MAI
une très belle espèce, qui supporte bien la rigueur de nos hivers. Rs
Mahonia de Fortune (M. Fortunei Lindl.). — Espèce originaire de Chine, atteignant 1%,50 de hauteur et portant de grandes feuilles composées de 9 à 11 folioles cannelées. Les rameaux se dénudent souvent et ne restent garnis de feuilles que vers leur extrémité, ce qui donne à la plante un aspect très particulier. Les fleurs, d'un jaune terne, sont réunies en longues grappes. Cette espèce est rustique.
Mahonia du Japon (M. Japonica DC.). — Très belle espèce, atteignant, sous le climat du midi de la France, en terre fertile et humide, plusieurs mètres de hauteur. Ses feuilles peuvent atteindre jusqu’à 0",40 ; les folioles sont sessiles et cordiformes à la base. C’est une très belle plante, qui a produit dans nos cultures plusieurs variétés intéressantes.
Tous les Mahonias rendent les plus grands services pour la décoration des massifs de bois. Ils résistent bien à l’ombre, sans craindre cependant la situation ensoleillée. Leurs belles feuilles persistantes et leur floraison hâtive en font des plantes éminemment décoratives. J. D.
MAI. — Ce mois est, sous toutes les latitudes européennes, l’époque de la verdure et des fleurs. Dans le nord de la France, les Seigles sont épiés, les prairies artificielles se couvrent de fleurs, ainsi que les Pommiers, les Lilas, l’Arbre de Judée, l’'Epine blanche, etc. Dans le Midi, les Froments sont épiés, les Acacias sont en fleur et l’on fauche pour la première fois le Sainfoin et la Luzerne. Il est peu de mois dans lesquels on imprime plus d'activité aux travaux agricoles.
Direction de l'exploitation. — L’agriculteur continue à surveiller les plantes en végétation. On procède au sarclage des Blés, au binage des Betteraves, des Carottes, au hersage des Pommes de terre, etc. Dans le Midi, on opère la récolte des prairies naturelles et des prairies artificielles, et l’on surveille l'éducation des Vers à soie, ete. Dans la région septentrionale, on procède à la fauchaison du Trèfle incarnat, au pâturage de la Lupuline. Enfin, dans les régions du Sud-Ouest et du Sud, les troupeaux commencent à partir pour la transhumance.
Soins à donner au bélail. — On commence à faire travailler les juments qui ont pouliné en mars ou avril. On fait pâturer les jeunes chevaux au piquet sur la Minette et le Trèfle violet ou incarnat. On continue à donner aux juments et aux chevaux des fourrages verts. D’un autre côté, on nourrit les vaches au vert à l’intérieur des étables, ou on les conduit sur les prairies artificielles ou temporaires ; on continue de faire saillir celles qui sont en chaleur. Dans quelques contrées, on commence la dépaissance dans les bois et dans les forêts. Ailleurs, on continue l’engraissement des bœufs ou des vaches dans les herbages, et l’on termine l’engraissement des bêtes bovines ou ovines dans les étables. Dans la région septentrionale, on sèvre les agneaux qui sont nés pendant les mois de janvier et février et on les conduit, pendant les beaux jours, sur des terres engazonnées ou sur les champs de Lupuline ou de Minette. On opère la tonte des moutons transhumants et l’on continue ou l’on commence le parcage. On sèvre les porcelets et l’on châtre les gorets nés en mars ou en avril. — On continue la fabrication du beurre et des fromages et, dans les montagnes, on commence la fabrication des fromages de Gruyère, du Cantal, de Roquefort, du Mont-Dore, etc. La basse-cour exige une surveillance continuelle : on garantit les Jeunes poulets et les dindonneaux du froid et de l’humidité, on conduit les Oies et les oisons dans les pàturages, on enlève le duvet des vieilles Oies et des canes de deux à trois ans, on achève de mettre les Poules à couver. — Dans les contrées où les Abeilles ont une grande importance, on termine
MAIFFREDY
le nettoiement des ruches et l’on réunit les colonies faibles ; on continue de transporter les ruches près des luzernières et des Sainfoins, et l’on surveille les ruches bien peuplées, afin de pouvoir recueillir les essaims. — Dans le Midi, on ébourgeonne les Müûriers sauvageons, on commence la cueillette des feuilles et l’on procède à l'éducation des Vers à soie.
Potager et verger. — Les travaux sont très nombreux dans le potager pendant le mois de mai. Partout on arrose le plus possible, on répète les sarclages et les binages, et l’on opère la transplan-
tation des Choux, des Laitues, des Chicorées, des
Poireaux, des Oignons, etc. On continue les semis des mois précédents ; on lie les Romaines, les Chicorées transplantées en avril, on pince les Tomates, les sommités des Fèves et des Pois, et l’on rame les Haricots. Enfin, on met en place les Melons, les Goncombres, les Patates douces et les Tomates qui ont été élevés sur couche. Dans le jardin fruitier, on continue l’ébourgeonnement et le pincement ; on palisse la Vigne et les Abricotiers en espalier et contre-espalier ; on supprime les fruits qui sont en excès sur les arbres à noyau et à pépins ; on greffe par approche et en écusson, et l’on tue les Limaçons et les insectes qui coupent ou rongent les bourgeons et les feuilles. Dans le Midi, on bine de nouveau les Oliviers, les Jujubiers, les Abricotiers, les Amandiers et l’on achève de greffer les Oliviers. Dans les vignobles, on opère le soufrage et les premiers traitements préventifs contre le mildew, on bine ou on laboure de nouveau les vignes et l’on y enterre des engrais verts; enfin, on commence le liage des jeunes sarments aux échalas ou paisseaux ou aux treillages.
