I. XVIIT, 105. Âlest fait mention, Θά
XIX, 188, d’une Tlühye, qui avait un temple ou grotte consacrée à Amnise en Crète. Selon Πέβ. Théog. 922, il n’y en a qu'une, fille de Jupiter et de .uon; Apozron. 1, 5,1; chez les poèles postérieurs, elle est la méme que Diane, Cazciu. H. à D. 22. R. probabl. ἐλήλυθα, parf. αἰ ἔρχομαι, litt. la Venue; ER, le irad. par Venilia.
Εϊλέσιον, ov (τό), Ilésium, ville de Béotie, près de Tanagre, 1]. 11, 499; selon 511 48., Εἱλέσιον, de ἕλος. marais.
εἰλέω, voy. εἴλω. £
εἰλήλουθα, εἴλήλουθμεν,, voy. ἔρχομαι.
εἰλίπους, οδος (ὁ, ἡ), qui tourne les jambes en marchant, qui marche péniblement, épih.
des bœufs qui, dans leur marche mal assurée, portent leurs pieds de travers, et suriout ceux de derrière; on ne trouve que le dat. et Pacc. pl.: εἰλιπόδεσσι, Îl, VI, 424; XVE, 488; εἰλίποδας, 1]. XV, 547; Od. TI, 92 et passim. BUuTTM. Lexil. 11, p. 188, le trad. par :
stampffussig, aux pieds broyeurs ; on δα] que dans l'antiquité on employait Es bœufs à écraser le blé. R. jo, ποῦς 6
εἱλίσσω, ép. p. ἑλίσσω.
εἷλον». εἰλόμην» VOY. αἱρέω.
; εἰλύαται; VOY. εἰλύω.
εἴλυμα; ατος (ro), enveloppe, couveriure,
habillement, Θά. VE, 179, +. R. εἰλύω.
εἰλυφάζω; faire tournoyer, ou tourbillonner, avec l'acc.: — φλόγα, la flamme, en parl,
du vent, IL. XX, 192. 1.
εἰλυφαω (part. prés.cilvoius p. εἰλυφῶν),
m, sens que εἰλυφάζω, IL. ΧΙ, 156; écalem. en
pari. du vent. NAT
» f lé € L 4 ’ ᾿»
εἰλύω, ép. p. kdo | fut. ὑσω; parf. pass. εἴλυμαι; ὅ. p. pl. εἰλύαται, on p. uvre; part.
parf.pass. εἰλυμένος), rouler, trainer en roulant;
entortiller, envelopper, couvrir, avec l’acc.: — τινὰ ψαμάθοισιν, El. XX, 518.+, qn desable; ou plutôt c’est ici le composé χατειλύω. On n’a du passif que le parf.5. p.pl. εἰλύαται:νυχτὶ μὲν ὑμέων εἰλύαται χεφαλαί, Od.XX, 552, vos têtes sont enveloppées de ténèbres; cf. I. XIE, 286; le part. εἰλυμένος, 1. V, 186; XVHY, 522; XVII, 492; θὰ. XIV, 156, 479; et le plusgperfait ὅ. 0. 5. εἴλυτο, ayait été enve-
ET
loppé, c.-à-d. était couvert; αἵματι καὶ χονίησιν, ï1. XVI, 640, de sang et de poussière, cf.
Od. V, 403; touj. avec le dat.: νεφέλη, χαλχῷ, σάχεσι. || L’v est long partout excepté dans εἰλύαται. ᾿ εἴλω et εἰλέω; ép. p. εἷλέω. (Ces deux verbes, qui ont une signification commune , ont aussi la méme racine : EAQ ou EAAQ et avec le digamma éol. FEAQ. Les formes sont :
à l'ACT.: subj., prés. 5.,:p.; pl. sion, trisyllabe, XI. 11, 294; part. prés. acc. sing. masc. εἰλεῦντα, ton, p. εἰλοῦντα, Θά. ΧΙ), 575; imparf. 3. p.s. εἴλει, Π. VILL, 215; θα. XIE, 210; XIX, 200; 5 p. pl. εἴλεον, Θά. XXII, 460 et ἐείλεον, propr. ἐϊείλεον, IL XVIIE, 447; aor. 1, 3. p.pl. ou, Il. ΧΙ, 415; part. ἔλ-σας, θα. V, 152; inf. ἔλσαι, Il. 1. 409; XXI, 2925; XVIIL, 294 et ἐέλσαι, 1]. XXE, 295; au PAssir : prés: part. pl. εἰλόμενοι, 1]. V, 782; εἰλομένων, ibid. V, 205; Il. VITE, 214; imparf. 5. p. pl. εἰλεῦντο, ion. p. εἰλοῦντο, Il. XXI, 8; parf. 1. p. pl. ἐέλμεθα, I. XXIV, 662; part. ἐελμένος, Il. XIIT, 524; ἐελμένοι, Il. XIE,58; X VILLE, 287; aor.2( formé comme ἐστάλην de στέλλω) 5. Ρ. 85. ἐάλη, Il. XIII, 408; XX, 278; inf. ἀλήμεναι p. ἀλῆναι, Il. V, 825; XXII, 76; 286; ἀλῆναι, IL. XVI, 714; part.
