; XX, 953. * Il. R. θυμός, θορά. ᾿ θυμοδαχής; ἧς, ἐς.» qui mord le cœur,mordant, poignant; en parl. d'un discours : — μῦθος, Θά. VIIE, 185., Te R: θυμός, δάχνω.

θυμολέων,, gén. οντος, qui ἃ le cœur, le courage d'un lion, épith. des héros, Il. V, 369 ; VII, 228; Od. IV, 724, 814; XI, θυμοραϊστης; où (δ), qui détruit l’âme, c.—à-d. la vie, épith. de la mort, θάνατος.

I. ΧΙΠ, 544; XVI, 414, 580: des ennemis; — Oiio( Il. XVI 591; XVIII, 220, ἜΤΙ, R. θυμός, ῥαίω.

Θυμοίτης: ov (Ὁ). Thymète , Troyen de distinction, 1]. III, 146.

θυμός» οὔ» (6), propr. le principe del’acüvité et de la vie dans l’homme; cf. Il. VE, 216, le cœur, l’âme, Le siéxe du sentiment, de la volonté et de la pensée | mais de la pensée toujours active, εἴ particul. des sensations vives, des impressions profondes; delà || 1° le cœur, la force vitale dans sa

plénitude, la vie ; ainsi θυμὸν ἐξαίνυσθαϊ τινα,"

I. IV, 551 ; V, 155, 848, ôter la vie à qn; --- ἀπαυρᾷν τινα, I. VI, 17; X, 495, et τινι, Il. XVII, 256, méme sign. ; — ἀφελέσθαι τινά, Il. XVII, 17; XX, 456; en imèse ; — ἐζελέσθαι τινί, I. ΧΙ, 581, méme sign.; — ἐξελέσθαι ῥεθέων, Il. XXII, 68, retirer la vie des membres; θυμὸν ὀλέσαι, El. 1, 205; VIII, 90; X,452; XI, 542; perdre la vie:

— ὑπό τινος, Il. XVII, 616, par la main de qn; périr sous ses coups; θυμοῦ δεύεσθαι,

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