Travaux de culture. — On continue de labourer les terres qu’on destine au Chanvre, au Maïs, au Sarrasin, ete., et celles sur lesquelles on doit repiquer des Betteraves, Choux, Rutabagas, etc.; on poursuit aussi les labours sur les jachères. On herse les Pommes de terre et les Topinambours qui ne l’ont point encore été, On bine à la houe à cheval les Betteraves, Carottes, etc., semées à la fin de mars ; on herse les Avoines, les Blés, les Orges de printemps. On continue à transporter de la chaux. Dans le Midi et le Sud-Ouest, en enterre le Lupin blanc, on échardonne et l’on sarcle les céréales de mars, les Lins, les pépinières de Betteraves, Choux, etc., on commence la transplantation des Betteraves, Choux, Rutabagas, Tabac, etc., on continue le drainage sur les terres incultes. On termine la pose des perches dans les houblonnières, on commence le parcage, on vide les bergeries et les étables, et l’on commence l’arrosage des fumiers. On termine les semailles de Lin, Chanvre, Betteraves, Citrouilles, Maïs, Sorgho, Haricots, Cameline, etc. On commence à semer le Sarrasin, le Millet, le Moha de Hongrie, le Maïs. On sème de nouveau des Vesces, Pois gris de printemps, etc. Dans le Midi, on achève de semer la Gesse et Les Dolics. Dans les prairies naturelles et artificielles, à mesure que les plantes se développent et que la chaleur augmente, on modère les arrosages; dans le Midi, on arrose ordinairement la nuit et à deux
ou trois jours d'intervalle. Dans la région méridio-
nale, on commence la fauchaison des Luzernes.
Travaux forestiers. — On continue l’écorçage du Chêne et l’on enlève aussi les écorces des Tilleuls pour les diviser en lanières. On coupe les bois de refend et l’on procède au charbonnage des bois écorcés. On continue les binages dans les pépinières, on sarcle les plants provenant des semis exécutés pendant les mois précédents. On termine la récolte des graines d’Orme. G:2H°
MAIE. — Voy. PRESSOIR.
MAIFFREDY (biographie). — François Maiffredy, né à Cotignac (Var) en 1794, mort en 1877, après une carrière dans le commerce, devint en 1847 propriétaire du grand domaine du Mas-de-Vert en Camargue
Lost nt, LD, à, à à.
PT
MAILLE
(Bouches-du-Rhône), où il donna des exemples très remarquables d'amélioration du sol; il fut lauréat de la prime d'honneur en 1861. H. S.
MAILLE (300{echnie). — Nom du maniement de Bovidé plus connu sous celui de hanche. C’est un mot de l’ancien argot des bouchers, qui n’a rien de pittoresque et dont il serait impossible de trouver l'origine. Il est d’ailleurs rarement employé aujourd'hui (voy. HANCHE). AUS
MAINE-ET-LOIRE (DÉPARTEMENT DE) (gé0graphie). — Le département de Maine-et-Loire a été formé, en 1790, aux dépens de l’Anjou et du Saumurois. Le haut Anjou a fourni les arrondissements de Baugé et de Segré, et la moitié de l’arrondissement d'Angers ; le bas Anjou a fourni l’arrondissement de Cholet, le canton de Chalonnes-sur-Loire, la vallée de Chalonnes, la partie ouest des cantons des Ponts-de-Cé et de Thouarcé, le canton de Vihiers et la partie ouest du canton de Doué. Le Saumurois a fourni les cantons de Saumur, de Montreuil-Bellay, de Gennes, une partie du canton de Doué et la partie orientale du canton des Pontsde-Cé. Le département est coupé par Le 47° degré de lètitude septentrionale; enfin il est coupé, à quelques kilomètres à l’ouest d'Angers, par le 3° degré de longitude ouest du méridien de Paris. Il est borné: au nord par ceux de la Mayenne et de la Sarthe, à l’est par celui d'Indre-et-Loire, au sud par les Deux-Sèvres et la Vendée, à l’ouest par la Loire-Inférieure, au nord-ouest par l’Ille-ei-Vilaine. Sa superficie est de 712 093 hectares ; sa plus grande longueur, du nord-est au sud-ouest, est d’environ 125 kilomètres ; dans le sens opposé, du nord-ouest au sud-est, la distance est sensiblement la même ; de l’est à l’ouest, on compte 110 kilomètres environ, et du nord au sud, de 40 à plus de 80. Enfin le pourtour est d’un peu plus de 500 kilomètres.
Le département est divisé en cinq arrondissements, comprenant 34 cantons et 381 communes. L'arrondissement de Segré occupe le nord-ouest du département ; celui de Baugé, le nord-est; celui de Saumur, le sud-est et celui de Cholet, le sudouest; au centre se trouve celui d'Angers.
Le Maine-et-Loire, sans être montagneux, est cependant accidenté, surtout dans sa moitié méridionale qui s'étend de la rive gauche de la Loire aux frontières des Deux-Sèvres et de la Vendée. Dans la partie septentrionale, les collines les plus hautes atteignent à peine 100 à 110 mètres, tandis que, dans la partie méridionale, on trouve des coteaux qui dépassent 200 mètres. La Colline des Gardes qui s'élève à l’est de la route de Chalonnes à Cholet est le point culminant du département ; son altitude est de 210 mètres. Deux autres cimes atteignent presque l'élévation de la colline des Gardes : l’une, le coteau de Saint-Paul-du-Bois, au sud-sud-ouest de Vihiers, a 208 mètres ; l’autre, le coteau de la Salle-de-Vihiers, en a 205.
Tout le département appartient au bassin de la Loire. Ce fleuve a, dans le département, un cours d’un peu plus de 80 kilomètres jusqu’à Ingrandes, puis il lui sert de limite encore sur une quarantaine de kilomètres. Il baigne Saumur, Gennes, les Ponts-de-Cé, Chalonnes, Saint-Florent-le-Vieil et Champtoceaux. Il reçoit dans le département : le-Thouet, l'Authion, la Maine, l’ Aubance, le Layon, la Rome, l'Evre, la Divatte. En outre, l’'Erdre a son courssupérieur en Maine-et-Loire, et la Sevre- Nantaise, qui cotoie le département, y reçoit la Moine et la Sanguëse.
