MARE
racines. Puis le pot à fleur est placé à l'endroit déterminé et fixé solidement contre un tuteur; on le remplit ensuite soit de terre, soit simplement de mousse hachée que l'on entretiendra constamment humide. L'ouverture latérale est bouchée à l’aide d'une petite lame de verre qui laissera voir les racines qui se produiront à l’intérieur. Pour les plantes qui s’enracinent très facilement, il suffit quelquefois de fixer simplement une poignée de mousse et de l’entretenir humide, pour assister bientôt à la production de racines. Cependant ce mode de multiplication ne présente que des usages restreints, car la nécessité dans laquelle on se trouve d’entretenir la mousse ou la terre toujours humide oblige à une surveillance constante. Aussi ne se sert-on habituellement du marcottage en l’air que pour la multiplication des plantes cultivées en serre, cette opération pratiquée à l’air libre nécessitant des soins trop assidus.
Le marcottage peutse faire à des époques variables. Pour ceux qui sont pratiqués en serre, toute saison peut convenir. À l’air libre, on fait surtout le marcottage en automne et en hiver, pour les végétaux à feuilles caduques, et au printemps, pour ceux à feuilles persistantes ; ces derniers doivent être toujours effeuillés dans toute la partie enterrée. Il y a souvent intérêt à pratiquer le marcottage au cours de la belle saison. C’est ainsi que pour certains végétaux sarmenteux, la Glyeine (Wistaria sinensis), par exemple, on obtient un enracinement bien plus prompt, si l’on fait le marcottage en août avec des rameaux quise sont développés l’année même, que si l’on pratiquait cette même marcotte en hiver : ce qui conduit à faire, dans certains cas, des sortes de marcottes herbacées, c’est-à-dire faites avec les parties non encore complètement lignifiées.
Quel que soit le mode de marcottage employé, il est des soins généraux qu'il faut donner aux plantes soumises à ce mode de multiplication. Le premier de tous est d'assurer à ces plantes et particulièrement aux rameaux sur lesquels porte l’opération uue humidité constante, pour que les racines adventives puissent se produire aisément. Il convient encore de veiller à ce que les rameaux marcottés puissent croître avec une vigueur suffi sante. Pour cela, il importe d'empêcher le développement des bourgeons adventifs sur la partie marcottée, ces bourgeons absorberaient à leur avantage toute la vigeur de la plante et ne permettraient à la marcotte que de pousser faiblement. C’est qu'en effet il apparaît fréquemment sur la partie coudée de la branche marcottée des bourgeons qui croîtront avec vigueur si l’on n’y prend garde, et 1] importe beaucoup que leur suppression soit faite en temps opportun.
Quand la marcotte est enracinée, il convient de la séparer de l'individu qui l’a fournie. Mais cette séparation doit souvent être faite avec beaucoup de
circonspection. Ilarrive fréquemment queles plantes :
mettent fort longtemps avant de s’enraciner et il ne faudrait pas déduire de ce fait que la marcotte se met à pousser, qu’elle a produit des racines adventives ou que celles-ci sont suffisamment développées pour pourvoir à la vie propre de la marcotte. Le sevrage se fera donc avec ménagement dans le cas des marcottes à enracinement lent. Souvent il y a intérêt à ne faire cette section qu'après avoir préparé la séparation par des incisions de plus en plus profondes et de ne donner à la marcotte son entière autonomie qu’alors qu'on s’est assuré que les premières sections n’ont pas porté atteinte à son développement. J. D.
MARE. — Voy. ABREUVOIR.
MARÉCHALERIE. — Voy. FERRURE.
MAREMMANE (z00lechnie). — On appelle Maremmane (en italien, Mmaremmana) une population chevaline qui habite les maremmes de la Toscane, aux environs de Grosseito. Cette population était