‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 2)Chapitre 95 sur 205 · MASSETTE · texte numérisé non relu

MASSETTE

sion répétée toujours dans le même sens sur ce musele, a pour conséquence d'en dilater les vaisseaux capillaires, d’y appeler une circulation sanguine plus active, ce qui se traduit à l'œil, dans les parties dépourvues de pigment, par le rougissement de la peau. Plus de sang passant, dans l’unité de temps, au voisinage des résidus accumulés, en entraine davantage, et dès lors les éléments musculaires sont plutôt débarrassés de leur encombrement. Ce qui, par le simple repos, eût exigé plusieurs heures, est ainsi obtenu en quelques instants; et d'autant plus tôt que le massage a été plus énergique ou plus intense et plus méthodiquement opéré.

L'effet immédiat est donc, comme on voit, d’activer la circulation locale ; l'effet secondaire de provoquer ainsi l'élimination plus prompte des résidus de la contraction musculaire; le résultat final de faire recouvrer au muscle la pleine aisance de sa contractilité. Quiconque a éprouvé les effets du massage, connait la sensation de souplesse et de bien-être qu'il procure. Nul doute qu’il n’en soit à cet égard des animaux comme de nous. Rien qu'à ce titre l'opération devrait être considérée comme bonne et utile dans tous les cas.

Mais il va de soi que si le massage favorise le départ des résidus accumulés outre mesure, par suite d’un travail excessif, pour la même raison, 1l ne peut manquer d'activer la nutrition des parties massées. Et c’est du reste ce que l'expérience montre. Les muscles massés régulièrement augmentent de volume. Lorsque, par suite d’inaction forcée, ils se sont émaciés, le massage leur fait bientôt reprendre les dimensions antérieures. Ce ne peut être qu’en excitant la nutrition des éléments musculaires et en provoquant une irrigation sanguine plus intense, faisant arriver les matériaux de reconstruction en plus grande abondance. Quelle que soit, du reste, l'explication, le fait est constant et d'observation journalière.

La pratique du massage hygiénique, pour les animaux moteurs, empiriquement établie depuis longtemps en Angleterre, ne saurait en conséquence “être trop recommandée. Les palefreniers ne l’appliquent pas de tout point conformément aux prescriptions de la thérapeutique. En vue de celle-ci, le massage s'exécute avec les mains nues. Comme l’une des parties du pansage des chevaux, c’est par l'intermédiaire de tampons de paille que les pressions sont exercées. Le palefrenier en saisit un de chaque main, et faisant exécuter à ses bras des mouvements convergents, il passe alternativement ces tampons sur la peau, dans le sens des poils, en les choquant contre les masses musculaires. En même temps, il fait entendre une sorte de sussurrement des lèvres dont le bruit monotone exerce sur l'animal un effet d'hypnotisme qui assure sa docihté.

Bien des personnes, en assistant à l'opération, ne se sont sans doute point rendu compte de ses effets et lui ont attribué un tout autre objet. Il n’est d’ailleurs pas sûr que tous ceux qui la pratiquent le plus souvent vraisemblablement par pure routine, comme étant l’un des devoirs du palefrenier, soient plus avancés. Il n'importe. Quiconque ayant souci de ne négliger aucun des moyens de maintenir les moteurs animés en bonne condition mécanique, devra faire entrer le massage des membres ainsi pratiqué régulièrement, mais surtout après le travail, au nombre des opérations que comporte le pansage (voy. ce mot), en songeant que l'utilité de celui-ci ne se borne point à entretenir la propreté de la peau. A5:

MASSETTE (botanique). — Genre de plantes Monocotylédones, établi par Linné (Typha L.), et qui a donné son nom à la petite famille des Typhacées (voy. ce mot).

Les Massettes se distinguent, dans le groupe auquel elles appartiennent, par leurs fleurs apé-

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