Le Thouet reçoit la Dive, baigne Saumur. L’Authion reçoit le Lathan et le Couasnon. La Maine est formée par la réunion de la Mayenne, de la Sarthe et du Loir qui se joignent au nord et près d'Angers. La Mayenne a un cours de 40 kilomètres environ; elle recoit la Roë, l’Arraize et la Verzée. Le Layon reçoit le ruisseau des Fontaines de Doué, le Lys, l'Hirome et le Jeu.
MAINE-ET-LOIRE
Au point de vue agricole, le département de Maine-et-Loire comprend trois parties bien distinctes : le Bocage, la Plaine et la Vallée. Le Bocage renferme les parties boisées des arrondissements de Baugé, Segré, Angers et Cholet; la Plaine comprend presque la totalité de l'arrondissement de Saumur ; la Vallée embrasse tout le littoral de la Loire et de l’Authion.
Le climat du département est doux et assez régulier. La température moyenne annuelle est de 12°,31 ; celle de l'hiver, de 5°,92; celle du printemps, de 11°,31; celle de l'été, de 18°,17; et celle de l'automne, de 7°,80. La hauteur moyenne annuelle d’eau tombée est de 0,510 à Angers, de 0,700 audessus d'Angers, en remontant la Loire et de 0,600, au-dessous d'Angers. On compte chaque année de 80 à 90 jours pluvieux. Les vents dominants sont ceux de l’ouest et du sud-ouest.
Les étangs occupent encore plus de 1000 hectares. Les plus importants sont ceux de Pouancé, de Marson, du Bellay, de la Blouère, de Singé, de la Motte, de Brélandière et de Saint-Jean-de-Linière.
Les marais ont encore une grande importance; les plus considérables sont les marais de l’Authion, les marais de Corzé, les marais de Briollay et les marais de la Dive.
« Si l'on jette les yeux, dit M. de Beauregard, auteur de la Statistique de Maine-et-Loire, sur une carte géologique du département, on voit qu’en faisant passer par Angers une ligne droite tirée du nord-ouest au sud-est, on divise le pays en deux parties à peu près égales. Au sud-ouest de cette ligne, on trouve les granits, les feldspaths qui forment les trois principales collines de Maineet-Loire, les terrains de transition. Au nord-est de cette ligne on rencontre les schistes d'Angers, les calcaires, les craies du Saumurois, les terrains tertiaires qui composent pour une grande partie les arrondissements de Saumur et de Baugé. »
La plus grande partie de l'arrondissement de Cholet appartient à la formation granitique; les terrains de transition forment une région s’étendant, d'une part, des bords du Layon, sur la rive gauche de la Loire, aux confins de l’arrondissement de Segré, et de l’autre, des limites de la Bretagne aux environs d'Angers et aux rives de la Sarthe. « Les terrains de transition de Maine-et- Loire, dit M. Risler, dans son Traité de géologie agricole, peuvent être considérés comme appartenant au bassin de Rennes. Ils en sont le prolongement. Mais on y trouve peu de cambrien, et par contre, au-dessus des assises siluriennes qui couvrent les plus grandes surfaces, on rencontre des dépôts dévoniens qui ont un grand intérêt pour l’agriculture de l’ouest de la France, parce qu'ils lui fournissent la chaux indispensable à l’amélioration de ses terres granitiques et schisteuses. »
La contrée que forment ces terrains de transition s'appelle Bocage; c’est un pays de collines couvertes de bois ou de closeries entourées d'arbres avec des vallées bien arrosées et riches en prairies avec culture semi-pastorale. Aux environs d'Angers, d’après M. de Lapparent, le système silurien offrirait la succession suivante :
9, calcaire âmpéliteux de la Meignanne, avec Orthocères et Cardiola interrupta; 8, phthanites à graphtolites; 7, schistes à nodules avec Calymene Tristani,; 6, schistes ardoisiers; 5, grès supérieur (15 mètres); 4, schistes noirs sans fossiles (60 mètres) ; 3, schistes à minerai de fer (40 mètres); 2, grès à Bilobites (Cruzsiana Prevasti) (12 mètres); 1, schistes inférieurs, visibles: sur au moins 200 mètres.
Les ardoisières appartiennent aux schistes à Calymene Tristani,; leurs fossiles les plus caractéristiques sont les Trilobites. La majeure partie des terrains de l'arrondissement d'Angers recouvre ces roches schisteuses qui disparaissent momentané-
MAINE-ET-LOIRE
ment à l’ouest, sous les schistes rouges. Les schistes de la rive gauche de la Loire sont à base d'argile plus ou moins ferrugineuse, facilement divisibles en feuillets parallèles. Les terres auxquelles ils donnent naissance sont des terres froides, ayant besoin d’amendements calcaires. Au-dessus des schistes ardoisiers, on trouve dans les environs d'Angers, par exemple à Saint-Gervais, des calcaires compacts noirs ; tous les gisements sont mis à profit et sur chacun d’eux, on a construit des fours à chaux.
Mais c’est surtout le système dévonien qui renferme des calcaires. Ce système est représenté par une longue bande qui s'étend de Doué à Nort. Il se compose d’une assise de grès, de calcaires, souvent alternant avec des schistes argileux noirs et de schistes et de grauwackes.
Les schistes ardoisiers et les calcaires noirs sont recouverts, aux environs d'Angers et de Chalonnessur-Loire, par des schistes argileux verts et rouges; puis viennent, au-dessus de quelques couches de poudingues et de grès schisteux noirs, des dépôts d’anthracite qui ne sont pas d'assez bonne qualité pour être employés au travail du fer, mais qui fournissent un combustible excellent et très économique pour les fours à chaux. Ce système permocarbonifère se rencontre surtout au Mouzeil et aux Touches. Vers Chalonnes, le système a 1000 à 1500 mètres d'épaisseur et contient 25 couches d’anthracite dont 8 seulement sont exploitables.
