‹ Dictionnaire complet d'Homère et des HoméridesChapitre 37 sur 299 · H. VII · texte numérisé non relu

H. VII

ἀπατιμαωῳ (aor. ἀπητίμησα ), déshonorer, outrager ; — Tu, 4. NH. ΧΙ, 115, 7.

αἀπαυράω, ép., INUS. au prés. EU a.

κἀν, «s, w, dans le sens de l’aor.; part.

(ΟΡ. 1 ἀπούρας; ἀπηύρατο, Θά. [ἢ CAR est une fausse lecon ; lisez ἀπηύρα), 1° prendre , ôter. enlever, 3) avec deux acc.:— τινὰ Suuéy, Ôter la vie à qn; — τεύχεα, enlever ἃ qn ses armes;?) avec le dat. de la pers. :— τινί τι» XI, XVII, 256 ; θα. IE, 192, quelque chose àqn; — Rem. : : on a cru quil se construisait aussi avec le gén. dé la pers., mais peutélre à lort ; voici its exemples dont on s’autorise; — τὴν fa Gin ἀέχοντος ἀπηύρων, I. 1; 450, qu'ils lui avaient enlevée de force, malgré lui. C’est ici le gén. absolu, τ spé

ilest régi par 6in; dans l'Od. XVIK,

il'est gouverné par 6)60v; || l'aor. ue ie A

Ὁ» αἴθε την δὲ avait primilio. le son d'érél puy (comme ἀπόδραν), part. drolpés, de là ἀπού-pas, et le prés. ἀποΓράω, ἀπαυράω; BUTTY.

Lex. I, p. 83, le compare avec εὑρεῖν et ἀρύεῳ; Cf. T'HIERSCH , Gr. δ 252, 23 ;

RoSsT, S84:p. 287; KUEHNER, ὃ 191, L.

απαφοίῳ, prés. D à d'où ἀπαφίσχω.

drapiruw (aor. 2 äragoy; inf. draps; 5.

Ρ. 8. opl. aor. moy. Grégouro), ὀρε δὰ rs per, abuser, séduire; — τινά, qn, θά. ΧΙ,"

ste Mn)

AIT

17; [| au moy. méme sign., avec l’ace.: — ἥτις με ὁροτῶν ἀπάφοιτ᾽ ἐπέεσσι, Od. XXII, 216, * Od., de peur que quelque πιογιδὲ ne m'abusât par des paroles. R. ἄφω.

LA ἀπέδρυφθεν, Ρ. ἀπεδρύφθησαν, ὅ. p. pl. «or. Ἶ ass. αἰ ἀποδρύπτω. , ; F ἀπέειπε, P. p. ἀπεῖπε. Voy. ἀπεῖπον.

: ἀπέεργε» 3. p. 8. imparf. εἰ ἀποέργω.

᾿ ἀπειλέω (fut. ἀπειλήσω, aor. ἠπείλησα, ὅ. p. “duel imparf. ἀπειλήτην. Woy. THIeRrSCH, $ 221, 85 ; βδυττη. δ 105, 16); propr. parler Βδαϊ, se glorifier ; ὥς ποτ᾽ ἀπειλήσει, Il. ὙΠ, 150, c'est ainsi qu’il le publiera un jour avee orgueil ; de là 1° en mauv. part, annoncer hautement un malheur, une vengeance, c.-à-d.

menacer: — τινέτι, qu d'une chose, /it. une choseà qn; ou bien avec l'inf. fut.: μοί γέρας ἀφαιρήσεσθαι ἀπειλεῖς, ἢν 1, 161, tu menaces de ΤῊ enlever ma récompense; — ἀπειλός, Il.

XVI, 201; faire des menaces; || 2 en bonne- Lpart, annoncer une bonne chose, annoncer en se glorifiant, promettre: — ἢ μὲν ἀπείλησαξς, δητάρμονας εἶναι ἀρίστους, Θά. ὙΠ|, 385, τὰ as promis (ou assuré que les danseursseraient ‘excellents; || promettre, faire vœu de: — rires anti ῥέξειν χλειτὴν ἐχατόμθην,, Il.

ΧΧΠΙΠ, 865, 872, et il ne fit pas vœu d’im- | moler à Apollon une magnifique hécatombe, R. ἀπειλή. DE:

ἀπειλή, ἧς (ἡ), Του. au plur. annonce, | promesse 1° menacante (Il. EX, 244); 9° magn fique ou présomplueuse (Il. XX, 83 ).