ἀλείς, I. ΧΥ͂Ι, 405; XXI, 571; XXII, 508; Od. XXIV, 558; à), I. XXII, 12: ΧΧΗ͂Ι, 420; toutes formes purement épiques); SENS:
la notion première est : 1° rouler, de là, refouler , faire replier, chasser devant soi ; de là, || 2°ramasser en roulant, pelotonner ; || 5° réunir, rassembler ; par suile || A°serrer, resserrer , renfermer dans un moindre espace; mettre à l’étroit; accuser; par διε. 5° arrêter, enchainer, comprimer. || Le rég. direct se met à l’acc.; le nom du lieu où l'on réunit, resserre, renferme, etc. se met à divers cas, précédé de diverses préposit., selon les diverses nuances du sens; || 1° θῆρας ὁμοῦ εἰλεῦντα κατὰ λειμῶνας τούς; elC. θα. ΧΙ, 575, roulant, c.-àd. refoulant, chassant devant lui toutes ensem-— ble les bêtes que, etc.; ἐς ποταμὸν eieüvro, Il. XXL, 8, étaient roulés, refoulés vers le fleuve; ἐπεί où νῆα κεραυνῷ Ζεὺς ἔλσας ἐκέασσε, Od. V, 451: VII, 250, quand Jupiter, d'un coup de foudre, eut mis en pièces son vaisseau après l'avoir roulé, chassé, balloté; et non : après lavoir frappé ; || 2° τῇ ὕπο πᾶς ἐάλη, IL, XIII, 408, sous lui (sous ce bouclier) ilse ramassa, se pelotonna tout entier pour s'y cacher; ἧστο ἀλείς, Il. XVI, 405, il était assis (dans son char )tout ramassé,se faisant petit par frayeur; Aya ἀλεὶς μένεν, Il. 21, 571, il (Le lion) attendit Achille, se ramassant pour s’élancer ;
EI
[13° À ργειοὺς ἐχέλευσα ἀλήμεναι ἐνθάδε, Il. V, 825, j'ai donné ordre aux Grecs de se réunir 1CI; τοὺς δὲ χατὰ πρυμνὰς καὶ ἀμφ' ἅλα ἔλσαι À χαιοῦς,, IL. I, 409, et réunir, rassembler les Grécs au-
près des vaisseaux, sur le rivage de la mer, |
afin que, réunis ls puissent tous jouir de la vue de leur rot; ἀμφὶ δίην Διομήδεος εἰλόμενοι, Il. V, 782, réunis , serrés autour de Diomède ; ἀλὲν ὕδωρ, Il. XXIIT, 420, eaux pluviales ramassées ; [| 4° εἴλει (ἡμᾶς) ἐνὶ σπῆϊ, θά. XIE, 210, nous resserrait, nous renfermait dans une caverne; εἴλεον ἐν στείνει, Od. XIE, 460, ils resserraient (les servantes coupables) dans un étroit espace d'où il était impossible de s’échapper ; Ἀχαιοὺς Tpües ἐείλεον ἐπὲ πρύμνησιν , Il. XVIII, 447, les Troyens tenaient les Grecs renfermés dans leurs vaisseaux, n’osant plus en sortir; ἢ οὔπω χεχόρησθε ἐελμένοι ἔνδοθι πύργων, Il. ΧΎΤΙΙ, 287, n’êtes-vous point encore las d’être renfermés dans vos tours ?
θαλάσσῃ τ’ ἔλσαι ἀχαιούς, ibid. 294, et d’acculer les Grecs contre la mer, de les tenir enfermés sur le rivage ; ἀνδρῶν εἰλομένων, EL V, 205, les hommes étant enfermés dans la ville, ne sortant pas ; |] 5° εἴλει γὰρ Βορέης ἄνεμος, Θά. XIX, 200, car le vent du Nord les retenait, les arrélail; ὄνπερ ἄελλαι εἰλέωσιν ὀρινομένη τε θάλασ-σα. Il. Il, 294, que retiennent {empêchent d'arriver ou de partir) les tempêtes et la mer houleuse ; Διός ξουλῆσιν ἐελμένος, IL. XIIT, 224, retenu, enchaïné par la volonté de Jupiter.
εἷναι, atoç (τό), vêtement en général; Il.
et Od. passim; au plur. εἵματα, habits , habillement complet; Il. es Od. passim. R.
