‹ Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs & graveurs de tous les temps et de tous les paysChapitre 35 sur 271 · ALC · texte numérisé non relu

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ALBURIQUE ou Alborique, graveur sur bois, florissait en Espagne en 1474 (Ec. Esp.).

ALBIIYA (J.-D.), peintre contemporain, vivant à Tenador, dans l’Equateur (Ec. Sud-Am.).

Il a peint le portrait de M. Gonzalès Suarez, qui a été exposé en 1900, durant l’exposition décennale de Paris.

ALBUYANA (Antoaio), peintre, travaillait à Barcelone, vers 1636 (Ec. Esp.).

Cité dans des documents pour avoir peint des décorations sur des armures.

ALBY (Jules), peintre de genre, né à Marseille (Ec. Fr.).

Elève de Cabanel. Il a fait des portraits à l’aquarelle et des pastels. Il a exposé aux Salons de Paris de 1877 à 1888. Le foulage du blé (1881); Les fagots, fin octobre (1882); Les femmes de Marseille prennent part à la défense de la ville contre les impériaux du connétable de Bourbon (1883); Cincinnatus (1888).

ALCAIDE (G.), graveur au burin, florissait à Rome en 1834 (Ec. Ital.).

On lui doit deu.x planches pour Le Quattro principali Basiliche di Borna descri lie... per cura... di Agostino Valeniini.

ALCAÏDE (J.), peintre de fruits, travaillant à Madrid au XX® siècle (Ec. Esp.).

Figurait avec deux tableaux de fruits à l’.Exposition de Bruxelles en 1910.

ALCAIDE (José), graveur, né à Valence en 1795, mort à Rome en 1860 (Ec. Esp.).

On sait qu’en 1822 il se rendit à Rome pour étudier sous la direction du graveur italien Marchetti. On remarque parmi ses estampes un portrait du Pape Léon XII, le buste de la duchesse d’Albe et les portraits de différents membres de la cour papale.

ALCAIDE (Mariano), peintre paysagiste, né à Valence vers 1792 (Ec. Esp.).

Frère de José Alcaide. Il étudia successivement à l’Académie de San Carlos, à Valence et à Madrid, avec Canella. 11 acheva son éducation artistique à Rome de 1822 à 1823. Alcaide a reproduit dans ses paysages de nombreu-x sites des environs de Madrid. On cite également son tableau : Port de Genzano sur le lac Nemi.

ALC AL A (duc d’), peintre, florissait à Séville au XVI® siècle (Ec. Esp.).

Il fut l’ami et l’élève de Fr. Pachero.

ALCALA (Fernando de), peintre, travaillait à Séville, mort avant le mois d’avril 1505 (Ec. Esp.).

A cette date, sa veuve demanda un curateur, pour liquider la succession de l’artiste, qui laissait deux enfants.

ALCALA GALIANO (Alvaro, comte del Real Aprecio),

peintre, né à Bilbao le'2l mai 1873 (Ec. Esp.).

Il fut l’élève de J. Aranda et de J. Sarolla. Médaillé aux expositions de Madrid de 1897 et 1899. II prit part en 1904 aux .Salons de Paris et de Düsseldorf. Citons une toile : Le feu de joie [Bretagne), qui a figuré au Salon de Paris 1905.

ALCALA (Hernando de), peintre, florissait à Séville en 1536 (Ec. Esp.).

ALCALDE (Francisco), peintre, florissait à Burgos en 1682 (Ec. Esp.).

II peignit des vitraux.

ALCAN (Adolphe), peintre miniaturiste et enlumineur, travaillant à Vernon [Eure) aux xix®-xx® siècles

(Ec. Fr.).

Ce distingué artiste est un des membres les plus actifs de la Société des Miniaturistes et Enlumineurs de France. A enluminé des missels. On cite de lui, notamment, un éventail avec dentelles.

ALCANTARA (Alonzo de), peintre, né à la Puebla de la Guadeloupe, travaillait à Séville en 1552 (Ec. Esp.). Le 26 août 1552, ce peintre est mentionné à propos d’un liéritage.

