LOIRE (HAUTE
Les bêtes à laine sont dérivées pour la plupart des races qui ont pris naissance dans les montaones du Languedoc, de l'Auvergne et du Forez. On y trouve les races des Causses, le mouton du Quercy. Les pàturages situés sur les hautes montagnes servent à la transhumance des troupeaux de la Pro-
vence et du Languedoc. Les chèvres sont nombreuses sur les montagnes de Saugues, Pinols, Lavoûte et Saint-André-en-Chalençon.
Les bêtes porcines appartiennent à la race des niontagnes; ces animaux sont osseux, élevés sur jambes, très rustiques et s ‘engraissent avec lenteur ; mais grâce au croisement avec les races anglaises précoces, ces animaux s’améliorent chaque année.
Les volailles sont peu nombreuses. Le nombre des ruches à miel est de 10 333. Le miel du Mézenc est justement renommé.
D’après le recensement de 1881,la population de la Haute-Loire s'élève à 313 721 habitants, ce qui représente une population spécifique de 63 habitants par kilomètre carré. Depuis 1801, la Haute- Loire a gagné 91 588 habitants.
La population agricole (mâles adultes), de 1852 à 1882, a subi les modifications suivantes :
1852 1882 Propriétaires agriculteurs. .... 49667 56189 F'éPHIETS CRUE REC URE NE 8 672 11017 Métayersi #0. 8 TR RE ti 3133 1146 Domestiques ...... RLONE D 49777 25 099 JOuUTNnaliErs etre 17 572 43 559
88871 107 010 Le département comprend 1287 725 parcelles
d’une contenance moyenne de 37 ares. «
Le nombre des exploitations qui, en 1862, était de 45 352, s'élève en 1882 à 72 903. Il est bon de rappeler, pour expliquer cette différence, que la statistique de 1862 n’a pas recensé les exploitations de moins de 1 hectare; celles-ci, d’après la statistique de 1882, sont au nombre de 22 965. Ces exploitations se divisent comme il suit par catégories de contenances :
Exploitations de moins de 5 hectares. 93 499 41331 — de 5 à 10 hectares. 71593 41650
— de 10 à 40 — 12911 12 189
- de plus de 40 hectares . 3 349 1327
La Haute-Loire est surtout un pays de petite propriété, de petite culture ; la culture directe par le propriétaire est la plus genérale, le métayage est l'exception, comme le montrent les relevés suivants :
NOMBRE CONTENANCE D'EXPLOITATIONS MOYENNE hectares Oulinre director Ne 56202 4,61 Hérrnages 2 Ru enr 8 780 7,45 Métayage’s. 0,04 LATE 1100 14,54
La contenance moyenne des cotes foncières, par suite de l’augmentation sans cesse croissante du nombre de ces cotes, a subi des diminutions sen-
Sibles depuis la confection du cadastre. Elle était :
hectares D'aprés le CAdastres..see roc D 4,94 EUR R PP I RES ete tr À see 4,31 MOD 20 eee Macao De 3,87 HONOR ANNEE 3 TRE 3,47 Ho ES PAS CE, air SEE 3,21
La valeur vénale de la propriété, de 1852 à 1882, a subi les fluctuations suivantes :
LOIRE-INFÉRIEURE
. 1852 1862 1882 francs francs francs - Terres labourables 202 551 à 1 765 864 à 2846 940 à 4368 Prés Perret 1113 3148 1949 51440 1743 6042 Vignes 887 1962 2053 4957 1410 564% Bois: rte 483 1169 522 3182 433 3900
Pendant la même période, le taux du fermage par hectare a subi les variations ci-après :
francs francs francs Terres labourables... 16 à 49 30 à 91 35 à 138 Prés Et cer Er ATX al: CF 75 4199 75 9248 VISnes--CrFEcr ER etre 210201 67 147 74 4189
La machinerie ARR est en progrès dans la Haute-Loire. En 18952, le IÉpAR ne possédait aucune machine à battre ; en 1862, il en possédait 21; d’après la statistique de 1882, il y en aurait 194. En 1862, il y avait 3 semoirs ; en 1882, on en compte 12 ; il ya de plus 5 faucheuses, 13 moissonneuses et 3 ràteaux à cheval. De ce côté encore il y a des progrès sérieux à réaliser. La force motrice utilisée par l’agriculture comprend 563 chevaux-vapeur, fournis par 169 roues hydrauliques et par 13 machines à vapeur.
Les voies de communication comptent 5387 kilomètres, savoir :
kilom.
3 ‘chemins 'de fer.25. 004. 2020 0 ERA 9235 6 routes nationales: . RP RER 302 45 routes ‘départementalés..2., Me 463 18 chemins vicinaux de grande communication... 433 29 — — d'intérêt commun: 095 Chemins vicinaux or AINAIES 0 A 3 412 1 rivière navigable, FE SR TS SERRES AT
En résumé, le département de la Haute-Loire à encore beaucoup à faire ; les cultures sont en progrès, mais l'emploi des machines agricoles perfectionnées et des engrais chimiques s'impose aux agriculteurs éclairés.
L’assolement le plus généralement usité est l’assolement biennal : jachère, Blé ou Seigle; on rencontre aussi l’assolement triennal : jachère, Blé ou
Seigle, Avoine ou Orge. Toutefois, ces successions de cultures ne comportent pas toujours la jachère pure ; sur un grand nombre de points, elles com prennent des cultures fourragères bisannuelles et annuelles.