L’étage bajocien du système oolithique se rencontre sur la Loire, au nord-ouest de Saumur; les affleurements disparaissent au nord de Doué sous les dépôts crétacés et tertiaires. Partout ils reposent sur les dépôts primaires, débordant par-dessus le lias. On y observe surtout des calcaires jaunâtres à Amm. Parkinsoni.
Le callovien ferrugineux rejoint Montreuil- Bellay, venant de la vallée de la Vienne; à Montreuil-Bellay, on y trouve des Gastropodes.
Les terrains tertiaires du système éocène sont bien représentés à Soucelles, Cheffes, Corzé où ils affleurent sous la forme de grès à végétaux. Audessus des sables qui en dérivent, on rencontre parfois un calcaire lacustre équivalent au calcaire de Saint-Ouen. Les faluns de l'arrondissement de Baugé, notamment ceux de Noyant et de Genneteil, appartiennent au système miocène. Ils correspondent exactement aux faluns de Touraine; ils contiennent : Pecten Solarium, Scrabellus, Ostrea crassissima, Voluta miocenica, Arbacia monilis.
La période quaternaire comprend toutes les alluvions de la vallée dela Loire.
La superficie de Maine-et-Loire est de 712093 hectares; voici comment elle est répartie d'après le cadastre, achevé en 1842 :
hectares Terres labourables 4 HER ETES 451 949 Préss he dinar PE CT 86 106 VIDES LR CR Lee TE CR EE 30 508 BOIS RG Me be eee EEE ECC 06 284 Vergers, pépinières, jardins..." 8 704 Oseraies, aulnaies, saussaies.......... 1035 Mares, canaux d'’irrigations, abreuvoirs. 788 Carrières’et mines: NTFS PERS 33 Landes, pâtis, bruyères, etc........... 39124 ETANDS ., M RRburceee more EL EL 4 327 CGhâtaipneraies. 7% ue, eee 893 Proprièlés baties re -srermeret ee dE D 045 Total de la contenance imposable..... 682296 Total de la contenance non imposable. 29797 Superficie totale du département...... 712098
La superficie des terres labourables représentait 63 pour 100 de la superficie totale du département; la surface consacrée aux prés formait 12 pour 100 de la même surface; celle complantée en Vignes
MAINE-ET-LOIRE
était de 4pour 100 et celle consacrée aux bois s'élevait à 8 pour 100 de la même surface totale.
Le tableau qui suit indique l'étendue des terres cultivées en céréales, en 1852 et en 1882 :
Re. OS RS 0 re.
ÉTENDUE RENDEMENT ÉTENDUE RENDEMENT
hectares hectol. hectares hectol.
Froment .... 163883 16,23 165 014 17,30 Méteil...... 6065 14,17 3 566 16,30 Seigle .... 18978 14,58 9103 16,10 Orge... 11592 18,31 13067 18,90 SaALrTASIN 4939 15,00 2588 45,10 Avoine...... 29 143 20,04 33 157 21,60 MAIS CRE 400 40,20 574 16,50 Millet cr. » » 16 12,60
En 1852, la superficie totale consacrée aux céréales s'élevait à 235060 hectares ; en 1862, cette surface était en légère augmentation et atteignait 236161 hecares; d’après la statistique de 1882, elle ne serait plus que de 227745 hectares, en diminution de 7315 hectares sur les chiffres de 1852. La surface ensemencée en Blé a cependant augmenté de plus de 1000 hectares; en 1862, elle atteignait 171999 hectares, soit 6500 hectares de plus qu’en 1882. Le Méteil a perdu 3000 hectares, le Seigle 9000 et le Sarrasin 2000; par contre, l'Orge gagne 1500 hectares, et l’Avoine 4500. Les rendements se sont accrus assez sensiblement; ils sont relativement au-dessus de la moyenne générale de la France; mais il est possible de faire mieux en employant les engrais phosphatés et la chaux dans les terrains de transition.
Voici d'autre part, au même titre, le tableau comparé des autres cultures :
1859 1882 Re. 6 Re - ÉTENDUE RENDEMENT ÉTENDUE RENDEMENT hectares hectares Pommes de terres 48e 20240 66 h1. 39 928765 54 qx Betteraves ... 22145 195 qx 90 = 1114162021 0x Légumes secs 3589 16 h1. 03 2 624 21 h1. 10 Racines et légumes divers 32362 306 qx 38 11383 177 qx Chanvre...... 7710 8 h1. 26 7 989 6 h1. 20 Diner me 2 863 8 hl. 99 1 306 9 h1. 30 Colza es 4584 416 h1. 66 9921 14 h1. 40
La surface consacrée aux Pommes de terre a gagné 8500 hectares de 1852 à 1882; en 1862, la précieuse plante était cultivée sur 36571 hectares, soit 8000 hectares de plus qu’en 1882. Cette différence a été compensée par une augmentation de 9090 hectares dans la surface consacrée aux Betteraves ; sur les 11116 hectares de Betteraves cultivés en 1882, on compte 10816 hectares de Betteraves fourragères et 300 hectares de Betteraves à sucre, Les légumes secs ont perdu 900 hectares environ; les 2624 hectares cultivés en 1882 comprennent : 781 hectares de Fèves ou Féveroles, 1273 de Haricots, 292 de Pois et 18 de Lentilles. En ce qui concerne les racines, l’examen des chiffres consignés plus haut semblerait indiquer une diminution de 21000 hectares dans la surface consacrée à cette culture. 11 n’en est rien; la statistique de 1852 a recensé en bloc les racines et les légumes divers, lesquels comprenaient les Choux; or, d’après la statistique de 1882, les Choux occupent une surface de 36256 hectares ; l'augmentation en faveur de 1882 serait donc de 15 277 hectares. Les 11 383 hectares de racines cultivés en 1882 comprennent : 1618 hectares de Carottes, 42 de Panais et 9723 de Navets ou Raves. La culture du Chanvre occupe sensiblement la même surface qu’en 1882; la culture du Lin, par contre, a perdu 1500 hectares et celle du Colza 900.
