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promis dés reliques, je vous ai tenu parole (i). » Nous ne saurions dire ce que sont devenues Im reliques de saint Théodote et des sept tierces d'Ancyre. Elles se nommaient Técuse , Alexandria, Phaïné, Qaudia, Euphrasie, Matrone et Julhle. Quelques voyageurs prétendent quon garde leurs corps à Salamine.
THÉRÈSE. Sainte Thérèse naquit à Avila en Castille, dans Tannée i5i5. Elle montra de bonne heure un esprit vif, une imagination ardente ; son cœur était formé pour les grandes passions.
Les Espagnols ne lisaient que des romans et des légendes. Les vies des saints tournèrent la tète de la jeune Thérèse ; elle voulut aller prè* cher la foi aux Maures et mériter le martyre ; elle débaucha un jeune frère qu'elle avait , et à Fàge de dix ans elle s'enfuit avec ce frère de la maison paternelle. Mais Thérèse était encore trop jeune pour propager la foi.
Un parent qui les rencontra ,
Cqmmençant leur voyage , Sana dire poorqaoi les força
De rentrer au village j Et leur père ayant entendu
Le projet de la belle , Fit évaporer par leur eu
La moitië db leur zèle (a).
(i) Voltaire, Examen important de milord Bolinghrokm ; féconde partie , cliap. iS, (a) Complainte de sainte Thérèse, sur le vieil air de Jooonde.
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' Comme eSie ne put être martyre, elle se fit Anachorète j et convertit en ermitage une grotte du jardin de son père.
Elle paya plus tard le tribut à Tamour , car elle était aussi sensible que belle ; et c'est avec justice que M. de Jouy l'appelle la plus aimable des saintes.
La mort de son amant toucha fortement son cœur -, elle se fit pénitente , et les extases de la plus tendre piété succédèrent dans son âme aux ravissemens de Tamour.
Nous ne pouvons parler ici de la vie de sainte Thérèse , de ses travaux religieux , de ses ouvrages \ nous devons nous contenter de dire qu'elle mourut dans sa soixante-huitième année; et qu^aussitôt après sa mort , son corps répandit une excellente odeur 5 sa peau redevînt fraîche ; deux religieuses furent guéries du mal de tète , pour avoir' baisé ses pieds.
Un an après , on lui coupa la main gauche pour l'emporter à Lisbonne. Son corps, qui sua longtemps une huile miraculeuse , resta au monastère ■d'Alve \ mais on donna les doigts de sa main droite à diverses personnes.
Six ans après sa mort, le corps de sainte Thérèse ainsi estropié , mais toujours entier et frais , était exposé debout à la vénération publique. Il se dessécha par la suite sans se corrompre.
Dans les trois animaux philosophes f chap. 9, des f^oyages de Vours de saint Corbinian,
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Les carmes déchaussés de Borne obtinrent , en i6i5, un de ses pieds qui sue continuellement une huile sainte, avec laquelle on procure diverses guérisons»
Sainte Thérèse est la patrone de TEspagne.
Toutes ses reliques font des miracles, et son cœur, que les Espagnols conservent avec vénération , rend la santé aux malades et la piété aux ûèdes.
Le père Honoré de Sainte-Marie (i) rapporta même des prodiges opérés par un cœur de taffetas, fait à la ressemblance du cœur de sainte Thé* rèse,
Conmie cette sainte était jésuitesse , la société die Jésus s'en empara et la mit dans ses églises. Ses images sont toutes séduisantes ; le tableau de Textase de sainte Thérèse, dans la grande église des jésuites de Rome, est plutôt fait pour inspirer des idées de concupiscence , que des sentimens de piété.
THIBÉE. — On vénérait au bourg de Grand , dans le diocèse de Toul, le tombeau de saint Thibée, seigneur du lieu, décapité, comme disent les bonnes gens« par Julien TApostat. Ce tombeau était visité par une grande afiluence de pèlerins , parce que le saint avait la réputation de guérir par^ ticulièrement les maladies incurables (2). H lais-
(i) Cité par Godescard, 3 mai. Notes.
(a) Baugier y Mémoires sur la Champagne ^ 1. 1> p. 356w
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sait le reste aux médecins , à qui il ne voulait pas faire tort.
THIOU, — aH)é de Saint-Thierry de Reims, au sixième siècle. Son corps était dans son abbaye , quoiqu'on en montrât un double à Trêves.
THOMAS , — apôtre , surnommé Xincrédule , parce qu'avant d'être habitué aux miracles , il ne voulait croire que ceux qu'il avait touchés du bout du doigt. Les légendaii'es racontent qu'après qu'il eut reçu le Saint-Esprit 9 il alla en Orient , baptisa les trois rois mages , et les emmena prêcher avec lui. On dit «ncore qu'il ottéchisa le roi Abgare ; et les anciens historiens prétendent qu'il mourut paisiblement à Edesse ; car on ne disait pas dans les premiers siècles qu'il eût souffert le martyre.
Mais, par la suite, les auteurs de légendes ayant voulu donner à tous les apôtres une mort violente , changèrent l'histoire de saint Thomas , qui d'ailleurs n'avait déjà rien de certain. On l'envoyaj porter l'Evangile chez les Parthes , les Mèdes, les Perses, les Hircaniens, aux bords du Gange et ailleurs. Quelques docteurs avancent même que saint Thomas alla sous le pôle arctique, et qu'on y trouve des églises dédiées sous son nom. On demande à ces docteurs chez quels voyageurs ils ont pris leurs documens (i).
(0 II n'est pai parlé dt cet églises daat le seul livre qui