B RE
BRE
visitant l’atelier de Benvenulo Cellini. — (Troyes) Un bohémien. — (Versailles) : Le comte de Bordei soulle, lieutenant-général.
j Prix. — Pastel. Paris, 1895. V‘“ X..., 29 mars : Enlé- Ivemenl d'un ballon : 21 £r.
IBEÉMONT (Jean-Louis), peintre paijsagiite, né à Paris ^ le 22 novembre 1858 (Ec. Fr.).
Elève de Cabanel à l’Ecole des Beaux-Arts. Exposa ,au Salon depuis 1881, dans le genre décoratif avec ou sans figures. Les œuvres principales de ce peintre sont ; Vues du V ieux Passij (Ment. hon. 1894) ; Coin du Vieux Passy (1895) ; Une Vague (Exp. de Chicago). Récompensé aux Expositions de Rouen et d’Angers. A illustré plusieurs volumes : Angleterre, Ecosse et Irlande pitoresque, Italie, pour la maison Quentin.
BRÉMONT (Mlle Marguerite), peintre, née à Paris au j XIX® siècle (Ec. Fr.).
Elève de Jules Lefebvre; exposa au Salon en 1900 : \Thylda.
IBEEMONT (Mme Marie-J.), peintre des xix® et xx® s.
! (Ec. Fr.).
1 Membre de la Société des Artistes Français depuis 11897.
BRÉMONT (Mlle Thérèse-Marie), peintre, née à Paris ; au XIX® siec/e (Ec. Fr.).
Elève de Mme Trébuchet; elle exposa au Salon en !l878 ; Corot (porcelaine); en 1880 : Fleurs, éventail, gouache.
BREND'AMOUR (Robert-François-Richard), graveur sur bois, né à Aix-la-Chapelle {Allemagne), de parents français (Ec. Fr.).
Exposa notamment au Salon des Artistes Français lu début du XX® siècle.
IRENDEEILDE (Hans- Andersen), peintre, né au village Brendekilde {Fionie), le 7 avril 1857 (Ec. Dan.). Elève de l’Académie de Copenhague en 1870, il expose lepuis 1882. C’est un peintre du plein air, très excepionnellement travaillant à l’atelier. Il exposa, en 1889, '[lumination au jubilé du gouvernement, exécuté au Imstel. La même année, l’artiste reçut la bourse de 'oyage de l’Académie. Il exposa quelques tableaux leints à l’étranger, puis revint à ses sujets danois. )în 1852, on lui attribua, pour la première fois, la méaille annuelle pour son Printemps, et, en 1893, la Inême pour son grand tableau : Une route de campa- \ne. Ce dernier tableau lui donna accès aux Assemlées plénières de l’Académie.
IRENDEL (Albert-Heinrich), peintre paysagiste et animalier, né à Berlin le 7 juin 1827, mort à Weimar le 28 mai 1895 (Ec. AIL).
j II travailla d’abord à l’Académie de Berlin, sous la irection de Wilhelm Krause. En 1851, il vint à Paris t y eut pour professeurs Couture et Palizzi. Après un h de voyage en Italie, il revint se fixer à Paris et se lia llvec tous les maîtres de l’école de Barbizon. Rentré en i.llemagne en 1865, il fut nommé trois ans plus tard lembre de l’Académie de Berlin, puis en 1875 profesr 3ur à l’Ecole des Beaux-Arts de Weimar. Il exposa à erlin, Munich, Vienne, Paris et Nantes. Le musée du ■iixembourg possède de lui un Paysage de Barbizon. t le musée de Berlin: Betour au village.
Peinture. — Musées : (Berlin) : Retour au village; -Troupeau de bétail; — Moutons à Tétable; — Paysage l’été. — (Hambourg) : Berlin; — Paris; — -Weimar. —
-table de moutons. — (Kœnigsbbrg) : Troupeau de loutons. — (South-Kensington) : Une bergerie; —
e berger et la mer.
Prix. — Peinture. Paris, 1874. V" X..., 16 mars : 'ergerie : 3.200 fr.
RÉNDEL (Carl-Alexander), paysagiste et peintre animalier, né à Weimar le 24 juin 1877 (Ec. AIL).
I Elève de l’école d’art de sa ville natale et de l’acajlmie Julian à IParis. Il étudia aussi avec le Professeur ertel à Berlin. Exposa depuis 1904 à Berlin et depuis ji06 au Palais de Cristal à Munich. On cite : Crépus- 4e; — Rue à Carracina-, — Approche d’orage. RENDSTRUP (Thorald), peintre paysagiste, né à Fjennislev {Zélande) le 25 mai 1812, mort le 4 mai 1883 (Ec. Dan.).
I Elève de l’académie de Copenhague, dont il devint embre en 1847. Il voyagea en Italie, en Portugal, etc.,
I travailla aussi quelque temps comme peintre sur Tcelaine.
|(Musée de Copenhague] : Vue d’Arriccia; — Vue Fredriksvark; — Vue du jardin zoologique.
RENES (José de), peintre à Séville au commencement du XVI® siècle (Éc. Esp.).
En 1510, il possédait une maison dans la rue des iiarpen tiers.
RENES (Joseph de), peintre à Séville dans la première moitié du xvi siMe (Ec. Esp.).