À qnoi tient l’augmentation des plantes sarelées ?
MAINE-ET-LOIRE
Voici ce que dit à ce sujet M. Risler, dans son traité de Géologie agricole : & Il y a une cinquantaine d'années, on suivait encore dans la plus grande partie des terres schisteuses de l’Anjou un système de culture très primitif. On ne faisait de plantes sarclées, Navets, Choux, Pommes de terre, que dans une.pièce de terre spéciale, espèce de jardin que l’on appelle closeau ou bordage, où l’on concentre beaucoup de fumier et que l’on cultive à la main avec un croc à deux branches. Dansle reste des terres on faisait trois ou quatre fois du Blé ou du Seigle, mais toujours après une jachère. Puis on laissait la terre s’enherber naturellement et l’on s’en servait comme pâturage pendant six ou huit ans. A mesure que les bonnes routes se sont multipliées, l'emploi de la chaux s’est généralisé. On a obtenu de meilleures récoltes de Blé, et, au lieu de laisser le pâturage se former tout seul, on a semé du Trèfle ou un mélange de Trefle et de Graminées que l’on fauche une à deux fois pour faire du foin et que l'on fait manger sur place les années suivantes. Ayant plus de fumier, on a pu en mettre davantage sur les jachères et employer une partie de celles-ci à la production des plantes sarclées. »
En 1882 la Chicorée aété cultivée sur 38 hectares avec un produit moyen de 109 quintaux par hectare.
La statistique de 1852 évalue à 85 850 hectares, la superficie des prairies naturelles: sur cette surface, 35289 hectares étaient irrigués. En 1862, cette surface était de 79760 hectares comprenant 41806 hectares de prés secs, 37435 hectares de prés irrigués et 919 hectares de prés vergers; de plus 14 334 hectares étaient consacrés aux fourrages verts. D’après la statistique de 1882, les prairies naturelles occuperaient 78 537 hectares, savoir :
hectares Prairies naturelles irriguées naturellement 32910 Prairies naturelles irriguées à l’aide de tra- NT EU PORT AP SR ER RE ES 9872 Prairies naturelles non irriguées......... 39 705
Il convient d'ajouter à ces chiffres, 10736 hectares de prés et pâtures temporaires et 2851 hectares d'herbages pâturés. Enfin, les fourrages verts étaient cultivés, en 1882, sur 60 668 hectares comprenant : 11 386 de Vesces, 4578 hectares de Trèfle incarnat, 92306 de Maïs-fourrage, 36 256 de Choux et 3212 de Seigle en vert.
En 1852, les prairies artificielles occupaient 45458 hectares ; en 1862, 48 458 hectares ; d’après la statistique de 1882, 43 890 hectares, répartis de la manière suivante :
hectares Pelle Sites ne eNonbieinentes ou ets En ue Ne 29193 PAT ENCRES NT SRE RE A 8315 CAT) QUE SCENE IN EN ALINESS EPRr A 4861 Mélanges de Légumineuses......... ere 1521
Il résulte de l'examen de ces chiffres que la surface consacrée aux fourrages a notablement augmenté de 1852 à 1882. La meilleure preuve de cette augmentation est l’accroissement très considérable dans l’effectit des animaux des espèces chevaline et bovine. Si aux 78 537 hectares de prairies naturelles existant en 1882, on ajoute les 2851 hectares d’herbages pâturés et les 10 736 hectares de prés et pâtures temporaires relevés en 1882, on obtient un total de 92124 hectares qu'il faut comparer aux 85 850 hectares existant en 1852 ; il y a donc eu augmentation de 6274 hectares. D'autre part, si aux 43980 hectares de fourrages artificiels cultivés en 1882, on ajoute les 60 668 hectares de fourrages verts cultivés à la même époque, on obtient un total de 104648 hectares qu’il faut comparer aux 45 458 cultivés en 1852; c’est encore une augmentation de 59 190 hectares ; la surface a plus que doublé. Les arrondissements d'Angers et de Cholet sont
Soie
MAINE-ET-LOIRE
ceux quirenferment les plus grandes. surfaces en prairies naturelles. Les prairies de Longué, de Briollay, etc., sont les plus renommées.
La Vigne occupait 30499 hectares en 1852; le produit en vin représentait une valeur de 8 730 000 francs environ. En 1862, elle occupait 31 486 hectares ayant produit 664 692 hectolitres de vin pour une somme de 29 298 000 francs. D'après la statistique de 1882, elle occuperait 36 958 hectares, savoir :
hectares Vignes en pleine production......... 31264 -—- nouvellement plantées........ 3081 — avec cultures intercalaires,... 2013
La récolte a fourni 268374 hectolitres de vin représentant une valeur de 10 466 027 francs.
Sur les bords de la Loire, les argiles compactes produites par la décomposition des schistes rouges produisent, notamment près de Chalonnes, de Savennières et de Serrans, des vins blanes qui sont d'assez bonne qualité, quelquefois très alcooliques, mais qui ont un goût particulier de terroir.
Les cépages des Vignes blanches sont : le Pineau blanc, le Muscadet, le Meslier, le Gros Plant et le Bourgogne blanc. Ce sont ces cépages qui fournissent les vins blancs de Saumur et les vins blancs des bords de la Loire et des coteaux du Layon. Les meilleurs cépages à fruits rouges sont le cot de Touraine et le plant de Bourgogne. La Vigne n’est jamais échalassée. — On fabrique à Saumur depuis 1834 des vins champanisés.