ALCANTARA (Diégo de), sculpteur et architecte, travailla à Madrid au xvi® siècle, mort le 11 avril 1587

Il fut l’élève de Herrera, qui l’appela à Madrid en 1573 pour l’aider dans ses travaux dans l'église de l’Escurial, ainsi que pour d’autres constructions. Alcantara travailla également à l’Alcazar.

ALCANTARA (F.), peintre et dessinateur, vivait à Madrid au .xviii® siècle (Ec. Esp.).

Il dessina les vignettes qui servirent à la publication de Don Quicholle, à Madrid, de 1798 à 1799, et qui furent gravées par Moreno Texada et B. Amettler. ALCANTARA (Juan de), sculpteur, travaillait à Séville au commencement du .xvi® siècle (Ec. Esp.).

Cet artiste prit part aux travaux de construction et

d’ornementation des édifices publics de Séville, vk 1537. !

ALCANTARA (Pedro d’), paysagiste portugais, né d\ le royaume d’Algarve, travailla à Lisbonne de 1 ’i à 1763 (Ec. Port.).

Il décora le théâtre.

ALCANYIS (Miguel de), peintre, né à Valence et citoii de M allô rca, florissait au xv® siècle (Ee. Esp.).

Il exécuta, en 1434, un tableau d’autel pour l’ég; de Soller.

ALCARAZ (Gutierre de), peintre à Séville au mil du XVI® siècle (Ec. Esp.).

Sollicita du roi l’exemption d’un impôt, d’accd avec ses collègues : Alonso de Sala, — Hernando ’ Toledo, — Juan de la Fuente, — Juan Diaz, — Alor! de Solis, — Irancisco de Soria, . — Andres Martin — Francisco de Morales, — Diego Vaez et Andres F nandez, peintres, le jeudi 9 février 1542.

ALCARAZ (Rodrigo de), sculpteur, florissait à Sévi au XVI® siècle (Ec. Esp.).

Un trouve son nom mentionné, en 1538, dans livres de finances de la cathédrale.

ALCAY de (José), graveur en taille-douce, né à Valen vécut à Rome, où il mourut en 1860 (Ec. Esp.).

On a de lui des portraits de Pie VIII et de Léon XI ainsi que deux estampes représentrnt les quatre prij cipales basiliques de Rome, d’ap.cs Ag. Valentii 1832, 1834.

ALCAYDE-MONTOYA (JuUa), p:i:ur.j, née à Gij, (Ee. Esp.).

Elle fut l’élève de Manuel Rcmirez, et se consacra la peinture des fleurs, des fruits et des natures morte Elle excella dans ce genre et s’acquit une réputatid méritée. Ses œuvres furent exposées pour la pluiiart Madrid depuis 1878. On cite avec éloge : La marcham de fruits; Au pied d’une haie ; Sur les Hauteurs ; 1 place du marché de ma rue. On a d’elle plusieurs têt études et quelques portraits. Elle fit aussi des aqui relies et des pastels.

ALCAZAR (Pedro de), peintre, florissait à Séville a\ XVI® siècle (Ec. Esp.).

Il travailla pour la ville et des documents mentioi! nent des payements qu’il reçut en 1564, 1567 et 157(1 Sa veuve en reçut un le 11 janvier 1574, ce qui permq de fixer la date de sa mort à quelques années près. C| peintre fut accrédité auprès de maîtres tels que I sculpteur Jérôme Hernandez. On cite de lui des peinl tures pour le duc d’Aoste.

ALCAZAR (y Ruiz Manuel), peintre, né à Albaceh XIX® siècle (Ec. Esp.).

Il fut élève de l’Académie de Madrid et se consacr; avec succès à la gravure et à la peinture de genre. 1 commença à exposer ses œuvres en 1876, à Madrid, où reçut une médaille. On signale Les sans-abri, qui repré! sente un épisode d’un tremblement de terre dan, l’Andalousie.

ALCAZAR Tejedor (José), peintre, né à Madrid, xixj siècle (Ec. Esp.).

