I. 050 fr
BELLIER (Charles), pein/re, né à Paris le 23 mai 1796
(Ec. Fr.).
Il était le fils de Jean-François Bellier,qui l’instruisit lui-même dans l’art de la peinture.
BELLIER (François), peintre, de la seconde moitié du XVII' siècle (Ec. Fr.).
Il fut admis dans l’Académie de St-Luc, à Paris, le 6 août 1670.
BELLIER (Jean-François-Marie), portraitiste et paysagiste, né à Paris en 1745, mort en 1836 (Ec. Fr.).
Il étaitle peintre de la reine Marie-Antoinette et avait terminé les peintures du char qui servit à Louis XVI le jour de son couronnement; il travailla à l’exécution des plafonds du Louvre, en collaboration de Barthélemy. Il exposa entre 1791 et 1812.
BELLIGER (Kaspar), peintre d’histoire, lithographe et dessinateur de panoramas, né à Ebikon, près Lucerne, le 10 juillet 1790, mort le 11 mai 1845 (Ec. Suis.).
Il s’adonna particulièrement à la peinture de genre et à la peinture des batailles. Cependant, à l’âge de 26 ans, il peignit, pour l’église de Horw, un retable représentant La veillée de Noël. En 1820, il fonda, avec son frère Anton, l’établissement lithographique Belliger frères, à Aarau. Il fut élève de Régnault, à l’Ecole des Beaux-Arts à Paris en 1811.
BELLIN (Arthur), peintre de marines, exposa de 1877 à 1888 à la Royal Academy, à Suffolk Street et à la Grafton Gallery, Londres (Éc. Ang. ?).
BELLIR (Claude), sculpteur à Lyon, 1773 (Ec. Fr.).
C. Bellin avait épousé Marie 'Thomas, bénéficiaire du legs fait par Etienne Mazard à TLIospice de la Charité pour la dotation annuelle de trois jeunes filles : <■ Payé à Claude Bellin, sculpteur, mari et maître des droits de Marie Thomas, la somme de cent cinquante livres, pour acquitdela cédule souscrite par le Bureau de la Charité au profit de la dite Thomas, en exécution de la fondation d’Etienne Mazard ».
BELLIN Gentil. Voir Bellini-
BELLIN (Miss J.), peintre, exposa des tableaux religieux à Suffolk Street, en 1839 (Ec. Ang.).
BELLIN (Samuel), graveur, né à Londres en 1799, mort dans cette ville en 1894 (Ec. Ang.).
Il reçut les leçons du graveur James Basire II et partit ensuite pour Rome, où il fit la connaissance de Thorwaldsen, d’Andrew Geddes et d’autres artistes (1828). Il retourna ensuite en Angleterre et exécuta de nombreuses planches d’après F. Stone, Th. Brooks,
J. Bridges, \V. Hunt, Ch. Lucy, J.-C. Horslly et autres artistes.
BELLINC (S) (Joes), peintre à Louvain, vers le milieu du XV' siècle (Ec. Flam.).
Il exécuta plusieurs travaux décoratifs, à Bruges, en 1486, à l’occasion du mariage de Charles le Téméraire avec Marguerite d’York.
BELLmCX ou Belincks (Martin), peintre à Anvers vers le milieu du xvii' siècle (Ec. Flam.).
De 1647 à 1648, maître libre de la gilde. BELLINGEN (Jan van), peintre, né à Anvers vers 1770
(Ec. Flam.).
Il fut l’élève de Petrus van Regemorter : il peignit des intérieurs, des paysages et des portraits.
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BELLINGER, peintre de sport exposa à la Royal Academy de Londres en 1803 (Ec. ?).
BELLINGER ou Belling (Joseph-Erasmus), graveur à Augsbourg, durant la seconde moitié du xviii” siècle
(Ec. Ail.).
Il a gravé plusieurs images religieuses, des reproductions de batailles et des portraits, entre autres celui de Schiller.
BELLINGHAM, miniaturiste, exposa à la Free Society de Londres en 1700-1767 (Ec. Ang.).
BELLINGHAM-SMITH (Hugh), paysagiste anglais, de la fin du xix' siècle (Ec. Ang.).
Il étudia au « Slade School University College », à Londres, sous la direction du professeur Legros, et reçut les leçons de Benjamin-Constant à l’Académie Julian, à Paris. Plusieurs de ses ouvrages reproduisent des vues de châteaux anglais.