Depuis la fondation des concours régionaux, quatre de ces solennités se sont tenues au Puy: en 1860, en 1868, en 1876 et en 1884. La prime d'honneur y a été décernée deux fois : en 1860, à M. le marquis de Ruolz, à Alleret ; en 1868, à M. Olivier, à Mazeyrat; la même année, le prix d'honneur des fermesécoles a été accordé à M. Chouvon, directeur de la ferme-école de Nolhac; en 1876 et en 1884, la prime d'honneur n’a pas été décernée.
Trois sociétés d'agriculture existent dans le département; ce sont : la Société agricole et scientifique de la Haute-Loire et les Comices agricoies de Brioude et d'Yssingeaux.
Le département possède une chaire d'agriculture et une ferme-école à Nolhac. NC
LOIRE-INFÉRIEURE (DÉPARTEMENT DE LA) (gé0graphie). — Le département de la Loire-Inférieure a été formé, en 1790, sur la rive droite de la Loire, d’une portion de la Bretagne, et, sur la rive gauche, du pays de Retz. Il est compris entre le 47° degré de latitude nord, qui passe à Machecoul, et le 48° degré. Le département est coupé un peu à l’ouest de Nantes par le 4 degré de longitude ouest du méridien de Paris. La Loire-Inférieure est bornée : à l’ouest, par l'océan Atlantique; au nord-ouest, par
LOIRE-INFÉRIEURE
le département du Morbihan; au nord, par celui d'Ile-et-Vilaine; à l’est, par celui de Maine-et- Loire, et, au sud, par le département de la Vendée. Sa superficie est de 687 456 hectares. Sa plus grande longueur, de l’est à l’ouest, de l’entrée de la Loire dans le département, à la pointe du Castelli, près du Piriac, est de 122 kilomètres. Sa plus grande largeur, du nord au sud, de Soulvache à Légé, est d’un peu plus de 105 kilomètres. Son pourtour, en ne tenant pas compte des sinuosités secondaires, est de 562 kilomètres.
Le département est divisé en cinq arrondissements, comprenant 45 cantons et 217 communes. L'arrondissement de Chateaubriant occupe le nordest du département ; il s'appuie sur l’arrondissement d’Ancenis, qui est à l’est, et sur celui de Nantes, au sud. Les arrondissements de Saint- Nazaire et de Paimbæœuf occupent l’ouest du département, le premier au nord, le second au sud.
Le département de la Loire-Inférieure peut être considéré, dans son ensemble, comme une vaste plaine. Le relief du pays est formé, au nord de la Loire, par des plateaux ondulés qui continuent ceux de lIlle-et-Vilaine. Ces plateaux offrent de vastes étendues de landes et quelques belles forêts ; leur altitude moyenne est de 50 à 80 mètres. De Nantes à Pont-Château, la rive droite de la Loire est dominée par une chaîne de coteaux peu élevés ; c’est ce qu'on appelle le sillon de Bretagne. La plaine d’alluvions comprise entre le fleuve et le sillon de Bretagne s’élargit considérablement à l’ouest de Savenay. Au sud du fleuve, le pays n’est pas plus élevé qu’au nord, et même aucun des coteaux n’y dépasse 100 mètres; on y remarque les vallées de la Maine, de la Sèvre nantaise, de la Moine, de la Divate, de l’Ognon et de la Boulogne, de la Logne, de l’Acheneau et la vaste nappe du lac de Grand-Lieu.
L’étendue des côtes est de 125 kilomètres environ. L’océan Atlantique commence à toucher la Loire-Inférieure au Trait de Pennebé; on trouve successivement, sur la côte, Piriac, situé près de la pointe de Castelli et à proximité de l'ile Dumet; puis la rade du Croisic, le golfe du Grand-Trait, Bourg-de-Batz, le Pouliguen, Pornichet, et enfin Saint-Nazaire. Au sud de l'embouchure de la Loire, on rencontre la baie Saint-Michel, la pointe de Saint-Gildas, la baie de Bourgneuf.
La plus grande portion de la Loire-Inférieure appartient au bassin de la Loire ; le reste dépend du bassin de la Vilaine et d’un certain nombre de petits fleuves côtiers.
La Loire commence à toucher le département à Ingrandes ; elle arrose ensuite Ancenis, Nantes, Paimbœuf et Saint-Nazaire. Son cours, dans le département, est de 110 kilomètres. Elle reçoit le ruisseau des marais de Grée, le Havre, la Divate, l'étier de Goulaine, VErdre, la Sèvre nantaise, la Chésine, Y Acheneau et l’étier de Mean.
. La Vilaine sépare la Loire-Inférieure de lIlle-et- Vilaine et du Morbihan sur un parcours de 35 kilomètres. Elle reçoit : le Semnon, la Chere, le Don, l'Isac. Les autres fleuves côtiers sont insignifiants.
Le département possède un certain nombre de canaux, parmi lesquels le canal de Nantes à Brest, qui y à une longueur de 90 kilomètres. Les autres canaux sont : le canal de la Goulaine, le canal de la Boullaie, les canaux de la Taillée, du Brivé à la Loire, de Nyon, de Buzay et de la Haute- Perche.
Le climat est tempéré, surtout dans le voisinage de la mer; mais il est généralement brumeux.
L'automne est la plus belle saison ; l'hiver n’est pas très rigoureux. La température moyenne annuelle varie entre 12,6 et 13°,30; celle de l'été est de 20°,38 à 21°,47 ; celle de l’hiver, de 4°,9 à 5°,47. On compte en moyenne 122 jours pluvieux; la hauteur annuelle d’eau tombée varie entre 617 et 630 mil-
LOIRE-INFÉRIEURE
limètres. Le vent du sud-ouest souffle une grande partie de l'hiver. Comme ceux du sud et du nordouest, il amène les pluies.