Ce peintre de genre fut élève de l’Académie de| Beaux-Arts de cette ville et se perfectionna sous 1 conduite de Enrique Ximenès et de Vtneente Palmoral' En 1878, il exposa à Madrid: Retour de cimetière. Il pri part à plusieurs expositions étrangères et internai tionales, surtout à celles de Munich.

Prix. — New-York. Vente Dowdeswell et Dow deswell et T.-J. Blakeslee : La Sieste du modèle. Prix ®140.

ALCHIMOWICZ (Casimir), peintre, né en 1840 ùDziembrowo. travaillait a Varsovie en 1900 (Eè. Pol.).

Il étudia à Varsovie sous le professeur Gerson, vin, ensuite à Munich et à Paris, où il se perfectionna. li vécut à Wierchotorya, à l’est de l’Oural, jusqu’en 1863| Il se fixa ensuite à Varsovie où il fit de la peinture d' genre et des sujets d’histoire. La plus importante di ses œuvres se trouve à ( racovie, au musée national. la décennale de 1900 de Paris, il exposa un tableau Franc-tireur oublié.

ALCHIMOWICZ (Hyacinthe), peintre, né à Dziembrowo le 11 septembre 1841 (Ec. Pol.).

Il étudia sous la direction de son frère Casimir. Plus tard, il vint à Paris et entra à l’école des Beaux-Arts) en 1876. 11 fut nommé professeur de dessin à Perpignan.

ALCIATI, graveur ornemaniste, travaillait à Milan] de 1530 à 1550 (Ec. Ital.).

ALCIATI (Henri), sculpteur, né à Marseille, y travaillai:’ au XIX® siècle (Ec. Fr.).

Cet artiste a obtenu une mention honorable au) Salon de Paris en 1886. ■

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i jCIATI (Pietro-Antonio), peintre, travaillait à Rome au xvi“ siècle (Ec. Ital.).

; En 1560 et 1562, il fut payé pour avoir doré les apparnents du pape Innocent et pour des tableaux qu’il ignit dans une des six stances de Eoschetto. En 1581, est fait mention de lui dans un document de Rome, mme procurateur du peintre Giovanni Venusti. jCIMAQUE, peintre grec cité par Pline, vivait en ■ j l'an 410 av. J.-C.

I jCOBïER (H.-D.), peintre de genre, vivait à Londres jiuers le milieu du xix® siècle (Ec. Ang.).

' Cet artiste exposa une œuvre à la Royal Academy . Londres, en 1845.

jCOCK, miniaturiste anglais, vivait en 1824, d’après Fiissli (Ec. Ang.).

: 11 fut l’ami du uialheureux Chatterton.

iCOCK,’ sculpteur et chirurgien, vécut dans la première moitié du xix® siècle (Ec. Ang.).

C’est lui qui a sculpté la statue en marbre de Charles- [ ornas Haden, père de Françis-Seymour Haden. Ce Irnier reproduisit à l’eau-forte l’œuvre de Alcock. liCOCK (Edward), peintre anglais, travaillait au ' Ixvin® siècle (Ec. Ang.).

41 se distingua surtout dans le portrait. Il peignit, en

■ iiO, l’effigie du poète William Shenstone, qui se trouve ' t.uellement dans la galerie nationale de Londres. On

- )ase que c’est ce même peintre qui exposa en 1778 •iix petites têtes à la Royal Academy, à Londres. jiCOCE (Miss Harriett, plus tard Mrs Elasthead), née Il Dulwich, femme peintre du commencement du >;ix= siècle (Ec. Ang.).

Elle exposa, de 1832 à 1835, à la Royal Academy de ndres, des portraits d'homnies et de femmes. iCONIERE (Théodore), peintre, né à Nagy Marion Hongrie) en 1798 ou 1797, d'après certains auteurs, norl à Vienne le 10 juin 1865 (Éc Aut ).