En 1885, la superficie plantée en Vignes était évaluée à 44 000 hectares ayant produit 860000 hectolitres de vin, représentant une valeur de 27 380 000 francs. D’après l'enquête du service phylloxérique en 1887, la superficie complantée en vignes s’élèverait à 55 000 hectares, et cependant le Phylloxéra a envahi le vignoble sans entraver l'extension donnée aux plantations. La surface contaminée peut être évaluée à 6000 hectares environ, répartis entre 94 communes. La surface défendue comprend 143 hectares, traités au sulfure de carbone et 12 hectares au sulfocarbonate de potassium.
Les Pommiers à cidre sont nombreux dans les arrondissements de Segré et de Baugé. Les Noyers sont assez nombreux au nord-est et à l’est du département, dans les arrondissements de Saumur et de Baugé et aux environs d'Angers. Les Chàtaigniers occupent près de 1300 hectares; ils sont communs dans les arrondissements de Segré et de Cholet, sur les collines schisteuses et dans les terrains granitiques. Les Pruniers sont cultivés dans la partie est de la vallée de la Loire. Dans les terres calcaires du Saumurois, on trouve un grand nombre d’Amandiers et d’Abricotiers.
En 1842, les bois occupaient une surface de 56284 hectares ; en 1862, 55 714 hectares. D’après la statistique de 1882, ils occuperaient 57 314 hectares comprenant :
hectares
Bois appartenant aux particuliers...... 54750 — = aux communes et au
département....... 937
— — dl Bla ricren 4 807
Les forêts les plus importantes sont celles de Chambiers, de Juigné, de Combrée et de Pont- Ménard. Les essences que l’on rencontre le plus fréquemment sont le Chêne, le Hêtre, le Châtaignier, le Charme et le Boulcau. Dans l'arrondissement de Baugé, le Pin maritime etle Pinsylvestre occupent des surfaces considérables.
L’horticulture est très prospère à Angers ou dans les environs. Chaque année elle expédie en France et à l'étranger, des quantités importantes de Camé-
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lias, de Magnolias, de Rhododendrons et de Rosiers. La culture des légumes a pris également une grande extension aux environs d'Angers et dans la vallée de l’Authion.
Les terres labourables, lors de la confection du cadastre, occupaient 451 949 hectares ; en 1852, elles s’étendaient sur 460926 hectares; en 1862, elles occupaient 464116 hectares ; d’après la statistique de 1882, elles comprendraient 478058 hectares; c’est, depuis le cadastre, une augmentation de 26109 hectares. La superficie cultivée en 1882 comprend 658 569 hectares et la surface non productive s'étend sur 17972 hectares comprenant :
hectares Landes, pâtis, bruyères, etc.......... 149248 Terrains rocheux et de montagnes.... 2193 7 MATÉCAPOULR SLR ee cie 1 516 Tourbières Re ec Er 45
Les assolements suivis dans le département sont assez nombreux. Dans l'arrondissement d’Angers, la succession ordinairement adoptée comprend : 1° Choux; 2° Froment; 3° Orge, Avoine ou fourrages annuels. Dans l’arrondissement de Cholet, l’assolement comprend : 1° Choux ou Navets; 2° Froment ; 3° Avoine, Vesce ou Trèfle. Dans l’arrondissement de Segré, on suit le plus souvent un assolement appartenant à la culture pastorale mixte et comprenant : 1° jachère, Sarrasin ou fourrages annuels; 2° céréales d'automne; 3° Trèfle, Choux, Navets; 4° Trèfle, Orge ou Pommes de terre; 5° Avoine ou Froment. Dans l’arrondissement de Baugé, on adopte : 1° Pommes de terre, Betteraves ou Colza ; 2 Blé ou Chanvre; 3° Avoine, Orge, Trèfle ou Froment. Enfin, à Saumur, l’assolement comprend : 1° jachère, Trèfle, Pommes de terre ; 2° Froment ; 3° Orge, Avoine ou fourrages.
Le tableau suivant donne, relativement à la population animale du département, les chiffres accusés par les recensements de 1852, 1862 et 1882 :
CMOVAUX sem tee cher oh 47 669 53 622 59177 Anes et ânesses....,.... 1246 872 1282 Mutetsrelämules. 202.02 1554 993 270 Bétes boyvines. 4.5. 254055 3149254 330 505 MOINE NE 135 455 129 483 61963 — vporcines.......... 101698 117764 129789 + ICAprines.s se trde 8528 6 260 4355
D'après ces chiffres, l'effectif des animaux de l'espèce chevaline aurait augmenté de 12 000 têtes, de 1852 à 1882; l'espèce asine serait restée stationnaire, les Mulets et les Mules auraient perdu 1200 têtes. — L'espèce bovine s’est accrue de 16 050 têtes, de 1852 à 1882, pendant que l'espèce ovine perdait 71 000 têtes ; enfin, l’espèce porcine est en accroissement de 28 000 têtes environ.
Les chevaux appartiennent en général à la race des Landes ; les bêtes mulassières se rencontrent surtout dans l’arrondissement de Saumur; elles proviennent du Poitou.
Les bêtes bovines appartiennent principalement à la race Choletaise, à la race Bretonne, à la race Mancelle et à la race Durham. La race Bretonne est surtout répandue dans l'arrondissement de Segré.
Les bêtes ovines appartiennent aux races Dishley, Southdown et Poitevine, et à la race Mérinos. En général, les bêtes à laine ne sont pas l’objet de spéculations importantes.
Les animaux de l’espèce porcine appartiennent à la race Craonaise pure ou croisée avec les races anglaises, ou aux races anglaises pures. — Les animaux de basse-cour sont assez nombreux; la poule de la Flèche est estimée; elle est exploitée surtout sur les confins de la Sarthe. Les Canards sont nombreux sur les bords de la Loire et de la Sarthe et dans les marais de l’Authion.
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Les ruches sont au nombre de 25 947, produisant chacune, en moyenne, 6 kilogrammes de miel et 1 kilogramme de cire.
On voit que la population animale du département est en augmentation sensible, et que, non seulement les effectifs ont augmenté, mais encore les animaux de l'espèce bovine sont devenus plus précoces, par suite de leur croisement avec la race Durham. Celte précocité est due à une meilleure alimentation résultant de l'emploi de la chaux, qui a permis d'étendre les cultures fourragères.
