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MASSIF

rianthées, unisexuées-monoïques, entremélées de poils abondants, et réunies en longs chatons eylindriques, terminaux, les mâles et les femelles étant superposées sur le même rameau; par leur fruit sec, dont le péricarpe s’ouvre à la maturité par une fente longitudinale et unilatérale. Ge sont des herbes aquatiques, glabres, à rhizome volumineux : et rampant, à feuilles très allongées, dressées, formant une touffe d’où partent les pédoncules floraux qui les égalent ou les dépassent.

On connait en France six espèces du genre en question, parmi lesquelles deux seulement se trouvent communément, vivant dans les eaux tranquilles, à la queue des étangs, dans les mares, les tourbières, au bord des ruisseaux. Ce sont la Massette à larges feuilles (Typha latifolia L.) et la Massette à feuilles étroites (Typha angustifolia L.). Elles se ressemblent beaucoup, aussi le public les confond-il d'ordinaire sous les mêmes noms vulgaires de Masse d’eau, Chandelle d'eau, Quenouille [d’eau, Roseau de la Passion, Lambourdeau, etc.

Malgré leur grande analogie, ces deux plantes différent par quelques caractères assez importants. Dans la première, en effet, l’'épi mâle et l’épi femelle se font suite sans intervalle sensible, tandis que, dans la seconde, ils sont distants de quelques centimètres. L’épi femelle du T. latifolia est d’un brun noirâtre à la maturité; celui du T. angustifolia est d’un roux châtain et plus grêle. De plus, les feuilles sont d'inégale largeur, comme l’indiquent les noms donnés aux deux espèces.

Les Massettes ne sont pas sans intérêt technique. Leur rhizome est riche en fécule, surtout à l’automne ; aussi peut-il servir d’aliment. Il entre, diton, pour une large part dans le régime de quelques populations de l’Europe orientale. Les porcs en sont très friands. Les jeunes pousses sont bonnes à manger en salade ; on les confit quelquefois à la manière des cornichons.

On a fait des essais pour utiliser comme matière textile les poils cotonneux qui entourent les fruits ; mais les résultats ne semblent pas avoir été bien encourageants. Cette espèce de duvet convient au contraire très bien pour garnir les coussins et les couvertures de literie. Il est à la fois très léger et très chaud. On l’a souvent employé dans la chirurgle des campagnes pour remplacer le coton cardé et la charpie dans le traitement des plaies, et notamment des brûlures.

Le pollen qui s'échappe abondamment des épis males au moment de la floraison sert quelquefois à sophistiquer la poudre de Lycopode, dont tout le monde connait l'usage pour adoucir et dessécher les érosions légères qui se produisent si fréquemment aux plis de la peau des très jeunes enfants. Cette propriété est bonne à rappeler, sans doute, aux habitants des campagnes qui n’ont pas toujours le Lycopode sous la main.

Les feuilles des Massettes sont sèches et dures, aussi les bestiaux les dédaignent d’ordinaire. Mais leur longueur (qui peut atteindre 2 mètres) et leur solidité les font rechercher pour divers emplois économiques. On en couvre les petits bâtiments d'exploitation, on en confectionne des nattes. fort résistantes ; on peut aussi en garnir des chaises grossières.

Les Massettes sont journellement appliquées à la décoration des bassins et pièces d’eau. On les multiplie facilement par semis ou, plus commodément, par division des souches. E. M.

MASSIF (horlicullure). — On donne le nom de massif, en architecture des jardins, aux groupes d'arbres et d'arbustes que l’on dispose dans les jardins. Dans le style régulier, ces massifs sont limités par des lignes géométriques droites ou courbes et les plantes qui les composent sont le plus souvent d’essence peu variée. On les soumet le plus ordinairement à une taille méthodique qui en

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