LORENTZ
donnent une apparence grillagée. Pour les uns, ces pièces représentent des pétales auxquels seraient superposées et connées les étamines; d’autres les considèrent comme des pétales dont le tissu se transformerait en pollen, suivant certaines places.
La fleur femelle a le réceptacle concave, et un périanthe simple formé de quatre pétales, également valvaires. L’ovaire, infère et adné, porte un style très court, et, au fond de sa cavité unique se dresse un seul ovule dépourvu d’enveloppes, réduit au nucelle. Le fruit est une baie infère, couronnée par le périanthe persistant, ou portant ses cicatrices au sommet. Le péricarpe, mou et visqueux, contient une graine qui, sous ses téguments, cache un albumen abondant, entourant un ou plus souvent deux embryons (quelquefois davantage).
Les Guis sont des plantes vivaces, parasites sur les arbres, dichotomes, à feuilles planes et coriaces, ou réduites à des écailles diversement colorées. Leurs fleurs sont solitaires ou disposées en petits glomérules. On en connait plus de trente espèces, presque toutes propres à l’ancien monde.
__ L'organisation générale demeurant la même, on trouve dans la famille qui nous occupe quelques modifications secondaires qui ont permis d’y établir certaines coupes génériques. Ainsi, par exemple, les Arceutobium, dont une espèce vit sur les Génévriers, se distinguent des Guis parce que leurs éta- . mines sont manifestement distinctes des pétales dans une bonne partie de leur étendue, et que leur anthère uniloculaire s’ouvre par une fente transversale. Les Loranthus, qui ont donné leur nom au groupe tout entier, possèdent des fleurs ordinairement hermaphrodites, à cinq ou six parties, au lieu de quatre. Leurs étamines, bien distinctes, sont à anthères biloculaires et introrses. Toutes les espèces, sauf une, sont exotiques. |
Les Loranthacées vivent en parasites sur les arbres auxquels elles ne paraissent pas d’ailleurs causer de grands dommages, à moins que leur nombre ne devienne trop considérable sur le même pied.
Cette famille est extrêmement voisine de celle des Santalacées dont elle représente un type réduit, et à laquelle elle doit sans doute être rapportée comme. tribu, ainsi que quelques autres petites familles telles que les Opiliacées, Ilacinacées, ete.
Les plantes du groupe en question sont peu importantes au point de vue technique. Le péricarpe des fruits du Gui commun (Viscum album L.) a été longtemps usité pour la préparation de la glu; mais aujourd’hui cette substance est le plus ordinairement extraite de l’écorce du Houx qui la fournit, dit-on, plus abondante et de meilleure qualité. E. M.
LORENTZ (biographie). — Benjamin Lorentz, né à Strasbourg en 1754, mort en 1865, célèbre forestier français, a été le fondateur en 1824 de l’école forestière de Nancy, qu'il dirigea pendant trente ans. Parmi ses travaux, le premier rang appartient au Cours élémentaire de culture des bois, qu'il publia en collaboration avec Parade (1837; 6° édition, 1883). H. S.
LORIOT (ornithologie). — Genre d'oiseaux de l'ordre des Passereaux, renfermant un certain nombre d'espèces, dout une seule se rencontre en Europe. C’est le Loriot jaune ou Loriot d'Europe (Oriolus galbula), très bel oiseau, long de 25 à 26 centimètres, à bec conique, comprimé à la base, échancré à la pointe, à tarses recouverts d’écaille, plus longs que le doigt médian. Le mâle a le plumage d’un beau jaune, avec une tache noire sur la tête, les ailes et la queue noires; la femelle a le plumage vert olivàtre en dessus, grisâtre en dessous. On rencontre le Loriot en France de mai en août ; il niche sur les grands arbres; la ponte est de quatre ou cinq œufs, d’un blanc pur avec quelques taches noires. Il se nourrit surtout d'insectes et de chenilles dont il fait une très grande consomma-