Retoucha et répara la peinture des armes royales et des drapeaux qui ornent la façade des palais, pour la proclamation de Tavènement du roi Fernando VI; fit aussi d’autres peintures et réparations d’une certaine importance, en 1746.
BRENET (A.), dessinateur et graveur à l’eau-forte à Rome en 1759 (Ec. ItaL).
On cite parmi ses gravures ; Cartouche entouré d’instruments de musique.
BRENET (André), sculpteur, xviii® siècle (Ec. Fr.).
Frère de Nicolas-Guy Brenet, ilfut prix de Rome en 1752. On cite de lui ; Réconciliation de David et d’Absalon. Il vivait encore en 1792.
BRENET (C .), graveur au burin, né en France, travaillait en 1-slO (Ec. Fr.).
On cite de lui ; Louis XVI II, d’ap. Philippeaux fils et le Barbier l’aîné.
BRENET (Louis), graveur en médailles et peintre, né à Paris en 1798 (Ec. Fr.).
Il eut, en 1823, le 2® prix de Rome pour la gravure en médaille; il fit ensuite de la peinture. Bellier cite, de lui, une Annonciation, dans l’église de Luzarches. BRENET (Nicolas-Guy), peintre ,
et graveur, né à «t
Parfs le 30 juiri ]5\*CfVCW N- OrCll C 1728, mort a *-
Paris, le 22 février 1792 (Ec. Fr.).
Fils de Guy Brenet, graveur en médailles, il fut élève de Boucher, alla à Rome en 1756, et fut reçu de l’Académie de peinture, le 25 février 1769. Son morceau de réception, Thésée recevant les armes de son père, figura, la même année, au Salon de Paris et fut, plus tard, exposé au Louvre. Brenet a peint, dans un style plus mâle que celui de son maître, mais avec une couleur pâle et fade, des tableaux religieux, historiques et mythologiques. Il a exposé au Salon de Paris les œuvres suivantes : 1763, Saint Denis, près d’être martyrisé, prie pour l’établissement de ta foi dans les Gaules (Eglise d’Argenteuil); 1765, Baplême du Christ-, L’Amour caressant sa mère pour qu’elle lui rende ses armes ; 1766, Le Christ et la Samaritaine; Le Chrisl sur la montagne des Oliviers; 1769, La Vérité découverte par le Temps (pour une chambre du Parlement de Douai); Anachorète en méditation; La fuite en Egypte (esquisse d’un tableau pour la cathédrale de Bayonne); 1771. Saint Sébastien ; Jupiter et Antiope; Faune jouant avec des enfants; Vénus; Diane; Apollon avec le Génie des Arts, Tête en costume asiatique et un Portrait; 1773. Saint Louis recevant les envoyés du Vieux de la montagne (chapelle de l’Ecole Saint-Cyr); 1775, Assomption (Saint-Jacques de Compiègne) ; Saint Pierre et saint Paul (même église) ; Résurrection du Christ (église de Montreuil près Versailles); Caïus Furius Cressinus se disculpant d’une accusation de magie; 1777, Mort de Duguesclin (Versailles); Alcibiade jeune se promenant sous le Portique en méditant les leçons de Socrate; 1779, Méiellus sauvé par son fils; Cincinnalus créé dictateur; 1781, Combat des Grecs et des Troyens sur le corps de Patrocle; Œdipe adopté par la reine de Corinthe; Romulus et Rémus; Jeune fille habillée à [’ Espagnole prenant des fleurs dans un vase; 1783, Virginius prêt à poignarder sa fille (musée de Nantes); Courtoisie de Bayard (musée de Grenoble); 1785, Piété et générosité des dames Romaines; Saint Louis rendant la Justice à Vincennes (chapelle du château de Compiègne); 1787, Le jeune fils de Scipion rendu à son père par Antiochus (musée de Nantes); 1789, Continnece de Scipion; Henri II donnant le collier de son ordre au maréchal de Tavannes (Versailles); 1792, Générosité des dames Romaines (Fontainebleau). — On connaît encore de lui Assomption, 1761 (Notre-Dame de Versailles); La mort de saint Joseph (Musée de Grenoble). Brenet eut pour frères : André, sculpteur, qui vivait en 1762 et 1792, et Antoine, graveur en médailles, vivant en 1792. Gérard et Taunay furent ses élèves. Il a gravé, à Teauforte, Laban cherchant ses idoles et Œdipe sauvé. Il signait « Brenet », « Brepet pinxit ».
Peintures. — Musées de : (Morez) : Mort de Duguesclin.— (Nantes) : Virginus prêt à poignarder sa tille; — Le jeune fils de Scipion rendu à son père par Antiochus. — (Reims) : Metellus sauvé par son fils; — Combat des Grecs et des Troyens. — (Versailles) : Henri II donne le collier de son ordre au maréchal de Tavannes, après le combat de Benty; — Mort de Duguesclin;— Charles VI, roi de France. — (Grenoble) : Courtoisie de Bayard.
Prix. — Peinture. Paris, 1778. V‘® Mme De Cossé : Deux jeunes Grecs jouant aux osselets prés d'une fontaine antique : 800 fr. — 1779. V‘® Abbé Terray : Caïus. Furius Cressius, affranchi, cité devant un édile romain pour se disculper de magie; Cincinnalus créé Dictateur (2 tableaux) : 4.710 fr.
