JUGE-SAINT-MARTIN
de 4 mètres, pennées, à pennules linéaires vertes et luisantes, rédupliquées, c’est-à-dire repliées le long de la nervure médiane, de telle sorte que la gouttière qui en résulte soit en dessous. Dans son pays d’origine, le Jubéa rend les mêmes services que le Cocotier ailleurs ; c’est pourquoi il est appelé Cocotier du Chili. Introduit en Europe depuis assez longtemps, c’est un arbre de serre froide ; il résiste bien à la culture en pots, et, à ce titre, il constitue un des Palmiers les plus précieux pour orner les habitations. Il est cultivé en pleine terre dans plusieurs localités du midi de la France. notamment à Montpellier, où il a supporté un froid de — 12 degrés sans”abri.
JUGE-SAINT-MARTIN (biographie). — Jean-Jacques Juge-Saint-Martin, né à Limoges (Haute- Vienne) en 1743, mort en 1824, professeur à l'École centrale de Limoges, vice-président de la Société d'agriculture de cette ville, a contribué, par son exemple et ses écrits, à améliorer les procédés culturaux dans le Limousin ; il créa d'importantes pépinières d'arbres indigènes et exotiques. On lui doit : Traité de la culture du chéne (1788), Notice des arbres et arbustes du Limousin (1790). H.S.
JUILLET (TRAVAUX AGRICOLES DU MOIS DE). — Ce mois est, en général, le mois de la moisson, bien que cette récolte soit ordinairement terminée à la fin de juin dans la région méridionale. La chaleur y est excessive et sa permanence la rend insup-
portable et oblige à ne point faire travailler les ani-
maux de travail pendant le milieu du jour. Dans les régions de l’Ouest et du Sud-Ouest on couvre les bœufs de grandes toiles blanches pour les protéger contre les mouches. L'époque des plus grandes chaleurs est appelée canicule; elle commence le 24 juillet; la durée en est variable.
Direction de l'exploitation. — Dans la région du
Midi les propriétaires agriculteurs ou les fermiers surveillent la fin de la moisson, le dépiquage ou le battage des grains en plein air au rouleau ou à l’aide du fléau et la pratique des irrigations. Dans la région du Nord, ils activent le bottelage et la rentrée des foins, la récolte du Colza et ils s’occupent de la vente de la laine provenant de la tonte de leurs troupeaux. Dans la région de l'Ouest, on abat le Seigle, l'Avoine et l’Escourgeon d’hiver et on surveille la rentrée ou la mise en meule des foins. Dans les années ordinaires on commence dans cés deux dernières régions la moisson du Froment et parfois aussi la coupe de l’Orge de printemps.
Soins à donner au bétail. — On termine pendant ce mois la saillie tardive des juments, on fait baigner les chevaux et les juments au moins une fois par jour et on évite de laisser les poulains dans les pâturages découverts pendant les grandes chaleurs. — On continue l’engraissement des bœufs dans les herbages. Les vaches continuent à recevoir des fourrages verts à l’étable ou elles pâturent dans les prairies naturelles et sur les prairies artificielles. — On commence la monte des brebis et on vend les agneaux nés tardivement. On parque les troupeaux sur les jachères ou sur les terres qu'on destine au Colza. Les troupeaux commencent aussi à pâturer sur les chaumes. — On continue à donner aux bêtes porcines les soins indiqués au mois de juin. — On ne laisse plus couver les poules et on chaponne les jeunes coqs qui commencent à chanter. On a soin pendant les grandes chaleurs de renouveler souvent l’eau dans les auges des volailles. Les oies commencent à vivre sur les chaumes. — On commence la récolte du miel et de la cire. On transporte les ruches près des champs couverts de Bruyère ou de Sarrasin. Ce déplacement se fait la nuit. On réunit ensemble les ruches faibles et on surveille les ruches, afin d'empêcher les guêpes d’y pénétrer pour manger le miel.
moins pluvieux que le mois de mai.