HUNTER
actuelle, dit cet auteur, diffère beaucoup des chevaux de chasse dont on se servait anciennement. Il a une grande tendance à prendre des formes plus élevées, surtout depuis un demi-siècle, parce qu’on lui a appliqué, quoique avec certaines modifications, le même régime qu'aux chevaux de course et que l’on a eu recours au sang de celui-ci dans des proportions qui ont toujours été en augmentant. David Low était du nombre de ceux qui se figurent qu’on peut fabriquer les chevaux comme les alliages de métaux, en dosant les proportions de chacun des facteurs. Il avait, au sujet de celui dont il s’agit, son idéal, qu’il a tracé dans les termes suivants : « Le cheval de chasse, dit-il, doit posséder de bons quartiers de devant, afin de pouvoir parcourir
naturaliste et forestier allemand, fut successivement professeur à Tubinge et directeur de l'Ecole forestière de Giessen On lui doit notamment : En- -Cyclopédie des sciences forestières (1821; 4° éd., 1842-1843), Trailé scientifique de l’économie fores- -tière et rurale (4 vol., 1827-1810), Anatomie, chimie et physiologie des plantes (1829), Documents pour servir à l'étude de La science forestière (2 vol., 1824-1829). à HUNTER (z0otechnie). — Cheval de chasse an- :glais, le Hunter n’est point une variété chevaline, mais seulement une forme particulière et une aptitude spéciale dans la nombreuse catégorie des métis -dérivés du cheval de course, comme le Carrossier, Je Hack, le Roadster (voy. ces mots). Il se caractérise par des qualités qui étaient déjà rares, paraît-il, du temps où David Low écrivait son ouvrage sur les animaux des Iles-Britanniques, et qui le sont devenues encore davantage depuis. Le Hunter de l’époque
— Hunter.
d’une manière sûre le terrain inégal sur lequel on le dirige, et franchir les obstacles qu’il rencontre. Les quartiers de devant du cheval de course étant bas et ceux de derrière élevés, il en résulte une grande vitesse sur un terrain plat; mais, chez le cheval de chasse, ils nuiraient à la sûreté de la marche ; et l’encolure de cerf qui, chez lui, est parfaitement en rapport avec le galop violent et de courte durée des courses, se prêterait mal, chez le cheval de chasse, à la pression de la bride et à l’aisance du cavalier. Le cou du cheval de chasse doit être suffisamment musculeux, et sa poitrine doit avoir assez de largeur pour indiquer la force sans lourdeur. Les grandes enjambées du cheval de course ne sont pas exigées du cheval de chasse. Il doit posséder cette conformation indiquant la force des régions dorsale et lombaire, c’est-à-dire qu'il doit être proportionné et avoir le dos modérément court.» |