BRE
BRE
BRENI (Giovanni-Battista), peinlre d’archifeclure, né à Salorino, près Mendnsio,en 1730, vivait à Bergame
(Ec. Ital.).
Giovanni-Battista est le frère de Grandonio Breni et élève de Raffaele Snà, qui sortit de l’école de Bibiena à Bologne. En collaboration avec son frère Grandonio, il décora « al fresco » une salle dans la villa di Balbiano, appartenant aux Oldelli.
BRENI (Grandonio), peintre d’architecture, né à Solorino, près Mendrisio, en 1738 (Ec. Ital.).
Frère cadet de Giambattista Breni et, comme lui, élève de Raffaele Sua. Peignit avec son frère les décorations dans une salle de la Villa di Balbiano.
BRENI (Paolo), peintre, né à Salomio, près Mendrisio, au milieu du xviii® siècle, mort en 1769 (Ec. Ital.). Frère de Giambattista et de Grandonio Breni, ce peintre, qui fut élève de Carloni, mourut jeune, et ne laissa aucune œuvre importante. Il vécut aussi à Venise. BRENNAN (Miohael-P-), né à Sligo [Irlande] et mort à Alger en 1872 (Ec. Ang-).
Il fut élève des cours de la Royal Dublin Society et de la Hibernian Society. Brennan voyagea en Italie et résida quelque temps à Rome. Il exposa à la Royal Academy entre 1865 et 1872. La Galerie de Dublin possède de lui deux vues de Capri, et le musée de Hambourg : Le Tambour.
BRENNER (Adam), peintre d’histoire, de portrait et de nature morte, né à Vienne le 21 décembre 1800, mort dans la même ville le 22 avril 1891 (Ec. Aut.).
Elève de l’académie des Beaux-Arts à Vienne. Voya- , gea en France, en Suisse et en Allemagne. Subit l'influence de ses contemporains WaldmüUer et Kupelwieser. Le musée de Vienne conserve de lui deux tableaux.
Prix. — Peinture. P\.Ris. V*® Butler de janvier 1910 : Quittant sa maison : 6.750 fr. — La prière : 7.500 fr. BRENI'JER (Elias), miniaturiste, dessinateur et graveur, né en 1647, mort en 1717 (Ec. Suéd.).
Il peignit des miniatures et grava surtout des portraits.
Miniatures. — Musées : (Helsingfors) : Portrait du doyen Osten Pihl. — Musée de (Stockholm) : Portrait de Hartvy Losh (?); — Portrait de Charles XI. BRENNO (Carlo-Enrico), scuipieur, né vers l'année 1680 en Italie, mort vers la fin de 1745 à Copenhague (Ec. Ital.).
Sculpteur italien, vivant en Allemagne, il fut appelé en Danemark pour exécuter, à Odense, le monument funéraire d’un homme d’Etat, Fr. Gedde. Plusieurs grands travaux en stuc de la coupole et du vestibule du jardin du palais de Fredensborg sont également son œuvre, ainsi que des travaux analogues aux palais de Clausholm, I-Iirschholm et . de l’ancien palais Christiansborg à Copenhague.
BRENN'WALD (Hans-Jorg), peintre verrier, né à Zurich, 1583, mort apres ou en 1611 (Ec. Suis.).
Maître en 1608. Il fournit des vitraux pour le conseil municipal entre 1608 et 1611.
BRENN'WALD (Joachim), peintre et peintre verrier, né à Zurich, vers 1546, vivait en 1614 (Ec. Suis.).
D’après l’ouvrage du D' Brun, il fit ses études dans sa ville natale et devint membre de la confrérie de Saffran. Il fournit au conseil municipal 98 vitraux. En 1584 et 1585, il peignit des blasons sur la place publique et dans l’Hôtel de ville.
BRENSDTRUP (Thorald), paysagiste, né le 25 mai 1812 à Cathrinebjerg, près de Roskilde, mort le 4 mai 1883 à Copenhague (Eè. Dan.).
Elève de l’Académie de Copenhague, de 1826 à 1833, il exposa à partir de 1835. Il obtint, en 1847, la bourse de l’Académie|pour deux années et séjourna pendant ce temps à l’étranger, surtout à Rome. De 1857 à 1861, il fit un nouveau voyage d’étude en Italie, en traversant l’Allemagne et la France. Ses paysages assez nombreux proviennent de ditféreus pays, surtout de l’Italie. Brendstrup a été élu membre de l’Académie en 1874. BRENTANA (Simone), peinlre, né à Venise en 1656, vivait encore en 1718 (Ec. Vén.).
Brentana travailla d’après Tintoretto, dont il posséda le feu et l’impétuosité de touclie. Son œuvre montre aussi l’influence de l'école romaine. Il fut employé par les souverains et ses ouvrages ne furent pas moins recherchés par des particuliers. Les églises de la région vénitienne en possèdent.
BRENTEL (Frederik), miniaturiste et graveur l’eau-forte, né en 1580, mort en 1651, vivait d if» Strasbourg (Ec. All.l.
