XXV
φολχός; où (ὁ), 1], Π, 217, +, épith. de Thersiies; suiv. les anciens Gramm., louche, bigle, dérivé de φαέκ et ἕλκειν, tourner les yeux, d'où φάολχος, φολκός; BUTTH. (Lex., I,p. 246), l'explique : bancroche, bancal, cagneux, qui a les pieds tortus; celte explication est plus exacte et convient mieux au con-
texte; car le poète commence la description
par les pieds; il le dérive de ἕλχω, propr.
ὁλχός, el avec le digamma φολχός, comme φοῖ-τος d’oirocs
φονεύς» ἥος (ὁ), assassin, meurtrier, Il.
IX, 052, où W'oLr lit : φονῆος; les autres éd. donnent φόνοιο), X VITE, 555; θά. XXIV, 454. KR. φονεύω.
@oyñ) ἧς (ὦ), assassinat, meurtres seul. au dat. pl. φονῆτι, “IL X, 521; XV, 635; Les Gramm. (voy. les Schol. de Ven.) l'expli quent en partie : lieu du meurtre, endroit où le meurtre a été commis. ἢ. &EN0.
φόνος. ou (0), 1° meurtre, assassinat, join’ à Κήρ, Li. 11, 352; θά. IV, 855; deli effusion de sang, massacre, carnage, en liaison avec νέχυες, Il. X, 298; aupl. 11. XI, 612; [| 2° poér. *) instrument du meurtre, en part. d'une lance, N. XVI, 144; XIX, 391 ; 5) cause de meurtre, Θά. XXI, 24; °) sang répandu par le meurtre, sang versé : χεῖσθαι ἐν φόνῳ, 1]. XXTV, 610, être gisant dans le sang; selon ÆEUSTH., il est synon. de αἷμα; selon les Schol. de Ven., p. φόνου αἷμα, le sang du meurtre; peut-élre vaut-il mieux le prendre p. φόνον αἱματόεντα, meurtre sanglant; ce que les Gramm. appellent Hendiadys ; φύνος αἵματος, Γι XVI, 162, meurtre sanglant, M. R.
φοξός, ἡ», Os Π|. IE, 219, f: φοξὸς ἔην χεφαλήν, il était pointu à la tête , il avait la tête en pointe; suiv. les &ramm. synon.
αἰ ὀξυκέφαλος. R. φώγειν, sécher, torréfier, propr. φωξὸς, qui s’est déjeté au feu ; c’est l'étymol, de l'Errw. M; il est plus naturel de le déri-
ΦΟ ( 674 ) ΦΡ cer avec Burrm. (Lexil. 4, p. 249) de dE,
avec le disarmma.
Φόρθα, avroç (δ), Phorbas, 4° roi de l'ile dé Lesbos, père de Diomède, 1]. IX, 655; [| 2° père d'Hionée, Troyen, Il. XIV, 490 :
{| 5° Zéls de Triopas, père de Pellen, H. à Ap. 911; Paus. VIL, 26.
Dopôr , ἧς (ἡ), pâturage, fourrage, nourriture, * I}. V, 202; XI, 562. R. φέρδω.
᾿φορεύς, ἧος (δ). porteur, dans la moisson ou vendarge, I. XVIII, 566; TR. φέρω.
φορέω (le prés. avec et sans contr.; l'imparf. avecet sans contr., avec et sans augm.; OT. ἐφόρησα, ÉP. φόρησα 3 Subj. prés. 3. Ρ. 8.
. ἐρ. φορέησι, Ρ. φορῆ, Od. V, 328; opt. 3.p. 5.
gopoin, θά. IX, 520; inf. φορῆναι, IL. 11, 107; VII, 149; φορήμεναι, Il. XV, 910 2 ἢ. φορεῖν), forme équiv. à φέρω. propr. porter continuellement ou ordinair., puis en gén. porter, avec l'acc. ; souv. il se dit d'habüts, d'armes, etc. El. IV, 144, 187; VIE, 149; +) impropr.
en parl. des chevaux, du vent, des vaisseaux, ἢ. VIII, 89; V, 499; θα. 1], 590; 5) au fig.
ἀγλαΐας φορέειν, Gd.X VII, 245 ,parader avec o5tentation, montrer de l’orgueil, étaler du faste, φορήμεναι» φορῆναι» νογ΄. φορέω.
Φόρχυνος λιμήν (6), la baie de Phorcys, à Îthaque , située , d’après la plupart des interpp., au milieu de l'ile, Od. XII, 96 ; XVIE, 35; vor. Ἰθάκης.