εἶμαι, parf. pass. de ἕννυμι.
εἵμαρται; εἵμαρτο, VOY. μείρομαι.
εἰ μέν, suivi de εἰ δέ, sert souv. à opposer deux proposit. conditionnelles ; qgfdis après l’une des propositions, c.-à-d. après la protase, on attend vainement la proposit. qui doit compléter le sens c.-à-d. l’apodose; par ex.: εἰ μὲν
δώσουσι γέρας Ἀχαιοί, Π.1, 155, si les Grecs me ,
donnent un prix; # faut sous entendre ici :
χαλῶς ἕξει; ce sera bien ; εἰ δέ κε μὴ δώωσιν, mais s'ils ne m'en donnent point, alors moi-méme, ec. ᾿ ᾿ εἰμέν, ép. et ἴοπ. pour ἐσμέν, 1. p. pl.
indic. prés. αἱ εἰμί.
εἱμένος» vOy. ἕννυμι.
- εἰ μή, 1° si... ne pas, en lat. nisi: εἰ μὴ AGavainy Hpn πρὸς μῦθον ἔειπεν, It. IE, 156, si Junon n’eüût adressé la parole à Minerve; cf. ibid, 261; Ho. le construit avec l’ind. et
avec l'opt.; || 2° excepté, si ce n'est, sans verbe; il vient souv. après ἄλλος, Θά. XVII, 385. |
εἰμί (Rac. ἕω; FORMES : nous ne mettons
“ici que les formes épiques non usitées en prose : || PRÉS.: indic.: 2, p. 8. ἐσσί, Il. I, 176 et passim; et εἷς, I. XVI, 515 et passim; 1.
Ῥ- pl. εἰμέν, I. V, 875 et touj.; 5. p. pl. ἔασι; 1. IT, 125 et passim; |] subj. ἔω, Il. 1,119; Od. IX, 18; (les formes εἴης, εἴη, qui avaient fait supposer un subj. εἴω, ont disparu dans l'édit. de Wo1r), 5. p.s. ἔησι, IL. 11, 566 et souv.; ἔησιν, Θὰ. XV,422; 5. p. pl. ξωσιν, Od. IV, 165; H1.1X,140; |] opt. εἴην, Il. VII, 539 et sou. ; 2. p. s. εἴης, IL. IX, 57 et souo.; 3. p. s. εἴη, Il. ΠΙ, 410 et souo.; ἔοι, Il. IX, 442; XI, 858; XIV, 335; Od. XVIE, 421; XIX, 77; |] énf. ἔμεναι, IL. LIT, 40, 42 et souo.; ἔμμεναι, Il. 1, 417 et souv.; ἔμεν, IL. IV, 299 Let souv.; ἔμμεν, I. XVIIT, 564; || part. ἐὼν, : ἐοῦσα, ἐὸν; gén. ἐόντος, ἐούσης, ἐόντος, el inst de suile ; on trouve cependant aussi ὄντας, ὄντες; dans l'Od.; || LuPARF.: indic.: 1. p.s. ἔα, IL IV, 521 et passim; ἦα, 1]. V, 808 et passim; ἔην, IL ΧΙ, 762; ἔον, διά. ἔσκον, A1. VIE, 1453; 2. p. 5. ἔησθα, Il, XXII, 455 et pas- \sim; ἦσθα, IL. V, 898 et passim; 3.p. 5. ἔην, 111. IV, 599 et passim; ἤην, I1. XI, 808 et passim; %ev, Il. IIL, 41 et passim; ἔσχε, IL. III, 180 ef passim; 3. p. pl. ἔσαν. Il. 1, ‘267 et pass.; tro, Θά. XIX, 106, où d'autres lisent εἵατο; || FUT.: indic., ἔσομαι, ΤΙ, VE, | 409, et pass. ; ép. ἔσσομαι, Il. IV, 267; 2. p. 18. ἔσσεαι, Il. 1, 565 et pass.; 5. p. 8. ἔσσεται, \ et pass. ; ἐσσεῖται, 11. Il, 393 et pass. ; 1. p. pl. ἐσόμεσθα, Θά. IL, 61; 3. p. pl. ἔσσονται, II. VI, 355 et pass. || Sur l'accentuation de ce verbe, dont le prés. ind. est enclitique, lorsqu'il est simplement copule, voy. BURNOUF, Gr. gr.
