‹ Dictionnaire d'administration ecclésiastique à l'usage des deux Églises protestantes de FranceChapitre 86 sur 161 · FACULTÉS DE THÉOLOGIE PROTESTANTE · texte numérisé non relu

FACULTÉS DE THÉOLOGIE PROTESTANTE

culté de Strasbourg sont nommés par décret impérial, sur la présentation de tous les consistoires réformés de France, dont le Conseil central recueille et transmet au Gouvernement les votes, avec son avis (D. 7). La Faculté et le Conseil académique n'ont ni présentations à faire, ni avis à formuler. On s'en tient aux formalités toutes spéciales indiquées par le décret sur les cultes.

7. Confession d'Aîigshoury. Les cinq professeurs de la Faculté de Strasbourg, pour la Confession d'Augsbourg, sont nommés par décret impérial , (f sur l'avis motivé du Directoire» (D. W). La Faculté, dans ce cas-là, commence, comme c'est la règle générale pour les autres professeurs de l'enseignement supérieur, par présenter à l'autorité universitaire deux candidats. C'est cette liste de la Faculté qui, au lieu d'être soumise ensuite au Conseil académique, l'est au Directoire. Son avis motivé lui est demandé par le Ministre des cultes, sur le renvoi du Ministre de l'instruction publique.

8. Genève. La nomination des professeurs appartient au corps pastoral, qui, depuis Calvin, a conservé le titre de ((Compagnie des pasteurs et des professeurs de théologie». Les nominations sont soumises à la confirmation du Consistoire et du Conseil d'État; mais rien, en fait de grades ou de conditions d'admission, ne limite le choix de la Compagnie ; en fait, elle n'a jamais élu que des ecclésiastiques gradués ou non.

9. Les professeurs de théologie des deux Facultés françaises ne sont nommés titulaires qu'autant qu'ils ont 30 ans d'âge et le diplôme de docteur (D. 9 mars 1852, 2). Ceux qui n'ont pas ce diplôme ne peuvent être que chargés de cours.

§ 3. Études.

10. Nul n'est admis à prendre une inscription dans une Faculté de théologie protestante qui n'est pas bachelier ès

lofi FACULTÉS DE THÉOLOGIE PROTESTANTE.

lettres (Oi H. 0 août 1836, 1) et n'a pas subi avec succès un examen d'admission spécial dit d'ascensioii en théologie. Le titre de licencié ès lettres dispense seul de cet examen. Les règlements des Facultés se combinent avec ceux des séminaires de manière à rendre obligatoii e, pour tous ceux qui aspirent à suivre les cours théologiques, la fréquentation j)réalable, pendant un an ou deux, des cours destinés à leur donner l'instruction littéraire, philosophique et philologique indispensable à une étude fructueuse de la théologie. (V. Séminaires)

1 1 . A Genève , où l'enseignement dans la Faculté même dure quatre ans, les étudiants français qui arrivent munis de la recommandation d'un consistoire et des deux diplômes de bachelier ès lettres et de bachelier ès sciences, sont immédiatement immatriculés. Ceux qui sont seulement bacheliers ès lettres passent auparavant une année dans la Faculté des sciences et des lettres et ont à subir ensuite un examen d'admission.

§ 4. Grades.

12. «Pour être admis à subir l'examen du baccalauréat en théologie, il faut: 1^ être âgé de 20 ans; 2" être bachelier dans la Faculté des lettres; 3^ avoir fait un cours de trois ans dans une des Facultés de théologie (de Strasbourg ou de Montauban, ou de quatre ans à Genève); on n'obtiendra les lettres de bachelier qu'après avoir soutenu une thèse publique» (D. 17 mars 1808, 27).

13. «Pour subir l'examen de la licence en théologie, il faudra produire les lettres de bachelier obtenues depuis un an au moins. On ne peut être licencié dans cette Faculté qu'après avoir subi deux thèses publi(|ues, dont l'une sera nécessairement en latin » (/c/., 28).

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