Fils de parents juifs, il s’appela d’abord Cohn. Plus d, s’étant fait baptiser, il prit le nom de d’Alconière. sentant du talent pour la peinture, il alla à Vienne ir y étudier et se perfectionner dans son art. Il y ta longtemps. Venu ensuite à Rome, il fut peintre î cour du duc de Parme. De Rome il alla à Budapest vint s’établir définitivement à Vienne. Alconière ara aux expositions de 1832, 1834, 1835, 1836, 1837, 40, 1841 et 1845. Il se distingua surtout dans le porit. Il peignit aussi des sujets humoristiques. iCORTA (Rodolphe), peintre brésilien, de genre et de natures mortes, né à Buenos- Agrès, travaillait à Paris zn 1907 (Ec. Brés.).

Cet artiste a exposé cinq toiles au Salon d’Automne 1907 : Femme en noir-, Coin d’ Atelier; Le Plat jaune-, leries; Femme nue.

.COTT (May), mariée à Ernest Nieriker, femme peintre, zée à Concord (Etats-Unis) au mois de mars 1840, norle en 1879 (Ec. Am.).

Elle étudia à Boston et à Paris, et figura aux exposins de ces deux villes, ainsi qu’à celles de Londres et aamérique. Elle peignit surtout des fleurs. On lui ■<!t aussi d’excellentes copies de Turner.

. COVERO y Lopez (José), sculpteur né à Madrid,

■ ]ax‘~xx‘ siècles (Ec. Esp.).

: 'ils de José Alcovero y Ancoros. Il étudia à l’Acadé-

I î des Beaux-Arts de Madrid et fut guidé par son père.

. igura avec succès aux expositions de 1899, 1901, 1904.

■J cite de lui : La vague, représentée par une femme ( ohée.

H COVERRO y Amoros (José), sculpteur, né à Tirenys

- n Tarragone (Ec. Esp.).

1 fut élève de l’Académie des Beaux-Arts de Madrid •flétudia sous la conduite de José Piquer. A l’exposi-

I I de Madrid de 1867, on remarqua son œuvre : (laël mourant de soif. Il reçut plusieurs médailles, irmi ses ouvrages, on cite : St Jean- Baptiste: Lazare

: \le mauvais riche. A l’exposition décennale de Paris, I 1900, on remarqua St Isidore et Un Combat, statues .fîjitres.

I __ Monogramme d’un peintre verrier de Troues

■ (Ec. Champ.).

Diaprés M. Ris Paquot, a travaillé à l’église de Sainf^Nizier.

DA (José-Garnelo), peintre d’ hisoire espagnol, a ravaillé à Londres en 1909 (Ec. Esp.).

V exposé à la Royal Academy en 1909 : Romains failli des sacrifices dans un sanctuaire ibérien.

B DANA (Alonso de), peintre à Séville (Ec. Eçp.). «DANA (Gonzalo), peintre à Séville à la fin du xv® iècle (Ec. Esp.).

.. igure dans un mémoire adressé à la ville, en 1480, [p les maîtres les plus notables de son art.

ALD AN A (Hernando de), peintre, travailla à Séville de 1528 à 1550 (Ec. Esp.).

Ce peintre avait pour élève Alonzo Sanchez, fils de Saucho de Belmonte, le 30 septembre 1529; il se maria la même année et eut d’autres élèves jusqu’à 1550. ALDANA Montes (Francisco), peintre contemporain, né à Malaga (Ec. Esp.).

II fut élève de l’Académie des Beaux-Arts de Madrid et peignit surtout des paysages. On sent dans ses ouvrages un fervent observateur de la nature. Il a été récompensé aux expositions de Madrid de 1892 et 1894. ALDANO (Maldo-Amadis de), peintre et graveur à l'eauforte, travaillait au xvii® siècle (Ec. Ital.).

On a de lui trois paysages à l’eau-forte, qui rappellent la manière de Zucarelli.

ALDAZ, peintre, xix® siècle (Ec. Esp.).

Pbi-x. — Peintures. Londres. Vente du 30 janvier lOOd: Jardins espagnols : ü.9 9s. — V‘= du 28 juillet 1909 : Foire à Séville : £4 14s. Gd.

ALDAZ (Miguel), peintre à Séville vers la fin du xvi® siècle (Ec. Esp.).

Cité comme témoin dans une enquête en 1579. ALDE von Aravybre (Peter), travaillait à Cologne Ci la fin du xv® siècle (Ec. AU.).