L'arrondissement de Chateaubriant est sillonné de collines et de vallons ; il est assez boisé; les Pommiers à cidre y sont nombreux. L’arrondissement d’Ancenis est le plus fertile ; la vallée de la Loire renferme de belies prairies ; les Vignes y produisent des vins estimés. L’arrondissement de Saint- Nazaire possède des surfaces tourbeuses importantes, des dunes, des terrains plats et humides et de nombreux marais salants. L’arrondissement de Paimbæuf est bien cultivé ; la plaine d’Arthou et les marais de Bourgneut sont fertiles. Mais c’est l'arrondissement de Nantes qui est le plus mouvementé, le plus bocager et le plus riche. La vallée de la Loire renferme de magnifiques prairies ; la rive gauche est couverte de Vignes.
Au point de vue géologique, le sol du département se divise en deux grandes zones, par une ligne partant d’Ancenis et aboutissant à la Roche- Bernard, en passant par Oudon, Saint-Mars-du- Désert, Cassain, Hérie, Blain et Cambon.
La zone septentrionale comprend le terrain secondaire, et la zone méridionale le terrain primitif.
La zone méridionale formée de roches primitives n'est que le prolongement du massif de la Vendée. C’est une longue croupe qui commence aux bords de la Loire, par le sillon de Bretagne, et se continue au delà de la Vilaine qui s’est frayé un passage à travers ses falaises de granit. La roche prédominante est un granit à petits grains, composé de feldspath blanc grisàtre et de mica bronzé, qui se décompose facilement. Il contient des couches subordonnées de gneiss, de micaschiste et de schiste talqueux. On rencontre parfois dans ces granits : la syénite, des filons de diorites et de diabases qui ont traversé les gneiss ou plus souvent encore les schistes siluriens et répandent autour d'eux les arènes calcarifères qui se forment par leur décomposition. Enfin, on rencontre quelques eurites et quelques pétrosilex.
Les chemins de fer amènent à ces terrains, outre le maerl et la tangue, la chaux qui vient de la Mayenne ou des bords de la Loire, le noir animal depuis longtemps employé pour les défrichements de landes, et les phosphates minéraux.
La zone septentrionale appartient aux terrains de transition. À Erbray existe un massif de calcaire appartenant au silurien supérieur, c’est le calcaire ampéliteux. Pour trouver de la chaux dans ces terrains, formés de schistes et grès supérieurs, il faut aller jusqu'aux limites orientales du département.
Les phyllades inférieurs du système cambrien, qui sont en contact immédiat avec les gneiss et les micaschistes, forment, en se décomposant, des sols qui ressemblent beaucoup à ceux provenant des roches cristallines. Quelques-uns sont très durs; d’autres sont assez friables et se laissent entamer par la charrue.
Les grauwackes que l'on rencontre en couches considérables dans le système silurien, sont constituées par des fragments de roches anciennes (quartz, granit, porphyre, schistes micacé et argileux, etc.) que réunit un ciment d'argile ferrugineuse ou de schiste argileux. Les grauwackes forment, en se décomposant, un mélange d’argile et de fragments de grès, terre froide assez tenace à l'humidité et qui se sépare en morceaux argileux, quand elle se dessèche.
Pour la composition chimique, les terrains siluriens du Centre-Bretagne ressemblent aux terrains de granits et de gneiss des côtes. Comme eux, ils ont besoin de chaux et d'acide phosphorique.
Le sol schisteux couvre de grandes étendues à Moisdon, Nozay, Derval, Pierric, Juigné, Conquereuil, Auverné. On trouve des grès schisteux à Avessac.
LOIRE-INFÉRIEURE
On rencontre quelques bassins calcaires de formation tertiaire à Missillac, Erbray, Noyal, Saffré ; des marbres calcaires à Mouzeil et des houillères à Montrelais, Mouzeil, Mésanger et Languin.
Les terres de la vallée de la Loire sont silicoargileuses, humifiées et fertiles. Le marais de Montoir est formé surtout de terrain tourbeux.
La superficie de la Loire-Inféricure est de 687456 hectares. Voici comment elle est répartie d’après le cadastre, achevé en 1845 :
hectares l'erres Aahouratles Le ere 313 368 Prés: 596% 800 A ER TE EE 119 404 VENISE EPP AE Re dit De 29 626 BOIS Er ee on ee ES 44664 Vergers, pépinières, jardins.......... 9959 Oseraies, aulnaïes, saussaies.,........ 407 Carnereselmunesse, Perth mer cu 54 Mares, canaux d'irrigation, abreuvoirs.. 670 Canaux demavigation creer 130 Landes, pâtis, bruyères, etc........... 116 102 DROIT TR NS JEH 9 919 Ghataigneraies te LORS eee 2958 Proprielés Daties 2.200 0e LL A Re 3641 Total de la contenance imposable...... 645 798 Total de la contenance non imposable. 41658 Superficie totale du département...... 687 450
La superficie des terres labourables représentait 45 pour 100 de la surface totale du département; la surface en prés formait 17 pour 100, celle en Vignes 4 pour 100 et celle plantée en bois 7 pour 100 de la même surface totale.
Le tableau qui suit indique l'étendue des terres cultivées en céréales: d’abord, d’après la statistique
de 1852, ensuite d’après celle de 1882 :
14352 1582 sf. RE ÉTENDUE RENDEMENT ÉTENDUE RENDEMENT hectares hectol. hectares hectol.
Froment. 115 789 12,14 152 617 47,00 Méteil ...... 962 11,79 1837 18,40 Seigle ...... 25086 14,15 3919 17,40 Orre sn. 1549 13,94 49269 17,90 Sarrasin .... 31086 13,98 35 883 15,90 Avoine...... 15410 47,12 91585 20,70 Mais....... 5 » » 390 27,90 Millet... » » 841 45,40
En 1859, la superficie totale consacrée aux céréales Ctait de 190 075 hectares; en 1862, cette surface s'élevait à 191772 hectares; d’après la statistique de 1882, elle serait de 221101 hectares ; soit une augmentation de plus de 30000 hectares sur les chiffres de 1852.