αἀπειλητήρ ; ἦρος (ὁ), celui qui parle bien |haut, qui fait des menaces, Il. VIE, 96, +.

IR. ἀπειλέω. ; | ἄπειμι (fut. ἀπέσομαι; Cp. ἀπέσσομαι; imparf. ἀπῆν, ép. ἀπέην, au plur. ἄπεσαν, subj. 5. p. 5.

| L A . ’ = , , ᾿ἀπέητι), être loin ou éloigné, avec le gen. —

τινός, de 4η, Il. XVII, 277; Od. XIX, 169:

Ι- être absent. R. ἀπό, εἰμί,

ἄπειμι (impér. ἄπιθι, part. ἀπιών); s’en aller, partir ; le plus souv. au part.; le prés. s'emploie dans le sens du fut. Gd. XVIL, 595,

ἀπεῖπον, aor. 2 défect. qui complète le \verbe ἀπόφημι (5. p. 8. ép. ἀπέριπε el GT GET, Subj. &rocirw, Op. ἀποείποιμιν impér. ἀπέξιτες Wet ἀπόειπε. inf. ἀποειπεῖν); 1“ exposer Yerbalement, dire : — μῦθον, Od. 1, 575, dire un discours ; — ἀγγελίην, IL VIE, 416 , exposer un message; |} 2° dire non, refuser : χρατερῶς, I: IX, 452, énergiquement ; cf. Il. 1, 515 ; de là : || δ᾽ interdire, donner congé: — τινί, à qn, Od. I, 91; || 4° renoncer: — νἤνω

ATI

ἀπειπὼν Αγαμέμνονι, IL. XIX, 55, renonçant à ta colère contre Agamemnon , {ϊ{{. comme er lat. iram renuntians Agamemnoni, c.-à-d.

lui annonçant trêve de colère (11 y avait Il. III, 406, ἀπόειπε avec le gén.; on lit auj. d'après ARISTARQUE, ἀπόειχε. Foy. ce mot. ne

Arepains ns (à), Apiséenne; — γρεῦς, θα. VIT, 8, la vieille d'Epire, ou du continent, selon EUSTATHE. qui dérive ce mot d Ἤπειρος; continent où Epire; mais contre la quantité de la première syllabe, qui, dans ce cas, devrait étre longue. Foy. ἀπείρηθεν.

οπειρέσιος» 06, ον el ἀπερείσιος, Ὁ. avec allongem. p. ἄπειρος, 1° sans bornes, sans limites ; — γαῖα; || 2° en gén. infini, immense, considérable, innombrable; — ἄποινα, Il.

1,15; —cxù, Od. XI, 626; — ἄνθρωποι ; Od. XIX, 174.

Απείρηθεν; adv. d’'Epire ou du Conti.

nent, Od. VIL, 9; cf. Nirzscu, sur ce passage ; le poèle entendait peut-étre sous ce nom de ἡ ἄπειρος OU Ἀπείρη l'immense pays qui s’étendait vers le nord.

ἀπείρητος. Ἢ, ον» ion. el ép. p. ἀπείρατος, 4° non essayé, non éprouvé, non ïerté; en parl. des choses; — πόνος, Il. XVIF, MA; cf. ἀδήριτος; || 2° non Éprouvé, qui n'a pas fait ses preuves , ef par suile , inexpérimenté , en pari. des personnes, Od. 11, 170 ; avec le gén. qui n’a pas l'expérience de: —

φιλότητος, H, à V. 135, qui ne connait pas

l'amour. R.2 pr., πειράω.

ἀπείριτος, ς» ον, Poël. p. ἀπειρέσιος, SAT bornes ; — πόντος, Od. Χ, 195, 7;Π. à V.

ἐπείρων, ovos (0, 4), Sans bornes, infini, innombrable , sans fin ; — γαῖοι ; — δῆμος : — ὕπνος, Il. XXIV, 776; Θά. VIT, 266. R. à PT, πεῖρας.

οατιεχλανθάνω., faire oublier entièrement ; au moy. (impér. aor..2 ἀπεκλελάθεσθε), oublier tout à fait, avec le gén. : — Siuñevs, Od.

XXIV, 594, ÿ, oubliez tout étonnement, cessez de vous étonner. R. ἀπό, ἐν

εἐπέλεθρος, 06, ὃν, propr. qu'on ne sau— rait mesurer avec 16 plèthre: de l&-incommensurable, infini; — ἴς, 11,V,245, force î:nmense. Le neul. ἀπέλεθρον, s'emploie ado. , immensément loin, bien loin, fl. 31, 554.