On trouve son nom dans des documents, depuis l’année 1484 jusqu’à l’année 1504. On sait qu’il posséda deu-x maisons; le 14 avril 1497 il fit son testament. ALDE (Grave). Voir Aldegrever.

ALDE (H. van), peintre de portraits et graveur, travaillai à Amsterdam vers 1750 ( Ec. HoL).

On cite notamment de lui les portraits gravés par Micliel Mouzin de : Joh. Ever; Joh. van Galen, amiral: Michel Rwiter, amiral; Joh. de Wilt, grand pensionnaire de Hollande.

ALDE (Martin), sculpteur sur pierre à Xante, au xv® siècle (Ec. Esp.).

Fournit, en 1481, les colonnes de l’église de Ste- Victoire, à Xante.

ALDE3ERT (Emile), sculpteur né à Millau (Aveyron), XIX® siècle (Ec. Fr.).

Il s’établit à Marseille. C’est lui qui exécuta les deux lions ainsi que les armoiries qui ornent la façade de Palais de Justice de cette ville. Il travailla aussi au palais de la Préfecture. Il est le créateur du mausolée en marbre de la chapelle de l’IIôtel-Dieu à Carpentras (Vaucluse). Il fit paraître plusieurs de ses œuvres, aux divers Salons de Paris, à partir de 1868 et V obtint des mentions honorables en 1883 et 1886. ALDEBERTÏIS, moine bénédictin, architecte et sculpteur, vivait au Puy, au xi® siècle (Ec. Fr.).

Fils de Gausmorus de Maximiaco et de Marie. Prieur de St-Romain-le-Puy (Loire) en 1017. Elève des Maîtres qui avaient construit l’église abbatiale de St-Martin d'Ainay à Lyon. Passe pour avoir construit l’église de St-Romain-le-Puy. Le médaillon 16 de la frise extérieure de l’abside porte sa signature disposée sur trois lignes terminées par une sculpture repi’ésentant un oiseau la tête en bas, symbole fréquent dans les inscriptions funéraires.

André Oranger.

ALDEFELD (Ferdinand), paysagiste, travailla au début du XIX® siècte, à Berlin et ensuite à Dresde (Ec. AU.). Ses tableaux parurent aux expositions de Berlin de 1826 à 1828.

ALDEGREVER (Henrich) ou

Aide Grave, peintre et graveur /fi-\

né en Westphalie en 1502, mort ^ ^ j. ci iik , J L à Sœsi, vers 1558 (Ec. AU.).

On n’est pas d’accord sur son lieu de naissance ; certains biographes indiquent la ville de Paderborn, où résidaient ses parents ; d’autres disent Sœst. Il est certain que ses études terminées, il se fixa dans cette localité où, d’abord, il se livra exclusivement à la peinture. Suivant Füssli, il exécuta divers tableaux pour les églises et les couvents de la ville. Ces œuvres sont aujourd’hui dispersées. Il réussit surtout dans le portrait. Aldegrever se plaisait à représenter ses compatriotes dans leur riches costumes seigneuriaux. Après quelques années, il se consacra presque entièrement à la gravure à l’eau-forte et au burin et y acquit une réputation considérable parmi les « Petits Maîtres » allemands, ainsi désignés parce qu’ils e.xécutèrent surtout des planches de petite dimension. M. Albert Rosemberg, dans son étude sur les petits maîtres, proteste contre îa qualification « d’élève d’.Albert Durer » généralement donnée à Aldegrever. Il dit même que celui-ci n’alla jamais à Nuremberg, malgré l’affirmation de Van Mander rapportant que notre artiste travailla au maître-autel d’une église de cette ville. On ne peut méconnaître, cependant, l’influence que le grand gra-

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veur allemand exerça sur Aldegrever. On pourrait ajouter qu’il n’échappa pas, à celle de Barthel Beham et de Georg Pencz. Son œuvre gravé s’élève à environ 300 pièces. Son exécution est remarquablement nette et précise et son style fait penser à celui de Durer. Ses compositions sont intéressantes et extrêmement poussées, son dessin est souple et paraît indiquer qu’il étudia les maîtres italiens de la Renaissance. On a de lui un grand nombre de vignettes d’ornement qui tiennent de l’art de l'orfèvrerie. Le British Muséum possède une remarquable collection de- gravures de ce maître. E. B.