La surface ensemencée en Blé, en 1862, s'élevait à 121951 hectares, supérieure de 9162 hectares à la surface ensemencée en 1852. D'après la statistique de 1852, cette progression a continué à croître, puisque en 1889 il y a augmentation de 27666 hectares sur les chiffres de 1862et de 36828 hectares sur les chiffres de 1852. La culture du Méteil a gagné près de 1300 hectares; par contre, celle du Seigle, gràce à l’emploi de la chaux et des phosphates, a perdu 21 000 hectares, alors que l’Orge en gagnait près de 3000, l’Avoine 6000. Par suite du défrichement des landes, le Sarrasin occupe 4000 hectares de plus qu’en 1852 : de plus le Maïs et le Millet sont cultivés, en 1882, sur une surface de 1191 hectares.
Les céréales occupaient : en 1852, 59 pour 100 des terres labourables; en 18692, 58 pour 100; elles occupent en 1882, 55 pour 100 de la même surface.
La diminution a été croissante, bien que les chiffres absolus fussent toujours en augmentation. C’est que, en 1852, la superficie des terres labourables élait de 3240.92 hectares; en 16862, elle s'élevait à 326930 hectares et, d’après la statistique
48 — LOIRE-INFÉRIEURE
de 1882, elle s’élèverait à 400272 hectares. La différence entre les deux chiffres extrêmes, soit 16230 hectares, représente à peu près la surface de landes défrichées de 1852 à 1882.
Les rendements des céréales de leur côté ont été sans cesse en augmentant. En comparant les chiffres : de 1852 et ceux de 1882, on constate une augmentation de » hectolitres sur le Froment, de 3 sur le Seigle, de 6 sur le Méteil, de 4 sur l Orge, de 3 sur l’Avoine. Ces chiffres confirment ce que disait M. Rieffel en 1864, lorsqu'il affirmait que la culture du Froment s’étendait chaque jour aux dépens de celle du Seigle.
Voici, d'autre part, au même titre, le tableau comparé des autres cultures :
1859 1882 ER te. fe.
ÉTENDUE RENDEMENT ÉTENDUE RENDEMENT hectares hectares Pommes de HP 0e cn 7 901 59:hl. 87229189) 69 qx PEN 419 = A54 7726 196 qx Légumes secs. 603 40 hl. 90 1443 20 h1.
Racines et légumes divers 10540 220 qx 90 5891 171 qx Chanvre 2. 93 8 hl. 50 839 40 h1. 40 Fins SERRE Am 92632 4 h1. 92 1788 8 hl. 20 Golza HI 416 16 h]. 77 343. 14 h1. 30
La surface consacrée aux Pommes de terrea pres- . que triplé de 1852 à 1882; déjà, en 1862, la surface consacrée à cette plante s'élevait à 17355 hectares. La culture de la Betterave, de son côté, a pris une rapide extension, la surface cultivée en 1882 comprend 6895 hectares de Betteraves fourr agères et 831 hectares de Belteraves à sucre. Les 1443 hectares de légumes secs cultivés en 1882 comprennent: 399 hectares de Fèves, 274 hectares de Haricots et 810 hectares de Pois. Les 5891 hectares de racines cultivés en 1882 comprennent : 5230 hectares de Navets, 660 hectares de Carottes ct 1 hectare de Panais, La culture du Chanvre s’est étendue, elle gagne près de 750 hectares; par contre celle du Lin a perdu 900 hectares. Le Colza est cultivé, en 1882, sur 197 hectares de plus qu'en 1852.
La statistique de 1852 évalue à 116128 hectares la superficie des prairies naturelles ; sur cette surface, 31294 hectares étaient irrigués. En 1862, cette surface était de 106 439 hectares comprenant 62377 hectares de prés secs, 43522 hectares de prés irrigués et 040 hectares de prés vergers; de plus 1424 hectares étaient consacrés aux fourrages verts. D’après la statistique de 1882, les prairies naturelles occuperaient 110 413 hectares répartis comme il suit :
hectares Prairies naturelles irriguées naturellement par les crues des/TIVIÈTES. ententes RU AA Prairies naturelles irriguées à l’aide de travaux SPÉCIAUX + av ete rare ce eee NERRE 20195 Prairies naturelles non irriguées. MARIE RATE 19407
Il convient d'ajouter à ces chiffres, 19436 hectares de prés temporaires et 10655 hectares d’herbages pâturés. Enfin, les fourrages verts étaient cultivés, en 1882, sur 742 843 hectares comprenant : 4343 hectares de Vesces, 0734 hectares de Trèfle incarnat, 2647 hectares de Maïs-fourrage, 28746 hectares de Choux et 1373 hectares de Seigle en vert.