Φόρχυς» vvos et vos (ὁ), Phorcys , 15 fs de Pontus et de Gea , père de la nymphe Thoossa , Od. LE, 72 ; || 2° Phrygien , fils de Phénops, Il. 11, 862; XVII, 512.
ὁρμιγξ, τγγος (%),luth,phorminx, instrum.
ὰ te ue père peut-être de la cithare que par la grandeur ; voy. χίθαρις ; ΠΟΙ͂.
(Il. IX, 187), fait mention de la traverse (ζυγόν) qui joignait les deux bras ou branches, et des chevilles (χόλλοπες) , à l'aide desquelles les cordes étaient tendues et accordées, Od.
XXI, 406 ; il la nomme γλαφυρή , creuse , bombée, Θά. XXIII, 144; elle est l'instrument favori d’ Apollon, Il. I, 605; XXIV, 63; H. à À. 185, 505 ; Achille s’en sert, Il. IX, 186, ainsi que l’aède de l’'Od. R. selon ÎTESYCH. çopéw , propr. κίθαρα τοῖς Guois φερομένη, luth portatif. ὶ
φορμίζω;, jouer duluth ou de la phorminx, IL XVIII, 605; de La cithare, Od. I, 155; IV, 18.R. φόρμιγξ.
poptis » (06 (ἢ), sous-ent. νηῦς, vaisseau de charge, de transport, vaisseau marchand, * Od. V, 250; IX, 523. R. φόρτος
φόρτος, ou (é), charge , fardeau ) faix, chargement , princip. port d’un vaisseau, cargaison, * Od. VIII, 163 ; XIV, 296, R.
φορύνω, Propr. agiter pêle-mêle , mêler 5 pétrir ; || 2 ordinair. tacher, salir, souiller, au pass. Od. XXII, 21, TR. φύρω.
popUTow. formeéquio. à gophvw;seul l’aor.
1. : φορύξας αἵματι, Od. XVIII, 3556, 7; après l'avoir couvert de sang, ensanglanté.
φόως (τό), allongem. ép. de φῶς; Synon. de φάος, VOY. 66 Mol.
φόωσδε, adv. comme εἰς φῶς; à la lumière, avec mouvl. ; VOy. φάος. |
φραδής» ἧς» ἐς» gén. éos, poét. intellient, prudent, réfléchi, circonspect, avisé, γόος, Il. XXIV, 554, 1. R. φράξω.
* φραδμοσύνη; nc (x), intelligence , prudence. R. φράδμων, Η. à Αρ. 99. R. φράδμων.
φραδμων; ων; ον, gén. ὄνος, ροέϊ. intelligent, prudent, attentif, réfléchi ; ainsi Voss d’après les schol. de V’en.: ὁ ἔμπειρος ; διε. EUSTATH.: ἐπιστήμων, γνωστός, personne de connaissance, qui connait qn parfaitement, Il. XVL 668, +. R. φράξω. 55
φράξω (aor. 1. φἔρασα, Od. XI, 22, # ; H. à V. 122; ΔΜ. 419 ; aor. 2. ép πέφραδον et ἐπέφραδον [ce dernier, d'après Tarerscx gr. δὴ 252; vor. ἐπιφράξζω]; fréq. à la 3. P:S. 4 πέφραδε, 1]. XIV, 500; XXII, 158: Od. passim; el ἐπέφραδε: opl. πεφράδοι, Il. XIV, ὁδὸς inf. πεφραδέειν, Od. XIX, 47 7; εἰ πεφραδέμεν, θα. ΥἹ1,49; [Hoxw. nese sert Jamais du prés. Ὁ de l'act.]; impér. prés. moy. φράξεο, IL V; . 440, et pass.; φράζευ, Il. IX, 251 et pass., | Jut. moy. φράσομαι, 11. XV, 254 et Passim >; aor. 1. ἐφρασάμην, Θά. X VII, 161 étpassims Ὁ avec 2 σ, Od. IV, 529; 1]. XXIW, 352; el φρασάμην, 1]. X, 659 ; avec 2 σ, Il. XV, 671 et passim ; impér. φράσαι, I]. 1, 85 ; aor.pass, | ἐφράσθην, Od. XIX, 485 ; XXII, 260 ; im Parf. itérat. ép. φραζέσχετο, H. à Ap. 546), 1° act. suiv. ARIST. cité par APOLL. il signif. tou. indiquer, montrer, signifier, déclarer, donner à entendre, faire comprendre ou con- | sidérer, en lat. indicare, monstrare; jamais Proprem. dire, quoiqu'il penche gfois vers celle signif., par ex. Od. I, 275 ; cf. Les, de ARIST. p. 95: THIERSCH, gr. $ 252, p.
