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des animaux, principalement au moment du démarrage. Souvent même on interpose entre le palonnier et le crochet d’attelage une sorte de dynamomètre ou un simple ressort destiné à amortir les secousses. Dans le manège Savary, ce ressort est placé entre le boitard portant les bras et le premier arbre du manège. Il est prudent de mettre le manège en marche lentement.
La piste parcourue par les animaux doit être un chemin ferme, aussi peu glissant que possible. Si le manège est installé à demeure sur un même emplacement, ce chemin pourra être macadamisé ; s’il s’agit d’un manège mobile, on se contentera de damer fortement le sol. Il est bon d'éviter le pavé qui peut devenir glissant, et il faut avoir soin de ne pas laisser se former des ornières, qui ajouteraient encore à la fatigue qu’éprouvent les animaux soumis à ce travail. Pour maintenir les animaux sur la piste, on les attache par la bride à une barre directrice, de même longueur que lattelle,
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Fig. 326. — Manège à terre du système Albaret.
vénient, donner à un manège un diamètre trop grand. L'espace occupé par lui, son poids, son prix deviendraient trop considérables. En outre, en augmentant la circonférence de la piste, on diminuerait évidemment le rapport des vitesses du premier et du dernier arbre du manège, ce qui conduirait à multiplier le nombre des engrenages. En général, le rayon des manèges, mesuré de l’axe central au crochet d’attelage, est compris entre 3,95 et 4 mètres.
Les animaux sont attelés à l'extrémité de bras, solidement fixés d'autre part dans un boitard, relié à la première roue dentée ou venu de fonte avec elle. L’attelage est fait par l'intermédiaire d’un palonnier, ou bien les animaux sont attelés par les épaules dans une arcade en bois ou en fer. Ce second mode d’attelage a l’avantage de diminuer l’obliquité du cheval sur la piste, pour un même rayon. Il doit être employé pour les manèges de petit diamètre. Le palonnier laisse aux animaux une liberté plus grande et convient aux manèges de grand diamètre. Les bras ou barres d’attelle des manèges sont généralement en boisflexible, quelquefois en fer. La flexibilité de ces bras est très utile pour éviter les ruptures, les cassures résultant des chocs et des saccades produits par les coups de collier
et mobile autour du centre du manège. On leur place généralement sur les yeux des obturateurs.
On peut ranger les manèges dans deux grandes catégories : les manèges fixes etles manèges transportables. Les premiers sont le plus souvent installés à demeure sur un massif en maçonnerie; les organes de transmission sont disposés d’une façon invariable, d’où résulte cet avantage qu'avec un bon montage les résistances passives et l’usure résultant des frottements sont sensiblement diminuées. En général, ces manèges occupent un bâtiment spécial ; leur installation est coûteuse. Ils ne sont employés que pour la commande de machines fixes et pour l'exécution d’un travail toujours le même. Comme ces circonstances sont rares en agriculture, les manèges transportables sont beaucoup plus répandus que les autres. Ces appareils sont montés soit sur un solide bâti en bois, soit sur un chariot à quatre roues. Souvent même, dans ce dernier cas, 1ls font partie et sont solidaires de la machine qu'ils doivent actionner, ce qui rend plus facile et plus rapide le transport du matériel complet.
Mais 1l est préférable d'établir une elassification des manèges d’après leur construction et d’après la manière dont s’effectue la transmission du mouve-
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ment aux machines commandées. A cet égard, on a l'habitude de distinguer : 1° les manèges & terre, dans lesquels la commande est faite généralement par un arbre de couche, passant sous la piste des animaux 5 2 les manèges en l'air, dans lesquels la transmission a lieu par poulies et courroie, audessus de la tête des animaux.
Le nombre des manèges appartenant à l’une ou à l’autre de ces deux classes est considérable ; la description de chacun d’eux serait longue ct d’ailleurs inutile. Il suffit de connaître les types de ces appareils pour être en mesure de discuter leurs avantages et leurs inconvénients.
Maneges à terre. — Gette espèce de manège se rencontre fréquemment. Celui de Barrett en Angleterre, celui de Eckert en Allemagne, celui de Savary et celui d’Albaret en France sont les plus
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transmission l’obliquité nécessaire. Quelquefois, pour éviter cette complication et bénéficier des avantages de la commande par courroie, on cale sur l'arbre du dernier pignon une poulie de grand diamètre, qu'il est alors facile de relier à la poulie de mise en marche des machines, quelle qu’en soit la hauteur relative.
