MADELEINE
crières et 59 plantations indigènes. Le sucre et le rhum sont les principaux produits. Quoique-la eulture du sol soit en progrès, la principale importance de Nossi-Bé tient au commerce avec Madagascar, pour lequel elle constitue un des principaux débouchés à l'extérieur.
On doit en dire autant de l'ile Sainte-Marie ou Nossi-Bohara sur la côte orientale. La propriété y est à peine constituée. A part les plantes alimentaires cultivées par les indigènes pour leurs besoins, la girofle est à peu près la seule denrée d’exportation.
MADELEINE (ampélographie). — Le nom de Madeleine a été donné à un certain nombre de cépages hâtifs cultivés comme raisins de table et qui n’ont guère d'autre rapport que leur nom qui rappelle qu'ils peuvent être mûrs pour le 22 juillet, jour de la Sainte-Madeleine, ou au moins de très bonne heure; certains d’entre eux ont une réelle valeur. Les plus connus sont : la Madeleine violette, la Madeleine angevine et la Madeleine de Jacques. D’autres cépages précoces, plus généralement désignés sous d’autres noms, sont quelquefois aussi appelés Madeleine ; tels sont la Madeleine blanche de Malingre (Précoce de Malingre), la Madeleine musquée de Gourtiller (Précoce de Courtiller), etc. Nous décrirons les trois premiers.
MADELEINE VIOLETTE. — Ce cépage parait, comme le faitremarquer M.Pulliat dans le Vignoble, provenir d’un semis du Morillon hätif ou. raisin de la Madeleine qui est lui-même un Pinot.Il n’a d'autre valeur que de fournir de très bonne heure pour la vente un raisin noir.
Description. — Souche peu vigoureuse à sarments grêles, étalés, à mérithalles courts, de couleur brune après l’aoûtement. Feuilles petites, d’un vert foncé et glabres à la face supérieure avec des poils rares et courts à la face inférieure ; sinus pétiolaire ouvert en V, sinus latéraux supérieurs à peine indiqués par une dent plus longue que les autres; sinus latéraux inférieurs, étroits et assez profonds ; dents petites et aiguës. Grappe conique, serrée, peu volumineuse, avec des grains petits sphériques, noirs, pruinés. Maturité à la première époque.
Bien que médiocre comme raisin de table, la Madeleine violette est cependant préférable au Morillon hätif ; son grain est plus juteux et d’un goût plus agréable.
MADELEINE ANGEVINE. — La Madeleine angevine a été obtenue de semis par M. Moreau-Robert; M. Pulliat l’apprécie ainsi qu'il suit dans le Vignoble : « Elle est encore peu répandue et mérite cependant d’attirer toute l'attention des cultivateurs de Vignes, non seulement au point de vue de la consommation pour la table, mais probablement aussi pour l'emploi de son raisin au pressoir ; car elle se comporte très bien à l’air libre, où son fruit mürit très facilement et se conserve longtemps sur le cep sans pourrir. Placée à l’espalier à bonne exposition, elle produit un raisin jusqu'à présent le meilleur entre les plus précoces, et sa grappe est d'assez belle apparence pour qu'il puisse être recherché sur le marché. » Ce cépage s’est, en effet,répandu depuis quelques années dans les jardins et est fort apprécié pour la table.
Description. — Souche vigoureuse à sarments longs, de grosseur moyenne, à mérithalles allongés. Feuilles grandes, quinquélobées ; sinus pétiolaire en U, assez profond; sinus latéraux inférieurs profonds et fermés vers la périphérie, par. suite de la superposition ou de la juxtaposition des bords : dents aiguës en deux séries, glabres, à la face supérieure, avec un léger tomentum à la face inférieure. Grappe moyenne, conique, peu régulière et peu serrée, avec des grains ovoïdes, de volume varié, vert blanchâtre, un peu dorés sur les points exposés au soleil. Le jus est sucré et