406 ; — τί τωι, Il. XIV, 555, déclarer qche à qu ; ef aussi montrer gche à gn, Il. XIV »
300; --οὐδόν, Od. 1, 444, indiquer la route; ἡ — Ho πᾶσι, Od. I, 275, exposer à tous les paroles qu’on ἃ à dire; — ἀοιδήν, H. à M.
᾿ 449, faire entendre sa voix; ?) faire signe, si- . guifier, ordonner, en lat. jubere, et synon. - de σημαίνειν, avec l’inf. 1]. X, 127 ; Od. VIII, . 68; || IL. au moy. propr. considérer en soi, . examiner dans son esprit, réfléchir, peser , méditer, 1° souv. avec θυμῷ; ἐνί φρεσίν, χατὰ φρένα,χατὰ θυμόν; avec l'acc. et suivi 3) de εἰ, si, avec le fut. IL. 1, 83;b) de ἤ, H. IX, 619; Le plus souv.°) de ὅπως, 11. IV, 14; IX, 650; a) de ὡς, Θὰ, 1, 205 ; || 2° imaginer, trouver par la réflexion, inventer, découvrir, résoudre, avec l'acc.: — ἐσθλά, 11. XIE, 212; — δουλήν; — μῆτιν, ΤΠ. XVIII, 313; XIX, 423 ; — καχά τινι, Θά. 11, 367 ; — ὄλεθρον, Od. XIII, 575 ; XVI, 571; — θάνατον, Od. III, 242 ; - — τιν ἠρίον, Il. XXIII, 75, penser à prépa- . rer un tombeau à qn ; || 5° en gén. observer, s’aperçevoir, regarder, voir, entrevoir, penser, croire, avec l'aec. 1]. X, 334; XV,671; XXIIE, 450 ; Od. XVII, 161 ; aussi ὀφθαλμοῖσιν, Θά. XXIV, 217; joint à ἰδεῖν, ἰδέσθαι Εἰ εἴσεσθαι, Od. XIX, 501 ; XXI, 222; H. à Ap. 415; --ο-λαυρήν, Od. XXII, 129, avoir | l'œil fixé sur la rue; avec l’inf, οὐγὰρ ἔτ᾽ ἄλλον φράζετο τοῦδέ τί μοι χαλεπώτερον εἶναι ἄεθλον, Θά. ΧΙ, 624, car il croyait qu'aucun autre combat ne m'était plus pénible que celui-là.
| φραάσσω (aor. 1. ép. φράξα, Od. V, 256 ; . partic. φράξας, 1. XII, 263; XIII, 130 ; aoT. moy. ἐφραξάμην, ép. φραξάμην, Il. XV , 566 ; aor. pass. ἐφράχθην, 1]. XVII, 268 ; Hon. n'a du passif que ce part. aor.), clorre, enclorre, fermer d’une haie, environner, enfermer, surtout pour la défense ; d'où protéger, abriter, couvrir : — σχεδίην ῥίπεσσι, Od. V, 256, entourer un radeau de claies ou nattes pour le défendre de l’humidilé; — ἐπάλξεις ῥινοῖσιν βοῶν, 1]. XII, 263, enclorre de boucliers les créneaux des murs, de manière à former comme un retranchement; (KOEPPEN croit qu’il s’agit ici de véritables peaux de bœufs, qui auraient été étendues); delà au pass. φραχθέντες σάκεσιν, 1].
XVII, 268, retranchés derrière des boucliers : — δόρυ δουρί Il. XIII, 130 , serrer dard contre dard; || 11. moy. avec relation au sujet : — νῆας ἕρχεϊ, Ïl. XV, 566, retrancher ses | vaisseaux derrière un rempart.
φρέαρ» «roc (ro), ép. opeïxp,puits, fontaine: φρείατα, Il. XXI, 197, Ὁ; la forme pros. H.
a Cér. 99.
φρεῖαρ. ép.p. φρέαρ.