Manèges en l'air. — Parmi les manèges de cette espèce, les plus connus sontle manège Pinet(fig.327), le manège Creuzé des Roches, le manège Cumming, le manège Gautreau, etc., etc. Ces manèges sont souvent montés sur un chariot. Ce chariot, en: bois, porte une courte colonne, houlonnée verticalement, dans laquelle s’emmanche une longue colonne terminée à la partie supérieure par deux bras formant fourche. Autour de cette colonne tourne, en bas, la première roue du manège, dont la couronne conique dentée engrène avec un pignon placé à l'extrémité d’un arbre horizontal traversant le haut de la colonne. Sur ce même arbre, contre le pignon, est montée une roue dentée droite, conduisant un pignon droit calé sur un second arbre horizontal, dont les supports sont les extrémités des deux bras de la colonne. Cet arbre porte une poulie de commande, entre les deux bras. La transmission se fait toujours par courroie.
Les deux systèmes de manèges sont employés l’un et l’autre suivant les besoins.
La commande par courroie, au-dessus de la tête du moteur, est avantageuse en ce qu'elle n’oblige pas à creuser le sol ou à surélever la piste pour
permettre le passage des animaux. Elle est moins dangereuse pour les ouvriers, qui Ben ne sont pas exposés à se bles-
ser aux parties saillantes
(manchons d'embrayage, d’assemblage, joints universels,
etc.), des arbres tournant au niveau du sol. La transmission
Fig. 327. — Manège en l'air du système Pinet.
estimés. Ce dernier, le plus simple, se compose d'un bâti en bois, au centre duquel est fixé un petit arbre vertical. Autour de cet arbre tourne le moyeu d'une grande roue dont la couronne conique est dentée. Au moyeu sont adaptés les bras d’attelage (fig. 326). Cette grande roue dentée, mise en mouvement par les animaux, conduit un pignon conique, calé sur un arbre horizontal. Un galet dont l’axe est fixé au bâti, du même côté que le pignon, roule au-dessus de la couronne de la roue, et empêche les dents en prise de dégrener. L'arbre du pignon passe sous la piste des animaux, et porte au delà, à son autre extrémité, une roue dentée commandant un petit pignon, dont l’arbre actionne, directement en général, les machines à mettre en mouvement. Comme il est rare que cet arbre de couche horizontal soit à une hauteur suffisante pour former le prolongement de l’arbre du batteur d’une machine à battre, ou de l'arbre du volant d’un hache-paille, par exemple, au lieu de les réunir par un manchon d'assemblage, on est obligé de faire usage d’un arbre intermédiaire, dont les deux bouts sont munis de joints de Cardan, permettant de donner à la
par courroie a de plus l’immense avantage d'empêcher la rupture des pièces composant le manège, s’il vient à se produire des résistances accidentelles, ou des chocs; dans ce cas la courroie glisse sur les poulies, et l’on évite les arrêts brusques. Ce dernier avantage de l’emploi des courroies existe au même degré dans les manèges à terre, lorsque, comme il est dit plus haut, la courroie remplace la transmission par arbre avec joints universels. Les arbres rigides, qui relient les manèges à terre aux appareils commandés, sont l’origine de nombreuses ruptures dg dents et d’avaries dans le mécanisme, toutes les fois que dans les machines il y a accroissement de la résistance, ou que les animaux donnent des coups de collier et accélèrent brusquement leur marche.
Les manèges en l'air ne conviennent qu'à la transmission d'efforts peu considérables, c'est-àdire pour un ou deux chevaux. Pour des attelages de trois ou quatre animaux, il est préférable d’employer un manège à terre, qui offre plus de stabilité et n’éprouve pas les mêmes trépidations pendant la marche, trépidations nuisibles au bon fonctionnement de l'appareil.
Tous les manèges doivent être munis d’un appareil de déclic, destiné à éviter les arrêts brusques
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du mécanisme, si les animaux venaient eux-mêmes à suspendre brusquement leur marche, et empêchant en outre la commande de se faire, si les animaux se mettaient à reculer. L'appareil de déclic est en général placé sur le dernier arbre du manège ; 1l ressemble aux appareils du même genre dont sont pourvues les faucheuses, les faneuses et autres machines où il importe que les organes ne puissent fonctionner que lorsque la commande a lieu dans un sens déterminé.