Œuvre gravé d’après Bartsh. — 1 à 6. L’ Histoire d’Adam et d’ Eve, 1540, 6pl.(Il faut avoir la 6® pl. avant deux traits formés par suite d’accident, dans le ciel et sur l’arbre à gauche). — 7 et 8. Adam et Eve, 1551, 2 pl. — 9-10. Adam et Eve, 1529, 2 pl. — 11-12. Adam et Eue, 2 pl. Copie en contre-partie. Elles portent le chiffre du maître et le monogramme du copiste. — 13. Loth et ses filles, 1530. — 14 à l7. L’Histoire de Loth, 1555, suite de 4 pl. On a de cette estampe des épreuves modernes. — • 18 à 21. L’histoire de Joseph, 1528 et 1552, suite de 4 pl. : Copie en contre-partie de deux de ces pl. : Joseph accusé par la femme de Putiphar, et Joseph fait vendre du blé à ses frères, par un anonyme habile. — 22 à 28. L’histoire d’Amnon et de Thamar, suite de 7 pl., 1530 à 1 540. Il existe une copie du temps du n® 28, David déchire ses vêlements à la nouvelle de la mort de son fils, gravée en contre-partie par un anonyme qui y a mis le cliiffre d’Aldegrever et l'année 1540, même dimension que l'original. — 29. Le Jugement de Salorfion, 1555. Copie de ce numéro gravé dans le même sens par M. Greuter portant le chiffre d’Aldegraver et la date 1555 et signé ; M. Grenier, fe. 1587. — 30 à 33. L’histoire de Suzanne. 1555, de 4 pl. Copie de la pl. Suzanne au bain. Les heures ne sont pas marquées sur le cadran solaire. — 34. Judith, 1528. — 35. Dalila, 1528. —38. Dalila, 1528.— 37. Belhsabce, 1352.— 38. L’Annonciation. 1553. Copie trompeuse, on la connaît à des variétés dans les chiffres. — 39. La Nativité, 1553. Copie gravée par le même anonyme qui a exécuté la copie précédente. — 40 è 43. La parabole du Samaritain charitable, 1554, suite de 4 pl. Copie fort trompeuse de cette suite, par un anonyme. — 44 à 48. La parabole du Mauvais Biche. 1554, suite de 5 pl. Copie de cette suite par le même que les précédentes. — 49. Jésus-Christ à la croix, 1553. — 50. La Vierge debout, 1553. Copie trompeuse. — 51. La Vierge debout, 1527. — 52: La Vierge assise, 1553. — 53. La Vierge assise, 1527. — 54. La Vierge assise. — 55. La Vierge assise, 1527. — 56. La Vierge assise, 1527. 2 états de cette pl. — 57 à 60. Les quatre Evangélistes, gravés en 1539, d’ap. les dessins de G. Penez. — 61. Saint Christophe, 1527. — 62. Sophonisbe, 1553. Copie de ce n® 62 gravé en contre-partie en 1564. — 63. Tarquin et Lucrèce, gravé en 1539, d’ap. G. Penez. On a des premières épreuves avant le chiffre de Penez. — 64. Tarquin et Lucrèce, 1553. — 65. Médée et Jason, 1529. — 66. Rhéa Sijlvia. — 67. L’enlèvement, 1530. — GS. Marcus Curtius, 1532. — 69. Mutius Scévola, 1.530. — 70. Hector, 1532. — 71. Annibal et Scipion, 1538. On a des premières épreuve- oh l’année 1538 ne se trouve pas. — 72. Titus Manlius. 1553. — 73. Le père Sévère, 15,53. — 74 à 80. Les Divinités qui président aux sept planètes, 1533. Copie du n° 74, Apollon, gravée par M. Lorch. — 81. Diane. — -82. Mars, 1529. Copie de ce n“ gravée par le Ma'tre signée 1. D. — 83 à 95. Les Travaux d’ Hercule, 1550, suite de 13 pl. Copies de cette suite gravées.— 96. Hercule et Anihée, 1529.- — 97. Hercule.-— ^98. Le Jugement de Pâris, 1538. — 99. Pâris, Vénus et l'Amour, 1551. — 100. Orphée, 1528. Copie gravée au burin en contre-partie, porte le chiffre d’Aldegrever et l’année 1528. — 101. Thisbé. — 102. Thisbé, 1553. — 103 à 116. Diverses figures allégoriques, 1549 et 1550. Suite de 14 pl. numérotées.- — 117 à 130. Les vertus et les vices qui lui sont opposés, 1552. Suite de 14 pl. — 131. La Foi, 1528. Copie par un des Wierx marquée seulement A. E. 12, même dimension. — 132. L’ Intempérance, 1528. Copie au monogramme I. D. — 133. La Force, 1528. Copie en contre-partie sans le chiffre d’Aldegrever. marquée Fortittudo et la date 1529 sans le monogramme. — 134. Le Souvenir de la Mort, 1529. Copie en contre-partie très trompeuse sans chiffre ni date, même dimension. — 135 à 142. Le pouvoir de la mort, 1541, suite de 8 pl. numérotée chacune par un verset de la Bible, écrit en latin au bas. — 143. La Forlunc, 1555. Copie très bonne par un anonyme, faite en contre-partie, même dimension. Autre copie moins bonne, égaiement en contre-partie, même dimension. — 144 à 151. Les Danseurs de noce, suite de 8 estampes, 1538. ■ — 152 à 159. Les Danseurs de noce, 1551, stiite de 8 pl. numérotées. ■ — ■ 160 à 171. Les Danseurs de noce, 1538, suite de 12 pl.