D’après le recensement de 1881, la population de Maine-et-Loire s'élève à 528 491 habitants, ce qui représente une population spécifique de 73 habitants par kilomètre carré. Depuis 1801, Maine-et- Loire a gagné 147 947 habitants.
La population agricole (mâles adultes), de 1862 à 1882, a subi les modifications suivantes :
Propriétaires agriculteurs ..... 30 369 30375 P'éTRTe us: ie ne re ne 44729 216928 Métayerst SERA ARTE 4785 7122"
Domestiques tre tr UNE 58 269 48 588
JoOUTnAaHErS SALE RER LE 13232 14 304
Le département comprend 1466 837 parcelles, d'une contenance moyenne de46 ares.
Le nombre des exploitations qui, en 1862, était de 38150, s'élève, en 1882, à 64406. Rappelons, pour expliquer cette différence, que la statistique de 1862 n'avait pas recensé les exploitations de moins de { hectare; celles-ci, d’après la statistique de 1882, sont au nombre de 19 100. Ces exploitations se divisent comme il suit :
Exploitations de moins de 5 hectares.. 16089 41148 — de 5 à 40 hectares...... 6 403 8206
— de 10 à 40 hectares... 13 528 43386
— de plus de 40 hectares... 2125 1666
La culture directe par le propriétaire est la plus fréquente ; mais le nombre des exploitations louées à bail d'argent est considérable ; le métayage est moins fréquent. On peut se rendre compte de l'importance relative de ces divers modes d'exploitation par les chiffres ci-dessous :
NOMBRE CONTENANCE D'EXPLOITATIONS MOYENNE hectares Culture directe...... 36510 4,40 HÉLMASENE MR EEARREE 244195 11,13 Metiyare. #5 7104 14,26
La contenance moyenne des cotes foncières, par suite de l'augmentation croissante du nombre de ces cotes, a subi des diminutions assez sensibles depuis la confection du cadastre. Elle était :
hectares D'après le cadastre, "#8 4,74 En SL SM EEE 4,41 En 1864584008 MS MERE 4,93 En 1874550 ARR RER 3,01 En. 1884 27508 DO PPONPPEREERETR 3,13
La valeur vénale de la propriété, de 1852 à 1882, a subi les fluctuations suivantes :
1859 1862 1882 francs francs francs Terres labou- 4 r'ADIOS ES 14907à2504 1578à3174 1124 à 3652 Prés: 372000 14315 29928 92050 3844 1490 4311 Visnese 4e 1401 2761 1828 39224 1416 3812 Bois: 4724 8500 1025 5607 916 4595
MAIS
Pendant la même période, le taux du fermage par hectare a subi les variations ci-après :
francs francs francs Terres labourables.…. 39 à 80 44à 85 36 à 100 Prés ER Te 46 96 60 4119 53 141 Vignes ste. 43 79 99 97 40 405
L'outillage agricole a fait des progrès considérables. En 1852, Maine-et-Loire possédait 1199 machines à battre, dont 21 à vapeur; en 1862, le nombre des batteuses s'élevait à 4100, dont 45 à vapeur ; d'après la statistique de 1882, ce nombre serait de 4695. En 1862, le département possédait 45 semoirs, 23 faneuses, 10 faucheuses et 3 moissonneuses. D'après la statistique de 1882, il y aurait 117 semoirs, 300 faucheuses, 112 moissonneuses et 191 faneuses ou râteaux à cheval. La force motrice utilisée exclusivement par l’agriculture serait de 2368 chevaux-vapeur fournis par 230 roues hydrauliques, 148 machines à vapeur et 770 moulins à vent.
Les voies de communication comptent 8441 kilomètres, Savoir :
kilom.
PSI MOTOR eau à de da des eese ra ko e 09e - 319 ASTUCE TA LOIR LES Se eue sosie e dass see ee à 961 DDOirontesadépartententales 2. Mt. Rues 829 51 chemins vicinaux de grande communication. 996 125 — de moyenne — 15086296 1034 — de petite — 3792 OPEN MANIA DÉS Te us dus coudre dite 380
Depuis la fondation des concours régionaux, quatre de ces solennités se sont tenues à Angers : en 1862, 1869, 1877 et en 1885. La prime d’honneur y a été décernée quatre fois : en 1862, à M. le comte de Falloux, au Bourg d’Iré ; en 1869, à M. le comte d’Andigné de Mayneuf, à la terre des Ailliers ; en 1877, à M. Cherbonneau, à Charost, et, en 1885, à M. le comte de Manneville, à la Motte- Barancé.
Le département deMaine-et-Loire compte un grand nombre d'associations agricoles. Ce sont : la Société industrielle et agricole d'Angers et les Comices agricoles de Saumur, d'Angers, de Baugé, de Candé, de Chemillé, de Cherré, de Cholet, de Durtal, du Lion d'Angers, de Longué, de Louroux-Béconnais, de Montrevault, de Noyant, de Pouancé, de Saint-Florent-le-Vieil, de Saint-Georges, de Segré, de Seiches, de Thouarcé et de Chalonnes, ainsi que les Sociétés d’horticulture d'Angers et de Cholet.
Maine-et-Loire possède, depuis 1887, un professeur départemental d’agriculture. G. M.
MAIS. — Le Maïs (Zea mays L.) est une Graminée annuelle, monoïque. L’inflorescence mâle, placée tout à l'extrémité de la tige, est une grappe d’epis; les fleurs qui la composent, réunies deux à deux en épillets, sont constituées par deux étamines seulement. Les fleurs femelles forment des épis composés situés à l’aisselle des feuilles moyennes. Les épillets sessiles, pressés les uns contre les autres à la surface d’un axe principal très gros, comprennent deux fleurs, dont l’inférieure stérile ; la supérieure, pourvue d’un ovaire surmonté de deux longs styles plumeux, se développe seule et donne naissance aux grains de Maïs, lesquels sont des cariopses, c’est-à-dire des fruits secs, indéhiscents, dans lesquels l'ovule est fortement adhérent aux parois de l'ovaire. L'étude du développement de l'inflorescence femelle, qui est recouverte par des spathes foliacés, montre que ce sont les fleurs médianes qui apparaissent les premières.