Les œuvres les plus remarquables de cet artiste se trouvent dans le livre de prières de Guillaume de Bade (2 volumes), conservé à la Bibliothèque nationale de
Paris. Après avoir appartenu à Augusta Sibyll,a,épousl du margrave de Baden-Baden, ils furent vendus pai autorité de justice. Ces volumes furent rachetés pa ordre du roi Louis X'VI pour la Bibliothèque royale d Paris; ils appartenaient alors aux héritiers du princi de Conty qui les avait achetés six mois auparavani pour la somme de 6.000 livres, à Strasbourg. Ses peinl tures sont en général des copies des plus belles oeuvre! de Rubens, Jordaens, Dürer, Van Dyk, etc. Chacun de ses miniatures est l’œuvre d’un grand maîlre et p.- I un hasard des plus heureux, quelques-unes qui avaien été détachées furent rajoutées lorsque 1 roi eu fi| l’achat. Le musée de Berlin conserve de lui deux scèni de la Vie de Tobie. Ou cite parmi ses gravures ; La Miv, Uranie. — -65 planches pour des portraits des céréiuc nies, honneurs et pompe funèbre faits au corps il Charles III, duc de Lorraine. — La Ville de Nancy.- — L\ Salle du palais ducal de Stutlgard. — Paysages ornés i. sujets historiques.
Prix. — Peinture. Paris, 1881. V‘» Berteaux ; Chw les et Henriette de France : 1.110 fr. — 1894. V O. Du Sartel : Portrait de Charles i", roi d’ Anglelerni 465 fr. — Dessins. 1897. V*« Comte H. De C..., 7 mai Moïse frappant le rocher : 3.400 fr. — Estampes. 186; V‘= Tross : Les funérailles de Charles 111, duc deLo. raine : 325 fr. — Cologne. V‘“ 5-6 octobre I8ü4 : Scei de bataille : M. 40.
BRENTEL (Georges), peintre et graveur, né à Laningen vers 1Ô03. *
BRERETON (Alice Laborde), peintre des xix'-xx'siéciei vivait à Paris au commencement du xx® siècle (E
Am.).
BRERETON (Robert), peinlre de genre, exposa à Royal Academy et à Suffolk Street de 1835 à 184
(Ec. Ang. ?).
BRES (Auguste), peintre du xix® siècle, à Avignon (E
Fr.).
Elève de Reynes, participa à l’exposition régional d’Avignon avec quatre toiles.
BRES (Félix), dessinateur et pastelliste, né à MarseiÜ au XIX® siècle (Ec. Fr.).
Elève de Benjamin Constant, de J. -P. Laurens Mucha, exposa notamment au Salon en 1900 et 1901 3RESANEK (Hans ou Jean', -,
peintre et graveur, travaillait au PB )eg |-trq
xvi® siècle. Cité par M. Ris Pa- ! I quoi (Ec. ?).
BRESCIA (Andrea da), miniaturiste qui vivait au xi siècle (Ec. Ital.).
BRESCIA (Giovanni- Antonio da), peintre et graveur, probablement né à Bres- 'x''-CL cia, travaillait dans cette ville à la fin du xv® siècle au commencement du xvi®.
Frère de Giovanni-Maria da Brescia? Il aurait app; la gravure chez Andrea Mantegna, dont il reprodui; plusieurs estampes. Il copia également Dürer, m; sans atteindre à beaucoup près à la puissance d’expn sion de l’illustre maître nuremburgeois. On doit égal ment à Antonio da Brescia un certain nombre de pièi originales. Quoique très inférieures aux productions Cj maîtres dont il s’est inspiré, les œuvres de cet arti.méritent la recherche dont elles sont l’objet de la pi des amateurs. On cite de lui des planches représent,' des sujets relicieux et d’autres pour des ornements.
Prix. — Peinture. Paris, 1821. V‘° Durand: LaJush de Trajan : 200 fr. — Estampes. Paris, 1821. V*® Duran Hercule tuant l’hydrede LernesiBOOîr. — 1838.V'®Rév La Sle Famille : 341 fr.— 1843. V'® Debois : La Ste 1 mille : 400 fr. — 1824. Masterman-Sikes : Tr
lêles de chevaux : 260 fr. — V*® Scheikevittch, du 24 28 mai 1910 : Hercule et Anthée, d’ap. Mantegn. ' 420 fr. — Estampes. Paris, 1811. V‘® Silvestre : ■ lot de vingt-quatre estampes dont les cinq premières ij Jean-Antoine Bresse : 150 fr. — Estampes. Munich.
6 mars 1902 : Mise au tombeau du Christ : M.
— La Ste Famille : M. 335. — Les Sibylles : M. 1.'
BRESCIA (Fra Giovanni-Maria da), peintre
et graveur, né à Brescia vers la fin du xv® /TL/\. siècle, travaillait de 1502 à 1512 (Ec. Ital.). vV L Il commença sa vie professionnelle comme orfèvre étudia la peinture et la gravure. Il devint moine Ci mélite à Brescia et travailla pour l’église de son mon tère. Dans le cloître il fit des fresques sur des sup représentant des épisodes de l’histoire d’Elie et d’Eli: Ses planches montrent qu’il subit l’influence de Ma| Antoine et d’Andrea Mantegna. On cite parmi ses g: vures : Une Vierge avec l’Enfant Jésus. — La Jusi' de Trajan.
BRE
BRE
] BRESCIA (Leonardo), peintre, né, selon Barolli, à Ferrare, florissail vers 1530, morl en 1598? (Ec. Ital.)t Lanzi croit qu’il fut élève de Niccolo Rossi, dont il i imita la manière et le coloris rosé qui « tient du pastel »,
1 selon l’expression de l’historien des peintres italiens. Leonardo Brescia fut marchand,de tableaux ainsi que peintre. Les églises et les couvents de Ferrare possèdent de ses tableaux. On cite notamment une Assomption de la Vierge, à l’église di Gesù, l’Annonciation à l’église de la Madonna del buon Amorete, La I Résurrection à Santa Monica.
