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avec lesquels» il ^t marché de tout ce quils prendraieut du pcemier ix>up de fiiel. Ils ^menèrent un grand coffre plein d'omemens sacerdotaux , de livrer et d'argent. Le sakit leur paya la somme convenue , et bâtit lui-même la chapelle où Voa garde son corps, aussi entier que le jour où il mourut , arec toutes les nippes du coffre. Il s'y fait beaucoup de miracles ; mais on ne permet pas aux étrangers d'entrer dans cette chapelle. On se contente de leur montrer la meule de moulin , qui est légère ^omme un liège (i).
Il y a dans Rome, à Sainte-Marie-Majeure, une image de saint AnU^iue qui protège les chevaux et les muletç. Le jour de la fète du saint on mène tous ces anima^^ à l'église avec leurs harnais ; on les bénit , on leç asperge d'eau bénite , moyennant ivne certaine somme pour dbaque béte. On excommunie en même temps , et on livre au diable leç hanne^tons , cheiûlles, soiàis , sauterelles, etc. (*i)
ANTOINE DE PADOUE. — Supplément à
. (i) Olëarias , f^cjrage de Moscovie , livre ii , page 90. — On montre au, If ogôl une pierre que Ton dit légère , et q^i peut être soutenue par un seul doigt , en vertu de quelque miracle à nous inconnu. Le voyageur Bernier nVtant pas musiilman , ne pnt la voir qu*àvec beaucoup de peine. Il re~ GQ^nut .<iue c'était pure friponnerie , ceux qui la montrenl: glis^nt dessous ^uelqu^ cho^e qui la soutienit. Il pepsa de* couvrir I^ fraude ; mais la peur lui fit crier merveille, sans quoi il ne serait jamais revenu nous donner ce petit trait de miracle.
(a) Boisson , tome U , page 395-
loB AUT
r article. — Il arait , à Marseille , un doigt qui He manquait pas de faire retrouver les choses perdues.
AUSTKEMOINE , ^ apôtre des Auvergnats , mort à Yssoirc au troisième siècle» Son corps fîit transporté à Volvic \ et de Volvic , Pepin-le-Bref remporta sur ses épaules , comme dit le moine qui fit sa légende , k Mozat près de Riom. On a toujours conservé ce saint coi*ps , avec la chasuble que saint Austremoine ne porta sans doute pas , et qui guérit les maux des yeux.
AUTELS. -— On vénère k Rome , dans Téglise de Sainte-Marie-d'^ra-C!a?/i , un autel dont voici rhistoire. L'empereur Auguste consultait un jour la Sibylle de Cumes , qui lui montra au-dessus da soleil un cercle lumineux , au milieu duquel apparaissait une vierge qui tenait un enfant dans ses bras. Elle lui dit que c'était là le fils de Dieu. Auguste Tadora et lui éleva un. autel qu'on appela jira^Cœli.
Dans la suite , un pape consacra cet autel à la Sainte-Vierge , et Ton bâtit réglisc sur la place qu'occupait la chambre où l'empereur eut sa vision (i).
Quelques-uns ajoutent que l'oracle de Delphes confirma les paroles de la Sibylle , en déclarant que l'enfant hébreu , fils de Dieu , et Dieu luimême , était plus grand que lui , et qu'Auguste
(i) Ijrg. aureœ ; leg.6. f^ojrage de France et «TiUilie^ p. ^.
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appela d'abord cet aulel Ara Primogeniti Dei(i). — Voyez Tarticle Pierre j apôtre , l'arlîcle Notre- Darnes, etc.
AVENTIN. — Ce saint , dont le nom est romain , vivait, à ce qu'on croit , au huitième siècle. Son corps était à Troyes , dans Téglise de Saint- Etietme. On vénérait sa statue auprès de Beauregard en Auvergne. On la promène toujours avec pompe , et Ton assure qu'elle guérit de la fièvre.