Les Maïs sont des plantes à racines traçantes, à tige robuste, ronde, droite, simple, remplie d’une moelle sucrée, munie de renflements ou nœuds
MAIS
dont les inférieurs produisent des racines adventives. Les feuilles très grandes, ensiformes, rudes sur les bords, sont alternes.
Le Maïs est originaire d'Amérique ; A. de Candolle a montré qu'on ne pouvait en prouver la présence sur les autres continents avant la découverte de l'Amérique, et, partant de cette considération que le lieu où une espèce quelconque a dû apparaitre est celui qui offre les conditions de milieu les plus favorables à son développement, le même savant croit pouvoir fixerle berceau du Maïs dans la Nouvelle-Grenade. Ce qui est certain, c’est que le Maïs ne prit quelque importance en Europe qu'à partir du seizième siècle. Aujourd'hui la culture de cette plante s’est étendue à tous les pays qui ont une température estivale élevée. Le Maïs appartient à la zone tempérée chaude. A. de Candolle lui fixe comme limite de culture, en Amérique méridionale, le 40° degré de latitude sud; en Amérique septentrionale, le 54° degré de latitude nord; en Europe,
le 50° degré de latitude nord.
Pour la France, la zone culturale du Maïs est comprise au-dessous d’une ligne très sinueuse qui, partant de la Rochelle, se dirige du S.-0. au N.-E., s’infléchit au-dessous de Tours pour redescendre à l'est de Poitiers, de Périgueux, de Cahors, passe au voisinage d'Albi, et remonte alors, sur la rive droite du Rhône, puis de la Saône, de façon à couper la Bourgogne à l’ouest de Dijon, à contourner Nancy et Lunéville. Après avoir traversé les Vosges et le Jura, cette ligne redescend la vallée du Rhône, du côté des Alpes.
Comme altitude, le Maïs dépasse peu 600 mètres dans la région moyenne de l'Europe.
Il est bien entendu que ces considérations n’ont leur raison d’être que pour le Maïs envisagé comme producteur de grains, et que ce ne sont que des données générales. Le sol, l'exposition ont, nous le savons, une influence énorme sur le climat, et il en résulte qu’en dehors de cette aire géographique, on rencontre des cultures de Mais dans nombre de localités. C’est le cas de la partie de la Bourgogne qui n’est pas comprise au-dessous de la ligne dont nous avons indiqué le trajet; de même les plateaux bien exposés de la Nièvre müûrissent les variétés peu exigeantes. De Candolle a signalé les environs du Mans comme possédant des champs de Maïs, et il a observé la même plante dans les Pyrénées occidentales, à 1000 mètres environ d'altitude. Quand, d’ailleurs, on examine la statistique de la France, on s'aperçoit que 31 départements seulement n’ont pas de Maïs; mais il est vrai que, parmi les 50 départements recensés, quelques-uns comme la Meuse, le Nord, l'Oise, la Haute-Saône, ont moins de 20 hectares consacrés à cette culture. Les Landes arrivent en première ligne avec 72000 hectares ; les autres départements qui viennent ensuite, par ordre d'importance, sont : les Basses-Pyrénées, la Haute-Garonne, la Dordogne, Lot-et-Garonne, le Lot, le Tarn; de sorte qu’on peut dire que le Maïs est la plante du Sud-Ouest.
La seule espèce Zea mays a donné naissance à un grand nombre de variétés culturales qui diffèrent par la taille, la précocité, et surtout par la forme et la coloration des grains. Il y a en effet des Mais à grains blancs, Jaunes, rouges, noirs et même bleuâtres. Les variétés à grains blancs et celles à grains jaunes sont les seules qui aient de l’importance ; les autres ne sont qu'intéressantes.
Variétés à grains blancs. — Parmi les Variétés à grains blanes, on doit citer : le Maïs blanc des Landes, très répandu dans le pays dont il porte le nom, et, d’ailleurs, dans tout le sud-ouest de la France, beau Maïs atteignant 1,50 à 1,60 de hauteur, à grains nacrés, gros, assez précoce; — le Maïs King-Philipp blanc, encore peu cultivé, précieux à cause de sa précocité et de sa productivité, plante de 1,60 à 1%,80 de hauteur, donnant de
MAIS
beaux grains blancs, arrondis, qui müûürissent jusque sous le climat de Paris ; — le Cuzco blanc, qui a le grave défaut de ne pas mûrir en France; très exigeant comme température et comme sol, mais susceptible d'atteindre des dimensions énormes (3 à 4 mètres) et de donner un grain blanc très gros et très farineux ; — le Caragua ou dent de cheval qui doit son nom à la forme très aplatie de ses grains,
ww
= PTS DR ET ro E
Fig. 306. — Maïs : 1, épi mûr; 2, épi femelle avant la maturité et dépouillé de ses bractées, 3 et 4, fleur femelle; 5, grain; 6, épillet mâle; 7, fleur mâle.
variété des pays très chauds et qui ne convient-pas chez nous.
Variétés à grains jaunes. — Elles sont plus nombreuses. Les plus cultivées sont : le Maïs à poulet, très petit, à recommander pour les localités peu chaudes ; c’est un Maïs dont la tige ne dépasse guère 0,60 de hauteur, dont les grains presque ronds conviennent très bien aux volailles; il mürit au nord de Paris ; malheureusement il est peu productif, — le Maïs quarantain, un peu plus exigeant, mais aussi un peu plus productif que le précédent; les tiges atteignent 1 mètre de hauteur ; — le faïs