numérotées. Copie du n® 5 de cette suite, ne porteji monogramme ni n°. Copie du n“ l,elie est extrêrneni't trompeuse. — 172. Le Joueur de luth amoureux, 15',

— 173. Les deux amants, 1529. - — 174. Le Soldat, 15|'

— 175. Le Soldat et sa famille, d’après J. Binck. — l^' L’enseigne, 1528. — 177. I,’ Enseigne, 1540. — iJ ' Le Moine et la Religieuse, pièce libre très rare, 1530. - 179. Le menu sujet. Encore plus rare. — 180. La N , 1553. Cette pièce est une copie en contre-partie d’i ■ estampe de H. -S. Beham. Très rare. — 181. Guillau-, duc de Juliers, 1540. 3 états. — 182. Jean van Legal ■

1536. Copie Jean MuLcr. — 183. Bernard Kingsi dôlling, 1536. Copie par .lean Muller. Autre copie.

184. Martin Luther, 1540. Copie sans la marque d’Alj grever. Autre copie en contre-partie par René Boivin.

185. Philippe Melanchlon, 1540. — 186. Albert van Helle, 1538. — 187. Buste de vieillard, 1528. Copie contre-partie avec le chiffre et l’année 1528, marqi J. de Valch, excu, même dimension. — 188. Hei Aldegrever, âgé de 28 ans, 1530. — 189. Le même, . de 35 ans, 1537. — Vignettes, Rinceaux d’ornemenl: autres dessins d’orfèvrerie ; pièces sans date. — 1 Vignette avec feuillages. — 191. Vignette enfant ay: pour jambes des rinceaux, au milieu de deux daiipiii; j

— 192. Vignette poissons chimériques. — 193. Vigne I

deux branches de rinceaux, d’ornement. — 190 à 2- ' Vignettes, Rinceaux d’ornements et autres dessins d' i fèvrerie, pièces sans date. — 217. Vignette portani i date 1522. — 218 à 221. Vignettes datées 1527. — ; ■ à 226. Vignettes datées 1528. — 227 à 235. Vignet portant l’année 1529. — 236. Ornements, 1530. — -, , à 249. Vignettes, dessins d’orfèvrerie datés 1532. '

250 à 256. Vignettes, dessins d’ornements, d’orfèvre divers, 1535. — 257 à 259. Dessins d’orneme d’agrafes, d’orfèvrerie, d’armes, datés 1536. — 26i | 265. Vignettes, ornements, dessins d’orfèvrerie, da, I

1537. — 266 à 270. Vignettes enfants, ornemei armes, 1539. — 271 à 279. Dessins de grotesques, d' I nenients, 1549. — 280 à 288. Grotesques, enfants, 15 :

— 283 à 286. Ornements divers, 1552. — 287 à 2- Vase, ornements, panneau rempli de feuillage, 1553. Pièce douteuse. Panneau d’ornements entrenu de quatre Amours.

