MAMELLES (MALADIES DES
dépendre de l1 longueur normale du corps, qui est à la fois spécifique et individuelle.
Il est à peine besoin de faire remarquer que le maximum possible du nombre des mamelles est à rechercher pour la truie mère. Quand elle fait plus de gorets qu’elle n’a de mamelles à leur offrir, les plus forts s'emparent de celles qui existent et les faibles sont voués à la mort par inanition. La lutte pour la vie se manifeste ici sous son aspect le, plus simple et le plus évident. A. S.
MAMELLES (MALADIES DES) (vétérinaire). — Voy. MAMMITE.
MAMILLAIRE (horticullure). — Voy. GACTÉES.
MAMMIFÈRES (300logie). — Classe d'animaux vertébrés à sang chaud, vivipares, pourvus de mamelles pour allaiter leurs petits. Ces animaux, les plus parfaits de tous, forment la première classe de l'embranchement des Vertébrés. On les a subdivisés en un assez grand nombre d'ordres ; nous n'indiquerons que ceux intéressant l’agriculture. Parmi ceux qui renferment des animaux domestiques, 1l convient de citer les Rongeurs (Lapin), les Pachydermes (Porc), les Solipedes (Cheval), les Ruminants (Mouton, Chèvre, Bœuf), les Carnivores (Chien). Un certain nombre de Mammifères, vivant à l’état sauvage, dont les uns sont utiles, tandis que les autres sont nuisibles pour l'agricul= ture, sont étudiés dans ce Dictionnaire sous leurs noms respectifs.
MAMMITE (vétérinaire). — On désigne par ce mot, et aussi par ceux de mastoile ou de mastite, l'inflammation de la mamelle. Elle est beaucoup plus commune chez la vache que chez nos autres femelles domestiques. Nous allons examiner successivement la mammite simple — aiguë et chronique — et la mammite infectieuse.
Mamimnitle aiguë. — La mammite simple se manifeste surtout chez les femelles douées d’une grande puissance lactaire, et dans les jours qui avoisinent la parturition. Parmi les causes susceptibles de-la provoquer, il faut citer en première ligne l’empissement laiteux, c’est-à-dire l'accumulation du lait, en quantité surabondante, dans les conduits et les sinus de la glande mammaire. Que cette circonstance soit due à ce qu'une mère nourrit un nouveau-né trop faible pour la teter en totalité, ou qu'elle résulte de l’éruption aphteuse sur les trayons, ou encore qu'elle soit provoquée intentionnellement pour donner aux vaches des apparences de meilleures laitières au moment de les exposer en vente, elle peut, dans tous les cas, occasionner la mammite. Après cette influence, les conditions pathogéniques dont l’action est le mieux établie sont : l'action du froid, le décubitus sur le pavé ou sur l'herbe mouillée, le pâturage par les temps froids et brumeux, la malpropreté des vacheries, l’action de soubattre le pis, et toutes les actions traumatiques qui s’exercent sur l’organe.
La mammite aiguë s'annonce par trois symptômes principaux : la présence de grumeaux dans le lait, le gonflement et une sensibilité anormale de la partie affectée. Souvent, en palpant la base des trayons, on perçoit, dans leur intérieur, des masses globuleuses de consistance caséeuse, qui se fragmentent par des pressions modérées et ‘sortent avec le liquide qui les tient en suspension. Tant que l'inflammation reste localisée à la muqueuse, la peau conserve sa couleur normale et le tissu conjonctif sous-jacent n’est nullement infiltré. C’est à peine si ces premières altérations retentissent sur l'organisme; la fièvre qui les accompagne est toujours peu accusée, souvent même elle passe inaperçue. — Quand l'irritation s'étend jusqu'aux acini et qu’elle se propage au tissu conjonctif interlobulaire, les grumeaux caséeux se densifient, prennent la forme sphéroïdale ou cylindrique et, avec le pus, entretiennent et exagèrent 1 inflammation de la muqueuse des cavités glandulaires. Par