$S405,VE, 3; Beror.,Traité de l'accent. p. 47
| et suio.) SENS : 1° être, c.….à-d. exister, subsis- | ter, avoir une existence réelle, vivre (dans ce | sens il. n’est pas enclitique); τὰ ἐόντα τά τ᾽ ἐσσόμενα, IL. I, 70, ce qui est et ce qui sera, le présent et l’avenir ; où δὴν ἦν, Il. VI, 131, il ne vécut pas longtemps ; ἔτι εἰσί, Θά. XV, 432, ils sont, ils vivent encore ; θεοὶ αἰὲν ἐόντες, Il. | ét Θά. passim, les dieux qui sont toujours, c.-à-d. éternels, immortels ; οἱ ἐσσόμενοι, Il, IL, 119 et pass., ceux qui seront, c.-à-d. la postérité. || Les autres significat. de ce verbe sont déterminées par les différents mots avec lesquels il se construit : ainsi || 2° avec un nom de personne au dat.+ il exprime la possession, la propriété : εἰσίν μοι παῖδες, Il, X, 170, lite.
ET
des enfants sont à moi, c.-à-d. j'ai des enfants ; σοὶ χατηφείη χαὶ ὄνθιδος ἔσσεται, Il. XVII, 557, tu auras honte et opprobre ; || 3° avec le gén., soit seul, soit précédé des prépos. ἐκ ou ἀπό, il exprime l’origine , la provenance, la matière : αἵματος εἰς ἀγαθοῖο, Od. IV, 611, tu es issu d’un sang noble; εἶμ᾽ ἐκ Παιονίης, Il. XXI, 154, je suis de la Pæonie; οἴμοι ἔσαν μέλανος χκυάνοιο, Il. ΧΕ, 25, les lames étaient d'acier bleuâtre; εἶναι ἐκ πατρὸς ἀγαθοῦ, IL. XIV, 115, ou πατρὸς ἀγαθοῖο, Il. XXE, 109, être né d’un père brave, être le fils d’un vaillant père; οὐχ ἀπὸ δρυός ἐσσι, Od. XIX, 155, tu n'es pas né d’un chêne; || 4° ἔστι (ainsi accentué) a souo. le sens αἱ ἔξεστι, il est permis, il est possible, on peut ; 1 est alors accomñpagné d'un inf.: πὰρ δύναμιν οὐχ ἔστι rodeua. Il. XEIE, 787, il n’est pas possible de lutter au delà de ses forces ; οὕπως ἔστιν χατα- Θήμεναι, Il. ΧΗ, 65; cf. 357, il n’est pas possible de descendre; le nom de la personne se met au dat.; q fois à l'acc. de celte manière : οὐ γάρ πως δεδλημένον ἔστι μάχεσθαι, 1]. XIV, 65, car il n'est nullement possible qu’un blessé combatte; || 5° Ze plus δον. le verbe ne sert comme en lat. et en franc. qu'à lier l’attribut au sujet, et son rôle se borne à celui de copule ; accompagné*) d'un subst.: ἐγὼ θεός εἰμι, I. XXII, 10, je suis un dieu; 5) d’un adj.: νέος εἰμί, Od. XVI, 71, je suis jeune; *) d'un ado.: εἰμὶ σχεδόν, Od. VI, 125, je suis près; || 6° dans ce sens, il se construit souo. d'une manière remarquable : par ex.: avec un adv.: Κουρήτεσσι χαχῶς ἦν, IL. IX, 551, les choses allaient mal pour les Curètes; διαγνῶ-var χαλεπῶς 7,11. VIL, 424, il était difficile de discerner; avec un nom et un adj. au dat.:
ἐμοὶ δέ χεν ἀσμένῳ εἴη, IL. XIV, 108, il me serait agréable, je verrais avec plaisir; |] 7° souvent aussi, il se sous-entend; par ex.: Il. ILE, 391; X, 457, 115; θα. XV, 78. || Le passage suiv. a donné lieu à diverses interprétations :, ὡς δ᾽ ὅτ᾽ ἂν ἀΐξη νόος ἀνέρος, ὃς ἐπὶ πολλὴν γαῖαν ἔληλουθὼς φρεσὶ πευκαλίμησι νοήση" ἔνθ᾽ εἴην, ἢ ἔνθα, Il. XV, 80, comme s’élance l'esprit de l’homme, lorsque, parcourant (en
idée) une vaste étendue de terre, il se dit,
dans sa sagesse : soyons, c.-à-d. allons là ou là ; (ainsi Junon prit un essor rapide, et s’envola) ; le sens est clair; HOMÈRE compare la rapidité du vol de Junon à l'essor de la pensée humaine , qui, pour se transporter en un lieu quelconque, n’a besoin que de se dire :
allons là, et s’y trouve. Cependant HERMANN (De leg. quibusd. subtilioribus serm. Hom.
Ρ. 19) préfère l'imparf. ἤην à l'opt. εἴην, qui
k ET est la leçon de JF/01r οἱ trad.: j'étais là et là; ce qui change toute la pensée, comme on ΤῊΝ le voir par la trad. de Ducas-Monr-