BRESCIANI (Antonio), graveur au burin à Parme en
1710 ((Ec. Ital.L
On cite de lui : Planche pour : La Favola di Aleone, d’ap. Fr. Mazzuoli.
Prix. — Estampes. Paris, 1833. V*® Comtesse d’Einisiedel : Les fresques de la cathédrale de Fiacenza, d’ap.
I L. Carrache : 35 fr.
iBRESCïANINO (Andrea del ou Andrea Piccinelli),
I peintre d’histoire des xv'-xvi® siècles (Ec. Ital.).
Subit l’influence deSodonia,à Sienne, et de Fra Baritolommeo, à Florence.
Peintures : Musées de : (Florence) : La Vierge, l’enfant et St Jean. — (Munich) : Ste Famille. BRESCIANO (Giovita, dit Brescianino), d’après Cozzando, né à Brescia, florissail vers 1580 (Ec. Ital.).
, Il eut une bonne réputation comme peintre d’his- ;toire et travailla à l’huile et à fresque. Il fut élève de Lattanzio Gambara.
IBRESDIN (Rodolphe dit Chien-Caillou), dessinateur,
I né à Ingrande [llle-et-V Haine) le 17 mars 1825, mort le 14 janvier 1885 (Ec. Fr.).
On cite de lui : Le bon Samaritain-, Prise de Jérusalem-, La jeune fille et la mort; Une famille lariare en voyage. Il débuta au Salon en 1857.
Prix.^ — Dessins. Paris, 1898. V‘® M. M..., 30 mars : Douze pièces : Epreuves d’artiste, sur papier de Chine, fr. — Estampes. V*“ 1®' février 1910 : St Georges 1866 : 16 fr. — 5 mars 1909 : Le Bon Samaritain ; 10 fr. — V‘® 16-17-18 avril 1907 : Repos en Egypte; Comédie ie la Mort; Mon Rêve; Intérieur (6 pièces): 11 fr. — V'®
) novemKle 1907 : Repos en Egypte; La Comédie de la Mort : 15 fr.
ÎRESLAU i,Musée de).
I Le musée de Breslau est essentiellement une galerie lationale. Fondé, soutenu et développé par le gouver- |iement de l’Etat de Silésie, c’est un monument éloquent |ie la tendance artistique de ce peuple dont la prospéité économique semble se développer parallèlement livec sa culture intellectuelle. 11 se composa à l’époque ile sa fondation de plusieurs collections réunies par lertains amateurs ayant légué leur bien sans condition !i l’Etat. Ainsi, vers 1767, Ernest-Wilhelm vpn Hubrig . laissa à la ville les tableaux et estampes rassemblés par 1 jon parent le Président du conseil Albrecht von Sebisch ! ors de son séjour à Vienne. Cette collection constitue (a première pierre des trésors d’art réunis à Breslau, et lut conservée au Gymnase de Ste-Marie-Madeleine.
I i''ers 1810, de nouvelles œuvres, pour la plupart des i jableaux d’histoire sainte, échurent au musée par la i lécuiarisation des couvents sitésiens, et exposées à I ! université royale. L’Etat acheta également la Galerie Çju directeur de l’école d’art et d’architecture, le con- • leiller de la cour Bach, mort en 1829, à laquelle on t 'jouta des tableaux prêtés par le Roi Friederic-Guiluume III. Ces trois galeries turent enfin réunies en une iCule, grâce à l’appui des associations d’art de la ville t le concours de la province de Silésie qui, en 1853, ffrit pour leur installation, le bâtiment aujourd’hui onnu sous le nom de musée des Beaux-Arts de Silésie, iepuis, de nombreux dons ajoutèrent à la valeur et au ombre de la collection. Il convient do citer, entre utres, le legs du docteur August Fischer, composé de jableaux de maîtres flamands et hollandais du xvii® (iècle, celui de Julius Friedlânder, et de Frâulein Maria jon Kramsta qui renferme des œuvres intéressantes |e l’école moderne. Parmi les maîtres représentés au lusée, il faut signaler les noms de Hans Baldung, lendrik Blés, Abraham Bloemaert, Jan Brueghel, eter Brueghel, Coello, Jacques Courtois, Lucas Crajach le vieux, Gérard Dou, Ratfaellino del Garbo, jacob Jordaens, van der Neer, Rocco Marconi, van ' l'stade, Paulus Potter.Rosselli, Salomon et Jacob van - |luijsdael, Santa Croce, Franz Snyders, Jan Steen, F. de
Iriendt, Willmann, Wouvermann,de l’école ancienne, t Andréas et Oswald Achenbach, Alma Tadema, aisch, von Bartels, Karl et Oscar Begas, Bôcklin, osef Brandt, Camphaiisen, Jules Dupré, Feuerbach, jon Eschwege, Hans Gude, Theodor Hagen, Willy ïamacher, Hoffman Fallersieben, von Ralckreuth,
I oekkoek, von Leubach, Leasing, Lindenschmit, Adolf
Wenzel, Benjamin Vautier, Hans Thoma, Werner, Adolph et August Zimmermann, de l’école moderne.