R. ἃ pre, πέλεθρον. % '

ἀπεμέω (aor. 1 ἀπέμεσα, ép. σα), vomir, rendre en vormissant; — αἷμα, du sang, Al,

XIV, 437, 1. R. ἀπό, ἐμΐω.

ATI

ἀπεμνήσαντο, Ἢ p. pl aor. moy. αἰ ἀπαμιμνήσχω.

ἀπεναρίζω, Poët., propr. dépouiller un mort de ses armes; en gén. enlever, ravir, avec deux acc. — ἐντεά τινα, lover à an ses armes, * IL. XIE, 195; XV, 543; seulem. en tmèse. R. ἀπό, ἐναρίζω.

αἀπένειχα» ion: p. Gvéveyxa, aor. 1 α᾽ ἀποφέρω.

ἀπέπλω, ὅ. p.s. aor. 2 αἀ᾽ ἀποπλώω, Θά.

ἀπερείσιος, 06, ον, P. Woy. ἀπειρέσιος.,

ἀπερύχὼ ( fut. ἀπερύξω), écarter, détourner, avec l’acc. 1]. IV, 542; θα. XVII,

ἀπέρχομαι (aor. 2 ἀπῆλθον, parf. ἀπελήλυ-θα), s’en aller d’un endroit, le quitter, avec ἴδ gén. :— ἐμῆς ἀπελήλυθα τ ὕπο I.XXIV, 766, Va quitté ma patrie ; — οἴκου Hans et Od.

IX, 156, s'en allant de chez elle. R. ἀπό, ἔρ-χομᾶι-

ἀπερωεύς, ἕως (6), celui qui arrête, retient, empêche: — ἐμῶν μένεων, Il. VITE, 361, Ἴὰ qui arrête l’élan de mes forces. R. de

ἀπερωέω (aor. ἀπερώησα), propr. refluer,

engén. reculer, se retirer, s’éloigner , avec le gén.: — πολέμου, 1]. XVI, 725, Τ, se reurer du combat. KR. ἀπό, ἐρωέω.

ἄπεσαν, 3. p. pl. imparf. α᾽ ἄπειμι.

ἀπευθύς» ns, ἔς, 1° passio. dont on n’a rien oui dire , ignoré , inconnu, Od. ΠΠ], 88; [| 2° act. qui n’a pas entendu parler, quiignore, inexpérimente, inhabile dans, avec le gén. Od. IE, 184. R.& pr., πεύθομαι.

ἀπεχθαίρω (aor. 1 ἀπέχθηρα), 1° haïr fortement, avec l’acc. 1]. 111, 415 ; || 2° rendre odieux: — ὕπνον τινί, Θά. IV, 105, rendre le sommeil odieux à qn. R. ἀπό, ἐχθαίρω.

ἀπεχθάνομαι (aor. ἀπηχθόμην), être, deveair ou se rendre odieux: — ri, à qu, Il.

VI, 140 (ἀπηχθόμην est un aor. et non un imparf.); on ne trouve nulle part dans Hom de prés. ἀπέχθομαι, cf. βυττη. Gr. $ 414; Rosr, p. 288; ΚΌΒΗΝΕΑΕ, I, Ç 185, 4. R, ἀπό; ἐχθάνομαι.

ἀπέχω (fut. ἀφέξω et ἀποσχήσω, θὰ. XIX, 572; aor. 2 ἄπεσχον; Jul. moy. ἀφέξομαι; aor. 2 moy. dresyoum), 1° act. écarter , éloigner, ou tenir éloigné : — τί τινος, une chose d’une autre: — χεῖρας λοιμοῖο, El. E, 97, tenir ses mains Join de la peste, c.-à-d. cesser de la tenir suspendue sur le peuple; ou peut-étre éloigner les mains de la Peste ( personnifiée ); l'édit. Didot porte ici Κῆρας, les Parques, au lieu de χεῖρας ; — ἑκὰς νήσων ἀπέχειν νῆα, θα.