φρήν» φρενός: pl. φρένες, 1° dans Hom. et - les auteurs les plus anc. le diaphragme, en lat. » præcordis, qui sépare le cœur et les poumons
des autres viscères; ordin. au pl. Il, X, 10; XVI, 481, 504; Od. IX, 501; et comme les Grecs croyaient anciennement que le diaphragme était le siège de ioute la vie intellectuelle, il signifie || 2° âme, esprit, sens, intelligence, sentiment; souv. comme notre cœur, dans un sens qui se rapproche beaucoup de la signif. primitive : ἧτορ, κραδίη, θυμὸς ἐνὶ φρεσίν, 1. VIT, 413, XVI, 242; XVII, 11; δ) comme siége de la pensée, esprit, intelligencé, dans ces locutions très-fréq.: φρενὶ voεἶν, Li. XV, 81 ; — φράζεσθαι, El. XX, 416: χατὰ φρένα εἰδέναι, ἢ]. V, 400 ; μετὰ φρεσὶ 64)= XeoQui re, Îl. XIV, 264; ἐνὶ φρεσὶ γνῶναι, IL E, 395; θεῖναί Tuwt τι ἐν φρεσί et ἐπὶ φρεσί, 1]. 1, 55 ; X, 45; Od. 1, 89 , et autresexpressions analogues; φρένες ἐσθλαί, Od. XI, 387, pensées saines, bon sens, esprit sage; — et en parl. des ouvrages de femme, Od. 11. 117 :
adresse, bon goût,esprit ingénieux ou inven- ὉΠ; —opéves ἔμπεδοι, Il. VI, 552 δὲ passim ; esprit solide; φρένας ὄλάπτειν τινὶ, Il. XV, 724, endommager l'esprit de qn, le troubler, l'aveugler; aussi — ἑλεῖν, 1]. XVI, 805, le dérober; ?) comme siége de la volonté; volonté, résolation ; dans ces locutions : φρένας. τρέπειν el πείθειν, Od. 1, 42; IL. ΧΗ͂, 175 ; Διὸς ἐτράπετο. φρήν, Il. X, 45, le volonté de Jupiter changea ; *) comme siége du sentiment : Cœur, àme : φρενὲ χαίρεσθαι, Se réjouir dans le cœur; χατὰ φρενὰ δεδοικέναι, craindre dans son âme ; ἄχος μιν φρένας ἀμφιδέδηχε, Od. VIIL, 541,la douleur s’empara de son cœur; 1] 5° en gén. principe vital, force vitale, en lat. vis vitalis (conscience de soi-même), dont les ombres sont privées, Il. XXIII, 104; Od. X, 495 et dont jouissent les animaux mémes, Il. IV, 245 ; XVI, 157.
φρήτρη» ns, (ä), ion. p. φράτρα , dat. ép.
φρήτρηφιν, division du peuple fondée sur la parenté, race, famille, parenté, parentage, confrérie ; c'était propr. une subdivision du φῦλον, équiv. aux gentes des Romains; * Il. IX, 362, 365; suiv. les anc. interpp. χατὰ φρήτρας. signif.: d'après les localités, selon Ze pays de chacun ; maïs il faut l'entendre : par familles; plus tard, ce ne fut plus qu'une subdivision politique de la φύλη (tribu). R, πάτρα.
* Φρίχκων; wvos (ὁ), Phricon, fondateur de Cymé en Eolie (Asie), Ep. IV.
φρίξ, ιχός (ἡ), propr. aspérité raboteuse d’une surface unie , princip. de la mer où de l’eau : mouvement tourmenté, fluctuation, ondulation , agitation , mouvement de va et vient qui hérisse ou ride les flots ; --- Βορέω, I, XXIIT, 692, agitation des flots soulevés
par Borée ; — μέλαινα, I. XXI , 196 ; θα.
IV, 102; οἵη Zepüpoto χεύατο πόντον ἔπι opté, I. VIK,63, comme sous le zéphyre l'agitation se répand sur la mer. R. φρίσσω.
φρίσσω (le prés. 11. XIIF, 475; XXII, 599 ; aor. 1. ἔφριξα, 1]. XHII, 539 ; Od.
XIX , 446 ; parf. mépeuxe , HI. ΧΙ, 383; XXIV, 775 ; au parc. Il. EV ,282), 1° intrans. devenir àpre, raboteux , inégal; se dresser, se raïdir, se hérisser, en lat. horrere; le nom de la chose dont onse hérisse, au dat.; celui de la partie qui se hérisse, à l’acc.; il exprime en gén. le mouvement qui se produit à la surface d’un corps agité, par ex. d'un champ d'épis : φρίσσουσι ἄρουραι, I. XXITT, 599, les épis ondoient dans les champs ; de bataillons guerriers μάχη ἔφριξεν ἐγχείησιν , 1. ΧΗ, 839,16 combat se hérissa de lances
agitées ; — φάλαγγες ἔγχεσι rai axeot, Εἰ. IV, 282; VII,262,phalanges hérissées de lances et
de boucliers; ἢ) 11 se construit aussi (au prés. et à l'aor À.) avec l’acc. ,comme s’il était transit.: en parl. d’un sanglier furieux; — νῶτον, HI. XIE, 475, hérisser son dos ; — λοφίην, Od. XIX, 446, les soies de son cou; [| 2° au fig. ressentir un frisson, comme par l'effet du froid, frissonner , être saisi d'épouvante ou d'horreur; — τινά, devant qn; Il. ΧΙ, 585; XXIV, 775. R. il a de l'analog. avec ῥίγος.
