‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 2)Chapitre 8 sur 205 · LORRAINE · texte numérisé non relu

LORRAINE

tion; ce service compense les dégâts qu'il peuf faire, en s’attaquant aux cerises et aux figues dont il est très friand,

Fig. 231. — Loriot.

LORRAINE (géographie). — Voy. ALSACE-LOR- RAINE.

LORRAINE (zoofechnie). — Il existait jadis en Lorraine une nombreuse population chevaline aujourd’hui bien modifiée, et il y existe encore maintenant une non moins nombreuse population porcine, qui toutes les deux doivent être décrites. Ni l’une ni l’autre ne forment des variétés d’une seule et même race. Ce sont des populations métisses, dont la zootechnie n’en doit pas moins pour cela être étudiée ici. ,

POPULATION CHEVALINE. — Jusque vers la fin du premier quart de ce siècle, la Lorraine, aussi bien dans sa partie de langue française que dans celle où se parle la langue allemande, dans les départements de la Moselle, de la Meurthe, de la Meuse et des Vosges, était exclusivement peuplée de petits chevaux renommés pour leur vigueur. Ils s’étendaient jusque dans l’ancien duché de Deux-Ponts. Ces petits chevaux Lorrains étaient d'origine Asiatique. Ils avaient certainement été amenés là par les aryas, lors de leurs migrations dans les temps préhistoriques, comme ceux des landes de Bretagne. Ils marquent l’une des étapes de ces migrations, que l’on retrouve du reste toutes sur le parcours qui leur est attribué par les études linguistiques, depuis leur patrie dans l'Asie centrale.

On n’en retrouve plus maintenant que de très rares représentants purs, ayant échappé à l'influence du prétendu progrès qui a fait disparaître tous les autres. Ils suffisent toutefois pour faire reconnaitre le type naturel de l’ancienne population. Ce type naturel est bien incontestablement celui de la race Asiatique, dite Arabe, mais très dégradé dans ses formes corporelles par des conditions plus ou moins misérables. Les anciens petits chevaux Lorrains ont la tête forte, l’encolure gréle, la poitrine étroite, les hanches saillantes, la croupe courte et inclinée, les membres le plus souvent déviés. Mais leur tempérament est d'une vigueur remarquable et leur rusticité à toute épreuve. Dans le duché de Deux-Ponts, où il a été introduit à diverses reprises des étalons Orientaux dans le haras ducal et où la population chevaline a été l'objet de plus de soins, la distinction des formes s’est mieux conservée. On y reconnait à première vue l’ensemble de la conformation asiatique.

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