XV, 35, tiens ton vaisseau loin des iles (à | moins qu'ici le gén. ne soit gouv. par ἐκάς )» | ‘plus souo. τὶ τινι: — χερτομίας δέ τοι χαὲ εἴρας ἀφέξω μνηστήρων, Θά. XX, 265, j'éloignerai de toi les injures et les mains des prétendants; — πᾶσαν ἀεικείην χροΐ; Il. XXIV, 19, écarter du corps toute mutilation ; || aë moy: se tenir éloigné de, s'abstenir d une chose, avec le gén.: — πολέμου, li. VII, 55, ne point prendre part à la guerre ; — βοῶν, Ὀᾳ. XIL, 521, s'abstenir ἀπε bœufs, n’y point toucher; en arl. des personnes, épargner, Od.XIX, 489:

|| avec l’acc. et le gén.: — χεῖρας χαχῶν, Θά. XXIE, 316, tenir ses mains éloignées du mat:

ἀπηλεγέως, ado. sans égards, sans mé- \nagements: — μῦθον ἀποειπεῖν, Il. IX, 309; Od.I, 375, dire les choses sans | ménagement: KR. ἀπό, ET | ἀπηλοίησα, aor. À. d” Ἢ ΜΕ

ο΄ αἀπήμαντος, ος, ον, intact, sain et sauf, Od. XIX, 282, 7. R.apr., πημαίνω..

äTAu6porov, aor. 2. d'érauaprave.

ἀπήμων» ὧν, OV, gén. ονος, Sans mal; c.-à-d, 15 passio. qui n’a point de mal, in- | tact, sain et sauf, Il. XIIT, 761; au fig.

exempt de soucis, ‘dé chagrins, calme, Il. , 415 ; |] 2° act. pui ne fait point de mal ᾿ innocent, doux, bon, sans danger; — οὖρος, πομηθὲν de la : τ ὕπνος, Il, XIV,163 » sommeil salutaire. R. & pr., GE ἀπήνη» Ὡς (x), char ἃ quatre roues, di if | férent de ἅρμα, et destiné princip. à trüns = porter des fardeaux; syn. d’ ἄμαξα, Il. XXIV, 324; 0d. VE, 72, 759: ÿ DTNVAVAUTO s 5. Ρ.- a aor. ἃ RE ἀπηνής, ἧς, ἔς, gén. ἐος, Sans douceur, sans bonté; dur , cruel; — ϑυμός, μῦθος, νόος, | Il. XV, 94; θα. XVIII, 581. KR. ἀπό, ἐνηής. | ἀπήραξεν, ὅ. Ρ. s. aor. αἰ ἀπαράσσω. | ἀπηύρων, ass ἂν imparf. αἱ ἀπαυράω.

ἀπΥωρος» 055 0Y, suspendu à à une grande hauteur ; — ἀπήωροι δ᾿ ἔσαν ὄζοι, θά. ΧΗ, ἀδδ', Τ, les branches pendaient très-haut.

KR. ἀπό, αἰωρέω. | ἀπιθέω ( μιβδαπιρίσω; ; 40. ἀπίθησα)., ne point obéir, désobéir ; — τοί, à qu; Το.

accompagné d'une nég .: τος οὐδ᾽ ἀπίθησε μύθῳ, il ne désobéit point à l’ordre, il obéit, El. | 1,220: avec le gén. H. à ἃ. LES, οὐδ᾽ ἀπίθησε | ϑεὰ τς RNA R. à pr, πείθω. ᾿ ἀπινύσσω;» 19 perdre le sentiment , défaillir; — x%p ἀπινύσσων, Il. XV, 10, bérdent

AI

“connaissance; || 2° manquer de sens A˰ “connaissance , de raison, Od. VI, 258. R.

ἃ pr. πινύσσω.

» &rus, n, ον, éloigné, lointain ; — τηλόθεν ME ἀπίης γαίης, d'une terre lointaine, Il. T, 270; θα. VII, 25. ( Les anciens grammaiï- “riens le prenaient à tort pour un nom propre, et le dérivaient d'un ancien rot nommé Apis “qui régnait dans Le Péloponnèse. Ainsi ils entendaient par là Ja terre d'Apis, c.-i-d.

Je Péloponnèse. Mais celte dénomination est “postérieure à Hom. et les deux mots ont une quantité différente: ἄπιος α l'« bref; ἄπιος a l'a long. Foy. βυττη. Lex. 1. p.67.

BR. ἀπό, d'où il est formé comme ἀντίος, εἰ ᾿ἀντί. ᾿ς Απισάων, ovos (6), Apisaon, 4° ffls de Phausius, Troyen, Il. ΧΙ, 577; || 2° js bd Hippasus, Péonien, Il. XVII, 548; ΒΟΤΗΕ lit Ἀμυθάων.

