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bien qu'à soins égaux et sans plus grandes précautions les vins chauffés se tiennent mieux que ceux qui ne l'ont pas été. A. B.
MALAGA (œænologie). — Le vin de Malaga est un vin de liqueur produit en Espagne dans la province de ce nom. On en distingue deux sortes : le vin blanc de Malaga, d'une belle nuance ambrée, obtenu par l'addition au moût des vendanges d'une certaine quantité d’un sirop spécial fait avec les raisins du Pedro Ximénès, qui ont été exposés au soleil jusqu’à dessiccation presque complète ; le vin de Malaga proprement dit, de couleur noirâtre, dont la teinte se rapproche de celle du brou de noix, obtenu en ajoutant au moût deux sirops différents extraits des moûts des cépages Pedro Ximenès et Doradillo concentrés par l'ébullition ; l’un de ces sirops porte le nom d’arrope , et l’autre celui de color. Pendant la fermentation des moûts, et avant l'addition des sirops, on accroit la force alcoolique en y ajoutant de l’eau-de-vie.
C'est de la fabrication des sirops et de la proportion dans laquelle on les mélange au moût, que dépend la qualité ultérieure du vin de Malaga ;
très sucrés, séparés de leurs râfles, avec addition d'environ 7 pour 100 d’eau-de-vie à 35 degrés, de 8 pour 100 d’arrope et de 3 à 4 pour 100 de color. Le vin préparé ainsi doit vieillir pendant quatre ou cinq ans pour être bon à vendre; on le vieillit souvent artificiellement par des mélanges, en proportions variables, de vins vieux avec des vins jeunes.
On appelle malaga sec le produit, fortement alcoolisé, de là
fermentation des moûts
des cépages Pedro Ximenès, Doradillo et Al-
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Fig. 310. — Appareil Perrier pour le chauffage des vins.
niunecas, sans aucune addition de sirop.
Des vins analogues à ceux de Malaga se fabriquent couramment à Cette ; cette industrie y a pris une grande extension.
MALAGUTI (biographie). — François Malaguti, né à Bologne (Italie) en 1802, mort en 1878, chimiste et agronome, fut d’abord pharmacien à Bologne ; réfugié en France en 1831, il fut attaché à la manufacture de Sèvres, puis devint professeur et doyen à la faculté des sciences de Rennes. On lui doit un grand nombre de publications, par mi lesquelles : Leçons de chimie agricole (1848); Chimie appliquée à l'agriculture (1852). Il a contribué beaucoup aux progrès de l’agriculture par Pemploi des engrais en Bretagne. H. S.
MALAISE (RACE) (basse-cour). — La race Ma— laise, intéressante pour le gallinoculteur, mériterait l'attention toute particulière du naturaliste. C'est la première qui, à une époque relativement récente, a été importée d'Orient en Angleterre et est venue mêler son sang à celui des races européennes. Cette race possède les caractères particu— liers etles signes distinctifs d’une race bien personnelle. Il n’en est pas une qui étonne davantage par sa singularité lorsqu'on la voit pour la première fois.
Le coq (Gallus giganteus) est de haute taille. C’est avant tout un batailleur. Les habitants de la Malaisie l'élèvent pour le combat. On connait leur
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