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MARTELLIÈRE

que les agents qui dirigent le travail les inscrivent sur leur calepin. Pour faciliter l'opération, les virées sont préparées à l'avance par le garde du triage, qui divise la coupe à marteler en bandes parallèles tracées soit par des brisées, soit par des blanchis.

Dans les taillis très fourrés, ces lignes de virées doivent être ouvertes de manière à faciliter le passage des personnes qui tiennent les calepins. Dans les grands taillis et les futaies, il suffit de blanchir quelques brins tous les 7 à 8 mètres pour indiquer la direction des virées. Celles-ci doiventêtre d'autant plus étroites que les taillis sont plus fourrés, le nombre d’arbres à marquer plus grand. Dans les taillis de vingt à vingt-cinq ans, on leur donne ordinairement une largeur d'environ 30 mètres.

Quand le sol est en plaine ou en pente douce, les virées sont établies dans le sens de la plus grande longueur de la coupe, afin de réduire les mouvements de conversion, qui occasionnent une perte de temps. Dans les terrains accidentés, les virées sont dirigées en travers de la pente.

comme le choix et la marque se font

simultanément, les mots martelage et

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balivage s’empluient le plus souvent

indistinctement.

I y a deux manières de procéder

au martelage. On marque en réserve quand l'empreinte du marteau est apposée sur les arbres à conserver; on marque en délivrance, quand cette empreinte est apposée sur les arbres à abattre.

Dans le premier cas, l'empreinte est apposée à la patte, aussi bas que possible, afin que la plaie faite par le marteau n'atteigne pas le corps de l'arbre. Dans les taillis sous futaie, on marque les baliveaux de l’âge d’une seule empreinte, les modernes de deux et les anciens d’une.

Dans les coupes en délivrance, l'empreinte du marteau s'applique sur le corps de l'arbre, à hauteur d'homme, et à la racine des arbres à abattre. Les blanchis doivent être largement faits, l'empreinte fortement apposée. Le blanchis fait au corps de l'arbre est destiné à désigner d’une manière apparente l'arbre à abattre. L’empreinte apposée sur la racine a pour objet de permettre de contrôler l'exploitation; car cette empreinte et la racine qui la porte doivent être représentées lors du récolement pour établir que l'arbre exploité était bien marqué en délivrance.

Ce sont les gardes qui font les martelages sous la direction des agents forestiers, dans les forêts gérées par l'administration, et sous celles des régisseurs dans les bois particuliers. Ils procèdent par virées en marchant ensemble et de front, autant que possible, à 7 ou 8 mètres de distance l’un de l’autre. Chacun d'eux frappe de son marteau les arbres à marquer et les appelle à haute voix, afin

Fig. 338. — Martin-pécheur.

Quel que soit le mode de martelage adopté, Les blanchis doivent être larges et attaquer toujours l’aubier. L'empreinte doit être apposée sur le bois et non sur l'écorce.

L’essence, la qualification ou les dimensions des arbres marqués sont criées suivant les indications données au commencement de l'opération. Les gardes doivent éviter de crier ensemble, car la confusion des sons occasionne des erreurs dans le pointage.

Avant de marquer un arbre à réserver, le garde en examine le tronc et la tête, afin de s'assurer qu'il est sain et de bonne venue. B. DE LA G.

MARTELLIÈRE (hydraulique). — Dans les travaux d'irrigation, on donne le nom de martellières aux barrages placés en tête des rigoles de distribution des eaux. Ces barrages se composent toujours de deux parties : un ouvrage fixe, qui forme le cadre du pertuis par lequel l’eau doit passer, et une partie mobile, qui sert à fermer ce pertuis. Dans certains cas, on réserve le nom de martellière au cadre fixe, et celui de vanne à la partie mobile. En Provence et dans presque tout le midi de la France, on donne à l’ensemble de lPouvrage le nom de martellière; ailleurs, on lui donne le nom de vanne. Les deux parties de l'ouvrage étant intimement liées l’une à l’autre, et leur description

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