᾿ς ἀπιστέω; ne point croire, révaquer en doute, avec l'acc., Θά. XIII, 359, 1, R.

᾿ ἄπιστος» ος, ον» Sans foi ou croyance,

kc.-à-d. 1° qui ne mérite point confiance, in- | ἰωσοι douteux, perfide, * ἢ, III, 106; “|| 2° qui n’a point de foi, de confiance , mé- Wfiant,. incrédule; — κῆρ, Θά. XIV, 150, cœur méfiant. R. & pr., πίστις.

ἀπίτχω; P. comme ἀπέχω, Od. XI, 95, +.

ἄπληστος; 053 ον, qu'on ne peut emplir

ou salisfaire, insatiable, implacable; — χόλος, LH. à C. 80; c’est ainsi qu’il fuut lire avec ÉHERMANN, au lieu d'ürkaros, inabordabie Ma pr., πελάω), conservé cependant dans l'éd.. wDipor.R. ἀ pr., πίμπλημι. 2

᾿ ἄπλητος, ος, ον. Voy. ἄπληστος.

| ; amhoic, ἴδος (x), simples : Haba, IL.

LXXIV, 230; Od. XXIV, 276, tuuique sin- Το, c.-à-d. qui n’enveloppe le corps qu'une fois, oppos. à διπλοΐς.

ἄπνευστος, ος; ον, sans souffle ou respiration, θα. V, 456, {. R. & pr. πνέω.

« ἀπό, €p. ἀπαί, prép. et ado.; |] prép., elle bgouo. le gén. et exprime l'éloignement ou la Wdistance dans l'espace ou dans le temps ; 1° | se l’espace, *) avec un verbe qui marque ἢ ouvement, elle indique l'éloignement, le

“de descente : — ἀφ᾽ἵππων ἄλτο χαμᾶζε, À sauta êdes chevaux, c.-a-d. du char äterre, Il. XVI, | 755; οἱ μὲν ἀφ ἴππων, οἱ δ᾽ ἀπὸ νηῶν, I. XV,587, Mes uns du haut de leurs chevaux , les autres Mdu bord des vaisseaux ; pléonast. ἀπ᾿ οὐρανόθεν,

| SC d’un lieu, souv. avec l’idée accessoire \

|Ldu haut des cieux ; au fig. ἀπὰ σκοποῦ nai ἀπὸ

AT δόξης, Θά. ΧΙ, 544, loin du but et de l’at-

tente ; ?) avec les verbes qui expriment le repos , elle marque la distance, l’absence d’un lieu ou d'un objet : — μένειν ἀπὴ ἧς ἀλόχοιο, H. IT, 292, rester loin de son épouse; --- ἀπ’ À pγεος, Π. ΧΗ, 10, loin d’Argos, et pléonast.

ἀπὸ Τροίηθεν, Il: XXIV, 492, loin de Troie ; au fig. ἀπὸ θυμοῦ εἶναι, Il. 1, 562, être loin du cœur, c.-à-d. être haï; || 2° dans le temps, pour marquer le point de départ, l’origine, le moment : à partir de, après, depuis : — ἀπὸ δείπνου. Il. VIII, 54, après le déjeuner ; || 3° elle s'emploie dans d'auires 10-culions, où en gén. on peut concevoir l'idée de départ, de sortie, de provenance, elc.: — οὐχ ἀπὸ δρυὸς οὐδ᾽ ἀπὸ πέτρης ἐστί, Od. ΧΙΧ, 105, il n’est (venu, issu) ni d’un οὲπα ni d’un rocher, c.-à-d. il n'est pas d'une origine inconnue; — χάλλος ἀπὸ Χαρίτων, Od. VI, 18,.

beauté qui vient des Grâces ; — aiou ἀπὸ ληΐδος, θα. V, 40, part du butin ; — ἄνδρες ἀπὸ vx05, H. VI, 6, des hommes du vaisseau, fatsant partie de l'équipage ; --- ἀπὸ σπουδῆς, Il. ΔΗ, 255, sérieusement ; — ἀπὸ χειρὸς ἔδλητο, Π. ΧΙ, 675, il fut blessé de mamain ; — ἀπό.

Gino πέφνεν, Il. XXIV, 605, les tua de son arc, avec son arc; || ado., sans régime, il est poël. loin, à distance; mais le plus souvent il faut le joindre au verbe dont il est séparé par tmèse : πάλιν δ᾽ ἀπὸ yards ὄρουσε δλημένου, Il. XXE, 594, l’airain rebroussa renvoyé par le métal frappé; de méme, Il. XI, 845; θά.