Si l'on mesure, à l'aide d'un dynamomètre de traction, le travail moteur transmis à un manège, et si, sur le dernier arbre de ce manège, on dispose un frein de Prony, qui permette de calculer le travail utile disponible, le rapport de la seconde à la première de ces deux quantités, du travail utile disponible au travail moteur dépensé, exprimera ce que l’on appelle le rendement du manège. Peu d’expériences ont été faites à cet égard, malgré leur utilité incontestable. Les renseignements manquent même totalement en ce qui concerne les manèges en l’air. Les seuls essais précis sont ceux entrepris par la Société royale d’agriculture d'Angleterre, à l'exposition d'Oxford, en
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du bras L, un contrepoids D est relié au couvercle par des tringles en fer T. Le cheval exerce son effort, non pas directement sur le bras, mais sur un levier coudé E, dont l'axe de rotation est ajusté verticalement dans un archet, vissé à l'extrémité du bras. Ce levier coudé est mis en relation, par la tringle F, avec un second levier coudé G, dont l'axe se trouve sur une petite colonne H, fixée au centre du couvercle. L’extrémité a du levier coudé G porte une tringle verticale b, supportant à sa partie inférieure un plateau destiné à recevoir des poids, et au-dessous un disque pesant ajusté comme un piston dans un petit cylindre où il peut se mouvoir.
Le cheval, en tirant sur le crochet d’attelage, tend à soulever le piston et le plateau. En chargeant celui-ci de poids suffisamment lourds, il est facile de conserver au piston sa position moyenne dans le cylindre, et de déduire alors de la charge appliquée à la tringle b la grandeur de l'effort de traction développé par le cheval. Dans le manège de MM. Grandeau et Leclerc, la somme du poids de la tige, du piston et du plateau représentait un effort de traction de 33 kilogrammes. Une surcharge
Fig. 328. — Manège dynamométrique de Wolff.
1870. Ils ont porté exclusivement sur des manèges | d’un demi-kilogramme sur le plateau correspondait
de la force de deux chevaux, au nombre de 921. Les huit premiers ont accusé un rendement compris entre 69,3 et 78,8 pour 100. Dans la pratique, on estime toujours à 70 pour 100 le rendement d’un manège bien construit. For
MANÈGE DYNAMOMÉTRIQUE (génie rural). — Dans les expériences qu'il a entreprises à l'institut agronomique de Hohenheim, sur la production du travail des chevaux, le professeur E. Wolff a fait usage d’un appareil, auquel a été donné le nom de manege dynamométrique, et qui permet de faire effectuer à un cheval un travail, variable à la volonté de l’expérimentateur, mais toujours rigoureusement déterminé. C’est de ce même appareil que se sont servis plus tard MM. L. Grandeau et A. Leclerc dans leurs recherches sur l'alimentation du cheval de trait, où il était nécessaire de mesurer avec exactitude le travail dépensé par le moteur en expérience.
Au lieu d’être simplement l'intermédiaire, comme un manège ordinaire, entre un cheval agissant comme puissance étune machine (batteuse, hachepaille, etc.) dans laquelle s’exerce une résistance, le manège dynamométrique oppose directement au moteur une résistance, sous la forme d'un frottement. Le cheval, attelé à l'extrémité d’un bras L - (fig. 328), se déplace sur une piste circulaire P, qui mesure 8,40 dans son diamètre moyen. Ce bras est fixé à un couvercle À, qui peut tourner au-dessus d’une plate-forme B, solidement assujettie sur un massif en maçonnerie CG. Pour équilibrer le poids
à un effort de traction double, soit 1 kilogramme.