BELLINI (Andrea), peintre, travaillait à Venise (Ec. Ital.).
Une Tête de Christ signée de ce nom se trouve à la Scuola délia Carita à Venise. D’après V Allgemeines LexiUon des D'» 'fliieme et Becker, cet artiste est probablement l’anonyme dont Morelli cite les œuvres. BELLINI (Bellino), peintre du commencement du xvi' s. (Ec. ïtal.).
La galerie royale de Venise conserve de lui ; La fuite en Egypte. Certains biographes prétendent qu’il appartient à la célèbre famille des Bellini; d’autres croient reconnaître en lui Vittorio Belliniano, que Vasari appelle Bellini.
BELLINI (Bellino , peintre, né à Vérone en 1741, mort en celte ville le 24 octobre 1799 (Ec. Ital.).
Elève de M. Marcola, il peignit de nombreux portraits, dont quelques-uns se trouvaient autrefois dans le palais de l’évêque Speroni. Dans la Casa Campo à S. Francesco, près Rovigo, on conserve de lui une petite toile représentant St Louis de Gonzague en adoration devant le crucifix.
BELLINI (Chiara),pein(re et graveur à Vérone (Ec.Ital.).
On lui doit une reproduction d’une Statue de St Paul. BELLINI (Domenico), peintre, vivait au xix® siècle à Spello (Ombrle) (E". Ital.).
Il décora le plafond de la grande salle dans la casa Benedetti et exécuta, en 1875, les peintures de la chapelle del Sacramento, à Sta Maria Maggiore.
BELLINI (Filippo), peintre italien, né à Urbino entre 1550 et 1555, vivait encore en 1604 (Ec. Omb ).
Il fut élève de Federigo Barroci; son compatriote Lanzi en fait un éloge enthousiaste et s’étonne qu’il n’ait pas eu plus de succès de son vivant. Il a peint à l’huile et à fresque plusieurs compositions décoratives. Parmi ses œuvres les plus remarquables, on cite : un Christ en croix, dans l’église de Saint-François; le Mariage de la Vierge, dans la cathédrale d’Ancone; la Circoncision dans la basilique de Lorette; les Œuvres de la Miséricorde, dans l’église de la Charité à Fabriano. En 1582, il décora de fresques le maître-autel de la chapelle du palais archiépiscopal d’Urbino.
BELLINI (Gaudenzio), sculpteur et graveur à Vérone vers 1735 (Ec. Ital.).
BELLINI (Gentile) dit en France Gentil Bellia, peintre et graveur, né à Venise en 1421, morl dans celte vil'e le 23 février 1507 (Ec. Vén.).
Fils aîné de Jacopo Bellini, Gentile travailla d’abord dans l’atelier de son père, puis continua ses études artistiques avec Girolamo Mattini et Andrea Mantegna, son beau-frère. 'Frès jeune, il fit preuve d’un réel talent. En collaboration avec Giovanni, son frère, il exécuta divers ouvrages, notamment la décoration de la salle du Conseil du palais ducal. Pendant qu’il exécutait ce travail, il arriva qu’un portrait, peint par Giovanni, ayant été apporté à Constantinople, suscita l’admiration enthousiaste du sultan Mahomet II, qui demanda à la République de Venise qu’on lui envoyât à sa cour un artiste capable de reproduire ainsi ses traits. Giovanni ayant refusé de partir, ce fut Gentile qui fit le voyage. 11 reçut un accueil fastueux, on 1479, à la cour du Grand Seigneur dont il fit le portrait. Il exécuta ensuite son propre portrait au moyen d’une glace, et ce tour de force lui valut définitivement la faveur du Sultan, mais, comme, un jour, pour lui prouver que le cou d’un décapité rentrait dans la tête sitôt la mort, Mahomet II avait fait tuer devant lui un esclave d’un coup d’épée, Gentile Bellini, peu rassuré par cette justice expéditive, manifesta le désir de rentrer à Venise. Il partit, chargé de présents, comblé d’honneurs, et vint reprendre sa place aux côtés de son frère qui n’ava’t pas encore achevé la décoration du palais
(jEMTiÜS BtBLUUi.
ducal. Gentile y peignit, entre autres fresques. Le L<e et le pape Alexandre III envoyant des Ambassadeuià Philippe Barberousse. Il travailla également p r diverses confréries. Il exécuta notamment quelq s grands tableaux très intéressants pour la confrérie e Saint-Jean l’Evangéliste, entre autres deux Mira s de la Sainte Croix, datés l’un de 1496, l’autre de Ifl, et qui figurent à l’Académie des Beaux-Arts de Ver;. Ces tableaux présentent un intérêt particulier en e qu’ils constituent des documents précieux sur l’ar Ltecture. les usages, les costumes de Venise au xv' siè;. Des toutes dernières années d uxv® siècle, date s. s doute le tableau qui ligure actuellement à la Brerej.e Milan et qui représente Saint Marc prêchant l’Evant';.
