HUNTER
L'auteur, en poursuivant sadescription comparative, se sert d'expressions qui n’ont à coup sûr rien de scientifique, et dont la traduction n’a pas été facile. Le lecteur saisira néanmoins, avec un peu de bonne volonté, ce qu'il veut faire entendre. « Les deux races de course et de chasse, ajoute-t-il, peuvent se ressembler dans quelques points ; ainsi, dans le développement des quartiers de derrière et dans la conformation des membres, ils doivent avoir le genou et le jarret musculeux, et, au-dessous de ces articulations, l'extrémité doit être tendineuse et posséder aussi les autres qualités indiquant qu’un cheval est solidement construit. Le cheval de chasse, cependant, doit avoir les jambes plus courtes, c’està-dire de moindres dimensions par rapport au corps. Le parfait cheval de chasse anglais est incontestablement la plus belle variété chevaline qui existe dans aucun pays; elle réunit,dans des proportions plus heureuses que celles du cheval de course, la légèreté des chevaux de sang, originaires des pays chauds, à la force des anciennes races européennes. En comparant le cheval de chasse au cheval de course, dans sa conformation, nous trouverons que, s’il lui est inférieur dans les qualités qui dénotent la vitesse, il le surpasse dans celles que réclame une destination plus utile.»
En somme, pour mériter d’être qualifié de Hunter, le cheval anglais de selle devrait réunir tout ce qui constitue la vigueur et la solidité alliées à l'élégance, c’est-à-dire la perfection du moteur de vitesse. À ce compte, l'espèce en sera toujours fort rare. Nous serons, croyons-nous, plus près de la vérité en disant que le cheval de chasse ou Hunter anglais est ce que l’on peut appeler un cheval de course étoffé, n'ayant pas été entrainé pour les grandes vitesses. A. S.
HUNTER (biographie). — Alexander Hunter, né à Edimbourg en 1733, mort en 1809, agronome écossais, a été un des fondateurs de la Société d'agriculture du Yorkshire. Il en a publié les mémoires sous le titre de Georgical essays (6 vol., 1803-1808). On lui doit aussi À new method of reasing wheat for a series of years on the same land (1792). H. S.
HUNTINGDON (ampélographie). — L'Huntingdon est un cépage américain récemment introduit en France; il paraît être le produit d’une hybridation entre le V. rupestris et probablement le V. riparia; c'est tout au moins ce qui semble ressortir de l'étude de ses caractères et de celle du produit du semis de ses graines.
Synonymie. — Aucune.
Description. — Souche peu vigoureuse, à port un peu buissonnant, tronc grêle. Sarments moyens ou courts, grêles, sinueux, verts à l’état herbacé, d’un gris cendré, terne et peu rugueux à l’aoûtement; mérithalles courts à stries larges, assez profondes, nœuds détachés, vrilles discontinues, grêles, bifurquées, légèrement lavées de pourpre. Bourgeons d’une teinte rougeâtre due aux écailles, qui ont quelques poils roux, souvent doubles; les jeunes feuilles sont recouvertes d’un léger duvet lanugineux qui disparaît vite; elles sont brunes, ternes à la face inférieure, brillantes à la face supérieure; grappes de fleurs légèrement colorées à leur sommet. Feuilles petites, plus larges que longues, généralement pliées en gouttière, les unes entières et cordiformes, les autres trilobées avec les sinus latéraux peu profonds, sinus pétiolaire assez ouvert en U, glabres, d’un vert clair et lustrées à la face supérieure, d’un vert moins accusé avec des bouquets de poils cotonneux clairsemés sur les nervures à la face inférieure; deux séries de dents assez courtes, obtuses. Pétiole assez gros et court formant avec le plan du limbe un angle droit. Fleurs moyennes, cylindriques, peu allongées, parfois suhglobuleuses, d’un vert gai, rarement envinées au sommet, odorantes, la
HUZARD
corolle desséchée persistant longtemps sur l'ovaire ; disque à urcéoles d’un jaune clair, relativement allongées ; ovaire conique, style assez long, stygmate allongé, peu épanoui. Grappe petite, cylindrique ou irrégulière, parfois ailée et à lobe court; pédoncule assez long, vert, glabre, dur et renflé à l'insertion ; pédicelles gros, ramassés, à bourrelct peu aplati, et verrues en petit nombre ; les grains s’en séparent facilement et laissent adhérent un petit pinceau enviné. Grains assez serrés, non entremêlés de grains verts, d’un volume irrégulier, petits ou sous-moyens, sphériques et renflés dans la région centrale, pruinés, d’un violet foncé, veinés de rouge vineux à l’intérieur; ombilic peu apparent avec stigmate central; baie peu ferme, à peau assez fine, non résistante, acerbe ; pulpe fondante, peu charnue, jus faiblement rouge, saveur très légèrement framboisée ; renfermant deux ou trois graines. Cépage peu fertile.
