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BAUDOUIN (Gaspard), peintre paysagiste et graveur
On connaît de lui quelques estampes. Cité par Heinekeri.
BAUDOUIN (Guillaume), peintre, travaillait à Caen au XVII® siècle (Ec. Fr.).
Mentionné dans les archives de la ville de 1614 à
BAUDOUIN (Mlle Jeanne), aquarelliste et pastelliste, née à Paris au xix® siècle (Ec. Fr.).
Elle fut élève de .Saintpierre et de Humbert, et participa à l’exposition de Blanc et Noir de 1S92 avec deuxaquarelles .
BAUDOUIN (Mathieu). peintre d'armoiries, florissait à Tours vers 1620 (Eo. Fr.).
BAUDOUIN (Pierre-Antoine), peintre et dessinateur, né à Paris le 17 octobre 1723, mort dans la même ville le l.ô décembre 1769 (Ec. Fr.).
Baudouin fut élève de Boucher dont il épousa la fille cadette. Marie-Emilie, le 8 avril 1758. Cette union lui tut fort utile |iour son acceptation à l’Académie, en 1763, car sans l’influence considérable de son beau-père, il se lût heurté à une opposition très vive. 11 présenta pour œuvre de réception sa miniature Phryné devant l'aréopage qui est, pourrait-on dire, le résumé de ses goûts artistiques. Cette miniature ligure actuellement dans la collection du Louvre. Baudouin peignit des tableaux à l’huile, mois ce sont surtout ses gouaches qui ont fait sa réputation. 11 débuta au Salon de 1761 et exposa en 1763, 1765, 1767 et 1769. Dès ses débuts, il fut vivement attaqué à la fois par les critiques d’art et les moralistes, et l’on est contraint de reconnaître le bienfondé de ces protestations. De tous les artistes du XVIII® siècle, Baudouin est assurément celui qui a poussé le plus loin l’audace licencieuse de ses sujets. En outre, il n’a pas, comme Fragonard, la ressource d’un art exquis pour atténuer la grivoiserie graveleuse de ses compositions. On sent qu’il est élève de Boucher. On retrouve en lui la même insuffisance du dessin, le même souci de plaire au goût du jour et de vendre. 11 est d’ailleurs hors de doute qu’à ce dernier point de vue, Baudouin réussit merveilleusement. Malgré les attaques de Grimm, qui disait de lui : « Baudouin s’est fait un petit genre lascif et malhonnête qui plaît fort à notre jeunesse libertine »; malgré les critiques de Diderot qui l’accusait de ne peindre que pour « les petits maîtres, les petites maîtresses, les petits abbés, les petits robins, les gros financiers et autres personnages sans mœurs »; malgré l’opposition du haut clergé et notamment de l’archevêque de Paris qui obtint que l’on retirât du Salon, dès le deuxième jour, en 1763, Un prêtre catéchisant des jeunes filles, et en 1765 : Le Confessionnal-, malgré toutes ces inimitiés, Baudouin n’en demeure pas moins un des artistes du xviii® siècle dont la vogue fut la plus extraordinaire et la moins justifiée. Il y a chez lui un parti pris évident de frivolité qui devient de l’indécence, parfois de l’obscénité. Il faut cependant reconnaître que quelques œuvres de Baudouin échappent à cette critique. L' Enlèvement nocturne est une composition assez délicate;Le Coucher de la mariée n'est pas sans grâce, mais le style en demeure néanmoins minaudier et maniéré à l’excès. La couleur de Baudouin n’est pas non plus exemple de défauts. Elle séduit tout d’abord, mais on en découvre vite la sécheresse et l’inexactitude. Le grand malheur de cet artiste est d’avoir été trop goûté de ses contemporains. Le souci de iiroduire beaucoup et vite annihila ses qualités naturelles d’élégance et de goût... Peu d’artistes ont été aussi reproduits que Baudouin par tous les graveurs. Parmi ceux qui en ont su le mieux tirer parti, il faut citer Leil innay. Ponce, Moreau le jeune, Simonet. L’homme privé, ou surplus, n’était guère plus recommandable C|ue l’artiste et nombre de ses tableaux pourraient être juis pour l’illustration de l’histoire de sa vie. Joueur et débauché, usé par les excès de toute nature, Baudouin moui-ut à quarante-six ans.
M. Boucheny de Graniival.
Œuvre gravé, d’après M. L. Bociieb. — 1. Allégopie. Eau-forte originale. Chalcographie du Louvre, 2 états. — 2. tllégorie. Chenu sc.. — 3. Les amants surpris, Chofl'art SC., 1767 (Sal. de 1765), sous le titre de Jeune fille querellée par sa mère, gravée aussi |iar Ilarleston. — 5. L’amour à l'épreuve, sujet attribué aussi à F. Boucher, Beauvarlet. sc. — 6. L’amour frivole (attribué aussi à Boucher). — 7. Les amours champêtres, 1764, Choffart sc. Gravée aussi par Ilarleston. — 8. Annette et Lubin, Ponce sc. — 9. Le bain, N.-F. Hegnaultsc., 2 états.. — 10. Le carquois épuisé, N. de Launay sc., 3 états. — 11. Le catéchisme, Moitié sc., 3 états. — 12. Lescerises, Ponce sc., 4 états. — 13. Le chemin de la fortune, Major sc., 2 états.
— 14. Le confessionnal. Moitié sc., 1765, 3 états. — 15 Le coucher de la mariée, Moreau, sc., 5 états. — 16. L curieux, Maleuvre sc. ; Le danger du tête à tête, Simone sc., 3 états. — 18. Le désir amoureux, Miscelle sc., 2 était' — 19. L’enlèvement nocturne, Nicolas Ponce sc., 4 états — 20. L’épouse indiscrète. De Launay, 1771, 5 états.—! 21. Frontispice pour un catalogue de vente, Iluquier sc.'
2 états. — 22. Le fruit de l’amour secret. Junior (?) sc.l
3 états.. — 23. Le goûter. Bonnet sc. — 24. Le jardiriiel galant, Helman sc., 1778, 3 états.. — 25. J’y vais, MariJ sc., 2 états.— 26. Jusques dans la moindre chose. Mas quelier sc., 4 états. — 27. Le léger vêlement, Chevillet sc,! gravé aussi par Janine! sc.. — 28. Le lever, Massart sc.; 1771, 5 états. — 29. Marchez tout doux, parlez tout basi Choffart sc., 1782, 3 états. — 30. Marton, Ponce sc.
2 états. — 31. Le matin, E. de Ghendt sc., 3 états. — 32; Le midi. De Ghendt sc., 2 états. — 33. Le modèle hon nête. Moreau le jeune sc., 5 états. — 34. La nuit, D( Ghendt sc., 3 états — 35. Pérette, Guttembert sc.
3 états. — 36. Les, plaisirs réunis, Briceausc. — 37. Lepoè/I Anacréon, N de Launay sc., 5 états.. — 38. Qui est là''