BRESLAU (Marie-Louise-Catherine), peintre lithographe et pastetliste, née à Munich le 6 décembre 1856 (Ec. AU.).
Louise Breslau vint à Zurich à l’âge de deux ans, son père ayant accepté le poste de professeur à l’Université de cette ville. Elle commença son instruction artistique avec Ed. Pfyffer, à ZiiriWi, puis sc rendil à Paris, où elle entra à l’académie Julian sous la direction de Tony Robert-Fleury (1878-1881). Elle profita plus tard des conseils de Jules Bastien Lepage, de J.-L. Forain et de Degas, et fit de longs voyages en Italie, Allemagne, Hollande, Belgique et Angleterre. En 1901, Louise Breslau fut nommée par le gouvernement français chevalier de la Légion d’honneur. Elle est sociétaire de la société des Beaux-Arts et a figuré avec grand honneur à ses diverses e.xpositions de 1881 à 1891. Ses envois aux expositions de Munich, ainsi qu’à ce les tenues en Suisse, n’ont pas obtenu moins de succès.
Œuvres dans les musées. — Musée Rath de Genève : Le portrait des amies (1881). — Musée Arlaud, Lausanne: Sous les pommiers (1885). — Zurich (Kunst- LBR Gut) : Gamins de Paris (1885). — Musée de Berne : A contre-jour (1889). — Ministère de l’Intérieur, Paris : Jeunes filles prenant le thé (1890). — Musée de Carpentras : Gamines (1893). — Luxembourg, Paris: Petites filles (pastel, 1897). — L’Enfant songeur (1902).
Prix. — Pastel. Paris, 1894. V'® X..., 28 avril: Chien au repos : 150 fr. — Peinture. Paris. V*® de M. Georges Viau, 21 et 22 mars 1907 : Jeune paysanne suisse : 400 fr.
BRESSE (C.l, graveur au xviii® siècle, cité par Heineken (Eo- Fr.).
BRESOLIN (Domenico), paysagiste, né en 1820 à Padoue (Ec. Vén.).
Il fut tout d’abord décorateur, puis s’adonnna au paysage et se perfectionna à Florence, où il fut l’élève de Markô.
BREST (Musée de) (Finistère).
Le musée de Brest date de 1877. Depuis sa création, il est installé au premier étage des galeries de la Halle et ouvert au public. II est dû surtout à l’initiative de, M. le D® Peaquer, maire de Brest, au moment de sa fondation. Il ne posséda, à son origine, qu’une cinquantaine de toiles, un peu plus de dessins et une belle collection de médailles, offerte parM. Cornu. Depuis cette époque, les dons du gouvernement et des particuliers l’ont enrichi considérablement. Il compte aujourd’hui plus de 200 tableaux. Signalons-en les principaux. Ecole française : Entrevue de Jason et de Médée, de De Troy, Le Sacrifice d’ Iphigénie, de Coypel, une merveilleuse étude de Pils : l’Enfant mort, Hylas et les Nymphes, une des meilleures œuvres de Zuber, quelques intéressantes marines de peintres locaux, notamment de Gilbert et A. Mayer, et un ensemble remarquable de paysages dus aux pinceaux délicats de Corot, de Harpignies, de Lambinet, de Bernier, de Baillet, ce dernier, peintre de Brest, trop méconnu. Les écoles étrangères sont également bien représentées, par les œuvres de Paul Véronèse. Le festin de Balihazar; de P. van Breda, Passage du gué; des paysages de Paul Brill, et de C. Huysmans.
M. B. DE G
BREST (va,n', peintre, cité par le D® Mireur (Ec. Hol.).
Prix. — Peinture. Paris, 1839. V‘® d’Argentré : Marché aux légumes sur une place publique : 230 fr.
BREST (Germain-Fabien), peintre, né à Marseille (Bouches-du-Rhône] le 31 juillet 1823, mort en novembre 1900 à Marseille (Ec. Fr.).
Elève d’Emile Loubon et de Troyon; il obtint une médaille en 1864. Il débuta au Salon de 1851 : Intérieur de la forêt de la Sle-Beaume. Il s’est spécialisé dans la peinture orientaliste. On cite parmises meilleures toiles: Un café turc; Les Bords du Bosphore; Une rue à Constantinople.
Peintures. — Musées de : (Bayonne) : Le Bosphore. — (Béziers) : Place de l’At-Meïdan, Constantinople. — (Nantes) : Vue de Constantinople. — (Saintes) : Les bords du Bosphore à Bebeck.
Prix. — Peinture. Marseille, 1853. V‘® X..., 17 mai : Vue prise à St-Joseph (Provence) : 166 fr. . — La Haye 1889. V" Van Gogh : Souvenir de Constantinople : 670 fr. — 1889. V‘® X... : Marine; Vue du Bosphore : 950 fr. BRET-CHARBONNIER (Mme Claudia-Julia), peintre, née d Lyon, xix®-xx' siècles (Ec. Fr.).
Elève de Cabane. Médard et Pradel, elle expose, à Lyon depuis 1885, à Paris depuis 1899, des fleurs (peintures, aquarelles, pastels). Elle a peint quelques portraits au pastel, et obtenu, au Salon de Lyon, une
BRE
BRE
2® médaille en nier ».