Maturité à la première époque.
Bien que quelques collectionneurs aient parlé de l'Huntingdon avec beaucoup d’éloges, il ne semble pas cependant que ce cépage occupe jamais une place bien importante dans les plantations à cause de la petite dimension de ses grappes et de ses grains qui le rendent peu productif malgré leur nombre assez considérable, et par suite du défaut qu'a son vin de se dépouiller promptement de la matière colorante un peu bleuâtre qu'il renferme d’abord en abondance.
Comme porte-greffe, on lui préférera toujours les types sauvages du V. rupestris, plus rustiques et
généralement plus vigoureux. G: + HUPPE (sylvicullure). — Voy. DÉFAUTS DES BOIS.
HUPPE (ornithologie). — Genre d'oiseaux de
l’ordre des Passereaux, sous-ordre des Ténuirostres, caractérisé par un bec plus long que la tête, un peu arqué, et par une rangée de longues plumes dressées sur la tête. La Huppe commune, qu’on rencontre assez souvent en France, est un oiseau long de 30 centimètres environ, à plumage roux, avec les ailes et la queue noires, marquées de raies blanchâtres. Elle fait son nid dans les trous d’arbres ou de murailles, où la femelle pond de quatre à cinq œufs, de couleur gris cendré. La Huppe commune est un oiseau migrateur qui vit en France du printemps à l’automne ; comme elle se nourrit exclusivement d'insectes et de larves, elle se classe parmi les oiseaux utiles à l’agriculture.
HURTREL D'ARBOVAL (biographie). — Louis- Henri-Joseph Hurtrel d'Arboval, né à Montreuilsur-mer (Pas-de-Calais) en 1777, mort en 1839, vétérinaire français, s’est livré surtout à l'étude des maladies des chevaux, principalement de la morve
“et du farcin. On lui doit : Notice sur les maladies
qui peuvent se développer parmi les besliaux, soit durant les chaleurs des étès, soit dans le cours des automnes pluvieux et froids (1819), Traité de la clavelée, de la vaccination et clavelisation dans les bêtes à laine (1823), Dictionnaire de médecine et chirurgie vétérinaires (4 vol., 1526) ; une nouvelle édition, complètement refondue, de ce dictionnaire a été publiée par Ch. Zundel. HS.
HUTTON (biographie). — James Hutton, né à Edimbourg (Ecosse) en 1726, mort en 1797, agriculteur et géologue, a contribué dans une grande mesure aux progrès de la culture dans le Berwickshire; on lui doit un grand nombre de publications sur la géologie et une théorie de la pluie. I fut membre étranger de la Société nationale d’agriculture. H. S.
HUZARD (biographie). — Jean-Baptiste Huzard, né à Paris en 1755, mort en 1838, vétérinaire et agronome français, fut successivement professeur à l'Ecole vétérinaire d’Alfort, vétérinaire à Paris, membre du conseil vétérinaire et de la commission d'agriculture sous la première République, inspec-