φρονέω (seul. au prés. et à l’imparf. avec ou sans augm. et iouj. sans contr.); ce verbe exprime , comme en franc. penser, les divers résultats de l'activité intellectuelle et morale; delà, 1° penser, c.-à-d. avoir du sens, de l’intelligence, être sensé, intelligent, avisé, prudent ; mais en ce sens ilest rare dans ΠΟΗ͂.; opp. à μάχεσθαι, El. VE, 79; 5) absol. φρονέων, étant sage , situ es sensé, El. XXIIT, 543; ) poët.jouir de la faculté de penser, c.-à-d.vivre, synon. de ζῆν ; ἐμὲ ἔτι φρονέοντα ἐλέησον, 1]. ΧΧΊΠ, 59 , aie pitié de moi jouissant encore de mes facultés, de la vie; ou tandis que je pense encore ‘); avec l’acc. comprendre, concevoir qche, Od. XVI, 156; XVII, 193;bien que dans ces deux passages on puisse entendre par φρονέω, je suis dans mon bon sens; en lat. sapio ; || 2° penser , c.-à-d. avoir une opinion, un avis, avoir l'intention, l'idée, le projet de; songer à; croire, compter, espérer, vouloir ; souv"avec ἀνὰ θυμόν, Od. IT, 116 ; ἐνὲ θυμῷ, Θά. VIT, 42 ; ἐνὶ φρεεί, θα. XEV, 82; *) avec l’inf. 11. IX, 008; XEIT, 155 ; X VIE, 286; avec l’acc. et l'inf. 11. HT, 98; Ὁ) -α τέτινι, avoir dans l'esprit qche relativement à qn, être disposé pour lui de telle ou telle façon : — ἀγαθά τινι, F1, AXEV , 175,
être bien disposé pour qn ; gfois, penser noblement, 1), VI,162; — φίλα, El. VW, 416, Od. VII, 42, être disposé amicalement; χαχά ou χαχόν τινι, Il XXII, 264, 520, être mal intentionné contre qn; qgfois absol. méditer. du mal, penser à mal,avoir de mauvais desseins,Od.X, 617; — 004, 1. XVI, 701, avoir des pensées funestes ; — ἀταλά, Il. XVIIL, 567, avoir des pensées jeunes , des pensées d'enfant ; c.-à-d, gaies, naïves ; — πύχα, Θά, 1X,445, 31. IX, 554, lits. penser serré, c.-à-d. être prudent, sage; — ἴσόν τινι, [!. XV, 50, être dans les mêmes dispositions que qn, être de même avis ou sentiment; τὰ ἃ φρονέων 5) Il.
ὙΠ 450, songeant à ce qui le regarde, ou, selon d’autres, faisant à sa guise, en lat. sua cogitans ; — μέγα, Il. XI, 296; XIII, 156, avoir des sentiments nobles , élevés, l’âme haute; être fier ou hardi ; en parl. d'animaux, 11. ΧΙ, 525, être plein de courage, ©) ; construit avec des adverbes : εὖ φρονεῖν τινι, Θά. XVHI, 168, être bien disposé pour qn ; Opp. à γχαχῶς φρονέειν ; — ἀμφίς, Il. XIE, 345, penser différemment; — ἄλλη, Η. à Ap. 469,m. signif.; ἰθὺς φρονέων, 1]. XI,124, y portant tout droit sa pensée, à moins que ἰθὺς et φρονέων ne soient indépendants l'un de l'autre ; τῇ ῥ᾽ ἰθὺς φρονέων ἵππους ἔχε, il dirigeait, plein d’ardeur, ses coursiers droit de ce côté ; les anciens étaient incertains euxmémes sur la construction ; SPITZNER préfère rapporier ἰθύς à ἔχε, parceque l'expression ἰθὺς ἔχειν ἵππους. revient plusieurs fois dans Fom.; cf. Od. 11, 801; XVIT, 55; maïs on trouve aussi ἰθὺς opoveiv, Il. XELE, 155. K. φρήν.
