HYDRAULIQUE
feuilles demi-persistantes, à fleurs en grappes coryvmboïdes terminales, stériles, blanches, rosées ou bleuâtres quand la plante est cultivée dans un sol contenant de l'ardoise ou des sels de fer. Cette plante est très cultivée tant dans les jardins que chez les horticulteurs pour la vente en pot. Elle exige un sol humide et fertile, et une exposition abritée ; la terre de bruyère tourbeuse convient très bien à sa culture. On la multiplie aisément à l’aide de boutures que l’on fait le plus souvent en août ou en septembre, sous eloche, à labri d’un mur au nord. On peut soumettre la plante au forçage et obtenir une floraison hâtive. Il est utile de ne pas oublier que les inflorescences étant terminales, il importe de ne pas tailler les plantes si ce n’est tout de suite après la floraison. Les principales variétés sont l'Hortensia des jardins à fleurs rosées, l'H. Thomas Hoog à fleurs complètement blanches et l'H. noir, caractérisé par des tiges noirâtres et des fleurs d’un rose foncé.
Hydrangelle paniculée (Hydrangea paniculata Sieb.). — Arbuste à feuilles caduques originaire du Japon, où il habite les collines rocheuses. Inflorescences en grappes ovales, allongées, à fleurs d’un blanc pur. Cette plante rustique doit être cultivée en terre sèche ; on en fait de très jolies corbeilles en l’entremêlant de fleurs à coloris vif; elle se multiplie de bouture. J. D.
HYDRAULIQUE. — L’hydraulique est la science qui a pour objet l’application des principes de la mécanique à l'étude du mouvement des liquides et à leur emploi. Il ne peut être question de présenter ici un exposé des principes de l’hydraulique rationnelle, on doit se borner aux applications de l'hydraulique aux besoins agricoles. Ces applications sont extrêmement nombreuses, lorsqu'il s’agit de l’eau. Son utilisation est de tous les jours, qu’elle soit employée comme agent direct de la production agricole, ou comme moteur. Dans tous les cas, cette utilisation repose sur les lois de l’écoulement des liquides (voy. JAUGEAGE).
L'hydraulique agricole est subdivisée généralement en trois grandes parties : 1° travaux qui ont pour effet d’assurer l'équilibre de l’eau dans les terres arables, soit pour les débarrasser par le drainage (voy. ce mot) d’un excès d’eau nuisible à la végétation, soit pour leur fournir par l'irrigation (voy. ce mot) une quantité d'eau plus grande que celle qui y vient ou y séjourne naturellement ; — 2° emploi de l'eau par les moteurs (voy. ce mot) hydrauliques ; — 3° appropriation de l’eau pour les besoins des exploitations rurales par les machines élévatrices (voy. ce mot). Chacune de ces parties est l’objet, dans ce Dictionnaire, d'articles spéciaux.
On donne le nom de service hydraulique à la partie des services publics dont la mission est d’étudier les projets relatifs à l’aménagement des eaux. Ce service a principalement pour objet de centraliser les recherches relatives au régime des cours d’eau, la réglementation des usines hydrauliques, la rédaction des projets de desséchements, d’irrigations, de colmatages, de réservoirs et de tous les autres ouvrages destinés à utiliser les eaux pluviales et à créer des ressources pour les époques de sécheresse ; il a aussi dans ses attributions l’organisation et la surveillance des associations formées en vue de l'exécution des travaux publics intéressant l’agriculture, ainsi que l'examen et la proposition de toutes les mesures propres à assurer le bon emploi des eaux et leur répartition entre l'industrie et l'agriculture. Ce service, créé en France au ministère des travaux publics en 1848, est réparti aujourd’hui entre ce ministère et celui de l’agriculture.
Les questions relatives à la pêche, aux mesures propres à la conservation et à la multiplication du poisson, rentrent dans le domaine réel de l’hydrau-