XVI, 40; || en composition avec les verbes, ἀπὸ signifie séparation, abandon, départ, manque. : )

ἄπο ( avec l'accent reculé sur T&), n’est que la prép. qui s’accentue ainsi, quand elle est précédée du subst. qu’elle régit : ϑεῶν ἄπο »1)dos ἔχοντα, H. à V.77, tenant des dieux la béauté; cf. Θά. VI, 18. Plusieurs grammairiens accenltuaient encore ἄπο de celte facon, lorsqu'il signifie loin de, Dans l'Hom. de Wo1Fr, on ne trouve celte accentual. que

dans l’Od. XV, 517.

ἀποβαίνω ( fut. ἀποδήσομαι, aor.2 ἀπέδην, 9.

p.s. aor.moy. ép. ἀπεθήσατο el ἀπεδήσετο; dans le méme sens qu'àr£6r), 1° s’en aller, se retirer : — ἐκ πολέμοιο, Li. XVIT, 189, se retirer du combat; || 2° descendre: — ἐξ ἵππων, Il.

HIT, 265, descendre des chevaux ,c -à-d. du char; ἐπὶ χθόνα, 1]. ΧΙ, 619, ef ἐπὶ χθονί. 1}. XXEV, 459, à terre ; on le trouve aussi avec le gén. sans prép., Θὰ. V, 651 et A1. V, 227;

AN

mais dans ce dern. ex., l’édit. DIDOT porte ἐπ ιδήσομαι conscendam , au lieu d ἀποδήσομαι. KR. ἀπό, δαίνω.

ἀποδάλλω, seulem. en tmèse (aor. 2 ἀπέ- Éxov), 4° Jeter, déposer, quitter : — χλαῖναν, le manteau ; |] 9 laisser tomber : — Doi pu παρειῶν, Od. ἵν, 198, des Iirmes de ses joues ; — νῆας ἐς πόντον; Od. IV, 528, mettre de vaisseaux à la mer, les lancer. À. ἀπό, δάλλω.

αἀποξήσομαι, fut. α᾿ ἀποδαίνω. ᾿.

᾿ἀπόδλητος» oc, ὃν» à rejeter, digne d’être rejeté ou dédaigné : — ἔπεα; — δῶρα, Il. IE, 561. 1 65. R. ἀξοδέλλω.

αποδλύζω, faire jaillir, vomir, IL. IX, 491, ἢ}. FR. ἀπὸ, δλύζω.

ἀποδρίζω (part. aor. ἀποδρίξας ), Poët.

dormir, s’endormir, Od.IX, 151; ΧΗ, 7. R.

οἶπου γυιόω (subj. aor. ἀπογυιώσω ), démembrer, paralyser tous les membres ; en gén énerver, affaiblir, Il. VE, 265, + KR. ἀπό, io.

&To γυρνόω (part. aor.pass. ἀπογυμνωθείς); meilre à nu Var partic. D τ ἢ qn de ses armes, θα. Χ, 501, 1. À

ἀποδοίζομαι, prés. inus. qui donne ses temps

ἀποδαίομαι (fut. ἀποδάσομαι,γ ép. go; aor.

ἀπεδασάμην), Poët. partager distribuer ἃ d'autres: — τινί τι; Li à qa, IL XVI, 251; .XXIV, 595. R. ἀπό, δαίω,

ἀποδειδίσσομαι, Poët. effrayer, faire reculer d’effroi, avec l'acc. 11. XII, 52, Τ. R. ἀπό, δειδίσσομαι.

ἐἰποὸς Ξιροτομέω (fut. ἡσω), décapiter, dé-coller, égorger, immoler : — τινά, qu, Il.

