‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 2)Chapitre 3 sur 205 · N LOIRE (HAUTE · texte numérisé non relu

N LOIRE (HAUTE

Les parties\ inférieures ‘dés montagnes sont 0ecupées par 1& Chêne dirigé en. taillis. Le somMet des élévations est protégé par A6 Pin sylvestre’ét le Sapin cultivés comme /arbres. de -futaie. Dâñs les montagnes, le Chêne-ne dépasse pas-uie" altitude de 800 à 900 mètres ; le Pin”sylvéstre végète entre 900 et 900 mètres. Sur les croupes de la Margeride, le Sapin végète entre 1200 et 1500 mètres d’altitude.

Lors de la confection du cadastre, en 1846, les terres labourables occupaient 228 540 hectares, soit 46 pour 100 de la surface totale du département. En 1852, elles occupaient 226 682 hectares ; en 1862, elles représentaient une surface de 228 539 hectares, et en 1882, de 221 933 hectares seulement. Mais la superficie non cultivée a diminué. En 1882, la superficie productive comprend 415958 hectares ; la superficie non cultivée comprend 60 568 hectares répartis ainsi :

hectares Landes; pâtis, bruyéres ete, IR, 33 032 Terrains rocheux et de montagnes incultes.. 25660 J'ÉFMAINSeMaAreeATeUx, Pierre TE 597 TOURDICRÉS En eu nos st A 479

Au point de vue des cultures, on peut dire que le département de la Haute-Loire a fait des progrès ; mais ces progrès sont loin d’avoir atteint ce qu’on est en droit d'espérer. L'emploi de la chaux dans les terrains cristallisés s'impose pour que le Seigle puisse être remplacé dans les cultures par le Froment; la chaux est indispensable pour la culture de la Luzerne et du Sainfoin. C’est donc surtout par l'emploi de la chaux et des phosphates que l’agriculture de la Haute-Loire doit progresser.

Le tableau suivant donne, relativement à la population animale du département, les chiffres accusés par les recensements de 1852, 1862 et 1882 :

1859 1862 1889 Chévauteneres LE 11352 10765 19751 Anes et ânesses...... 1 193 960 933 Mulets et mules...... 41453 1719 698 Bêtes bovines........ 96 820 144 413 160600 Bétes oyines er 309576 355 646 286 313 Bêtes porcines .:..... 34090 50241 19941 Bêtes caprines ....... 13434 12556 15 839

L'examen de ce tableau indique nettement les augmentations d'effectifs dans la population animale du département. L'espèce chevaline, de 1852 à 1882 a gagné 1400 têtes ; l'espèce bovine, 63 780; l'espèce porcine, 45 851, et l'espèce caprine, plus de 2000. Par contre l'espèce ovine a perdu 23 263 têtes. L'augmentation est done considérable; elle porte principalement sur l'espèce bovine.

Les animaux de l'espèce chevaline appartiennent à des races diverses. La race du pays est petite, rustique, sobre et remarquable par la sûreté de ses allures. Le Mulet est importé du Poitou à l’âge de six à huit mois dans les cantons de Saugues, Langeac, Cayres et Pinols, et revendu aux habitants du Languedoc à dix mois ou un an au plus tard.

Les bêtes bovines appartiennent principalement à la race du Mézenc et à la race de Salers, à la race d’Aubrac et à la variété dite Forézienne.

La race du Mézenc est élevée surtout dans les arrondissements d’'Yssingeaux et du Puy. Cette race est exportée dans le Vivarais et le Dauphiné; les veaux sont généralement vendus à six ou sept mois. La plupart des bœufs de travail appartiennent aux races de l'Auvergne. On les engraisse à l'âge de six ou sept ans et on les expédie pour l'approvisionnement de Lyon et des grandes villes du Forez, comme Saint-Etienne En général les bêtes bovines sont plus fortes, plus développées dans l'arrondissement de Brioude que dans ceux du Puy et d'Yssingeaux. s

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