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MATURATION

pour refaire des plantations à l’aide des éclats. Mais ceux-ci, qui ont l'avantage de donner une garniture rapide, ont par contre le grave inconvénient, d’une part, de se dénuder rapidement à la base, de l’autre, de fleurir de bonne heure et par suite d'empêcher le feuillage de produire tout son effet. Les semis ne présentent pas ces mêmes inconvénients. Dans tous les cas, on est obligé de soumettre les plantes à un ‘pincement méthodique, afin de les maintenir dans des dimensions déterminées. J. D.

MATURATION (botanique). On désigne par ce mot, pris dans son sens fé plus précis, l’ensemble des phases par lesquelles passe successivement l'ovaire pour arriver à la maturité. Les phénomènes dont il s’agit sont complexes et variés; les uns sont d'ordre physique, les autres purement chimiques. C’est ainsi que l’on voit le péricarpe et les ovules fécondés augmenter beaucoup de volume par multiplication et transformation des tissus qui les composent. Chez certaines espèces, Le pér icarpe devient, finalement sec; chez d’autres, sa consistance diminue au contraire (en totalité ou en partie) à mesure qu’approche la maturité, et il en résulte un fruit charnu.

Ces modifications dans l’aspect, le volume et la consistance des parties s’'accompagnent de changements non moins importants dans la composition chimique des substances contenues. Nous ne saurions entrer ici dans des développements que ne comporte pas le cadre de ce recueil ; il nous suffira de rappeler que, dans la plupart des fruits charnus, par exemple, les matières amylacées, abondantes au jeune âge, font place, à un moment donné, à des matériaux acides et sucrés (cerise, prune, abricot, etc.) qui deviennent prédominants, ou à des substances grasses (olive, noix de Palme, etc.). Dans beaucoup de fruits secs, les produits ultimes comptent le tanin parmi leurs éléments constitutifs les plus importants (gousses de plusieurs Légumineuses, ete.).

Les transformations qui s’opèrent en même temps dans la graine ne sont pas moins considérables, mais il est surtout important de remarquer que les résultats en sont d’ordinaire fort différents. Ainsi, tandis que les substances amylacées, les huiles, l’aleurone, sont relativement rares dans le péricarpe müûr (et souvent même tout à fait absentes), c’est dans la graine qu'on les voit s’accumuler à ce moment, soit qu’elles emplissent les tissus de l’embryon, ou qu’elles prédominent dans l’albumen.

Quelle que soit d'ailleurs la composition chimique des produits emmagasinés, leur accumulation est le résultat de migrations plus ou moins actives qui les amènent tout formés, ou qui en amènent les éléments du sein des organes végétatifs qui s ’appauvrissent peu à peu au profit des diverses parties du fruit. C’est ainsi, par exemple, que l’on voit certains principes diminuer dans les feuilles et la tige du Blé à mesure qu'ils acquièrent plus d’ importance dans la constitution du grain.

Ces phénomènes de transport continuent à s’accomplir, même quand la plante a été arrachée ou coupée près de sa racine, et chacun sait qu'il y a avantage, dans la pratique, à récolter la plupart de nos céréales un peu avant la maturité complète des fruits, sans craindre de voir la maturation arrêtée par cette mutilation anticipée.

Il ne parait point douteux que quelques-unes des modifications d’ordre chimique que l’on observe pendant la maturation de certains fruits s’exécutent sur place, par suite d’un processus plus ou moins lent, dont le siège réside dans les éléments même de tissus constituants. Qui ne sait, par exemple, que beaucoup de nes fruits de table les plus estimés (poires, pommes, etc.) sont séparés de la plante mère plus ou moins longtemps avant leur maturité, à une époque où ils ne possèdent

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