απποδέχομαι (aor. 1 ἀπεδεξάμην), moy. dép.

accepter, recevoir, avec l'acc.: — ἄποινα, Il. Ι, 95, T, accepter la rançon. KR. ἀπό, δέχομαι.

aroddnasxw (aor. 2 ἀπέδραν), s'éloigner en courant, s'enfuir, s'échapper, Od. XVI, 65; XVIE, 516. R. ἀπό, διδράσχω-

οἰποδίδωμι (fut. ἀποδώσω, (07. À ἀπέδωχα, |

aor. 2 ορὶ «ἀποδοίην, inf. ἀποδοῦναι, Dor. ἀποδόμένοι, en tmèse) ; 15 rendre, restituer; — τί τινι, qe à qn; partic. en Pal des ue prétées qu’on est obligé de rendre; de là: |] 2° donner l’ équivalent de, payer , reconnaitre, récompenser, expier : — ϑρέπτρα ne payer à ses parents le prix de leurs soins nourriciers, c.-@-d. s'en montrer reconnaissant ,

cou, Od. I

ATI

AK 478; XVII, 502; — πᾶσαν ΓΝ Χ 587, payer, ἐπ ον μ affront tout entier. R. ἀπό, δίδωμι.

ἀποδίεμοι (διιδ). ἀποδίωμαι), Poët. faire fuir en effrayant , chasser ; — τινὰ ἐχ μάχης, ΠΟῪ, 765, 7, Bire fuir qn d’ épouvante ἴδια du combat. Foy. δίεμαι (le pre « long). R.

ἀποδοχμόω (aor. 1 ἀπεδόχμωσα), propr.

incliner ἐν nl de ché, — αὐχένα, le X, 572, R. ἀπό, δοχμόω.

aropde » part. aor. 2 αἱ ἀποδιδράσχω.

ἀποδρούπτω (aor. 1 ἀπέδρυψα; aor. 1 pass.

ἀπεδρύφθην.) déchirer, écorcher, ârrac her ; avec l’acc., Od. XVIT, 489 ; — ἔνθα χ᾽ ἀπὸ ῥινοὺς δρύφθη, Od. V, 496 , et Ἰὰ il eut eu la peau déchirée. R. ἀπό, See

ἐποδρύφω; comme ἀποδρύπτω, dans cette hrase : ἵνα μή μιν ἀποδρύφοι ἑλκυστάζων,, 1.

XXII, 187, sfin qu'en le trainant il ne lè τος point. (C’est, selon BUTT—., Gr.

92, Rem. 13 , un opt. prés.; ou, selon P4ssoW , l'opt. aor. 2 εἰ ἀποδρύπτω. + ge τς αποδύνω, P. Ρ. ἀποδύομαι ; seulem. ἃ l’imparf. : — ἀπέδυνε δοείην, Od. XXII, 3564, il quitta ou ôta la peau de bœuf dont ls État revélu.

ἀποδύω (fut. ἀποδύσω; aor. 1 ἀπέδυσα; aor. 3 ἀπέδυν; aor. 1 moy. ἀπεδυσάμην), 1°. | transil. au prés., au fut et à l’aor. À act.: ôter, enlever, avec l’acc, ; — εἵματα, ses vêtements à qn; partie. dépouiller de leurs armes les guerriers morts, I. IV, 552; I 2° intrans. au moy. et à l’aor. 2 act. : s'6ter à soi-même, se dépouiller de; — εἵματα, ôter ses vêtements , les quitter, Od. V, 545, 549. R. ἀπό, δύω.

οποείχω, ἢ. P: ἀπείχω, 8 éloigner, s’écarter de, avec le gén. : — ϑεῶν ἀπόειχε χελεύθου, 11. ΠΕ, 406, éloigne-toi de la voie , du 8έ-jour des dieux < c'est la lecon An par IWo1r, d’ après ARISTARQUE, au lieu de

οἰποεῖπον, Comme ἀπεῖπον.

ἀποεργαάθω, P. ρ. ἀπείργω (seul. à ἐμ parf. ὅ. p. 8. ἀποέργαθεν). éloigner, écarter; — τοά τινος, Il. XXI, 599, qn de qn ou de qe; — ῥάχεα ὍΝ OH. XXI ) 221,

écarta les linges de la blessure. À

ἀποέργω, Ép. Ρ. ἀπείργω (imparf. ἀπέεργον). éloigner , écarter, séparer; — τέ τινος, une chose d’une autre ; — ὅθε χληὶς ἀποέργει αὐχένα τε σθῆτος ve, Il. VHI , 326, à l'endroit

Fe dé "UE

où la clavicule sépare le cou de la poitrine ; — τινὰ αἰθούσης, Il. XXIV, 258, chasser qn du portique ; ἀποεργμένη, H. à V. 47, est le part. parf. pass. sans redoublem. Foy.

Burry., Gr. au mot εἴργω. R. ἀπό, εἴργω.

εἰπόερσε subj. ἀποέρση; opl. ἀποέρσειε; Il.