En 1852, les prairies artificielles occupaient 15 895 hectares : en 1862, 19 342 hectares. D'après “la statistique de 1882, la surface consacrée aux prairies artificielles serait de 20 366 hectares, répartis de la manière suivante :
hectares IPTÈfle RAR RIRE LE RE SP EE 18856 Luzérne se. Ve Et PRE UMA TI RTREE 737 Sainfoin.% y nn. ARS A PUR RES 450
LOIRE-INFÉRIEURE
On voit par ces chiffres les progrès considérables réalisés par la culture fourragère dans le département de la Loire-Inférieure, de 1852 à 1882. Si, aux 110413 hectares de prairies naturelles recensés en 1582, on ajoute les 10655 hectares d’herbages pâturés recensés la même année, on arrive à un total de 121068 hectares d’'herbages que l’on peut comparer aux chiffres de 1852. Par cette comparaison, on constate en faveur de 1889, les augmentations suivantes sur les chiffres de 1852 :
Prairies et herbages..,....... ne : 4940 DNA OR VOTES à eo due on To on TS 42843 Prairies artificielles et prés temporaires. 23907
Il n'y à aucun commentaire à ajouter à ces chiffres. Les prairies situées sur les bords de la Loire, dans les cantons d’Ancenis, de Mauves et de la Basse-Indre, et dans la vallée de la Sèvre nantaise, sont justement renommées ; elles sont situées en terrains d’alluvions. Dans les communes de Bouée et de Fresnay, on-rencontre des prés-marais qui sont protégés par des digues contre les inondations de la Loire.
En 1852, le département de la Loire-Inférieure renfermait 29583 hectares de Vignes ayant produit du vin pour une somme de 3909197 francs. En 1862, la superficie plantée en Vignes s'élevait à 29425 hectares, soit sensiblement la même surface qu'en 1852. D’après la statistique de 1882, le département posséderait 32000 hectares de Vignes, comprenant :
hectares Vignes en pleine production....... 29633 — nouvellement plantées....... ë 2353 — avec cultures intercalaires.... 14
La récolte a été de 361632 hectolitres de vin représentant une valeur de 7658466 francs. Deux cépages principaux, deux cépages blancs, le gros plant et le muscadet, font la base traditionnelle des vignobles du département. Le gros plant, qui d’après le docteur Guyot ne serait autre chose que la folle, à comme cette dernière deux variétés : la blanche et la verte.
Les vignobles sont principalement situés sur le bord de la Loire, dans l'arrondissement d’Ancenis; et sur la rive gauche de la Loire, dans celui de Nantes. Les Vignes, depuis Ancenis jusqu’à Ingrandes, occupent des terrains de transition ; les Vignes situées sur la rive gauche de la Loire sont plantées dans les sols granitiques ou micaschistes
Le Pommier à cidre a une grande importance dans la partie du département située au nord de la ligne qui limite la région des Vignes. Le cidre récolté entre l’Erdre, l’Isac et la Vilaine jouit d’une certaine réputation, mais le plus recherché est produit dans l'arrondissement de Chateaubriant.
On rencontre aussi une certaine quantité de Châtaigniers greffés; le Noyer est rare dans le département, mais on rencontre çà et là quelques Poiriers et Cormiers.
En 1845, lors de la confection du cadastre, les bois occupaient 44664 hectares ; en 1882, la surface qui leur est consacrée serait de 42 506 hectares seulement, se décomposant ainsi :
hectares Bois appartenant aux particuliers..... 37945 — — al'Btat. mme ë 4561
Les forêts les plus importantes après la forêt du Gâvre, qui appartient à l'Etat, sont celles d’Ancenis, du Cellier, de l'Arche, de Domenèche, de Vioreau, de Juigné et de Machecoul. Les essences dominantes sont le Chêne, le Chätaignier, le Hêtre,
LOIRE-INFÉRIEURE
le Bouleau et quelquefois le Charme. Sur divers points du département, on a ensemencé les mauvaises landes en Pin maritime. Les dunes sont fixées à l'aide du Pin maritime et du Tamarix.
La plupart des champs sont entourés de haies généralement mal entretenues. Les essences qui les composent sont, dans les terres un peu argileuses et profondes, l'Epine blanche, le Houx, le Chêne, le Châtaignier, le Troëne et le Noiseticr ; dans les terres de médiocre qualité, le Prunier sauvage et l’Ajone marin.
La superficie cultivée du département comprend 997 453 hectares; la surface non cultivée forme un total de 43 068 hectares seulement, comprenant :
hectares Landes; bruyère ets MeLr A à 13517 Terrains rocheux incultes............ 8329 LE MALÉCAL CURE MERS 11717 Tourbières re ER PRE 9 509
C’est là un progrès considérable, dû au défrichement des landes, grâce à l'emploi de la chaux, du noir animal et des phosphates fossiles.
Le tableau suivant donne relativement à la population animale du département, les chiffres accusés par les recensements de 1852, 1862 et 1882 :
CHEVAUX E Re SRE AE 30 045 30 729 39 941 AnesLeétanesses 1... 9256 210 153 Mulets et mules........ 312 176 53 Bêtes bovines.......... 238 850 396643 345 347 1 OVINES,. . 252 à ve 00 9 239 035 493 117 81545 — porcines......... 78 979 18 189 93 995 = caprines.s. Fe 2872 5 943 4589
D’après ces chiffres, l'espèce chevaline a gagné près de 3000 têtes de 1852 à 1882 ; l'espèce bovine, grace aux fourrages verts et aux prairies artificielles, est en augmentation de 106 467 têtes depuis 1852; par contre, l'espèce ovine, par suite du défrichement des landes, a perdu 144487 têtes; l’espèce porcine en a gagné 15 016.
Les chevaux appartiennent pour la plupart aux races Bretonnes, à la race des landes et à la race dite de demi-sang. La première est importée de la Basse-Bretagne ; la dernière se rencontre surtout aux environs de Saint-Etienne-de-Montlue, de Saint- Julien-de-Concelles et de ‘Machecoul. Le cheval des landes s’en va et disparaît avec les landes.
L'espèce bovine est admirablement représentée par une race bien homogène, qui convient au sol, aux conditions culturales et aux habitudes des populations. C’est la race Parthenaise, race de travail et à viande. M. Rieffel, à Grand-Jouan, a essayé les croisements Durham-bretons ; 1l y a ensuite ajouté l’'Ayrshire, afin de conserver plus d'aptitude laitière, et il a ainsi créé ce qu'il appelait la sous-race Ayr-durham-bretonne.