1900. Elle
signe «
Bret-Charbon-
BRETEGNIER
(Georges),
peintre.
né
à Héricourt
{Haule-Saône) en 1863, mort en 1892 (Ec. Fr.). Elève de Gérome et de Meissonier; il débuta en 1881: Portrait de M. le docteur P. Luberl.On lui doit encore : Henri II d'Angleterre devant le tombeau de Thomas Beckel-, U Atelier de Meissonier: Audience chez le Pacha.
Prix. — Aquarelle. Paris : V"> Georg, 30 mai 1910 : Mendiant arabe : 500 fr. — Londres. 12 Îévrierl9l0 :
Le Mendiant aveugle, Fez : £86 2s.
BRETEÜlL (Le comte Jacques-Laure de), dessinateur et graveur amateur à Paris vers 1730 (Ec. Fr.).
On cite parmi ses gravures des paysages avec personnages et des Marines.
BRETHERTON (Charles), graveur et dessinateur, né vers 1760 {en Angleterre), mort en 1783 (Ec. Ang.).
Fils du graveur, James Bretherton, Charles montra très jeune un goût marqué pour le métier de son père. On connaît de lui des dessins dont : Kale of Aberdeen, qui fut gravé par Tomphuis. 11 fournit des planches de portraits pour les Anecdotes de Walpole, et grava aussi des vues.
BRETHERTON (James), dessinateur et graveur à l’eauforte et à la manière du crayon à Londres de 1770 à
1781 (Ec. Ang.).
11 exposa à la Society of Artists en 1771-1772. On cite comme gravures de lui : Damm Bucephalus. — Concerto Spirituale. — A tour to forenigs Pairs, d’ap. H. W. Bunbury. — 2 planches pour Snip Fransais, d’ap. H. W. Bunbury. — Un courrier français. ■ — ■ Deux moines marchant ensemble, d’ap. H. W. Bunbury. — La Danse aux ours, d’ap. H. W. Bunbury. — Les recrues: — La Visite au camp, d’ap. H. W. Bunbury.- — -Suzanne, d’ap. H. W. Bunbury. — Blouzelinde. — Jeune fille assise devant une chaiwiière, d’ap. H. W. Bunbury.
Prix. — Estampe. Paris, 1877. V*® Behague : Hyde- Park, en 1780, d’ap. Bunbury: 35 fr.
BRETIN, graveur au burin à Paris au xviii® siècle (Ec. Fr.).
On cite de lui: Monticule sablonneux, d’up. P. Wouverman. — Paysage avec ruines, d’ap. H. Zachtleven. BRETLAND (Thomas W.), peintre animalier, né à Noltingham le 21 avril 1802, mort dans la même ville en 1874 (Ec. Ang.).
Protégé par des personnages marquants de la noblesse anglaise, il abandonna la carrière commerciale et se consacra à l’art. On cite de lui le portrait du cheval célèbre appartenant à Major Burton et qui fit la campagne à Balaklava.
BRETON (Art).
Les races purement idéalistes sont rarement des races créatrices en art. Le vrai domaine de la race bretonne est le rêve sentimental ou la spéculation métaphysique. Là elle s’est montrée une véritable initiatrice. Elle a inventé des formes nouvelles de sentir et de penser qui se sont propagées au moyen âge, dans tout le monde occidental. Il s’en faut bien qu’en art la Bretagne ait témoigné de la même puissance créatrice, ce qui peut tenir encore à son isolement, à l’ingratitude du sol; à la dureté de la matière première, sans parler de l’inévitable déception que devait causer à une race tout enivrée par ses conceptions métaphysiques leur traduction dans une formule plastique, nécessairement inférieure à la grandeur de son idéal. De ce qui précède, il résulte que l’art breton a été surtout un art d’emprunt, mais sur lequel néanmoins la race a mis le fort cachet de sa personnalité. Glissons sur les vestiges des temps préhistoriques, dont l’origine est aussi mystérieuse qu’au premier jour, encore qu’il semble bien que leur caractère funéraire soit reconnu par presque tout le monde. « L’Armorique, terre des morts % cette formule de .M. Camille Jullian explique le nombre considérable de dolmens, peulvans, crornlech’s, grottes sépulcrales, etc., qu’on rencontre dans toute la péninsule et spécialement au bord de la petite Méditerranée morbihannaise. Nous ne nous arrêterons pas davantage sur les rares vestiges de l’occupation romaine et de la période cénobitique. La période romane est plus riche et beaucoup de ses monuments sont parvenus jusqu’à nous au moins partiellement, comme la crypte et la rotonde de Ste-Croix de Onimperlé,la nef de l’église de Lormaria-Quimper, les collatéraux et le transept de St-Melaine, à Rennes, le • temple « de Lanleff, le beau portail de St-Sauveur de Dinari, la nef de St-Aubin de Guérande, le cloître de Daoulas, etc. Parmi les spécimens de l’architecture civile de la même époque, on peut citer les ruines de Châleaubriant (xi“ siècle), de Fougères (xii® siècle), de Clisson, üe St-Aubin du Cormier, les tours de César et d’Azénor ou château de Brest (xiii® siècle), etc. o II n’y a pas en Bretagne d’exemple du premier style gothique,