Φρόνιος5»» ou (ἃν, Phronius, père de Νοό-, mon, Od. 11.586. :
φρόνις. τος (à), syn. de φρόνησις.) prudence, intelligence, pénétration, lumières, Od. HE,“ 24%; ) connaissance, savoir, expérience Ἶ κατὰ δὲ φρόνιν ἤγαγε πολλήν, * Od. IV, 258, il rapporta beaucoup de découvertes, de ren=. seignements, de notions utiles (de Troie où il s'était introduit furtivement). R: φρήν. | Dpovriss 100 (ἡ), Phrontis, épouse de Panthoüs, 11. XVII, 40. R. opovris. À Φρόντις; ιος (à), Phrontis, fils d'Onétor:
pilote de Ménélas,Od. ΠῚ, 279 etsuiv.M.R, D PUYES» ὧν (oi), sing.Spvë, uyos, les Phry= giens; ils avaient, du temps d'Hou
leur résidence sur les bords du fleuve Sanga= rius dans l’ Asie mineure, 11. XVI, 17; d'a
près Hpr., VII, 75, ils étaient venus de la Thrace. | 4
el
Φρυγίη; ns (ἡ), Phrygie, contrée de l Asie mineure; elle comprenait une partie du ter-
. réloïre qui avoisine l’'Hellespont (Φρυγίη καθ-
ὑπερθε, Hi. XXIV, 548), une’partie de celui qui recut plus tard ie nom de Bithynie, sur
le Sangarivs, er enfin une partie de la grande
. Pbrygie, Ii. III, 185; XVI, 719; XVII,
291; plus tard elle fut divisée en grande Phrygie, située dans l'intérieur de l'Asie mineure, elen pelite Phrygie, aux environs de l'Hellespont.
bg φρύγω (fut. ξω; aor. pass. ἐφρύχθην); sécher, torréfier;en parl. de la poterie : cuire, Ep.XIV, 4. |
φῦ» ép. Ρ. ἔφυ; VOY. φύω.
φύγαδε, ααν. en fuite, équiv. de εἰς φύγαν acc, formé de l’inus. &YE, comme οἴχαδε de
OIZ, M. VIE, 148; XI, 446. R. φυγή.
φυγή» ἧς (ἡ), fuite, * Où. X, 117; XXIH, 506; dans [11]. φύζα, outre φύγαδε. R. φεύγω. φυγοπτόλεμος» 063 OV, ἐρ. P. φυγοπόλεμος,
qui fuit la guerre, lâche, θά. XIV, 215, +.
φύζα » Ὡς (ἡ), poët. p. φυζή (WOLF φῦζα), fuite; ainsi φύζαν ἐνορνυύαι, Il. , 62; — ἐμδάλλειν, Od. XIV,269, en lat. fugam ex-
citare, injicere, mettre en déroute; suiv.
ARIST. cilé par ÆAPOLL., φύζα se distingue
de φόδος en ce que celui-ci comprend de plus l’idée accessoire de lächeté.
φυζανιχός, #,0vs poét., fuyard, fugitif,
timide : — ἔλαφος. Πἰ. ΧῊΠῚ, 102, 1. R. φύζα͵
DYZAQ ou PYZQ, d'où πεφυζότες; vor.
- ce mot.
φυή; ἧς (ἡ), crü, croissance, taille, forme du corps, air; joint ἃ δέμας, Il. 1. 115; à μέγεθος, 11. IT, 58; à εἶδος. 1]. XXII, 570; Od. VI, 16. R. φύω.
φυχιόεις; εσσᾶ; εν, plein d’algue marine,
en parl. d'un rivage, 11. XX1H, 693, 1. Ἀ.
QUXLOY
φῦχος» €06 (τό), algue marine, fucus , sta- HOT EX 7,
φυχτός, M) ὄν» adj. verb. fui, évité; |] 2° qu'on peut fuir, à qui ou à quoi l’on peut échapper : οὐκέτι φυχτὰ πέλονται, El. XVI, 128; Od. VIII, 299; XIV, 489, il n’est plus possible d'échapper. R. φεύγω.
φυλαχή» ἧς (ὧν, 15 veille, action de faire sentinelle, de garder une ville, un camp; φυλαχὰς ἔχειν, Il. IX, 1, faire sentinelle; princip. veille, garde de nuit, Il. VII, 371;
le XVIII, 299; [| 2° en parl. des personnes,
gerde, sentinelle, personne qui veille, Il, X, 416; || 3° poste, lieu où se tiennent les sentinelles, 1], X, 410. R. φυλάσσω, Φυλάχη; ns (Δ), Phylacé, ville de la Thessalie Phthiotide, au pied du mont Othrys ;
elle appartenait au, domaine de Proiésilas , I. LI, 695.
Φυλαχίδης ou (ὁ), fils de Phylacus, e.-à-d.
Iphiclus, Il. 1, 705.
φύλαχος, où (ὁ), forme équiv. à φύλαξ :
à l’acc. pl. H. XXIV, 566; ARIST. accentue:
guAuxos. |
Φύλαχος» ou (ὁ), Phylacus, fils de Déion et de Dioméda, père d'Aphiclus, fondateur de Phylé en Thessalie, El, 11, 705; Od.