Dans cette œuvre, qui appartint primitivement i a confrérie de Saint-Marc, il faut noter cette insouciae de l’anachronisme qui se manifeste souvent chezlis peintres de cette époque. Ici les auditeurs de saint V c sont vêtus les uns de costumes turcs, les autres de qtumes vénitiens, et le décor lui-même, mauresque djis l’ensemble, comporte des détails d’architecture p ment italiens. L’œuvre de Gentile Bellini est plus (jinue que celle de son père. Parmi les tableaux qui it été conservés, il faut citer tout d’abord les deux ktraits de Gentile et de Giovanni Bellini, qui sontu musée du Louvre. On est d’ailleurs assez hésitant jr la question de savoir si ces portraits sont dus à Ger.le ou à son frère. Mais la pièce la plus précieuse de l’œi e de Gentile Bellini est assurément La Réception CjO Ambassadeur de Venise à Constantinople, en laqile le maître vénitien a mis toute sa connaissance appi ifondie de l’Orient. C’est un morceau de peinture renrquable, duquel se dégage un souci de réalité etle vérité assez rare à cette époque chez les peintres! e l’école vénitienne. Bellini a copié d’après naturels costumes, les gestes et le décor. Pour la première as peut-être, dans cette œuvre on trouve un ciel d’Orit véritablement étudié. Signalons encore, parmi ,:s tableaux de Gentile, une Sainte Famille, au muséqle Dresde, et une Madone avec l'Enfant Jésus, au mi:e de Berlin. Les qualités prédominantes de ce md’e turent moins le sentiment et la grâce que le désii'le l’exactitude et le souci des détails. Il excelle à rei^re les mouvements des foules et les effets de lumie. Ce fut un coloriste habile et délicat. Ce tut aussi n graveur intéressant. Il a laissé quelques médail is en bronze, aujourd’hui excessivement rares, notamn il celui représentant l’effigie de Mahomet IL
M. Boucheny de Grandval.
Peintures. — ^Musées de : (Budapest) : Portraile Catherine Carnaro, reine de Chypre. — (Dublii' : Tête d’homme.— (Milan, Gal. Brera) : Prédicatioile St Marc à Alexandrie.— (Munich) : Portrait b ie d’un jeune homme en habit rouge et noir. — (Vene, Gal. royale) : Procession sur la place SUMar — St-Laurent Giustiniani, premier patriarche de Venbj— (Beaux-Arts) : Un miracle de la Ste Croix — Dé, iverte miraculeuse d’un morceau de la vraie e x tombée dans le grand canal; — St Laurent Giustini i, premier patriarche de Venise; — Procession sur la p;|;e St-Marc.. — (Dublin) : Tête d’homme. — (Berlin : Marie, l’Enfant et des patrons. — (Louvre) : Portijts d’hommes.. — ^(Bergame, Carrara) : Portrait du di|;n L. Loredan.
Prix. — Peinture. Paris, 1842. V*® Sir W. Fort] : Un repos en Egypte : 1.716 fr. — 1857. V‘® Schrensbil; : Circoncision : 3.252 fr. — 1859. V*® Northwich : PorÜl de Mahomet II : 4.550 fr.— 1862. V*® Meyer : La Vilte tient le Sauveur dans ses bras : 1.875 fr. — 1863.;*' Touret : Un sujet religieux : 2.000 fr. — Autre 'el religieux : 1.430 fr. — Londres, 1894. V‘® Eastlal : La Madone à l’Enfant : 17.095 fr. — Dessins. 1865. *' Desperet : Vieillard assis, lisant : 45 fr. — New-Y,k. Peinture, 1909. V'® Waycott : Portrait de Ni^ Marcellus : $150. ■
BELLINI (Giacinto), peintre bolonais, mort vers |30
(Ec. Ital.). i
Il fut l’élève de Francesco Albani, qu’il accompi'a à Rome en 1612. Il est probable qu’il travailla poue cardinal Tonti, car celui-ci lui obtint le titre de « Cialiere di Loreto ». Deux de ses tableaux sont conse à Bologne : l’un représentant le Martyre de St Vit se trouve dans l’église S. Niccolo degli Albari; l’ai e un Portrait de B. Giacomo da Ulma, est conser' Saint-Domenico.