VI, 548; XXI, 285 et 529), aor. 1 ὄρ.

défectueux , arracher, entrainer, avec l’acc.;

on le tire ordinair. α᾽ ἀπέῤῥω, dans le sens

act., faire en aller; Burru. Lexil. I, p. 169, le dérive αἰ ἀποέρδω.

αἀποθαυμάζω (aor. ἀπεθαύμασα), S'étonner beaucoup de 46, avec l’acc., Od. VE, 49, Te R. ἀπό, ϑαυμάξω. ᾿ ἀπόθεστος, ος, ον, P: abject, rejeté, méprisé ; — χύων, Od. XVII, 296, Τ. un vil chien. R. ἀποτίθημι; ou mieux , selon d'autres, α᾽ ἀπὸ et ϑέσσασθαι, souhaiter, demander; ainsi le sens serait: qu'on ne souhaite pas, dédaigné, οποθνήσχω ( part. aor. ἀποτεθνηώς), mourir; au parf. être mort, Il. XXII, 432; Od.

αἀποθορών, part. aor. 2 αἰ ἀποθρώσχω.

ἀποθρώσχω (aor. 2 ἀπέθορον), 1° s'élan— . cer, sauter, avec le gén. : — νηὸς, Il. XVI, 748 , d’un vaisseau; [| 2° sans régime , s'élancer, s'élever avec impétuosité, en parl. de la fumée , Od. 1. 58. KR. ἀπό, ϑρώσχω.

ἀποθύμιος ,. ος , ΟΝ, propr. éloigné du cœur, désagréable, déplaisant;-— ἀποθύμια ἔρδειν, IL XIV, 261, Τ, faire des choses qui déplaisent. R. ἀπό, Suuos.

αποιχίζω (aor. ἀπῴχισα), faire émigrer, transplanter dans un autre séjour, envoyer comme colonie; — τινὰ ἐς νῆσον, Θά. XII, 155, Τ, qn dans une ile. R. ἀπό, οἰκίζω.

ἄποινα (τά), prix du rachat, rançon «au moyen de laquelle on rachetait la liberté d’un prisonnier de guerre, 11. 1, 13, 111; ou

encore le prix pour lequel un guerrier

vaincu dans un combat singulier rachetait

sa vie et sa liberté, ΤΙ. I, 250 ; |] 2° en gén.

compensation, dédommagement, Il. IX, 120

(il ne s'emploie qu’au plur.). R. à pr., roi. dTroisu, fut. d’ärovipe.

ἀποίχομαι, moy. dép. 1° être absent ow

éloigné, Od. IV, 109; — πολέμοιο, Il. ΧΙ, 408, se tenir loin de la guerre; |] 2° s’éloigner, s’en aller; — τινός, de qn, l’aban-

donner, Il. XIX, 542. R. ἀπό, οἴχομαι.

ἀποχαίνυμαι, moy. dép. poét., surpasser; vaincre; — τινά τῶι; * Θά, VIII, 127;

219 , qn se quelque chose. R. ἀπό, χαίνυμαι.

2 ᾽ , , dTOXXTU ( aor. ἀπεχάπυσα, ὄρ. co), ex

haler ; — ψυχήν (en tmèse), 1]. XXII, 467, Τ᾽ rendre l’âme. R. ἀπό, χαπύω..

αποχείρω (aor. 1 ép. ἀπέχερσα, en tmèse ; aor.. 1 moy. ἀπεχειράμην); Propr. raser, tondre, puis couper, séparer en coupant, avec l'acc.: — τένοντε, [l. XIV, 466, les deux nerfs ; || au moy. Couper à soi-même ; — χαίτην, 1].

ΧΧΗ͂Ι, 141," IL, se couper les cheveux, en signe de deuil. R. ἀπό, χείρω.

LA 9

ἀποχηδέω (part. aor. -ἀποχηδήσας), n’être point soigneux ; être nonchalant, négligent ; — où χ᾽ ἀποχηδήσαντε φερώμεθα χεῖρον ἄεθλον, 1]. XXIIT, 415, D si, par négligence, nous emportons un prix moindre. R. ἀπό, χηδέω.

ἀποχινέω (aor. 1 ἀπεκχίνησα, et avec la forme fréq. ép. ἀποχινήσασχε, 5. p.s. ), remuer pour déplacer, déplacer , ôter, pousser hors οἵ loin de, avec l’acc.: — δέπας τραπέζης, HI. ΧΙ, 656, ôter un vase de dessus la

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