Saint Odon , second abbé de Cluni , raconte que quelques gentilshommes rencontrant des marchands de cochons auprès de Téglise de Saint- Aventin - d'Auvergne , enlevèrent par violence quelques-uns de ces animaux \ car les seigneurs faisaient au dixième siècle le métier de brigands sur les grandes routes. Mais saint Aventin , qui est 9 comme on sait , le patron des porcs et des jaloux, vengea Tinjure. Des deux gentilshommes qui avaient fait le vol , Tun fut tué par son cheval qui se cabra , l'autre eut la hanche rompue et ne survécut pas long-temps à son brigandage.
« Je suis bien aise de rapporter ce miracle, afin -^'il serve de leçon à ceux qui font le métier de brigands (2). »
' BARTHÉLEMI. — Supplément à Fartick. -*
(1) Blisson , tome II , page 233.
(a) Sancti Odonis coUectioniim , lib. III , in bibliMh. clun. , cité dans M. Dulaure ^ Detcription de CAut^ergne , page 4S>9«
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Oti vénciiait à Marseille un .ueuvième bras de ce saint apôtre. Les hahitans de Gucret dans la Marche allaient en pèlerinage à une vieille chapelle de Saint-Barlhélemi , où ils croyaient trouver la guérison de la fièvre (i).
BENOIT. — Supplément à FarUcle, — Saint Benoit s'enfuit à seize ans avec sa nourrice , et arriva dans un village. La nourrice voulant nelloyer du blé pour lui préparer à manger , emprunta un crible qui se cassa. Comme elle n'avait pas de quoi le payer, Benoit prit les deux pièces du crible, pria , et le rétablit si parfaitement , qu il ne parut pas qu'il eut été rompu. Les villageois étonnés suspendirent le crible dans leur église (2). Celle relique est sans doute encore an bourg d^Afile, à quelque distance de Rome.
DE LA MÉDAILLE DE SAIIST BEIfOlT.
La médaille de saint Benoit a tout Tair d'un préservatif superstitieux , comme dit le curé Thiers.
(i) VilriiTe, dans son Traité d* architecture ^ recommande aux Romains, quand ils auront à construire le tempki d*no dieu renommé pour guc'rir quelque maladie , de le bâtir dans des lieux élevés , où l'on respire un air sain , ftfin que lé peuple attribue à la Divinité qu'il vient prier, une guërison que la salubrité de l'air pourra seule opérer. On aait combien la persuasion d''étre guéri , l'exercice, le passage d^an air grossier â un air plus pur, opèrent de miracles en ee genre. ( JVote de M, Dulaure , Description de la Marche iiant Us principaux lieux de France. )
(a) Baille t, ai mars.
Les bénédictins d'Allemagne Toni d(?ronvcrte les premiers. Les bénédictins de France; l'ont préconisée après eux , dans un petit livre intitulé : Les effets des i^ertus de la croix ou médaille du grand patriarche saint Benoit , extrait de Vimpriiné d^ Allemagne^ Paris ^ i(>68.
En 1 647 (est-il dit dans ce petit livre ) , comme on recherchait les sorciers dans la Bavière, et qu'on en exécutait plusieurs dans la ville de Slraubingen, quelques-uns d'entre eux avouèrent que leurs sor^ tiléges n'avaient pu avoir d'effet sur les bestiaux ni sur les autres habitans du château de Nattremberg, voisin de l'abbaye de Metteïi , de l'ordre de Saint- Benoît , à cause de quelques médailles sacrées qu'on y gardait.
On voulut voir ces médailles , dont personne ne put expliquer les caractères. Elles étaient rondes , de la largeur d'une pièce de deux francs , et portaient d'un côté le monogramme de Jésus- Christ, surmonté d'une petite croix , et entouré de ces lettres , en forme de légende circulaire : V. R. S. N. S. M. V. — S. M. Q. L. I. V. B. Les moines expliquèrent ces mots , où ils prétendirent qu'il fallait lire ces deux vers :
f^ade Rétro Satana , Nwnquam Suade Mihi Pana. Sunt Mala Quœ Libas ; Ipse Ventna Bibas (1).
(i) Oa a traduit ainsi ces deux vers :
Retire* toi , Satan , cesse de me tenter; Garde bien ton poison , je n'y veux paît goûter