BELLINI (Giovanni), pein- Ioannes, BtçLiNVS.
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Padoue vers 1426, mort le 29 novembre 1516 à Venise (Ec. Vén.).
Pendantlongtemps, cebel artiste futsurto'.it conn' n France sous le nom de Jean Bellin. C’est une des figiss
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tS plus întérGSsantGS d© 1 histoir© d© l’art cju© c©]]© d© i maître qui, plus encore que son père et que son frère entile, fut véritablement le créateur de l’école vénienne. Une amitié étroite 1 ’unit toujours à son frère ; les travaux qu’il exécuta en collaboration avec lui irent nombreux notamment les décorations du palais Licai. 11 n avait eu d’autre maître que son père et nfluence de celui-ci se retrouve nettement dans ses -emières productions. On peut distinguer dans sa e deux périodes bien caractérisées: l’une durant quelle il demeure attaché aux traditions de l’ancienne ••Ole et dont ij n a pas encore éliminé complètement sécheresse et la raideur, l’autre durant laquelle sa ■ hnique devient plus généreuse, plus moelleuse au-si et irtout plus vraie. La date de démarcation de ces deux amères paraît etre 1476, époque à laquelle il cornença a peindre à 1 huile. Ce procédé était déjà pratiaué ins la cité des doges par Antonello de Messine. On a l que Giovanni Bellini se rendit chez lui à la faveur un déguisement et posa devant son chevalet pour i .server sa manière d’opérer. L’anecdote assez pi- H lante est rapportée par Ridolfi, mais n’offre pas une ande apparence d’autlienticitÀ Vasari n’en a nas irlé non plus que Lanzi, et au surplus on sait assez i Antonello de Messine ne faisait guère un secret de
üoAaî r *1“^’ surpris ou appris, ce océdé fut uti isé par Giovanni Bellini à dater de 1476. rant cette époque, il peignait à la détrempe et c’est isi que furent exécutées ses premières œuvres, notam-
a- * peinture à l’huile que le
litre dut d adoucir un peu la sécheresse primitive de technique. Il se passa un fait à peu près unique dans annales artistiques; il forma des élèves de génie dont ns Pn’pLT"'*? disciple. Vers 1488, nous le trou- Tif/1 .P^ofasseur de Giorgione et, un peu après, Titien. Mais lorsque ces deux artistes se furent révécomme deux des gloires les plus pures de l’école ® malgré son âge et malgré
célébrité, n hésita pas à reconnaître la supériorité venus et il fréquenta comme élève les J ®®ax auxquels il avait jadis appris les élénts de leur art. Ce lut d’ailleurs un élève de soixante- Mlpr P®’’V®“**^re™ent doué, car très vite il parvint
ns u'PPsu de son style magistral,
ïlr „ • t X 1 années de sa vie, il connut Albert • er, qui a tracé de Son talent et de sa bonté un portrait P us élogieux. La mort de Gentile, survenue vem
trè anSefava"nt H® ® qu’il languit durant
dLmIlt • mourir à son tour, mais jusqu’à
lemf" ®®nserva tout son talent. Son
leaii . Jeune fille nue a sa ioilelte une de ses rares
I rivant to®.% '^^^® Ce qu’il convient dl
I i Qutre chose chez Giovanni Bellini
■^MUX Danfs®e7®r,>‘^® sentiment qui ressort de ses eaux. Dans ses œuvres religieuses, très nombreuses
s®7u ^eTJi^rd?!®®® ‘^i? naïvetrdesTn-
ou’rces d^.^P toxh ® . artiste a su mettre les ü7s variée II fut "‘®‘“® P'ns avertie, plus étudiée reux et cpRpiJpi^d Portraitiste particulièrement imp’n^fA®a ® P®® ‘te ses œuvres en ce genre offrent
n'®fo ma ®d7® ^ A®.®A«® GioS
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eintures.-Musées de : (Berlin, m. ro^a®) I e ,l„ï,^;’f®"t;7Portraits de deux’ nobles de Ve- AT 1. Enfant;— Le Christ au Temple