υλαχτήρ» ἦρος (6), synon. de φύλαξ, Il. IX, 66,80; XXIV, 444, 445; touj, au pl, φυλαχτῆρες.
φύλαξ, αχος (δ). dat. pl. poél. φυλάχεστσι; (1, Χ, 58), garde, gardien, surveillant; pl.
οἱ obus, les gardes, les sentinelles d'un camp, d'une ville; aussi φύλακες ἄνδρες, Il. IX, 477;" IL R. φυλάσσω.
Φύλας: αντος (ὁ), Phylas, père de Philomèle et d'Astyoché, roi d'Ephyre, en Thesprotie, Il. XVI,180.
φυλοίσσω (le prés. à tous les modes; l’imparf. avec et sans augm ; inf. prés. ὀρ." φυλασσέμεναι; Il. X, 512: Od. VIF, 95 et passim; fut.— ἄξω, Θά. XV, 593; XXI, 195; aor. 1 poét. φύλαξα, Il. XVI, 686; subj. 1.
Ρ- pl. φυλάξομεν, avec la voy. modale abrégée, Li. Viil,529; parf. pass. πεφύλαγμαι, Ii. XXIHII, 543; aor. À moy. indicat. et part. ; impér. φύλαξαι, H à A. 544), 1° intrans. passer la nuit sans dormir, veiller, I. X, 199. — περὶ μῆλα, N. XII, 304, auprès des troupeaux; νυχτὰ φυλάσσειν; Od. V, 466, passer la nuit à veiller; princip. à la guerre, en lat. excubias agere, Il. X, 512, 399, faire sentinelle, garder le camp ou la ville; [| 2° trans. garder, veiller sur, préser-
‘ver, garantir, protéger, conserver : *) avec
l'acc. : — στρατόν, 11. X, 417, garder l'armée ; au pass. 1]. X, 509; — οἶνον, Θά, 11, 340: cf. 346, garder , conserver le vin; 5) observer, épier , guetter: — τινά, Od. IV, 670; — νόστον, Il. IT, 251, épier le retour, le moment, l’occasion du retour ; au jig.
garder, observer , conserver : — χόλον, Il.
XVI, 30, garder sa colère , l’entretenir ; — ὅρχια, ILE, 280; XVI, 680 , garder , observer les serments ; || IL. au moy. 1° veiller
ΦΥ ( 678 ) gr
pour soi, synon. de φυλάσσω, 1]. X, 188 ; — φρεσί, H. à Ap. 544: |] 2° se garder, prendre garde, se précautionner : πεφυλαγμένος εἶναι, I. XXHIT, 545, sois circonspect.
Φυλείδης» οὐ (6), fils de Phylée, c.-à-d.
Mégès, 1]. 11, 628.
Duheus, ἧος (ὁ), Phylée , fils d’Augias ; son père ne voulant pas donner à Hercule le salaire qu’il lui avait promis pour nettoyer ses élables , il fut choisi pour arbitre et se prononça en faveur d’Hercule; Augias indigné le chassa de l'Elide ; il se réfugia à Duolichium, Il. 11, 628.
φυλίη, ns (ἡ), olivier sauvage; APOLL. :
ἀγριέλαιος ; Suio. d'autres, lentiscus ou rhamnus alaternus de LINN.; Od. V, 477, 7.
φῦλον, οὐ (τό), race, genre, espèce, dans le sens plus étendu, Il. V, 441 ; le plus souo. au pl.,en parl. d’une foule appartenantà une seule et méme espèce : φῦλα θεῶν, ἀνθρώπων; γυγαιχῶν,Π], XV, 54; XIV, 361; IX, 150, la masse, la totalité des dieux, des hommes , des femmes ; en parl. des animaux: φῦλο, μυιῶν, IL. XIX, 560, les essaims de mouches ;
[| 2° dans un sens plus restreint : peuple,
nation : — Πελασγῶν, Il. 11, 480 ; — ἐπικού pur, I. XVIL, 220 ; [| 3° dans Le sens le plus restreint : tribu, race, famille : — χατὰ φῦλα, ΤΙ. ΠΠ, 562, par tribus; φῦλον Ἑλένης, Θά, XIV, 68, la race d'Hélène. R. φύω.
φύλλον; οὐ (τόν, feuille, feuillage ; louj.
au pl.: φύλλων γενεή, Π]. VI, 146; XXE, 464 et souv., une génération, une pousse de feuilles. ἢ. φύω
φύλοπις, ἰδὸς (ἡ), acc. ép. φυλόπιδα, une Jois, Θά. ΧΙ, 564, À, partout ailleurs, φύλοiv, Cri de guerre, tumulte guerrier , bataille, combat; aussi — πολέμοιο, 1]. XIII, 635 ; Od. XI, 314. R. φῦλον, et 64, cri, suiv. les gramm.; propr. cri des nations aux prises.