Les animaux de l’espèce ovine appartiennent à la race des Landes, petite et noire, et à la race Vendéenne, entièrement blanche. Cette dernière a été croisée sur quelques domaines avec la race Southdown. x
La presque totalité des bêtes porcines appartient à la race Craonaise pure ou croisée avec les races anglaises. :
Les volailles des environs de Nantes sont justement renommées.
D’après le recensement de 1881, la population de la Loire-Inférieure s'élève à 620 019 habitants, ce qui représente une population spécifique de 91 habitants par kilomètre carré. Depuis 1801, le département a gagné 250 714 habitants. |
La population agricole (mâles adultes), de 1862 à 1882, a subi les modifications suivantes :
LOIRE-INFÉRIEURE
Propriétaires agriculteurs ..... 49 551 19 687 SR EC ER RAR EN 92#7 21761 DRE OR A AA 3094 9221 Domesliques :..:..::..:::#000 30 375 48 307 JOUEMALIEFS RE. + its at TEE 14535 192638 106802 148244
Le département comprend 2187375 parcelles d’une contenance moyenne de 29 ares.
Le nombre des exploitations qui, en 1862, était de 45 866, s'élève en 1882, à 68 189. Rappelons pour expliquer cette différence que la statistique de 1862 n'avait pas recensé les exploitations de moins de 1 hectare; celles-ci, d’après la statistique de 1882, sont au nombre de 19 239. Ces exploitations se divisent comme il suit :
Exploitations de moins de 5 hectares. 24457 40187 — de 5 à 10 hectares... 8457 121921
— de 10 à 40 — .,..... 12981 14652
— de plus de 40 hectares... 971 1229
La culture directe par le propriétaire est très développée ; le métayage bien compris donne d’excellents résultats. Les chiffres ci-après indiquent l'importance des divers systèmes d’exploitation :
NOMBRE CONTENANCE D'EXPLOITATIONS MOYENNE hectares Gulture directe 2.72. 52 707 2,54 Férmine tete -nmmerner 21 218 192,32 MÉTAVARO LUN vbs 9246 11,69
La contenance moyenne des cotes foncières, par suite de l’augmentation sans cesse croissante du nombre de ces cotes, a subi des diminutions assez sensibles. Elle était :
hectares D'après le cadastrei. 20 40.204064 4,5% DH OO UE. Eee à RS 10 ON 4,22 DD FASO a tel. MERE Re Een 3,87 BA HOTÉ SP EE TE CO ni anse een 3,47 FC ee PR TL RE POP RS SE ee 3,25
La valeur vénale de la propriété, de 1852 à 1882, a subi les fluctuations suivantes :
1859 1862 1882 francs francs francs Terres labourabléses. 662 11377 1388 a22459 990 à 3 300 TORRES 1007 92183 1757 3212 1306 3900 Vignes... .… 806 1823 1683 3130 1530 3760 BOIS NET 895 2180 1171 4760 914 31495
Pendant la même période, le taux du fermage par hectare a subi les variations ci-après :
” francs ttes nes Terres labourables, 19 à 33 39 à 58 31à 86 PROS NME er x AT 98 65 45 88 46 113 DAPDOS HE Est 8 29 59 50 86 48 107
La machinerie agricole a fait des progrès considérables. Grâce au voisinage de Nantes, le département possédait déjà, en 1852, 440 machines à battre, dunt 16 à vapeur ; en 1862, il y en avait 1989, dont 90 à vapeur. En 1882, la statistique en recense 9273. — En 1862, il y avait 48 semoirs, 3 faneuses, 2 faucheuses et 2 moissonneuses ; en 1882, on trouve 41 semoirs, 70 faucheuses, 45 moissonneuses et À7 râteaux à cheval. La force motrice au service de
LOIRET
l'agriculture s'élève à 3165 chevaux-vapeur fournis par 67 roues hydrauliques, 260 machines à vapeur et 58» moulins à vent.
Les voies de communication comptent 7393 kilomètres, savoir :
kilom.
10 chemins dé: ferhe 0280 RER 599 40 routes -mätionales 2 ES COM PRE 972 22 routes départementales... "440. Liz RO Chemins vicinaux de grande communication ...... 2334 — — d'intérêt commun..." 883 — ==. Cofdinairés 2 RTE 2388
42 rivières navigables... RE 79 2.canaux .. .s soéesersoces ee EEE 50
Le système de culture est presque partout semipastoral ; les terres arables deviennent tour à tour prairies et pâturages et retournent à la charrue. L’ancien système de culture, avec pâture sauvage, a été remplacé par le système à plantes fourragères. Le chaulage des terres est une habitude usuelle.
En résumé, le département de la Loire-Inférieure, grâce à l'initiative d'hommes de progrès, à la tête desquels il est de toute justice de citer M. Rieffel, le fondateur de l'Ecole nationale d’agriculture de Grand-Jouan, a fait un pas considérable. La culture du Froment tend de plus en plus à remplacer celle du Seigle, grâce à l'emploi de la chaux et des phosphates; l'extension donnée à la culture des fourrages annuels, des Choux en particulier, a permis de mieux nourrir le bétail et d’entretenir un plus grand nombre de têtes. Le défrichement des landes a fait diminuer dans de notables proportions l'effectif de l'espèce ovine et a amené une augmentation du nombre des bêtes bovines.