Pièces faussement attribuées a Aldegrever.

1. Enfant nu, pièce médiocre avec le chiffre d’Aldegi ver. — 2. Buste de femme nue, signée du chiffre. • — Un soldat debout, signé du chiffre. — 4. Un homme assis dans une niche sur un banc, avec le chiffre d’At grever. — 5. Le même sujet gravé par un maître t I habile, avec plusieurs changements, sans chiffre. ' I 6. Une jeune femme lisant de la musique, marquée chiffre et de l’année 1540. — 7. Portrait en pied d’ Hollandais de condition. Au côlé gauche de la plam est gravé un panneau d’ornements, anonyme. ■ — Dessin de gaine, orné d’un grand nombre de figures] d’animaux, porte le chiffre d’Aldegrever, pièce t médiocre. — 9. Un bain d’hommes et de femmes n signé du chiffre et de Virgile Solis qui l’a gravé. — GivuRE sur bois. • — 1. Un homme marchant, signé de marque ; ce morceau est très bien gravé.

Peintures. — Musées de : (Chantilly) : Portr d’Aldegrever par lui-même. — (Budapest) : Loth et filles. — (Dublin) : Portrait d’un homme (attr. àil • — (Londres, Gal. Nat) : Portrait d’un jeune homr;

Prix. — Peintures. Paris, 1857. Vente Vallan Christ '.AbO fr. — 1858.V*® Mérighi: Descenfe de croix Alv — 1862.V‘® J.-P. Meyer, Cologne ; Aufe/ portatif :52b' — Figure de Sauveur : La mère de douleurs : 169 fr. L’ensevelissement du Christ : 170 fr. — Représenlah détaillée du crucifiement du Christ : 4.612 fr. — 18' V‘= Salamanca : Por/raii du maî/re: 305 fr. — 1869. Vei Moreau Wolsey : Lucrèce se donnant la mort : 1.065 — 1881. V‘® Ileurnonville : La parabole du mauv^ riche : 400 fr. — ^ Estampes. 1873. V'® Gigoux : Suza/ et Vieillards. — Jupiter. — Hercule. — Achéloüs : 3 fr. Les vertus. — Les vices : 3 fr. — La paresse : 5 fr. 50. Les danseurs de noce : 43 fr. — Jugement de Salomon. Vierge couronnée : 4 fr. — 1877. V*® Firmin Didot Adam : 11 fr. — Belhsabée : 11 fr. — Titus Manlius : 20 — Le père sévère : 6 fr. — Les travaux d’ Hercule : 56 fr. La charité. — La fortune : 6 fr. — Les danseurs de noce.' 10 fr. — Les danseurs de noces : 125 fr. — Dessins de feu lages : 3 fr. 50. — Luther Martin : 120 fr. — Legde (Je de) : 350 fr. — Melanchlon (Philippe) : 30 fr. — 18t V‘® Bérard ; Un mascaron entouré de deux enfants et quatre sphinx : 22 fr. — 1895. V‘® Galichon L. : IJe (Albert van der) : 82 fr. — Histoire de Loth : 35 !

— Ornements avec figures : 34 fr. — Suzanne su prise au bain par les deux vieillards : 15 fr. — 189 V‘® X..., 31 janvier : Les danseurs de noces : ,61 i

— V*' .''Llfreii Hubert, 25-9 mai 1909 : Jean de Legdi 500 Ir, — -Nuremberg : 1798. Vente Fremenholz : L

Phot. Fraielli AUnari, Florence.

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