Il est évidemment indispensable de pouvoir faire varier le frottement du couvercle À sur la plateforme B, de façon que le travail résistant soit toujours égal au travail moteur. Ce résultat est obtenu à l’aide d’un dispositif fort ingénieux. Le couvercle repose sur la plate-forme, non pas directement, mais par l'intermédiaire de disques placés les uns au-dessus des autres, et pouvant être rendus, chacun isolément, solidaires soit du couvercle, soit de la plate-forme. Supposons ces disques au nombre de douze, etimaginons que les six premiers soient reliés au couvercle et les six autres fixés à la plate-forme. Le poids du couvercle produira entre le sixième et le septième disque un certain frottement. Mais changeons l’ordre dans lequel les disques. du couvercle sont placés par rapport aux disques. de la plate-forme. Fixons, par exemple, au couvercle les trois premiers, à la plate-forme les trois suivants, au couvercle les troisautres, et à la plate-forme les trois derniers. Lorsque le manège tournera, il y aura frottement entre le disque 3 et le disque 4 d’une part, entre les disques 6 et 7 d’autre part, et enfin entre les disques 9 et 10. Et chacun de ces frottements aura même valeur, étant dù à une pression égale s’exerçant de haut en bas de disque en disque. Le frottement total sera donc considérablement augmenté. On conçoit qu’il soit facile, en combinant diversement les disques, de faire varier dans des limites étendues le travail résistant du manège. En surchargeant le couverele,
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on peut encore modifier la valeur du frottement, en changeant la pression qui se transmet à la plateforme. Le manège est, en outre, muni d’un compteur de tours destiné à évaluer le chemin parcouru par le moteur dans un temps donné, élément indispensable au calcul du travail kilogrammétrique dépensé par lui.
Dans le manège dynamométrique, ainsi que dans les manèges ordinaires, le cheval ne tire pas perpendiculairement à la barre d’attelle, mais il fait avec elle un angle plus ou moins aigu, suivant le rayon du manège et la longueur de l'animal. La composante utile de la traction varie en conséquence. Dans le manège de MM. Grandeau et Leclerc, le rayon étant de 4",20, et la longueur du cheval, y compris les traits, de 3",40, la composante utile était les 0,914 de la force totale développée par le moteur. RES
MANET (pisciculture). — Nom générique des filets à nappe simple dans lesquels les poissons se prennent par les ouïes quand une fois ils ont engagé leur tête dans la maille. Par exemple, on nomme haranguyere le manet où se prennent les Harengs, sardinal celui de la Sardine, marsaique celui du Maquereau, colin celui de la Morue, ete. La fameuse seine Belot de 200 à 300 mètres de long sur 25 et 30 mètres de chute, dont se servent les marins bretons pour la pêche de la Sardine sur les côtes du Finistère notamment, n’est autre qu’un immense manet sardinal. Il se compose du manet mobile et du manet fixe tendu en pleine eau pierrée ou flottée pour la capture des poissons de passage selon les marées et les saisons. C.-K.
MANGALICZA (zootechnie). — Nom de la variété porcine la plus estimée de la Hongrie, où elle est considérée comme la race indigène. Elle y est très répandue et s'étend jusque dans la presqu'ile des Balkans, notamment en Serbie. A l’exposition de Budapesth, en 1885, sur 833 sujets exposés on ne comptait que 26 cochons dits de race anglaise, 21 produits de croisement entre ceux-ci et la race indigène et 15 Asiatiques, que les Allemands appellent Poland-China. Tout le reste, c’està-dire 771 individus, était de la variété indigène. Le catalogue nommait celle-ci Mangolicza, avec Fitzinger et Rohde. En Serbie, on écrit Mangulicza. En dehors de ces régions, c’est le nom de Mangalicza qui est le plus usité, comme l’a fait remarquer von Nathusius.
Le porc Mangalicza appartient à la race de l'Europe méridionale (S. ibericus), dont l'aire géographique comprend, avecles Etats danubiens, la Grèce, l'Italie, l'Espagne et le midi de la France. Il a des formes arrondies, une ossature fine, de la précocité et une grande propension à l’engraissement. Mais ce qui le caractérise essentiellement comme variété dans sa race, c’est qu’il a sur le corps des soies frisées. Les auteurs allemands vont jusqu'à en faire un caractère spécifique.Ils l’appellent pour ce motif, Xraushaarigen Rasse (Sus scrofa crispa).C’est véritablement un abus denomenclature, car il ne diffère, par aucune des parties de son squelette, du type naturel de la race Ihérique. Ses soies frisées ne sont qu'un effet de variation. Elles se montrent de couleur tantôt blonde, tantôt noire, tantôt mélangée de blanc et de noir, avec une teinte d’un gris cendré. Cette diversité de couleur ne peut être que le résultat d'anciens croisements avec la race Celtique, comme on en voit du reste d’autres exemples dans le midi de la France.