Depuis la fondation des concours régionaux, quatre de ces solennités se sont tenues à Nantes : en 1859, en 1866, en 1874 et en 1882. La prime d'honneur a été décernée : en 1859, à M. Liazard, à Guemenée-Penfao ; en 1866, à M. Adolphe Boisteaux, à Gorges, près Clisson; en 1874, à M. Louis de la Haye-Jousselin, au Foie-des-Bois, commune de Derval; et en 1882, à M. le comte de Juigné, à Bois-Rouaud.
Le département possède un certain nombre de sociétés d'agriculture : le Comice central de Nantes, les Comices d’Ancenis, de Blain, de Carquefort, de Chateaubriant, de Derval et Nozay, de Guémené, de Guirande, de Légé, de Machecoul, de Nort, de Saint- Etienne-de-Montluc, de Saint-Gildas-des-Bois, de Saint-Mars-la-Jaille, de Saint-Père-en-Retz, Pornic et Paimbœuf, de Saint-Philbert, de Savenay et la Société Nantaise d’horticulture.
La Loire-Inférieure possède une école nationale d'agriculture à Grand-Jouan, près Nozay, école fondée par M. Jules Rieffel. Nantes est doté d’une station agronomique ; enfin le département a un professeur départemental d'agriculture. * G. M.
LOIRET (DÉPARTEMENT DU) (géographie). — Le département du Loiret a été formé en 1790, d’une petite portion du Berry et de l'Ile-de-France et des pays suivants appartenant à l’Orléanais : l'Orléanais propre, le Gâtinais et le Dunois. Il est coupé à la hauteur de Montargis par le 48° degré de latitude nord et est également coupé par le méridien de Paris qui passe un peu à l’est de Pithiviers. Il est exactement compris entre 47° 29! et 48° 22’ de latitude nord et entre 0° 49/ de longitude ouest et 0° 46’ de longitude est. Il est borné : au nord, par le département de Seine-et-Uise; au nord-est, par celui de Seine-et-Marne; à l'est, par celui de l'Yonne ; au sud, par la Nièvre et le Cher; au sudouest, par le Loir-et-Cher et au nord-ouest, par le département d’Eure-et-Loir. Sa superficie est de 677 119 hectares. Sa plus grande longueur, du nord-ouest au sud-est, entre Villamblain et Faverelles, est de 120 kilomètres ; sa plus grande lar-
LOIRET
geur, du nord au sud, est de 80 kilomètres, sous le méridien de Pithiviers et celui de Malesherbes, tandis qu'elle atteint à peine 40 kilomètres sous le méridien de Beaugeney. Enfin son pourtour dépasse 400 kilomètres.
Le département est divisé en 4 arrondissements comprenant 31 cantons et 349 communes. L’arrondissement de Pithiviers occupe le nord du département ; ceux de Montargis et d'Orléans se trouvent immédiatement au-dessous, le premier à l’est, le second à l’ouest; celui de Gien occupe le sud-est du département.
La vallée de la Loire divise le département en deux parties ; celle du nord est deux fois plus vaste que celle du sud. Au nord s'étendent la Beauce et le Gâtinais ; au sud se trouve la Sologne.
Une vaste plaine, connue sous le nom de plateau d'Orléans, s'étend sur la rive droite de la Loire, d'Orléans à Beaugency, à Patay, à Pithiviers et à Châteauneuf. Elle est sillonnée de l’est à l’ouest par une série de collines très peu élevées; l’altitude moyenne est de 120 mètres. La race ovine Mérinos est exploitée principalement dans cette région. La Vigne n’y est cultivée que sur les rives de la Loire et dans les environs de Pithiviers. La forêt d'Orléans occupe le centre de cette plaine.
Le territoire situé entre la rive gauche de la Loire et Chailly, la Ferté-Saint-Aubin, Sully, Jargeau et Olivet, est plus accidenté et plus boisé ; on y remarque, à côté de coteaux fertiles et de beaux vignobles, des terres pauvres couvertes de Bruyères, d’Ajoncs, et de quelques semis de Pin maritime.
Le Gâtinais orléanais comprend la partie nord de l’arrondissement de Pithiviers, située entre cette ville, Outarville, Malesherbes et Beaune-la-Rolande, l'arrondissement de Montargis et toute la partie de l'arrondissement de Gien qui est limitée par la rive droite de la Loire. Cette vaste surface est mouvementée et très boisée; elle est traversée par un grand nombre de petites rivières, le canal d'Orléans, le canal de Briare et le canal du Loiret. La Vigne y occupe des surfaces assez considérables ; la partie est de la forêt d'Orléans et la forêt de Montargis appartiennent à cette région.
La Sologne orléanaise comprend la partie sud du canton de la Ferté-Saint-Aubin et le territoire du canton de Sully. Cette contrée renferme encore de nombreux étangs.
Le canton de Châtillon-sur-Loire appartient au Berry; il est aussi pauvre que la Sologne. La partie nord-ouest du canton de Patay est fertile.
Au point de vue du régime des eaux, le département du Loiret se partage presque également entre le bassin de la Loire et celui de la Seine.
La Loire a, dans le département, un cours de 130 kilomètres ; elle passe à Châtillon, à Briare, où finit le canal latéral de la Loire et d’où part-le canal de Briare, reliant avec le canal du Loing, la Loire à la Seine; elle arrose Gien, Orléans, Meung et Beaugency. Elle reçoit dans le Loiret : le ruisseau de Bonny, le Trezé, la Notre-Heure, la Tielle, le ru de Dampierre, le Bec d’Able, le Loue, le Cens, le Loiret, la Mauves et le ru de Travers.
La Seine ne touche pas le département, mais elle en reçoit les eaux par le Loing et l'Essonne. Le Loing, dans le département, est constamment suivi jusqu'à Montargis par le canal de Briare, puis de Montargis à la Seine, par le canal du Loing. Ses principaux affluents sont : le Milleron, le Feins, l'Averon, l'Ouanne, le Vernisson, le Solin, la Bézoude, le Cléry, le Bez. L’Essonne ne baigne que Malesherbes ; son affluent principal est la Juine.