Φυλώ; οὖς (ἡ), Phylo, servante d'Hélène, Od.1V.125. +
φύξηλις; ιος (ὁ, ἡ), poét. fayard , fugitif,
craintif, peureux, lâche, Il. XVIE, 143, T.
KR. φύξις.
φύξιμος; 06, ον» poël. où l’on peut se réfugier : τὸ φύξιμον, lieu de refuge, salut, refuge, délivrance, Od. V, 359, +. M.R.
φύξις, τος (ἡ), forme poét. équiv. à guy) fuite, II. X, 311, 598, 447.
φύρω (fut. φύρσω, Θά. XVIIE, 22; parf.
Ρ. πέφυρμαι, Od. IX, 397; XVII, 105, méler, remuer pêle-mêle, délayer, particulièr.
détremper avec un liquide ; delà arroser,
tremper, mouiller, souiller ; — τί τινι; qche ἢ avec qche ; — δάχρυσιν εἵματα, Il. XXIV , ἢ 162, mouiller de larmes ses vêtements: aussi |}, — τί τινος : στῆθος αἵματος, Od. XVIII, 21, À souiller ou baigner sa poitrine de sang ; au | pass. πεφυρμένος αἵματι, Od. III, 397; — δάχρυσι, Od. XVII, 103. FAURE |
φῦσα; ns (ἡ). propr. vent, souffle: delà soufflet, * 1]. XVIII, 572, 409. R. φύω.
φυσάω (seul. au prés. et à l'imparf.), souffler, en part. du soufflet, El. XVIII, 470; en parl. du vent, Il. XXIIE, 218. R. φῦσα.
puaidw, Souffler avec beaucoup d'efforts, respirer difficilement, être essoufflé, haletant, en parl. des chevaux; seul. au partic. φυσιόὠντες, essoufflés, par allong. ἐρ. Ρ. φυσιῶντες, *IL IV, 227; XVI, 506.R. φυσάω.
* Φυσίγναθος, ou (6), Physignathe, nom de grenouille, propr. Joufflu, Mächoire-enflée, Batr. 17. R. φυσάω; γνάθος.
φυσίζοος, 06, ον» poét. qui engendre la vie, qui vivifie, nourrit: — γαῖα, Il. ΠΙ, 245 ; Od. ΧΙ, 501. R. φύω, ζωή. |
φύσις: 106 (à), propr. génération ; ordinair. nature ; C.-à-d. qualité, propriété, vertu naturelle d'une chose : — φαρμάκου, Θά. X, 305, f, d’uneherbe ; Batr. 52. R. qu.
φυταλιή; ἧς (à), plantation, plant, verger, endroit où sont plantés des arbres ou des υἱgnes, par opp. à ἄρουρα, terre ensemencée, * IL VI, 195; ΧΙ, 514, 185; XX, 185. R.
φυτεύω (aor. ἐφύτευσα), planter, propr.
en parl. des végétaux ; — πτελέας, δένδρεα, IL. VI, 419 ; Od. IX, 108 ΧΎΠΙ, 59; || 2° ax fig. produire, créer, préparer : — χαχόν, φόγον, πῆμά τινι, Il. XV, 154; Od. Il, 165 ; IV, 668. M. R.
φυτόν; οὗ (τό), végétal, plante,arbre, toute production de la terre, Il. XIV, 126; θά.
IX, 106 et pass. R. quo. |
φύω (le prés. 1]. VI, 148 ; imparf. sans augm.Il. XAV, 547; fut.qow, 11.1,255; aor.
4 ἔφυσα, Θά. X, 393;aor. 2. ἔφυν, Od. XXIIT, 190: ὅ. ρ. 8. où, p. ἔφυ et 5. p. pl: ἔφυν, Ρἔφυσαν, Θά. V, 481 : parf. πέφυχα: 3. p. pl.
πεφύασι, Od. VIT, 128 ; partic. fém. repuvia; 1). XIV, 288 et pass.; acc. pl. masC: πεφυῶτας Ρ- πεφυκότας, Od. V,477 ; plapf. πεφύχειν, I]. IV, 109; θά. V, 258; au pass.: φύονται, Od. IX, 109), 4° transit, (au prés. au fut. εἴ ἃ Paor. À. act.), engendrer, produire, faire naître, faire croitre ou pousser, Créer, avec, l'acc.: — φύλλα, 11,1, 254, des feuilles ; —