Les cochons hongrois sont complètement développés de l'âge de dix-huit mois à celui de deux ans au plus tard. À Ja fin de leur première année ils atteiguent le poids de 60 à 70 kilogrammes. À dix-huit mois ils pèsent 120 kilogrammes. À l’âge adulte leur poids varie de 175 à 200 kilogrammes, et après Iour engraissement ils pèsent de 200 à 290 kilogrammes.
02 — . MANIEMENTS
Il n’est pas rare de rencontrer, dans les grands domaines de la Hongrie, jusqu’à cent truies mères Mangalicza. La production est donc très abondante et les produits sont l’objet d’un grand commerce d'exportation vers l’Europe centrale et occidentale, où ils ont une réputation justement méritée, surtout pour la bonne quantité de leurs jambons. Nous avons déjà dit qu’ils s’engraissent avec facilité. Proportionnellement à la chair ils font beaucoup de lard, mais on reproche à celui-ci d'être un peu mou. C’est le défaut général dans la race Ibérique. A. S.
MANGANÈSE (chimie). — Métal découvert par Scheele en 1774. Le manganèse est répandu abondamment dans la nature; on en retrouve des sels, en petite proportion, dans les cendres des végétaux. Mais ces sels paraissent assez abondants dans les diverses natures de sols pour qu'on n’ait pas eu, jusqu'ici, à se préoccuper de restituer le manga-
nèse dans les terres arables.
MANGEQOIRE. — Voy. AUGE.
MANGE-TOUT. — Nom d’une variété de Haricot (voy. ce mot).
MANGOSTAN (botanique). — Arbre de la famille des Clusiacées. C’est un arbre de 6 à 8 mètres de hauteur, touffu, à feuilles opposées, entières, elliptiques-lancéolées, lisses et coriaces, à fleurs dioïques, à fruit globuleux de la grosseur d’une orange. Ce fruit est une baie à péricarpe coriace, brun rougeñtre, renfermant cinq à six graines recouvertes d’une couche tégumentaire, blanche, pulpeuse, sucrée et aromatique, qui constitue la partie comestible de ce fruit, lequel est le plus apprécié des fruits des pays tropicaux. Le Mangostan (Garcinia mangostana) est spontané dans une partie de l'Asie tropicale (forêts des iles de la Sonde et de la péninsule malaise); il est cultivé dans l'Inde et à Ceylan, et il a été transporté dans la plupart des régions tropicales, notamment en Cochinchine, à la Réunion, où il est généralement répandu.
MANGUIER (botanique). — Le Manguier (Mangifera indica L.) est un arbre de la famille des Térébinthacées, à feuilles alternes, entières, à fleurs polygames, dioïques, disposées en panicules terminales. Les fleurs sont à cinq sépales, à cinq pétales jaunâtres : elles comptent cinq étamines, dont une fertile ; l'ovaire est uniloculaire, uniovulé. Le fruit est une drupe charnue, indéhiscente, à gros noyaux, fibreux en dehors ; il est rouge, de teintes et de dimensions différentes suivant les variétés ; la chair du péricarpe est comestible et elle présente une saveur spéciale, qui fait rechercher ce fruit, quoiqu'il ait une légère odeur de térébenthine. Le bois, de couleur jaunâtre, est employé dans les constructions, mais il a peu de durée dans les pays chauds, où il est rapidement attaqué. Le Manguier est originaire de l’Asie méridionale, mais il a été introduit dans toutes les régions tropicales du globe, où il est universellement cultivé. On en possède aujourd’hui plusieurs variétés. Aux Antilles, le Manguier commun est considéré comme donnant un produit inférieur à celui du Manguier greffé, dont les fruits sont très recherchés.
MANIEMENTS (z0otechnie). — L'usage empirique a fait donner le nom de maniements à certaines places du corps des animaux comestibles, qui sont explorées avec la main ou maniées, afin d’apprécier soit leur état d’engraissement, soit leur aptitude à s’engraisser. Dans les unes, il s’agit de palper un ou plusieurs muscles sous-cutanés ; dans les autres, beaucoup plus nombreuses, ce sont des dépôts de graisse ou seulement des masses de tissu conjonctif lâche qu'il y a lieu d'explorer. Les premiers maniements sont qualifiés de musculaires, les autres d’adipeux.
Les notions qui se rapportent aux maniements ont été acquises empiriquement. C’est surtout les bouchers, et peut-être aussi les marchands de