Le climat du département est, en général, tempéré. La température moyenne est de 11 degrés. Celle de l'hiver est de 2°,85 et celle de l'été 19°,32. Le nombre des jours pluvieux est de 124 et la hauteur moyenne d’eau tombée est de 640 millimètres.
ni
1 — LOIRET
Les vents dominants sont ceux du sud, du sudouest, du nord et du nord-est. À Gien, la hauteur de pluie annuelle est de 470 millimètres, de 580 à Orléans et de 650 à 700 dans la Sologne.
Au point de vue géologique, le sol du département appartient presque exclusivement au terrain tertiaire. D’après une carte géologique de M. de Fourcy établie en 1859, la partie est du département serait assise sur la craie, recouverte par une formation d’argile plastique comprenant des sables argileux et des argiles plus ou moins compactes. La limite de ces terrains serait une ligne dirigée à peu près au nord-ouest et passant par Montargis et Gien. A l’ouest de cette ligne commenceraient les calcaires tertiaires recouverts de sables argileux.
Le système crétacé est représenté dans le département par l'étage turonien qui se montre à Châtillon-sur-Loire et aux environs de Gien, sous la forme d’une craie blanchâtre, grossière, assez dure, sans silex, à Rhynchites Cuvieri et à Inoceramus labiatus. La première assise est fnrmée par une craie marneuse grise, à nodules verdàtres ; la deuxième assise, blanche et noduleuse, contient quelques rares silex gris.
Dans la Beauce, le caleaire lacustre du système oligocène se divise en deux couches séparées par une assise argilo-sableuse. Le calcaire inférieur (calcaire du Gâtinais), épais d’environ 15 mètres, est sans silex et ses espèces les plus caractéristiques sont Limnæa Brongniarti, Planorbis cornu, etc. Bien développé à la carrière Saint-Marc, à la porte d'Orléans, ce calcaire où domine la couleur blanche légèrement jaunâtre et où la silice est souvent très abondante, correspond aux meulières de Villers- Cotterets, Montmorency, Rambouillet, Epernon. A Montargis, il passe à l’état de marnes, qui empâtent d’assez nombreux fragments rougeâtres de silex, empruntés au conglomérat éocène sous-jacent.
Au-dessus du calcaire inférieur vient une assise de glaise verte, de sables siliceux et de grès calcaires, que M. Douvillé a nommée molasse du Gâtinais. Cette assise, dont la plus grande épaisseur est de 15 mètres, disparait peu à peu à l’ouest à mesure que s’y développent des nodules calcaires, qui finissent par former une couche continue, constituant la base du calcaire supérieur de Beauce.
Ce dernier, ou calcaire à Hélices de l’Orléanais, puissant d’une vingtaine de mètres, est caractérisé par des bancs gris ou noirâtres, bréchiformes, connus à Pithiviers, à Fay-aux-Loges, à Orléans. Aux environs de Gien, cette assise est à l’état de marnes noduleuses.
Avec ce calcaire se termine l’oligocène du bassin de Paris. Les dépôts qui recouvrent ce calcaire sont des sables appartenant à l'époque miocène.
On rencontre alors le dépôt des sables de l’Orléanais, au milieu desquels on trouve les genres Mastodon et Dinotherium. Ces sables qui occupent la forêt d'Orléans, sont grossiers, argileux, quelquefois accompagnés de grès calcaires et se montrent fossilifères à Neuville-sous-Bois. Dans le Gàtinais, ce ne sont plus que des sables argileux avec argiles tégulines, dépourvus d’ossements.
Une couche très peu épaisse de marnes blanches et vertes (marnes de l’Orléanais) repose sur ces sables ou quelquefois sur les calcaires supérieurs de Beauce. Parfois ces marnes supportent les sables et argiles de Sologne, dont nous avons déjà parlé au sujet du département de Loir-et-Cher.
Le val de la Loire renferme des alluvions sablonneuses, profondes et fertiles, quelquefois caillouteuses. -
En résumé, on voit que le calcaire fait souvent défaut dans les terrains qui ont constitué le sol arable du département. La marne et la chaux y produiront donc d'excellents résultats et l'emploi de ces amendements ne saurait trop être recommandé dans les terrains de l'époque oligocène.
LOIRET
La superficie du Loiret est de 677 119 hectares. Voici comment elle est répartie d’après le cadastre, achevé en 1842 :
hectares Mérres labourables Terme en 493 598 Pres ARR RENTE LP UN EE RE 28 190 NIMES 53 25 orale ot ANRT 36855 BOIS. A ere dunes SE EE 107 761 Vergers, pépinières et jardins......... 9 896 Oseraies, aulnaies, saussaies.......... 723
Carrières tetAmines er Re ra RE 48
Mares, canaux d'irrigation, abreuvoirs. 729 Canaux-demayigation te"... | 382 Landes, pâtis, bruyères, ete... ........ 28 220 Htanpe AVR. Te ele ER 4515 Propriétés Dates 7 tisser mss 2 998 Total de la contenance imposable..... 639945 Total de la contenance non imposable. 37 174 Superficie totale du département...... 677119
La superficie des terres labourables représentait 62 pour 100 de la surface totale du département; celles des prés 3 pour 100, des bois 16 pour 100 et des Vignes 5 pour 100 de la même surface totale.
Le tableau qui suit indique l'étendue des terres cultivées en céréales, d’abord d’après la statistique de 1852, ensuite d’après celle de 1882, avec les rendements moyens aux deux mêmes époques :