dit Ary Renan; le gothique tlamboyant au contraire es ‘ le style du pays ». Oui, mais un gothique sans molless(| et sans surcharge et comme discipliné par la matière' qu’il employait. La plupart des monuments de ce sty'e' sont du reste l’œuvre de plusieurs siècles : telles les ca ■ thédra es de Quimper, Guingamp, Tréguier, Notre Dame de Folgoët, Notre-Dame de Guérande les abbayeil de St-Mathieu et de Beauport, etc. A cette premièri| période du gothique appartiennent encore la tour di Creisker, miracle de hardiesse et de légèreté, don i Ozanam disait qu’un ange descendant sur terre la pren drait pour marchepied, et, dans l’ordre militaire, le;, châteaux de la Hunaudaye et de Trémazan, le granc donjon de St-Malo, les fortifications de Vitré. Toute fois, dit M. Malo Renault, « c’est surtout à partir di XV® siècle que l’art de la Bretagne semble avoir trouve sa formule propre : le débat entre la matière el la formi est clos et le dur granit vaincu fait monter dans les air; la sveltesse des clochers « à jour », tandis que le kersan ton au grain serré brode la dentelle des pinacles et de; jubés ou modèle le peuple grouillant des crucifixions - Castels et plessis sortent partout de terre : Suciniol Josselin, Elven, Tonquédec, surnommé à juste titre 1- Pierrefonds de la Bretagne; Mathurin Rodier reconstrui presque entièrement, en 1434, la cathédrale de Nantes Pont-Croix, Locronan,St-Jean-du-Doigt, Fougères, etc. se couvrent de délicieuses églises, cependant que Ploard avec son clocher de 55 mètres de haut, érige une fieu de pierre presque aussi élancée que celle du Creiskei Et nous ne dirons rien des milliers de petits sanctuaire i que suscitait journellement et comme de chaque sillo: la piété des campagnes trégorroises ou cornouaillaises; plus heureusement inspirée quelquefois, dans ses naïve manifestations, que la piété tapageuse de la noblesse ei de la bourgeoisie. La Renaissance pénètre assez tari en Bretagne. Est-ce, comme le veut Palustre, parc qu’elle étaitsuspecte au plus grand nombre des membre] du clergé qui ne pouvaient lui pardonner de cherche; ses inspirations dans l’antiquité païenne? N’est-ce pai plutôt, comme Ary Renan le suppose, que le grand dur et rébarbatif, sévère comme les vieilles choses etlel vieilles personnes et qui consentait volontiers aux nei’ vures puissantes du gothique, avait le plus de peine se prêter « aux folles arabesques italiennes »? Une foi au moins pourtant, il céda à l’appel de la grâce et d l’élégance et se laissa revêtir d’une vraie broderie, d riches bandeaux, de feuillages inconnus : ce fut, e 1530, sur le portail de l’église de Ploërmel. Il y a peu1 être quelque exagération d’ailleurs à généraliser le je gement et à l’étendre au pays tout entier : s’il est vra| que l’influence du gothique se prolongea jusqu’au plei ’ du XVII® siècle en Bretagne, il n’est pas, suivant la re] marque de M. A. Tausserat-Radel, qu’on n’y rencontr des monuments de la Renaissance à leur date logiqui comme le portail de Notre-Dame de Guingamp, la ch; pelle de Kerfons, la sacristie de Bulat-Pestivien, 1| tour de St-Mathieu, à Morlaix. Ce qui arriva fréquen ment, par exemple, c’est qu’on maria les deux styles, fl cette combinaison du tlamboyant et du renaissant n laissa pas quelquefois d’être fort savoureuse. Témoi les porches latéraux de Bodilis et de Landivisiai Même mélange harmonieux dans les châteaux d l’époque et dans le plus beau de tous, Kerjean, d’un pur style Renaissance et qu’on a pu appeler TAm breton, mais dont la chapelle et les remparts ne sont p;complètement dégagés du gothique. Les maisons dr villes ne le cédaient pas aux gentilhommières : on n’e) saurait dire ici la surprenante variété, et il y faudra: tout un livre; mais une mention spéciale doit être acco dée aux « maisons de verre » de St-Malo et à ces orig naux logis du « vieux Morlaix » qui, s’inspirant peut-êti des palios espagnols, « innovent une sorte de hall vitr-. garni d’une cheminée géante, flanqué d’un escalier el vrille qui jette d’étage en étage ses ponts d’allée et ;; fleurit de sculptures innombrables» (Malo Renault] Autre trait absolument particulier à l’architecture brtonne de cette période : il « consiste, dit M. Faussera à négliger de propos délibéré, dans les édifices religieu: les parties principales de l’œuvre au profit des acre: soires ». Cela va au point qu’on a pu soutenir que le stylj d’une église de Bretagne réside moins dans l’église elh même que dans ses appendices, le clocher et le porch. d’abord, puis dans les monuments épars tout autou calvaires, ossuaires, fontaines, etc., et qui sont toujoui contenus dans l’étroit espace du cimetière paroissial L’importance accordée en Bretagne au cimetière tien aux idées d’une race chez qui, suivant le mot de Bnj netière, « lesmorts ne sont pas morts etcontinuent d’êti mêlés à la vie quotidienne ». Un tel lieu, qui garde ur| mystérieuse vertu agissante, est doublement sacré ph la religion et par l’histoire, si obscure, si pauvre d’évi nements qu’ait été cette histoire. Et c’est pourquoi
ic-tt;